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Triaxialité et contraintes de membrane

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1 Definitions

1.1 Les contraintes :


Les contraintes principales sont les contraintes normales observables selon une direction ou le
cisaillement est nul.

Les cisaillements maxis sont les contraintes de cisaillement observables selon une direction
orientée à 45° par rapport aux directions principales.

Les contraintes équivalentes :


Critère du cisaillement maximale TRESCA : INT=σ1 –σ3 = 2 ζmax
Critère de l’énergie de cisaillement VON MISES :
EQV=( (σ1 –σ2)² + (σ1 –σ3 )² +( σ2 –σ3)²)1/2 / (2)1/2
Contrainte de flexion :
Demi différence des contraintes normales en extrémité de section.

σfl = (σa – σb)/2


Contrainte nominale : (F/S)

Contrainte primaire : résulte directement du chargement et ne se limite pas elle-même.


Contrainte secondaire :elles se limitent elle-même (exemple attache sur un profil) , soudure
,changement de géométrie : les contraintes résiduelles sont des contraintes secondaires.

1.2 Les modes de ruine des constructions :

1.2.1 Modes de ruine indépendants du temps :


[Link] Déformation Plastique Excessive (ou instabilité
plastique):
Elle est due à des phénomènes de glissement ou de maclage dans des plans cristallographiques
C’est l’instabilité plastique.
Les contraintes secondaires n’ont pas d’influence.
[Link] Le flambage (INS) :
C’est un cas particulier de l’instabilité plastique irréversible(instabilité plastique du second ordre)
se présentant en compression sur des éléments élancés.
Les contraintes secondaires sont influentes.

[Link] Rupture fragile (FRA) :


Elle est due au phénomène de clivage.
Ce mécanisme s’effectue sans déformation [Link] quel que soit le type de sollicitation.
Les contraintes secondaires influencent ce mode de rupture.

Résumé [Link] Page 1


1.2.2 Modes de ruine dépendants du temps :
[Link] Le fluage :
C’est un phénomène dépendant du temps, de la T° et de l’effort (contraintes primiaires seulement).
[Link] La déformation progressive (DPR) :
Observable sous sollicitation cyclique : (contraintes primaires et secondaires).
[Link] Fatigue (FAT) :
L’endommagement se passe en deux phases :
-l’initiation (ou nucléation) de la fissure : seuil Δk0 qui est réversible dans le cas de fatigue à
grand nombre de cycle.
-la propagation : loi de paris : da/dN = C ΔKm : sa cinétique est fortement influencée par
l’environnement.

La fatigue peut être :


-oligo-cyclique (amplitude de chargement très élevée et faible nombre de cycles) et dans
ce cas, les contraintes secondaire n’ont pas d’influence (relaxation des contraintes résiduelles
sous le chargement) .
-Fatigue à grand nombre de cycles :
Dans ce cas toutes les contraintes ont leur importance car leur effet s’additionne.
[Link] La corrosion sous contrainte (CSC):
C’est un mode d’endommagement fonction du couple matériaux/milieu et apparaissant sous
contraintes : plus particulièrement des contraintes de mode 1 qui tendent à ouvrir la fissure.
Dans ce cas, les contraintes secondaires sont importantes.

1.3 Modes d’ouverture des discontinuités planes sous


chargement :
Ils sont au nombre de 3 et le mode d’ouverture I est prédominent ( bloquer son évolution
en mécanique de la rupture équivaut à bloquer l’évolution de la fissure).

En Mode I la propagation du défaut est perpendiculaire au plan du défaut et entraine une


rupture par clivage ou par fatigue.
le mode I est à l’origine de la notion de KI (facteur d’intensité de contrainte en fond de fissure et
KIc (sa valeur critique) pour une rupture par clivage (fragile).
La notion de KI est valable en Mécanique Linéaire de la Rupture (matériaux exclusivement
fragile donc pas de déformation plastique avant rupture).
Si KI < KIc le défaut est stable.
-Si KI> KIc il y a propagation de fissure et rupture fragile.
KI est exprimé en Mpa (m)1/2 ou N (mm)-3/2

Résumé [Link] Page 2


Le mode 2 est le mode de glissement droit : dans ce mode, la fissure tourne à 45° par rapport à
la sollicitation (cisaillement à 45°) et se transforme alors en mode I.

Le mode 3 est le mode de glissement vis :

Résumé [Link] Page 3


1.3.1 Importance de l’épaisseur de la pièce vis-à-vis du
mode de rupture :
Sur les pièces épaisses, les déformations au centre de la pièce sont empêchées par la
matière autour ce qui amène à une rupture fragile (par clivage) partant du centre.
Sur les pièces minces, ou il y a possibilité de déformation, on observe une rupture par
glissement (ductile).
Ce phénomène s’explique par la triaxialité des contraintes :

1.3.2 Domaines des différents modèles en mécanique de


la rupture :
MLR : mécanique linéaire de la rupture.
MEPR : mécanique élasto-plastique de la rupture ou Mécanique Non Linéaire de la Rupture.

Résumé [Link] Page 4


2 Calcul des cordons de soudure :
2.1 Composante des contraintes dans les cordons :

Il y a 4 composantes au niveau des cordons :

2.1.1 Forme des cordons :


1) Les cordons concaves sont utilisés en angle extérieur ; en tout point, a = e :

La variante 1 est préférable car elle donne :


-un meilleur accostage.
-moins de métal déposé
-une plus belle esthétique du coin.
Les inconvénients de la 1 sont :
-une dissymétrie de la racine qui donne des diffusions thermiques différentes avec un
risque de collage sur la tôle verticale pour une bonne fusion sur la tôle horizontale (la préparation 2
gomme se défaut).
-cout d’une préparation supplémentaire.

Résumé [Link] Page 5


Dans tous les cas une reprise envers serait un plus vis-à-vis de l’élimination des défauts en racine
(meilleure tenue en fatigue).
2) Cordons concaves :
Utilisé pour les angles intérieurs soumis à des charges de fatigue.
Attention à respecter la valeur de gorge a mini.

Pour obtenir le rayon concave , on peut :


Directement en soudant en 111 avec des électrodes à mouillabilité améliorée.
En soudant en 141.
Parachèvement :
-meulage.
-refusion TIG.
-martelage US.

3) Cordons plats dissymétriques :


Soudage à clin pour une tenue en fatigue améliorée.

4) Cordons isocèles rectangles :


Cas général en statique : utilisé pour les cordons transversaux et longitudinaux.
Ce sont ceux qui comportent le moins de métal déposé.

Résumé [Link] Page 6


2.2 Principe du calcul de cordon sous charge statique :

Nota :
Si a = e/ (2)1/2 = 0.7 e
Alors le coté soudé du triangle rectangle d’ hauteur a est e : même section pour passer les efforts.
Ici W = I/v

2.3 Dimensionnement des cordons de soudure sur poutres :

2.3.1 Cas d’une poutre en I reconstituée en flexion pur


sur deux appuis.

Les cordons de soudures voient les efforts sigma parallèles et tau parallèles.
Sigma parallèle n’est pas à considérer car s’exerçant sur toute la pièce, en relatif les cordons
de soudure ne le voient pas (section à iso déformation).

Résumé [Link] Page 7


Seul tau parallèle est vu par les cordons (effort de cisaillement relatif entre les semelles et l’âme).
FORMULE DU GLISSEMENT :

On peut vérifier le critère de Von Mises :

Avec fu est le Rm du matériau.

Résumé [Link] Page 8


2.3.2 Cas d’une poutre en I encastrée :

Résumé [Link] Page 9


2.4 Contraintes secondaires, dimensionnement des
attaches :

Au niveau de l’attache, seul le tau// s’exerce, le sigma // étant porté par tout la pièce, les
soudures ne le voient pas.

En statique, le tau // étant du second ordre, il n’y a pas besoin de le justifié car il ne
peut être à l’origine d’une rupture.

En fatigue, un calcul justificatif est à fournir car le risque de rupture est réel et,
augmente avec le rapport de la longueur soudée de l’attache sur sa hauteur (classe de
soudure plus faible si l/a augmente ou l est la longueur du cordon).
Il peut être envisageable de faire des cordons discontinus à condition de
conserver la même section de soudure (l/a diminue).
Dans ce cas l’ouverture se fera en mode III (contrainte de cisaillement) et se
propagera perpendiculairement à la contrainte pour venir cisailler la semelle de la pièce 2.

Résumé [Link] Page 10


2.5 Tôles liées en croix : évolution des contraintes.

Les soudures ne voient que les taux // .


Dans ce cas A1 = A2 (section des tôles) :
Max de contrainte en O et O’ : les contraintes sont égales et le mini se trouve au centre
du segment OO’.
Si A2 > A1 alors la contrainte maximale est en O’ et la contrainte minimale est décalée sur la gauche
(coté point O).

C’est le rapport l/a qui détermine le niveau des contraintes (l= longueur de cordon).
Pour l’abaisser, il faut faire des cordons discontinus tel que leur section soit 4la (4 cordons).

Résumé [Link] Page 11


3 Equipements sous pression :
3.1 Détermination des contraintes pour des enveloppes
cylindriques ou coniques :

C’est σθ qui est déterminant et donc on ne calcule dans ce cas que les contraintes longitudinales.

3.1.1 Règles à respecter pour les soudures longitudinales


(contraintes radiales) :
1) Alignement des fibres neutres :
Les recouvrements sont interdits.

2) Soudage sur lattes supports interdits : difficulté de contrôle par CND.

3) Si variation des sections le délardage doit être au moins de rapport ¼ (et des deux
cotés :conservation des fibres neutre).

Résumé [Link] Page 12


NOTA :
Lors des calculs , il faut tenir compte des coefficients de joint (non valable pour les soudures
circulaires, tubulures et piquages et joints soumis exclusivement à la compression ) introduits
par les codes de calcul :

Coefficient de joint Z :
Z= 1 100% CND
Z=0.85 CND par sondage
Z=0.7 Contrôle visuel

3.1.2 Règles à respecter pour les soudures circulaires :


1) Les fibres neutres peuvent être désalignées.

2) Le délardage est possible dans un rapport 1/3 et peut-être d’un seul coté (alignement des
fibres non obligatoire).

3) Les lattes supports sont autorisées.

4) Les recouvrements à clin sont autorisés :

5) Dans le cas d’un soyage, l’énergie de soudage doit être suffisante pour effacer
l’écrouissage.

3.2 Détermination des contraintes sur les réservoirs


sphériques :
Les contraintes sont les mêmes dans toutes les directions.
Les règles des soudures longitudinales s’appliquent donc pour tous les cordons de soudure.

Résumé [Link] Page 13


3.3 Profil des fonds bombés :

3.3.1 Les fonds bombés utilisables pour les appareils à


pression sont :

1) Fonds hémisphériques :
-H/De = 0.5
- pas de bords droits

2) Fonds elliptiques :
-R/H= Di/2H = 1.9
-bord doit

3) Fonds torisphériques (ou anse de panier) à grand rayon de carre :


-bord droit
-formules : voir ci-dessous.

3.3.2 Fonds en une pièce :


Pour le raccordement des fonds hémisphériques avec les viroles, il faut tenir compte du
coefficient de joint Z car pas de bord droit.

Pour les autres fonds, raccordées avec des viroles, Z n’est pas à considérer : la présence d’un
bord droit fait assimiler cette liaison à une liaison circulaire de deux viroles

Résumé [Link] Page 14


3.3.3 Contraintes dans les fonds :

La zone la plus sollicité est la carre (flexion ).


Les pôles sont soumis à des contraintes de membrane (cas des hémisphériques).

3.3.4 Réalisations des fonds en plusieurs parties :


[Link] Fonds hémisphériques :
Pas de règle pour la position des soudures (contraintes de membranes égales dans toutes les
directions).
[Link] Fonds elliptiques et torisphériques :
Dans la partie soumise à des contraintes de membrane (poles) : pas de règles .
Dans la zone de carre : soudures situées sur les axes diamétraux ou écartés au maximum de 0.2 De
de ceux-ci.
Exemples :

Résumé [Link] Page 15


Répartition des contraintes et prise en compte de Z dans les fonds elliptiques et torisphériques
en plusieurs parties :

Résumé [Link] Page 16


3.3.5 Compensation des ouvertures :

Lorsque l’on pratique une ouverture (piquage, dome…) dans un appareil à pression on a :
1) Accroissement de σθ au voisinage de l’ouverture.
2) Apparition d’un moment fléchissant du au déplacement du centre de gravité G (moment
fléchissant par rapport à l’axe Ox).

3) Flexion transversale du à la pression sur le dôme ou la tubulure…

Résumé [Link] Page 17


Ces trois phénomènes (en particulier le 1 ) doivent être compensés au niveau de l’ouverture
(la section retirée est compensé autour de l’ouverture par une section équivalente).
On dimensionne alors :
-la longueur Lmini de compensation de l’ouverture (collerette sur virole)
-la hauteur mini de la tubulure l.

Résumé [Link] Page 18


3.3.6 Différents types de brides :

Résumé [Link] Page 19

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