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Hormones placentaires et diagnostic grossesse

L'article décrit les techniques d'exploration de l'unité fœto-placentaire, notamment les dosages hormonaux non effractifs et les techniques effractives telles que l'amniocentèse et la choriocentèse. Il explique l'intérêt de ces techniques pour le diagnostic et la surveillance de la grossesse.

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Hormones placentaires et diagnostic grossesse

L'article décrit les techniques d'exploration de l'unité fœto-placentaire, notamment les dosages hormonaux non effractifs et les techniques effractives telles que l'amniocentèse et la choriocentèse. Il explique l'intérêt de ces techniques pour le diagnostic et la surveillance de la grossesse.

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36.

EXPLORATION DE L’UNITE
FŒTO-PLACENTAIRE :
[Link] Lachkar

INTRODUCTION :
- L'exploration de l'unité fœto-placentaire comprend :
 Techniques non effractives : (Biochimiques) : Dosages B – Hormones stéroïdes :
hormonaux :
o Hormones peptidiques. 1 – Pendant les 2 premiers mois de
o Hormones stéroïdes. grossesse :
o Intérêt : Diagnostic et surveillance de la - C’est le corps jaune qui les produit. Il est stimulé par
grossesse. l’hCG (qui maintient le corps jaune gestatif).
 Techniques effractives : Comprennent : - Au cours de cette période il y a production de :
o Amniocentèse (prélèvement du liq amniotique). o Œstrogènes : œstrone(E1), œstradiol(E2) et
o Choriocentèse (prélèvement villositaire). œstriol(E3).
o Cordocentèse (prélèvement du sang ombilical). o Progestérone, 17-OH progestérone.
o Autres : embryoscopie et la foetoscopie. 2 – Phase fœto-placentaire :
o Intérêt : établir le caryotype. - L’unité foetoplacentaire prend le relais dans la
stéroïdogénèse à la 8ème semaine.
I – TECHNIQUES NON EFFRACTIVES : - Période délicate : risque d’avortement. 
- Biosynthèse se fait à partir du cholestérol.
A – Hormones peptidiques :
3 – Evolution des concentrations
1 – hCG : human Chorionic des hormones stéroïdes :
Gonadotropin :
- Glycoprotéine formée par 2 chaînes peptidiques (α= 92AA
et β= 145AA) liées entre elles par 5 ponts disulfure.
- La chaîne α de structure identique aux chaînes a de LH,
FSH et TSH et la chaîne β est spécifique, elle est
responsable de l’activité biologique.
 L’HCG est le meilleur témoin de la grossesse :
synthétisée par l’œuf fécondé elle apparaît précocement
dans le plasma.

C – Intérêt pratique :
1 – Diagnostic de la grossesse :
a hCG urinaire :
- Mesurée par :
2 – hPL : hormone Placentaire o Inhibition d’hémagglutination.
Lactogène : o Agglutination de particules de latex.
- C’est un polypeptide formé de 191 acides aminés avec o Ou mieux par des méthodes immunologiques
deux ponts disulfure. (tests unitaire vendus en pharmacie).
- Son apparition dans le plasma se fait à la 5 ème semaine de  Le test est positif 15 jours après la fécondation.
gestation car elle est synthétisée par le placenta.
b hCG plasmatique :
3 – Evolution des concentrations - Mesurée par :
des hormones peptidiques : o Dosages immunoenzymatiques utilisant des
anticorps anti chaîne α et des anticorps anti β.
o Il y a des méthodes spécifiques de la chaîne β (2
anticorps antiβ) qui mesurent les chaînes β libres.
- Résultats :
 Détection précoce (8 jours).
 hCG < 5 UI/L : test négatif pas de grossesse.
 hCG > 20 UI/L : test positif  grossesse.  S’assurer de la vitalité du fœtus, rassurer la
 Entre 5 et 20 UI/L : Il faut confirmer par une patiente.
deuxième détermination (2 jours après).
 Les valeurs doivent être interprétées en fonction de B – Choriocentèse :
l’âge de la grossesse  Courbe.
 Dans les grossesses extra-utérines les valeurs sont 1 – Principe :
basses par rapport à l’âge présumé de la grossesse. - La choriocentèse consiste à prélever un échantillon de
 En cas de môle hydatiforme ou de choriocarcinome trophoblaste. On parle aussi de biopsie de villosités
: les valeurs sont très élevées. choriales.
2 – Surveillance de la grossesse : - Le prélèvement est effectué entre la 11ème et la 13ème S.A,
- S’impose dans les grossesses à risque : Avortement à répétition, elle constitue donc un examen très précoce.
âge tardif (40 ans), HTA, diabète, infertilité… - La choriocentèse présente l'avantage de procurer une
a hCG plasmatique : quantité suffisante d'ADN immédiatement disponible pour
 Réduction des concentrations avant la 10ème un diagnostic biochimique ou moléculaire rapide et surtout
semaine  menace d’avortement, grossesse extra- d'être pratiquée assez tôt au cours de la grossesse.
utérine.
 Augmentation en fin de grossesse  iso- 2 – Technique :
immunisation, diabète mal équilibré, toxémie - Nécessite la même préparation et position de la patiente
gravidique, trisomie 21… que lors de la réalisation de l’amniocentèse.
b hPL plasmatique : - La voie trans-abdominale (échoguidée) avec une aiguille
 Cinétique physiologique : est actuellement la plus utilisée.
o Vers la 8ème semaine : 50 à 100 mg/l - Le prélèvement peut s’effectuer par voie trans-vaginale
o Puis augmentation régulière : 10 à 14 mg/l avec un cathéter souple et une seringue sans anesthésie
en fin de grossesse. (utilisée surtout pour les sites postérieurs du placenta).
 Relation directe avec la masse placentaire : - Les deux techniques obtiennent normalement un
o Augmentation : môle, insuffisance échantillon de 5 à 25mg de tissu chorial aspiré.
placentaire, souffrance fœtale.
c Progestérones : C – Indications :
 Produit placentaire : diminue en cas d’avortement 1. Proposé à toute mère à partir de 38ans.
et augmente dans les môles hydatiformes. 2. Toute mère jeune ayant un risque particulier de
 17-OH progestérone : marqueur de la surrénale malformation tels que :
fœtale. o Test « HT 21 » > à 1/250.
 16-OH progestérone : marqueur du foie du fœtus. o Epaisseur de la muqueuse du fœtus > 3mm à 12SA.
d Œstrogènes : o Anomalie échographique.
 Diminuent en cas d'avortement. o ATCD de malformation dans la famille.
o Avortements à répétition.
II – TECHNIQUES EFFRACTIVES : 3. Prélèvement de cellules du liquide amniotique pour
pratiquer un caryotype.
A – Amniocentèse : 4. Dépistage de déficits enzymatiques (galactosémie,
glycogénose).
1 – Principe : 5. Dosage de la bilirubine au cours d’IFM rhésus.
- L'amniocentèse consiste à prélever une petite quantité de 6. Surveillance des grossesses menacées ou prolongées.
liquide amniotique en vue de son analyse. 7. Recherche d’une anomalie de composition ou d’une
- Elle est habituellement réalisée à partir de la 16 ème S.A infection du liquide amniotique.
sous contrôle échographique. 8. L’amniocentèse tardive permet d’établir le diagnostic de
viabilité fœtale :
2 – Technique :  Maturité pulmonaire : Lécithine/Sphingomyéline.
a Préparer la patiente :  Maturité hépatique : abaissement rapide de la
 Vessie vide, à jeun. Patiente en décubitus dorsal, bilirubine.
désinfection de la zone de ponction, champ et  Maturité rénale : créatinine amniotique x par 3 à
matériels stériles. celle du plasma
b Sous contrôle échographique :  Maturité cutanée : test de coloration des cellules
 Introduction d’une aiguille fine à travers la paroi épidermiques.
abdominale et l’utérus + prélèvement d’une petite
quantité de liquide amniotique (20mL).
c Administration de gammaglobulines anti-rhésus :
 Si Rh- pour prévenir l’iso-immunisation.
d Fin de la procédure :
CONCLUSION :
- Grand intérêt des méthodes non invasives dans le diagnostic positif et la
surveillance de la grossesse.
- Méthodes invasives : dangereuses mais restent importantes par leurs
indications.
- Elles ne présentent pas de contre indications mais ne sont pas dénuées
d’incidents et accidents (risque de fausses couches présent même s’il est
minime).

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