-
Calcul numérique des
structures
Différences finies
Hicham Meftah
BTP4 - 2015/2016
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Introduction - Généralités
Le calcul numérique est devenu l’un des éléments essen-
tiels de tout programme de recherche et de développement.
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Introduction - Généralités
Avantages majeurs du calcul numérique :
Réduction significative du temps de conception et de déve-
loppement
Reproduction de conditions non-faisables expérimentalement
Fourniture d’informations plus détaillées et plus précises
Meilleure rentabilité et plus économique que l’expérience
Des expériences de référence sont cependant nécessaires
à la validation initiale des calculs.
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Introduction - Généralités
Traditionnellement, pour concevoir un fuselage d’avion de
ligne, Boeing effectuait une vingtaine d’expérience en souf-
flerie.
A présent, avec l’utilisation du calcul numérique, seules deux
ou trois campagnes expérimentales sont nécessaires.
Dans les souffleries, des informations globales sont obte-
nues : la traînée, la portance, la distribution de pression en
certains points.
Le calcul numérique permet d’obtenir en plus le champ de
vitesse et de pression autour de la carlingue (ce que l’ex-
périence peut faire mais pour un coût énorme).
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Introduction - Structures des équations
Le principe du calcul numérique est de résoudre des équa-
tions différentielles décrivant l’évolution de variables phy-
siques dans l’espace et le temps.
Les difficultés de résolution du problème sont généralement
liées à deux éléments principaux :
La complexité de la géométrie étudiée.
La complexité des couplages entre les différents phénomènes
physiques
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Introduction - Exemples
Exemple Numéro 1 : Simulation météorologique.
Géométrie sphérique “simple” à grande échelle mais très
grande (et donc coûteuse en mémoire et en temps).
De plus, les interactions entre l’atmosphère, les océans, les
surfaces émergées, les échanges thermiques, les réactions
chimiques à échelles variables, les rapports d’échelle, etc.
Font de ce problème l’un des plus complexes qui soit.
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Introduction - Exemples
Exemple Numéro 2 : Voilier.
Géométrie complexe et particulièrement “fine”
Interactions fluide/structure : solveurs multiples avec cou-
plages entre les deux.
Calcul de la prise au vent de la voile, de la déformation du
mat et des efforts sur la coque.
Calcul de l’aérodynamique, de l’équilibrage de la quille, etc.
Les échelles de longueur sont plus à “taille humaine” mais
les calculs peuvent être très complexes.
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Introduction - Application
Application : Oscillateur Harmonique
Nous allons prendre, comme premier exemple, un modèle
mécanique pour un oscillateur harmonique. Par exemple,
une masse attachée à l’extrémité d’un ressort.
F V
k raideur du ressort masse m
Exercice : Etablire l’équation de mouvement de l’oscillateur
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Introduction - Application
Application : Oscillateur Harmonique
L’équation du mouvement est donnée par :
d2 x
m = −kx
dt2
Et la solution de cette équation est de la forme :
x = Acos(ωt + ǫ)
Avec A et ǫ despconstantes dépendantes des conditions aux
limites et ω = (k/m), la pulsation de l’oscillateur.
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Introduction - Application
Application : Oscillateur Harmonique
Ce modèle peut être affiné et plus proche de la réalité, en
ajoutant deux forces
1. Une force de contrôle de la pulsation ωc imposée par l’opé-
rateur. Elle est de la forme Fcos(ωc t)
2. Une force de résistanceau mouvement −f (dx/dt)
La première correspond à une oscillation de l’axe de l’expé-
rience et la seconde aux frottements appliqués à la masse.
L’équation du mouvement (qui a une solution analytique)
s’écrit alors :
d2 x dx
m +f + kx = Fcos(ωc t)
dt2 dt
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Introduction - Application
Application : Oscillateur Harmonique
Choisissons à présent un cas où la force de résistance n’est
plus liniéaire avec la vitesse mais à une puissance arbitraire
de la vitesse, soit −f |dx/dt|α
L’équation du mouvement est alors de la forme
d2 x dx
m 2
+ f | |α−1 + kx = Fcos(ωc t)
dt dt
Il n’existe pas de solution analytique, une résolution numé-
rique est alors nécessaire.
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Techniques de Discrétisation D.F.
Avec une résolution de type Différences Finies (DF), le do-
maine du problème (c.a.d l’espace de résolution) est dis-
crétisé. C’est à dire divisé en points.
Les fonctions inconnues seront résolues sur ces points dis-
crets.
f (x)
f (x)
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Techniques de Discrétisation D.F.
Les differentes dérivées sont approximées par un développ-
ment de Taylor adapté à la précision désirée.
La précision de la méthode ou du schéma numérique va dé-
péndre du nombre de points retenus pour approximer une
dérivée donnée.
L’utilisation des différences finies est simple mais une atten-
tion particulière doit être portée sur la précision des sché-
mas et la nature du maillage.
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Calcul de la dérivée 1ère
Soit une fonction continue f (x) ou discrète fi dont les valeurs
sont connues en tout point xi discret du maillage. Nous de-
vons déterminer la dérivée de cette fonction en tout point
de ce maillage.
Ecrivons l’expension en série de Taylor au voisinage de xi
de la fonction f (x)
(x − xi )2 ∂ 2 f
∂f
f (x) = f (xi ) + (x − xi ) +
∂x i 2! ∂x2 i
(x − xi )n ∂ n f
+ ... + +H
n! ∂xn i
H représente les termes d’ordre élevé.
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Calcul de la dérivée 1ère
Approchons la fonction en x = xi+1 (Equation 1)
(xi+1 − xi )2 ∂ 2 f
∂f
f (xi+1 ) = f (xi ) + (xi+1 − xi ) + + ...
∂x i 2! ∂x2 i
(1)
Approchons la fonction en x = xi−1 (Equation 2)
(xi−1 − xi )2 ∂ 2 f
∂f
f (xi−1 ) = f (xi ) + (xi−1 − xi ) + + ...
∂x i 2! ∂x2 i
(2)
Il est possible d’estimer la dérivée de f (x) en xi de trois
∂f
manières différentes : en isolant ∂x dans l’équation 1, ou
bien dans l’équation 2 ou encore dans l’équation résulante
de l’addition de 1 et 2.
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Calcul de la dérivée 1ère
Possibilité 1 (de l’équation 1)
(xi+1 − xi ) ∂ 2 f
∂f fi+1 − fi
= − + ...
∂x i xi+1 − xi 2! ∂x2 i
Possibilité 2 (de l’équation 2)
(xi − xi−1 ) ∂ 2 f
∂f fi − fi−1
= + + ...
∂x i xi − xi−1 2! ∂x2 i
Possibilité 3 (de l’équation 1+2)
fi+1 − fi−1 (xi+1 − xi )2 − (xi − xi−1 )2 ∂ 2 f
∂f
= − +...
∂x i xi+1 − xi−1 2(xi+1 − xi−1 ) ∂x2 i
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Calcul de la dérivée 1ère
Toutes les expressions de la page précédentes sont exactes
si tous les termes d’ordre élevé sont pris en compte. Ce-
pendant, d’un point de vue pratique, il est nécessaire de
tronquer les expressions au niveau de précision désiré.
Au plus simple, après troncature des termes d’ordre 2 et
plus, nous obtenons :
∂f fi+1 − fi
= Dérivée avant (ordre 1)
∂x i xi+1 − xi
∂f fi − fi−1
= Dérivée arrière (ordre 1)
∂x i xi − xi−1
∂f fi+1 − fi−1
= Dérivée centrée (ordre 2)
∂x i xi+1 − xi−1
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Calcul de la dérivée 1ère
Schéma du calcul de la dérivée.
Dérivée
entrée
Dérivée arrière Dérivée avant
fi
fi−1 fi+1
i−1 i i+1 x
Cal
ul de la dérivée en i
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Calcul de la dérivée 2nde
Considérons un maillage régulier tel que xi+1 − xi = ∆x.
Définissons l, un nombre entier tel que xi+l = xi + l ∗ ∆x.
Ecrivons l’expension en série de Taylor au voisinage de xi
de la fonction f (xi+l )
(l∆x)2 ∂ 2 f
∂f
f (xi+l ) = f (xi ) + l∆x +
∂x i 2! ∂x2 i
(l∆x)n ∂ n f
+ ... + +H
n! ∂xn i
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Calcul de la dérivée 2nde
On approche la fonction en x = xi+1 :
(∆x)2 ∂ 2 f
∂f
f (xi+1 ) = f (xi ) + ∆x + + ... (3)
∂x i 2! ∂x2 i
et en x = xi+2 :
(2∆x)2 ∂2f
∂f
f (xi+2 ) = f (xi ) + 2∆x + + ... (4)
∂x i 2! ∂x2 i
Ce qui nous donne (Eq. 4 - 2*Eq.3)
2
∂ f f (xi+2 ) − 2f (xi+1 ) + f (xi )
2
=
∂x i (∆x)2
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Calcul de la dérivée 2nde
A nouveau, il est possible de définir des dérivées centrées
ou décentrées.
2
∂ f fi+2 − 2fi+1 + fi
2
= Dérivée avant (ordre 1)
∂x i (∆x)2
∂2f
fi − 2fi−1 + fi−2
= Dérivée arrière (ordre 1)
∂x2 i (∆x)2
∂2f
fi+1 − 2fi + fi−1
= Dérivée arrière (ordre 2)
∂x2 i (∆x)2
La dernière définition est très utilisée.
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Equations aux dérivées partielles - EDP
Définition : Une équation aux dérivées partielles (ou EDP)
est une relation entre une fonction inconnues de plusieurs
variables et ses dérivées partielles.
Définissons des variables indépendantes notées x, y, z, . . .
et les variables dépendantes définies par u, v, w, ...
Une EDP s’écrit sous la forme générale suivante :
∂u ∂ 2 u ∂ 2 u ∂ 2 u
F(x, y, z, u, , , , , ...) = 0
∂x ∂x2 ∂y2 ∂x∂y
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EDP - Ordre d’une EDP
L’ordre d’une EDP est défini par l’ordre maximal des déri-
vées présentes dans l’équation
∂u
Ordre 1 : ∂x
− c ∂u
∂y
=0
3
∂2u ∂2u
Ordre 2 : ∂x2
+ ∂y2
=0
∂2u 4
Ordre 4 : ∂x2
+ c ∂∂xu4 = 0
Si des EDP interdépendantes sont impliquées, l’ordre n’est
calculé qu’après avoir combiné les équations en une seule.
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EDP - Linéarité
Une EDP est dite linéaire si l’ordre de la puissance appli-
quée à ses dérivées partielles est 1 :
∂u ∂u
∂x
− ∂y
= 0 est linéaire.
∂u 2 ∂2u
∂x
+ ∂y2
= 0 est non-linéaire.
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EDP - Linéarité
Considérons
∂u ∂u
A +B =C
∂x ∂y
Si on a A(x, y) et B(x, y) où A et B constants, l’équation est
linéaire.
Si on a A(x, y, u) et B(x, y, u), l’équation est quasi-linéaire.
Si on a A(x, y, u, ∂u ∂u ∂u ∂u
∂x , ∂y ) et B(x, y, u, ∂x , ∂y ), l’équation est non-
linéaire.
De manière générale, pour une EDP d’ordre n, si ses co-
efficients dépendent de dérivées d’ordre n, l’EDP est non-
linéaire. Si les coefficients dépendent de dérivées d’ordre
< n, l’équation est quasi-linéaire.
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EDP - Conditions aux limites
En général, il peut y avoir une infinité de solutions à une
EDP. Pour choisir celle qui représente la solution à un pro-
blème physique, il est nécessaire de préciser les conditions
spécifiques au problème : les conditions aux limites et les
conditions initiales.
u=0
∂u
u = u1 ∂n =0
u=0
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EDP - Conditions aux limites
Considérons le volume de résolution V. La frontière de cette
région est notée S . Une EDP définie par l’opérateur L tel
que L(u) = 0 peut être définie avec u la fonction inconnue
du problème. Il y a trois types de conditions aux frontières :
Les conditions de Dirichlet : u = g sur x ∈ S.
∂u
Les conditions de Neumann : ∂n = h sur x ∈ S.
Les conditions mixtes : ku + µ ∂u
∂n = k sur x ∈ S.
g, h, k, λ et µ sont des fonctions imposées sur S .
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EDP - Conditions initiales
Condition initiale : Il s’agit en fait de la condition limite lié à
la variable temporelle. La condition initiale donne la valeur
de la fonction inconnue à l’instant où e processus décrit par
l’EDP débute. Il peut s’agir d’une combinaison de la variable
indépendante et de ses dérivées temporelles.
Un problème est bien posé si :
une solution existe
la solution est unique
la solution dépend continument des données
de légères modifications des données correspondent à de
légères modifications de la solution.
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Méthode différence finie explicite
Equation de la chaleur
La loi de Fourier pour la conduction de la chaleur s’écrit :
∂T ∂2T
=k 2
∂t ∂x
Les trois points suivants doivent être pris en compte :
Evolution à la fois temporelle et spatiale.
La limite temporelle est "ouverte".
Attention aux problèmes de stabilité.
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Méthode différence finie explicite
Exemple en 2D + le temps
instant initial t = 0 t > 0 la température diuse dans le domaine
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Méthode différence finie explicite
Exemple en 1D + le temps
t, dire
tion temporelle
n+1
n−1
t=0
i−1 i i+1
x dire
tion spatiale
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Méthode différence finie explicite
Les dérivées sont déterminées par un développement de
Taylor et le domaine de résolution est divisé en pas constants
∆t pour le temps et ∆x pour l’espace.
Til = T(t = l ∗ ∆t, x = i ∗ ∆x)
Dérivées temporelles et spatiales.
n − 2T n + T n
∂T T n+1 − Tin ∂2T Ti−1 i i+1
= i et =
∂t ∆t ∂x2 ∆x2
n+1
i−1 i i+1
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Méthode différence finie explicite
Après discrétisation, l’équation de la chaleur donne donc :
Tin+1 − Tin T n − 2Tin + Ti+1
n
= k i−1
∆t ∆x2
et finalement :
Tin+1 = r Ti−1
n n
+ (1 − 2r) Tin
+ Ti+1
avec r = k∆t/∆x2
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Méthode différence finie explicite
Consistance et convergence
Une méthode est convergente si, lorsque les pas de temps
∆t et d’espace ∆x tendent vers 0, la solution approchée
tend vers la solution exacte
(∆t −→ 0, ∆x −→ 0) =⇒ Ti = T(xi )
Une condition nécessaire à la convergence est la consis-
tance des équations. Lorsque les pas de temps et d’espace
tendent vers 0, les équations approchées doivent tendre
vers l’équation analytique.
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Méthode différence finie explicite
Consistance et convergence
On peut montrer que si (∆t → 0, ∆x → 0) et si r ≤ 1/2 ,
la solution numérique tend vers la solution analytique. La
méthode est donc consistante.
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Méthode différence finie explicite
stabilité
Un système est convergent si il est à la fois consistant et
stable.
La stabilité nous indique si l’erreur augmente ou non au
cours du calcul. Si elle est faible au départ puis dépasse
les limites raisonnables, le système est instable.
Au contraire, si l’erreur est maintenue dans un domaine suf-
fisamment petit, le système est stable.
La méthode explicite présentée est inconditionellement stable
si r ≤ 0.5.
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Méthode différence finie implicite
On utilise dans l’évaluation de la dérivée seconde des termes
inconnus au niveau n + 1
Le schéma le plus simple s’écrit :
Tin+1 − Tin T n+1 − 2Tin+1 + Ti+1
n+1
= k i−1
∆t ∆x2
qui peut se réécrire sous la forme :
n+1
−rTi−1 + (1 + 2r)Tin+1 − rTi+1
n+1
= Tin
avec r = k∆t/∆x2
Ce schéma est inconditionnellement stable.
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Méthode différence finie implicite
Il nous faut résoudre la matrice suivante :
1 + 2r −r n+1
T1n
T1
−r 1 + 2r −r
. .
.. .. ..
. . . .
∗
= .
.. .. .. . .
. . .
. .
−r 1 + 2r −r
Tmn+1 Tmn
−r 1 + 2r
T1n+1 et Tmn+1 sont connus (conditions limites).
Système tri-diagonal qui peut être résolu grâce à l’algo-
rithme de Thomas.
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Méthode différence finie implicite
Algorithme de Thomas
un Système tri-diagonal s’écrit sous la forme suivante :
ai xi−1 + bi xi + ci xi+1 = di
avec a1 = 0 et cn = 0, sous forme matricielle, on a :
b1 c1
a2 x1 d1
b2 c2
x2 d2
.. .. ..
. . .
∗ .
= .
.. .. .. . .
. ..
. .
an−1 bn−1 cn−1
xn dn
an bn
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Méthode différence finie implicite
Algorithme de Thomas
La première étape consiste à modifier les coefficients de la
manière suivante :
c1
; i=1
b1
c′i =
ci
; i = 2, 3, . . . , n − 1
bi − c′i−1 ai
et
d1
; i=1
b1
di′ = ′ a
di − di−1 i
; i = 2, 3, . . . , n
′
bi − ci−1 ai
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Méthode différence finie implicite
Algorithme de Thomas
La deuxième étape consiste à la résolution de la manière
suivante :
(
xn = dn′
xi = di′ − c′i xi+1 ; i = n − 1, n − 2, . . . , 1
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Méthode de Crank-Nicolson
Les dérivées spatiales sont à moitié évaluées au temps n et
à moitié au temps n + 1 :
Tin+1 − Tin
k 1 n n n 1 n+1 n+1 n+1
= (T − 2Ti + Ti−1 ) + (Ti+1 − 2Ti + Ti−1 )
∆t ∆x2 2 i+1 2
Ce schéma est inconditionnellement stable.
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Méthode de Crank-Nicolson
Généralisation de Crank-Nicolson
Une généralisation du schéma de Crank-Nicolson s’écrit
sous la forme suivante :
Tin+1 − Tin k n
= (1 − θ)(Ti+1 − 2Tin + Ti−1
n
)
∆t ∆x2
n+1
− 2Tin+1 + Ti−1
n+1
+ θ(Ti+1 )
avec θ une constante comprise entre 0 et 1.
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Méthode de Crank-Nicolson
Généralisation de Crank-Nicolson
On peut constater que si θ = 0, on a un simple schéma
explicite ; si θ = 1/2, on retrouve Crank-Nicolson et enfin si
θ = 1 on a affaire à un schéma implicite
Ce schéma est stable si :
∆t 1 1
0 ≤ k ∆x2 ≤ 2−4θ pour 0 ≤ θ < 2
1
inconditionnellement stable pour ≤θ≤1
2
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Méthode de Crank-Nicolson
Généralisation de Crank-Nicolson
On peut constater que si θ = 0, on a un simple schéma
explicite ; si θ = 1/2, on retrouve Crank-Nicolson et enfin si
θ = 1 on a affaire à un schéma implicite
Ce schéma est stable si :
∆t 1 1
0 ≤ k ∆x2 ≤ 2−4θ pour 0 ≤ θ ≤ 2
1
inconditionnellement stable pour ≤θ≤1
2
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Méthode ADI
ADI signifie Alternating Direction Implicit (Peaceman, Rach-
ford et Douglas 1955).
Cette méthode rentre dans la catégorie des méthode du
pas fractionnaire ou méthode de splitting
C’est un schéma implicite à deux pas. Il est de type prédiction-
correction :
n+1/2
n+1/2 n+1/2 n+1/2
n Ti+1,j −2Ti,j +Ti−1,j n
Ti,j+1 n +T n
Ti,j −Ti,j −2Ti,j i,j−1
Pas 1 : = k +
∆t/2 ∆x2 ∆y2
n+1 n+1/2
n+1/2 n+1/2 n+1/2 n+1 n+1 n+1
Ti,j −Ti,j Ti+1,j −2Ti,j +Ti−1,j Ti,j+1 −2Ti,j +Ti,j−1
Pas 2 : = k +
∆t/2 ∆x2 ∆y2
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Méthode ADI
On avance d’une moitié de pas à chaque fois. A chaque
demi pas, les terme implicites (n + 1/2 au pas 1 et n + 1 au
pas 2) ne portent que sur une des deux dimensions (ici x
au pas 1 et y au pas 2).
Avec la méthode ADI, on inverse deux fois une matrice tri-
diagonale.
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