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Étude des Blocs de Terre Stabilisée

Ce document décrit les procédures de construction avec des blocs de terre stabilisée, notamment la construction de murs, de voûtes et de coupoles. Il présente également une nouvelle approche de modélisation en voûte pour ce type de construction.

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Étude des Blocs de Terre Stabilisée

Ce document décrit les procédures de construction avec des blocs de terre stabilisée, notamment la construction de murs, de voûtes et de coupoles. Il présente également une nouvelle approche de modélisation en voûte pour ce type de construction.

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Département de Génie Civil

Projet de Fin d’Année II


Projet Collectif

Etude du Comportement des


Blocs de Terre Stabilisée

Sujet
Procédures de construction avec les BTS

Réalisé par
Aymen BEN SALEM

Afef BASSALAH

Encadré par
M. Oualid LIMAM

M. Mohamed AIDI

Mme. Hela Ben AYED

Année Universitaire : 2014-2015


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Remerciements

Nous tenons à remercier nos encadreurs : Monsieur Oualid LIMAM, Monsieur

Mouhamed AIDI et Madame Hela Ben AYED pour leur soutien et aide si efficaces. Une
assistance sans laquelle il nous ’aurons été difficile de mener à bien ce travail.

Nous témoignons toute notre gratitude à Monsieur Mouhamed Samir, le technicien du

Laboratoire de Génie Civil où nous avons effectué l’étude expérimentale, pour son aide précieux
tout au long de la période des essais.

Nous exprimons notre sympathie à tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la

réalisation de ce travail.

Nous tenons enfin à remercier les membres du jury qui me feront l’honneur d’évaluer ce

modeste travail.
Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Sommaire

Introduction .............................................................................................................................. 1

1. Procédure de construction ............................................................................................... 2

1.1. Construction d’un mur ............................................................................................. 2

1.1.1. Joints entre les briques ...................................................................................... 3

1.1.2. Appareillage des blocs ........................................................................................ 3

1.1.3. Protection des angles .......................................................................................... 4

1.2. Construction d’une voûte .......................................................................................... 5

1.2.1. Principe de conception ........................................................................................... 5

[Link]. Construction de voûtes avec cintre ............................................................... 5

[Link]. Construction de voûte sans cintre ................................................................. 5

1.2.2. Stabilité des voûtes ................................................................................................. 5

1.3. Construction d’une coupole ...................................................................................... 7

1.3.1. Les différents types de coupole ............................................................................. 7

1.3.2. Construction des coupoles ..................................................................................... 8

2. Calcul numérique de la surface de contacts entre les briques ...................................... 9

2.1. Surface de contact entre deux blocs SOIB .................................................................. 9

2.2. Présentation du logiciel MATLAB ............................................................................ 10

3. Perspective (modèle en voûte) ........................................................................................ 12

3.1. Modèle en voûte proposée ....................................................................................... 14

3.2. Construction d’un mur à l’aide du modèle en voûte ................................................ 16

3.3. Construction d’une voûte à l’aide du modèle en voûte ........................................ 18

3.4. Construction d’une coupole ........................................................................................ 21

Conclusion ............................................................................................................................... 23

Bibliographie ................................................................................................................... 24
Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Table des figures

Figure 1. Les constructions en BTS ........................................................................................... 2


Figure 2. Position des blocs sur la fondation ............................................................................. 3
Figure 3. Blocs non superposées ................................................................................................ 4
Figure 4. Voûte en voussoir [Solide Works] .............................................................................. 6
Figure 5. Stabilité de voûte en voussoir [3] ............................................................................... 6
Figure 6. Coupoles sur trompe [4] ............................................................................................. 7
Figure 7. Coupole sur pendentif [4] ........................................................................................... 8
Figure 8. Coupole Nubienne [2] ................................................................................................. 9
Figure 9. Représentation matricielle d'une image en niveau de gris ........................................ 10
Figure 10. Algorithme de recherche [Matlab] ......................................................................... 11
Figure 11. L'appel des commandes [Matlab] ........................................................................... 12
Figure 12. L’empreint de la surface de contact ........................................................................ 12
Figure 13. Le jeu [solidWorks] Figure 14. Force appliquée [solidWorks] ........... 13
Figure 15. Pas de contact sur rive Figure 16. Force appliquée .......................... 13
Figure 17. Modèle en voûte [solidWorks] ............................................................................... 14
Figure 18. Le moule du modèle en voûte [SolidWorks] .......................................................... 14
Figure 19. Préparer le mélange ................................................................................................ 15
Figure 20. Modèle en voûte...................................................................................................... 15
Figure 21. Caractéristique géométrique du modèle en voûte [Autocad] .................................. 15
Figure 22. Un mur réalisé par des modèles en voûte ............................................................... 16
Figure 23. Modèle en voûte non creux ..................................................................................... 17
Figure 24. Modèle en voûte avec surface plane dans sa partie supérieure ............................... 17
Figure 25. La conception d'un mur avec une surface plane dans sa partie supérieure ............. 17
Figure [Link] contact entre deux blocs ..................................................................................... 18
Figure 27. Voûte réalisée à partir des modèles en voûte ........................................... 18
Figure 28. Clé de voûte [Solide Works] Figure 29. Position de la clé de voûte ........ 18
Figure 30. Caractéristique de la clé de voûte [Autocad] .......................................................... 19
Figure 31. Répartition des contraintes dans la voûte Figure 32. Ligne de pression dans une 20
Figure 33. Les forces appliquées sur un bloc [SolidWorks] .................................................... 21
Figure 34. Coupole avec le modèle en voûte ........................................................................... 22
Figure 35. Modèle en voûte modifié ........................................................................................ 22
Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Introduction

La construction en terre est une méthode de construction très connue dans tout le monde étant
donné qu’elle a été le premier matériau de construction utilisé par l’homme.
En effet construire en terre, c’est construire avec un matériau que l’on refoule aux pieds tous
les jours, un matériau disponible en grande quantité et quasiment partout, écologique,
recyclable et qui offre une isolation très agréable.
Mais la terre ne peut pas être employée en construction que si elle offre une bonne cohésion
propre, principalement due à la présence d’argile qui joue le rôle de liant naturel.
Cependant, les avantages de la terre comme matériau de construction ont été peu à peu
oubliés vu le développement de nouveaux matériaux comme le béton rendant ainsi les
matériaux originels des matériaux anciens.
Devant les problèmes écologiques et sociaux, on commence à mener un intérêt pour la terre.
En effet, le béton et les matières plastiques synonymes de progrès représentent le symbole
d’une technologie froide et sans âme, et n’oublions pas la hausse croissante du coût de
l’énergie qui se répercute sur les produits comme le ciment et la brique cuite.
Une solution s’impose, c’est la brique de terre stabilisée à froid par les techniques de moulage
des briqueteries classiques. En effet la cuisson est remplacée par un compactage plus poussé à
l’aide d’une presse manuelle ou mécanique et par l’apport de produits stabilisants et dans le
cadre de notre projet de fin d’année on va approfondir notre étude sur les blocs SOIB, c’est
cette catégorie de maçonnerie qui fera l’objet de notre étude.
Le présent Projet de fin d’année est structuré en trois grandes parties à savoir :
La première partie est une étude bibliographique sur les procédures de construction en terre
stabilisée, mur, voute et coupole.
La deuxième partie est consacrée à une présentation de la méthode de calcul numérique de la
surface de contact entre deux blocs SOIB par Matlab.
La dernière partie porte sur l’ouverte des perspectives en proposant un nouveau modèle de
bloc.

Ben Salem & Bassalah 1


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

1. Procédure de construction
Une maçonnerie de blocs de terres stabilisée est une structure de petit éléments empilée
disposé selon un appareil particulier et des joints de mortier, d’où les blocs de terre
constituent un système constructif, mur ou cloison, poteau ou pilier , arc voute ou coupole qui
possède une résistance en compression. Cette caractéristique de résistance en compression est
effet essentielle car les maçonneries en petits élément résistant très mal à la traction.

Figure 1. Les constructions en BTS

1.1. Construction d’un mur


La maçonnerie en blocs de terre stabilisée permet de réaliser soit des murs porteurs, minces
ou épais, soit des murs non porteurs tels que cloisons de séparation des espaces à l’intérieur
d’un bâtiment.

La construction des murs en bloc de terre stabilisée obéit à quelques lois générales :

 La longueur maximum d’un mur entre deux angles ne dépasse pas 6m, les murs plus
longs devant être renforcés par des murs de refend, une armature de contreforts tous
les 5m.

Ben Salem & Bassalah 2


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

 Les ouvertures n’excèdent pas un tiers de la surface total du mur. Leur portée est
limitée à 1.2m et on évite de les placer à moins d’un mètre d’un angle pour ne pas
affaiblir ce dernier. [2]
1.1.1. Joints entre les briques

Le joint utilisé entre les blocs est un mortier qui est le mélange d’agrégats (sable, petit
gravier) et de liant (généralement du ciment ou de la chaux), ajouté d’eau en proportions
préalablement déterminées. Employée à l’état plastique de mortier assure une bonne liaison
mécanique entre des éléments de maçonnerie constituant un mur, un pilier ou d’autres
systèmes constructifs. Pour assurer la liaison entre les blocs on utilise un mortier de la même
composition ou légèrement plus résistant que les adobes, le joint utilisé ne comporte pas de
gravier ni de paille.

Les joints ont une épaisseur variant entre 1.5 et 2.5 cm puisque une grande épaisseur des
joints affaiblie la résistance du mur. Le Tassement des joints sous la charge provoque un
retrait vertical du mur en raison de 3 cm pour 3m, il faut en tenir compte pour la mise en place
des cadres et des fenêtres. Les murs non stabilisés sont souvent enduits dans ce cas les joints
du mur sont creuses pour servir de base d’accrochage à l’enduit. Les blocs stabilisés n’ont pas
besoin de protection extérieur et leurs joints sont creusés comme éléments de décoration d’où
la quantité de mortier est fonction de la dimension des blocs. [2]

1.1.2. Appareillage des blocs

L’appareillage désigne le mode d’arrangement d’assemblage et donc de liaison des blocs de


terre stabilisée entre eux dans toutes les directions.

Les blocs sont posés par assises continues de telle manière que la construction avance
régulièrement sur toute la surface, d’où les efforts sont répartis sur toute la longueur de la
fondation comme il est indiqué sur la figure 2 ci-dessous

Figure 2. Position des blocs sur la fondation

Ben Salem & Bassalah 3


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Il faut éviter le tassement des joints frais d’où la hauteur maximale de construction ne doit pas
dépasser un mètre par jour. Tous les appareillages classiques de briques sont utilisables pour
les adobes, comme pour les briques cuites il faut respecter deux règles principales :

Eviter la superposition de deux joints verticaux (coups de sable) d’où cette


emplacement présenté sur la figure ci-dessous

Figure 3. Blocs non superposées


Lier solidement les blocs aux angles.

Lorsqu’on emploie un mortier au ciment il est important d’arroser la surface des blocs avant
de les poser pour les empêcher d’absorber l’eau nécessaire à l’hydratation du ciment.

L’utilisation des blocs de terre stabilisée encourage l’auto construction donc par exemple pour
une équipe de 3 personnes les rôles se distribuent ainsi :

 Une personne apporte le mortier sur mur


 Une autre amène les blocs et les tailles au besoin
 Une troisième les angles
1.1.3. Protection des angles

Pour se protégé de l’érosion on peut remplacer l’adobe des coins des bâtiments par des angles
des briques cuites ou par des pierres. Ces éléments plus résistants servent également à
renforcer la structure. Cependant, dans les zones sismiques le mélange de matériaux différents
est déconseillé

Ben Salem & Bassalah 4


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1.2. Construction d’une voûte

1.2.1. Principe de conception

La portée des voûtes est limitée dans la pratique par la résistance des blocs de terre et surtout
par les réactions du sol aux poussées horizontales. On réussit quand même à couvrir de grands
espaces en construisant des arches parallèles appuyées latéralement par des contre forts. Des
voûtes de portée relient ces arches et donnent ainsi un espace couvert d’un poids minimum.
[1]

[Link].Construction de voûtes avec cintre

La méthode la plus simple pour élever une voûte est d’utiliser un cintre qui supportera la
maçonnerie pendant la construction. S’il est possible d’étayer les arches par un tas de blocs, le
volume de matériau nécessaire pour toute une pièce est trop grand pour utiliser une telle
méthode. Il est souvent plus facile de construire un cintre démontable. Quand il n’est pas
possible de fabriquer le coffrage entier de la pièce à couvrir, on utilise un cintre de 1 à 2 m de
long que l’on déplace au fur et à mesure que la voûte avance. Le cintre peut être métallique ou
en bois. Il doit être léger et facilement démontable pour pouvoir le sortir une fois la pièce est
terminée. Le cintre est posé sur des cales ou un système de cames qui permettent d’abaisser
l’ensemble de quelques centimètres au décoffrage en le soulageant du poids de la voûte. [1]

[Link].Construction de voûte sans cintre

Le principe de construction est de monter la voûte par assises de bloc très inclinées sur
l’horizontale, chaque bloc est alors appuyée sur l’assise précédente et le mortier d’argile le
fait adhérer suffisamment pour l’empêcher de tomber. Les premières assises généralement
s’appuient sur un mur vertical sur lequel est tracé le profil de la voûte. Le traçage de la
parabole est fait par œil [1]

1.2.2. Stabilité des voûtes

La forme de l’arc d’une voûte doit être telle qu’aucune bloc ne travail en traction. La courbe
géométrique idéale est alors celle de la chaînette qui est l’arc que prend naturellement une
chaine soutenue par ses extrémités. Le rapport hauteur/portée qui détermine le volume de la
voûte ne doit pas être trop faible pour ne pas soumettre le sol de la fondation à des poussées
horizontales trop importantes. Une voûte surbaissée offrira en effet une grande surface

Ben Salem & Bassalah 5


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habitable avec peu de matériau, mais les blocs seront fortement solliciter en compression et le
sol sera soumis à des efforts de cisaillement important. [1]

Figure 4. Voûte en voussoir [SolidWorks]


Pour étudier la structure d’une voûte, on peut l’assimiler à un arc car toutes les voûtes simples
ne diffèrent des arcs qui les ont générées que par leur profondeur. En parfait équilibre les
voûtes peut être considérée comme une suite d’arcs. La tendance de chaque voussoir à écarter
les suivants provoque des poussées latérales capables de renverser les appuis, autrement dit,
chaque claveau tend à chuter verticalement sous l’effet de la charge p mais est retenu par sa
forme de coin. L’effort est retransmis aux claveaux voisins, c’est la poussée q.

Figure 5. Stabilité de voûte en voussoir [3]

Ben Salem & Bassalah 6


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La stabilité qui représente la capacité d’une structure à revenir à un état précédent d’équilibre
après avoir subi de petits déplacements, est un critère déterminant qu’on doit tenir compte
pour que la structure ne s’effondre pas. On peut ignorer à la limite la résistance et la rigidité
car les efforts dans la maçonnerie sont souvent très bas par rapport à la résistance limite du
matériau. [3]

1.3. Construction d’une coupole

La section horizontales des coupoles sont circulaire d’où cette-ci s’adaptent donc facilement
sur les espaces ronds.

Mais, il se pose un problème quand il s’agit de poser une forme carrée ou rectangulaire.

1.3.1. Les différents types de coupole

 Voutes Pyramidales : L’intersection de deux voûtes, réalise une fausse coupole


ressemblant à une pyramide à face bombées. C’est l’opposé de la voute d’arrête puisqu’on
ne conserve que la partie intérieure de l’intersection. Toutes les sections horizontales de
cette coupole sont carrées [2]

 Coupoles sur trompe : Le passage du carrée au cercle se fait pas l’intermédiaire d’un
octogone, en coupant les coins du carrée. On peut le faire de deux façons différentes ; par
des coutres en matériaux résistant ou par de petites voutes dans les coins (trompes) de
formes diverses : cônes, trompes en cul de four etc. La coupole est posé sur l’octogone,
sont diamètre étant égal au côté du carrée [2]

Figure 6. Coupoles sur trompe [4]

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 Coupoles sur pendentifs : La coupole n’est pas une demi-sphère complète, et son
diamètre est égal à la diagonale du carré. La construction commence dans chaque coin pas
des pendentifs, des sortes de triangles sphériques qui se rejoignent au milieu de arête
supérieure des murs. Le centre de la coupole se trouve plus bas que le niveau du sommet
des murs, à 1m du sol environ pour une pièce de 4 *4, l’arc est donc plus aplati. Ce type
de coupole est donc plus léger, mais n’étant pas complètement indépendant, il exerce des
poussées horizontales au milieu du sommet des murs [2]

Figure 7. Coupole sur pendentif [4]

1.3.2. Construction des coupoles


 Coupoles coffrées : Il n’existe pas de solutions simples pour coffrer une coupole. Un tel
coffrage doit être de la taille de la pièce à couvrir et on doit pouvoir le sortir pas la porte,
une fois la maçonnerie terminée [2]
 Coupole en encorbellement

Les briques sont posée en assises horizontales en surplomb les unes sur les autres. Les briques
sont souvent assez grosses, pour procurer un surplomb plus important. Elles sont appareillées
en anneaux indépendants ou en spirale. Il n’est pas facile de terminer le sommet de la coupole
en arc-de-cercle, car le porte-à-faux des briques devient trop important. On préfère sous vent
faire un toit en forme de cône. [2]

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 Coupole Nubienne

Selon les mêmes principes que les voutes, les maçons Nubiens construisent les coupoles sans
coffrage. Il faut construire des pendentifs pour passer du plan carré à la base circulaire de la
coupole. Les pendentifs et la coupole font partie d’une sphère dont le diamètre est égal à la
diagonale de la pièce carrée à couvrir. La construction est en briques rectangulaires au lieu de
pièces en voussoir et se réalise dans cintre. Pour éviter le glissement des briques, le système
employé se base sur la disposition particulière de celles-ci. On utilise la même méthode pour
la construction des pendentifs et du dôme. [2]

Figure 8. Coupole Nubienne [2]

2. Calcul numérique de la surface de contacts entre les briques

[Link] de contact entre deux blocs SOIB

Dans le but d’évaluer la surface de contact entre deux blocs SOIB, nous avons essayé de
déterminer une empreinte noire qui décrit les endroits où il y a des contacts entre deux blocs
superposés l’un au-dessus de l’autre. Les différentes étapes qui ont été réalisées pour
déterminer cette empreinte sont expliquées dans le rapport « Essais mécaniques réalisés sur
les BTS ».

Afin d’estimer le pourcentage de cette empreinte, nous avons eu recours au logiciel


MATLAB

Ben Salem & Bassalah 9


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

2.2. Présentation du logiciel MATLAB

MATLAB est un langage initialement créé pour traiter des problèmes d'analyse numérique. Il
est optimisé pour le calcul matriciel et convient donc parfaitement pour la manipulation et le
traitement d'images numériques. Une image numérique est une matrice de pixels repérés par
leur coordonnées (x, y). S'il s'agit d'une image couleur, un pixel est codé par 3 composantes
(R, G, B) (chacune comprise au sens large entre 0 et 255), représentant respectivement les
"doses" de rouge, vert et bleu qui caractérisent la couleur du pixel. S'il s'agit d'une image en
niveau de gris, il est codé par une composante comprise au sens large entre 0 et 255,
représentant la luminosité du pixel (voir figure N°9). La taille de la matrice est définie par le
nombre des pixels alloués pour une image.

Figure 9. Représentation matricielle d'une image en niveau de gris

2.3. Détermination du pourcentage d’empreinte

Dans le but d’évaluer la surface de contact entre deux blocs SOIB, nous avons pensé de
peindre une surface d’un bloc avec la peinture noire en premier lieu, puis de mettre une feuille
blanche sur le deuxième bloc et enfin on pose le premier bloc sur le deuxième. Le résultat
obtenu est une empreinte noire qui décrit les endroits où il y’a des contacts entre les deux
blocs. Afin d’estimer le pourcentage de cette empreinte, nous avons recours au MATLAB en
faisant programmer un algorithme approprié qui, à partir d’une image réelle scannée, rend un
pourcentage de la tâche noire par rapport la couleur blanche.

L’algorithme que nous avons développé est basé sur deux principes :

Ben Salem & Bassalah 10


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

 Le traitement s’applique toujours aux images en niveau gris (On peut obtenir une
image en niveau de gris à partir d’une image en couleur en utilisant la commande
« rgb2gray ( ) »).
 L’image est codée par des chiffres compris au sens large entre 0 (noire) et 255
(blanche).

Après avoir transformé l’image scannée en image en niveau gris, on commence par la
recherche des tâches noires. On admet qu’une tâche noire pour MATLBA, est une
valeur qui appartient à l’intervalle [0..100], tout nombre ailleurs est considéré comme
une couleur blanche. Nous avons introduit dans un fichier script, sous le nom «
analyse_img», l’algorithme représenté par la figure N°10 ci-dessous:

Figure 10. Algorithme de recherche [Matlab]

Le chargement en mémoire d’une image se fait avec la fonction « imread » et l’affichage de


l’image est réalisé par la fonction « imshow » précédé par la commande « figure ».l’appel au
fichier script « analyse_img » dans l’invite de commandes Matlab déclenche le traitement

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Figure 11. L'appel des commandes [Matlab]

Figure 12. L’empreint de la surface de contact

3. Perspective (modèle en voûte)


Après avoir réalisé les essais d’évaluation des surfaces de contact qui sont en nombre de 50
essais, on a remarqué que le contact n’est assuré que sur un pourcentage aux alentours de 25%
de la totalité de la surface. En fait, le contact ne se fait que sur les rives du bloc, la partie
intermédiaire ne se touche jamais, en admettant les règles des surfaces de contact entre deux

Ben Salem & Bassalah 12


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

solides ; lorsqu’il s’agit de double contact, on admet ce qu’on a besoin et on introduit un jeu
fonctionnel entre les surfaces secondaires voir figure N°13

Figure 13. Le jeu [SolidWorks] Figure 14. Force appliquée [SolidWorks]

Si on suppose que le contact au niveau des rives n’existe pas, le contact sera assuré à priori
par les parties intermédiaires. De ce fait, on ne va pas avoir un équilibre et dès qu’on applique
une force sur l’une des rives le bloc s’incline comme il est indiqué sur les deux figures ci-
dessous

Figure 15. Pas de contact sur rive Figure 16. Force appliquée

La surface de contact entre les deux blocs est un quart de la surface total ce qui induit sans
doute une augmentation sur la contrainte appliquée d’une part, et une variation de la
distribution des contraintes d’autre part. De ce fait, il n’est pas aisé d’analyser les surfaces de
contact et de les maitriser, l’introduction des coefficients de correction via la science de la
probabilité est nécessaire voire indispensable pour réussir une modélisation fiable à ce qu’on a

Ben Salem & Bassalah 13


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

dans la réalité. L’idée de concevoir un autre modèle plus résistant en faisant assurer de plus le
contact entre les deux blocs rentre dans nos priorités. Les principes que nous avons adopté
sont à ce qui suit :

 Pour un même volume de matière, plus la matière éloigne du centre de gravité, plus
l’inertie augmente et le solide sera plus résistant,
 Choisir une surface qui assure le plus possible le contact entre les blocs, en tenant
compte de la stabilité du couple.
 Facile à réaliser et à manipuler par la suite.
[Link]èle en voûte proposée

En faisant appuyer sur les principes cités ci-dessus, on a réussi à concevoir un modèle qui
répond à nos besoins. C’est le modèle en voûte comme il est indiqué sur la figure ci-dessous

Figure 17. Modèle en voûte [SolidWorks]


Pour cela on a conçu, à l’aide de SolidWorks, un moule approprié qui donne le modèle
souhaité. Le moule est illustré par la figure N°18

Figure 18. Le moule du modèle en voûte [SolidWorks]

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Après avoir réalisé le moule, on a procédé à faire des blocs en argile avec un pourcentage de
25% de ciment. La méthode de fabrication est présentée dans la figure n°19 ci-dessous

Figure 19. Préparer le mélange


Puis on met le mélange obtenue dans le moule et on exerce une force de pression dessus pour
obtenir le bloc souhaité qui est présenté dans la figue N°20

Figure 20. Modèle en voûte


Les caractéristiques géométriques du modèle en voûte :

Figure 21. Caractéristique géométrique du modèle en voûte [Autocad]

Ben Salem & Bassalah 15


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Surface =18461.6208 mm² = 184.616cm²

Périmètre= 782.0133 mm

Centre de gravité : G (147.5 ; 66.0120)

Moment statique

Moment d’inertie: 94476910.6290 mm4

= 535278995.8824 mm4

Le produit d’inertie: =180012854.5979 mm4

3.2. Construction d’un mur à l’aide du modèle en voûte


Le modèle en voûte avec sa forme spéciale, permet de construire des murs sans nécessité d’un
liant pour assurer la liaison entre bloc. Sa forme en voûte est suffisante pour maintenir la
liaison, le déplacement transversal est bloqué grâce à sa forme, et le déplacement longitudinal
est bloqué par les limites du mur qui sont à priori des poteaux (voir figure n°22).

Figure 22. Un mur réalisé par des modèles en voûte

Ben Salem & Bassalah 16


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

Figure 23. Modèle en voûte non creux


Le premier rang du mur qui construit sa base et qui conditionne la solidité et l’alignement de
l’ensemble, est fait par un modèle en voûte non creux pour augmenter sa résistance et éviter
l’écrasement du premier rang (voir figure n°23).

Au cours de construction d’un mur, il faut vérifier régulièrement les niveaux et l’alignement
pour que le mur soit monté correctement sans inclinaison. Il faut également croiser les joints
entre les rangs pour assurer une solidité optimale au mur. Pour des raisons de construction par
la suite, il se peut d’avoir besoin d’une surface plane dans le dernier rang pour poser une dalle
ou une poutre ou autre. Pour cela, nous proposons le modèle avec une surface plane dans sa
partie supérieure illustré par la figure n°24 qui. Le mur sera comme le montre la figure n°25.

Figure 24. Modèle en voûte avec surface plane Figure 25. La conception d'un mur avec une
dans sa partie supérieure
surface plane dans sa partie supérieure

Ben Salem & Bassalah 17


Projet de Fin d’année 2 ENIT 2014/2015

[Link] d’une voûte à l’aide du modèle en voûte

Le modèle en voute nous permet également de construire des voûtes en faisant jouer sur le jeu
entre les rives du modèle. Le contact sera assuré au niveau de l’arc du modèle et au niveau
d’une rive des deux blocs (voir figure n° 26). Cette inclinaison induit la forme de la voûte
souhaitée. À l’aide de SolidWorks, nous avons réussi à estimer que pour un jeu de 3 mm nous
pouvons monter une voûte de diamètre 5m (voir figure n°27).

Figure 27. Voûte réalisée à partir


Figure [Link] contact entre deux blocs
des modèles en voûte
Chaque voûte est caractérisée par un élément très important qui permet de maintenir la
cohésion des multiples éléments l'entourant par sa seule présence, c’est la clé de voûte. Dans
notre cas, il faut penser alors au son gabarit qui est déduite à partir de la forme du vide qui
reste entre les partie, gauche et droite, de la voûte. Pour cela, nous proposons la forme de la
clé illustrée par les deux figures n°28 et n°29.

Figure 28. Clé de voûte [Solide Works] Figure 29. Position de la clé de voûte

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Les caractéristiques géométriques de la clé de voûte

Figure 30. Caractéristique de la clé de voûte [Autocad]

Surface= 18554.26

Périmètre=668.77

Centre de gravité= Y: 26.57 mm

Z: 116.78 mm

Moment statique

Moment d’inertie: Y: 299966044.53 mm4

Z: 43580823.71 mm4

Produit d’inertie: YZ: 57502078.02 mm4

 Stabilité d’une voute avec nouveau modèle

Dans cette partie on va mettre l’accent sur la stabilité d’une voute avec le nouveau modèle de
la même manière que le paragraphe 1.2.2. D’où on va étudier avec RDM6 la répartition des
contraintes dans la voute comme il est indiqué dans la figure 31. Pour traiter ce sujet on utilise
le calcul à la rupture d’où le traçage de la ligne de pression indiqué sur la figue 32 qui va être
expliqué dans le paragraphe qui suive.

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Figure 31. Répartition des contraintes dans la voûte Figure 32. Ligne de pression dans une

Voûte

 La méthode de la ligne de pression

On sait que si on veut chercher les lois auxquelles obéissent les blocs qui constituent la voûte,
on doit identifier sur chaque lit le point de passage de la résultante des pressions. L’ensemble
de ces points construit une ligne très importante nommée la ligne des pressions. Pour que
l’équilibre soit vérifié il faut que la ligne des pressions ne sorte sur aucun point des lignes
d’intrados et d’extrados de cet arc. Cette courbe des pressions, prolongée en contre-bas de
l’arc, lorsqu’il est porté sur des piles, détermine ce qu’on appelle la poussée. De ce fait, la
ligne de pression nous offre des résultats très importantes qui nous servent à vérifier la
stabilité de la voute. Le traçage de la ligne de pression est peut être réalisé par plusieurs
méthodes. Pour notre projet, on s’intéresse par la méthode d’un nombre fixe des voussoirs.
Dans cette méthode, la structure de référence est un arc en plein cintre. L’idée de base est de
considérer que les blocs se comportent comme des corps rigides et d’écrire les équations
d’équilibre de forces et de moments pour chaque bloc. La ligne de pression ainsi obtenue
exprime alors l’équilibre de chaque bloc.

En supposant que la force F1 est exercée au son point d’application C1, on détermine la force
de réaction F2 avec son point d’application C2 en écrivant les équations d’équilibre. On peut
commencer par un des deux supports de la voûte et on procède bloc par bloc jusqu’au

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deuxième support en déterminant la force qui s’exerce sur chaque joint. En reliant les points
d’application trouvés, on obtient une représentation équivalente de la ligne de pression.

Figure 33. Les forces appliquées sur un bloc [SolidWorks]

Il faut retenir que pour un arc posé sur des supports fixes (3 fois hyperstatique), la ligne de
pression trouvée correspond à un état d'équilibre où la somme des forces et moments sur les
blocs est nulle. Cet état d’équilibre a été choisi arbitrairement en fixant trois paramètres par
exemple : la poussée horizontale, la force verticale appliquée par l'arc sur un de ses appuis,
et la position de la résultante des forces à la clé. Comme il est possible de choisir la valeur des
paramètres, il existe une infinité de lignes de pression, chacune représentant un état 'équilibre
de l'[Link] ce fait il parait intéressant de chercher l’état d’équilibre le plus stable. Pour cela on
doit avoir recours au Calcul à la rupture précédé par une analyse à la limite.

3.4. Construction d’une coupole


La construction d’une voûte nous inspire à penser de bâtir une coupole. Une coupole est une
voûte dont la forme se rapproche plus ou moins de la demi-sphère, autrement dit, nous
pouvons postuler que la voûte est un élément primitif de la coupole.

Pour avoir une coupole, il suffit de fixer son axe de révolution, et de faire une répétition
circulaire de son élément primitif qui est la voûte. Voir la figure n°34.

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Figure 34. Coupole avec le modèle en voûte

On remarque bien qu’à partir de cercle noir dans la figure n°, il y a une interférence des
voûtes, pour cela il faut que le modèle en voûte ait une inclinaison, comme le montre
la figure n°35, pour éviter ce problème.

Figure 35. Modèle en voûte modifié

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Conclusion

Ce rapport de fin d’année nous a permis d’améliorer nos connaissances en écoconstruction en


s’appuyant sur ses avantages sur tous les plans, environnementale, écologique, économique,
anti sismiques etc…Il avait pour but d’étudier plus exactement la résistance des blocs SOIB à
la traction et la compression. Nous avons aussi ouvert des perspectives en proposant le
modelé d’une brique en voute pour une meilleur stabilité.

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Bibliographie

[1] [Link], [Link], [Link], [Link] et [Link], « Construire en Terre par le CRATerre
», Editions Parenthèses, 1989

[2] [Link], [Link], [Link], « Bloc de terre comprime par CRATerre-EAC », Manuel
de conception et de construction, 1995

[3] Apostolia Th. Oikonomopoulou, approches numériques pour l’étude du comportement


des structures maçonnées anciennes, Ecole Nationale Supérieure d’architecture de Paris la
villette école doctorale «ville, transports et territoire», université paris-est, 2009
[4] [Link]

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Annexe

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