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Correction Macroéconomie Licence 1

Ce document présente la correction d'un contrôle continu de macroéconomie portant sur des questions à choix multiples, des questions de cours et un exercice sur le diagramme à 45° et les multiplicateurs keynésiens. Le document contient de nombreuses informations économiques et des calculs.

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Ce document présente la correction d'un contrôle continu de macroéconomie portant sur des questions à choix multiples, des questions de cours et un exercice sur le diagramme à 45° et les multiplicateurs keynésiens. Le document contient de nombreuses informations économiques et des calculs.

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INSTITUT SUPERIEUR D’ECONOMIE ET DE MANAGEMENT

ANNÉE UNIVERSITAIRE : 2014-2015 REF.


ANNÉE D’ÉTUDES : Licence 1 Economie-Gestion
MATIÈRE : Macroéconomie

Correction du contrôle continu GROUPE LUNDI 13H Durée : 45 minutes

Partie 1 : QUESTIONNAIRE A CHOIX MULTIPLES (5 points)

Une seule réponse possible pour chaque question. Toute réponse fausse enlève automatiquement un
point. Si le total des points est négatif, le résultat est ramené à zéro point pour cette partie !!!

1) [+1,-1] Pour Keynes, l’épargne est une consommation différée

A. Vrai

B. Faux

2) [+1,-1] La Macroéconomie est :

A. Née avec John Maynard Keynes, en 1936, avec la "Théorie Générale".

B. Existait dès le XVIIIème siècle.

C. Peut être à la fois classique, keynésienne ou autre, tout dépend de la manière d'appréhender
l'économie.

On considère une économie caractérisée par le revenu (Y), la consommation (C), l'épargne (S), la
Propension moyenne à consommer (PMC ) et la PmC des ménages de 1998 à 2001 (en milliards
d'euros)
Année t Y C S PMC PmC
1998 300 240 ---
1999 360 282 0.783 0,7
2000 310 90 0,7
2001 99 0,77 0,7

3) En 1998, la PMC est égale à :


A 0,7
B 0,8
C 0,9
4) En 1999, le revenu en milliards d'euros est égal à :
D 350
E 360
F 365
5) En 1999, la PMS est égale à :
G 0,217
H 0,763
I 0,783
QUESTIONS DE COURS (5 points):

1) Définissez la loi psychologique fondamentale de Keynes. Dans la fonction de consommation


keynésienne : C = c Y + Co, que représente c ? Dans le modèle keynésien, quel est l’intervalle
possible de c ? (2,5 pts)

La loi psychologique fondamentale stipule qu’en moyenne et au cours du temps, les hommes
ont tendance à augmenter leurs dépenses de consommation à mesure que leur revenu croît mais
de manière moins que proportionnel.

Dans la fonction de consommation keynésienne C = c Y + Co, c représente la propension


marginale à consommer qui définit la part de l’accroissement du revenu allouée à la
consommation des ménages. On a 0 < 𝑐 < 1

2) Qu’est-ce que le seuil de rupture ? Illustrez vos propos par un graphique. (2,5 pts)

Le seuil de rupture définit le niveau de revenu pour lequel l’épargne des ménages est nulle. En
dessous de ce niveau de revenu, l’épargne des ménages est négative, les ménages consomment
donc plus qu’ils ne perçoivent de revenus ; au-dessus du seuil de rupture, les ménages dégagent
une épargne positive.
EXERCICE : DIAGRAMME A 45° ET LES MULTIPLICATEURS KEYNESIENS (10
points)

Soit une économie fictive caractérisée par les équations suivantes :

𝐶 = 0,8. 𝑌𝑑 + 150 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑌𝑑 = 𝑌 − 𝑇

𝐼 = 250

𝐺 = 500

𝑇 = 300

1) Calculez le revenu d’équilibre. (2 pts)


Sur le marché des biens et services, l’équilibre est obtenu en confrontant l’offre et le demande globale,
soit :
𝑌 =𝐷 =𝐶+𝐼+𝐺
En remplaçant chaque terme de l’équation nous obtenons progressivement le revenu d’équilibre de notre
économie :
𝑌 = 𝑐. 𝑌𝑑 + 𝐶𝑜 + 𝐼𝑜 + 𝐺𝑜
𝑌 = 𝑐(𝑌 − 𝑇) + 𝐶𝑜 + 𝐼𝑜 + 𝐺𝑜
𝑌 − 𝑐𝑌 = −𝑐𝑇 + 𝐶𝑜 + 𝐼𝑜 + 𝐺𝑜
𝑌(1 − 𝑐) = −𝑐𝑇 + 𝐶𝑜 + 𝐼𝑜 + 𝐺𝑜
−𝑐𝑇 + 𝐶𝑜 + 𝐼𝑜 + 𝐺𝑜
𝑌∗ =
(1 − 𝑐)

A.N : 𝑌 ∗ = 3300
2) Calcul du multiplicateur d’investissement.
Le multiplicateur d’investissement permet d’apprécier l’ampleur d’une politique d’investissement sur
le revenu global :
∆𝑌 𝜕𝑌
𝑘𝐼 = =
∆𝐼 𝜕𝐼

1
Soit : 𝑘𝐼 =
1−𝑐

AN :
1
𝑘𝐼 = =5
1 − 0.8

Quel est l’impact d’une augmentation de 50 unités de l’investissement sur le revenu national
d’équilibre ? (3 pts)
L’impact d’une augmentation de 50 unités de l’investissement se mesure soit en repartant du calcul du
revenu d’équilibre, alors par le calcul de la variation du revenu avec le multiplicateur d’investissement.
a. 𝑌2∗ = 3550
b. ∆𝑌 = 𝑘𝐼 ∆𝐼 = 5 ∗ 50 = 250 donc 𝑌2∗ = 3300 + 250 = 3550

3) Représentez graphiquement (à l’aide du diagramme à 45°) l’effet d’une telle variation de


l’investissement sur le revenu national (toutes les valeurs nécessaires à la compréhension
devront apparaître sur le graphique). (3 pts).
VOIR CORRECTIONS EN TD. VOICI L’ALLURE GENERALE DU
DIAGRAMME. UN COMMENTAIRE SERAIT APPRECIE.
D

Y=D

D’ = C+I+ΔI+G

D= C+I+G

45° 𝑌 ∗ 𝑌2∗ Y

Suite à une hausse de l’investissement, le niveau général du revenu d’équilibre augmente ce


qui se traduit sur la courbe par le déplacement de 𝑌 ∗ à 𝑌2∗ .

4) On suppose que le revenu de plein emploi est : YPE = 3000. Quelle devrait être
l’ampleur d’une politique de relance par les dépenses publiques afin de résorber le
chômage involontaire et persistant de cette économie ? (2 pts)

Une politique de relance par les dépenses publiques est une politique budgétaire expansionniste.
L’Etat dégrade son solde budgétaire pour améliorer l’économie en espérant un impact sur le
revenu d’équilibre qualifié d’équilibre de sous-emploi. Dans notre exercice, le revenu
d’équilibre (3300) est déjà supérieur au revenu d’équilibre de plein-emploi(3000) . Il n’y a donc
pas besoin de recourir à une politique de relance. LA QUESTION POSEE N’A DONC PAS
DE SENS.

Common questions

Alimenté par l’IA

The marginal propensity to consume (MPC), denoted as 'c' in the Keynesian model, represents the proportion of incremental income that is spent on consumption. It is pivotal in determining the multiplier effect, as the size of the multiplier, given by 1/(1-c), dictates how fluctuations in investment, government spending, or other income components amplify through the economy. A higher MPC leads to a larger multiplier, thus greater impacts on income levels .

To calculate the equilibrium income Y in this Keynesian model, use the equation Y = C + I + G. Given the parameters: C = 0.8 * (Y - T) + 150, I = 250, G = 500, and T = 300, substitute these into the equilibrium condition: Y = 0.8(Y - 300) + 150 + 250 + 500. Solving for Y involves: Y - 0.8Y = 740, resulting in 0.2Y = 740, and therefore Y = 3700 .

The break-even threshold refers to the level of income at which household savings are zero. Below this threshold, households are consuming more than their income, resulting in negative savings, whereas above it, they generate positive savings. This concept implies a critical point in household consumption behavior, where shifts in income influence whether households are net savers or net spenders .

The propensity to consume influences fiscal policy, as governments anticipate how changes in disposable income will affect consumption levels. A high marginal propensity to consume suggests that fiscal policies, such as tax cuts or increased public spending, could effectively stimulate economic growth by amplifying aggregate demand through the multiplier effect. Policymakers use this to craft spending and investment decisions that maximize economic expansion effects .

The investment multiplier effect demonstrates how an initial increase in investment can lead to a more than proportional increase in national income. Using the multiplier formula k_I = 1/(1-c), with c = 0.8, the multiplier k_I is 5. An increase of 50 units in investment results in ΔY = k_I * ΔI = 5 * 50 = 250. Therefore, the national equilibrium income increases by 250 units from the initial level .

In the Keynesian framework, the propensity to save is derived from the marginal propensity to consume (c), where the propensity to save (s) is calculated as s = 1 - c. As income increases, people tend to consume less than their additional income, increasing their savings. This implies that savings grow with income levels, resonating with the Keynesian view that consumption increases, but at a diminishing rate relative to income growth .

The fundamental psychological law according to Keynes suggests that as income increases, people tend to increase their consumption, but by an amount less than the increase in income. This is captured in the Keynesian consumption function C = cY + Co, where 'c' represents the marginal propensity to consume (MPC). The MPC defines the fraction of additional income that is used for consumption, with 0 < c < 1, indicating that consumption increases with income but less proportionally .

Keynesian perspective views savings primarily as a function of current income, emphasizing the active role of consumption decisions influenced by psychological factors, with saving being what's left after consumption. In contrast, classical economics considers savings as automatic and determined by interest rates, responding passively to changes in income or consumption, assuming full employment. Keynesians argue savings adjust based on marginal propensity, while classical theorists see savings adjusting to equilibrate capital markets .

In a scenario where the equilibrium income (3300) exceeds the full employment income (3000), a policy of increased government expenditure is not necessary for addressing unemployment, as the economy is already beyond the full employment level. Such a policy could lead to inflationary pressures rather than aiding employment .

The 45-degree line diagram in Keynesian analysis visually represents equilibrium where aggregate demand equals aggregate supply. An increase in investment shifts the aggregate demand curve upward, reflecting higher spending and thus higher equilibrium income levels. The intersection point moves vertically along the 45-degree line, illustrating how national income adjusts from Y* to Y2*, indicating the economy's response to the change in investment levels .

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