Eor
Eor
EOR
augmenter
la récupération
//. sommaire
EOR
augmenter
la récupération
sss
Page 3 avant-propos
Page 4 Contexte
L’augmentation des taux de récupération des huiles
conventionnelles sera, demain, déterminante pour
compenser le déclin inéluctable des champs.
Page 6 Enjeux
En lançant un projet de Recherche et des actions
de Développement dédiés, Total veut compter parmi
les acteurs qui relèveront avec succès le défi de l’EOR.
Page 8 expertise
Injection de produits chimiques, de CO2, de vapeur
ou encore d’eau à salinité maîtrisée : les possibilités
techniques sont nombreuses pour couvrir l’éventail
des gisements cibles et, des études les plus
fondamentales aux pilotes les plus audacieux,
tous les métiers sont mobilisés.
P. 10 Des années de production additionnelle
P. 12 Les promesses de la voie chimique
P. 18 Des laboratoires intégrés
P. 20 Le dioxyde de carbone à l’étude
P. 24 Un vaste champ des possibles
Page 26 groupe
Total dans le monde en 2008
Prolonger la durée
DE VIE des ressources
d’hydrocarbures
L’Exploration & Production de Total
repousse continuellement les frontières
de la production pétrolière et gazière. « L’innovation est le levier
C’est dans l’intégration complète majeur de la croissance
de tous ses métiers que le Groupe
puise la force d’innovation qui lui vaut
durable de nos productions. »
d’être pionnier dans les domaines
stratégiques d’avenir.
Huiles extra-lourdes, offshore ultra-
profond, gaz acides, hydrocarbures très ultimes des champs conventionnels.
profondément enfouis à haute pression S’appuyant sur les synergies avec
et haute température, parfois dans les autres branches du Groupe dans
des tight sands complexes à produire, les domaines du gaz et de l’électricité,
l’Exploration & Production de Total est du raffinage et du marketing ou encore
présente sur tous les grands challenges de la pétrochimie, ses solutions
technologiques. En parallèle, elle crée technologiques s’intègrent dans toute
les outils et les méthodes qui lui la chaîne de valeur, de la production
permettent d’accéder aux réserves aux produits finis ou aux marchés.
04 //. contexte
Une voie
technologique
EOR
incontournable
s sss
L’augmentation des taux de récupération des huiles
conventionnelles sera, demain, déterminante
pour compenser le déclin inéluctable des champs
et répondre à la demande mondiale d’hydrocarbures.
60
40
Estimation de la croissance
de la demande (~ 1,1 %/an)
20
Déclin des champs en
production (~ 5 %/an)
0
2000 2005 2010 2015 2020
Source : Total
Bergen, Norvège.
06 //. enjeux
Une priorité
stratégique
EOR
pour Total
s sss
En lançant un projet de Recherche et des actions
de Développement dédiés, appuyés sur une
organisation transverse qui va des chercheurs en
laboratoire aux opérationnels en filiale, le Groupe
affiche son ambition : compter parmi les acteurs
qui relèveront avec succès le défi de l’EOR.
Sont visées aussi bien les cibles offshore qu’onshore,
avec un focus particulier sur les gisements
carbonatés complexes du Moyen-Orient.
Huiles visqueuses
de mer du Nord
Joslyn
(SAGD *) Marienbronn
(Huff & Puff)
Châteaurenard
Pécorade,
Grenade
(CO2)
Poso Creek
(vapeur)
Deep Jusepin
(WAG **) Nkarika
Dalia,
Camelia
1 2 3
Des techniques
multiples
à exploiter
sss
Lancé en 2006, le projet de R&D EOR témoigne
de l’importance stratégique de la récupération
pour Total. Injection de produits chimiques,
de CO2, de vapeur ou encore d’eau à salinité
maîtrisée : les possibilités techniques
sont nombreuses pour couvrir l’éventail
des gisements cibles et, des études
les plus fondamentales aux pilotes les plus
audacieux, tous les métiers sont mobilisés.
10 //. expertise
Des années
de production
EOR
additionnelle
s sss
Le projet EOR vise à passer, aussi rapidement que possible,
de l’innovation aux pilotes. La clé de son architecture
réside dans l’intégration des métiers et des savoir-faire,
des laboratoires aux opérations, ainsi que dans la synergie
avec les centres de recherche de l’E&P, présents partout
dans le monde, et avec le pôle pétrochimique du Groupe.
Viscosité de l’huile en cP
0,1 1 10 100 1 000 104 et +
Injection de gaz
Miscible, non miscible, Méthodes thermiques
CO2, WAG et variantes Huff & Puff,
vapeur d’eau,
combustion in situ
Méthodes chimiques
Alcalin/tensioactifs/
polymères/salinité optimisée Solvant
VAPEX
Méthode
microbiologique
Les promesses
de la voie
EOR
chimique
s sss
La mise en œuvre de polymères et de tensioactifs
pour améliorer l’efficacité de l’injection d’eau concentre
aujourd’hui une part très importante des recherches
du projet EOR. Cette option s’avère en effet particulièrement
bien adaptée au portefeuille de Total. Bénéficiant d’importants
moyens d’études en laboratoires, ces techniques sont
d’ores et déjà évaluées par des pilotes. À l’horizon,
une première mondiale, signe de la capacité d’innovation
et de l’audace de Total.
Les polymères,
accélérateurs de récupération
Le constat est simple : dans les conditions de fond des réservoirs, l’eau
a presque toujours une viscosité plus faible que l’huile. Or, tout en assurant
le maintien de la pression du réservoir, l’eau injectée devrait aussi idéalement
pousser l’huile, tel un piston. Mais, parce qu’elle est plus mobile que l’huile,
Qu’est-ce elle faillit souvent à cette mission, se faufilant par les chemins de moindre
que la mobilité ? résistance que lui offre le réservoir (voir l’encadré). Remédier à ce problème
La mobilité d’un fluide est, dans le principe, tout aussi simple : il s’agit de réduire la mobilité de l’eau
exprime le rapport entre la en augmentant sa viscosité, de manière à rapprocher autant que possible ses
perméabilité relative de ce fluide propriétés de celles de l’huile cible. Comment ? En lui ajoutant un polymère,
dans un milieu poreux donné longue chaîne moléculaire qui répète à l’identique et un grand nombre de fois
et la viscosité de ce fluide. le même motif de base. À la condition que ce polymère soit soluble dans l’eau,
La viscosification de l’eau par il pourra s’y déplier et augmenter la viscosité de cette dernière.
des polymères vise à tendre Ainsi, une augmentation potentielle des taux de récupération de 5 à 15 %
vers un rapport de mobilité
peut être obtenue grâce à un “effet piston” beaucoup plus efficace.
entre l’eau et l’huile égal à 1,
c’est-à-dire à obtenir une
mobilité équivalente pour Une expérience industrielle
les deux fluides. En milieu de premier plan
peu salé, une concentration La grande efficacité potentielle du contrôle de la mobilité de l’eau par
de polymères à 300 ppm (parties l’adjonction de polymères est démontrée depuis longtemps par Total.
par million), soit 0,3 g/l, permet En 1977, le Groupe lance en effet sa première opération pilote,
d’augmenter aisément la viscosité sur le champ français argilo-gréseux de Châteaurenard, dans le sud du
de l’eau d’un facteur 10. Bassin parisien. Ce réservoir peu profond, d’une température de 30 °C
et composé de sables inconsolidés d’excellente perméabilité, recèle
Injection d’eau Injection de polymères
Fort rapport de mobilité Faible rapport de mobilité
Eau Huile k2 k1
Polymères k3 Huile k2
k3
(k = perméabilité)
k2>k3>k1
au Injection
(b) Injection de polymères
de polymères
obilité Faible rapport de mobilité k1
Polymères Huile k2
k3
Comparaison
Injection d’eau du balayage : eau versus(k =polymères
perméabilité)
k1
Huile k2
k3
k2>k3>k1
une huile visqueuse de 40 cP en conditions réservoir. L’opération pilote,
comptant un puits injecteur et sept producteurs, conduite jusqu’au
Injection milieu
de polymères
des années 1980, présente d’excellents résultats sur quatre
des puits producteurs. Elle k1 justifie la mise en œuvre industrielle
ères Huile k2
de l’injection de polymères sur le champ satellite de Courtenay, champ
k3
mature d’huile(kvisqueuse
= perméabilité)(40 cP) où la production d’eau atteint 80 %.
Lancée à l’échelle pilote en 1985, cette seconde opération est déployée
à l’échelle industrielle à partir de 1989 avec quatre puits injecteurs et
seize producteurs. L’eau injectée (420 m3/j) atteint une viscosité de 23 cP
via un polyacrylamide dont la concentration est maintenue à 900 ppm
pendant les vingt-sept premiers mois du développement avant d’être
progressivement réduite à 100 ppm au cours des deux années suivantes. Bureau du siège social
de la filiale de Total E&P USA,
Au final, l’efficacité du procédé est largement démontrée : 56 700 m3 à Houston, au Texas.
d’huile additionnelle sont produits, soit une amélioration de 9 % du taux
de récupération initial de 22 %. Expérience industrielle très concluante
au regard de la viscosité de l’huile cible, Courtenay fait toujours figure
de référence mondiale.
pp
Résultats de l’injection de polymères à Courtenay
Production d’huile (m3/j)
120
80
Simulation avec
60 l’injection de polymères
40
Simulation sans
l’injection de polymères
20
0
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995
14 //. expertise
EOR
s
pp Première en grands fonds
C’est aujourd’hui un challenge de plus vaste envergure que relèvent
les spécialistes EOR de Total, avec, en ligne de mire, une première
mondiale : l’injection de polymères dans le domaine extrême des grands
fonds, en l’occurrence sur Dalia, immense champ de l’angolais développé
sous des profondeurs d’eau variant de 1 200 à 1 500 m.
Les gisements de l’offshore profond apparaissent en effet comme
d’excellents candidats à cette technique. En général faiblement enfouis
sous le fond de la mer, ils affichent souvent une température modérée
allant de pair avec des huiles relativement visqueuses. De plus, l’injection
1
d’eau y est le mécanisme de récupération le plus fréquemment mis
en œuvre. Le lancement de ce projet en 2003, trois ans avant l’entrée
en production de Dalia, marque une étape déterminante dans la stratégie
de Total : l’EOR n’est plus, désormais, réservée aux seuls champs
matures, mais peut et doit trouver sa place, chaque fois que le besoin
s’en fait ressentir, sur de nouveaux champs. Les opérations débutent
fin 2008 avec la réalisation d’un test d’injectivité de l’eau viscosifiée
sur site. Ce délai de cinq ans témoigne de l’ampleur de l’étude
multidisciplinaire requise pour démontrer la faisabilité et la rentabilité
de la technique. Quatre thèmes majeurs sont traités, mêlant géosciences,
2 chimie et architecture pétrolière :
– la sélection, via un programme laboratoire dédié, d’un polymère
1. FPSO de Dalia,
au large de l’Angola. adapté au réservoir et à l’huile de Dalia ;
2. Suivi de l’évolution − l’estimation, au travers d’importantes simulations réservoir nourries
de la viscosité du polymère par les paramètres acquis en laboratoire et scrutant différentes
dans les conditions de fond.
stratégies, des ressources additionnelles susceptibles d’être apportées
par la viscosification de l’eau d’injection ;
− le design et la définition des objectifs d’une installation pilote ;
− la logistique et l’étude/évaluation des équipements opérationnels
additionnels requis pour mettre en œuvre le procédé sur le site de Dalia.
Le défi de la salinité
À chaque champ, “son” polymère. Sa salinité, sa température, la composition
et les propriétés de l’huile, la dynamique des fluides à l’œuvre dans
le réservoir sont quelques-uns des paramètres qui président au choix
de l’assemblage moléculaire idoine. Si les polymères s’accommodent
de températures de 70, voire 80 °C, ils perdent en revanche leur pouvoir
viscosifiant dans une eau fortement saline. Sous l’action du sel,
ces longues chaînes flexibles, qui ne sont efficaces que dépliées, se mettent
en effet ”en pelote”. L’amélioration de leur tenue au sel est donc un axe
majeur des recherches. Parmi les molécules candidates, les biopolymères,
fabriqués par des levures ou des bactéries. Il s’agit notamment
de polysaccharides, dont la solubilité est excellente et dont la structure
rigide résiste au sel. Autre avantage majeur, ils peuvent s’accommoder
de températures allant jusqu’à 100, voire 110 °C.
pp
Dalia, le polyacrylamide chez un géant des grands fonds
Caractéristiques
du champ
Température des réservoirs : 50°C
Perméabilité moyenne : 1 D
Viscosité de l’huile en conditions
réservoir : de 3 à 7 cP
Viscosité de l’eau en conditions
réservoir : 0,5 cP
Salinité de l’eau de formation :
130 g/l
Volume maximal d’eau injectée :
375 000 b/j via 4 lignes d’injection
d’une longueur cumulée de 35 km
Volume moyen d’injection par
puits : 12 500 b/j
s
pp Prometteurs pour des gisements chauds et à forte salinité,
ils présentent toutefois une faiblesse majeure : générés par des bactéries,
ils sont aisément biodégradables. Une propriété qu’il est primordial
de pallier pour garantir leur pérennité face aux bactéries présentes dans
les réservoirs.
Un pilote en perspective
C’est à la définition d’un nouveau pilote que se consacrent aujourd’hui
les équipes. Ce pilote en five spots (un puits injecteur au centre d’un carré
de 100 m de côté borné par quatre producteurs) sera implanté sur
un champ mature situé dans un environnement offshore. Il visera, dans
une zone du champ produisant à fort pourcentage d’eau, des réservoirs
inconsolidés de bonne perméabilité. L’objectif est de démontrer la capacité
des tensioactifs à y produire, de manière économique, l’huile résiduelle
ayant résisté aux méthodes classiques de récupération. L’opération, prévue
pour se dérouler durant trois mois environ avant la fin 2011, verra l’injection
de bouchons de tensioactifs/alcalins, puis de bouchons de polymères pour
améliorer le contrôle de la mobilité de l’eau. Si le test est positif, l’extension
de ce procédé à l’ensemble du champ ouvrirait la voie à une récupération Déformer
additionnelle estimée à 20 % de l’accumulation d’huile initiale. les gouttes d’huile
Outre la mise au point des tensioactifs adéquats, d’importantes études Tout système tend à prendre
ont été menées pour estimer aussi précisément que possible la saturation la forme la moins coûteuse
de l’huile résiduelle de ce champ, une question stratégique, puisque en énergie. Comme, dans
à la base de l’estimation de la récupération incrémentale potentielle. un système huile/eau, c’est
Elles ont porté notamment sur la redéfinition des modèles géologiques à l’interface que l’énergie est
et réservoir dans la zone du pilote ainsi que sur la mise au point d’une la plus élevée, l’huile adopte
stratégie de monitoring par injection de traceurs. une forme sphérique, de manière
à limiter la surface de contact.
Mais les molécules d’huile situées
L’enjeu des carbonates à la périphérie, déséquilibrées
Les réservoirs carbonatés sont plus difficiles d’accès aux procédés chimiques par leur contiguïté avec
de récupération améliorée. Un défi pour les équipes de R&D alors que le les molécules d’eau, cherchent
Moyen-Orient, dont on estime qu’il recèle près de 60 % des réserves d’huile à entrer à l’intérieur de la goutte
conventionnelle encore à produire, reste une zone stratégique pour l’avenir. pour y retrouver leur équilibre,
Adapter les techniques chimiques aux spécificités des carbonates engendrant une pression
suppose en effet de surmonter deux écueils majeurs, ce dont la R&D capillaire qui empêche la goutte
de Total a fait l’une de ses priorités. Le premier tient à la très forte de se déformer. Or, pour
hétérogénéité des milieux carbonatés, associée à des perméabilités produire une telle goutte d’huile
piégée dans le réseau poreux
plus faibles, et souvent à la présence de réseaux de fractures
d’un réservoir par un balayage
complexes dans ce type de réservoir où l’eau injectée peut se faufiler
à l’eau, il faut la faire passer dans
préférentiellement par le réseau de fissures et être produite sans des seuils de pores plus petits,
avoir balayé efficacement l’ensemble de la matrice. Le second découle et donc la déformer. C’est là
de la forte affinité entre les carbonates et les produits chimiques. qu’interviennent les tensioactifs
Dans un environnement carbonaté, ces derniers ont en effet qui, en faisant chuter la tension
une propension bien plus forte que dans les réservoirs argilo-gréseux interfaciale, abaissent la pression
à se coller à la roche, entraînant une consommation trop forte de produits. capillaire et permettent
Or, si les produits actifs se fixent dans le premier centimètre la déformation de la goutte.
de roche rencontré, ils ne pénétreront guère dans la matrice…
18 //. expertise
Des laboratoires
intégrés
EOR
s sss
Tous les travaux de R&D de Total en matière d’EOR,
de la physico-chimie au test des procédés sur carottes en
conditions réservoir, sont réalisés au sein d’un ensemble
de laboratoires dédiés.
2 3
1
1. Opératrice dans un
laboratoire du PRDML.
2. Visualisation
des différents
Dernière phase des études conduites dans les laboratoires du PRDML :
comportements
le balayage en milieu poreux. Les colonnes de test, des carottes de sable de phases
de 35 cm préalablement saturées en huile et balayées à l’eau, sont soumises d’un système eau/
tensioactif/alcane.
au passage de bouchons de tensioactifs et de polymères dans des cellules
3. Influence de
à 4 bar. Huit bancs de test sont ainsi dédiés à l’évaluation de l’impact la pression de gaz sur
des produits sur la récupération finale de l’huile résiduelle en fonction le comportement
de différents scénarios (taille et concentration des bouchons). La taille physico-chimique du
mélange brut/solution
réduite de ces bancs, construits sur mesure pour cette application, aqueuse du tensioactif.
permet de mener à bien un test en une quinzaine de jours seulement. 4. Carotte de roche
Une fois les produits sélectionnés par les équipes de Lacq vient le tour incluse dans une résine
balayée par une solution
des spécialistes du Centre scientifique et technique Jean-Féger (CSTJF) aqueuse de tensioactifs
de l’E&P, à Pau. Leur rôle est d’étudier les mécanismes de récupération. et polymères.
Les études, cette fois, sont conduites, dans les conditions de pression 5. Appareillage
et de température des réservoirs, sur des carottes prélevées sur les permettant la
réalisation de balayages
gisements, et non plus sur des analogues. C’est donc au CSTJF que les d’échantillons de roches
produits chimiques passent leur ultime phase de qualification, mais toutes par des hydrocarbures
les autres voies de l’EOR y sont également testées (injection de CO2, d’air, ou de l’eau.
4 5
20 //. expertise
Le dioxyde
de carbone
EOR
à l’étude
s sss
Aisément miscible dans les huiles légères, le CO2 apparaît
comme une alternative à l’injection de gaz hydrocarbures.
Demain, il sera sans doute un vecteur important de
la croissance de la récupération, tant pour des raisons
économiques qu’environnementales. Pour le mettre
en œuvre en toute maîtrise, la R&D de Total mène
de nombreuses études.
Pour Total, le CO2 constitue, à plusieurs titres, un sujet de tout premier plan.
Sprex®, l’unité pilote de Lacq D’abord, leader historique de l’exploitation de gisements de gaz très acides,
de séparation du H2S et du CO2. le Groupe a développé une très large gamme de solutions de traitement de
ces gaz et dispose notamment, avec Sprex® CO2, d’une technologie innovante
et économique de séparation du CO2 pour les gaz très fortement carbonatés.
Ensuite, son engagement dans la lutte contre le changement climatique
l’a conduit à placer les gaz à effet de serre (GES), et en particulier le CO2,
au rang de ses préoccupations majeures et à mener une stratégie de R&D
très volontariste. Témoin, la construction, à Lacq, d’un pilote de captage et de
stockage géologique du CO2 de combustion : première européenne par le choix
de son site de stockage, un réservoir en fin de vie à terre, et première mondiale,
car dédié au CO2 de combustion, ce pilote industriel marque une étape
stratégique pour le déploiement de cette solution innovante à grande échelle.
Captage
du CO2 Transport Injection
Origine du gaz
Centrales Caractéristiques Pression et
thermiques du gaz température
en tête et fond
Production de puits
d’éthanol,
engrais Compression
Sources Injectivité
naturelles
Thermodynamique
Associé aux gaz Environnement :
d’hydrocarbures – onshore
Pipelines – offshore
Pureté du CO2 adaptés – sous-marin
Production Recyclage
Réservoir du CO2 ou
stockage
s
pp L’injection de CO 2 en offshore
L’injection de CO2 est sans aucun doute une option très satisfaisante,
car elle permet à la fois de satisfaire aux principes de l’EOR,
mais aussi, au final, de le stocker en grande partie dans le réservoir.
C’est à cette option que les équipes EOR de Total se sont attachées
pour l’évaluation d’un projet en mer du Nord, qui pourrait être
mis en œuvre à l’horizon 2016. L’objectif est de substituer le gaz
hydrocarboné produit par le champ par du CO2 pour maintenir
la pression de ce réservoir de gaz à condensats aujourd’hui en phase
de déplétion rapide. Le maintien de la pression est nécessaire
pour éviter de perdre la récupération d’une partie des condensats
qui autrement se déposeront dans le réservoir.
Si la réinjection du gaz produit par le champ a été disqualifiée
pour des raisons économiques, le méthane étant commercialisable,
l’alternative CO2 est en effet envisageable. L’accès à une source
Injecteur
Transport de CO2 de CO2
Amélioration de
la récupération
des hydrocarbures
1
2 3
1-2-3. Plate-forme d’Abu Al Bukoosh,
à Abu Dhabi.
L’Orient en perspective
C’est bien entendu aux Proche-, Moyen- et Extrême-Orient,
qui concentrent les plus importants volumes de ressources
acides (CO2 et H2S), que le CO2 devrait s’afficher, à l’avenir, comme
un des leviers de l’amélioration des taux de récupération.
L’une des conditions à réunir étant de disposer d’une source
économique de CO2 à proximité des champs candidats. Dès à présent,
les équipes EOR de Total sont à l’œuvre, en particulier au travers
d’études de faisabilité sur le champ offshore d’Abu Al Bukoosh,
à Abu Dhabi, opéré par le Groupe. Au menu, la qualification
de l’équilibre CO2/huile et son intégration au sein d’un modèle
réservoir dynamique afin d’évaluer l’efficacité de différentes stratégies
d’injection de CO2. Cette option, qui viendrait relayer une production
par injection d’eau puis de gaz hydrocarboné, aurait une valeur
de démonstration dans le cadre de l’exploitation d’un champ mature
produisant aujourd’hui quelque 90 % d’eau.
24 //. expertise
Un vaste champ
des possibles
EOR
s sss
Dans l’éventail de ses travaux à large spectre, Total apporte
une attention toute particulière à la voie thermique, largement
mise en œuvre pour les huiles extra-lourdes mais encore
peu pour les huiles conventionnelles, et à celle de la
modification de la salinité de l’eau d’injection, ouverte tout
récemment. Deux pistes qui, parmi d’autres, pourraient livrer
les clés d’une récupération améliorée en milieu carbonaté.
Étapdeeva1
peur
Impr
Injection
Huile et
vapeur
Vapeur l’encaissan
t
ns
chaleur da
Pertes de
auffé
Le brut ch pompés Injecteur
nt
et l’eau et l’eau so ce.
La vapeur auffent
ch vers la surfa
est injectée condensée eux.
1 La vapeur rvoir. qu 2
le brut vis
dans le rése
TOTAL
dans le monde
EOR
en 2008
s sss
Présent dans plus de cent trente pays, Total, l’un des
groupes pétroliers et gaziers les plus dynamiques
au monde, compte à son actif de nombreuses avancées
technologiques et économiques de premier plan.
Indonésie
Les nombreux grands projets menés à bien par Total ont largement
démontré sa capacité à maîtriser les enjeux technologiques et
économiques de la production des grands gisements en conditions
extrêmes, notamment les champs haute pression/haute
température, les bruts extra-lourds, la production en offshore
profond et ultra-profond, le transport multimodal d’effluents, etc. nnn
Communication E&P – Conception et réalisation : – Crédits photo : Atlantide S.N.C., Castano, Marco Dufour, Peter Granser/laif,
Gilles Lemdorfer, Laurent Pascal, Peerakit, Marc Roussel, Laurent Zylberman, DR – Infographies : Jean-Pascal Donnot, Idé – © Total – Décembre 2009.
COLLECTION SAVOIR-FAIRE
Neuf domaines d’expertise pour prolonger
la durée de vie des ressources d’hydrocarbures
TOTAL S.A.
Capital social : 5 929 520 185 euros
542 051180 RCS Nanterre
Exploration & Production - Paris
2, place Jean-Millier
La Défense 6 - 92078 Paris-La Défense Cedex - France
Tél. 33 (0)1 47 44 45 46
Exploration & Production - Pau
Avenue Larribau - 64018 Pau Cedex - France
Tél. 33 (0)5 59 83 40 00
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