CCTP Ouvrages d'Art A9 Perpignan
CCTP Ouvrages d'Art A9 Perpignan
Mars 2009 DC E 0 1 2 4 8 0 OA - S T C 2 0 2 0 1 0 C
Echelle : A4
C.C.T.P. - LIVRET E
OUVRAGES D’ART
__________________________________________________
SOMMAIRE GENERAL
__________________________________________________
E0 : PRESCRIPTIONS GENERALES
E1 : QUALITE
E2 : ETUDES D’EXECUTION
E5 : FONDATIONS
E7 : BETONS ET MORTIERS
C.C.T.P. – Fascicule E0
PRESCRIPTIONS GENERALES
LIMINAIRE :
Les prescriptions générales communes à l’ensemble des travaux à réaliser sont définis
dans le livret A du CCTP, auquel il convient de se reporter.
Le présent livret E du CCTP spécifique aux ouvrages d'art est décomposé en fascicules
spécialisés Ei, avec i représentant un indice numéroté. A noter que cette numérotation
n’est pas obligatoirement continue.
SOMMAIRE
7.1 GENERALITES................................................................................................... 35
7.2 CONFORMITE AUX NORMES, MARQUES ET AVIS TECHNIQUES FRANÇAIS .............. 35
7.2.1 Possibilités d’équivalence ................................................................. 35
7.2.2 Acceptation ou refus du maître d’œuvre d’une équivalence............. 36
Le livret E du CCTP définit les spécifications particulières à appliquer pour l'exécution des
travaux sur les ouvrages d’art existants de l’autoroute A9 section Perpignan Nord / Perpignan
Sud de l’autoroute A9, section de 16 km de longueur environ, nécessaires pour l’élargissement
de la plate-forme autoroutière de deux (2) à trois (3) voies.
La description générale des travaux, afférents au présent marché, est donnée dans le livret A
du CCTP.
La consistance des travaux du présent marché fait l’objet d’une partition thématique, dont la
description figure dans le CCTP - Livret A « Prescriptions générales communes ».
Concernant les travaux propres aux ouvrages d’art, objets de ce livret, la consistance des
travaux est reprise ci-dessous et précisée sur certains points.
Ces travaux dits généraux sont décrits dans les autres livrets du CCTP.
Généralités
Terrassements
Réseaux - Assainissement
Chaussées
Les travaux propres aux ouvrages d’art sont décrits dans le présent livret E du CCTP et dans
les pièces graphiques du présent marché. Ils sont réputés être intégrés dans les prix de la
partie correspondante du BPU (série E) et sont décrits dans la liste détaillée ci-après:
Généralités
Le décapage complémentaire de la terre végétale sur les emprises des déblais ou des
remblais d’assise des fondations des ouvrages ou parties d’ouvrage, avec récupération et
mise en dépôt de cette terre végétale
Les démolitions (chaussées, réseaux et chambres abandonnés, …) dans l'emprise des
fouilles d'ouvrage
Les déblais, fouilles et épuisements pour les fondations, y compris tous les ouvrages
provisoires nécessaires et en particulier les blindages, pompages, et évacuations des
eaux
La stabilisation des terrains et des voiries impactées par confortements cloués ou
blindage provisoires
L'exécution des purges locales et le remblaiement des fouilles
Les démolitions et terrassements des perrés
Les remblais contigus des ouvrages
Soutènements définitifs
Exclusivement pour le lot 2, les talus cloués définitifs de rectification des perrés des
passages supérieurs, y compris revêtement et accessoires (parement architectural,
drainage, dispositifs de sécurité…)
Les murs en retour et en aile des ouvrages d’art, en béton armé et en remblai rapporté
armé, y compris revêtement et accessoires (parement architectural, drainage, dispositifs
de sécurité…)
Ouvrages d'Art
Renforcements structurels
Assainissement
Réseaux secs
Les fourreaux pour multitubulaire en rive de tablier et dans les remblais d’accès
immédiats
Pour le PI2493, le fourreau en acier nécessaire à la déviation provisoire de la
multitubulaire (par sécurité, dans le cas où la corniche-caniveau ne serait pas achevée à
temps)
Etanchéité - Drainage
Equipements de sécurité
Exclusivement pour le lot 2, les garde-corps en limite des passages de service en rive des
passages inférieurs concernés et les garde-corps en tête des rescindements de perré
Exclusivement pour le lot 2, les formes de GBA à l’avant des rescindements de perré
Les barrières de sécurité type BN4 sur les passages inférieurs et dans les zones de
raccordement à la section courante, dalles de frottement comprises
Ecrans acoustiques
Les principaux plans d’exécution des ouvrages existants sont joints au DCE (Bordereau B
« Pièces indicatives facilitant l’intelligence du projet »).
L'ouvrage a été réalisé en 1974-1976, pour une exploitation à 2x2 voies avec une largeur
roulable de 11 m par sens. Les caractéristiques géométriques dans lesquels il s’inscrit, sont :
L'ouvrage présente une longueur totale de 202 m, un biais de 82.5 grades et un tirant d'air de 7
mètres. Il est constitué de tabliers indépendants, séparés par un jour de 2.00 m de largeur, de
cinq travées continues : 36.00 m – 3 x 43.00 m – 36.00 m.
L'ouvrage présente des lignes d'appuis biaises sur les appuis intermédiaires et droites sur les
culées (avec décalage des demi-culées) ce qui conduit à ce que les 2 nervures d'un même
tablier n'ont pas la même portée dans les travées de rive. Les fûts de pile et les demi-culées
sont portés par des massifs sur 2 files de 4 pieux Ø 1000 confinés dans des argiles sableuses
ou silteuses.
La rive extérieure de chaque demi-tablier est équipée d'une barrière BN4 (dont la longrine,
formant corniche, s'ancre sur le hourdis sur une largeur de 0.50 m). Le tablier est protégé par
une étanchéité de type B3A et par un revêtement de chaussée en béton bitumeux d’épaisseur
variable. Aux abouts des demi-tabliers, l'ouvrage est équipé de joints W110 CIPEC et les culées
comportent des dalles de transition, de longueur 5.00 m, régnant transversalement sous la
BDG, les 2 voies et le 1er mètre de la BAU.
Les eaux de chaussée sont évacuées, par des gargouilles verticales Ø 150 traversant le
hourdis (à raison de 10 unités par rive), en bord droit de chaussée.
Les élargissements, extérieurs pour les deux sens, sont supportés par des tabliers neufs
rapportés accolés aux tabliers existants et appuyés sur des extensions des piles existantes. Les
tabliers neufs sont continus sur appuis comme l’existant et constitués par une ossature mixte
acier-béton constitué d’un caisson métallique et d’un hourdis participant en béton, de largeur
3.20m.
Le joint de reprise entre tablier existant et élargissement étant situé en bord intérieur de BAU.
Le principe de conception des ouvrages élargis consiste à surcharger à minima les tabliers
existants. Les tabliers neufs sont dimensionnés pour présenter une grande rigidité vis-à-vis de
la flexion et de la torsion pour orienter le transfert des charges variables de l’existant vers
l’élargissement (a minima avec une rigidité en flexion longitudinale supérieure à celle du tablier
existant), afin de limiter la transmission de charges verticales supplémentaires. Le calcul de la
charpente n’est pas optimisé vis-à-vis des efforts qu’il lui faut assumer, mais vise à soulager le
tablier existant.
La charpente métallique principale est entretoisée à la nervure voisine sur chacune des lignes
d'appuis, dans la continuité des entretoises existantes.
Le type de dispositif de sécurité actuel (BN4) est reconduit, mais sous sa forme renforcée à
savoir la BN4-16t. Les rives de tablier sont équipées d'une corniche-caniveau, dédiée au seul
usage de l’ouvrage, tant pour l’assainissement des tabliers que pour le recueil des effluents
d’une pollution accidentelle.
L’élargissement du tablier reporte ses charges sur des élargissements de piles et de culées, à
l’identique de l’existant, avec ajout de pieux. Les nouveaux pieux seront de type foré-tubé, le
tubage, pour l'essentiel récupéré, sera néanmoins maintenu en partie supérieure du bétonnage
afin d'éviter le délavement éventuel du béton avant prise qui serait induit par les courants de
nappe.
La liaison du hourdis de l’élargissement sur l’existant est réalisée par un clavage "haut et bas".
La continuité du ferraillage, par recouvrement, nécessite de dégager les armatures existantes
au moyen d'une hydro-démolition de l’about de l’encorbellement. La récupération à la source,
des produits de démolition (eau et débris de béton) s’impose à l’Entrepreneur.
Les appuis, culées et piles sont étendus à l’identique, tant pour la superstructure que pour les
fondations. Les extensions des fûts et semelles sont font l’objet d’une liaison, à l’existant, au
moyen d’armatures scellés et ragréage de la surface de reprise du béton.
Pour les phases constructives, les murs d’extrémité existant sont conservés, et complétés en
partie inférieure par un soutènement cloué.
L’ouvrage élargi fait l’objet d’un renforcement parasismique par la mise en œuvre, au niveau
des culées :
- d’ancrages actifs
- d’amortisseurs visqueux non linéaires.
3.1.6 Le chantier
◊ Dans la brèche
Les installations de chantier pourraient être envisagées sur une parcelle au nord-ouest de
l’ouvrage, non loin de la culée nord C0, permettent un accès aisé aux appuis de la rive gauche
de la Têt. En revanche, l’accès aux piles situées sur la rive opposée (P3 et P4), isolées au sud
par le canal de la Basse, conduit à envisager la réalisation d’un passage à gué provisoire dans
le lit correspondant au débouché du canal. La culée sud (C5) sera, a priori, desservie depuis le
sud, par le passage à gué existant (en aval de l’ouvrage) ou par un pont nouveau selon
l’avancement des travaux limitrophes de la Rocade de Perpignan.
◊ Depuis l’autoroute
Pendant les travaux, une largeur roulable égale de 7.00 m permettra le maintien de
l'exploitation à 2 voies sur le tablier en travaux. Le chantier disposera alors d'une aire réduite de
largeur 3.00 m, séparée de la circulation par un dispositif SMV d'encombrement maximal 0.80
m.
Le caisson métallique, par plot de la longueur des travées (joint de soudure, droit, à l’aplomb de
la ligne d’appui justifié par le fait que ce caisson est sur-dimensionné vis-à-vis des contraintes),
sera manutentionné et mis en place à l'aide de grues auto-motrices de forte capacité, dont les
patins reposeront sur une poutre de transfert appuyée localement à l'aplomb des nervures (cf.
schéma joint ci-après); les efforts apportés par les patins étant très défavorables vis-à-vis de la
vérification de la flexion transversale du hourdis.
Le phasage de réalisation des tabliers rapportés est conçu pour différer le plus tard possible la
connexion avec les tabliers existants afin de limiter au maximum les interactions entre les deux
structures (voir plans de phasage dans la pièce A4.2). En effet, le fait que les tabliers existants
restent partiellement en exploitation pendant la réalisation de l’élargissement, les mouvements
relatifs de ces derniers dus à la circulation sont de nature à gêner la prise du béton des hourdis
des tabliers rapportés. Ce clavage est à réaliser pendant les périodes d’interdiction de
circulation des poids lourds, et donc a priori le week-end.
Les principales phases de réalisation des travaux d’élargissement des tabliers sont les
suivantes :
Le franchissement supérieur, par l'A9, de la voie ferrée Paris Cerbère (au PK 465,335) est
réalisé par un ouvrage très biais (25 grades) à 3 travées comportant deux tabliers, de largeur
utile 11 m, qui ménagent un jour de 2.00 m (TPC = 5.00 m).
Les tabliers sont de type métallique (4 poutres principales parallèles à l'autoroute en HEA 1000
et 900 et une poutraison secondaire, légèrement biaise par rapport aux lignes d'appui, en HEA
900), le hourdis, bien que connecté à la charpente, n'étant pas pris en compte comme
participant à la flexion générale.
- élargissement de la largeur utile du tablier sens 1 par l'intérieur de 3.00 m (largeur utile
14 m)
- élargissement du tablier sens 2 par l'extérieur de 3.50 m (largeur utile : 14.50 m).
Les poutres principales rajoutées seront des HEA 1000, comme les poutres de rive actuelles,
afin d'obtenir une raideur légèrement plus importante que celle des tabliers existants, sans
pénaliser la hauteur libre minimale. L'angle aigu des tabliers existants est renforcé par
l’adjonction d’une entretoise (afin de réduire la flèche notable détectée à la réalisation).
La préfabrication sera poussée à son maximum afin de limiter les travaux sous interruption de
trafic et consignation des caténaires. Ils seront menés, de nuit pendant des coupures dont le
planning et les durées sont précisées dans la NPSF (Notice Particulière de Sécurité Ferroviaire,
pièce A12.1 du marché). Les durées des intervalles indiquées dans les NPSF comprennent les
procédures de libération de la voie et de consignation caténaire. Le temps effectif disponible
que l’entreprise doit prendre en compte, doit y inclure une amputation de trente (30) minutes.
Bien que la solution évite tout élargissement extérieur côté Ouest (tablier sens 1), un chantier
d'équipements, sur ce bord, est néanmoins nécessaire pour la création d'une corniche-caniveau
et le remplacement des BN4-12t par des BN4-16t.
La liaison du hourdis de l’élargissement sur l’existant est réalisée par un clavage "haut et bas".
La continuité du ferraillage, par recouvrement, nécessite de dégager les armatures existantes
au moyen d'une hydro-démolition de l’about de l’encorbellement. La récupération à la source,
des produits de démolition (eau et débris de béton) s’impose à l’Entrepreneur.
3.2.4 Le chantier
Le chantier
Le phasage des travaux présenté ci-après, fourni à titre indicatif, s’appuie sur l’ordonnancement
général des travaux d’ouvrages d’art qui prévoit pour l’ensemble des ouvrages 3 phases de
travaux distinctes : travaux dans le sens 1, puis dans le sens 2 et enfin en TPC. Afin d’optimiser
le nombre de d’interventions sous consignation caténaire, il est prévu d’enchaîner les travaux
en TPC dans la foulée des travaux en sens 2.
Le PI 2493 présente de fortes contraintes liées à la nature ferroviaire de ce franchissement et
au calendrier d’intervention imposé dans Notice Particulière de Sécurité Ferroviaire (pièce
A12.1 du marché).
Tâche 1 Cette tâche consiste à réaliser les travaux d'assainissement et de mise à niveau des dispositifs de
retenue sur le demi-tablier sens 1 de l'ouvrage. Elle comporte les phases principales suivantes :
• La fixation du fourreau en acier pour la déviation de la multitubulaire (par sécurité, dans le cas où
la corniche-caniveau ne serait pas terminée pour la déviation provisoire de la multitubulaire,
nécessaire à la réalisation des pieux par le vide en TPC), le carottage des gargouilles (1) à travers
la longrine support de BN4 et le montage de la corniche-caniveau, sous consignation caténaire
pour les travaux à l’aplomb des voies ferrées.
Tâche 2 Cette tâche consiste à réaliser, sous le PI 2493 et de part et d'autre des voies ferrées, des clôtures
défensives maintenant un gabarit horizontal minimal de 2,30 m par rapport à l’axe de la voie ferrée la
plus proche. Chacune de ces clôtures comprendra une partie renforcée au droit des zones de
chantier relatives aux piles.
Ces zones renforcées seront constituées de profilés métalliques verticaux, scellés en pied dans des
forages. Ces profilés sont reliés par un filet de protection en partie haute et par une paroi pleine en
partie basse sur une hauteur de 1,50 m à partir du sol environnant ou des plateformes de travail. Les
zones renforcées seront raccordées à une clôture générale plus légère isolant les travées de rive de
l’ouvrage.
Les travaux nécessaires à la réalisation de ces clôtures seront réalisés à l’aide d’engins de forage et
de manutention de dimensions réduites, adaptées à l’espace disponible entre les blochets support de
rail et le parement des piles (< 2,50 m).
Tâche 3a Cette tâche qui consiste à réaliser les extensions Est des culées Nord et Sud est menée, à distance
des voies ferrées, sur des chantiers isolés par des clôtures légères et sans interférences ferroviaires.
Elle comporte :
L'accès au chantier de la culée Nord se fait par le chemin, bordant la RD 900 à l'Ouest de celle-ci.
L'accès au chantier de la culée Sud se fait à partir d'un chemin intérieur à une exploitation privée,
elle-même accessible, moyennant un ouvrage à gabarit réduit sous la voie ferrée, depuis le chemin
évoqué ci-dessus pour l'accès à l'autre culée, ainsi que depuis la RD 614.
Tâche 3b Cette tâche consiste à réaliser les extensions Est des 2 lignes d'appui intermédiaires. Ces travaux,
exécutés à l'abri des clôtures défensives, ne nécessiteront pas de consignations caténaires et
comprennent :
Les pieux seront réalisés avec tubage provisoire à l’aide de pelles à câble équipées de louvoyeuse.
Le mouvement des pelles devra s’adapter à l’exiguïté des aires de travail, notamment dans l’angle
aigu formé par la voie ferrée et l’ouvrage pour réalisation des pieux de la pile Sud (louvoyeuse
déconnectée et pas de rotation de la pelle).
Les longrines sur pieux, qui interfèrent légèrement avec la ligne théorique à 3/2 nécessiteront un mini-
blindage butonné préalable à l'excavation de la fouille destinée à leur coffrage.
L’espace disponible entre le pied du perré et la pile (de 0 m coté Est à 0,50 m environ coté Ouest)
ainsi que l'espace disponible entre la clôture défensive et la pile (1,10 m à 1,20 m) rendent difficile
l’accès sous ouvrage pour réaliser les têtes de pieux et les extensions des voiles des piles. Il est donc
prévu la mise en place de plateforme de travail au droit des perrés.
Ces plateformes de travail surélevées, offrant une largeur utile d’environ 3 m derrière les piles,
permettront l’acheminement par des engins de manutention légers des éléments de coffrages et
armatures au droit des fondations. Ces plateformes supporteront également des échafaudages pour
réaliser l’assemblage des poutres des travées de rive sur la travée centrale.
Tâche 4 Cette tâche consiste à réaliser la jonction centrale lignes d'appui sur piles et culées. Bien que
concernant l'élargissement du ½ tablier Ouest (Narbonne-Le Perthus), cette phase est prévue dans la
première tranche de travaux afin de ne pas avoir à mobiliser deux fois un atelier de forage de pieux.
Les travaux à mener pour la jonction au droit des appuis intermédiaires sont similaires à ceux décrits
pour la tâche 3b, à la différence près que le forage des pieux (1 par ligne d'appui, situé sur l'axe
actuel de l'autoroute) sera réalisé depuis la plateforme autoroutière en neutralisant la circulation sur le
demi-tablier sens 2.
Les travaux à mener pour la jonction des culées se limitent à la liaison transversale des chevêtres.
Tâche 5 Cette tâche consiste à mettre en place les appareils d’appui sous les extensions de tablier. Comme
les deux tâches précédentes, ces travaux ne nécessitent pas de consignations caténaires, car ils sont
menés à l'abri des clôtures défensives.
Tâche 6 Cette tâche consiste à réaliser l'ossature métallique de l'extension Est de l'ouvrage. Elle comporte les
phases principales suivantes :
• Acheminement, jusqu'à une aire de montage bordant le canal à l'Est de la voie ferrée, des
éléments de charpente.
• Pose à la grue, de nuit, pendant une interruption caténaire 2 voies, de l'ensemble décrit ci-dessus
sur ses appuis définitifs et mise en position du platelage de jonction avec la poutre de rive
actuelle.
• Assemblage et montage de la charpente des travées de rive puis assemblage sur la travée
centrale. La pose des charpentes est faite à la grue mobile postée au sol, avec passage au
dessus des voies ferrées nécessitant une consignation caténaire de 2 voies.
Les platelages sont maintenus à l’issue de cette phase et ne sont démontés que lors de la phase
finale de réfection de la peinture de la charpente de l’ouvrage existant (3ème phase de travaux - tâche
12).
Tâche 7 Cette tâche consiste à réaliser le hourdis de l'extension Est. Elle comporte les phases principales
suivantes, qui ne nécessitent pas de consignations caténaires, sauf phase de pose des prédalles par
sécurité:
• Création d'une aire de chantier en rive Est du tablier existant et démontage de la BN4 et de
l'écran protège-caténaire avec maintien de la longrine.
Tâche 8 Cette tâche consiste à réaliser les travaux de chaussée et d'assainissement de l'extension Est de
l'ouvrage.
• Démolition de l'ancienne longrine de rive, reprise de l'étanchéité et mise en place des gargouilles
de rejet dans la corniche-caniveau.
• Elargissement des dalles de transition et des couches de chaussée aux extrémités nord et sud.
Pose des regards d’extrémité des corniches caniveaux.
Tâche 9 Cette tâche consiste à réaliser l'ossature métallique de l'extension en TPC de l'ouvrage. Elle
comporte les phases principales suivantes :
• Acheminement, jusqu'à l’aire de montage bordant le canal à l'Est de la voie ferrée, des éléments
de charpente.
• Création d'une aire de chantier principale coté TPC du tablier Ouest et d’une aire de chantier de
largeur réduite le long de la glissière coté TPC du tablier Est.
• Dépose du caillebotis en TPC et pose à la grue pendant une consignation caténaire 2 voies, de
la poutre principale de la travée centrale sur ses appuis définitifs et mise en place de platelages
entre cette poutre et les poutres existantes des 2 tabliers. Cette phase nécessitera également la
neutralisation temporaire de la circulation autoroutière sur le demi-tablier sens 2.
La pose de la poutre centrale sera faite sans démontage de la conduite existante, les réseaux
qu’elle contient ayant été préalablement dévoyés en rive Ouest.
• Montage de la charpente des travées de rive puis assemblage sur la travée centrale sans
contraintes caténaires. La pose des charpentes est faite à la grue mobile postée sur la
plateforme autoroutière, sans passage au dessus des voies ferrées.
Tâche 10 Cette tâche consiste à réaliser le hourdis de l'extension en TPC. Elle comporte les phases principales
suivantes, qui ne nécessitent pas de consignations caténaires sauf phase de pose des prédalles par
sécurité:
• Démontage des glissières et démolition des longrines support sur les 2 tabliers.
• Hydrodémolition des encorbellements des 2 tabliers sur 0,50 m avec conservation des armatures
coté Ouest et reprise d’étanchéité coté Est.
• Pose des prédalles du futur hourdis et mise en place d’un coffrage longitudinal coté Ouest, au
droit de la zone de recouvrement avec les armatures existantes en attente.
• Elargissement des dalles de transition et des couches de chaussée aux extrémités nord et sud.
Tâche 12 Cette tâche consiste à réaliser les mises en peinture complémentaires et à démonter les platelages et
plateformes de travail.
• Démontage des platelages sur poutres au droit des travées centrales des extensions Est et TPC,
sous consignations caténaires 2 voies.
• Reprise d'anti-corrosion et mise en peinture des travées de rives, sans contraintes caténaires, à
l’abri des clôtures.
• Démontage des plateformes sur perrés et réfection locale de ces derniers à l’abri des clôtures.
Les principaux plans d’exécution des ouvrages existants sont joints au DCE (Bordereau B
« Pièces indicatives facilitant l’intelligence du projet »).
La liste des ouvrages à traiter (BM 2509 comprise) et la synthèse des travaux à effectuer,
figurent dans les tableaux I et II.
• Murs d’extrémité
Les passages inférieurs sont à élargir avec adaptation ou reconstruction des murs d’extrémité.
Dans le cas des élargissements de faible importance, les murs d’extrémité sont reconstitués par
un remplissage en béton contre les murs existants (simplification vis-à-vis des sujétions de
réalisation et de compactage des remblais contigus).
• Modalités de l’élargissement
La préfabrication sera poussée à son maximum afin de limiter les travaux sous interruption de
trafic, notamment pour ce qui concerne le tablier. Les étaiements et autres appuis provisoires
ne devront pas empiéter sur les voies de circulation. En outre, l’Entrepreneur est tenu de
prendre toutes les dispositions visant à minimiser ses déformations par retrait et fluage,
lesquelles sont à prendre en compte dans la vérification de l’existant.
La liaison des tabliers de l’élargissement sur l’existant est réalisée par un clavage "haut et bas".
La continuité du ferraillage, par recouvrement, nécessite de dégager les armatures existantes
au moyen d'une hydro-démolition de l’about de l’encorbellement. La récupération à la source,
des produits de démolition (eau et débris de béton) s’impose à l’Entrepreneur.
Les piédroits existants et d’élargissement sont liés au moyen de barres scellées, dans leur mi-
épaisseur.
• Précautions particulières
Le tassement de la structure rapportée doit être neutralisé, ou être estimé négligeable, avant la
connexion sur la structure existante.
L’ouverture de fouilles à proximité des ouvrages existants, cadre, murs et remblais autoroutiers,
présentent des risques vis-à-vis de la stabilité. Dans la majorité des cas, il convient de prévoir
des soutènements provisoires.
L’entrepreneur devra prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas détériorer le
dispositif de drainage existant. La continuité de drainage devra être assurée derrière les murs et
les piédroits.
La liste de ces ouvrages et la synthèse des travaux à effectuer figure dans le tableau I de la
page suivante et dans la pièce A4 du marché « Dossier de plans ».
Sens 1
Sens 2
(PIPO/PICF)
TPC
N° (PR en d’ouvrage ou portées
l’obstacle (gr) existants
km) (* = sous remblai)
biaises (ponts-dalles)
Murs poids contre
Indépendants
PI 2432 CR 1 243.261 PIPO 100 7,50 x x x PIPO murs existants
en retour
conservés
PONT-DALLE
RD12b + canal Suspendus . Chevêtre sur piles existantes &
PI 2443 244.360 PIDP 70 12,63+17,12 x x x Suspendus
+ chemin en retour renforcement fondations
. Culées à mur de front sur semelles
CR + ruisseau
Indépendants PONT-DALLE
PI 2453 « la 245.305 PICF 100 10,00 x x x Suspendus
en aile . Culées sur micro-pieux
Llabanere »
PONT-DALLE
Suspendus
PI 2499 RD 616 249.912 PIDP 70 13,76+20,76+13,76 x x x . Piles sur micropieux Suspendus
En retour
. Culées sur micropieux
Chemin de Buse
BM 2509 250.9 90 3,25 - x - x PICF -
Pezilla métallique (*)
PIPO Parois moulées
PI 2513-1 RD 900 Parois moulées en PIPO
251.320 sur parois 83 10,75 x - x existantes
aile sur parois moulées existantes
PI 2513-2 moulées
Avenue de Indépendants Mur poids contre murs
PI 2515 251.550 PIPO 72 14,50 x x x PIPO
Prades en retour existants conservés
Nord : suspendus
Voie ferrée de PONT-DALLE
Suspendus Sud : Indépendant en
PI 2525 Villefranche- 252.572 PIDP 92 19,65+11,59 x x x . Chevêtre sur piles existantes
en retour sol renforcé (commun
de-Conflent . Culées sur micropieux
PI 2526)
Nord : Indépendant en
PONT-DALLE
Rivière « la PIDP Suspendus sol renforcé (commun
PI 2526 252.622 82 15,62+20,31+15,62 x x x . Piles sur micropieux
Basse » sur pieux en retour PI 2525)
. Culées sur micropieux
Sud : néant
PONT-DALLE
Suspendus . Chevêtre sur piles existantes &
PI 2530 RD 612a 253.000 PIDP 70 12,01+19,36+12,01 x x x Suspendus
en retour renforcement fondations
. Culées sur micropieux
Ruisseau « Le Suspendus Indépendants
PI 2538 253.853 PICF double 100 5,00+5,00 x x x PICF double
Ganganeil » en retour en retour
Canal de
Perpignan + Suspendus
PI 2556 255.6 PICF 74 4,00 - - - - -
chemin en retour
piétonnier
Sens 1
Sens 2
Sens 1
Sens 2
Sens 1
Sens 2
Sens 1
Sens 2
TPC
TPC
TPC
N° Nature de l’obstacle
PI 2432 CR 1 x x x - - - - - - BN4 (DBA) BN4
RD12b
PI 2443 x x x x x x x 30x57 30x57 BN4 (DBA) BN4
+ canal + chemin
CR
PI 2453 x x x x x x 30x47 - BN4 (DBA) BN4
+ ruisseau « la Llabanere »
PI 2499 RD 616 x x x x x x x 30x67 30x57 BN4-16t (DBA) BN4-16t
Cet ouvrage est un pont-dalle à 2 travées situé au PK autoroutier 252,5 qui franchit la voie
ferrée Villefranche-de-Conflent au PK 469,709.
La structure de l’élargissement
Les tabliers :
Afin de minimiser les interférences avec la circulation ferroviaire, ces élargissements de tabliers
seront réalisés à l’aide de composants préfabriqués posés à la grue. La préfabrication sera
poussée à son maximum afin de limiter les travaux sous interruption de trafic et consignation
des caténaires. Ils seront menés, de nuit pendant des coupures dont le planning et les durées
sont précisées dans la NPSF (Notice Particulière de Sécurité Ferroviaire, pièce A12.2 du
marché). Les durées des intervalles indiquées dans les NPSF comprennent les procédures de
libération de la voie et de consignation caténaire. Le temps effectif disponible que l’entreprise
doit prendre en compte, doit y inclure une amputation de trente (30) minutes.
Les culées :
Les chevêtres existants sont élargis avec une géométrie voisine de l’existant mais en
s’adaptant au profil de haut de perré que l’on maintiendra sans modification.
Ces élargissements de chevêtres (en rives et en TPC) seront fondés sur micro-pieux qui iront
rechercher le même terrain de fondation que les semelles existantes. Un micro-pieu incliné sera
mis en œuvre à l’arrière de ces chevêtres afin de reprendre les efforts de freinage
L’élargissement Est du chevêtre de la culée Sud comportera un simple mur en retour de faibles
dimensions, encastré sur ce dernier. Les trois autres élargissements latéraux nécessiteront la
réalisation d’un écran latéral en sol renforcé se retournant en mur de front derrière les
élargissements de chevêtre. Les travaux correspondants nécessiteront le recours à un blindage
de fouille. Le couronnement de ces écrans comportera une dalle de frottement support de BN4-
16t qui sera prolongée au-delà de l’écran pour assurer la longueur d’efficacité de cette barrière
(25 m).
Les piles :
Des profilés métalliques en « U », moisant la tête des fûts de pile, constitueront un chevêtre
dont les consoles porteront les élargissements de tablier.
Les nouvelles descentes de charge sur les fûts sont compatibles avec le taux de travail du sol
de fondations et le dimensionnement béton armé des semelles et des fûts.
L’espace (≈ 0.30 m) qui sera laissé entre le dessus de ces profilés et la sous-face de la dalle
facilitera les opérations ultérieures de vérinage pour changement des appareils d’appui.
Malgré la création d’une seconde voie ferrée sous l’ouvrage, la distance du parement des fûts
de pile à l’axe de la voie la plus proche est voisine de 4.00 m. Une emprise de chantier sans
interférence avec la voie est donc possible le long de cette pile pour procéder aux travaux
évoqués ci-dessus.
Le chantier
Le phasage des travaux présenté ci-après, fourni à titre indicatif, s’appuie sur l’ordonnancement
général des travaux d’ouvrages d’art qui prévoit pour l’ensemble des ouvrages 3 phases de
travaux distinctes : travaux dans le sens 1, puis dans le sens 2 et enfin en TPC.
Tâche 1 Cette tâche qui consiste à réaliser l’extension Ouest des culées Nord et Sud est menée, à distance
suffisante des voies ferrées pour travailler sans interférences ferroviaires (sauf pose clôtures).
Elle comporte :
- Les installations de ces chantiers localisés comprenant des clôtures de 2 mètres nécessitant
la pose des piquets sous consignations caténaires. Le montage d’une tour d’étaiement, pour
support d’un platelage mis en place en tâche 3, sera fait pendant ces consignations.
- Les terrassements et blindages de fouille par talus cloués nécessaires à l'obtention des
plateformes d'exécution des micropieux aux niveaux souhaités.
- L'exécution des micropieux.
- L'extension des sommiers de culées et la création des nouveaux soutènements en sol
renforcé.
- La reconstitution des quarts-de-cône et le prolongement des perrés.
L'accès au chantier de la culée Sud se fait par le Chemin de Passage de la Paille avec la possibilité
d’accès sous le PI 2526 (Canal de la Basse) proposant un gabarit suffisant de l’ordre de 18 mètres en
largeur pour 9 mètres en hauteur.
L'accès au chantier de la culée Nord se fait à partir d'un chemin bordant l’autoroute, originaire de
l’Avenue de Prades.
Tâche 2 Cette tâche consiste à réaliser l’extension Ouest et Est de la ligne d'appui intermédiaire. Ces travaux
comprennent :
- L’amenée des profilés en U de part et d’autre des fûts ainsi qu’un bridage provisoire
permettant leur hissage le long des fûts sans risque d’écartement ni de basculement en
direction de la VF. Les profilés seront amenés à pied d’œuvre à l’aide d’un chariot de
manutention. Une consignation caténaire de la voie la plus proche est nécessaire pour la
manutention.
- Le hissage des profilés ainsi que leur fixation définitive sur les piles nécessitant une
consignation caténaire de la voie la plus proche.
- Mise en place des appareils d'appui sous les extensions de tablier Ouest, Est et TPC, le tout
à une distance de l’axe de la VF d’environ 5 mètres donc sans nécessité de consignation
caténaire. Ces travaux pourront néanmoins être couplés aux travaux précédents et profiter
des consignations.
Tâche 3 Cette tâche consiste à réaliser le hourdis de l'extension Ouest. Elle comporte les phases principales
suivantes :
• Création d'une aire de chantier en rive Ouest du tablier existant sans consignation caténaire.
• Dépose de la BN4 et hydrodémolition de la rive du tablier avec conservation des armatures pour
clavage.
• Pose des poutres préfabriquées du futur tablier et pose d’un écran (fixé sur le bord de la poutre-
dalle de rive) au-dessus des voies, les poutres étant amenées sur camion par l’A9 et
manutentionnées par une grue postée en contrebas. Consignation caténaire 2 voies nécessaire.
Tâche 4 Cette tâche consiste à réaliser les travaux de chaussée et d'assainissement de l'extension Ouest de
l'ouvrage.
• Elargissement des dalles de transition et des couches de chaussée aux extrémités nord et sud et
pose des regards d’extrémité des corniches-caniveaux sans consignation caténaire.
• Dépose des clôtures Est et Ouest (maintien des clôtures sous ouvrage) et démontage de la tour
d’étaiement Ouest sous consignation caténaire.
Tâche 5 Cette tâche qui consiste à réaliser l’extension Est des culées Nord et Sud est menée à distance
suffisante des voies ferrées pour travailler sans interférences ferroviaires.
Elle comporte :
- Les terrassements et blindages de fouille par talus cloués nécessaires à l'obtention des
plateformes d'exécution des micropieux aux niveaux souhaités.
- L'exécution des micropieux.
- L'extension des sommiers de culées et la création des nouveaux murs en retour et
soutènements en sol renforcé.
- La reconstitution des quarts-de-cône et le prolongement des perrés.
Pendant cette tâche, il sera également procédé au montage d’une tour d’étaiement, pour support du
platelage mis en place en tâche 6, sous consignation caténaire.
Tâche 7 Cette tâche consiste à réaliser les travaux de chaussée et d'assainissement de l'extension Est de
l'ouvrage.
• Elargissement des dalles de transition et des couches de chaussée aux extrémités nord et sud et
pose des regards d’extrémité des corniches-caniveaux sans consignation caténaire.
Tâche 8 Cette tâche qui consiste à réaliser les extensions en TPC des culées Nord et Sud est menée à
distance suffisante des voies ferrées pour travailler sans interférences ferroviaires.
Elle comporte :
Tâche 9 Cette tâche consiste à réaliser le hourdis de l'extension en TPC. Elle comporte les phases principales
suivantes :
• Démontage des glissières et du caillebotis, installation d’un platelage appuyé sur le tabliers,
descendant au niveau de la sous face du tablier pour permettre un travail plus aisé. Consignation
caténaire 2 voies nécessaire.
• Hydrodémolition des rives des deux tabliers avec conservation des armatures pour clavage.
• Pose des poutres préfabriquées du futur tablier, les poutres étant amenées sur camion par l’A9 et
manutentionnées par une grue postées sur le TPC en dehors du tablier. Le tout est réalisé après
avoir enlevé les platelages. Consignation caténaire 2 voies nécessaire.
• Ferraillage et bétonnage de 2ème phase du hourdis sans consignation caténaire (il est seulement
nécessaire de stopper le bétonnage lors du passage d’un train).
Tâche 10 Cette tâche consiste à réaliser les travaux de chaussée de l'extension en TPC de l'ouvrage.
Elle comporte les phases principales suivantes, le tout sans consignation caténaire :
• Démolition des anciennes longrines, reprise de l'étanchéité et traitement du joint entre les
tabliers.
• Elargissement des dalles de transition et des couches de chaussée aux extrémités nord et sud.
Les travaux de renforcement du tablier existant sont à réaliser en temps masqué des
tâches d’exécution des autres travaux.
La synthèse des travaux à effectuer sur les PS figure, ouvrage par ouvrage, dans le tableau III
de la page suivante.
La rectification des perrés des passages supérieurs est réalisée par des soutènements cloués,
revêtus in fine, par un parement empierré (type Terratrel ou similaire).
• Précautions particulières
Les phases provisoires d’exécution peuvent imposer des sujétions particulières telles que la
réalisation des passes horizontales alternées.
La réalisation dans les sols rocheux nécessite l’intervention d’un géotechnicien, qui dans le
cadre d’une mission de suivi niveau G4, procédera à une étude structurale du sol et décidera
des dispositions à prendre.
• Réseaux enterrés
Le renforcement des piles est prévu pour engager le moins possible la largeur roulable, à cet
effet, il est prévu réalisé par la mise en œuvre de renforcements en fibre de carbone, collés. La
structure ainsi renforcée sera revêtue d’un enduit fin.
Tableau III - CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DES AMENAGEMENTS DES PASSAGES SUPERIEURS EXISTANTS (PSDP ≥4 travées)
Indications complémentaires :
4. 3 PASSAGES EN ESTACADE
Ces passages en estacades donnent lieu à la création de deux ouvrages proches mais
distincts, dénommés respectivement ES 2536 et ES 2539.
En matière d’équipements, les deux passages en estacades sont bordés par une barrière de
sécurité type BN4 et par une corniche-caniveau 30x67 (pour l’ES 2536, la faiblesse de
l’inclinaison du profil en long conduit à forcer la pente d’écoulement à 0,2% et par voie de
conséquence à approfondir sensiblement le fil d’eau).
Les superstructures et équipements décrits ci-après ne concernent pas les tabliers des
passages supérieurs (PS), lesquels ne font l’objet d’aucuns travaux dans le cadre de ce
marché.
Les étanchéités de tablier sont de type complexe adhérant au support, feuilles de bitume
modifié par polymères + asphalte coulé gravillonné d’épaisseur totale 30 mm. A l’interface de
leur raccordement, elles viendront en recouvrement de celles qui équipent les ouvrages
existants.
Dans la majorité des cas, la chaussée est bordée par des barrières de sécurité normales, de
type BN4 (BN4-12t et BN4-16t) ancrées sur des longrines en béton armé. Dans
l’environnement des abouts de tablier, les lisses de BN4 seront équipés de dispositifs type
TRANSPEC 4 ou similaire. Hors ouvrage, dans les zones de raccordement à la section
courante, une dalle de frottement (conforme aux exigences précisées dans le guide technique
du SETRA portant sur les barrières normales) se substitue au tablier.
Le remplacement des BN4 existantes sur le PI2493, par des BN4-16T nécessite l’adaptation
des ancrages existants par la mise en place d’un insert à double filetage.
Le pied des rescindements de perré est protégé par une forme de GBA.
Nota : dans le cadre des travaux généraux, et à l’issue des travaux du présent marché, les
élargissements seront isolés de la circulation autoroutière par des séparateurs modulaires de
voies (SMV) de niveau de sécurité BT4.
D’une manière générale, les eaux de ruissellement du tablier sont collectées et dirigées vers le
réseau autoroutier.
Des caniveaux en asphalte bordent la chaussée, le long des longrines. Une majorité
d’ouvrages est équipée de corniches-caniveaux dédié au transit de l’assainissement courant,
mais aussi dans le cas des ouvrages de longueur importante, au drainage du tablier.
Pour le pont-dalle, les joints de chaussée sont de type lourd et ont un souffle de 50 mm ; ils
sont équipés de pièces de raccordement au joint de trottoir disposé au droit des longrines et de
pièces d’habillage des relevés.
5.7 FOURREAUX
Des fourreaux sont disposés dans la corniche (ou partie corniche de la corniche-caniveau),
pour chacune des rives. Aux extrémités de l’emprise de l’ouvrage (dalles de frottements
inclues), ils sont dotés d’un dispositif de fermeture et laissés en attente pour un raccordement
futur.
Par rive, les fourreaux à disposer sont quatre (4) Φ 110 en PEHD.
Les appareils d’appui sont en caoutchouc fretté de type B et C (avec dispositifs anti-
cheminement) de la norme NF EN 1337-3.
La face contre terre des parois verticales en béton (murs, culées, piédroits) est à équiper d’une
nappe drainante et d’un drain de pied dont l’exutoire est situé en extrémité basse de la pièce à
drainer.
La face contre terre des parois en béton est à protéger par un badigeon de peinture
bitumineuse.
Aucune pièce de structure en béton ne peut être coulé au contact du sol, les faces verticales
sont coulée sur un béton de propreté et les faces verticales contre un panneau d’interposition
(bois ou polystyrène) .
L'Entrepreneur est réputé avoir pris connaissance par ses propres moyens de toutes les
contraintes et exigences imposées par la spécificité des travaux du présent marché. Il
convient néanmoins, à l’Entrepreneur de se reporter à la liste non exhaustive, des contraintes
imposées au chantier recensées dans l’article 2 du livret A du CCTP.
Ne sont mises en lumière, ci-après, que les contraintes et exigences de premier plan vis-à-vis
des travaux d’ouvrages d’art.
L'Entrepreneur est réputé connaître la nature des sols en place et disposer de leurs
caractéristiques géomécaniques. A cet effet, l'Entrepreneur effectuera à ses frais toutes les
reconnaissances complémentaires qu'il jugera nécessaires.
Les travaux en rivière font l'objet d'une autorisation préfectorale dans le cadre de la Loi sur
L'eau. Les termes des arrêtés d'autorisation devront être strictement respectés. Il appartient à
l'Entreprise d'en prendre connaissance.
Sauf pour ceux autorisés par le dossier de police des eaux, les passages à gué de tous les
cours d'eau permanents sont interdits.
Le clavage des tabliers existants et neufs est à réaliser avec des conditions de vibration non
nuisibles à la prise du béton (cf § 6.4 ci-après).
Les structures rapportées doivent être inertes vis-à-vis des déformations résiduelles qui
viendraient à se développer après clavage, à cet effet l’Entrepreneur se doit de prendre en
considération les contraintes suivantes :
♦ Le raccourcissement interne potentiel du tablier avant clavage, doit être inférieur à 0,05
mm/m
Le clavage des tabliers existants et neufs est à réaliser avec des conditions de vibration, et
donc de circulation, non nuisibles à la prise du béton. A cet effet, les conditions de circulation
autoroutière compatibles avec cette exigence conduisent l’Entreprise à prendre en compte les
contraintes minimales suivantes :
♦ Pour les PI 2493 et PI 2512 : basculement de circulation, sur le tablier opposé, durant la
période de prise du béton
♦ Pour les PIDP (PI 2443, PI 2499, PI 2525, PI 2526, PI 2530) : basculement de
circulation, sur le tablier opposé, durant la période de prise du béton
♦ Pour les PIPO et PICF (PI 2432, PI 2453, PI 2513, PI 2515, PI 2538) : interdiction de
circulation des poids lourds, sur le tablier à traiter.
Le phasage des travaux doit réduire, autant que possible, la gêne aux usagers (limitation de la
durée des alternats et des déviations, limitation de la longueur des itinéraires de déviation) ;
Toutes les tâches exécutables en toute sécurité sans coupures de circulation le seront et on
préférera, pour les tâches où le choix sera possible en toute sécurité, le recours à un alternat
plutôt qu’à une déviation complète.
Les demandes d’autorisation et la réalisation des alternats ou des déviations de circulation non
autoroutières incombe à l'Entrepreneur, et il doit avoir au préalable obtenu l’accord écrit du
gestionnaire des voiries concernées (arrêté de circulation en bonne et due forme).
L'Entrepreneur ne pourra exécuter simultanément des travaux gênants pour la circulation non
autoroutière (c’est à dire nécessitant des déviations ou des alternats) sur deux ouvrages
successifs afin de limiter la gêne aux usagers.
Les travaux effectués au voisinage des voies en service seront soumis aux impératifs fixés par
le concessionnaire de ces voies, notamment à propos des conditions de circulation à respecter
et les gabarits à dégager pendant les travaux (largeur roulable, hauteurs libres minimales à
respecter sous les ouvrages d’art).
Les sujétions qui en découlent sont décrites dans la pièce A12 « Notices de Sécurité
Ferroviaire (NPSF) » du présent dossier. L'Entrepreneur est réputé les intégrer, et il devra
établir avant tout début de travaux les "plans de prévention". Il est rappelé que l'Entreprise doit
être agréée par la SNCF.
♦ Un état des lieux contradictoire des ouvrages impactés par les travaux, mené par
l’Entreprise en présence du Maître d’œuvre et du Maître d’ouvrage, sera effectué
préalablement aux travaux. Il sera mis en forme dans un rapport détaillé, lequel sera
soumis à l’agrément du Maître d’œuvre et du Maître d’Ouvrage ;
7.1 GENERALITES
(art. II.1 du fasc. 66 du CCTG, art. 21 à 25 du CCCG)
Il est rappelé que la fourniture des matériaux, composants ou autres produits fait partie de
l’entreprise. L’entrepreneur doit en conséquence imposer dans les conventions avec les
fournisseurs ou producteurs toutes les obligations résultant du présent marché.
Tous les matériaux, composants ou équipements entrant dans la composition des ouvrages ou
ayant une incidence sur leur qualité ou leur aspect, sont proposés par l’entrepreneur au maître
d’œuvre selon les modalités (procédures et délais) prévues au PMQ.
Ils sont définis par leurs caractéristiques, leur conditionnement et leur provenance.
Il est rappelé que l’acceptation des matériaux, produits et composants est subordonnée :
- aux résultats du contrôle interne, dont les modalités sont définies dans le PMQ,
- aux résultats du contrôle extérieur.
En cas d’anomalies constatées sur les matériaux, produits composants et équipements avant
leur mise en place dans l’ouvrage au niveau du contrôle interne, ou dans le cadre du contrôle
extérieur, il est fait application des articles 39 et 44 du CCCG.
Le présent CCTP prévoit que certains produits ou services doivent être conformes à des
normes françaises non issues de normes européennes.
L’entrepreneur peut proposer d’autres produits ou services à condition d’une part, qu’ils soient
conformes à des normes en vigueur dans d’autres Etats membres de l’espace économique
européen et d’autre part, qu’ils soient acceptés par le maître d’œuvre, ce dernier restant seul
juge de l’équivalence.
Le présent CCTP prévoit également que certains produits ou services doivent être titulaires soit
d’une marque de qualité française (marque NF ou autre), soit d’un avis technique, d’un
agrément ou d’une homologation émis par un organisme public français (Sétra, LCPC, CSTB,
etc.).
L’entrepreneur peut proposer d’autres produits ou services à condition que ceux-ci bénéficient
de modes de preuves en vigueur dans d’autres états membres de l’espace économique
européen attestés par des organismes accrédités par des organismes signataires des accords
dits «E.A.» ou, à défaut, fournissant la preuve de leur conformité aux normes de la série NF EN
40. Ces produits ou services doivent également être acceptés par le maître d’œuvre, ce dernier
restant seul juge de l’équivalence.
Le maître d’œuvre dispose d’un délai de 30 jours à partir de la livraison de ces éléments pour
accepter ou refuser ce produit. Son acceptation est fondée sur le respect des exigences
définies dans la norme française ou dans le règlement de la marque de qualité, de l’avis
technique, de l’homologation ou de l’agrément requis, qui constituent toujours la référence
technique.
Tout produit ou service pour lequel l’équivalence aurait été sollicitée et qui serait livré sur le
chantier ou engagé sans respecter le délai précité est réputé être en contradiction avec les
clauses du marché et doit donc être immédiatement retiré ou interrompu au frais de
l’entrepreneur, sans préjudice des frais directs ou indirects de retard ou d’arrêt de chantier.
Une liste fournie mais non exhaustive des textes réglementaires, normatifs et documents
guides de référence auxquels doit se plier l’exécution de ce projet, figure dans le “Répertoire
des textes et documents techniques essentiels” relatif aux ouvrages d’art, document réalisé,
mis à jour annuellement et diffusé par le SETRA.
C.C.T.P. - Fascicule E1
QUALITE
SOMMAIRE
Les dispositions générales appliquées en matière de qualité sont décrites dans l’article 8 du
livret A.
Les prescriptions des F65 et F66 concernant l'organisation des contrôles sont étendues à
l'ensemble des travaux objet du présent dossier.
(i) Il est rappelé que l'acceptation des matériaux, produits et composants est
subordonnée :
. Aux résultats du contrôle intérieur qui porte sur leur identification (comparaison des
bordereaux de commande et de livraison, sur l'examen des certificats de conformité ou
d'agrément, sur des contrôles visuels et géométriques, sur leur conformité aux spécifications
s'ils font l'objet d'essais spécifiques en usine sur le site de production ou lors de la réception
sur le chantier et sur les conditions de transport, manutention et stockage. Le tout respectant
les dispositions des normes, textes réglementaires et contractuels et le marché.
Un double des résultats du contrôle intérieur doit être adressé au Maître d'Oeuvre au fur et à
mesure qu'ils sont obtenus en respectant le délai prévu au marché (CCAP) et avant tout
emploi. il est rappelé que le Maître d'Oeuvre doit être informé dans les délais prévus au marché
et/ou au PMQ. de la date d'une livraison afin qu'il puisse exercer son contrôle extérieur.
. Avant leur mise en place dans l'ouvrage au niveau du contrôle intérieur, et dans le cadre du
contrôle extérieur, il sera procédé, aux frais de l'Entreprise, à des contre-épreuves. Pendant la
durée de ces contre-épreuves, les matériaux, composants et équipements ne seront pas
utilisés.
. Après leur mise en place dans l'ouvrage, il sera procédé à des contre-épreuves et en cas de
résultats défavorables, l'article 171 du F65 sera appliqué en conformité avec les articles 39 et
44 du CCCG.
Ces dispositions ne pourront pas être contraires aux règles de l'art ni être susceptibles de
réduire la sécurité et la durabilité de la structure et des équipements en phase d'exécution
comme en phase de service. Ces propositions devront être assorties des justifications
correspondantes (notes de calculs, métré, mémoire, ...).
Le PMQ recueillera également les attestations que l’Entrepreneur doit fournir au Maître
d’Oeuvre pour justifier que les vérifications prévues au PMQ ont été faites.
Pour les fournitures visées par le F65, le PMQ. doit rappeler ou définir les catégories, nuances
et provenances des différents matériaux, produits ou composants et en préciser les modalités
de contrôles. Pour les fournitures non visées par le F65, les stipulations de l'article 35 dudit
fascicule restent applicables.
Les matériaux ou matériels, qui ne seraient pas définis au présent CCTP ou au CCTG et qui
seraient employés, devront répondre aux prescriptions des Normes Françaises Homologuées.
Le PMQ précisera les points critiques et points d’arrêt. Il intégrera nécessairement notamment
les points définis dans les tableaux ci-après.
Ces tableaux ne constituent qu’une liste générale mais non exhaustive ; ils devront être
complétés par l’Entrepreneur en phase de préparation lors de l’établissement de son PMQ.
La levée des points critiques par le contrôle interne impliquera, le cas échéant, une intervention
du laboratoire du groupement.
Les délais de préavis pour les points d’arrêt sont valables pour le contrôle externe et pour le
Maître d’Oeuvre.
C.C.T.P. - Fascicule E2
ETUDES D’EXECUTION
SOMMAIRE
Ce livret vise toutes les études nécessaires à la définition et à la justification des travaux
à réaliser, mais plus généralement à la bonne exécution de ces travaux, tant du point de
vue de l’organisation du chantier que de la sécurité des ouvrages et des personnes.
Les justifications à produire, le sont, pour toutes les phases de construction critiques
vis-à-vis le stabilité ou la résistance de l’ouvrage ou de la partie d’ouvrage considérée,
tant pour le neuf que pour l’existant. Les expertises techniques appelées de participer à
ces études et pour lesquels l’Entrepreneur doit se doter sont diverses, les principales
étant le béton armé, le béton précontraint, la charpente métallique, la géotechnique et la
métallerie.
Les études d'exécution seront établies en phases successives. Leur consistance minimale est
définie suivant un ordre chronologique, dans la liste ci-après :
PMQ études
plans des installations particulières de chantier et des pistes d’accès menant aux sites
des travaux,
schémas de circulation sur les voiries publiques et privées, validés par les autorités
compétentes
plan des déviations ou aménagement des cours d’eau, validés par les autorités
compétentes
plans et notes de calculs des ouvrages de première catégorie (cf. article 51 du F65) et
plus particulièrement des matériels spéciaux destinés à l'exécution du tablier avec
estimation des déformations pendant le bétonnage. Tous les ouvrages provisoires sont
considérés de première catégorie, sauf si l’Entrepreneur fournit une note justificative
démontrant le contraire, laquelle reste soumise à l’agrément du Maître d’Oeuvre.
note de présentation générale des hypothèses générales retenues pour les études,
notes justificatives des ouvrages existants dont le comportement est modifié par les
travaux,
plans de coffrage,
La diffusion des documents d'exécution sauf modification rendue nécessaire est définie dans le
Livret A du CCTP. Les dispositions particulières du PMQ sont applicables aux documents de
suivi.
L'Entrepreneur établira une "liste des plans et notes justificatives" constituant le dossier
d'exécution qui sera régulièrement tenue à jour et sur laquelle seront indiqués :
- le numéro,
- le titre complet,
- la date d'établissement,
- le ou les indices des modifications avec les dates correspondantes, avec résumé des
modifications
- la date du visa définitif (bon pour exécution).
Par ailleurs :
• Les calculs électroniques comprendront des sorties graphiques, la définition des principales
lignes d'influence, et mettront en lumière tous les cumuls de contraintes et de déformations.
• Les équipements d'Ouvrages d'Art devront faire l'objet de plans de définition soignés,
précis, et conformes aux caractéristiques géométriques propres à chaque ouvrage.
• Chaque interface devra faire l'objet d'un plan qui devra être établi conjointement par tous
les co-traitants et/ou sous-traitants appelés à opérer vis-à-vis de cet interface.
ARTICLE 3 - CONTROLES
o un PMQ « études »,
o un programme des études d'exécution avec la liste prévisionnelle des
documents et le calendrier correspondant,
o les hypothèses de base des études d'exécution.
Ces documents d'étude devront être fournis en respectant les prescriptions du marché
et les délais de production et de vérification prévus au CCAP puis adaptés si
nécessaire. Le visa du Maître d'Oeuvre constitue un point d'arrêt.
ii) Les dispositions relatives aux études d'exécution des ouvrages d'art et murs en béton
sont développées dans le présent sous-livret du CCTP. Elles concernent :
iii) Les plans d’armatures devront faire apparaître, pour chacune des parties distinctes
d’ouvrage (fondations profondes, semelles, piles, culées, soutènements, tabliers…),
sous la forme d’un tableau récapitulatif:
Les dispositions prévues par l’article 10 du livret A du CCTP sont complétées comme suit.
Le PMQ « études » précisera les dispositions à prendre pour assurer l'assurance de la qualité
et le bon déroulement des études d'exécution. Il sera transmis au maître d’œuvre, au cours du
premier mois de la période de préparation
Il est rappelé que les stipulations du marché concernant l'exécution des parties sous-traitées
(ici les études) doivent être portées à la connaissance des sous-traitants (ici le bureau
d'études) avant la signature du contrat de sous-traitance. Ces dispositions seront vérifiées lors
de l'acceptation du sous-traitant.
- les conditions de diffusion et de contrôle des documents (délais de visa, points critiques,
points d'arrêt...),
Cet article expose l'essentiel des règles de calculs et de justifications des ouvrages d'art et des
soutènements. Ces rappels ou précisions ne sont cependant pas limitatifs.
De manière générale, les justifications relatives aux ouvrages sont issues des textes énumérés
ci après :
- Fascicule spécial 81-63, circulaire du 28 Juillet 1981 relative au règlement de calcul des
ponts mixtes acier béton
- Bulletin des ouvrages d’art du 26/11/1993 du SETRA, pour le choc de véhicules sur les piles
de pont,
- Recommandations TA 95,
Les justifications des ouvrages seront menées selon les règles BAEL 91 révisées 99 et les
règles de l’art.
Sauf indication contraire spécifique, la fissuration est jugée préjudiciable pour toutes les parties
d’ouvrage à construire.
Quelle que soit la nuance des aciers de béton armé utilisés, les caractéristiques et adhérences
de calcul ne seront pas supérieures à celles des aciers B500B.
b) Dispositions constructives
Dans le cas particulier où, l’enrobage courant deviendrait trop important, il sera nécessaire de
placer un treillis soudé de peau avec un enrobage de 3 centimètres, notamment entre
engravures architecturales.
Tous les ouvrages pour lesquels le biais mécanique est inférieur à 70 grades, feront l’objet d’un
calcul complémentaire par le programme MRB-EL du SETRA ou équivalent.
D’une manière générale, les justifications des murs de soutènement seront menées selon les
règles définies par le document guide « les ouvrages de soutènement » de décembre 1998 du
SETRA.
Les justifications seront menées selon les règles définies par la norme NF P 94-220.
(iii) Cas particulier des murs en sol en place renforcé (ancrage passif)
Les justifications seront menées selon les règles définies par la norme XP P 94-240. En
revanche, les valeurs de frottement latéral unitaire qs seront issues des “Recommandations
Clouterre 1991.
(iv) Cas particulier des murs en sol rapporté renforcé (ancrage actif)
Les justifications seront menées selon les règles définies des “Recommandations TA 95 ».
Les justifications relatives aux barrières normales seront établies selon les règles du guide
technique « Barrières normales» du SETRA d’avril 1997, complété par ses mises à jour.
(ii) Garde-corps
Les justifications relatives aux garde-corps seront établies selon les règles du guide technique
« Garde-corps» du SETRA d’avril 1997, complété par ses mises à jour.
Les justifications relatives aux corniches et corniches caniveaux seront établies selon les règles
du guide technique « Corniches » de Décembre 1994 du SETRA. La stabilité des corniches
sera justifiée sous une pression de vent égale à 2 kN/m².
4.2 Actions
Les effets de ces charges sont à calculer avec la valeur différée du module de déformation du
béton.
On évalue à partir des valeurs probables les actions d'origine pondérale au cours des diverses
phases de construction. Les effets du poids propre sont calculés sur la base des dessins de
coffrage et de charpente métallique éventuelle et en tenant compte du poids des
épaississements locaux, bossages, entretoises, raidisseur, etc...
On considérera une masse volumique de 25 kN/m3 pour le béton et 78,5 kN/m3 pour l’acier.
Les actions dues au poids propre des équipements fixes de toute nature seront prises en
compte avec leur valeur caractéristique, maximale ou minimale, évaluée en se conformant aux
dispositions des D.C 79.
Le tableau suivant fournit les données pour les superstructures et équipements principaux à
prendre en compte :
Coefficient de Coefficient de
Equipement Poids spécifique
minoration majoration
3
Béton Bitumineux 24 kN/m 1 (***) 1 (***)
3
Etanchéité 24 kN/m 1 (***) 1 (***)
3
Béton non armé 24 kN/m 1 1
Barrière BN4 0.70 kN/ml 0.95 1.05
Garde-corps 0.13 kN/ml 0.95 1.05
GBA 6.05 kN/ml 0.95 1.05
DBA 6.65 kN/ml (**) 0.95 1.05
Glissière métallique simple 0.15 kN/ml 0.95 1.05
Glissière métallique double 0.20 kN/ml 0.95 1.05
Corniches métalliques 0.50 kN/ml 0.95 1.05
Corniches-caniveaux métalliques 0.100 kN/ml 0.95 1.05
3 3
Eau dans corniches 11 kN/m ou 16 kN/m (*) 0.95 1.05
(*) Le poids de l’eau de l’eau dans les caniveaux sera déterminé en considérant une masse
volumique de 11 kN/m3 pour le calcul de flexion longitudinale, et une masse volumique de 16
kN/m3 pour le calcul de flexion transversale.
(**) Pour le PI2493, la DBA centrale présente une dissymétrie accentuée qui impose au
calculateur de redéfinir spécifiquement son action pondérale.
(***) Sauf pour les estacades et par dérogation aux Directives Communes de 1979, le poids de
la chape d’étanchéité ne sera pas à minorer/majorer de 20% et, le poids du revêtement de
Particularités :
- Pour les ouvrages enterrés, prendre en compte le coefficient du Marston, suivant les
modalités exposées dans l’annexe 4 du [Link]
- Pour le calcul des PIPO et PICF, sauf particularité d’exécution, l’action de poussée des
remblais sur les piédroits sera prise en compte, de manière symétrique. Les calculs seront
menés en fourchette avec les valeurs des coefficients de poussée K = 0,25 et K= 0,50.
Ces surcharges sont notées Qprc ou Qpra suivant qu'elles sont connues ou aléatoires. On
distingue le poids propre des ouvrages spéciaux, nécessaires à la construction, de celui des
petits engins et matériels qui se trouvent sur les parties déjà réalisées.
Les efforts engendrés par le poids propre des ouvrages spéciaux seront évalués soit par pesée
directe, soit à partir de métrés de l'ossature et des mécanismes en attribuant à la matière qui
les constitue sa masse volumique théorique (par exemple pour l'acier p = 7,85 t/m3).
Pour les ossatures mixtes, les ouvrages spéciaux, dont les poids et effets interviennent dans
les calculs de l’ouvrage sont notamment :
Nota : Une attention particulière doit être portée sur les charges apportées par les plates-
formes de travail accrochés au PI 2493.
b) Phases de construction
Les effets éventuellement dimensionnant des phases de construction seront pris en compte
dans les justifications.
Seuls les engins et matériels non dimensionnant sont autorisés à circuler sur le tablier.
Les effets de ces actions sont à calculer avec la valeur instantanée du module de déformation
du béton.
On la note : W
Les effets du vent doivent être étudiés, pour l'ouvrage en service et pour l'ouvrage en
construction, par l'article 14 du fascicule 61 du titre II.
Le vent s'applique sur toutes les surfaces offertes.
La valeur du coefficient de dilatation thermique du béton et des aciers de toute nature est fixée
à 10-5 /°C dans les calculs.
La structure est soumise aux augmentations ou aux diminutions de température prévues dans
le commentaire de l’article 4.2.4 des Directives Communes relatives au calcul des
constructions.
Ces variations de température se décomposent en une partie rapidement variable dont l’effet
est à calculer avec la valeur instantanée du module de déformation du béton et une partie
lentement variable dont l’effet est à calculer avec la valeur différée du module de déformation
du béton.
- Les valeurs caractéristiques des variations lentes de température sont de +20°C et –30°C.
Pour les parties en béton du tablier, les effets du gradient thermique sont calculés en admettant
que la variation de température est linéaire sur toute l’épaisseur du tablier et en utilisant la
valeur instantanée du module de déformation du béton, noté Ei dans le CCTG.
Il est bien convenu que le gradient thermique de calcul ne doit pas créer de variation moyenne
de température. Il introduit seulement une rotation différentielle.
On définit deux types de combinaisons d’actions thermiques, les combinaisons rares et les
combinaisons fréquentes.
Les valeurs de calculs des actions thermiques à prendre en compte dans les différentes
combinaisons des calculs justificatifs sont explicitées dans le tableau suivant :
COMBINAISONS COMBINAISONS
EFFETS THERMIQUES
RARES FREQUENTES
Etat limite de service TR1 TR2 TR3 TR4 TF1 TF2 TF3 TF4
Différence de
température Béton/Acier 0 0 +10°C -10°C 0 0 +5°C -5°C
(Solution OM)
L’enveloppe des sollicitations dues aux actions TF1 à TF4 sera notée TF.
Pour les structures mixtes acier/béton, on tiendra compte forfaitairement de l’effet du retrait de
la manière suivante :
Cette valeur correspond au cumul de l’action différentielle de la température sur la dalle et sur
la charpente (0,5.10-4) et du retrait de la dalle au jeune âge (retrait endogène et retrait
thermique = 1,5.10-4 au total). L’effet du retrait de dessiccation, phénomène à long terme, est
négligé.
L’effet du retrait au jeune âge d’un plot de béton sera introduit dès le décoffrage de ce plot.
b) Calcul à long terme : n = 18 pour les charges permanentes, n = 6 pour les surcharges :
• Calcul de l’état en service à long terme avec une valeur nulle de raccourcissement relatif du
béton.
• Calcul de l’état en service à long terme avec une valeur du raccourcissement relatif du
béton égale à 2,5.10-4. Cette valeur correspond aux effets cumulés de l’action différentielle
de la température (0,5.10-4) et du retrait de dessiccation (2.10-4).
Les effets de ces charges sont à calculer avec la valeur instantanée du module de déformation
du béton.
Les charges d’exploitation, à utiliser dans les calculs, sont les suivantes :
Il s'agit des effets maximum et minimum produits par les systèmes de charges d’exploitation
routière A et B tels que définis dans le fascicule 61 - TITRE II.
Il s'agit du système de charges militaires M 120, tel que défini dans le fascicule 61 TITRE II
articles 9.3 à 9.7 sans pondération supplémentaire. Ce type de charge est réputé circuler sur
l’autoroute et ses bretelles d’entrée et de sortie.
Sans objet.
Prendre un compte une densité de charge de 2 t/m², non soumise à pondération sauf pour
l’ELU fondamental.
Pour les parties d’ouvrages faisant l’objet d’un montage à la grue ou par hissage, on
considèrera la chute d’un élément métallique de l’ouvrage en cours de montage, avec un
coefficient de majoration dynamique de (2) deux.
Il est d’autre part précisé que l’effet dynamique du levage sera évalué en fonction des
modalités et du matériel de montage des tronçons métalliques mis en œuvre par
l’Entrepreneur.
Vérinage
- pour permettre la mise en place des tabliers sur les appareils d’appuis définitifs
après les opérations de lançage/poussage.
Les soulèvements considérés seront de vingt millimètres (20 mm) dans ce dernier cas. Les
charges variables prises en compte simultanément sont celles de la combinaison fréquente
appliquée à une seule voie par sens.
a) Cas général
Pour le reste, bien qu’en zone sismique, la section d’autoroute ne fait pas l’objet d’un
classement sismique et les ouvrages existants n’ont fait l’objet d’aucune attention vis-à-vis du
risque sismique. Sauf pour le PI 2512 (Viaduc de la Têt), les ouvrages d’élargissement ou les
ouvrages à créer ne font l’objet d’aucun dimensionnement au séisme, mais uniquement des
dispositions constructives de ferraillage (longueurs de scellement, espacements, etc...) définies
par les recommandations de l’AFPS 92.
Le PI 2512 (Viaduc de la Têt) fait l’objet d’une demande spécifique, par décision ministérielle,
de justification au séisme, tant pour la partie neuve que pour la partie existante qui à cet effet,
doit faire l’objet d’un renforcement.
Les règles des Eurocodes 8 et les prescriptions du projet d’arrêté « ponts » en cours de
validation, seront appliquées pour la détermination des efforts sismiques.
D’après le projet d’arrêté « ponts » (disponible en mars 2009) et associée aux règles de
l’Eurocode 8, l’action sismique de référence à considérer en zone de sismicité modérée est
fixée à AEk = 1,1 m/s²
L’ouvrage est classé en catégorie II, par conséquent le coefficient d’importance à prendre en
compte vaut : γI = 1,2
L’action sismique de calcul pour un ouvrage neuf est définie par l’accélération AEd telle que :
• L’ouvrage est fondé sur pieux ancrés dans le substratum, constitué de marnes
pouvant contenir des intercalations sableuses ou limoneuses : nous proposons de
Dans le cas d’une analyse dynamique non linéaire (pour la prise en compte et le
dimensionnement des amortisseurs visqueux), les sollicitations seront déterminées à partir d’au
minimum de trois (3) paires de composantes horizontales et trois (3) composantes verticales,
choisies pour être représentatives de l’action sismique au niveau au site d’implantation de
l’ouvrage.
Pour chaque séisme constitué d’une paire de mouvements horizontaux, il convient de recaler
les accélérogrammes de façon à ce qu’ils soit cohérents, dans une certaine mesure, aux
spectres règlementaires, en utilisant la procédure suivante :
Concernant les composantes verticales du séisme, la mise à l’échelle doit être effectuée de
sorte que la moyenne des spectres de l’ensemble concerné ne soit pas inférieure à 0,9 fois le
spectre de réponse élastique à 5% d’amortissement de l’action sismique verticale de calcul
dans l’intervalle de périodes comprises entre 0,2 Tv et 1,5 Tv, où Tv est la période du plus petit
mode pour laquelle la réponse à la composante verticale prévaut sur celle aux composantes
horizontales (par exemple en terme de masse participante).
Le calcul des efforts dans les piles prendra en compte leurs modes propres de vibration,
calculés concomitamment à ceux induits par la mise en mouvement du tablier.
Pour le calcul de la structure, on considère que les barrières BN4 sont susceptibles de
transmettre, au droit de chacun de leurs supports, des efforts de deux natures :
Les efforts dus aux chocs sont considérés comme ne se cumulant avec aucun autre effort dû à
des charges variables (charges d’exploitation et climatiques). Ils sont à reprendre par la
structure dans les combinaisons rares de l’ELS, sans pondération supplémentaire. Le taux de
travail des aciers passifs sera limité à 2/3 de leur limite d’élasticité, sous l’effet de ce cas de
charge.
Le ferraillage du plot d’ancrage de la BN4 n’est pas accessible au calcul. Il doit être conforme
aux spécifications du guide technique du SETRA de septembre 1999 intitulé « Barrières de
sécurité pour la retenue des poids lourds – barrières de niveau H2 ou H3 ».
Dans le cas de calculs linéaires, les effets du séisme seront déterminés selon les trois
directions principales indépendantes. Elles seront combinées entre elles par combinaison
quadratique simple (SRSS) ou, en définissant une direction de séisme prépondérante (affectée
d'un coefficient pondérateur égal à 1) et deux directions concomitantes (affectées d'un
coefficient de 0,3) ; ce qui conduit aux trois combinaisons suivantes :
E1 = EL ± 0,3 ET ± 0,3 EV
E2 = ET ± 0,3 EL ± 0,3 EV
E3 = EV ± 0,3 EL ± 0,3 ET
Pour les justifications structurelles classiques1, l’action sismique inertielle vibratoire est
combinée aux effets des actions permanentes et éventuellement une fraction des charges de
1
Dans le cas des ponts dont la longueur du tablier dépasse un certaine longueur ainsi que dans le cas des ponts pour lesquels les propriétés du sol
de fondation varient entre les différents appuis de l’ouvrage, il convient également de prendre en compte la variabilité spatiale de l’action sismique.
Cette décorrélation des mouvements sismiques du sol est intégrée par le biais de déplacements différentiels calculés indépendamment par une
approche quasi-statique et combinés quadratiquement aux autres sollicitations sismiques. La combinaison sismique globale est donc :
S perm + E vib
2
(
+ E dépl
2
)
diff + ψ trafic ⋅ S trafic
avec ψtrafic = 0
trafic caractéristiques dans le cas des ouvrages les plus circulés. La combinaison sismique
globale est donc :
S perm + E séisme + ψ trafic ⋅ S trafic avec ψtrafic = 0
Les caractéristiques des sols pourront être tirées des données géotechniques jointes au
dossier de consultation et des résultats d’essais géotechniques complémentaires éventuels.
La liaison entre l’existant et l’extension transmet tous les efforts d’encastrement de l’un
sur l’autre, mais aussi ceux générés par le tassement de l’extension, et le cas échéant et les
efforts de poussée transmis par les murs suspendus.
Pour la vérification de l’existant, dès lors que les critères de dimensionnement de l’époque de la
construction (CCBA 68) sont respectées, il n’y a pas lieu de prévoir un renforcement.
Dans les zones où il y a lieu de prévoir un renforcement, son dimensionnement sera établi en
retenant les critères actuels du BAEL 91 et BPEL 91, et les hypothèses suivantes :
les aciers à proximité d’un parement protégé par une étanchéité sont à calculer en
fissuration peu préjudiciable (calcul ELU, contrainte limite des aciers égale à 347MPa).
les aciers à proximité d’un parement exposé (sans protection étanche, ou au contact
des terres) sont à calculer en fissuration préjudiciable.
le renforcement sera dimensionné pour compenser le dépassement des critères
du BAEL et/ou du BPEL (ELU, classe II ou classe III), sur les matériaux existants
dont les états de contrainte sont modifiés par les travaux d’élargissement.
(iv) Modélisation
Pour les PIPO et PICF, le calcul de l’ouvrage fera l'objet d'une modélisation droite équivalente
(longueur biaise, largeur droite et poussée des terres majorée par le coefficient de biais).
Nota : Dans le cas d’élargissements sur des appuis sujets à une sensible déformation
(consoles métalliques de certains PIDP), il est impératif d’intégrer leur souplesse dans le
modèle de calcul.
- Les murs seront modélisées par tranches perpendiculaires au dit mur, tant pour la géométrie
du mur et des talus que pour les actions,
- Les coefficients de poussée des terres sont définis par les tables de KERISEL & ABSI, avec
une inclinaison :
− δ = 2/3 φ, φ = 35° et C = 0, pour les murs neufs,
− δ = 2/3 φ, φ = 30° et C = 5 kPa, pour les murs existants conservés.
- L’écran de poussée est définie par le plan vertical passant par l’extrémité du débord arrière de
la semelle,
(a) Vérifications
Lorsque la butée à l'avant d'un mur de soutènement est mobilisable, après déduction de la
hauteur susceptible d'être enlevée (exécution de fouilles pour réseaux par exemple), le
coefficient de poussée passive à l'avant des murs sera limitée à 1.
- combinaison accidentelle.
(a) Vérifications
En terrain meuble :
on s'assurera que la stabilité du mur seul est parfaitement assurée, mais aussi celle de
l'ensemble mur + remblai, par la méthode de calcul de Bischop.
En terrain rocheux :
on s'assurera que la stabilité du talus rocheux sous la semelle est assurée par une analyse
structurale du massif et de ses discontinuités.
Combinaisons
Actions Fondamentales Accidentelles
Poids stabilisateur Γs1 = 0,95 Γs1 = 1,00
Poids déstabilisateur Γ's1 = 1,05 Γs'1 = 1;00
Surcharge sur terrain Γq = 1,33 Γq= 1,00
La méthode adoptée est celle des coefficients de sécurité partiels et le facteur de sécurité alors
recherché est F> 1,00 quelle que soit la combinaison de calcul.
Combinaisons
Fondamentales Accidentelles
Tangente de l'angle de frottement effectif tan ϕ' Γu,ϕ' 1,30 1,20
Cohésion effective c' Γu,c' 1,65 1,50
Cohésion non drainée (ϕu = 0) Cu Γu, Cu 1,40 1,30
Coefficient de méthode 1,125 1,00
Le calcul du béton projeté se fera par le biais d’un modèle plaque considérant les points
d’ancrage comme des appuis.
Les actions dues à ces chocs sont définies à l'article D.1.1,42 de l'annexe D du BAEL 91
révisé 99 et ajustées en fonction de l’indice de risques. Compte tenu de la vitesse estimée à 90
km/h des poids lourds de 15 à 19 tonnes, les valeurs représentatives à introduire sont
Pile centrale
- - - 11 500 kN Hyp 2
du PS 2540
Piles de rive
9 600 kN Hyp 2 11 500 kN Hyp 2
du PS 2540
Pile centrale
9 600 kN Hyp 2 - - -
du PS 2557
Le choc est assimilé à une force horizontale appliquée à 1,50 m au-dessus du niveau de la
chaussée.
Pour les ouvrages présentant des points d'impact au-dessus de 1,50 m par rapport à la
chaussée, il convient de considérer en outre un choc dit « de colis » de valeur Fa/5 appliqué
conventionnellement à 4 mètres au-dessus de la chaussée. (Réf. : revue OA du Sétra n°16 -
novembre 93 - divers auteurs page 39). Fa est la valeur accidentelle sous le choc du poids
lourd définie ci-dessus.
Fondation superficielle
Conformément au PP73, on considère la charge de poids lourd répartie sur l'ensemble du voile.
On vérifie la stabilité de la fondation (au glissement, au renversement et au poinçonnement),
avec pour objectif de valider la hauteur de la pièce de renforcement.
D'après PP73 (pièce 1.3.3, page 22), l'effort dû au choc de poids lourd doit être équilibré par la
butée du terrain au niveau de la semelle. II convient de vérifier l'absence de basculement de la
semelle compte tenu des résistances des pieux à la compression et à la traction.
0.85 ⋅ fc j
La contrainte admissible du béton est égale à f bc =
θ ⋅γ b
• parties existantes : ƒc90 = 27 MPa, et pour les pieux de tous les ouvrages ƒc90 = 20
MPa.
• parties neuves : ƒe = 500 MPa pour de l'acier haute adhérence et 235 MPa pour de
l'acier doux.
Les hypothèses et modalités de calcul figurant sur l’avis technique du CSTB du procédé retenu,
sont pleinement applicables.
4.5.1 Introduction
Le calcul est du type calcul à la rupture en rupture circulaire ou non, avec application des
coefficients partiels de sécurité sur les paramètres.
On recherche donc un facteur de sécurité vis-à-vis de la rupture F ≥ 1,0 pour toutes les
combinaisons de calcul.
i) Coefficients pondérateurs
Combinaison Combinaison
fondamentale provisoire
Paramètres
Ouvrage Ouvrage Ouvrage courant
sensible courant et sensible
Cohésion C’ 1,65 1,5 1,5
Tangente de l’angle de 1,3 1,2 1,2
frottement ϕ’ (sol)
Interaction sol/clou abaque = 1,8 1,8
1,9
Traction limite du clou 1,15 1,15 1,15
Les ouvrages provisoires et temporaires sont à considérer comme des ouvrages courants.
Combinaison Combinaison
fondamentale provisoire
Ouvrage définitif X X
Ouvrage temporaire X X
Ouvrage provisoire X -
mois 30 ans
Les ouvrages seront dimensionnés pour une durée de vie de 100 ans.
On admettra que la section de l’ancrage est réduite par une épaisseur sacrifiée à la corrosion
définie de la façon suivante :
Les enrobages des armatures du hourdis béton sont prix égaux à 3 cm.
♦ Règles de calcul
L’ouvrage fera l’objet de deux calculs complets distincts ; chacun tenant compte du phasage
d’assemblage des parties en acier, de bétonnage du hourdis en béton et s’il y a lieu, de
dénivellation des appuis :
Les dénivellations d’appui seront prises en compte avec un coefficient d’équivalence égal à 6 à
court terme et à 18 à long terme.
Les effets du raccourcissement relatif du béton par rapport à l’ossature seront calculés en
fourchette suivant les effets du retrait.
Pour tenir compte de l’intensité du trafic attendu sur l’ouvrage, le poids de ce camion est majoré
par 1.20 (autoroute normalement chargée). On n’appliquera pas de majoration supplémentaire
pour effet dynamique.
Le camion est supposé circuler seul sur l’ouvrage, dans l’axe de la voie de droite réelle, une
infinité de fois.
La détermination de la catégorie de fissuration des sections (S1, S2 ou S3) est à établir sous
l’effet des charges d’exploitation de l’ELS en combinaison rare.
Le guide du SETRA cité ci-dessus, basé sur les règles de l’Eurocode 3, impose :
Par ailleurs, pour des tôles d’épaisseur supérieure à 25 mm et pour des cordons de soudure
transversaux, la catégorie de détail doit être multipliée par le facteur (25/t1) ¼ (ou t1 est
l’épaisseur de la tôle en mm).
Les spécifications données dans « les recommandations pour maîtriser la fissuration des dalles
de pont mixte » établies par le SETRA (septembre 1995) s’appliquent et sont complétées par
ce qui suit :
- on mettra en œuvre dans toutes les sections du hourdis un ferraillage minimal de non
fragilité égale à 1 % de la section du béton. Ce ferraillage sera constitué de barres à haute
adhérence de diamètre nominal au plus égal à 20 mm.
L'Entrepreneur remettra, dans un délai de deux mois après l'exécution des épreuves de
l'ouvrage, les dessins et notes de calculs rendus conformes à l'exécution.
Les dessins et notes de calculs et, d'une façon générale, tous les documents énumérés à
l'article 1 de ce fascicule.
Ce dossier sera conforme aux prescriptions de l'article 40 du CCCG, des articles III.14 du F66
et 36 du F65 ainsi qu'aux dispositions de l'instruction technique du 19 octobre 1979.
Le récolement des ouvrages doit être intégrable dans le SIG, notamment celui des ouvrages
enterrés.
C.C.T.P. - Fascicule E3
SOMMAIRE
Dans le présent article, le terme tablier recouvre également la traverse supérieure des ponts-
cadres.
La tolérance de rectitude fixée par l'article 164 du F65 est étendue aux parties non planes de
l'extrados des tabliers et sera appréciée par rapport à des cerces respectivement longitudinales
et transversales épousant le profil de l'extrados dans ces deux directions. Les arêtes extrêmes
de la partie supérieure des tabliers sont soumises à la même tolérance.
Les stipulations du chapitre 16 du F65 sont applicables et complétées par les tolérances
suivantes sur le tracé de l'ouvrage terminé.
Semelles de fondations 50 mm
Les largeurs ou épaisseurs entre coffrages des différentes parties d'ouvrage ne devront
présenter en aucun point d'insuffisance supérieure à cinq millimètres (5 mm).
Tous les coffrages devront être nivelés en tout point avec un degré de précision de cinq
millimètres
(5 mm).
La tolérance de rectitude est réduite à un centimètre (1 cm) pour les arêtes rectilignes des
tabliers.
• après pose des superstructures de façon à obtenir, sous charge permanente, un profil
d'ouvrage conforme au projet.
L'Entrepreneur remettra au Maître d'Oeuvre un mois avant le début du bétonnage du tablier une
notice expliquant la méthode utilisée pour obtenir une géométrie de l'ouvrage conforme au
projet (profils en long, tracés en plan, dévers) compte tenu des tolérances imposées par le
présent CCTP et des méthodes de construction prévues par l'Entrepreneur.
Cette notice comprendra toutes les dispositions correctives que l'Entrepreneur compte mettre
en oeuvre pour la suppression ou l'atténuation des irrégularités du profil en long du tablier.
Ce profil en long sera proposé par l'Entrepreneur au Maître d'Oeuvre. Il est établi pour
minimiser les quantités de matériaux de reprofilage à apporter, tout en garantissant un
confort satisfaisant à l'usager.
- Aucun point de la surface effective de l'extrados (S.E.E.) n'est situé à plus de 20 mm au-
dessus du point correspondant de la [Link].
- L'écart entre la [Link] et la S.T.E. est une fonction continue, à pente continue, de
l'abscisse, composée d'éléments de droites et de paraboles. Les pentes de ces droites
sont inférieures à 0,005 et les valeurs absolues de rayons des paraboles supérieurs à
15.000 mètres.
Il est précisé que l'ensemble des relevés de cote (z) décrits ci-dessous devront être réalisés au
niveau et non au théodolite.
Ce relevé sera fait transversalement sur trois (3) lignes parallèles à l'axe du tablier :
- un axe central,
Le degré de précision exigé pour les mesures de nivellement est de deux millimètres.
A l'issue du bétonnage du tablier les mesures éventuelles à prendre pour mise en conformité
finale de l'ouvrage, avec les tolérances indiquées est à la charge du titulaire de
l’Entrepreneur.
Les points du relevé sur la surface réelle de l'extrados (S.E.E.) sont pour 90 % d'entre eux à
moins de 20 mm de la surface théorique de l'extrados (S.T.E.) et pour les 10 % restant, à moins
de 30 mm.
Dans ce cas, l'extrados sera accepté par le Maître d'Oeuvre, l'Entrepreneur prendra à sa
charge les frais occasionnés par le raccordement aux accès.
Il est possible de se ramener au cas précédent par un reprofilage sur une épaisseur compatible
avec les hypothèses de charges permanentes.
L'Entrepreneur effectuera, à ses frais, le rechargement de l'extrados à l'aide d'un mortier époxy
mis en oeuvre avant application de la chape d'étanchéité.
3ème cas - Acceptation de l'extrados béton avec définition d'une surface de l'extrados
optimisée
Il n'est pas possible de se ramener au premier cas (par exemple parce que le décalage
S.E.E./S.T.E. est trop important ou que les reprofilages envisagés conduisent à des
suppléments de charges permanentes trop élevées).
L'Entrepreneur doit alors obligatoirement établir, à ses frais, l'étude d'une surface de l'extrados
optimisée ([Link].) qu'il soumettra à l'agrément du Maître d'Oeuvre.
i) Localisation et types
4.1 Généralités
Les parements fins ou ouvragés nécessitant des ragréages seront revêtus d'une peinture
suivant les prescriptions du chapitre 15 du F65. Le système, le nombre de couches et
l'épaisseur totale seront proposées par l'Entrepreneur à l'acceptation du Maître d'Oeuvre.
Le système proposé par l'Entreprise sera choisi sur la liste des systèmes ayant subi avec
succès les essais de qualification au LCPC. La couleur sera soumise à l'acceptation du Maître
d'Oeuvre.
L'attention de l'Entreprise est attirée sur le fait que pour des raisons d'unité architecturale, la
mise en peinture peut intéresser des surfaces non strictement concernées par les défauts
d'aspect qui ont nécessité son application telles qu'un ensemble de piles pour des défauts
d'aspect notables sur l'une d'elle ou une culée complète.
ARTICLE 5 - EPREUVES
5.1 Généralités
Les épreuves de résistance des tabliers sont incluses dans le délais définis au CCAP.
Au moment des épreuves, l'âge des bétons de structure porteuse sera au moins égal à quatre
vingt dix (90) jours. Le Maître d'Oeuvre se réserve de fixer la date des épreuves. Les épreuves
auront lieu et seront interprétées avant la réception de l'ouvrage (point d'arrêt).
Certaines des mesures du contrôle interne doivent être réalisées par un laboratoire accepté par
le Maître d'Oeuvre (inspections détaillées).
Les épreuves ne seront réalisées qu'après mise en place complète des joints de chaussée,
pour les ouvrages qui en comportent.
• le programme détaillé des épreuves, établi par l’Entrepreneur sera proposé en première
phase à l'acceptation du Maître d'Oeuvre (charges, échafaudages, passerelles, appareils de
mesure...),
• la mesure des flèches du tablier s'effectuera en six points (2 x 3) dans les différentes travées
dont deux en milieu de travée,
• les lignes d'appuis seront nivelées avant et après épreuves au niveau des têtes des piles
(3 directions) et au niveau du tablier,
• les nivellements seront réalisés avec une précision d'un millimètre. L’Entrepreneur
approvisionnera en conséquence tous les matériels nécessaires ainsi que des opérateurs
qualifiés,
• l’opération sera conduite par un géomètre expert pourvu par l’Entreprise et qui sera en
charge de rédiger le procès-verbal d'épreuve,
• tous les repères de nivellement et dispositifs de mesures (appareils d'appui) placés sur
ouvrage, seront nivelés ou mesurés avant et après épreuves,
• les épreuves comporteront une inspection détaillée de l'ouvrage avant et après les épreuves
qui seront réalisées en présence du Maître d'Oeuvre,
• l’Entreprise fournira au Maître d'Oeuvre sous forme d'un procès-verbal détaillé (article 25 du
titre II du fascicule 61) les résultats des épreuves et leur interprétation qui constitueront
"l'état de référence de l'ouvrage".
Les épreuves seront identiques à celles définies au § 5.2 pour les ponts-dalles aux adaptations
suivantes près :
• Les mesures de flèche de la traverse supérieure seront limitées à 2 points par travée et par
tronçon de cadre, ces points étant situés à mi-travée.
• Le nivellement de lignes d’appui est remplacé par celui des différents repères de
nivellement implantés sur les piédroits du cadre.
Outre la remise en état des lieux conformément à l'article 37 du CCCG, l'Entrepreneur est tenu
d'assurer le nettoyage de l'ouvrage défini dans l’article 172 du F65 ( sommiers des culées,
couronnement des piles, appareils d'appui, joints de chaussée, corniches- caniveaux, entrées
et descentes d’eau, drains et barbacanes,...)
• Cette remise en état des lieux implique en particulier l'élimination de toute trace des dépôts
provisoires de matériaux en général qui auraient été constitués durant le chantier et qu'il
n'était pas prévu explicitement de conserver à la fin des travaux.
• Le cas échéant, les parties d’ouvrage concernées seront débarrassées des protections
provisoires mises en œuvre.
C.C.T.P. - Fascicule E4
SOMMAIRE
ARTICLE 1 - GENERALITES
Ce dossier comprendra :
• les éléments concernant l'entretien de chaque partie d'ouvrage et devra être établi dans
l'esprit de l'Instruction Technique de 1979 sur la surveillance, l'entretien et la réparation
des Ouvrages d'Art et des fascicules annexés,
Il est rappelé que l'absence de remise de ces documents entraînera l'application des
pénalités prévues au CCAP.4.5
Sur les ouvrages d'art, les dispositifs en question seront rattachés au Nivellement Général de
la France (NGF) et comprendront les repères mentionnés article 3 du fascicule E3 et articles
19 et 20 du fascicule E14.
Ces repères sont constitués par des cibles de visée topographique permettant le
rattachement en X, Y, Z à la polygonale de base. Leur disposition sera fixée en accord avec
le Maître d'Oeuvre. Les plans d'exécution préciseront leur implantation exacte.
Sur les murs, quelle que soit leur nature, ces repères sont placés :
• en pied du mur pour mesurer et suivre l'évolution du tassement du sol support,
• en haut de l'ouvrage pour mesurer sa déformation.
Ils doivent en outre permettre la mesure des verticalités. Ils sont établis sur des profils définis
lors de l'étude en fonction des différentes contraintes (site, accès, dimensions de l'ouvrage,
sol, support...) avec un minimum d'une paire de repères (un en bas et en haut tous les 20
mètres de longueur).
L'Entrepreneur veillera à ce que la précision des points levés à partir des sections des
polygonales soit de 1 mm dans les trois dimensions pour l'ouvrage d'art et les murs.
• visibles en service pour garantir une certaine redondance des mesures par rapport à la
polygonale de base,
• les opérations topographiques effectuées sur les repères de nivellement (état zéro),
schémas à l'appui,
• le suivi et l'entretien des murs en sol renforcé (les notices sont établies sur la base des
principes et des modalités qui font l'objet du chapitre 5 des "Recommandations" de la
DRCR et du dossier du SETRA "Guide pour la surveillance spécialisée et le
renforcement des ouvrages en terre armée" de décembre 1994.
• une note de synthèse expliquant les principales modifications apportées à l'ouvrage tant
sur le plan des études que sur le plan de la construction.
Une notice particulière définira la périodicité et le degré de précision des visites et des
inspections détaillées de chaque partie d'ouvrage. Chaque partie d'ouvrage recevra un
repère précis, matérialisé d'une façon indélébile et visible sur l'ouvrage lui-même et figuré sur
les plans d'entretien et de suivi.
Cette notice mettra en lumière les points ou les zones les plus fragiles devant nécessiter une
attention particulière ou un processus d'entretien renforcé.
L'Entrepreneur établira, pour toutes les parties de l'ouvrage, sur reproductibles stables, des
documents appelés "supports de visite". Ceux-ci sont destinés à être utilisés par les agents
chargés des visites et des inspections détaillées de l'ouvrage.
Ces plans seront établis à une échelle convenable, arrêtée en liaison avec le Maître
d'Oeuvre. Le contenu précis de ces plans et les modalités d'établissement seront précisés
en cours de travaux.
Le dossier d'ouvrage établi, pour chaque ouvrage, conformément aux dispositions de l'article
36 du F65 comprend notamment les éléments suivants faisant partie du sous-dossier des
ouvrages exécutés :
• le dossier topographique
• le calendrier réel d'exécution des travaux en distinguant les phases d'exécution et les
opérations principales,
• les résultats des contrôles effectués sur les ouvrages finis avec, en regard, les tolérances
d'exécution,
• les enregistrements relatifs à la qualité et/ou documents de suivi d'exécution, tels que
procès-verbaux de contrôles et essais,
• les procès-verbaux de réception des travaux, accompagnés des rapports de visites, listes
de réserves, procès-verbaux de levées de réserves,
• les PMQ et procédures associées à ces derniers, y compris les procédures d'exécution,
contrôles et plans d'organisation des contrôles.
• toutes les informations relatives aux épreuves des ouvrages ainsi que tous les éléments
géométriques constituant l'état de référence (état zéro) des ouvrages,
• le recalcul de récolement des ouvrages, en particulier pour les parties d'ouvrage dont la
réalisation effective sera par trop éloignée des hypothèses initiales des premiers calculs
et la fourniture des plans de récolement conformes à l'exécution et au recalcul éventuel
mentionné ci-avant,
• une note de calcul avec la position des voies de circulation lors des opérations de
vérinage de l'ouvrage,
SOMMAIRE
L'Entrepreneur est réputé avoir pris connaissance des résultats des reconnaissances
géotechniques exécutées par le Maître d'Ouvrage. L'Entrepreneur pourra effectuer, à sa
charge, tous les sondages complémentaires qu'il jugera nécessaire. Le Maître d'Oeuvre se
réserve le droit de ne pas valider les sondages complémentaires au cas où il serait constaté
une disparité trop importante avec les sondages des campagnes précédentes.
Les niveaux de fondation indiqués sur les plans marché n'ont que le caractère d'une estimation
et que les cotes définitives seront arrêtées en cours de travaux d'après les résultats des études
d'exécution, sur proposition de l’Entrepreneur.
Bétons
Tous les bétons utilisés respecteront les stipulations du fascicule E7 pour tout ce qui concerne
les constituants, la fabrication, le transport, les études, les épreuves de convenance et les
contrôles. Les bétons concernés sont les suivants :
Béton de structure,
Béton de propreté ou béton de blocage,
Béton non armé coulé à sec (béton de massif ou de substitution)
Béton immergé
Des formulations spécialement adaptées devront être étudiées en cas d’existence de fortes
circulations d’eau.
Plates-formes de travail
Conformément à l'article 6.1.1. du fascicule 68 du CCTG, les plates-formes seront
aménagées pour permettre l'accès, la circulation et l'utilisation des différents engins de
chantier nécessaires à la mise en oeuvre, dans des conditions susceptibles de ne nuire ni à
la sécurité des personnes, ni à la qualité de la réalisation.
Matériels d'exécution
Les matériels devront posséder les caractéristiques techniques suffisantes pour répondre de
manière satisfaisante aux problèmes suivants :
• adéquation des possibilités des matériels par rapport aux dispositions du projet
(profondeur, dureté des terrains à traverser, inclinaison des pieux,...),
• adéquation des rendements prévus pour chaque outil dans les différentes couches de
sol compte tenu des contraintes de délai,
• gabarit des divers engins, terrestres ou nautiques, par rapport aux dimensions de l'aire
de travail, au tirant d'eau, ou à la présence de lignes électriques, de canalisations,...
• adéquation des matériels vis-à-vis des tolérances d’exécution fixées au marché,
• capacités et nombre des engins de manutention ou d'évacuation des déblais,
• adéquation du matériel de traitement et des moyens de contrôle de l'eau de forage,
• moyens de mise en place des armatures et de mise en œuvre du béton,
• limitation des nuisances (bruit et vibrations) et conformité aux exigences de la sécurité
et du respect de l’environnement.
Le phasage détaillé des opérations et leur calendrier prévisionnel seront soumis au Maître
d'œuvre.
Un PMQ de degré 3 sera établi par l'Entrepreneur dans les conditions définies à l'article 7 du
fascicule 68 du CCTG.
Les travaux de fondation ne pourront commencer qu'après visa des documents d'exécution et
des parties de PMQ associées.
Les fondations concernées par cet article correspondent au domaine d'application des
stipulations du chapitre II "Fondations directes sur le sol" du fascicule 68 du CCTG (articles 8 à
14).
Les procédés d'exécution seront décrits dans le PMQ. L'Entrepreneur soumettra à l'acceptation
du Maître d'Oeuvre, les moyens qu'il compte utiliser pour exécuter les semelles.
• Terrassement
Les travaux de terrassement des fouilles (excavation, soutènement, protection contre les eaux
et épuisements) seront menés conformément aux stipulations du fascicule E6.
• Surprofondeur de fouille
Dans le cas où le fond de fouille ne présenterait pas, localement ou sur toute la surface
d’appui, les caractéristiques de portance attendues au niveau prévu sur les plans visés, il y
aura lieu de réaliser une surprofondeur de fouille comblée par un béton de substitution ou de
blocage jusqu’au niveau théorique initial, y compris le béton de propreté, qui sera alors
supprimé.
• Béton de propreté
En plan, la surlargeur minimale du béton de propreté par rapport au contour des semelles ou
radier en béton armé sera de dix (10) centimètre au moins, pour contribuer à un bon appui des
coffrages.
La régularité du surfaçage devra être telle que l’enrobage minimal réglementaire fixé à l’article
A.7.1 du BAEL 91 puisse être obtenu en place. Les tolérances sur la régularité du surfaçage
seront identiques à celles stipulées sur la protection du fond de fouille dans le fascicule E6.
En aucun cas il ne sera autorisé une hauteur de chute supérieure à un mètre cinquante (1,5 m)
au-delà des flexibles de pompe ou de benne.
• Procédures d’exécutions
Les fondations concernées par cet article correspondent au domaine d’application des
stipulations du chapitre IV du fascicule 68 du CCTG et de recommandation SETRA - LCPC de
décembre 1978.
Les fondations profondes seront exécutées conformément aux dispositions du document "Les
pieux forés - Recueil des règles de l'art" diffusé par le LCPC et le SETRA en décembre 1978, et
à celles du fascicule 68 du CCTG.
Le diamètre de forage des pieux devra être au moins égal au diamètre nominal.
Les procédés de forage et d'exécution seront décrits dans le PMQ. L'Entrepreneur soumettra à
l'acceptation du Maître d'Oeuvre, les moyens qu'il compte utiliser pour exécuter les pieux.
A partir des résultats obtenus et de leur confrontation avec ceux des campagnes
géotechniques précédentes, l'Entrepreneur proposera des caractéristiques mécaniques du sol
à prendre en compte pour le dimensionnement des pieux. Il proposera également en fonction
des résultats de la note de calcul, la
3.2.1 Béton
Le béton des pieux respectera les stipulations du fascicule E7 pour tout ce qui concerne les
constituants, la fabrication, le transport, les études (y compris convenances) et les contrôles
ainsi que les stipulations de l’article 23.2 du fascicule 68, complétées comme suit :
- Il sera tenu compte des recommandations des paragraphes 6.1 à 6.3 du Recueil des
Règles de l’Art du SETRA-LCPC pour la formulation du béton et pour l’établissement de
la partie du PMQ relative à la fabrication et transport des bétons de pieux.
- En cas de forage à la tarière creuse, conformément aux prescriptions de l’article 4.422
du DTU 13.2, le béton doit pouvoir être pompé sans difficulté : le béton doit alors être
riche en sable et la dimension des granulats limitée au 1/6 du diamètre de l’axe creux
de la tarière.
Les pieux seront armés sur toute leur longueur, quelle que soit leur catégorie.
- Les dispositifs de centrage des cages d’armatures assurant l’enrobage (galet ou patins),
par définition en contact ou susceptibles de venir en contact avec le terrain (sauf dans
les zones à gaine perdue), ne pourront être métalliques, en raison du risque de
corrosion. Ils seront à priori constitués de cales cylindriques en béton, de diamètre et de
largeur appropriés, notamment pour éviter tout poinçonnement des parois.
Ces écarteurs, solidement fixés aux armatures, devront être en nombre suffisant
(niveaux espacés de 2 m environ et de densité de l’ordre d’un écarteur pour 2,5 m²),
- La base des cages d’armatures sera conçue pour permettre au tube plongeur
d’atteindre le fond du forage sur une surface suffisante,
- Dans les cas de pieux forés à la tarière creuse, les dispositions complémentaires
suivantes seront adoptées :
- Les cages d’armatures sont d’une seule pièce,
- Les assemblages, cerces ou spires/barres longitudinales se font par soudure,
- La raideur des cages assemblées doit être telle que la cage, appuyée verticalement sur
le sol n’accuse pas de flèche supérieure à 0,5 % de sa hauteur totale.
L’adoption de chemises, gaines ou tubes de travail sera soumise à l’accord du Maître d’œuvre.
Les options seront choisies en s’inspirant des recommandations du chapitre 4 du Recueil des
Règles de l’Art du SETRA – LCPC et en tenant compte des stipulations ci-après :
- Ne seront considérées comme perdues – ou définitives – que les chemises ou gaines
prévues et indiquées comme telles sur les documents d’exécution visés par le Maître
d’œuvre.
- Les chemises, gaines ou tube de travail seront toutes constituées de tubes en acier,
lisses, soudés hélicoïdalement et conformes à la norme NF EN 10219. L’acier utilisé
sera de nuance minimale S235JO de qualité soudable.
L’épaisseur de ces gaines sera suffisante pour qu’elles ne soient ni déformables, ni fragiles.
Les gaines perdues pour pieux devront satisfaire aux exigences de l’article 38.3 du fascicule 68
du CCTG et ne seront pas prises en compte dans le calcul des armatures.
L’épaisseur d’acier sera au minimum égale au maximum des deux valeurs suivantes :
- le centième du diamètre du tube,
- 12 mm.
L’épaisseur du tube sera au moins égale au centième de son diamètre avec un minimum de 10
mm.
Les caractéristiques de la boue devront permettre d’assurer la stabilité des parois pendant
toute l’exécution du pieu et d’effectuer un bétonnage correct.
• Impuretés de la boue
Les paramètres de la boue, mesurable à tout instant par le laboratoire du chantier, seront
conformes aux spécifications données à l’article 23.3 du fascicule 38 du CCTG.
Les valeurs et les tolérances des paramètres caractéristiques des boues seront définies par
l’Entrepreneur. Ces valeurs, qui devront éventuellement être différenciées selon la diversité des
problèmes rencontrés pour respecter les prescriptions précédentes, seront si besoin est,
corrigées après épreuve de convenance et contrôlées ensuite régulièrement en cours
d’exécution. Elles concerneront :
- la boue neuve,
- la boue renvoyée dans les excavations après traitement,
• Préparation de la boue
La boue de forage sera préparée sur le chantier dans une station qui comprendra :
- une unité de fabrication, assurant la dispersion de la bentonite en poudre ou d’un
produit similaire dans l’eau par malaxage,
- un ou plusieurs bassins ou silos de stockage permettant au chantier de disposer d’une
réserve suffisante pour parer à un incident de forage, comme prescrit à l’article 26.8.5
du fascicule 68.
- une unité de régénération permettant d’obtenir les caractéristiques prescrites par
traitement de la contamination physique, par élimination mécanique des éléments
grossier (tamisage) et des sables (cyclomagie ou centrifugation), éventuellement
complétée par additions de certains adjuvants ainsi que par traitement de la
contamination chimique comme indiqué au paragraphe 3.4.6 du Recueil des Règles de
l’Art du SETRA – LCPC.
Les boues récupérées en cours d’exécution et de bétonnage, pourront être réutilisées après
traitement, à l’exception des boues polluées par le ciment. Le recyclage sera effectué en circuit
fermé sans rejet non contrôlé. Tout rejet direct sera interdit. L’Entrepreneur veillera en
particulier à l’étanchéité des conduits et raccords pour éviter toute fuite de boue dans le milieu
naturel.
Les matériaux retenus au criblage et au filtrage seront essorés avant évacuation. La boue
provenant de l’essorage sera stockée avec les boues non recyclables dans des citernes
tampons en attente de leur évacuation.
Les terres extraites et les boues usées seront évacuées et mises en dépôt définitif dans des
conditions à soumettre à l’agrément du Maître d’œuvre.
Les tubes de réservation mis en place pour effectuer le contrôle des pieux finis conformément
au fascicule 68, seront des tubes métalliques de type chauffage, diamètres 50/60 mm (ou 2’’) et
102/114 mm (ou 4’’), livrés par longueur minimale de six (6) mètres et filetés au pas du gaz à
leurs extrémité. Ils seront obligatoirement raccordés entre eux par manchons vissés.
Leur nombre sera conforme à celui figurant dans le recueil des règles de l’art du SETRA –
LCPC. :
- si Ø ≤ 600 mm. : 2 tubes permettant un seul trajet d’auscultation
- si 600 mm. < Ø ≤ 1200 mm. : 3 tubes permettant 3 trajets d’auscultation
- si Ø > 1200 mm. : 4 tubes permettant 6 trajets d’auscultation
L’extrémité inférieure des tubes sera hermétiquement fermée par un bouchon métallique soudé
ou par un bouchon de plastique vissé assurant l’étanchéité.
L’extrémité supérieure des tubes devra également être obturée par un bouchon plastique ou
métallique amovible pour éviter toute pénétration de débris divers ou de béton.
Les tubes seront nettoyés avant leur pose avec un produit de dégraissage et seront solidement
fixés à la cage d’armatures sans soudure et maintenus rectilignes pour permettre la perforation
éventuelle de la base du pieu et le passage des sondes d’auscultation.
• Piquetage
• Tolérances
La tolérance d’implantation de l’axe vertical théorique en plan est de cinq (5) centimètres.
Le défaut de verticalité de chaque pieu après forage, ne devra pas excéder cinq millimètres par
mètre (5 mm/m) en moyenne sur toute la longueur.
L’Entrepreneur indiquera dans son PMQ les procédures et les moyens pour respecter ces
prescriptions, et en particulier pour maîtriser au mieux la position du tubage ou de la virole
obligatoire en tête de pieux.
• Plan de pilotage
Ce plan de pilotage sera établi dans le cadre du programme d’exécution, conformément aux
indications des articles 18.1 et 25.1 du fascicule 68 du CCTG.
3.3.2 Forage
Les méthodes et le matériel d’exécution respecteront les prescriptions des articles 26.8.2
(viroles et murettes guides), 26.8.3 (niveau de la boue), 26.8.4 (fluctuations limites du niveau de
la boue) et 26.8.5 (perte de boue) du fascicule 68 du CCTG, et tiendront compte des
recommandations du paragraphe [Link]. du recueil des Règles de l’Art sur les Pieux Forés.
Les pieux seront, en complément de l’utilisation de boue de forage, munis d’un tubage
provisoire notamment sur la hauteur des remblais contigus. Les méthodes et le matériel pour
enfoncer puis extraire le tubage (vibro-fonçage, louvoiement, battage) tiendront compte de
l’article 26.6.1 du fascicule 68 et des sols traversés caractérisés par le dossier géotechnique.
Les caractéristiques de la boue et ses conditions de mise en œuvre seront précisées en
conséquence, conformément aux prescriptions de l’article ad hoc de ce fascicule.
L’ancrage minimum des pieux dans le substratum sain, lorsqu’il sera rencontré, sera d’un (1)
diamètre.
L’Entrepreneur prendra toutes les précautions qui s’imposent pour que les caractéristiques
mécaniques des couches de terrain environnant les ancrages des pieux ne soient pas
sensiblement modifiées ou affectées par les différents outils de forage qu’il compte mettre en
œuvre.
Les remontée de la benne se fera à vitesse lente sous nappe afin d’éviter le phénomène de
soupape.
Il sera tenu compte des recommandations et des contre-indications données au paragraphe 3.3
du recueil des Règles de l’Art sur les Pieux Forés, selon lequel la méthode du trépanage par
percussion doit conserver un caractère exceptionnel et être réservée à la pénétration des
horizons rocheux ou au franchissement d’obstacles naturels ou artificiels.
L’Entrepreneur prendra toutes les précautions qui s’imposent pour que les caractéristiques
mécaniques des couches de terrains environnant les ancrages des pieux ne soient pas
sensiblement modifiées ou affectées par les différents outils de forage qu’il compte mettre en
œuvre. Pour cela, l’emploi du trépan pourra être remplacé par l’exécution de forages de
décompression suivie d’un trépanage léger.
Les pourcentages minimaux des aciers longitudinaux et transversaux ainsi que les dispositions
constructives respecteront les prescriptions du Recueil des Règles de l’Art du SETRA.
Les cages d’armatures en place seront maintenues solidement en tête de forage pour éviter
toute remontée intempestive en cours de bétonnage sous l’effet du béton ou de l’extraction du
tube de travail.
Dans le cas de pieux forés à la tarière creuse, le temps qui sépare la fin du bétonnage et la
mise en place de la cage d’armature ne devra pas excéder 30 minutes. La cage sera
suspendue verticalement et devra rester verticale et centrée par rapport au forage pendant
toute la durée de l’opération de descente. La pénétration de la cage dans le béton pourra être
facilitée par l’emploi d’un trépideur. En cas d’insuccès de la pénétration totale de la cage, le
pieu devra être recommencé selon la procédure de traitement de la fiche de non-conformité du
PMQ.
3.3.4 Bétonnage
Le bétonnage de chaque pieu ne pourra être entrepris qu’avec réception du fond de fouille par
le contrôle externe de l’Entrepreneur.
Les procédures de mise en œuvre du béton décrites dans le détail par l’Entrepreneur dans son
PMQ, tiendront également compte des recommandations du paragraphe 6.4 du Recueil des
Règles de l’Art du SETRA-LCPC et des prescriptions complémentaires suivantes.
Cette opération consistera à nettoyer le fond de l’excavation pour assurer un bon contact « sol
en place –béton en pointe », par suppression de l’épaisseur de sol remanié et enlèvement des
particules de sol qui se sont déposées après la fin du forage, notamment lors de la mise en
place des cages d’armatures.
Le curage sera effectué avant et après la mise en place des armatures et des tubes
d’auscultation, par la technique de circulation inverse soit par l’intermédiaire du tube plongeur
utilisé pour le bétonnage, soit grâce à une pompe immergée selon les indications du
paragraphe 3.4.4 du Recueil des Règles de l’Art sur les pieux forés.
• Conduite du bétonnage
La durée écoulée entre la fin du curage et le début du bétonnage ne pourra excéder deux
heures.
Toute reprise de bétonnage est interdite
Les bétonnages sous boue seront réalisés à l’aide de tubes plongeurs, correctement et
régulièrement nettoyés, constitués en nombre d’éléments suffisant avec raccordements
étanches entre éléments dont les caractéristiques seront conformes à celles préconisées au
paragraphe 6.4.1 du Recueil des Règles de l’Art du SETRA – LCPC.
Le tube devra reposer sur le fond avant l’amorçage du bétonnage, qui devra éviter le délavage
du béton par l’eau, ou sa contamination par la boue, par interposition d’un bouchon de mortier
ou de pâte pure de ciment contenant une pelote dense de fourrure de fer pour être
suffisamment ferme.
Le niveau de boue devra, par ailleurs, rester supérieur d’au moins un mètre, (comme au cours
des forages) au niveau statique le plus élevé des nappes traversées pendant tout le bétonnage.
Pour éviter tout désamorçage de la colonne de bétonnage, le bétonnage sera ensuite conduit
de sorte que son extrémité inférieure reste toujours plongée dans le béton frais (sauf, bien sûr,
en fin de bétonnage) d’au moins 3 mètres pour un pieu foré à la boue.
Le bétonnage de chacun des pieux sera réalisé dans la journée sans interruption.
Le bétonnage sera arrêté à une hauteur correspondant à un diamètre de pieu compté au-
dessus du niveau du béton de propreté ou béton de bouchon. Cette hauteur sera coffrée si la
méthode d’exécutions retenue l’exige.
Pendant l’extraction, une faible rotation de la tarière dans le sens du vissage, à une vitesse
inférieure de 10 tours par minute, peut être toléré pour éviter son blocage par la pression du
béton.
Avant la descente de la cage d’armature, le béton contaminé de surface est éliminé jusqu’à
l’apparition du béton sain. Le niveau supérieur du béton sain doit alors se situer à moins de 1 m
sous la plate-forme de travail.
La tête de forage est protégée après bétonnage par la mise en place d’une virole qui assurera
de plus le guidage de la cage.
3.3.5 Recépage
Le recépage ne pourra avoir lieu qu’après les épreuves de contrôle des pieux finis définies à
l’article 3.4.2.
Les surfaces de béton recépées des têtes de pieux seront nettoyées et dégagées de toute
souillure.
Un responsable du forage et du bétonnage des pieux sera désigné par l’Entrepreneur dans le
cadre de l’organisation générale du chantier. Ce responsable devra être en permanence sur le
chantier durant l’ensemble des travaux de fondations profondes.
• Procédure d’exécution
• Epreuve de convenance
Il ne sera pas réalisé de « pieu de convenance » distinct des pieux à réaliser. Par contre, la
réalisation du premier pieu sera conçue comme une épreuve générale de convenance des
méthodes et des outils du forage et de bétonnage, ainsi que de la formule du béton et de la
boue de forage proposés par l’Entrepreneur.
L’implantation du premier pieu sera donc choisie de manière à être la plus représentative
possible des principales difficultés prévues pour les fondations profondes.
L’Entrepreneur, dans le cadre de son contrôle externe dressera un procès-verbal des
observations recueillies au cours de l’exécution de ce pieu, et fournissant les éléments
d’appréciation sur la convenance des procédés, des outils et des matériaux mis en œuvre. A ce
stade, l’état du matériel et les caractéristiques de rendement pourront être constatées et
comparées aux indications du PMQ.
Une attention particulière sera portée sur :
- les possibilités de mise en place et d’extraction correctes du tube de travail,
- la formulation de la boue (valeur des paramètres caractéristiques à préciser
conformément à l’article 3.3.2),
- le réglage des installations de fabrication et de recyclage de la boue,
- l’adéquation des outils de forage et de trépanage,
- les modalités de curage du fond de forage,
- le déroulement du bétonnage (nécessité éventuelle d’utiliser deux tubes plongeurs).
Si les résultats constatés ne sont pas probants, l’Entrepreneur devra modifier ses
procédures d’exécution, qui seront testées sur le deuxième pieu traité, comme le premier,
comme une épreuve générale de convenance.
Les contrôles de conformité du béton des pieux seront effectués selon les prescriptions du
fascicule E7.
Le contrôle des armatures de béton armé sera effectué selon les prescriptions du fascicule E6.
Les gaines, chemises ou tubes de travail seront réceptionnés par l’Entrepreneur dans le cadre
de son contrôle interne (avec fiche de réception) avec vérification de leurs dimensions
(diamètres, épaisseur, longueur) et de leur état de surface.
• Carnet de forage
Ce carnet contiendra, pour chaque forage, une liste géologique donnant toutes les indications
sur la nature et les niveaux NGF des couches et des nappes traversées. Deux (2) exemplaires
de ces fiches devront être remis pour information au Maître d’œuvre à la fin de chaque forage.
Pour chaque forage, l’Entrepreneur devra effectuer des prélèvements géologiques suivant
l’ensemble de règles suivantes :
Ces prélèvements seront conservés par l’Entrepreneur, séparément, à l’abri des intempéries
dans des boites fermées étiquetées, en plastique transparent.
L’Entreprise établira une coupe lithographique de chaque fondation, comportant l’indication des
différents niveaux NGF, et le remettra pour information au Maître d’œuvre dans le mois qui
suivra la fin de l’exécution de la fondation.
Par ailleurs, l’Entrepreneur sera tenu de signaler tout changement d’outil, toute modification
géologique rencontrée qui ne serait pas conforme aux prévisions ou tout incident (remontées
de cages, chutes d’outils,…) au Maître d’œuvre, et de lui proposer, sans retard, les dispositions
nouvelles qu’il compte prendre pour remédier aux non-conformités éventuelles.
Lorsque des différences importantes seront décelées lors du creusement d’une excavation
entre les niveaux ou les caractéristiques des principales couches de sol rencontrées et les
indications figurant dans le rapport géotechnique, l’Entrepreneur sera tenu de les signaler au
plus tôt au Maître d’œuvre (en remettant la fiche de forage correspondante) et si elles sont de
nature à remettre en cause les hypothèses de calcul prises en compte, ou l’adaptation des
moyens de forage choisis, soumettre à son approbation les adaptations éventuellement
nécessaires au projet, notamment le changement d’outil ou de méthode de forage.
L’Entrepreneur devra fournir, avec ses documents de suivis, les valeurs des paramètres
caractéristiques définies à l’article 3.2.4, mesurés par le laboratoire de chantier, à chacun des
stades de mises en œuvre de la boue (boue neuve, boue renvoyé dans les excavations après
traitement, boue en œuvre dans l’excavation juste avant bétonnage), pour chacun des forages.
Le Maître d’œuvre se réserve le droit de faire opérer de telles mesures, contradictoirement, par
son Laboratoire, dans le cadre de contrôle extérieur à n’importe quel stade des travaux.
En complément des opérations de contrôle interne des phases critiques du point de vue de la
géométrie (mise en position, centrage des outils de forage, tenue de la tête du trou de forage
par blocage des déplacements concernés de la virole ou du tube de travail, limitation des
déviations en profondeur,…), l‘Entrepreneur reportera, au fur et à mesure, les écarts
d’implantation, d’orientation et d’inclinaison constatés par rapport aux valeurs théoriques, sur le
Plan de Pilotage tenu à jour sur chantier, conformément aux indications de l’article 27.1 du
fascicule 68 du CCTG.
• Contrôle du bétonnage
L’Entrepreneur établira pour chaque pieu un courbe de bétonnage (volume de béton mis en
œuvre en fonction du niveau de la surface libre de béton) selon une procédure et une
présentation prédéfinies. Cette courbe devra être analysée par un spécialiste en géotechnique
afin de vérifier la validité des hypothèses géotechniques.
En complément de cette courbe, l’Entrepreneur devra remettre, pour faciliter son analyse, dans
les délais prescrits au PMQ, un rapport journalier indiquant :
- les volumes mis en œuvre, à chaque phase de bétonnage,
- les phases de démontage partiel du tube-plongeur et les longueurs de tube concernées,
- les mesures de remontée de béton au moyen d’une sonde (avant et après démontage
du tube plongeur),
- les temps de bétonnage,
- les bons de pesée de chaque livraison de béton sur lesquels seront reportés, en plus
des caractéristiques du béton, l’heure du début et l’heure de fin du bétonnage de la
gâchée considérée.
• Contrôles de réception
La réception des pieux forés ne pourra être prononcée qu’après vérification de leur
implantation, effectuée contradictoirement conformément à l’article 27.2 du fascicule 68 du
CCTG et au vu des résultats des essais de contrôle de la qualité de leur exécution, définis ci-
après.
Ces essais n’auront lieu qu’après que le béton ait atteint sept (7) jours d’âge.
Pieu de diamètre ≤ 900 mm
Les pieux de diamètre inférieur ou égal à 900 mm, non équipés de tubes de réservation,
seront auscultés en utilisant la méthode par impédance, telle que définie dans la norme NF
P 94-160-4. La procédure d’essai et le contenu du procès-verbal respecteront à minima les
termes de la norme.
Les pieux n’entrant pas dans le champ de cette norme (pieux dont l’élancement L/Ø ne
satisfait pas 10 ≤ L/Ø ≤ 30) seront contrôlés suivant la méthode exposée ci-après. Il
en est de même pour les ouvrages qui seraient équipés de tubes par l’Entrepreneur,
éventuellement à la demande du Maître d’œuvre, afin de réaliser des essais par
auscultation sonique, conformément à la norme NF P 94-160-1
Pieu de diamètre > 900 mm
Les pieux de diamètre supérieur à 900 mm seront auscultés par la méthode sonique en
transparence, conformément aux stipulations de la norme NF P 94-160-1, suivant tous les
trajets périphériques et sécants rendus possibles par l’agencement des tubes
d’auscultation, pour vérifier la continuité du fût et la bonne homogénéité du béton.
Un carottage de la pointe, poursuivi d’au moins 50 cm dans le sol, sera réalisé dans le tube
de réservation prévu à cet effet, pour vérifier la bonne qualité du contact entre la pointe du
fût et le sol.
Après acceptation des pieux, tous les tubes seront vidés de leur eau et rebouchés par
injection au coulis de ciment à l’aide d’un tuyau plongeur.
Dans tous les cas, l’Entrepreneur aura à produire une justification de la capacité résistante des
sections où auront été relevés des défauts.
En cas de contrôle par impédance, l’Entrepreneur proposera au Maître d’œuvre une méthode
d’investigations complémentaires suite à la détection d’anomalies.
Dans le cas de contrôle par la méthode sonique si, à la suite d’un défaut de mise en œuvre,
l’un des tubes d’auscultation ne permet pas d’effectuer le contrôle, l’Entrepreneur exécutera à
ses frais un carottage dans le tube de réservation ou bien dans le voisinage immédiat du tube
inutilisable.
Si cet examen confirme le défaut de contact, il sera procédé à une réparation ou à des
injections au coulis de ciment de manière à redonner à la zone perturbée une cohésion et
compacité correctes entre le sol et l’ancrage du pieu. Les procédures d’exécution et le coulis
susceptible d’être utilisés pour cette opération devront être proposés par l’Entrepreneur dans le
cadre de son PMQ.
[Link] Matériaux
• BETON
• ACIERS
Ces contrôles concerneront notamment les armatures de béton, les chemises ou gaines
définitives et les tubes d’auscultation et de carottage :
Accord sur provenance
Identification sur chantier
Condition de stockage
• MATERIEL D’EXECUTION
• Implantation
Implantation topographique
Disposition pour centrage tubes, virolles, murettes, guide
• Contrôles d’exécution
ARTICLE 4 – MICROPIEUX
Les micropieux sont de type III, tel que défini à l’annexe G5 du fascicule 62 titre V du
CCTG. Leur exécution et leur contrôle d’exécution, doivent être conforme aux prescriptions
de la norme NF EN 14199 « Exécution des travaux géotechniques spéciaux – Micropieux ».
Les armatures sont des tubes circulaires en acier de diamètre extérieur 178 mm et
d’épaisseur 16 mm.
Pour exécuter l’injection sous pression, l’entrepreneur peut retenir un des procédés suivants :
- tube pétrolier équipé de une à deux manchettes tous les mètres,
Dans les zones très fracturées, une chaussette peut être nécessaire pour permettre d’assurer le
scellement des micropieux.
La section résistante prise en compte pour les armatures doit intégrer les dispositions adoptées
dans les zones de raboutage (filetage).
En l’absence de fournitures normalisées, les tolérances géométriques des tubes sont les
suivantes :
• diamètre extérieur : +/- 1%,
• épaisseur : conformément aux prescriptions de la norme NF EN 10210-2.
Pour justifier la limite d’élasticité, au moins 30% des armatures font l’objet d’un essai de dureté.
Si les résultats de ces essais montrent une homogénéité du matériau, la valeur de la résistance
est garantie par un seul essai de traction. Dans le cas contraire, l’essai de dureté est complété
par au moins trois essais de traction.
Les résultats de l’ensemble des essais (dureté, traction, contrôle géométrique) doit être fourni
au maître d’œuvre avant la livraison des tubes sur le chantier (point d’arrêt).
i) L'acier des tubes ainsi que leur fabrication seront conformes aux normes A.P.I.
(Association of Petroleum Institute - USA), concernant les tubes pour pieux, ou à des
normes françaises équivalentes (notamment normes NF EN 10210, NF EN 10219 ou
EN ISO 11960).
- un avis sur les conditions d'utilisation de ce lot, malgré le mauvais résultat ayant
motivé le refus.
Le lot devra être identifiable de façon non équivoque, faute de quoi le Maître d'Oeuvre
pourra le refuser.
Les filetages seront enduits de graisse, le tube étant nettoyé avant mise en place.
v) L’extérieur des tubes sera sera protégé contre la corrosion par une peinture
bitumineuse (famille 1 classe 9d) en deux couches dont l’épaisseur sèche sera
supérieure à 150 microns, appliquée en atelier après un décapage soigné
L'Entrepreneur :
• remettra un "relevé de contrôle" des produits (cf. paragraphe [Link].2 du fascicule n°66 du
CCTG),
• veillera à ce que chaque commande soit accompagnée de toutes les indications utiles (cf.
paragraphe 3.2 du fascicule n°66 du CCTG) qu'il devra classer dans le dossier de contrôle
de la qualité.
Les éléments devront être stockés sur des aires propres, à l'abri de la pluie, des chocs de
véhicules ou des projections de boues, de produits ou de matériaux divers.
Le coulis sera réalisé à partir de ciment CEM III/C 42,5 PMES, de bentonite et de cendres
volantes. La composition exacte du coulis sera étudiée par l’entrepreneur et proposée à
l’acceptation du Maître d’œuvre.
Le dosage minimal en ciment du coulis devra être tel que te rapport C/E soif compris entre 2.0
et 2.5.
Les niveaux de pied des micropieux portés sur les plans joints au présent CCTP n’ont qu’un
caractère indicatif. Les niveaux définitifs sont arrêtés en tenant compte :
- des niveaux déterminés par les études d’exécution et les essais,
- en cas de particularités géotechniques rencontrées pendant les travaux, des
propositions de l’entrepreneur acceptées par le maître d’œuvre.
La longueur d’ancrage théorique sera confirmée avant tout début des travaux par 2 essais de
chargement en traction qui seront menés selon les recommandations TA95 (essais préalables),
sur des micropieux verticaux réalisés spécifiquement dans un emplacement qui sera défini en
accord avec le Maître d'œuvre.
Les résultats des essais seront consignés et feront l'objet de l'établissement de procès-
verbaux d'essai qui seront diffusés au Maître d'œuvre et soumis à son approbation.
Le procès verbal sera fourni au Maître d’œuvre une semaine calendaire avant le début
des travaux de réalisation des micropieux.
Cet essai sera réalisé par traction sur l'armature métallique suivant une procédure soumise à
l’agrément du Maître d’œuvre. L'essai sera poussé à la rupture.
[Link] Généralités
Les trous de forage sont remplis de coulis sur toute la longueur du micropieu. Les éléments de
fondations sont scellés par injection sur la longueur portée sur les plans joints au présent
CCTP.
Les longueurs d’ancrage portées sur les plans joints au présent CCTP ont un caractère indicatif
et sont arrêtées après étude et éventuellement essais à la charge de l’entrepreneur en
dérogation à l’article 38 premier alinéa du CCAG-T.
Les armatures et le tube à manchettes sont d’abord noyés dans un coulis de remplissage, puis
scellés au terrain avec du coulis de ciment, grâce à une injection au moyen d’un obturateur
double par le tube à manchettes.
La liaison de chaque micropieu avec la maçonnerie est réalisée par encastrement des aciers
du micropieu munis d’une platine d’ancrage.
La procédure d’exécution doit indiquer le phasage adopté pour les forages et injections de
l’ensemble des micropieux.
Une fiche de forage est établie pour chaque micropieu. Outre les enregistrements des
paramètres de forage, la fiche indique la nature et l’épaisseur des couches de terrains
traversés.
Le forage à l’air ou à l’eau est proscrit. Le forage est réalisé sous tubage. L’entrepreneur
procède, dès le forage terminé, à l’équipement du trou de forage et à la mise en œuvre du
coulis de gaine.
L’entreprise prévoira, si elle l’estime nécessaire, des tubages en fonction de la nature des
terrains traversés et de son mode opératoire.
Les pieux pourront être chemisés à l’aide d’un tube PVC dans les zones où l’on ne veut pas
transmettre d’effort au terrain par frottement latéral. Le tube d’un diamètre adéquat sera mis en
place entre l’armature métallique et la paroi de l’excavation, et sera noyé dans le coulis de
gaine. Des précautions particulières permettront de le maintenir pendant la prise du coulis de
gaine. Le tube sera ensuite arasé en sous-face de la structure.
L’injection de scellement doit être effectuée à faible débit (400 à l/h) dans un délai compatible
avec les caractéristiques du coulis de gaine mis en œuvre, selon un mode opératoire qui
assure en tous points, la continuité de l’enrobage de l’armature.
La procédure doit indiquer la pression de refus prévue en fonction de la nature du terrain, ainsi
que les dispositions prévues pour garantir le claquage du coulis de gaine.
Une fiche d’injection est établie pour chaque micropieu, laquelle précisera le volume injecté et
la pression d’injection.
4.2.3 Implantation
L’implantation des micropieux est donnée sur les plans joints au présent CCTP.
En site
Micropieux A terre
aquatique
En plan 10 cm 5 cm
A chaque poste d’injection, trois mesures de densité et viscosité du coulis seront effectuées.
Ces mesures seront fournies au Maître d’œuvre dans le 24 heures.
De plus, une série d’éprouvettes sera prélevée chaque semaine, sur le coulis produit et écrasé
à 2, 4, 7, 14 et 28 jours. Les résultats seront transmis au fur et à mesure au Maître d’œuvre au
plus tard 24 heures après l’essai.
i) Contrôle intérieur
C.C.T.P. - Fascicule E6
SOMMAIRE
Les terrassements propres aux ouvrages d’art regroupent toutes les opérations de
terrassement nécessaires pour l’exécution des fondations des ouvrages d’art et le
remblayage des fouilles, et des remblais contigus aux culées.
Les travaux de terrassement concernant les ouvrages d’art comprennent les tâches
suivantes au droit des ouvrages :
Ces documents devront recevoir le visa du Maître d’œuvre avant le lancement des travaux
concernés.
Pendant les travaux l’Entrepreneur remettra en deux exemplaires au Maître d’œuvre les
documents suivants :
En cas d’utilisation d’explosifs, l‘Entrepreneur devra remettre, quinze jours avant le premier
tir, l’ensemble des documents requis à l'article 9.7.
ARTICLE 3 – MATERIAUX
La provenance et les caractéristiques des matériaux pour les remblais contigus aux culées,
aux piles ou de substitution devront être soumis avant emploi à l’acceptation du Maître
d'Œuvre, ils devront être compatibles avec les moyens de compactage.
Les matériaux seront identifiés selon la classification des sols du Guide Technique LCPC-
SETRA, sur la réalisation des remblais et couches de forme de septembre 1992.
Sont définis ci-après les caractéristiques des différents matériaux à mettre en œuvre pour
l’exécution des remblais d’ouvrage d’art.
3.1.1 Matériaux M3
Les propositions d’agrément de chaque type de matériau à mettre en œuvre, devront être
faites en temps voulu, pour ne pas retarder la préparation du chantier et l’exécution des
travaux ou la livraison des fournitures.
Les contrôles spécifiques aux matériaux sont définis à l'article 13 du présent fascicule.
ARTICLE 4 – PIQUETAGE
Avant tout commencement d’exécution des travaux, il sera procédé au piquetage des zones
à terrasser pour la réalisation des ouvrages.
L’Entrepreneur reste responsable de l’entretien de tous les repères et bornes, ainsi que de
toutes fausses manœuvres et augmentations des dépenses qui résulteraient du
dérangement et/ou de la destruction des piquets, ou autres repères, matérialisant le projet
(C.C.A.P. 7.1).
L’entrepreneur et le Maître d'Œuvre feront un état des lieux contradictoire des zones
décapées.
Les produits de décapage seront mis en dépôt définitif ou en dépôt provisoire suivant qu’il
s’agit de matériaux impropres (ex : terres stériles) ou de terre végétale.
ARTICLE 7 – DRAINAGE
8.1 Emprunts
- Les lieux de dépôts provisoires seront dans l'emprise des travaux laissés à l'initiative de
l'Entrepreneur et soumis à l'agrément du Maître d'œuvre.
9.1 Définition
Sont considérées comme fouilles d’ouvrages tous les déblais nécessaires à la construction
des parties enterrées des ouvrages d’art.
- les purges, décaissements et redans à réaliser au niveau des sols d’assise des
fondations et des remblais.
- de plus, toute fouille à talus vertical de plus de 1,30 m de profondeur devra être
obligatoirement blindée quelle que soit la largeur de la fouille
- une surlargeur de 1,00 m sera prévue en crête pour circuler autour des fouilles, au lieu du
minimum réglementaire de 0,40 m.
L’Entrepreneur sera tenu pour responsable, quels qu’en soient les motifs :
- des accidents occasionnés par des écoulements d’eau superficielle ou d’eau provenant
d’ouvrages dont il a à assurer l’écoulement ou par la présence de conduites d’eau à
l’intérieur ou à proximité des fouilles,
- des conséquences des perturbations qu’il pourrait provoquer au régime des eaux de
surface et des eaux profondes lors des opérations d’épuisement des venues d’eau en
fond de fouille,
- des accidents qui pourraient survenir sur la voie publique du fait des travaux,
- de tous les dommages que pourraient subir les fondations des ouvrages existants, les
ouvrages souterrains publics et privés, les canalisations et réseaux de toutes sortes,
• Méthodes et moyens
Les déblais seront exécutés par des moyens laissés à l’initiative de l’Entrepreneur pour
chaque type de matériau rencontré et en fonction des contraintes définies au C.C.A.P.
Le Maître d'Œuvre conserve toutefois la prérogative de refuser tel atelier de production ou tel
procédé de l’Entrepreneur, qui ne donnerait pas satisfaction, tant du point de vue de la
qualité des produits (en vue de leur réutilisation), que de la cadence d’exécution, ainsi que
des nuisances qu’il pourrait engendrer.
Toutes les surfaces des déblais devront pouvoir être rapidement protégées par des films
plastiques étanches, sur simple demande du Maître d'Œuvre, et sans plus-value.
Les matériaux provenant des déblais et jugés aptes à une réutilisation en accord avec le
Maître d'Œuvre, pourront être réemployés en remblais.
La partie des déblais jugée inapte au réemploi et les déblais provenant de démolition de
chaussée existante seront évacués en décharge aux frais de l’Entrepreneur.
Sur ce chantier l’Entrepreneur rencontrera des terrains de différentes natures qu’il lui
appartiendra d’apprécier à partir des dossiers géotechniques ou par des reconnaissances et
études complémentaires à sa charge qu’il jugerait utile d’effectuer. Les matériaux à déblayer
sont, suivant leur nature, classés en deux catégories :
Sont considérés comme déblais meubles les terrains venant en recouvrement du substratum
rocheux et que l’Entrepreneur ne justifie pas comme étant de la deuxième catégorie.
Sont considérés comme matériaux à déblayer de 2ème catégorie les matériaux qui, selon le
type de matériel utilisé dans l’atelier d’extraction, ne peuvent pas être extraits à l’aide d’une
pelle de deux cent vingt kilowatts DIN (220 kW = 300 CV DIN) au moins, équipé d’un godet
de deux mètres cubes (2 m3) en rétro et de trois mètres cubes (3 m3) en butte, avec un débit
d’extraction d’au moins cent vingt mètres cubes par heure (120 m3/heure) ou bien à l’aide
d’une défonceuse à une dent montée sur un tracteur de deux cent soixante kilowatts DIN
(260 kW = 355 CV DIN) au moins avec un débit de défonçage d’au moins cent vingt mètres
cubes par heure (120 m3/heure) et qui nécessitent donc l’emploi d’explosifs ou d’engin de
forte puissance.
La répartition des déblais en catégories suivant les difficultés d’extraction est celle vérifiée
contradictoirement à l’extraction sur le chantier, quel que soit le type de matériel utilisé dans
l’atelier d’extraction.
Les matériaux extraits des déblais seront, soit, réutilisés en remblais après mise en dépôt
provisoire éventuelle, soit, mis en dépôt définitif. Le choix des destinations sera effectué en
fonction :
Partout où les conditions le permettent, l’extraction des déblais sera conduite par couches et
en évitant, autant que faire se peut, le mélange de matériaux de caractéristiques différentes.
Les prescriptions applicables aux dépôts provisoires de matériaux sont les suivantes :
- l’assiette des dépôts provisoires devra impérativement avoir été décapée de la terre
végétale avant toute mise en dépôt, à l’exception des dépôts de terre végétale ; elle devra
être assainie de telle sorte que la teneur en eau des matériaux stockés évolue
favorablement et que les eaux ainsi recueillies puissent être décantées avant rejet final ;
- les dépôts provisoires devront être conçus en fonction du mode de reprise, leur hauteur
ne pourra pas dépasser 5 mètres, ils seront compactés si le mode de reprise ou les
conditions de sécurité l’exigent.
• Drainage
Le principe de calcul des volumes rémunérés est donné dans le Bordereau des Prix
Unitaires.
En déblai meuble ou de 1ère catégorie tel que défini à l'article 9.2 du présent fascicule,
l’Entrepreneur arrêtera provisoirement les terrassements à 0,30 m au-dessus du fond
théorique, l’épaisseur restante sera déblayée au dernier moment avant la réception des
fonds de fouille telle que définie à l'article 9.8 du présent fascicule.
En déblai rocheux ou de 2nde catégorie tel que défini à l'article 9.2 du présent fascicule,
l’excavation des fouilles pourra se faire au marteau piqueur, au brise roche hydraulique, ou
toute autre technique soumise à l’agrément du Maître d’œuvre.
Les matériaux en provenance des fouilles seront mis en stock ou en dépôt provisoire sur le
site des travaux, en accord avec le Maître d'Œuvre.
L’Entrepreneur aura à sa charge la protection des fouilles contre les eaux et leur
épuisement.
Pour toutes les fouilles, les épuisements devront être menés de telle façon que puissent être
effectués à sec :
La crête des fouilles sera ceinturée par des rigoles recueillant les eaux superficielles et les
évacuant.
Toutes les surfaces des fouilles et talus devront être protégées, sur demande du Maître
d'Œuvre, par des bâches ou des films plastiques étanches sans plus value.
Il sera réalisé par gravité et lorsque cela n’est pas possible, les eaux seront collectées par
gravité vers un point bas où elles seront évacuées des puisards à l’aide de pompes
d’épuisement.
Les installations d’épuisement devront pouvoir faire face au débit correspondant à une
vidange totale des fouilles.
• Rabattement de nappe
En cas de rabattement de nappe, l'Entreprise effectuera, chaque jour, des relevés du niveau
de la nappe phréatique dans les puits filtrants. Le niveau de la nappe devra être maintenu
après rabattement à une cote inférieure de 0,50 m à celle du fond de fouille de l’ouvrage.
- en particulier, devront être éliminés les éléments susceptibles de former des points durs
et les poches ou lentilles beaucoup plus compressibles que le terrain d’ensemble.
Sauf autorisation expresse du Maître d'Œuvre, le fond de fouille ne devra pas rester exposé
à l’air et aux intempéries plus de 24 heures.
Avant tout coulage du béton, le fond de fouille devra être réceptionné par le Maître d'Œuvre.
La réception des fonds de fouille constitue un point d’arrêt.
Le fond de fouille sera recouvert d’au moins 10 cm de béton de propreté (ou de gros béton si
le projet le prévoit) dans un délai maximal d’une (1) heure après la réception de celui-ci par
le Maître d'Œuvre. En plan, la surlargeur minimale du béton de propreté par rapport aux
maçonneries sus-jacentes sera de 10 cm.
En période de gel, le fond de fouille ne pourra recevoir le béton de propreté qu’après dégel
ou élimination de toute la glace et de tous les terrains affectés par le gel.
En cas de fondations superficielles par semelles, le niveau d’arase du béton de propreté
sera celui fixé au projet ou celui fixé par le Maître d'Œuvre lorsque le niveau de fondation
aura été modifié. La surface du béton de propreté ne devra pas présenter d’irrégularités de
dimension supérieure à 2 cm sous la règle de trois mètres.
En cas de fondation par massif non armé exécuté dès la réception du fond de fouille, le
béton de propreté pourra ne pas être exécuté.
En cas de fondation au rocher sain dont la surface respecte le critère de surface du béton de
propreté, celui-ci pourra ne pas être exécuté et remplacé sur avis du Maître d'Œuvre par un
mortier de collage.
Les conditions de remblayage des fouilles d’ouvrage sont fixées à l'article 13 du présent
fascicule.
9.10 Contrôles
Les contrôles spécifiques aux fouilles d’ouvrage sont définis à l'article 13 du présent
fascicule.
- la topographie,
- la réception du fond de fouille,
ARTICLE 10 – PURGES
Si les travaux de préparation mettent en évidence une zone des sols compressibles non
reconnue lors des études, l’Entrepreneur en informera immédiatement le Maître d'Œuvre et
soumettra à son accord les dispositions qu'il compte prendre.
Sous les assises des ouvrages, l’Entrepreneur est tenu de réaliser toutes les purges que le
Maître d'Œuvre juge nécessaire de faire exécuter.
En ce qui concerne les purges, les mêmes dispositions seront prises dans les zones en
déblais et en remblais. Dans toutes les zones de portance insuffisante, mises en évidence
après la mise à la cote des déblais ou après les préparations des sols sous remblais, il sera
procédé à des purges exécutées de la façon suivante :
- remplissage par des matériaux identiques à ceux destinés aux remblais de type R1 ou R2
selon les prescriptions du Maître d'Œuvre dont les caractéristiques sont définies à l'article
3 du présent fascicule,
Les remblais d’ouvrage sont mis en place dans la zone contiguë aux structures en béton, et
en remplissage des fouilles.
Les rampes d’accès à ces remblais ne sont pas considérées comme des remblais d’ouvrage.
Les remblais d’ouvrage sont caractérisés par des spécifications de matériaux et de mise en
œuvre.
Les spécifications relatives aux différents matériaux sont présentées à l'article 3 du présent
fascicule.
Ces remblais sont mis en place dans la zone contiguë aux structures en béton. Ils seront
compactés à l’aide de petits compacteurs.
A chaque type de remblai tel que défini ci-dessus, sont associés des matériaux et des
critères de compactage.
Le tableau suivant donne les matériaux utilisables pour chaque type de remblai :
• Travaux préparatoires
L’Entrepreneur est tenu d’exécuter, à sa charge, les ouvrages provisoires qui sont
nécessaires à la bonne exécution des travaux afin que les eaux ne stagnent pas sous les
assiettes de remblai, dans les purges et en amont de celles-ci.
• Conditions de remblayage
Les remblais contigus seront réalisés selon le phasage indiqué sur les plans types.
Les remblais contigus seront exécutés dans un ordre compatible avec les hypothèses de
calcul des ouvrages, et de manière à ne leur causer aucun dommage, en limitant au
minimum les déplacements, en particulier sous l’effet de poussées dissymétriques qui leur
seraient nuisibles.
Dans ce but, pendant toutes les phases intermédiaires de remblayage et dans les limites des
niveaux définitifs :
- les différences de niveau de ces remblais de part et d’autre d’une même partie d’ouvrage
ne devront jamais excéder cinquante (50) centimètres.
- les différences extrêmes de niveau des remblais derrière les deux piédroits d’un cadre ou
portique ne devront jamais excéder un (1) mètre.
- Les rampes d’accès devront être exécutées dans l’axe de la voie portée.
Le remblayage des murs et voiles ne pourra être effectué que lorsque leur béton aura atteint
un âge de quatorze (14) jours.
Le réglage et le compactage des talus devront être réalisés par la méthode du remblai
excédentaire. Le piquetage du pied de remblai sera réalisé avec un excédent horizontal de 1
m.
Les matériaux enlevés seront mis en dépôt ou régalés selon les indications du Maître
d'Œuvre.
L’Entrepreneur devra exécuter les remblais de façon à maintenir en permanence des pentes
transversales de 4 % minimum.
L’Entrepreneur sera tenu d’assurer l’écoulement des eaux superficielles en bordure de plate-
forme de remblai et de les conduire jusqu’aux descentes d’eau provisoires qu’il aura
exécutées à ses frais.
Dans les zones où les pentes transversales et longitudinales du terrain naturel sont
supérieures ou égales à 15%, les remblais seront ancrés dans ce terrain par des redans ou
bêches.
L’Entrepreneur aura à sa charge toutes les dispositions nécessaires pour éviter les
salissures des parements d'ouvrages d’art.
• Prescriptions en période d’arrêt
En cas d’arrêt des chantiers de plus longue durée (congés, pannes, intempéries),
l’Entrepreneur doit soumettre au visa du Maître d'Œuvre les dispositions qu’il compte
prendre pour maintenir en bon état les ouvrages réalisés.
Pour les sols comportant des éléments grossiers et présentant des risques d’hétérogénéité
granulométrique et de ségrégation, l’attention de l’Entrepreneur est attirée sur la nécessité
d’obtenir un indice des vides le plus réduit possible à la mise en œuvre par arrangement des
matériaux avant compactage.
Pour cela, le déchargement des matériaux à mettre en œuvre en remblai et leur régalage
seront organisés de façon à obtenir un matériau aussi homogène que possible.
• Compactage
- C.C.T.G
- G.T.R (septembre 1992)
- Guide Technique « Remblayage des tranchées et réfections de chaussée du SETRA et
du L.C.P.C. »
- « Caractéristiques des matériaux de remblai support de fondations. » Recommandations
LCPC – Comité Professionnel de la Prévention et du Contrôle Technique.
Pour chaque type de remblai, l’Entrepreneur devra adapter les méthodes de mise en œuvre
et de compactage afin d’atteindre les objectifs et prescriptions définis ci-après pour chaque
type de remblai.
Les essais Proctor seront réalisés sur la fraction 0/20 des matériaux et les résultats seront
adaptés selon les termes de l'annexe A de la norme NF P 94.093.
Chaque remblai sera mis en œuvre suivant les modalités soumises par l’Entrepreneur à
l’agrément du Maître d'Œuvre, par couches régulières à l’aide de compacteurs adaptés aux
dimensions du remblai.
Le bloc des remblais de type R4 est une partie intégrante de l’ouvrage et a pour but en plus
de la dalle de transition d’empêcher les tassements différentiels entre remblais et culées
d’ouvrage.
Le compactage des matériaux situés dans la zone contiguë aux parements et aux divers
ouvrages en béton des fondations sera exécuté à l’aide de petits compacteurs (rouleaux,
vibrants légers dont le poids par centimètre de génératrice ne dépassera pas 80 N, plaque
vibrante ou pilonneuse) et selon les règles définies dans le Guide Technique « Remblayage
des tranchées et réfection des chaussées » du SETRA - LCPC.
• en corps de remblai :
E
EV2 > 50 MPa et V 2 < 2 ,5
E V1
• en PST :
E V2
Ev2 ≥ 80 MPa et < 2 ,0
E V1
L’Entrepreneur pourra modifier conformément aux règles de sécurité, selon la tenue des
terres, la pente des talus provisoires, et sera juge de tous les étaiements et blindages
nécessaires, étant précisé que ni les excédents de terrassements, par rapport au profil
théorique de règlement, ni les blindages nécessaires à la tenue des terres ne seront pris en
compte par le Maître d'Œuvre.
Toutefois, le Maître d'Œuvre ne prendra en compte que les blindages agréés par lui (après
proposition de l’Entrepreneur) ou imposés par lui, lorsqu’ils seront nécessaires au maintien
en exploitation, et à la sauvegarde d’installations situées à proximité des fouilles (chaussées,
installation de chantier d’autres Entreprises, réseau des concessionnaires, etc.).
ARTICLE 13 – CONTROLES
13.1 Définition
Sont définis ci-après l’ensemble des contrôles à mettre en œuvre préalablement et en cours
des travaux de terrassement.
L’Entrepreneur devra exécuter et prendre à sa charge l’ensemble des contrôles définis ci-
après ainsi que tout contrôle exigé par le Maître d'Œuvre.
Les résultats des contrôles feront l’objet de procès-verbaux sur lesquels figureront les
prescriptions de référence. Ils seront remis quotidiennement au Maître d'Œuvre.
Sont exposés ci après la liste non exhaustive des points de contrôle et points d’arrêt.
• Géométrie
Les déblais seront exécutés conformément au projet d’exécution approuvé par le Maître
d'Œuvre ; ils devront respecter les tolérances ci-après :
La réception de fond de fouille fera l’objet d’un constat en présence du Maître d'Œuvre.
• Contrôles topographiques
Ces mesures devront être effectuées au moins dans les phases d’exécution suivantes :
Les constatations contradictoires et la réception finale effectuées pour chaque fond de fouille
feront l’objet d’un procès-verbal établi par le Maître d'Œuvre et signé par l’Entrepreneur.
• Contrôle extérieur
Le Maître d'Œuvre se réserve le droit d’exiger des essais supplémentaires pour le contrôle
du compactage du remblai.
Au cas où les essais réalisés mettraient en évidence que les caractéristiques précisées
précédemment ne sont pas satisfaisantes, c’est-à-dire si l’un seul des essais réalisés
donnait des valeurs inférieures à celles exigées, l’Entrepreneur devrait à sa charge faire une
reprise de ce remblai pour le réaliser à nouveau et sur toute la longueur jugée nécessaire
par le Maître d'Œuvre.
Le déblai puis le remblai à nouveau ainsi que les essais à réaliser à nouveau et toutes les
sujétions de retard et de reprise de parties d’ouvrage seront à la charge de l’Entrepreneur.
L’ensemble des remblais fera l’objet de contrôle de densité et de portance selon les
fréquences définies dans le tableau suivant :
Le contrôle des remblais sera complété par deux forages avec essais pressiométriques à la
charge de l'Entrepreneur réalisés au droit de chaque semelle dès que la hauteur de ce
remblai dépassera 2,5 m. Le critère de référence et d’acceptation est une pression limite Pl >
2,5 MPa et un module pressiométrique de 30 MPa.
Un suivi topographique des tassements des remblais des culées sera effectué depuis
l'achèvement des massifs jusqu'à l'achèvement des tabliers au minimum et tant qu'une
évolution des tassements pourra être mise en évidence. Les repères amenés à être
remblayés ou masqués seront remplacés par des repères situés sur les faces visibles des
culées, après exécution de celles-ci. Ce suivi sera intégré au dossier des ouvrages exécutés.
C.C.T.P.– Fascicule E7
BETONS ET MORTIERS
SOMMAIRE
Les essais relatifs aux épreuves (études, convenances, contrôles) doivent être réalisés sur
chacun des bétons de classe de résistance supérieure à C25/30 prévus au marché. La notion
de famille définie dans la norme NF EN 206-1 n’est pas retenue pour ce qui concerne les
études, convenances et contrôles.
La détermination des résistances est appréciée à partir d’essais réalisés sur des éprouvettes
cylindriques conformes à la norme NF EN 12390-1.
Par dérogation au fascicule 65 du CCTG, les désignations, les classes d’exposition, la classe
de résistance au sens de la norme NF EN 206-1, le dosage en liant, les destinations et les
caractéristiques complémentaires exigées des différents bétons sont indiqués dans le tableau
ci-après.
La classe de chlorure pour chacune des parties d’ouvrage est définie en référence au tableau
NA 5.2.7 de la norme NF EN 206-1, à l’exception des bétons précontraints par prétension pour
lesquels la classe de chlorure retenue est 0,15.
Les "Recommandations pour la prévention des désordres dus à l'alcali-réaction" (LCPC - Juin
1994) sont rendues contractuelles. Le niveau de prévention requis est B et il s'applique à
l'ensemble des bétons, micro-bétons et mortiers.
Les spécifications destinées à assurer la durabilité du béton sont celles données dans la norme
NF EN 206-1 complétées par les indications des articles suivants en fonction des classes
d’exposition des différentes parties d’ouvrage.
Suivant leur destination, les bétons doivent respecter les caractéristiques suivantes :
Structures en cadre ou
XA2 XC4 C35/45 350kg ES (7) 0,45 RAG
portique
CEM I ou
Longrines des dispositifs 385kg
XC4 XF4 C35/45 CEM II/A PM ou ES 0,45 RAG G+S
de retenue (9)
(S ou D)
Béton de remplissage de
XF1 C30/37 330kg 0,50 RAG
trottoir
CEM I ou
385kg RAG G+S
Tabliers XC4 XF4 C35/45 CEM II/A PM ou ES 0,45
(9) LRE
(S ou D)
(1) Les additions en substitution de ciment ne sont admises que pour les parties d’ouvrage où la nature du ciment n’est pas
imposée. Il est alors rappelé que dans ce cas, le ciment utilisé doit être un ciment CEM I. La nature et la quantité maximale de ces
additions sont données dans le tableau NA.F.1 de la norme NF EN 206-1.
Pour les bétons G et G+S, il convient en outre de tenir compte des restrictions complémentaires données dans le document intitulé
«Recommandations pour la durabilité des bétons durcis soumis au gel» édité par le LCPC en décembre 2003.
(2) Les teneurs minimales en liant équivalent étant définies pour Dmax =20mm, la quantité de liant équivalent à ajouter ou à
déduire en pourcentage de la valeur indiquée en fonction de la dimension nominale supérieure du plus gros granulat exprimée en
mm est +10% pour D < 12,5mm, +7,5% pour de D=14mm, +5% pour D=16mm, -2,5% pour D=22,4mm et -5% pour D=25mm.
(3) Les caractéristiques complémentaires indiquées ont les significations suivantes :
• caractéristique complémentaire «G» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet des dispositions particulières relatives à la
durabilité vis-à-vis du gel précisées dans la suite du présent CCTP.
• caractéristique complémentaire «G+S» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet des dispositions particulières relatives à
la durabilité vis-à-vis du gel avec fondants précisées dans la suite du présent CCTP.
• caractéristique complémentaire «RAG» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet des dispositions particulières relatives à
la prévention des désordres liés à l’alcali-réaction précisées dans la suite du présent CCTP.
• caractéristique complémentaire «LRE» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet des dispositions particulières relatives à la
limitation des retraits précisées dans la suite du présent CCTP.
• caractéristique complémentaire «LCH» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet des dispositions particulières relatives à
la limitation de la chaleur d’hydratation précisées dans la suite du présent CCTP.
• caractéristique complémentaire «EQP» : Les bétons correspondants doivent faire l’objet de dispositions particulières pour la
qualité des parements précisées dans la suite du présent CCTP.
(4) Spécification requise uniquement dans le cas de béton précontraint.
(5) Spécification requise uniquement dans le cas où la couverture de remblais au dessus de l’élément est inférieure à un mètre.
(8) En complément des dispositions du tableau NA.F.1 de la norme NF EN 206-1, l’exigence relative au rapport Eeff/Leq est
applicable à chaque gâchée de la charge.
(9) Pour les bétons soumis à une classe d’exposition XF3 ou XF4, l’entrepreneur peut réduire les dosages en liant équivalent en
dessous de 385 kg/m3, dans la limite de 350 kg/m3 pour la classe XF3 et de 370 kg/m3 pour la classe XF4, sous réserve de
justifier la résistance au gel interne par l’essai pertinent des normes NF P18-424 ou NF P18-425 selon le degré de saturation en
eau du béton. L’entrepreneur doit également justifier la résistance à l’écaillage par l’essai défini dans la norme XP P 18-420 en cas
de gel en présence de sels de déverglaçage.
Les mortiers sont titulaires de la marque NF-Produits spéciaux destinés aux constructions en
béton hydraulique au titre de scellement ou de calage.
Les mortiers industriels devront être inscrits sur la dernière "Liste des Fabrications admises à la
marque NF - Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique", publiée par
l'AFNOR.
Les micro-bétons seront soumis à l’ensemble des épreuves de contrôle, néanmoins ceux
disposant de références probantes seront dispensés d'épreuve d'étude.
Les mortiers visés dans ce fascicule font partie de la famille des mortiers de calage et/ou de
scellement d'épaisseur inférieure ou égale à 5 cm et concerneront en particulier :
- l'assise et le calage des appareils d'appui pour des épaisseurs n'excédant pas 5 cm.
- le calage et/ou le scellement des superstructures.
Les micro-bétons seront utilisés pour l'exécution d'éléments d'épaisseur supérieure à 5 cm et
armés ou frettés et concerneront en particulier :
- les bossages d'appareils d'appuis,
- le cachetage des ancrages de précontrainte.
Les procès-verbaux des essais liés à la procédure d'évaluation des mortiers de calage, de
scellement et de ragréage devront être remis au Maître d'Oeuvre dans les délais prévus au
Marché et avant toute utilisation pour agrément.
Les bétons projetés feront l'objet d'une étude soumise à l’agrément du Maître d'Oeuvre :
La composition du béton projeté sera adaptée au mode de projection choisi :
- projection par voie sèche,
- projection par voie mouillée à flux ou à flux dense.
Dans le cas de la voie sèche, l'humidité propre des granulats fins devra rester inférieure à 4%.
• Résistances
La valeur caractéristique requise de la résistance à la compression à 28 jours, sera fixée à :
fc28 = 22 MPa
La consistance de tous les bétons est proposée par l’entrepreneur et soumise au visa du maître
d’œuvre. Elle est déterminée par l’essai d’affaissement selon la norme NF EN 12350-2 pour les
classes de consistance S1 à S4 et par l’essai d’étalement selon la norme NF EN 12350-5 pour
la classe de consistance S5. La classe de consistance S1 n’est autorisée que pour les bétons
préfabriqués.
Pour les bétons des pieux coulés en place, la classe de consistance doit être supérieure ou
égale à S4.
Pour les classes de consistance supérieures ou égales à S3, la tolérance sur la consistance est
inférieure à +/-20 mm. Cette tolérance peut toutefois être augmentée si l’entrepreneur le justifie
par une étude spécifique de la sensibilité de la variation de la consistance sur la résistance du
béton et l’aspect des parements.
1.2.1 Granulats
Pour chaque formule de béton, la dimension nominale supérieure du plus gros granulat est
proposée et justifiée par l’entrepreneur dans son PAQ. Dans tous les cas, elle est limitée à
25mm et doit être adaptée à la dimension et à la densité du ferraillage des pièces à bétonner.
Les granulats sont des granulats naturels courants, conformes aux normes NF EN 12620 et XP
P 18-545.
Les granulats récupérés sur l’installation de production considérée à partir des eaux de lavage
ou de béton frais sont interdits pour les bétons dont la classe de résistance en compression est
supérieure ou égale à C35/45.
Des stocks sont constitués sur une aire bétonnée présentant une pente assurant l’évacuation
des eaux d’essorage.
Le volume de ces stocks et l’organisation des manutentions doivent être tels qu’au moment du
transfert à la centrale, la durée d’essorage effectif soit de trois jours pour le sable et de deux
jours pour les gravillons.
L’entrepreneur doit prévenir immédiatement le maître d’œuvre des modifications qui peuvent
survenir dans la production des granulats.
Lors de la livraison des granulats sur le lieu d’utilisation, l’entrepreneur doit contrôler les
bordereaux de livraison et l’aspect visuel des granulats.
Dans le cas de sables fillérisés, les fillers doivent être qualifiés séparément des sables vis-àvis
de l’alcali-réaction. Ils sont qualifiés soit, lorsque la granulométrie du filler correspond à la
coupure 0-0,315mm, par l’essai cinétique visé par la norme XP P 18-594, soit, dans le cas
contraire, en appliquant les clauses relatives aux additions mentionnées au paragraphe
«Additions pour bétons» du même sous-article du présent CCTP.
Les granulats doivent être qualifiés non réactifs (NR). Toutefois, des granulats potentiellement
réactifs à effet de pessimum (PRP), peuvent être utilisés sous réserve que les deux conditions
du chapitre 9 du guide technique «Recommandations pour la prévention des désordres dus à
l’alcaliréaction» édité par le LCPC en juin 1994 soient vérifiées.
Les granulats doivent être non réactifs (NR). Toutefois, des granulats potentiellement réactifs à
effet de pessimum (PRP) peuvent être utilisés sous réserve que les deux conditions du chapitre
9 du guide technique «Recommandations pour la prévention des désordres dus à l’alcali-
réaction» édité par le LCPC en juin 1994 soient vérifiées. Si ces conditions ne sont pas
vérifiées, les granulats sont considérés comme potentiellement réactifs (PR) et toutes les
dispositions du présent CCTP relatives aux granulats potentiellement réactifs leurs sont
applicables.
De même, des granulats potentiellement réactifs (PR) peuvent être utilisés sous réserve qu’au
moins une des quatre conditions suivantes soit vérifiée (sur la base du guide technique
«Recommandations pour la prévention des désordres dus à l’alcali-réaction» édité par le LCPC
en juin 1994):
• Condition 1 : La formulation satisfait à un critère analytique (bilan des alcalins) effectué
conformément aux prescriptions du chapitre 5 du guide.
• Condition 3 : Sur la base des prescriptions du chapitre 7 du guide, le maître d’œuvre juge
que la formulation offre des références d’emploi suffisamment convaincantes.
(1) Chaque sable utilisé seul ou comme composant d’un mélange doit satisfaire aux valeurs spécifiées pour la propreté et, dans le
cas de sables dont le D est supérieur à 1 mm, aux valeurs spécifiées pour la friabilité.
(2) Le passant à 0,063 mm comprend d’éventuelles additions utilisées comme correcteur de la granularité des sables.
Les sables comportant une teneur en fines supérieure à 9 % dans les mêmes conditions que ci-dessus peuvent engendrer un
mauvais comportement au gel. Leur emploi peut toutefois être envisagé à condition de vérifier dans l’épreuve d’étude que les
spécifications exigées dans le guide technique «Recommandations pour la durabilité des bétons durcis soumis au gel» édité par le
LCPC en décembre 2003 sont respectées.
(3) La limite supérieure du module de finesse Ls et l’étendue e s’appliquent au sable n’ayant pas fait l’objet d’un mélange et au
sable reconstitué par le producteur de granulats.
Pour le sable recomposé sur la centrale à béton, le module de finesse correspond au centième de la moyenne pondérée des refus
cumulés des sables constituant le mélange, exprimés en pourcentage. Les refus correspondent aux tamis entrant dans la définition
du module de finesse. La pondération est effectuée suivant les proportions relatives des sables entrant dans le mélange.
L’exigence concernant l’étendue du module de finesse est satisfaite lorsque l’étendue de chaque composant du sable recomposé
est conforme à la valeur indiquée dans le guide technique «Recommandations pour la durabilité des bétons durcis soumis au gel»
édité par le LCPC en décembre 2003.
(4) Seul le critère d’absorption d’eau WA24 est retenu pour qualifier la résistance au gel des gravillons. Chaque classe granulaire
doit avoir une valeur d’absorption d’eau WA24 inférieure ou égale à 1 %. A défaut, il est possible d’utiliser des gravillons présentant
une valeur de WA24 supérieure à 1 % à condition que ceux-ci soient résistants au gel et classés dans la catégorie F2 définie dans
la norme NF EN 12620. Dans ce cas, la résistance au gel est déterminée suivant la norme NF EN 1367-1.
1.2.2 Ciments
Pendant toute la durée des travaux de bétonnage, l’entrepreneur fournit au maître d’œuvre les
relevés statistiques du fabricant de ciment comprenant, moyenne, écart-type et coefficient de
variation. En complément à l’article 85.1B du fascicule 65 du CCTG, le fournisseur de ciment
présente, à l’appui de ses résultats d’auto-contrôle, un engagement sur le respect de la valeur
minimale retenue C min.
L’attention de l’entrepreneur est attirée sur le fait que le maître d’œuvre peut faire réaliser des
prélèvements en vue de faire réaliser les essais suivants :
• identification rapide,
• temps de prise,
• expansion à chaud,
• flexion - compression à 7 et 28 jours,
• chaleur d’hydratation.
La résistance caractéristique du béton est d’au moins 30 MPa à 28 jours sur cylindres.
Afin de limiter le retrait endogène, les dalles des ouvrages mixtes doivent être réalisées avec
un béton dont le rapport Eeff/Leq doit être supérieur à 0,4.
Dans le cas où le dossier carrière montre que les granulats sont potentiellement réactifs, et si la
justification de la formule se fait par référence au chapitre 5 du document intitulé
«Recommandations pour la prévention des désordres dus à l’alcali-réaction» édité par le LCPC
en juin 1994, il est rappelé que des essais de détermination des teneurs en alcalin réactif des
ciments sont à réaliser conformément à la norme NF EN 196-2. Ces essais ont pour objet de
confirmer les données statistiques de la cimenterie et sont effectués au début du chantier, au
cours des épreuves d’étude, ou avant les épreuves de convenance en cas d’utilisation d’un
L’attention de l’entrepreneur est attirée sur le fait que le maître d’œuvre peut faire effectuer sur
les prélèvements de ciment des mesures de taux d’alcalins et de teneurs en laitier.
Les fines des sables et des sables de correction granulaire passant au tamis de 0,063 mm ne
peuvent pas être comptabilisées dans le ciment.
CEM I ou CEM II/A et B sauf cendres CEM I PM ou ES (1) ou CEM II/A (S,
Type et classe volantes 42,5 N -42,5 R (2) et D) PM ou ES (1) 42,5 N -42,5 R (2) et
supérieure supérieure
Dosage minimal
pour un béton
385 kg/m3 385 kg/m3
armé ou
précontraint 0/20
(1) L’entrepreneur doit utiliser des ciments PM ou ES au sens des normes NF P 15-317 et NF P 15-319 pour réduire les risques de
réaction sulfatique en présence de sels de déverglaçage dont la teneur en sulfates solubles est supérieure à 3 %.
(2) L’entrepreneur doit limiter la microfissuration superficielle du béton, et de ce fait, la pénétration des chlorures, en utilisant des
ciments peu exothermiques, en particulier pour la réalisation des pièces massives. L’utilisation des ciments de la classe de
résistance à court terme R est donc déconseillée.
Si les granulats sont PRP, les cendres volantes de houille ne sont admises qu’à la condition
que leur teneur totale en alcalins soit inférieure à 2%.
Si les granulats sont NR ou PRP, les fillers siliceux ne sont admis que sous réserve que la
formule de béton proposée satisfasse à un critère de performance (essai de gonflement)
conformément aux prescriptions du chapitre 6 du guide technique «Recommandations pour la
prévention des désordres dus à l’alcali-réaction» édité par le LCPC en juin 1994.
Si les granulats sont PRP, les cendres volantes de houille ne sont admises qu’à la condition
que leur teneur totale en alcalins soit inférieure à 2%.
Quelle que soit la démarche adoptée pour valider la formule de béton, toute modification dans
la qualité ou la nature des additions est interdite à moins de reproduire l’ensemble de la
démarche ayant permis de justifier la formule initiale.
Si les additions sont utilisées comme correcteur de la granularité des sables ou en addition au
ciment (CEM I), les dosages maximaux suivants par rapport au poids du ciment sont à
respecter :
10% pour les fumées de silice,
-30% pour les laitiers moulus,
-15% pour les additions calcaires (certaines peuvent augmenter la sensibilité à
l’écaillage),
étant entendu que le total du dosage en additions calcaires et laitiers moulus ne doit pas
dépasser 30%.
Si les additions sont utilisées en substitution partielle au ciment CEM I, elle n’est autorisée que
pour les bétons G ; le dosage minimal s’applique alors au liant recomposé ciment + addition.
Pour un béton dont le diamètre maximal du granulat D max est égal à 20 mm, les quantités
maximales suivantes, données en kg/m3, doivent être respectées :
Laitiers moulus 50 0 50 0
Fumées de silice 30 0 30 0
Additions calcaires 50 0 0 0
Pour un béton dont le diamètre maximal du granulat Dmax est différent de 20 mm, les quantités
d’additions A à ajouter ou à déduire, en pourcentage des valeurs indiquées dans le tableau
précédent, sont données dans le fascicule 65 du CCTG.
Pour une même formule, une seule addition est autorisée en substitution dans une formule
donnée.
1.2.5 Eau
Il est rappelé que l’eau de gâchage doit respecter les prescriptions de la norme NF EN 1008.
En l’absence d’étude appropriée, l’eau de récupération de l’industrie du béton ne peut pas être
employée. Une étude particulière est notamment nécessaire pour une utilisation en béton
architectural, béton précontraint, béton avec air entraîné et béton en environnement agressif.
En tout état de cause, seule l’eau décantée ayant atteint une masse volumique inférieure à
1,02 et déshuilée peut être utilisée.
Il est précisé que les dispositions de l’article 85.1 du fascicule 65 du CCTG s’appliquent en
considérant qu’un prélèvement comporte trois éprouvettes.
Si les granulats bénéficient du droit d’usage de la marque NF-Granulats, avec qualification vis-
à-vis de l’alcali-réaction en NR ou PRP, le certificat de conformité des granulats à la marque
NF, qui donne leur qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction, doit être annexé au dossier d’étude
des bétons.
Si les granulats sont potentiellement réactifs (PR), l’entrepreneur doit intégrer dans le dossier
d’étude des bétons, tous les résultats des essais visés par les chapitres 5 ou 6 ou 8 du guide
technique «Recommandations pour la prévention des désordres dus à l’alcali-réaction» édité
par le LCPC en juin 1994. Ces essais sont réalisés à ses frais.
Si les granulats sont potentiellement réactifs à effet de pessimum (PRP), l’entrepreneur doit
intégrer dans le dossier d’étude des bétons tous les résultats des essais permettant de vérifier
que les conditions 1 et 2 du chapitre 9 du guide «Recommandations pour la prévention des
désordres dus à l’alcali-réaction» édité par le LCPC en juin 1994 sont vérifiées. Ces essais sont
réalisés à ses frais.
Dans le cas de la reconduction d’une formule de béton, l’entrepreneur doit tout de même
réaliser ces essais, avant les épreuves de convenance.
Dans le cadre des épreuves d’étude, l’entrepreneur doit démontrer que la température
maximale susceptible d’être atteinte par le béton de toutes les parties d’ouvrage -compte tenu
du planning de réalisation, du programme de bétonnage et des éventuelles dispositions
particulières proposées par l’entrepreneur -respecte la température maximale fixée dans le
document intitulé «Recommandations sur la prévention des désordres dus à la réaction
sulfatique interne» édité par le LCPC en août 2007.
Pour le niveau de prévention Bs, la température maximale dans le béton doit, d’une manière
générale, rester inférieure à 75°C. Si cette condition ne peut être respectée, elle doit
obligatoirement rester inférieure à 85°C et au moins une des six conditions suivantes doit être
respectée :
• le ciment utilisé est conforme à la norme NF P15-319 (ES) avec, dans le cas des CEM
I et CEM II/A, une limitation à 3 kg/m3 de la teneur en alcalins équivalents actifs du
béton ;
• le ciment utilisé est un ciment non conforme à la norme NF P 15-319 (ES) de type
CEM II/B-V, CEM II/B-S, CEM II/B-Q, CEM II/B-M (S-V), CEM III/A ou CEM V, dont la
teneur en SO3 n’excède pas 3% et qui est fabriqué à partir d’un clinker dont la teneur
en C3A n’excède pas 8% ;
• le ciment, un CEM I, est utilisé en combinaison avec des cendres volantes conformes
à la norme NF EN 450-1, de laitiers de haut fourneau moulus conformes à la norme
NF EN 15167-1, ou encore de pouzzolanes naturelles calcinées. La proportion
d’addition doit être d’au moins 20 % sous réserve de respecter les exigences des
normes, en particulier la norme NF EN 206-1. Les teneurs en C3A (rapportée au
ciment) et en S03 sont respectivement inférieures ou égales à 8% et 3% ;
• vérification de la durabilité du béton vis-à-vis de la réaction sulfatique interne à l’aide
de l’essai de performance décrit dans les recommandations et par la satisfaction aux
critères décisionnels ;
• pour les éléments préfabriqués, le couple béton/échauffement envisagé est identique
ou analogue à un couple béton/échauffement disposant d’au moins cinq références
d’emploi satisfaisantes dans des lieux différents, cette analogie devant être justifiée
par une documentation satisfaisante et approuvée par un laboratoire indépendant
expert en réaction sulfatique interne.
Pour le niveau de prévention Cs, la température maximale dans le béton doit, d’une manière
générale, rester inférieure à 70°C. Si cette condition ne peut être respectée, elle doit
obligatoirement rester inférieure à 80°C et au moins une des six conditions suivantes doit être
respectée :
• le traitement thermique est maîtrisé, la durée de maintien de la température du béton
au-delà de 70°C ne doit pas excéder 4 heures et les alcalins équivalents actifs du
béton doivent être en quantité inférieure à 3 kg/m3 (la durée de maintien est définie
comme la période pendant laquelle la température est supérieure à 70°C) ;
• le ciment utilisé est conforme à la norme NF P15-319 (ES) avec, dans le cas des CEM
I et CEM II/A, une limitation à 3 kg/m3 de la teneur en alcalins équivalents actifs du
béton ;
• le ciment utilisé est un ciment non conforme à la norme NF P 15-319 (ES) de type
CEM II/B-V, CEM II/B-S, CEM II/B-Q, CEM II/B-M (S-V), CEM III/A ou CEM V, dont la
teneur en SO3 n’excède pas 3% et qui est fabriqué à partir d’un clinker dont la teneur
en C3A n’excède pas 8% ;
• le ciment, un CEM I, est utilisé en combinaison avec des cendres volantes conformes
Pour le niveau de prévention Ds, la température maximale dans le béton doit, d’une manière
générale, rester inférieure à 65°C. Si cette condition ne peut être respectée, elle doit
obligatoirement rester inférieure à 75°C mais dans ce cas, le ciment doit être conforme à la
norme NF P15-319 (ES) avec, dans le cas des CEM I et CEM II/A, une limitation à 3 kg/m3 de
la teneur en alcalins équivalents actifs du béton et la formulation du béton doit être
obligatoirement validée par un laboratoire indépendant expert en réaction sulfatique interne.
(2) Dans le cas des bétons bruts de décoffrage destinés à des parties d’ouvrage dont l’esthétique est une fonction particulièrement
importante, on peut limiter les valeurs d’écaillage à 150 g/m². Ces valeurs très basses nécessitent des conditions de fabrication très
élaborées. Elles sont imposées uniquement pour les parties d’ouvrage visibles à très courte distance, 2 à 3 m, et exigeant un
aspect d’une qualité exceptionnelle.
La quantité d’air occlus dans le béton frais doit être mesurée à l’aéromètre sur chaque gâchée
fabriquée.
Tous les bétons de classe supérieure ou égale à C25/30 sont soumis aux épreuves de
convenance. Celles-ci sont réalisées dans le cadre du contrôle intérieur et sont à la charge de
l’entrepreneur.
Un essai de rendement doit être effectué. Il doit permettre de vérifier l’inégalité suivante :
0.975 < masse volumique théorique / masse volumique réelle < 1.025
L’entrepreneur peut être amené à réaliser des éléments de béton témoin afin d’apprécier les
difficultés de mise en place du béton.
Si l’élément témoin est accepté par le maître d’œuvre, le point d’arrêt est levé; l’élément témoin
est alors démoli et évacué en décharge aux frais de l’entrepreneur.
Si cet élément témoin est refusé par le maître d’œuvre, l’entrepreneur l’évacue en décharge et
le recommence à ses frais, autant de fois que nécessaire.
(1) L’évaluation du facteur d’espacement nécessite que l’entrepreneur respecte avec une très grande rigueur le mode opératoire de
la norme : prélèvement des échantillons, nombre d’échantillons, qualité du polissage, etc. Cette opération doit être réalisée par un
personnel qualifié et par un organisme certifié COFRAC.
(2) Dans le cas des bétons bruts de décoffrage destinés à des parties d’ouvrage dont l’esthétique est une fonction particulièrement
importante, on peut limiter les valeurs d’écaillage à 150 g/m². Ces valeurs très basses nécessitent des conditions de fabrication très
élaborées. Elles sont imposées uniquement pour les parties d’ouvrage visibles à très courte distance, 2 à 3 m, et exigeant un
aspect d’une qualité exceptionnelle.
Le PMQ définit les conditions de transport, de manutention et de mise en oeuvre des bétons.
1.5.1 Généralités
Le béton est fabriqué par l’entrepreneur soit dans une centrale de chantier, soit dans une
centrale de béton prêt à l’emploi (BPE), soit dans une usine de préfabrication.
Dans tous les cas, il doit respecter la norme NF EN 206-1 et l’unité de fabrication est soumise à
l’acceptation du maître d’œuvre. Cette dernière s’effectue sur la base du respect des
caractéristiques détaillées précisées dans l’annexe B du fascicule 65 du CCTG. Il est
notamment tenu compte de l’existence d’une capacité de stockage des ciments et des
granulats et d’une capacité de production compatibles avec les exigences du chantier.
Les bétonnières portées sont des cuves agitatrices et non des camions malaxeurs. De ce fait,
la vérification des tolérances de dosage sur chaque constituant doit être réalisée sur chaque
gâchée. Les exigences concernant les rapports maxi Eaueff / Lianteq doivent être respectées
pour chaque gâchée.
Si le béton provient d’une centrale de BPE, il doit être titulaire de la marque NF-BPE. Ainsi, soit
la centrale est titulaire de la marque NF-BPE (procédure conventionnelle), soit le béton est
certifié pour le chantier (procédure particulière).
L’entrepreneur doit contrôler les conditions de stockage et de transport des granulats aux
emplacements réservés dans le cas de recours à une centrale alimentée par des granulats
provenant de gisements ou d’identités différents. Il doit s’assurer que toutes les dispositions
sont prises pour éviter les mélanges inopportuns.
L’acceptation des résultats de ces essais par le maître d’œuvre est une condition nécessaire à
la levée des points d’arrêt avant bétonnage.
Tous les bétons de classe supérieure à C25/30 sont soumis à l’épreuve de contrôle. Les essais
réalisés dans le cadre de celle-ci ne relèvent pas des spécifications de la norme NF EN 206-1
qui s’appliquent aux contrôles de production et de conformité de l’installation de fabrication. Ils
sont effectués par un laboratoire de contrôle qui doit, soit être accrédité COFRAC, soit avoir
subi, avec succès et moins d’un an avant le premier essai, un audit basé sur un référentiel
d’accréditation équivalent. Ils font l’objet de rapports qui doivent être transmis au maître
d’œuvre au fur et à mesure de l’obtention des résultats.
Fondations
3 par groupe de pieux fabriqués dans la journée
profondes
Murs de
3 pour l’ensemble et au moins un prélèvement par phase de bétonnage
soutènement
Structures en cadres 3 (+1 par 100 m3 supplémentaires au-delà de 300 m3 ou par phase de
ou portiques bétonnage)
Dalle d’ouvrage 3 (+1 par 100 m3 supplémentaires au-delà de 300 m3 ou par phase de
mixte bétonnage)
De plus, il est effectué par l’entrepreneur au minimum deux essais de consistance de béton
frais sur chaque camion de livraison (un essai avant la mise en œuvre et un essai au cours de
la mise en œuvre) ou dans le cas de fabrication du béton sur chantier, un essai par heure de
bétonnage.
Les éprouvettes de béton, dont la fourniture est à la charge de l’entrepreneur, doivent être
transportées au laboratoire et démoulées dans les trois jours suivant leur confection et être
placées en atmosphère normalisée dans les trois heures suivant leur démoulage.
Les dispositions pour obtenir les conditions de conservation normalisées sont à la charge de
l’entrepreneur, qui doit les préciser dans son PMQ. Le respect de la fourchette des
températures rappelées ci-dessus est notamment contrôlé obligatoirement avec un
thermomètre mini/maxi maintenu à proximité des éprouvettes.
La quantité d’air occlus dans le béton frais doit être mesurée à l’aéromètre chaque fois qu’une
mesure de la consistance du béton est effectuée.
Structures en cadres 1 par structure d’un volume inférieur ou égal à m3 + 1 par 1000 m3
ou portiques supplémentaires
1 par tablier d’un volume inférieur ou égal à m3 + 1 par 1000 m3
Tablier
supplémentaires
1 par dalle d’un volume inférieur ou égal à m3 + 1 par 1000 m3
Dalle d’ouvrage mixte
supplémentaires
Béton pour longrine des
1 par m3
dispositifs de retenue
Coques préfabriquées 1 par élément
Un prélèvement comprend :
- béton soumis au gel pur (G) : une mesure du facteur d’espacement L,
- béton soumis au gel + sels (G+S) : une mesure du facteur d’espacement L et une
mesure d’écaillage E.
Il est rappelé que les centrales à béton, quel que soit leur type, doivent être équipées
conformément aux exigences de l’article 83 et de l’annexe B du fascicule 65 du CCTG.
L'Entrepreneur devra établir une liaison par téléphone ou radio entre les ateliers de fabrication
du béton, le transporteur et les chantiers de bétonnage
Pendant toute la durée des bétonnages à la pompe, une POMPE DE SECOURS en état de
marche devra se trouver sur le chantier.
2.1 Généralités
La mise en oeuvre des bétons sera réalisée conformément à l’article 84 du fascicule 65.
La qualité d'aspect des parements vus en béton devra être soignée et on cherchera
systématiquement à limiter les différences de teinte du béton. Il convient donc de porter une
grande attention à un certain nombre de facteurs relatifs à la préparation et à la mise en oeuvre
des bétons.
Au moins 4 heures avant tout coulage de béton, l'Entrepreneur devra prévenir le Maître
d'Oeuvre pour lui permettre de vérifier la mise en oeuvre des armatures et lui remettre les
résultats du contrôle intérieur.
L'Entrepreneur devra fournir, au plus tard 15 jours avant le début de bétonnage d'un
nouveau type de structure, le programme de bétonnage qui s'y rapporte.
Les moyens et les consignes à mettre en oeuvre devront figurer dans le programme de
bétonnage.
Les reprises de bétonnage non prévues sur les plans d’exécution sont interdites. Les reprises
de bétonnage des parties visibles doivent faire l’objet de la part de l’entrepreneur d’une étude
spécifique et ne sont tolérées qu’aux conditions suivantes :
toutes les reprises de bétonnage seront rectilignes
Sauf proposition contraire et justifiée de l'Entrepreneur, les reprises de bétonnage sur les
parements ne seront admises qu'à condition qu'elles soient arrêtées par une baguette fixée au
coffrage et retirée avant le bétonnage suivant. La position et le profil de cette baguette seront
arrêtés en accord avec le Maître d'Oeuvre. Les dispositions correspondantes à mettre en
oeuvre seront testées lors de la confection des éléments témoins.
On pourra admettre une réduction de l'enrobage des armatures au niveau de la baguette sans
qu'il puisse être inférieur à 2 cm.
A l’exception des hourdis des ponts mixtes, les tabliers seront coulés sans reprises.
• les faces verticales des plots de bétonnage seront traitées pour améliorer les reprises de
bétonnage. L'Entrepreneur proposera à l'acceptation du Maître d'Oeuvre le mode de
triatement (repiquage, utilisation de désactivant en feuille ...).
Durant les premiers âges du béton, il est indispensable de maintenir une hygrométrie suffisante
pour permettre l'hydratation du ciment.
Le béton frais sera protégé contre les intempéries dès la fin du bétonnage (effets desséchants
du soleil et du vent, délavant de la pluie, ....).
Ces produits sont très sensibles aux conditions d'utilisation et ont des répercussions sur
l'aspect de surface du béton, c'est la raison pour laquelle leur emploi devra être évité autant
que possible.
2.3.2 Vibrations
Vibrations internes
Il ne sera agréé que les vibrateurs à fréquence élevée, supérieure à 12 000 cycles/mn.
Le groupe compresseur aura une capacité suffisante pour alimenter sans difficulté la
totalité des engins pneumatiques.
On évitera soigneusement les contacts des pervibrateurs avec les armatures et les
coffrages.
Vibrations superficielles
La finition des tabliers sera effectuée par vibration superficielle, avant talochage.
2.4 Décoffrage
Les opérations seront effectuées sur proposition de l'Entrepreneur et après accord du Maître
d'Oeuvre en liaison avec le programme correspondant et celui de bétonnage.
En ce qui concerne le tablier, ces opérations ne pourront avoir lieu qu'après interprétation des
résultats des épreuves d'information. En outre, les déformations devront être mesurées au
centre de la dalle et aux extrémités des encorbellements.
La teinte au décoffrage varie en fonction du temps pendant lequel le béton est resté enfermé,
sans contact avec l'air et cette différence d'aspect ne s'estompe pas avec le temps. Par
conséquent, le décoffrage devra être mené de façon homogène et un fois.
Les parties d'ouvrages soumises à des sollicitaitons de flexion après leur décoffrage, ne
pourront être décoffrées que lorsque le béton aura atteint une résistance moyenne à la
compression de 20 MPa et au minimum 48 h après la fin du bétonnage.
Tout défaut d'aspect constaté au décoffrage d'un élément bétonné devra être traité dans les
plus brefs délais par utilisation d'un mortier ou d'une résine de ragréage. Cette simple reprise
de parements sera soumise à l'acceptation du Maître d'Oeuvre tant au point de vue de la
résistance que de l'esthétique future de la pièce en cause.
Les réservations pour fixation du matériel d’exécution devront être rebouchées en surface
comme en sous-face au plus tard avant la mise en oeuvre d’un éventuel revêtement.
2.5 Cure
La cure est indispensable et doit être appliquée par l’entrepreneur le plus tôt possible après la
mise en œuvre du béton. Elle peut faire appel, successivement ou de manière séparée, aux
méthodes suivantes :
• maintien du coffrage en place ;
• application sur le béton d’une bâche hermétique et étanche à la vapeur ;
• mise en place sur la surface du béton de couvertures mouillées et maintien de leur
surface humide ;
• apport d’eau en quantité appropriée pour maintenir la surface du béton visiblement
humide ;
• application sur la surface de béton d’un produit de cure titulaire de la marque NF-
Produits de cure.
De même, des conditions ambiantes humides (HR>80% et vent de vitesse maximale inférieure
à 30 km/h ou temps pluvieux) assurent des conditions de cure satisfaisantes pour le béton.
Elles doivent faire l’objet d’un enregistrement sur chantier.
Les procédés de cure par humidification, arrosage ou immersion sont interdits par temps de
gel. Les produits de cure teintés, qui permettent de contrôler facilement la continuité du film, ne
doivent pas être utilisés sur les parements, sauf essai de convenance favorable. Dans le cas de
mise en place de bâches étanches maintenues en permanence, l’entrepreneur doit, soit
assurer un contact complet avec le béton, ce qui est exclu dans le cas des parements, soit
laisser un vide d’air continu de façon que le traitement soit homogène.
L’application des produits de cure doit être compatible avec les revêtements définitifs prévus au
marché.
Une cure à l'eau précoce est exigée pour les hourdis de ponts mixtes.
Outre la cure, un abri protecteur devra être mis en place pour protéger des intempéries le béton
frais des tabliers.
La cure du béton par un procédé de type humidification devra respecter les conditions
suivantes :
• mise en oeuvre sur la surface non coffrée du béton d'une peau en géotextile ou
similaire dès que le béton commence à perdre ses caractéristiques plastiques (début de prise
et d'évaporation), ce qui permet d'éviter le phénomène d'accrochage de la peau sur le béton
encore frais,
Si le recours à des produits de cure est envisagé, afin de conserver le béton dans une
atmosphère à hygrométrie suffisante, l'Entreprise procédera à des essais préalables pour
s'assurer que ces produits ne modifient pas la teinte du béton et qu'à terme, ils peuvent être
totalement éliminés.
Les surfaces non coffrées seront réglées par talochage manuel ou mécanique.
L'attention de l'Entrepreneur est attirée sur le fait que l'extrados des tabliers est une surface
gauche qui sera réglée à l'aide de cerces prenant appui sur des règles guides positionnées à
l'avance avec une précision de 3 mm. La position de ces cerces vis-à-vis des lits supérieurs
d'armatures doit faire l'objet d'une vérification contradictoire.
L'appui des règles guides se fera directement sur le coffrage de la sous face de la pièce
(intrados pour le tablier) et non sur le lit supérieur d'armatures.
La planimétrie générale du support devra respecter une flèche maximale de 2 mm sous la règle
de 2 m.
Lors de la réalisation des bétons témoins, une épreuve de convenance des surfaces non
coffrées destinées à recevoir une chape d'étanchéité sera exécutée.
La réception de l'état de surface obtenue sur les parties non coffrées destinées à recevoir une
chape d'étanchéité sera effectuée par référence à la surface obtenue lors de cette épreuve, en
conformité avec les dispositions du fascicule 67 du C.C.T.G (comparaison entre la surface
réelle et un jeu de plaquettes étalons P1 et P2).
Après décoffrage, les parements des piles et des culées seront obligatoirement entièrement
emmaillotés par des bâches plastiques et les arêtes seront protégées par des bastaings.
Ces dispositifs seront soumis à l'acceptation du Maître d'Oeuvre dans le cadre du programme
de bétonnage. Ils resteront en place et seront entretenus jusqu'à la réception de l'ouvrage.
Le programme d'exécution particulier indiquera les conditions de mise en oeuvre des enduits
de protection (lasure hydrofuge et anti-graffitis multi-usages) sur les parements en béton que lui
indiquera le Maître d'Oeuvre.
Les parties d'ouvrage en contact avec le remblai recevront trois couches croisées de coaltar
désacidifié ou de peinture bitumineuse dont la nature devra être agréée par le Maître d'Oeuvre.
Ces trois couches seront différenciées en teinte par une addition d'oxyde métallique et la
quantité totale de bitume ou de goudron restant sur l'ouvrage après disparition des solvants
sera au minimum de 600 g/m².
L’entrepreneur met en œuvre toutes les dispositions prévues dans le cadre de l’étude des
bétons pour que la température maximale dans les parties d’ouvrage soumises à un risque de
réaction sulfatique interne n’excède pas les températures maximales données dans le sous-
article «Etudes des bétons» de l’article «Bétons et mortiers hydrauliques» de ce livret.
Le béton ne doit présenter ni ressuage, ni zone riche en mousse. Les surfaces non coffrées
sont talochées par l’entrepreneur sans excès afin d’éviter les remontées d’eau et de laitance ; à
cet effet, il est interdit d’utiliser des taloches ou des truelles métalliques.
Il est recommandé de limiter le délai entre le début de la mise en œuvre du béton et son
achèvement à 90 mn à une température ambiante de 10°C, à 75 mn à 20°C et à 60 mn à 25°C.
Dans le cas de délais plus importants justifiés par l’entrepreneur, le PMQ précise les
dispositions à prendre pendant le bétonnage.
Le choix de l’huile ou de la cire pour la protection des coffrages est effectué pour limiter au
maximum le bullage. L’entrepreneur applique régulièrement celle-ci de façon à éviter toute
accumulation pouvant se mélanger à la laitance, ce qui donnerait une peau de très mauvaises
caractéristiques mécaniques et esthétiques.
Compte tenu de la présence de bulles d’air dans les bétons G et G+S, l’entrepreneur les met
en œuvre au pervibrateur par couches de faible épaisseur pour permettre aux grosses bulles
d’air d’éclater à la surface du béton frais tout en évitant une vibration trop énergique qui
provoquerait une ségrégation.
L’aspect des parements ne doit être ni trop lisse, ni glacé. Le bullage moyen est jugé par
rapport à l’échelle 3 de la norme P 18-503, soit une surface maximale par bulle de 0,3 cm2, une
profondeur maximale de 2 mm et une surface de bullage inférieure à 2%.
Une cure très soignée avant et après démoulage est réalisée par l’entrepreneur sur le béton de
façon à éviter la fissuration et la micro-fissuration de peau et pour assurer une bonne
hydratation de la peau. L’entrepreneur prend toutes les dispositions nécessaires pour que le
décoffrage ou démoulage et le stockage s’effectuent sans que l’écart entre la température du
béton et la température ambiante dépasse 30 °C pour des températures ambiantes positives et
15 °C pour des températures ambiantes négatives.
Le béton ne doit pas être exposé à des températures négatives avant d’avoir atteint au moins
15 MPa de résistance en compression.
Les résultats des mesures de températures sur chantier sont corrélés par l’entrepreneur avec
ceux de la station météorologique la plus proche afin de dégager des tendances et, en cas de
température négative ou durablement supérieure à 35°C, procéder dès la veille du bétonnage à
la mise en place des dispositions du PMQ relatives au bétonnage sous conditions climatiques
extrêmes.
Le bétonnage ne peut pas avoir lieu sans un abri si la température extérieure mesurée sur le
chantier est inférieure à 5°C.
Des dispositions particulières sont prises pour éviter un refroidissement brutal de la dalle.
Lorsque la température mesurée sur chantier est comprise entre -5°C et +5°C, la mise en place
du béton n’est autorisée que sous réserve de l’emploi de moyens efficaces pour prévenir les
effets dommageables du froid, proposés par l’entrepreneur dans son programme de bétonnage
et soumis à l’acceptation du maître d’œuvre. Lorsque la température mesurée sur chantier est
inférieure à -5°C, la mise en place du béton n’est pas autorisée.
Lorsque la température mesurée sur chantier est inférieure à +5°C, la mise en place du béton
n’est autorisée que sous réserve de l’emploi de moyens efficaces pour prévenir les effets
dommageables du froid. Ces moyens sont proposés par l’entrepreneur dans son programme
de bétonnage et soumis à l’acceptation du maître d’œuvre.
Après une interruption de bétonnage due au froid, le béton éventuellement endommagé est
démoli et repris selon les mêmes précautions qu’en cas de reprises accidentelles.
Pour les périodes où la température ambiante, mesurée sur le chantier, est durablement
supérieure à +35°C, dans le cadre du programme de bétonnage, l’entrepreneur soumet au
maître d’œuvre les dispositions qu’il propose de prendre pour limiter la température maximale
du béton frais (utilisation de ciments à faible chaleur d’hydratation et/ou d’eau refroidie,
formulation permettant de minimiser le dégagement de chaleur, réduction du délai entre la
fabrication et la mise en place, recours au travail de nuit, etc…) et en complément de celles qui
résultent du sous-article «Cure» du présent article du présent CCTP.
De même, des dispositions particulières telles que l’emploi de circuits de refroidissement dans
la masse du béton, peuvent devoir être nécessaires, quel que soit le temps, pour du béton
exécuté en grande masse, en raison du risque de fissuration due aux gradients thermiques.
i) Béton de propreté
Les bétons de propreté seront mis en oeuvre avec un réglage de la surface, en niveau et en
planéité, assurant le respect des côtes des parties d'ouvrage qui seront coulées sur ces bétons.
Le terrain sous-jacent, dès lors qu'il aura été réceptionné, ne devra pas rester plus d'une heure
à l'air libre avant de la mise en oeuvre du béton de propreté. La surlargeur minimale en plan de
celui-ci sera de 10 cm par rapport aux maçonneries sus-jacentes.
A compléter.
L'Entrepreneur veillera donc particulièrement à contrôler la consistance des bétons avant toute
mise en oeuvre.
En ce qui concerne l'extrados du tablier, un essai d'écoulement des eaux sera effectué afin de
délimiter les flaches éventuelles de la surface en béton. Il pourrait être remplacé par un contrôle
de la géométrie dont le maillage sera proposé à l'acceptation du Maître d'Oeuvre.
Le contrôle extérieur, outre le contrôle des bétons, pourra porter sur la réception des parements
en utilisant également le guide technique du L.C.P.C. sur les défauts d'aspect des parements et
la norme NF P 18.503 et également sur la réception des surfaces non coffrées.
C.C.T.P. - Fascicule E8
SOMMAIRE
1.1 Généralités
Toutes les armatures de béton armé utilisées sont soudables. Le recours à des armatures
conformes aux spécifications de la norme NF A 35-017 est ainsi interdit.
Si l’entrepreneur a recours à une usine d’armatures industrielles pour le béton, celle-ci doit
bénéficier de la marque NF-Armatures.
L’utilisation à destination de résistance, de treillis soudés ou de fils tréfilés est interdite, sauf
pour les parois en béton projeté.
Tous les aciers lisses utilisés sont conformes à la norme NF A 35-015. Leur utilisation est
limitée aux :
• armatures de frettage,
• barres de montage,
• armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à 16 mm exposées à un pliage suivi
d’un dépliage,
• armatures des murs garde-grève,
• armatures de liaison des corniches.
Toutes les armatures à haute adhérence sont conformes aux normes NF A 35-016-1 et NF A
35-019-1 et sont de nuance B500B au sens de celles-ci.
Elles sont approvisionnées en longueur telle que toute armature transversale puisse ne pas
comporter plus de tronçons que si elle était constituée d’éléments de 12 m.
Les armatures à haute adhérence doivent en outre présenter une résistance à la fatigue
conforme aux dispositions de la norme NF A 35-019-1 et de l’article 7.3.3 de la norme NF A 35-
016-1.
Il ne devra être utilisé simultanément que deux marques d'acier au maximum par nature
d'ouvrage.
Les dispositifs de raboutage permettent d’obtenir une liaison pouvant supporter sans se rompre
deux millions de cycles de sollicitations engendrant une contrainte maximale égale à 60% de la
limite d’élasticité spécifiée des barres à raccorder et une étendue de variation de contrainte de
80 MPa. Cette aptitude est attestée par des essais de fatigue réalisés, aux frais de
l’entrepreneur, conformément aux indications du 5.3 de la norme NF A 35-020-2.
Le parc de stockage sera organisé de façon à ce que les armatures façonnées ou non, ne
soient pas au contact avec le sol.
2.1 Généralités
Des capuchons en plastique devront recouvrir les extrémités de tous les aciers verticaux non
crossés et en attente.
Pour les structures en élévation, les aciers en attente seront recouverts de bâches en plastique,
de type polyane, pour éviter que les eaux du ruissellement, chargées de rouille, ne dégradent
les parements vus.
Les aciers en attente seront protégés contre les souillures de toute nature et nettoyés si besoin
est.
Les enrobages sont conformes à l’article A.7.1. du BAEL 91 révisé 99, pour les ouvrages
soumis aux intempéries, aux condensations ou aux actions agressives.
Pour les pieux exécutés en place, les enrobages sont conformes à l’article C.5.4,4 du fascicule
62 titre V du CCTG.
fascicule E08 Armatures passives de béton armé.doc 4/6
Les valeurs des enrobages peuvent également précisées dans le chapître 4 du fascicule E2 de
ce CCTP.
Les cales d'enrobage sont susceptibles d'être déplacées lors des mouvements du ferraillage,
au moment du bétonnage, elles seront donc fixées solidement aux armatures par deux brins
de ligature.
L'espacement entre les cales d'enrobage devra figurer sur les plans de ferraillage. Il ne sera
pas supérieur aux valeurs figurant dans le bulletin d'information n° 201 du C.E.B. de septembre
1990.
Lors de la réalisation des bétons témoins, les dispositions de calage seront testées et il sera
procédé à l'étalonnage du pachomètre.
Sauf justifications contraires de l’entrepreneur, les filetages des barres à raccorder sont
exécutés en usine, de même que la fixation des manchons sur les barres de première phase.
Les manchons sont obligatoirement équipés de bouchons en plastique vissés. Leur tolérance
d’implantation est la même que celle des barres qu’ils doivent raccorder.
La mise en place des manchons et la fixation des aciers sur ceux-ci devra être réalisée
conformément aux spécifications du fabricant.
Le serrage des manchons sera assuré du début à la fin par clef dynamométrique.
i) Contrôle intérieur
Le contrôle extérieur pourra porter en particulier sur le respect des plans de ferraillage,
la disposition des cales d'enrobage et la protection des armatures en attente pour
éviter les salissures.
PAREMENTS ET COFFRAGES
SOMMAIRE
Les spécifications à respecter sont celles des articles du chapître 6 du fascicule 65 du CCTG.
Les surfaces de béton en contact avec l'air sont considérées comme parement fin par
référence au fascicule 65 article 62. Les surfaces de béton remblayées sont considérées
comme parement simple.
Si une reprise de bétonnage s'avère nécessaire sur les parties vues, elle devra nécessairement
correspondre à un angle de la structure ou à un joint creux architectural de façon à la masquer.
La qualité de l'aspect des parements à obtenir pour l'ensemble de l'ouvrage devra requérir de la
part de l'Entrepreneur une attention toute particulière.
2.1 Généralités
Les matériaux de coffrage seront choisis dans les catégories correspondant aux contraintes à
prévoir, supposées s'exerçant dans une construction en service, sans tolérance afférente au
caractère provisoire de l'ouvrage.
Les bois de coffrage seront en sapin équarri à arêtes vives, avec revêtement d'un film ou d'une
imprégnation pour durcir leur surface et réduire leur porosité.
En cas d'emploi de panneaux de contreplaqué pour les parois de coffrage, la qualité choisie
sera du type à imprégnation spéciale pour bétons. L'épaisseur minimum de ces panneaux sera
de vingt cinq millimètres (25 mm).
Les Architectes se réservent le droit d'imposer pour les parties vues l'utilisation de CTB-X limité
à deux réemplois.
Les coffrages perdus doivent être dimensionnés pour résister en phase provisoire, à l’action du
poids du béton mou, et à la pression hydrostatique du béton.
Les coffrages perdus métalliques reçoivent une protection contre la corrosion offrant les
garanties de la catégorie 3 définie par l’article 3 du fascicule 56 du CCTG.
3.1 Généralités
Le PMQ précisera les moyens que l'Entrepreneur propose pour obtenir les résultats imposés
par le Marché et la nature des peaux de coffrage pour parements fins et ouvragés.
L'utilisation de bois brut pour la confection des parements fins ou ouvragés est interdite.
Les coffrages ne devront comporter aucun dispositif de fixation non prévu sur les dessins
d'exécution. Ceux-ci peuvent prévoir des trous régulièrement espacés sur les parements. Les
liaisons d'étanchéité entre les écarteurs et les panneaux de coffrage des parements fins seront
assurées par des pièces en plastique tronconiques. Ces pièces seront enlevées au décoffrage.
Les trous d'écarteur seront bouchés en parement, et dans le cas de parois cannelées, les
cannelures seront reconstituées.
Les traces laissées par les soudures dans les coffrages métalliques devront être limitées.
Les coffrages, quelle que soit leur nature, seront maintenus dans un état de propreté
satisfaisant. Il faudra ainsi éviter de laisser en fond de coffrage des traces de rouille (transfert
dû à la pluie ou à la manutention, ...) ou des fils de ligature qui auraient pu s'y déposer.
Les coffrages seront étanches et indéformables. Pour un même type de pièces, ils seront du
même type afin d'obtenir un aspect final identique.
Les joints entre panneaux de coffrage élémentaires seront mastiqués pour éviter toute
perte de laitance au moment du bétonnage.
Les prescriptions relatives aux coffrages sont celles des articles du chapître 6 du fascicule 65
du CCTG.
Elles seront utilisées pour toutes les parties remblayées et coffrées des ouvrages,
définies comme des parements simples et notamment :
Elles seront utilisées pour tous les parements fins, comme indiqué à l'article 1 et qui ne
sont ni définis comme parements simples, ni comme parements ouvragés.
Des éléments témoins coffrés avec peaux en bois peint et peaux en bois naturel seront
réalisés (voir article 3.3 du présent fascicule). Le choix du type de peau à utiliser pour
l'ensemble du chantier sera défini, au vu de ces essais, par le Maître d'Oeuvre et
l'Architecte puis rendu contractuel.
Toutes les arêtes autres que les cannelures seront chanfreinées à 3 cm x 3 cm.
Dès l'établissement du projet des coffrages, les exigences architecturales mentionnées dans les pièces du Marché en
ce qui concerne les parements ouvragés devront être prises en compte (calepinage et détails des nervurations,
direction et alignement des joints, mise en place de baguettes suivant un rythme, type de matrice à utiliser pour certains
coffrages, souci de régularité de teinte par famille de parements...).
Les parements "matricés" seront obtenus à l'aide d'une matrice en relief fixée en fond de coffrage.
L'Entreprise soumettra à l'approbation du Maître d'Oeuvre la méthode de fixation des négatifs sur le coffrage. Toute
fixation ponctuelle est interdite. Dans les angles, le coffrage est coupé perpendiculairement à son plan et buté sur un
tasseau de bois.
Le passage des tiges de serrage des coffrages sera réalisé dans l'épaisseur de la matrice. Le trou de passage de la
tige sera cylindrique et sera effectué à la scie cloche. Une rondelle en bois, légèrement plus épaisse que le négatif,
sera disposée dans le trou de façon à positionner franchement le cône (en matière plastique) d'extrémité du tube en
PVC dans le béton.
Les cales nécessaires au maintien du ferraillage seront impérativement en béton et la face en appui sur le coffrage sera
plane.
Le Maître d'Oeuvre se réserve le droit de faire changer les négatifs au cas où ceux-ci seraient endommagés ou trop
usagés et cela, indépendamment du nombre de réemplois effectués sur le chantier.
A titre de rappel, les teintes, textures et formes des différents types devront satisfaire les
spécifications du chapitre 6 du fascicule 65 du CCTG, complétées par les spécifications
suivantes du présent C.C.T.P. De plus, l'Entrepreneur devra démontrer lors de la réalisation
des bétons témoins, l'aptitude à l'emploi des coffrages et bétons utilisés et soumettre les
résultats à l'agrément du Maître d'Oeuvre. Il est rappelé que les produits de cure teintés ne
doivent pas être utilisés sur les parements.
Pour l'appréciation des teintes et des degrés de soufflures des bétons, les échelles de teintes
et de bullage de la norme NF P 18.503 s'appliquent, à l'exclusion de tout autre élément de
référence.
Ces éléments témoins seront réalisés lors des épreuves de convenance des
bétons.
La fabrication des bétons témoins sera rémunérée par application des prix courants du
Marché.
• Les objectifs
L'élément de béton témoin sera coulé avec le type de coffrage prévu pour le
chantier et comportera des armatures en acier disposées de façon à simuler les
enrobages réels et les densités d'armatures prévus.
• Investigations et essais
L'ensemble des investigations et essais sur les bétons témoins, hormis les
épreuves de convenance, sera réalisé par le Maître d'Oeuvre et à la charge du
Maître d'Ouvrage.
L'homogénéité du béton témoin sera déterminée par des essais non destructifs
(auscultation dynamique et mesure de perméabilité de surface par exemple). Cette
détermination aura pour but de vérifier :
. la teinte des parements du béton témoin sera gris clair et les écarts admis sur
l'échelle des gris, respectivement entre deux zones adjacentes de teintes
différentes et entre deux zones éloignées de teintes extrêmes, n'excéderont pas
un (1) point.
Perméabilité de surface :
La perméabilité de surface sera mesurée sur des bétons lisses témoins décoffrés
depuis au moins 28 jours. Cette perméabilité devra être homogène sur la totalité de
l'élément. Son niveau sera rendu contractuel et mentionné au PMQ par
l'Entrepreneur.
Enrobage :
Les enrobages des éléments témoins seront mesurés au moyen d'un pachomètre
étalonné. Ils seront ensuite vérifiés par dégagement ponctuel de certaines
armatures.
L'élément témoin ne sera accepté par le Maître d'Oeuvre que si la totalité des
prescriptions et spécifications précédentes ont été jugées satisfaites. Dans la
mesure où les autres essais de l'épreuve de convenance du béton auront fournis
des résultats conformes, cette dernière épreuve de convenance pourra être réputée
probante.
Les états de référence définis au cours de ces essais seront rendus contractuels et
mentionnés dans le PMQ par l'Entrepreneur. Les échantillons de bétons témoins
devront rester sur le site jusqu'à la fin du chantier, stockés à l'abri des
intempéries et de toute souillure potentielle.
• Niveaux de qualité
La teinte des bétons sera appréciée par référence à l'échelle de gris de la norme
NF P 18.503.
Les niveaux de qualité spécifiés dans le cadre du Marché sont les suivants :
TABLEAU N° 1
Ouvragé 1-1
Fin 1-1
Simple 1-2
Les variations de teinte seront évaluées sur des bétons secs, décoffrés depuis au
moins 28 jours, et à partir de points d'observations situés aux distances suivantes
des parements :
Les teintes seront arrêtées à partir des bétons témoins réalisés au moment des
épreuves de convenance des bétons.
Les défauts ponctuels, isolés, à caractère non répétitif (moins d'un (1) défaut par
mètre carré de parement) et de dimension inférieure à 1 cm² ne seront pas pris en
compte.
• Lots de contrôle
Les lots de contrôle de la teinte des parements sont définis comme suit :
- l'ensemble du tablier,
- chaque culée,
• Contrôle extérieur
Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n°1 ne sont pas
atteints pour un parement, élément ou composant total du lot, le Maître d'Oeuvre se
réserve la possibilité d'effectuer un contrôle complémentaire sur la totalité de la
partie d'ouvrage défectueuse pour préciser le degré de gravité de l'anomalie.
Modalités de contrôle
. sélection des défauts présentant des écarts supérieurs à ceux définis par les
niveaux de qualité, puis regroupement par niveau d'écart,
Echantillonnage
TABLEAU N° 2
2 5%
3 2%
4 1%
En aucun cas la surface relative totale des défauts ( écart strictement supérieur à un (1)
point) ne devra excéder 5%.
. Les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n° 1 sont atteints sur tout le lot :
celui-ci est alors réputé conforme du point de vue de la teinte des parements.
Dans les deux derniers cas, les travaux de réparation sont à la charge financière et
technique de l'Entrepreneur.
• Niveaux de qualité
La texture des parements doit être fixée en conformité avec les plans d'exécution et
vérifiée lors de la réalisation des bétons témoins.
Pour des raisons d'esthétique des parements et de durabilité des bétons, les
parements devront être exempts de défauts tels que soufflures importantes (bullage
de surface), nids de cailloux, ressuage, fuite de laitance et faïençage, poudrage,
tassure, protubérance, inclusions et fissures. De plus, ils devront présenter une
perméabilité de surface réduite et homogène (bétons décoffrés depuis au moins
28 jours).
Pour les soufflures ou bullages de surface, le défaut moyen est jugé par rapport à
une échelle de référence définie dans la norme NF P 18.503 et comprenant
7 niveaux de soufflures.
Les autres niveaux de qualité spécifiés dans le cadre du Marché sont les suivants :
TABLEAU N° 3
Ouvragé 2 0,2%
Fin 3 0,2%
Simple 5 0,4%
Les soufflures ne seront pas prises en compte dans le cas de surface de béton
désactivé.
• Lot de contrôle
Les lots de contrôle de la texture des parements sont définis comme suit :
. chaque pile,
. le tablier,
. chaque culée,
• Contrôle extérieur
Dans le cas où un des niveaux de qualité définis dans le tableau n° 3 ne serait pas
atteint pour un parement, élément ou composant total d'un lot, le Maître d'Oeuvre se
réserve, dans le cadre de son contrôle extérieur, la possibilité de procéder dès le
décoffrage et pendant les 30 jours suivants, à des essais complémentaires sur la
totalité du lot concerné pour préciser le taux de gravité des défauts de texture.
Modalités de contrôle
TABLEAU N° 4
1 0,2%
2 0,1%
3 0,1%
En aucun cas la surface relative totale des soufflures de type non toléré ne devra
excéder le taux de 0,2%.
Dans le cas où les taux spécifiés pour les bulles de taille tolérée sont dépassés, les
spécifications complémentaires suivantes s'appliquent :
TABLEAU N° 5
Ouvragé 2 0,4%
Fin 3 0,4%
Simple 5 0,6%
TABLEAU N° 6
. Caractérisation éventuelle des taux de gravité par des méthodes destructives ou non
(caractéristiques mécaniques du béton, perméabilité de surface, corrosion,
analyse de béton durci,...).
Echantillonnage
.
Pour les fissures, la totalité du lot sera auscultée,
.
Pour les autres défauts, l'échantillonnage est exécuté dans les mêmes conditions
que pour les études de conformité des teintes de parements.
• Acceptation de la texture des parements
. Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés au tableau n° 3 sont atteints sur
le lot, celui-ci est réputé conforme du point de vue texture des parements.
. Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n° 3 ne sont pas
atteints mais où les spécifications complémentaires définies dans les tableaux n°
4 et n° 5 dans le cas de présence de soufflures sont satisfaites, ou si les risques
d'endommagement des armatures sont très limités dans le cas de présence de
fissures, et où les autres types de défauts de texture se situent dans les cas n° 1
définis dans le tableau n°6, le Maître d'Oeuvre pourra exiger à l'Entrepreneur
d'effectuer des réparations partielles dans la mesure où ces dernières
n'affecteront pas les autres caractéristiques des parements.
. Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n° 3 ne sont pas
atteints et où une au moins des spécifications complémentaires des tableaux n°
4 et n° 5 ne serait pas respectée, et où les autres types de défauts de texture ne
se situent pas dans les cas n° 1 définis dans le tableau 6, le parement sera
refusé et l'Entrepreneur sera tenu d'effectuer la réparation totale ou la
reconstruction après démolition du lot concerné. Les procédures et techniques
de réparation devront être soumises à l'acceptation du Maître d'Oeuvre.
Dans les deux derniers cas, la totalité de ces travaux de reprise sont à la charge
financière et technique de l'Entrepreneur.
• Niveaux de qualité
TABLEAU N° 7
Simple 8 mm 3 mm
Fin 5 mm 2 mm
Ouvragé 5 mm 2 mm
• Lot de contrôle
Les lots de contrôle de la forme des parements sont définis comme suit :
. chaque culée,
. chaque pile,
. chaque mur en retour,
. le tablier,
. l'ensemble des murs hors ouvrage de franchissement.
• Contrôle extérieur
Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n° 7 ne sont pas
atteints sur un lot de contrôle, le Maître d'Oeuvre se réserve, dans le cadre du
contrôle extérieur, la possibilité de déterminer les coefficients de planéité maximaux
et de requérir les spécifications définies ci-après.
Modalités
Echantillonnage
Toutes les zones réputées non conformes à l'issue de la vérification des niveaux de
qualité définis dans le tableau n° 7 feront l'objet de contrôles complémentaires de
planéité.
Spécifications
TABLEAU N° 8
1 2 fmax fmax
2 4 fmax 2 fmax
3 - 4 fmax
. Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés sont atteints, le lot est réputé
conforme.
. Dans le cas où les niveaux de qualité spécifiés dans le tableau n° 7 ne sont pas
atteints sur au moins une zone, le lot sera réputé non conforme et l'Entrepreneur
sera tenu d'effectuer la réparation partielle, ou la réparation totale, ou la
reconstruction après démolition du lot concerné suivant le cas déterminé sur les
bases du tableau n° 8, à l'issue des essais réalisés dans le cadre des contrôles
complémentaires.
TABLEAU N° 9
Cas Décisions
1 Réparation partielle
2 Réparation totale
3 Démolition et reprise
i) Contrôle intérieur
Le PMQ précisera les dispositions qui seront prises d'une part pour mettre en oeuvre
et contrôler les coffrages et d'autre part pour assurer la protection des parements
après décoffrage (voir également article 3.13 fascicule E7).
Les résultats du contrôle intérieur seront remis au Maître d'Oeuvre dans le but
d'obtenir l'autorisation de bétonnage.
Le Maître d'Oeuvre peut procéder à un contrôle des coffrages, s'il le juge nécessaire.
Ce contrôle portera en particulier, sur l'état des peaux, la mise en oeuvre du produit de
démoulage et la propreté du fond de moule.
SOMMAIRE
Pour tous les ouvrages provisoires, les prescriptions à respecter sont celles des articles du
chapître 5 du fascicule 65 du CCTG.
Tous les ouvrages provisoires sont classés en première catégorie, sauf ceux qui auront été
proposés par l'Entrepreneur comme ouvrages provisoires de deuxième catégorie dans le PMQ
et acceptés comme tels par le Maître d'Oeuvre.
Les ouvrages visés par ce fascicule sont de manière non exhaustive les suivants :
échaffaudages, cintres, étaiement, etc...
L'Entrepreneur devra soumettre au Maître d'Oeuvre pour agrément les documents relatifs au
projet des ouvrages provisoires, conformément aux spécifications du fascicule 65 du CCTG et
dans les délais fixés dans le C.C.T.P. - Livret A pour les ouvrages provisoires qui ont des
incidences sur l'ouvrage définitif. Pour les autres ouvrages provisoires, le projet sera soumis au
Maître d'Oeuvre deux mois avant le début de leur réalisation.
Lorsque des éléments d'ouvrages provisoires ne pourront être justifiés par le calcul, ils seront
justifiés par des essais.
Le projet des ouvrages provisoires devra respecter les dispositions suivantes et l'Entrepreneur
veillera à leur application lors de l'exécution :
• les pièces horizontales successives seront arrimées l'une à l'autre d'une manière continue
jusqu'à leurs deux extrémités où elles seront butées sur les maçonneries en place,
• aux points où des actions concentrées s'exerceront sur des pièces non pleines, des calages
assureront l'étalement de ces actions et empêcheront le déversement,
• d'une façon générale, aucun joint susceptible d'être tendu ne sera réalisé par soudure. On
utilisera des joints boulonnés. Les manchons utilisés pour raboutage de tiges type
"DYWIDAG" seront borgnes et les tiges seront marquées avant vissage,
• les pièces verticales des échafaudages seront fortement contreventées dans les diverses
directions,
• tous les vides qui se produiraient entre les pièces réputées jointives jusqu'au jour de
bétonnage seront bourrés de mortier. Chaque semaine, l'Entrepreneur inspectera et, le cas
échéant, resserrera tous les boulons,
• les surfaces d'appui sur béton seront éloignées d'au moins 5 cm de l'arête de béton la plus
proche.
2.3 Calages
Les raboutages et calages pour rattrapage de dimensions et de cotes ne seront tolérés que
pour des petits rattrapages et ne devront pas être assurés par des successions de pièces. En
particulier les empilages des cales sont interdits.
En particulier, pour les cintres de tabliers coulés en place, le projet doit comprendre :
• la description détaillée des opérations de montage du cintre sur chantier avec l'indication
des différentes phases envisagées,
• un état récapitulatif des efforts développés au cours du montage sur les parties non
métalliques de l'ouvrage et sur son environnement,
• un état récapitulatif des efforts à développer par les matériels assurant la mise en place de
l'ouvrage.
Le décintrement de l'ouvrage devra être exécuté à la date arrêtée par le Maître d'Oeuvre,
compte tenu des délais de décintrement proposés par l'Entrepreneur et des résultats des
essais d'information relatifs au dernier béton de structure exécuté.
Le PMQ. précisera en particulier les dispositions qui seront prises pour contrôler les cotes et
les déformations pendant le bétonnage et le décoffrage du tablier de l'ouvrage.
ARTICLE 4 - CONTROLES
L'Entrepreneur indiquera dans son PMQ, les dispositions qu'il compte prendre pour la
réalisation des différents échafaudages, cintres, étaiements et équipages mobiles exigés par le
projet.
En cas d'impossibilité de visite du "chargé des ouvrages provisoires" celui-ci sera remplacé par
un de ses supérieurs hiérarchiques.
Dans le cadre de son contrôle externe, l'Entrepreneur désignera un organisme de contrôle qu'il
soumettra à l'agrément du Maître d'Oeuvre.
Cet organisme assurera le contrôle externe des ouvrages provisoires de première catégorie ;
échafaudages, cintres, étaiement, équipages mobiles, etc …
Le contrôle portera sur les études de l'ouvrage provisoire mais aussi sur la conformité du
montage sur le site. La réception des ouvrages provisoires constitue un point d'arrêt du contrôle
externe.
Pour les engins de manutention, non classés dans les ouvrages provisoires, l'Entrepreneur
fournira au Maître d'Oeuvre, dans le cadre du contrôle externe, un avis de réception émis par
un organisme de contrôle habilité dans le cadre de la législation en vigueur.
SOMMAIRE
1.1 Introduction
Les murs spécifiques au soutènement seront réalisés en remblai renforcé suivant la technique
Freyssisol ou Terre Armée.
Les murs constitutifs d’une culée seront réalisés en remblai renforcé suivant la technique Terre
Armée.
Ces procédés seront conformes à la Norme Française NFP 94-220 "Renforcement des sols -
Ouvrages en sols rapportés renforcés par des armatures ou nappes peu extensibles et
souples".
Dans la suite du texte, la société désigne société détentrice de la licence exclusive de l’un ou
l’autre des procédés cité ci avant.
Les plaques de parement en béton, les éléments d'angle, les dalettes réalisés avec du ciment
prise mer, les dispositifs de fixation des armatures, les armatures à haute adhérence en acier
galvanisé de section 45 x 5 mm, ou les armatures en Paraweb 2 S de type 30 KN, 50 KN,
75 KN, 100 KN, les joints entre panneaux, le complexe étanche placé en tête de massif pour
protéger les armatures métalliques de la corrosion due aux sels de déverglaçage, seront
obligatoirement fournis par la société, qui a la licence exclusive de la vente du procédé.
Les panneaux, armatures, attaches et joints seront achetés à l'une ou l'autre de ces sociétés
par l'Entrepreneur en fonction du procédé retenu.
• Qualité du parement
Les panneaux réalisés en béton (cf. tableau des bétons du présent livret E) seront préfabriqués
par la société. Ils ne seront employés qu'après un délai minimum de 2 mois après coulage.
Ces traitements pourront être autorisés par le Maître d'Oeuvre sous réserve que l'entreprise
fournisse la preuve que la qualité des parements reste stable et constante sur plusieurs mois
de préfabrication.
Cette preuve devra être étayée en particulier par la présentation d'échantillons de la fabrication
prélevés à plusieurs semaines d'intervalles.
Le Maître d'Oeuvre se réserve le droit de refuser les panneaux dont les teintes seraient
éloignées de celles de l'ensemble du lot. Dans le cadre du contrôle interne, l'Entrepreneur
devra s'assurer de la qualité esthétique des parements. Les panneaux seront réceptionnés
dans les usines de préfabrication par le contrôle interne de l'Entrepreneur en comparaison à un
échantillon accepté par le Maître d'Oeuvre. La qualité des parements devra être agréée
soumise à l’agrément du Maître d'Oeuvre.
- Des panneaux munis de témoins de durabilité seront mis en oeuvre pour chaque ouvrage, le
nombre de ces témoins sera fonction de la durée de service des ouvrages et sera fixé
conjointement avec le Maître d'Oeuvre.
- Des témoins d'extraction seront mis en oeuvre à différentes hauteurs pour les ouvrages à
armatures synthétiques afin de valider le coefficient de frottement sol/armature.
Dans le cadre d'un renforcement par armatures métalliques, un complexe étanche sera placé
au sommet des massifs pour assurer la protection vis-à-vis des sels de déverglaçage.
Le complexe étanche posé au sommet du remblai est constitué d'une nappe de géomembrane
et de géotextile, ces deux nappes étant thermocollées. Le recouvrement des lès doit être de
10 cm minimum.
Le géotextile sera non tissé et aura une masse surfacique de 300 g/m2 minimum mesuré
conformément à la norme NF EN 965. Les caractéristiques d'épaisseur, résistance,
poinçonnement et perméabilité seront mesurées conformément aux normes NFG 38012,
38014, 38019, 38016 et soumises à l'approbation du Maître d'Oeuvre.
La géomembrane aura une épaisseur de 1 mm, un poids de 1200 g/m2 et ses caractéristiques
de résistance, de poinçonnement mesurées conformément aux normes NFT 54 101, 54 102,
54 108, 54 109, 54 105 et DIN 53 361 seront soumises à l'approbation du Maître d'Oeuvre.
Dans le cadre d'un renforcement par géosynthétique, dans les zones susceptibles d'être
soumises à l'effet des sels de déverglaçage, les attaches en acier galvanisé seront traitées
PEHD (Polyéthylène Haute Densité).
Le béton pour la réalisation des semelles de fondation proviendra de la centrale à béton agréée
par le Maître d'Oeuvre dans le cadre du présent marché.
Le massif sol renforcé sera isolé du terrain encaissant par un géotextile non tissé.
Les joints (horizontaux et verticaux) entre panneaux seront recouverts d'une bande de non
tissé de largeur 40 cm. La nature et la provenance de ce non tissé seront soumis à
l'approbation du Maître d'Oeuvre.
L'Entrepreneur fera son affaire du système de fixation provisoire sur les écailles lors de la mise
en oeuvre de ces bandes.
- prescriptions :
Les actions de contrôle à exécuter sur les produits livrés devront être menées conformément à
la norme NFG 38060.
Outre les caractéristiques classiques fixées pour les matériaux de remblais courants par le
Guide Technique LCPC - SETRA de Septembre 92, les matériaux utilisés pour les remblais
armés doivent présenter une courbe granulométrique O/D telle que :
- D < 250 mm
- passant à 80 μm < 15 %
Sans objet.
Le remblai 0/250 drainant sera conforme à celui décrit en 4.31 mais avec un pourcentage de
passant à 80 µm mesuré sur l'ensemble du matériau inférieur ou égal à 5 %.
(i) Pour les ouvrages hors d'eau, les remblais doivent répondre aux critères suivants,
mesurés conformément au mode opératoire décrit dans les "Recommandations de la
DRCR" :
- pH de l'eau extraite compris entre 5 et 10 (5 < pH < 10), pour la solution à renforcements
métalliques, entre 2 et 12 (2 < pH < 12) pour la solution à renforcements synthétiques.
. teneur en ions chlorures inférieure à 200 mg/kg ([Cl] < 200 mg/kg),
. teneur en ions sulfates inférieure à 1 000 mg/kg ([S04] < 1 000 mg/kg)
. teneur en sulfures totaux exprimés en concentration de soufre inférieure à 300 mg/kg ([S]
< 300 mg/kg),
. pas de matières organiques.
(ii) Pour les parties d'ouvrages pouvant être immergées par intermittence, les remblais
drainants doivent répondre aux critères suivants, mesurés conformément au mode
opératoire décrit dans les "Recommandations de la DRCR" :
- pH de l'eau extraite compris entre 5 et 10 (5 < pH < 10), pour la solution à renforcements
métalliques, entre 2 et 12 (2 < pH < 12) pour la solution à renforcements synthétiques.
. teneur en ions chlorures inférieure à 100 mg/kg ([Cl] < 100 mg/kg),
. teneur en ions sulfates inférieure à 500 mg/kg ([S04] < 500 mg/kg)
. teneur en sulfures totaux exprimée en concentration de soufre inférieure à 100 mg/kg ([S]
< 100 mg/kg),
. pas de matières organiques.
Les différentes phases de mise en oeuvre seront conformes à la notice de montage remise par
la société retenue à l'Entrepreneur au titre de l'assistance technique.
- plans et listings d'implantation des massifs en sol renforcé, soit par définition de la courbe
géométrique constituant le tracé de la face externe du parement, soit par définition de
distances de déports par rapport à un autre axe géométrique défini à l'Entrepreneur,
L'Entrepreneur devra proposer pour la totalité de la surface du mur réalisé en sol renforcé un
projet de découpage et de calepinage des panneaux (entiers ou partiels) dans lequel
apparaîtront la position des joints courants ou supplémentaires et les détails de traitement des
diverses arêtes du mur.
c) L'Entrepreneur procédera :
Les dispositions prévues dans le sous-livret 6, pour ce qui concerne les reconnaissances
d'exécution des déblais et le contrôle des conditions de mise en oeuvre des remblais, sont
applicables.
Les calculs justificatifs du dimensionnement interne et les dessins d'exécution des ouvrages
seront réalisés par la société retenue : L'Entrepreneur remettra à la société retenue les
documents techniques à sa charge visés par le Maître d'Oeuvre (plans, charges extérieures,
études de stabilité générale et de stabilité à court terme des fouilles provisoires) nécessaires à
l'établissement des documents d'exécution. Le coût de ces études d'exécution est réputé inclus
dans les prix unitaires du marché qui pourront comprendre le cas échéant des reconnaissances
et essais complémentaires visant à préciser les caractéristiques des terrains à prendre en
compte dans les calculs.
Dans le cas de culées, le dimensionnement normal prévoit que les structures porteuses de
l’ouvrage (poutres , dalle) sont mises en place lorsque le remblai derrière le chevêtre atteint au
moins le niveau supérieur de celui-ci. S’il ne peut pas en être ainsi, l’Entrepreneur doit le
signaler à la société qui en tiendra compte dans le dimensionnement du soutènement.
Hypothèses de calcul :
L'Entrepreneur présentera au visa du Maître d'Oeuvre les documents justificatifs des ouvrages
conformément à la norme française NFP 94-220 "Ouvrages en sols rapportés renforcés par
armatures ou nappes peu extensibles et souples" - Juillet 1992, et notamment les justifications
vis-à-vis des déformations, de la stabilité externe, interne et globale.
Les déblais meubles de fouilles provisoires au droit des massifs seront généralement talutés
selon une pente inférieure ou égale à 1/1.
La plate-forme d'assise sera réceptionnée par le Maître d'Oeuvre, avant le début d'exécution de
mise en oeuvre de l'ouvrage.
La mise en oeuvre du remblai se fera conformément au chapitre 3 du présent livret selon des
épaisseurs de remblai compatibles au type de procédé retenu.
Toute disposition de stockage sur l'aire prévue à cet effet devra être soumise par l'Entrepreneur
à l'accord du Maître d'Oeuvre afin d'éviter toute dégradation, tout salissage des éléments
préfabriqués. Aucun élément ne devra être en contact direct du sol. Les éléments devront être
stockés dans le sens de la pose et calés sur des chevalets spécialement conçus pour cette
opération.
L'Entrepreneur sera tenu par tout moyen à sa convenance d'établir un repérage physique pour
chaque élément préfabriqué. Ce "repère" indiquera clairement le lieu et la date de fabrication
de cet élément, son numéro d'ordre et son type.
Ces repères serviront en particulier pour l'ordre de stockage dans l'ordre de pose.
En cas de détérioration des éléments lors des opérations de manutention, transport, mise en
place, l'Entrepreneur devra proposer au Maître d'Oeuvre, les mesures de remise en état qu'il
préconise. Le Maître d'Oeuvre, pourra accepter les mesures proposées, en exiger d'autres ou
imposer le remplacement pur et simple de l'élément endommagé. L'Entrepreneur ne pourra en
aucun cas se prévaloir de la solution finalement retenue pour formuler une réclamation ou pour
demander une prolongation de délai.
Les différentes phases de montage sont détaillées dans la notice remise par la société retenue
à l'Entrepreneur au titre de l'assistance technique.
- choix et contrôle du matériau de remblai qui doit être en conformité avec les critères définis,
. par compactage du matériau pour chaque couche de remblai de suite après son
régalage,
. en pentant les couches de remblai vers l'arrière du massif pour assurer l'écoulement des
eaux de pluie,
. en assurant l'évacuation des eaux du ruissellement à l'extérieur du remblai,
- respect des règles de compactage au voisinage du parement par l'emploi d'un petit
compacteur,
- si l'ouvrage est construit sur un sol peu compact, il conviendra de suivre les tassements dès
le début de la construction.
Pour les sections de hauteur > 9 m, les profils espacés de 20 m seront équipés de 3 points de
mesure; pour une hauteur < 9 m, les profils espacés de 40 m seront équipés de deux points de
mesure.
(i) Tolérance
La tolérance d'implantation des têtes de murs par rapport à l'axe théorique de l'ouvrage dans le
système de référence est fixée à dix centimètres.
La tolérance de nivellement en absolu par rapport aux cotes NGF est de dix centimètres, et la
tolérance relative de nivellement entre panneaux de trois centimètres.
- est de 2,5 cm maximum, mesurés en planimétrie à l'aide d'une règle de 4,5 m s'appuyant sur
au moins deux panneaux, la règle pouvant être placée dans n'importe quelle direction ;
Les tolérances et les conditions de mise en oeuvre du remblai sont identiques à celles fixées
dans le chapitre 3 du présent livret.
(ii) Contrôle
Les principes du contrôle du remblaiement des ouvrages en sol renforcé sont les mêmes que
ceux qui régissent le contrôle des remblais courants définis dans le chapitre 3 du présent livret.
Les valeurs de compacité à obtenir sont les mêmes que celles précisées dans le chapitre 3 du
présent livret pour les remblais courants.
Les principales phases de contrôle applicables sont rappelées dans les "Recommandations".
SOMMAIRE
Ils comprennent :
Tous ces essais sont à mener conformément aux Recommandations CLOUTERRE 1991. Ils
ont pour but de mesurer la résistance d’un ancrage dans les conditions réelles de réalisation,
les ancrages soumis aux essais préalables ou aux essais de conformité devront donc être
exécutés de façon identique aux ancrages courants. Pour ces essais, la qualité du coulis
injecté devra être précisément notée.
1.2 Forage
• + 1 degré en direction
Les forages seront tubés à l’avancement à chaque fois que le comportement du terrain rendra
cette technique nécessaire (terrain meuble, venues d’eau…).
Par zone de 30 m², l’Entrepreneur fournira, dans un délai de 15 jours maximum, après
l’exécution des forages d’une même zone, un compte rendu de foration qui comportera :
1.3.1 Pour chaque zone de parement cloué, l’Entrepreneur devra fournir les éléments
suivants :
1.3.2 Les armatures devront être stockées à l’abri des intempéries. Elles devront être
débarrassées avant la pose de toute salissure, de toute trace d’huile ou de graisse et
devront être exemptes de piqûres de rouille.
1.3.3 Le diamètre, la longueur et la densité des armatures seront définis sur les plans visés
et complétés si nécessaire à l’ouverture du déblai selon l’aspect du talus.
Les armatures passives seront scellées en continu sur toute leur longueur dans le terrain,
exceptées celles qui feront l’objet d’un serrage à la clé dynamométrique. Elles seront équipées
de centreurs avec une fréquence d’une unité par mètre linéaire de barre.
Le scellement sera assuré par injection de coulis depuis l’extrémité de l’armature vers la tête de
l’armature, par un tube φ 10 mm intérieur minimum.
Afin de réduire les déformations en tête de parois, les premiers lits supérieurs feront l’objet d’un
serrage à la clé dynamométrique. Pour ce faire ces armatures seront munies d’une partie libre
d’au moins 1,5 m.
fascicule E13 Soutènements en déblai par [Link] 4/19
Cet article est un complément au fascicule E7 qui traite des bétons en général et qui reste
applicable, dans la mesure où il ne contredit pas le présent article.
2.2.1 Ciment
Le ciment sera du CEM I 52,5 PMES ou du CEM III/C 42,5 ou 52,5 PMES.
2.2.2 Granulats
Il sera effectué une étude du béton pour béton projeté afin de déterminer la courbe optimale.
• un gravillon roulé plutôt qu’un gravillon concassé. Toutefois l’essai de convenance sera le
meilleur critère, eu égard aux conditions locales.
Dans le cas d’une projection par voie sèche la teneur en eau des granulats devra être
maintenue faible - moins de trois pour cent (3 %) et il sera donc nécessaire de prévoir un
stockage des granulats à l’abri des intempéries.
Les adjuvants traditionnels pour béton (accélérateurs de prise, fluidifiants, etc.) devront
répondre aux normes en vigueur et bénéficier d’un droit d’usage de la marque NF ou être
choisis parmi ceux figurant sur la liste des adjuvants établie par la COPLA.
Les raidisseurs devront répondre aux spécifications normatives qui les définit comme des
“adjuvants dont la fonction principale est de permettre l’adhérence et le maintien en place
immédiats, sans fluage, du béton dès sa projection sur le support quelle que soit l’inclinaison
de celui-ci”.
Le dosage de l’adjuvant sera fixé par les essais d’étude et par l’essai de convenance, compte
tenu du ciment utilisé et des conditions de mise en œuvre.
En cas d’emploi de plusieurs adjuvants, la compatibilité devra être établie avant l’épreuve de
convenance.
L’emploi de chlorure de calcium et d’adjuvants chlorés n’est autorisé que dans les limites
prévues par le DTU n°21-4 “Prescriptions techniques concernant l’utilisation du chlorure de
calcium et des adjuvants contenant des chlorures dans la confection des coulis, mortiers et
bétons”.
L’adjuvant ou le raidisseur devra faire l’objet de la transmission d’une fiche technique pour
agrément par le Maître d’œuvre. Cette fiche comportera les informations nécessaires sur la
nocivité du projet et les précautions nécessaires pour s’en protéger, la préférence étant donnée
aux produits les plus inoffensifs.
Dans le cadre de l’utilisation d’un raidisseur, la fiche comportera l’indication de la viscosité ainsi
que des informations sur le comportement du produit aux environs du zéro degré centigrade.
Les produits liquides seront stockés dans une cuve ou un local chauffé.
L’étude déterminera l’évolution de la plasticité pendant le délai durant lequel le béton peut être
mis en œuvre.
Colorants d’origine exclusivement minérale : oxydes des Ets BAYER (jaune 920) ou équivalent.
Dosage inférieur à 3 % du poids de ciment. L’Entreprise proposera dans son PMQ la
méthodologie de mélange aux constituants du béton afin d’assurer l’homogénéité et la
reproductibilité de la teinte à obtenir à savoir un beige clair (RAL 1015). Deux planches d’essais
juxtaposées seront réalisées à 24 h d’intervalle.
2.3.1 Composition
La composition du béton projeté doit tenir compte d’un enrichissement lors de la projection dû à
la perte de granulats (principalement dans le cadre de la projection par voie sèche).
Pour le béton projeté par voie sèche le dosage initial en ciment devra être d’au moins 365
kg/m3 de béton.
Le béton pour béton projeté devra avoir une proportion d’éléments très fins (inférieurs ou égaux
à 0,08 mm) au moins égale à dix sept pour cent (17 %) en poids du mélange (granulats, ciment
et fines éventuelles).
• de faire varier sur une plage assez large le pourcentage de l’accélérateur ou du raidisseur
pour en connaître les effets,
fascicule E13 Soutènements en déblai par [Link] 7/19
Ce n’est qu’après l’établissement du rapport sur ces essais de convenance que la courbe
granulométrique optimale du béton pourra être définitivement soumise à l’agrément du Maître
d’œuvre.
Les spécifications pour la fabrication du béton pour béton projeté par voie mouillée ne diffèrent
pas de celles pour les bétons de structure.
Dans le cas de l’utilisation d’un béton projeté par voie sèche la durée en malaxage, le réglage
du malaxeur et son usure feront l’objet d’une surveillance particulière.
L’étude de convenance aura défini, pour une certaine fourchette de température, la durée
maximale du temps de transport et d’attente. Celle-ci sera prise en compte dans l’organisation
du chantier.
L’Entrepreneur fournira les fiches techniques du matériel qu’il se propose d’utiliser ainsi que les
réglages à effectuer en cours de mise en œuvre, de façon que la maîtrise d’œuvre puisse en
effectuer le contrôle.
• une épaisseur minimale, justifiée par les calculs d’exécution et qui est celle figurant sur les
plans d’exécution (“épaisseur théorique”),
L’épaisseur réelle est partout au moins égal à l’épaisseur minimale théorique. Il est toléré une
réduction de l’épaisseur réelle localement, sur pointe, à condition que cette réduction ne
concerne pas une surface de paroi supérieure à 200 cm² par m² et à condition que l’épaisseur
résiduelle sur pointe ne descende jamais au dessous de 5 cm.
Avant mise en œuvre du béton projeté, une nappe drainante doit être appliquée contre le
terrain, en bandes de 1 m de largeur environ, disposées obliquement avec une inclinaison de
45° sur la verticale et en laissant entre elles des zones non revêtues. Ces bandes de nappe
drainante doivent recouvrir au moins 25 % de la surface vue en élévation.
La paroi en béton projeté est ensuite réalisée en deux couches au minimum. La première
couche doit remplir les hors profils. La nappe d’armatures est fixée à cette première couche. Si
deux nappes d’armatures sont prévues, la seconde nappe ne pourra être mise en place
qu’après que la première aura été recouverte de béton.
Avant de projeter la première couche sur le terrain, l’Entrepreneur veillera à ce qu’il n’y ait
aucun suintement d’eau ni aucune trace de glace. Il procédera préalablement à une purge
légère pour faire tomber les paquets de terrain qui ne demanderaient qu’à tomber sous le choc
du béton projeté. Il proposera au Maître d’œuvre des dispositions pour arrêter le béton en haut
du talus comme, par exemple, une taille arrondie du terrain suivie d’une découpe du béton
projeté.
Avant projection de béton sur une couche déjà durcie, il sera procédé à un lavage du parement
de la couche précédente.
Dans ce cas, on veillera à ce que la température du parement ne soit pas trop froide après une
nuit de gel, ce qui peut nécessiter, soit d’attendre un réchauffement naturel, soit de laver le
parement à l’eau chaude.
La projection de béton devra être interrompue par forte pluie ou par chute de neige, sauf s’il est
prévu une protection de la paroi.
Des piges seront fichées à intervalles réguliers dans le talus et alignées pur faciliter le réglage
du parement.
Les bacs dans lesquels seront prélevés les échantillons seront conservés sur le
chantier jusqu’à la date de leur transport au Laboratoire. Dès réception au Laboratoire,
il sera procédé au carottage pour prélèvement des échantillons.
Les carottes seront ensuite conservées dans les conditions de laboratoire en suivant la
norme NF P 18 405.
• pour la dernière couche seulement, 3 essais par tractions à 7 j sur carottes traversant
l’ensemble des couches.
La valeur minimale des résultats de cet essai en traction directe doit être de 1 MPa.
4.2 Fournitures
4.2.1 Armatures
L’Entrepreneur devra prévoir la possibilité de reprise de tension ultérieure sur tous les tirants.
• Nature de l’acier
L’acier sera conforme au fascicule 4, titre II du CCTG intitulé « Armatures à haute résistance
pour construction en béton pécontraint par pré ou post-tension ».
• Approvisionnement et stockage
Si le transport s’effectue en courronne, celles-ci auront un diamètre tel que lors de
l’enroulement les contraintes maximales de flexion dans le fil n’excèdent pas la limite
conventionnelle d’élacisticié granrantie diminuée de 20 %.
Le transport devra s’effectuer en barres droites si le diamètre du fil est supérieur ou égal à 12
mm.
Le stockage des tirants se fera sur une aire bétonnée, assainie et couverte en dur.
Toute durée de stockage supérieure à un mois donnera lieu à des vérifications périodiques de
l’état des aciers ou des armatures et au renouvellement systématique de la protection visée au
commentaire de l’article 5 du fascicule 4 titre II.
En cas d’emploi de précontrainte par barre, le façonnage des barres de précontrainte n’est
autorisé que dans les conditions prévues à l’agrément des systèmes de précontrainte
correspondant.
La protection devra être effectuée par un produit souple afin de permettre une remise en
tension des ancrages ultérieure.
La protection antérieure à la mise en tension n’est pas obligatoire, sauf dans les cas prévus à
l’article 4,331 des Recommandations TA95. Si tel est le cas, les produits satisferont aux
exigences de l’article 4,43 des Recommandations TA95. Ils seront proposés à l’agrément du
Maître d’œuvre.
La liaison par recouvrement entre le tube trompette et la gaine doit être étanchée
conformément à l’article 4,62 des Recommandations TA95.
4.3.1 Forage
• Implantation
L’Entrepreneur procédera à l’implantation préalable de chaque tirant en respectant les
tolérances suivantes :
- ± 5 cm en coordonnées et en nivellement sur la tête de tirant.
- en direction (horizontale ou verticale), la tolérance devra être ajustée afin de s’assurer
que les entraxes des scellements à leurs extrémités en prenant en compte les
déviations de forage sont d’au moins 1.5m et sont supérieures à 3 fois le diamètre des
bulbes. Cette tolérance ne sera pas supérieure à 1 degré.
L’interaction éventuelle entre tirants adjacents sera appréhendée lors des premiers essais de
contrôle en mesurant la variation de tension dans les tirants situés de part et d’autre du tirant
soumis à essai.
• Méthode de forage
La foreuse sera équipée d'un matériel d'enregistrement des paramètres de forage.
A la fin des travaux de forage, l'entrée des trous sera obturée pour éviter la pénétration des
matières étrangères.
• Rapport de forage
Pour chaque trou, l'Entrepreneur fournira, dans un délai maximum de 5 jours après exécution
du forage, un compte-rendu de forage qui comportera :
- des indications sur la nature et les propriétés des sols rencontrés,
- les arrivées d'eau éventuelles,
- les vitesses d'avancement et les incidents éventuels de forage,
Les armatures doivent être stockées à l'abri des intempéries. Elles doivent être débarrassées
avant la pose de toute trace d'huile ou de graisse et doivent être exemptes de piqûres de
rouille.
L'armature d'un tirant injecté doit être maintenue en place après la pose de façon qu'elle ne
puisse pas se déplacer lors des opérations d'injection.
L'armature doit comporter un système de guidage dans le forage, afin qu'un enrobage minimal
de l’acier par du mortier soit garanti.
Toutes les précautions seront prises pour que, ni l'armature, ni la gaine du tirant, ne soient
détériorées au cours de la mise en place.
4.3.3 Scellement
Le mode d'exécution du scellement doit figurer dans la notice technique remise au Maître
d’Oeuvre (Cf. § 5.321 des TA95).
La composition du coulis de ciment sera adaptée à la nature plus ou moins injectable du sol et
à l'agressivité des eaux souterraines.
Il faut éviter que l'injection puisse avoir pour effet de transmettre des efforts de compression
directement du corps d'ancrage au support de la plaque d'appui. La constitution du tirant et
l'opération d'injection doivent créer réellement la longueur libre théorique exigée.
Pour chaque tirant, l'Entrepreneur fournira, dans un délai maximum de 5 jours à compter de
l'exécution du scellement, un compte-rendu de scellement qui comportera :
La mise en tension du tirant interviendra dès que le scellement aura atteint un durcissement
suffisant justifié.
Les temps de prise des liants usuels dépendant de la température et du degré d'humidité, il est
indispensable, pour déterminer les délais d'attente nécessaires entre le scellement de
l'armature et la mise en tension, de procéder à des essais préalables.
D'une manière générale, la mise en tension des tirants sera réalisée conformément à l'article
5.4 des Recommandations TA95. Chaque tirant fera l'objet d'un essai de mise en tension dont
les résultats seront consignés dans un rapport remis au Maître d’Oeuvre.
Toutefois, les 2 premières mises en tension devront faire l'objet d'une procédure particulière
visant à vérifier les performances du scellement, et la soumettre à l'agrément du Maître
d’Oeuvre.
A l'issue des mises en tension des tirants, l'Entrepreneur fournira les résultats :
- des mesures de déplacement du scellement,
- des mesures de tassement des appuis,
- de la détermination de la longueur libre apparente du tirant,
- des mesures d'allongement de l'armature effectuées lors de la mise en tension.
• Classe de protection
La protection à réaliser est de la classe P2 telle que cette classe est définie dans les
Recommandations TA95 relatives aux tirants d'ancrage. Cette protection devra être effectuée
par un produit souple afin de permettre une remise en tension des ancrages.
fascicule E13 Soutènements en déblai par [Link] 16/19
Cette protection doit être assurée non seulement sur toute la longueur de la partie libre du
tirant, mais encore à la zone de raccordement de l'ouvrage et du tirant.
La tête d'ancrage doit obligatoirement être protégée et son mode de protection doit figurer à la
notice technique illustrée qui mentionne les principales caractéristiques du procédé utilisé, ainsi
que les modalités essentielles de mise en œuvre.
L'armature doit être protégée (notamment contre la corrosion des aciers) de telle façon qu'elle
soit en mesure d'assurer sa fonction, sans réduction de la marge de sécurité, pendant toute
son exploitation.
La protection de l'armature contre la corrosion dans la zone de scellement doit être aussi
efficace que sur le reste de la longueur du tirant. Il faut, en particulier, que le coulis d'injection
enrobe entièrement l'armature et offre une couverture suffisamment épaisse.
La tête du tirant doit être protégée contre la corrosion et contre toute autre détérioration, de
telle façon qu'elle soit en état de remplir sa fonction pendant toute la durée prévue pour son
exploitation.
Les têtes de tirants et les câbles laissés en attente seront protégés de façon provisoire pour
permettre des remises en tension successives.
Elles seront ensuite protégées de façon définitive après mise en tension définitive.
L'évolution de la tension dans le temps sera suivie pour un certain nombre de tirants par des
cales dynamométriques ; de même les mouvements généraux des soutènements seront
contrôlés par mesures topographiques. Les pertes de tension par tassements des poutres
d'appuis seront compensées par une reprise de la tension du tirant. Le blocage définitif de
chacun ne pourra intervenir qu'après stabilisation complète.
Le contrôle et la remise en tension des tirants seront ainsi réalisés une fois le mur terminé et
nécessiteront l'emploi d'échafaudages mobiles pour atteindre chaque niveau d'ancrage.
Dans le cas de tirants pour lesquels la tension évolue et dont le blocage définitif ne pourra
intervenir qu'après l'exécution du mur, il sera nécessaire de procéder à des reprises de tension.
Il est nécessaire d'effectuer des essais préalables pour déterminer une traction de service
compte tenu du coefficient de sécurité imposé et parce que le terrain est, localement,
susceptible de fluer.
Ils comprennent :
Les essais préalables sont exécutés avant le démarrage du chantier sur des tirants particuliers
prenant appui sur des massifs spécialement conçus à cet effet.
Il devra avertir le Maître d’Oeuvre au moins 8 jours à l'avance de l'exécution des forages, de la
mise en place du tirant et de son scellement, faute de quoi le Maître d’Oeuvre se réserve le
droit de refuser ces opérations, s'il n'a pu y assister.
L'Entrepreneur devra installer une nacelle ou une plate-forme de travail permettant d'accueillir,
outre le personnel de l'essai, deux représentants du Maître d’Oeuvre.
Le Maître d’Oeuvre se réserve le droit d'interrompre l'essai s'il estime que les conditions
météorologiques ne permettent pas d'effectuer l'essai dans des conditions acceptables et que
la qualité du résultat peut être, de ce fait, mise en doute.
Ces essais sont réalisés sur tous les tirants préalablement à la mise en service et avant
l'opération de blocage conformément au § [Link] des TA95.
L’Entrepreneur devra indiquer au Maître d’œuvre les tirants qu’il compte contrôler.
Conformément au paragraphe 7.21 des TA95, le premier contrôle de la série des contrôles
périodiques de la traction des tirants est à la charge de l'Entrepreneur. Il aura lieu trois mois
environ après la fin de la mise en tension des tirants.
Les sur longueurs de tirants et les capots de protection doivent être conçus de façon à
permettre les contrôles de tension ultérieurs ainsi que les retentes ou détentes éventuelles tel
que spécifié précédemment.
OSSATURES METALLIQUES
SOMMAIRE
ARTICLE 1 - GENERALITES
Il est rappelé que les prescriptions du fascicule 66 du CCTG sont à respecter dans leur
intégralité.
La description des ouvrages est faite dans le livret A et le sous-livret E0 du CCTP. Il convient
donc de s'y reporter.
Nota : Les prescriptions concernant les aciers utilisés dans les équipements sont
développées dans le fascicule E15.
Pour les éléments structuraux du tablier, des aciers agréés seront utilisés conformément à
l'article 3 du titre 3 du fascicule 4 du CCTG Les nuances et les qualités requises figurent dans
la liste ci-dessous. L'Entrepreneur pourra proposer dans son offre des aciers faisant l'objet
d'une autorisation d'emploi, voire des aciers grenaillés peints de façon automatique.
e ≤ 30 mm S 355 K2 G3 EN 10025
e ≤ 30 mm S 355 N EN 10013-2
e ≤ 80 mm S 355 N ou M EN 10013-2 & EN 10013-3
e ≤ 100 mm S 355 NL EN 10013-2
e ≤ 150 mm S 355 ML EN 10013-3
Le mastic devant être utilisé pour l'étanchéité des joints boulonnés sera soumis à
l'acceptation du Maître d'Oeuvre. Il devra être compatible avec les produits entrant
dans la composition du dispositif de protection anticorrosion.
3.4 Transport-manutention-stockage
Le transport, la manutention et le stockage des produits doivent être organisés d'une part pour
empêcher leur détérioration en particulier par corrosion, et d'autre part pour permettre leur
identification.
Les produits seront stockés sous abri et dans un emplacement réservé. En outre, les aciers
seront marqués de façon à permettre de savoir à quelle partie de l'ouvrage ils sont destinés
(plan de mise en tôle pour les produits plats).
- Contrôle intérieur
. la commande qui est visée par l'article 3 de la norme NF A 03- 115. Celle-ci doit
contenir toutes les indications utiles,
. le bordereau de livraison qui doit être conforme à la commande,
. le certificat de contrôle des produits par l'usine (C.C.P.U.),
. le marquage, l'état et les conditions de stockage des aciers.
- Contrôle extérieur
- Contrôle intérieur
Comme pour les aciers agréés, le contrôle intérieur porte sur la commande, le
bordereau de livraison, le C.C.P.U., le marquage, l'état et les conditions de
stockage.
En outre, un contrôle spécifique devra être effectué avec fourniture d'un certificat de
réception.
- Contrôle extérieur
c) Connecteurs
Sans objet.
- Contrôle intérieur
En outre, un contrôle spécifique devra être effectué avec fourniture d'un certificat de
réception en fonction du mode opératoire de soudage.
- Contrôle extérieur
e) Organes d'assemblage
- Contrôle intérieur
- Contrôle extérieur
Les systèmes de peinture utilisés seront agréés par l'ACQPA selon les normes :
La certification ACQPA d'un système de peinture fait obligation au fournisseur d'indiquer sur les
emballages de chaque produit :
- le logo ACQPA (marquage indélébile) suivi du numéro de certification du produit figurant sur
la fiche de système,
- l'usine de fabrication,
- la dénomination commerciale du produit telle qu'elle figure sur la fiche de certification ACQPA
- la référence de la couleur.
- atmosphère urbaine et industrielle. Pollution modérée en SO². Zones côtières avec faible
salinité.
Les types de subjectile à protéger sont indiqués par les lettres A, Z ou G, soit :
- A : pour acier décapé par projection à sec d'abrasif au degré de soin Sa3 ou Sa2,5 de ISO
8501-1 et une rugosité "Moyen G" de NF EN ISO 8503-2.
- Z : pour métallisation par projection à chaud, conforme à la norme NF EN 22063 avec 120 μm
minimum de zinc ou d'alliage zinc/aluminium 85/15 ou 200 µm minimum d'aluminium.
- G : pour galvanisation à chaud par immersion, conforme aux normes NF A 91-121 et A 91-
122, avec des aciers conformes à NF A 35-503 et le bain de fusion du type normal Z7 de
NF A55-101.
- C3 A ou,
- C3 Z ou,
- C3 G,
avec les lettres V et N désignant respectivement les parties vues et les travaux neufs.
4.5 Garanties
Pièces métalliques des appareils d'appui : galvanisation à chaud de 700 g/m²/face peinture.
La galvanisation à chaud impose que la conception générale des pièces soit conforme aux
spécifications de la norme en vigueur.
. Contrôle intérieur
. Contrôle extérieur
Sans objet.
(se reporter à l'article 6.4 du fascicule du CCTG. Les contrôles sont effectués en usine et sur le
chantier)
- Contrôle intérieur
. les essais de tenu à la lumière de la couche de finition effectués par l'ACQPA (les
résultats doivent être connus avant la passation de la commande) à la charge de
l'Entrepreneur.
- Contrôle extérieur
Des prélèvements conservatoires pourront être effectués lors de chaque livraison sur le
chantier.
L’ossature métallique de chaque tablier devra être mise définitivement à la terre suivant les
prescriptions ci-après :
- soudure sur chacune des poutres extérieures au droit des culées, un plat métallique de
100 x 100 mm et de 12 mm d'épaisseur percé d'un trou de 20 mm.
- raccordement des éléments métalliques à la prise de terre. Ce raccordement sera réalisé par
une liaison en cuivre de 28 mm² de section (ou fer ARMCO 50 mm²) soudé d'une part à
l'élément métallique (plats métalliques) et d'autre part à la prise de terre. Ce câble de liaison
cheminera le long des parements en élévation et sera fixé sur ceux-ci tous les deux mètres
minimum.
6.1 Généralités
L'Entrepreneur fournira tous les documents nécessaires à l'intelligence du projet sur les bases
des indications des articles 3.3 et 10 du C.C.T.P. livret A et du fascicule E2 et du chapitre III
article III.1 du fascicule 66 du CCTG
Le constructeur soumettra à l'accord du Maître d'Oeuvre, au moins 2 mois avant le début des
travaux, deux programmes de soudage détaillé, l'un d'atelier, l'autre de chantier, établis suivant
les directives de la norme NF A 88 110 " Qualification des soudeurs et des opérateurs"
mentionnant en particulier pour tous les éléments :
• la nature, l'étendue, l'intensité des contrôles des préparations et des soudures en respectant
les directives du présent CCTP ; ces précisions doivent être portées sur des plans généraux
de contrôle des soudures.
• la qualification des soudeurs et opérateurs. Il est précisé que les agréments des soudeurs
devront avoir moins de 18 mois.
Ce document, établi de façon définitive et soumis à l'agrément du Maître d'Oeuvre fera partie
intégrante du plan d'assurance qualité.
L'Entrepreneur fournira au plus tard deux mois après l'ordre de service de démarrer les travaux,
un programme de montage en atelier.
Ce programme précisera :
L'Entrepreneur fournira :
b) Au plus tard deux mois après l'ordre de service de démarrer les travaux :
. les moyens mis en œuvre pour éviter les dommages de tous ordres lors du
chargement, du transport et du déchargement des pièces.
b) Au plus tard, trois mois après l'Ordre de Service de démarrer les travaux (moins en ce
qui concerne les éléments nécessaires au dimensionnement des appuis), un
programme de montage détaillé qui confirmera en particulier pour chaque semaine du
planning :
. l'emplacement des haubans éventuels et points d'ancrage ainsi que les charges
transmises sur ces points d'ancrage et un état récapitulatif des efforts développés
au cours du montage sur l'ouvrage et son environnement : ces éléments
permettront de prendre en compte dans le dimensionnement et le coffrage des murs
et appuis les contraintes liées aux phases de mise en place de la charpente. Ils
seront transmis à l'Entrepreneur calculant les appuis ainsi qu'au Maître d'Oeuvre,
Ce programme de montage sera accompagné des notes de calcul, plans, notices nécessaires
à sa justification. Il sera remis à jour tous les quinze (15) jours. Le constructeur aura à
supporter l'incidence sur le montage de difficultés résultant d'opérations non prévues dans son
programme.
• les phases d'exécution des peintures en précisant notamment les interfaces avec le
programme de préfabrication de la charpente,
• les dispositions concernant les installations de travail, en atelier et sur le chantier, avant et
après montage,
• les dispositions et précautions prises pour assurer la sécurité du personnel dans chaque
phase d'intervention,
7.1 Généralités
Tous les éléments de la charpente métallique du tablier en ossature mixte seront soudés.
Les éléments de charpente expédiés de l'atelier seront, après réception, stockés sur l'aire de
montage mise à la disposition de l'Entrepreneur dans l'emprise du chantier. Les éléments de
charpente seront stockés sur des calages en bois de dimensions suffisantes pour éviter tout
contact avec le sol et dans des positions empêchant les rétentions d'eau de pluie.
L'assemblage par soudage sur chantier se fera sous abri, de manière à ce que les travaux
soient exécutés en atmosphère calme, dans de bonnes conditions de température et
d'hygrométrie et avec des équipements et commodités qui caractérisent le travail en atelier.
• les différents assemblages soudés ne pourront être effectués qu'après acceptation par le
Maître d'Oeuvre des différents tronçons sans désordres structurels, des préparations des
soudures, du respect des tolérances et de l'entre-axe des appuis (points d'arrêt),
• la mise en place des poutres ne pourra avoir lieu qu'après réception des soudures et
exécution des retouches de peinture sous réserve que les résultats du contrôle intérieur sur
les "matériels spéciaux", présentés par le R.O.M. (Responsable des Opérations de
Montage) soient satisfaisants.
a) Contrôle intérieur
Les tronçons d'ossature devront faire l'objet d'un contrôle de réception détaillé à leur
arrivée sur le chantier, avant déchargement des camions. Toute avarie (choc, vrillage,
voilement, …) qu'elle soit ou non imputable au transport entraînera le refus de la pièce.
Le PMQ devra bien préciser suivant quel calendrier devront être remis les documents
visés par le cadre de PMQ (documents préalables à l'exécution et documents
d'exécution et de suivi) et quels sont les points critiques et d'arrêts correspondants.
b) Contrôle extérieur
L'Entrepreneur est tenu d'informer par écrit le Maître d'Oeuvre de la date des
montages provisoires en usine et d'arrivée des pièces sur le chantier au moins dix
jours à l'avance.
Liminaire :
La préparation des pièces doit être conduite conformément aux stipulations de la norme NFP
22800 "construction métallique préparation en atelier" en appliquant la classe la plus sévère de
cette norme.
Il est rappelé que conformément à l'article III.12 du fascicule 66 les arêtes doivent être meulées
en arrondi (rayon de 1 à 2 mm) avant la mise en œuvre de la protection contre la corrosion. Le
cas échéant, les cordons de soudure doivent être également arasés à la meule (voir
[Link].13).
La jonction entre les membrures des poutres principales et les membrures des entretoises
devra être assurée par des goussets circulaires.
Les différentes préparations auxquelles sont soumises la charpente métallique sont le cintrage,
le perçage, le décalaminage et la mise en place de la protection anticorrosion.
Les tôles sont cintrées et percées en forge. Compte-tenu des tolérances de coupe, il y a lieu de
repérer (par poinçon) l’une des extrémités qui servira d’about de référence.
a) Cintrage
Les calculs de contre-flèches se font d’axe en axe des appuis. Aux abouts, afin d’assurer une
assise correcte, il est prévu un débord de 150 mm des poutrelles au-delà de l’appui. Les
contre-flèches ne sont réalisées à partir de ces calculs que lorsque la flèche maximale est
supérieure à 20 mm. Au-dessous de cette valeur prévoir un contre flèchage forfaitaire avec une
flèche de 20 mm.
b) Perçage
Le perçage doit être défini à partir de l’about de référence et exécuté en atelier. Dans le cas
d’assemblage boulonnés, les couvre-joints seront percés en atelier et contre percés, après
présentation, soit lors d’un montage à blanc en atelier, soit au chantier.
Les perçages pour l’enfilage des armatures inférieures ne doivent pas être à moins de (10 + ∅)
mm de l’axe du joint. Il peut être tenu compte d’un retrait dû à la soudure de 3 à 4 mm.
Lorsque les ouvrages sont biais il convient de prévoir des diamètres de perçage plus important,
pour tenir compte :
- de l’angle d’incidence des aciers au moment de l’enfilage, lorsque l’enfilage des aciers
inférieurs est biais,
fascicule E14 Ossatures mé[Link] 18/37
- du décalage des trous lié au décalage de la contreflèche d’une poutrelle à l’autre, lorsque
l’enfilage des aciers est droit.
Les travaux sur faces destinées à être en contact avec le béton consistent en un décalaminage
prévu à la norme NF EN 10-163 (condition de livraison relative à l’état de surface).
a) Mode de protection
Le mode de protection consiste en une métallisation plus une protection par peinture.
a) un décapage par abrasif permettant d’obtenir un degré de soin DS3 et une rugosité
N10a de l’échelle B du rugotest n°3, du Laboratoire Central de l’Armement (LCA),
jusqu’au congé de raccordement avec l’âme,
b) une protection par métallisation 120 µm (au zinc pur ou allié à 15% d’aluminium),
conformément aux spécifications de la norme NF EN 22-063 d’épaisseur :
c) l’application d’une peinture bouche pores compatible avec le système choisi, sur
l’ensemble des zones métallisées.
La nature du fil à utiliser et les conditions d’exécution des travaux de métallisation sont
définies au fascicule 56 du CCTG.
a) soit d’une couche de peinture époxydique modifiée à la résine de pétrole, de type agréé
d’épaisseur sèche 150 µm,
b) soit par la couche intermédiaire et la couche finale d’un système tri-couche HAU1, choisi
dans la liste du guide d’homologation pour la protection des ouvrages métalliques contre
la corrosion édité par la Direction des Journaux Officiels.
3. Cas particulier des zones d’appui munies de platines soudées et des zones de raboutage :
- Si les platines sont soudées à l’atelier, le traitement anticorrosion s’effectue après soudage
des platines selon les prescriptions précédentes. Au droit des zones de raboutage, il y a
lieu d’arrêter la métallisation à 150 mm du joint puis de décaler ensuite chaque nouvelle
- Si les platines sont prévues soudées au chantier, la protection anticorrosion d’atelier devra
être arrêtée dans les mêmes conditons qu’au-dessus.
b) Mise en oeuvre
Lorsqu’il est nécessaire de prévoir un assemblage sur chantier, seules les zones de raboutage
seront traitées sur chantier.
En règle générale, les assemblages boulonnés seront réservés à l'assemblage des éléments
secondaires ne relevant d'aucune préfabrication particulière en atelier et au chantier. Le choix
des assemblages boulonnés sera soumis à l'agrément du Maître d'Œuvre.
Les assemblages transmettant des efforts importants seront prévus par boulons HR, l'usage
des boulons ordinaires étant réservé aux assemblages faiblement chargés.
Les boulons utilisés seront munis d'écrous garantissant l'assemblage contre tout desserrage
éventuel (par exemple : écrous type PAL).
Les assemblages par boulons d'usage général seront exécutés conformément aux dispositions
de la norme NF P22 431 "Assemblages par boulons non précontraints - Exécution des
assemblages" en appliquant les stipulations propres à la classe 2.
Les assemblages par boulons à serrage contrôlé seront exécutés conformément aux
stipulations des normes.
Sauf indication contraire à porter sur les plans d'exécution, le coefficient de frottement pris en
compte dans le calcul des assemblages sera pris égal à 0,28. Cette valeur du coefficient
correspond à des surfaces non peintes dont la rouille et la calamine ont été éliminées par
brossage.
Le serrage des boulons sera effectué soit par application du couple de serrage à l'aide d'une
clé dynamométrique réglée selon les spécifications de la norme NF P 22 466 "Méthode de
serrage et de contrôle des boulons", soit par rotation contrôlée de la tête de l'écrou après
application d'un couple de préserrage défini dans cette même norme.
Les assemblages soudés doivent être exécutés et contrôlés conformément aux dispositions de
la NFP 22.471 - Construction métallique - assemblages soudés.
La nature des cordons de soudure (à pleine pénétration ou non) sera précisée sur un plan de
repérage des soudures où figureront la nature des soudures, leur repérage, leurs dimensions...
• les assemblages bout à bout des semelles et des âmes des poutres,
• les soudures bout à bout et de raccordement des semelles et âmes des entretoises d'appui
(pièces de pont) sur les poutres principales,
En outre, le contact doit être assuré entre la partie inférieure de l'âme et la membrure inférieure
à cause des efforts concentrés au lancement.
La classe de qualité 1 de la norme NFP 22.471 des assemblages soudés sera appliquée aux
joints des pièces tendues des poutres principales.
Les autres assemblages sont de la classe de qualité 2. L'identification de toutes les soudures
(soudeur) est rendu obligatoire pour la classe de qualité 2 (NFP 22.471 article 8.2.9). Les
soudures feront l'objet d'une réception au sens de la norme NFP 22.471 (article 11).
ii) Il devra informer le Maître d'Oeuvre pour toutes les opérations prévues, afin que celui-
ci puisse déléguer un contrôleur chargé de veiller à la bonne exécution de ces
contrôles et d'apprécier la validité de leur interprétation.
iii) Lorsque le contrôle spécifié est un contrôle partiel, le Maître d'Oeuvre se réserve le
droit d'effectuer des contrôles complémentaires non imputés au constructeur, sauf en
cas de quantité importante de défauts constatés. Cependant, les réparations
correspondantes ainsi que les contrôles après réparation sont à la charge du
constructeur.
iv) Dans les cas de soudages de fortes épaisseurs, il est recommandé d'effectuer un
contrôle au 1/3 de l'épaisseur afin d'éviter des réparations trop importantes pour des
défauts susceptibles d'affecter les premières passes.
v) Dans les cas d'éléments préfabriqués, les contrôles des soudures de raboutage
devront être terminés et les résultats jugés satisfaisants avant de procéder aux
assemblages suivants.
vi) Tous les certificats d'essais ou d'analyses doivent être fournis au Maître d'Oeuvre.
La qualité de la soudure dépend pour une grande part de la qualité des préparations.
Le Maître d'Œuvre se réserve la possibilité d'interdire l'exécution de soudures dont la
préparation n'est pas satisfaisante (tant en ce qui concerne la forme des chanfreins
que l'état de surfaces des parties à assembler).
viii) Chaque méthode de contrôle fera l'objet d'une proposition technique soumise à
l'agrément du Maître d'Œuvre. Ce dernier se réserve la possibilité de faire modifier un
mode opératoire et de demander s'il l'estime nécessaire le remplacement du personnel
proposé par le constructeur pour effectuer ce contrôle.
- le stade de l'examen,
- le mode opératoire du contrôle ou examen,
- les matériels et produits utilisés,
- les résultats de l'interprétation,
- le nom et la qualification du contrôleur,
- la date et le visa du contrôleur,
Avant exécution des caissonnages de fermeture au droit des montants d'appui, l'Entreprise
devra contrôler à 100% toutes les soudures masquées, par ressuage ou magnétoscopie.
Chaque fois qu'un défaut inacceptable sera relevé par un contrôle partiel, ou par un examen
visuel, il y aura lieu d'étendre le contrôle de part et d'autre du défaut et à intervalles réguliers
sur tout le joint pour déterminer sa longueur exacte et sa fréquence, avant d'entreprendre toute
réparation. A la limite, le Maître d'Oeuvre pourra demander la généralisation du contrôle.
Les frais engendrés par ces contrôles supplémentaires seront à la charge du constructeur.
Les réparations des soudures ainsi que les modifications par soudage des pièces terminées
devront avoir reçu l'approbation du Maître d'Oeuvre.
Cet examen est applicable à toutes les soudures, tant en ce qui concerne les préparations
effectuées que la forme des cordons, leurs dimensions et défauts de surface.
fascicule E14 Ossatures mé[Link] 25/37
Ce contrôle sera effectué avec des produits de sensibilité suffisante, conformément aux
dispositions prévues par la norme NF A 09 120 " Principes généraux de l'examen par
ressuage".
Les résultats seront consignés dans un procès-verbal donnant lieu à la rédaction, en cas de
défauts constatés, d'une fiche de contrôle établie conformément aux dispositions du
paragraphe 9.1.6 de la norme NF P 22.471.
Les résultats seront consignés dans un procès-verbal donnant lieu à la rédaction, en cas de
défauts constatés, d'une fiche de contrôle établie conformément aux dispositions du
paragraphe 9.1.6 de la norme NF P 22.471.
Ce contrôle sera effectué, si nécessaire, soit aux rayons X, soit aux rayons gamma s'il y a lieu.
Il sera réalisé dès que possible après exécution des joints, dès le début de la fabrication pour
palier les défauts systématiques éventuels, conformément aux dispositions prévues par la
norme NFP 22.471.
Chaque radiographie sera repérée par des lettres ou chiffres en alliage de plomb. Le repérage
des soudures ainsi que l'indication de la limite des radios seront effectués par le constructeur,
en accord avec le Maître d'Oeuvre, par un poinçon à boule à côté du cordon et porté sur les
plans et les fiches de suivi du soudeur de façon à permettre, sans ambiguïté, l'identification du
soudeur et des soudures contrôlées.
Les films utilisés seront à grain fin, et la densité de noircissement mesurée dans l'axe de la
soudure à l'extrémité des clichés, hors recouvrement, ne sera pas inférieure à 2, ni supérieure
à 4.
La qualité d'image sera contrôlée suivant la norme NFA 09.205, à partir de l'indicateur de
qualité d'image à gradins et à trous défini par cette norme, la densité optique étant mesurée
suivant la norme NFS 20.001.
L'examen radiographique de chaque pièce donnera lieu à la rédaction, par le constructeur, d'un
procès-verbal mentionnant les conditions de prise des clichés et précisant s'il s'agit d'une radio
d'origine ou d'une radio effectuée après réparation, auquel seront jointes les radios
correspondantes.
Après achèvement du montage à blanc, les éléments doivent être marqués avant démontage
conformément à un plan établi au préalable.
La mise en œuvre de repères doit être prévue pour faciliter l'obtention sur chantier de la
position relative des différents éléments à assembler.
Le tablier sera exécuté avec une contreflèche telle que, sous les charges permanentes dont
l'effet sera calculé à long terme, l'ouvrage terminé respecte le profil en long prévu.
Les dispositions seront prises pour tenir compte des tolérances de réalisation des appuis et de
l'ossature.
Liminaire :
Les études des ouvrages provisoires (notes de calculs et dessins) et les documents définissant
la cinématique de montage seront soumis au visa du Maître d'Oeuvre dans les mêmes
conditions que les plans et notes de calculs d'exécution de l'ouvrage. Seront vérifiées dans
toutes les phases :
Le Responsable des Opérations de Montages (ROM) est désigné par l'Entreprise pendant la
période de préparation. La désignation du ROM est soumise à l'acceptation du Maître
d'Oeuvre.
Il exerce en particulier le contrôle intérieur sur toutes les opérations de montage et notamment
sur :
. les étaiements,
. les camarteaux,
. les dispositifs destinés à assurer la sécurité vis à vis des chutes d'éléments ou de
matériel, et chocs accidentels.
- le matériel de montage
Les ouvrages concernés sont les mâts, portiques, grues, nacelles mobiles, crémaillères et
vérins, chaises de lancement, treuils, câbles et haubans.
13.1 Manutention
Il convient, avant toute chose, de s’assurer que les pièces à manutentionner ne déversent pas
sous leur propre poids. Pour cela, il est nécessaire de définir toutes les manipulations
auxquelles elles seront soumises, les retournements éventuels, les aires et les méthodes de
stockage, les mises en place défintives, les conditions d’appui.
Afin de minimiser les contraintes de poids propre, il convient de prendre les pièces en deux
points (à 0,2 et 0,8 de longueur) avec un palonnier de 0,6 l de longueur.
Enfin, les pièces seront manutentionnées entretoisées. Elles ne peuvent être considérées
comme raidies au droit des entretoisements que si elles sont contreventés.
13.2 Calage
Repérer l’extrémité de référence de chaque tronçon. Tous les abouts de référence seront mis
du même coté.
Chaque fois que les tronçons sont posées (aire de stockage, zone de mise en peinture,
soudure, mise en place pour bétonnage, …) il convient de veiller à ce qu’elles reposent sur des
assises horizontales et parallèles de façon à ne pas introduire de torsion dans la semelle.
Le réglage des points d’appui doit tenir compte des contreflèches ; en particulier les niveaux de
calage sont fonction de la déformée prévue sur les plans. il convient de vérifier, après mise en
place de la poutrelle sur ses cales et avant soudure, que les niveaux sont bien respectés.
Le tablier sera coulé en place sur ses appareils d’appui définitifs. Il convient donc, avant mise
en place des tronçons, de procéder au réglage des appareils d’appui. Compte-tenu de la
flexibilité des pièces, les premières phases de réalisation du tablier (mise en place des pièces
contrefléchées, coffrage, ferraillage, bétonnage) risquent de soumettre les appareils d’appui à
des contraintes (déformations importantes sous faibles réactions d’appui) très différentes des
contraintes de service. Une vérification par le calcul du fonctionnement des appareils d’appui et
particulièrement des appareils d’appui d’extrémité est nécessaire. En outre, le tablier sera
vériné après bétonnage pour permettre de libérer les appareils d’appui déformés par les
phases de travaux.
14.1 Généralités
L'exécution des dispositifs anticorrosion sera réalisée en suivant les dispositions du fascicule
56 du CCTG et de la norme NF EN ISO 12944 complétées comme suit :
Le programme d'exécution sera établi conformément aux dispositions des articles suivants du
fascicule 56 du CCTG :
Dans le cas d'une mise en peinture sur produits grenaillés et peints fabriqués de façon
automatique, la reconnaissance préalable de l'ouvrage visée par l'article 23 du fascicule 56 du
CCTG devra être effectuée.
L'Entrepreneur fournira les moyens d'accès nécessaires aux contrôles intérieur et extérieur,
moyens qui relèvent de la procédure des ouvrages provisoires.
a) Généralités
Les surfaces devant être protégées contre la corrosion seront nettoyées, dégraissées
puis décapées. Ces opérations devront être effectuées en atelier puis sur le site pour
les surfaces à reconditionner.
L'Entrepreneur doit organiser son travail de manière que les distances séparant
l'emplacement où est effectué le décapage, des emplacements de mise en peinture et
des zones en cours de séchage, soient telles qu'il n'y ait à craindre aucune projection
d'abrasif sur ces revêtements.
fascicule E14 Ossatures mé[Link] 31/37
b) Assurance de la qualité
- Epreuves de convenance
Avant tout début des travaux de fabrication de l'ossature métallique, il sera procédé,
avec l'abrasif proposé, au décapage des plaques témoins en acier de même
nuance et de même qualité que celui utilisé pour les différentes parties de l'ouvrage,
en vue d'obtenir le degré de soin et de rugosité prescrit dans la fiche d'agrément du
système de peinture retenu tel que figurant à la circulaire 85.40 du 11 juin 1985.
Pour les pièces galvanisées peintes ou non, des plaques témoins serviront aux
épreuves de convenance (préparations de surface avant galvanisation et avant
peinture).
- Contrôle intérieur
- Contrôle extérieur
a) Généralités
b) Assurance de la qualité
- Contrôle intérieur
Le contrôle intérieur en usine porte d'une part sur le processus de galvanisation visé
par l'article 10.1 et d'autre part sur le contrôle du revêtement visé par l'article 10.2.
- Contrôle extérieur
a) Généralités
b) Application en atelier
Les peintures seront obligatoirement exécutées dans un atelier spécial séparé des
autres ateliers par un cloisonnement étanche. Les zones de joint et d'assemblage
seront réservées sur 200 mm au moins de part et d'autre du joint et feront l'objet d'une
protection ultérieure sur chantier. Afin d'assurer une épaisseur correcte de la couche
primaire, les angles et parties difficiles d'accès de l'ouvrage, feront l'objet de
prétouches à la brosse.
d) Assurance de la qualité
- Contrôle intérieur
Le contrôle intérieur porte sur les opérations définies à l'article 18.3.4 du fascicule
56 du CCTG sauf les mesures d'adhérence et le contrôle de la couleur qui font
partie du contrôle extérieur.
Il est rappelé que le journal de chantier (en usine et in situ) doit être rempli au fur et
à mesure des travaux de mise en peinture et soumis au Maître d'Oeuvre.
- Contrôle extérieur
. de procéder à des contrôles de couleur qui seront effectués par mesure des
coordonnées tri-chromatiques,
Les tolérances sont fixées dans le fascicule 66 du CCTG ; elles seront complétées par
le PMQ :
- article 3.5 NFP 22.471 assemblages soudés et NFP 22.810 préparation des
assemblages soudés,
- article 3.7 NFP 22.810 montage provisoire en atelier complétée par le PMQ,
- article 3.8 tolérances d'exécution des ouvrages provisoires (au sens du fascicule 65
du CCTG) et de l'ossature métallique (dimensions, niveaux, contre flèches...)
Les tolérances géométriques de l'ossature métallique sont définies par la norme P22-810
"construction métallique-ouvrages d'art-tolérances dimensionnelles" et par les valeurs
explicitées ci-après. Elles s'entendent avant exécution de la dalle en béton.
L'excentricité des axes des appareils d'appuis par rapport aux axes des appuis correspondant
ne devront pas excéder plus ou moins deux (2) centimètres. (L'excentricité de calcul est fixée à
+ 5 cm).
L'Entrepreneur doit procéder à la mise en place de repères dont le type et la position seront
soumis à l'agrément du Maître d'Oeuvre.
Ils seront a priori posés au voisinage des appuis et de la mi portée de chaque travée, de part et
d'autre du tablier.
La tolérance sera de +/-1 centimètre. Ils seront collés à la résine sur les faces métalliques des
poutres.
SUPERSTRUCTURES ET EQUIPEMENTS
SOMMAIRE
Les conditions de mise en œuvre et de contrôle des différents équipements seront proposées
par l'Entrepreneur à l'acceptation du Maître d'Œuvre, dans le cadre du programme d'exécution
et du PMQ. sous forme de procédures, plans, notices, programmes et notes de calculs qui
devront tenir compte des dispositions imposées par le présent fascicule.
Tous les équipements devront pouvoir être remplacés dans de bonnes conditions de sécurité.
La notice de visite et d'entretien précisera les dispositions à prendre pour intervenir sur ces
différents équipements.
Ces dispositions concerneront en particulier les dispositifs de fixation et de réglage ainsi que
les scellements qui doivent être faciles à remplacer.
Les dispositions proposées devront permettre la dépose et la repose du seul élément justifiant
une intervention en limitant les déposes et les reposes des éléments voisins restés intègres.
Les dispositifs tiendront compte du fait que les opérations d'entretien et/ou de remplacement se
feront avec des équipements de sécurité autres que ceux propres au chantier.
Les engins de manutention ou appareils spécifiques, utilisés pour la pose des équipements
latéraux, opéreront depuis la surface du tablier, dans des conditions aussi proches que
possible de celles qui prévaudront lors des opérations de gestion et/ou d'entretien.
D'une façon générale, les dispositifs de sécurité, de visite et/ou d'entretien de l'ouvrage devront
être posés à l'avancement, dès que chaque partie d'ouvrage concernée sera en état de les re-
cevoir.
2.1.1 Généralités
L'ensemble des plans contractuels servira de base de renseignements pour la fixation des
hypothèses de l'Entrepreneur conformément à l'article 3 du fascicule 67.
Le procédé d'étanchéité devra avoir fait l'objet d'un avis technique du SETRA.
Les caractéristiques des matériaux et des différentes couches constitutives du complexe seront
conformes aux stipulations de l'article 7.2 du Fascicule 67 Titre Ier.
• La température de livraison.
2.2.1 Généralités
• des bâches et des récipients devront être placés sous les engins susceptibles de provoquer
des tâches d'huile sur l'extrados de tablier,
• les relevés d'étanchéité seront réalisés dans des engravures qui seront obturées par un
mortier de ragréage armé par un fin treillis galvanisé,
• l'étanchéité devra être protégée, dès le début de sa réalisation, contre l'ensoleillement par
un procédé soumis à l'acceptation du Maître d'Œuvre dans le cas où la couche de roulement
serait mise en œuvre plus de dix (10) jours après le début de l'exécution de l'étanchéité.
La rugosité des surfaces talochées destinées à recevoir ultérieurement une étanchéité est
déterminée par référence à l'article 9.1 du fascicule 67 du CCTG en fonction du procédé
retenu.
L'Entrepreneur spécifiera dans le PMQ le système d'étanchéité qu'il compte mettre en œuvre
ainsi que les dispositions retenues sachant que l'étanchéité devra être continue (y compris
recouvrement à réaliser avec l’étanchéité existante) sous la chaussée et les trottoirs éventuels.
La couche de polyuréthanne devra être mise en œuvre par projection à chaud (température
comprise entre 50°C et 70°C).
Sans objet.
i) Contrôle intérieur
Une réception du support par le Maître d'Œuvre (point d'arrêt) aura lieu après le
contrôle intérieur en présence de l'Entrepreneur et de l'étancheur.
Une seconde réception, dans les mêmes conditions, se déroulera après réfection des
éventuelles imperfections du support constatées lors de la première réception.
Une réception de l'étanchéité par le Maître d'Œuvre, aura lieu après intervention du
contrôle intérieur.
L’étanchéité mise en œuvre sur les extensions d’ouvrage devra recouvrir l’étanchéité existante
(réalisée en résine époxydique) sur une largeur de 30cm. Au droit du recouvrement, l’utilisation
d’un primaire en résine époxydique est exigée. Toutes les précautions pour obtenir un
accrochage correct de la nouvelle étanchéité sur l’ancienne doivent être prises, en conformité
avec les prescriptions du fabriquant.
Au droit de la jonction des traverses existantes et d’extension, le primaire ne sera pas collé au
support sur une largeur de 2cm de part et d’autres du joint. Cette disposition particulière est
prise afin de laisser libre la déformation de l’étanchéité dans une zone où le monolithisme et la
planéité du support ne sont pas assurés. A cet égard, le complexe d’étanchéité devra
présenter une déformabilité importante (>400%).
3.1 Généralités
• les larmiers sous les bords libres des tabliers ainsi que sous les abords des tabliers
• les corniches-caniveaux,
Tous ces éléments devront donc figurer sur le plan d'implantation d'ensemble des
superstructures et accessoires d'équipement, puis faire l'objet de plans détaillés assortis de
notes justificatives (en particulier des débits), de notes de calculs justifiant la résistance des
ancrages et des supports des éléments.
Ces documents seront complétés par des procédures de mise en œuvre soumises au Maître
d'Oeuvre dans le cadre du programme d'exécution et du PMQ qui tiendront compte des points
suivants :
• les surfaces non coffrées doivent être réalisées avec les dévers indiqués sur les plans pour
éviter la stagnation des eaux,
• les caniveaux fil d'eau seront exécutés immédiatement après la chape d’étanchéité,
• les larmiers, qui doivent empêcher les eaux de ruisseler sur les parois et parements, seront
mis en œuvre lors du bétonnage,
• les joints d'arrêt d'eau seront mis en œuvre lors du bétonnage des parties d'ouvrage
concernées en respectant les consignes de pose du fournisseur qui devront être reprises
dans la procédure.
Les stipulations concernant les corniches sont à appliquer. En particulier, celles traitant de la
corrosion électrolytique, des matériaux, des fixations et dispositions générales.
Les dispositifs de fixation des supports des corniches-caniveaux devront être implantés et mis
en place pendant l'exécution de la dalle et des relevés latéraux.
La fixation en rive de dalle sera assuré par des rails Halfen, d'une longueur unitaire de 0,50 m.
Les éléments de caniveau seront constitués d'une tôle en acier inoxydable Z2CND17-12
d'épaisseur minimale 1,5 mm. Dans le cas d'une conception tout aluminium, cette tôle pourra
être en alliage d'aluminium d'épaisseur minimale 2,5 mm. Cette tôle sera fixée sur des
berceaux de support (par clips bloquant la tôle vers le haut par exemple).
• soit par un léger recouvrement dans lequel sera pincé un joint élastomère sur toute la
longueur comprimée dans toutes les situations (la tôle amont sera placée au-dessus de la
tôle aval),
• soit par utilisation d'un profilé souple en matériau synthétique (EPDM ou équivalent) à
proposer à l'agrément du Maître d'Oeuvre.
Au droit des culées, un jeu correspondant aux déplacements maximaux devra être prévu afin
de ne pas endommager ces éléments. Ce jeu sera obturé par une bavette en caoutchouc
permettant d'assurer la continuité du flux d'eau vers la culée sans pour autant constitué un
point dur du dispositif.
L'implantation des corniches caniveaux et de leurs supports (réglables) devra être effectuée à
partir d'un relevé de la géométrie du tablier. Les plans d'implantation théoriques devront être
repris si nécessaire.
La tolérance d'alignement des éléments tant en plan qu'en élévation sera de 5 mm par élément
sans pouvoir se cumuler sur plus de trois éléments.
Un prototype monté de trois éléments de corniche-caniveau sera livrée pour une épreuve de
convenance de pose et d'aspect.
Le contrôle intérieur sera effectué conformément aux dispositions du PMQ qui viseront tout
particulièrement l'absence de stagnation d'eau et de fuite, la géométrie ainsi que le contrôle des
dispositifs de fixation des supports et cette fixation elle-même.
Ce contrôle portera sur l'efficacité de l'écoulement des eaux et les possibilités de nettoyage. A
cet effet, l'Entrepreneur mettra à sa disposition le matériel et le personnel nécessaire aux
essais in situ. Le débit des pompes devra en particulier correspondre aux débits de calcul de la
corniche-caniveau.
Les prestations visées par le présent article sont relatives au drainage derrière les murs et
piédroits.
Ils concernent :
• les nappes drainantes,
• les drains en pieds de parois.
a) Nappe drainante
La nappe drainante sera constituée d'un tapis alvéolé en polyéthylène Haute Densité
ou en matériau équivalent permettant un recouvrement des feuilles et éventuellement
associé, si nécessaire, d'un géotextile situé à l'intrados.
Ce tapis alvéolé devra résister à une pression uniforme normale à son plan moyen de :
- 0,15 MPa avec une déformation relative de 12 % au maximum,
La notice du produit indiquera la proportion de surface d'appui des alvéoles par rapport
à la surface du tapis, car c'est un élément non négligeable en zone de mauvais terrain.
La transmissivité de la nappe drainante sous un gradient hydraulique i = 1 sera au
minimum :
- de 20.10-4 (vingt dix puissance moins quatre) mètre carré par seconde lorsque la
nappe sera soumise à une pression uniforme de cent cinquante (150)kPa.
Les drains PVC seront conformes à la norme NF P 16.350 intitulée "Tubes en polychlorure de
vinyle non plastifié pour drainage routier public et privé". Ils présenteront une emboîture en X.
La mise en œuvre de ces différents éléments se fera suivant les recommandations des
fabricants.
Les drains béton en pied de paroi drainante sont horizontaux mais la pente générale est
obtenue par marches d'escalier.
4.1.1 Généralités
La conception de la corniche devra être telle que les déformations du tablier ne provoquent pas
l'apparition de contraintes dans les éléments constitutifs de cette corniche. Le
dimensionnement des joints permettra la libre dilatation des éléments longitudinaux.
Un dispositif de protection évitera que l'eau de ruissellement ne souille les parements des
ouvrages.
• Les aciers inoxydables pour la boulonnerie et les chevilles de fixation seront de nuance :
Z6CNDT 17-12 ou Z6 CND 18-10.
Afin d'éviter la corrosion électrolytique, le contact entre métaux différents sera évité d'abord en
limitant le nombre de métaux utilisés, ensuite en traitant les liaisons par interposition de
rondelles en nylon et mise en place de tubes en PVC autour des filetages.
Les éléments constituant la partie extérieure de la corniche seront en acier. Ils seront
thermolaqués sur leur face vue. Le thermolaquage sera étendu à la face cachée pour limiter le
contact entre métaux. Aucune découpe ni aucune soudure ne devront plus être réalisées sur
les éléments thermolaqués.
La longueur de ces éléments sera définie en accord avec l'Architecte.
La fixation sur le béton se fera soit par boulons et rails type HALFEN s'il en a été prévus dans
le tablier, soit par chevilles à scellement chimique dans le cas contraire. Le calepinage des
scellements de fixation sera établi de façon que tous les scellements soient situés en dehors
des zones d'ancrage des dispositifs de retenue, dans le cas où il y a un risque d'interférence.
Les éléments de corniche seront livrés sous emballage protecteur et la partie laquée recouverte
d'un film protecteur seront stockés dans un local clos et couvert à l'abri du vent.
Tous ces éléments avec les justifications nécessaires seront soumis à l'acceptation du Maître
d'Œuvre.
4.2.1 Généralités
Les dispositifs de fixation des supports des corniches devront être implantés et mis en place
pendant l'exécution de la dalle de couverture et des longrines de barrières.
La fixation en rive de dalle sera assurée par des rails Halfen insert béton, d'une longueur
unitaire de 0,50 m.
L'implantation des corniches et de leurs supports (réglables) devra être effectuée à partir d'un
relevé de la géométrie du tablier. Les plans d'implantation théoriques devront être repris si
nécessaire.
Les jonctions entre les différents éléments de corniche devront assurer une étanchéité parfaite
quels que soient les phénomènes de dilatation.
La tolérance d'alignement des éléments tant en plan qu'en élévation sera de 5 mm par élément
sans pouvoir se cumuler sur plus de trois éléments.
Les corniches seront préfabriquées puis prélaquées en usine. Elle seront revêtues d'un film
protecteur qui ne sera enlevé qu'au moment de la réception de l'ouvrage ou sur demande du
Maître d'Œuvre, une fois l'élément posé. Les plis en retour à la base de la corniche devront être
de 50 mm minimum.
Elles seront fixées sur le tablier une fois les barrières réalisées. Tout élément qui, avant
réception, présentera des défauts ou des dégradations post-fabrication (rayures, bosses,...)
sera démonté et remplacé. Il pourra être demandé à l'Entrepreneur par le Maître œuvre et
l'Architecte un joint vertical entre les éléments de corniche. Ce joint serait laqué, la couleur
étant choisie par l'Architecte.
L'ouvrage étant courbe, ces joints verticaux entre profils de corniches seraient constitués par
des pièces de raccordement usinés aux dimensions de chaque joint.
Les 4 éléments de corniche d'extrémité seront usinés à une longueur telle que la distance libre
entre ces éléments et les voiles latéraux de culée sera de 3 cm, à la température de référence.
L'Entreprise devra fournir un échantillon, à l'échelle 1, du profil type, avec mentions de tous les
types d'assemblages clairement spécifiés, pour approbation par le Maître d'Œuvre et avant
toute fabrication.
Partout où une coupe biaise de corniche s'avère nécessaire pour résoudre un problème
spécifique de liaison, les étapes suivantes devront être respectées :
• relevage des cotes in situ,
• façonnage d'un gabarit de fabrication,
• essai de ce gabarit,
• découpe biaise et laquage en usine de l'élément de corniche correspondant,
• pose du produit fini.
En aucun cas une adaptation "sur place" du produit standard fabriqué, ne sera toléré.
De même, en ce qui concerne les parties fortement cintrées, le calepinage des éléments, leur
dimensionnement en fonction du rayon de courbure général, devra être étudié par l'Entreprise.
Celle-ci fournira un plan de pose pour que le Maître d'Œuvre puisse juger de l'effet optique
rendu, et ne devra pas "adapter" plus ou moins grossièrement des éléments standards droits,
dont les jonctions n'auront pas été étudiées et soumises à approbation.
Un chaînage longitudinal des corniches devra être assuré pour éviter les chutes d'éléments en
cas de choc de véhicules sur les dispositifs de sécurité du tablier.
i) Epreuve de convenance
Un prototype monté, de trois éléments de corniche sera livré pour une épreuve de
convenance du dispositif antivol, d'aspect et des modalités de pose.
5.1.1 Généralités
Les protections latérales, pour véhicules, rencontrées sur les ouvrages d’art du présent marché
sont les suivantes :
a) La structure métallique
Les supports, les lisses et les pièces d'ancrage seront en acier Fe 360 B (ex 24-2) conforme à
la norme NF EN 10025. Ces pièces étant destinées à être galvanisées à chaud, l'acier devra en
outre satisfaire à la norme NF A 35.503 (teneur en silicium et phosphore).
b) La boulonnerie
c) La visserie
d) La longrine en béton
Le béton des barrières et le béton destiné à la confection des longrines des dispositifs de
retenue seront mis en œuvre dans les mêmes conditions que le béton de la structure. Leur
constitution est définie dans le fascicule E7.
Elle sera assurée par galvanisation à chaud 550 g/m2 (80 µm environ), la galvanisation à
chaud impose que la conception générale des pièces soit conforme aux spécifications de
norme en vigueur. La boulonnerie sera protégée par un produit Comprigum ou similaire et les
têtes des boulons par des tubes en PVC remplis par un mastic bitumineux, silicone ou
polyuréthane.
Le grillage de sécurité sur barrière normale, des tabliers équipés de trottoirs, est constitué d’un
treillis soudé de maille 150 mm par 50 mm en acier galvanisé de même qualité que la barrière,
fixé sur toute la hauteur des barrières par l’intermédiaire de 2 plats horizontaux galvanisés avec
un ensemble de tiges, rondelles et écrans galvanisés. L’agrément du système choisi par
l’Entrepreneur devra être demandé à la maîtrise d’œuvre.
g) La peinture
• définition du lot en relation avec les approvisionnements d'acier (avec les certificats de
conformité de la qualité des aciers),
• etc.
Le Maître d'Œuvre se réserve le droit de procéder à des contrôles en usine ou sur le chantier
en particulier des soudures.
5.2.1 Généralités
Les barrières normales de sécurité et les glissières seront mises en œuvre selon les
prescriptions du guide technique GC du SETRA concernant les barrières normales (BN4) et les
glissières sur ouvrage.
L'Entrepreneur devra soumettre au visa du Maître d'Œuvre des plans détaillés d'implantation de
la barrière, de ses pièces d'ancrage qui sont de 238 mm et de ferraillage de la longrine en
même temps que le plan d'implantation d'ensemble des superstructures et accessoires
d'équipement. Dès que le tablier reposera sur ses appuis définitifs, l'Entrepreneur fera faire un
levé des extrémités des encorbellements de tablier de façon à corriger le plan d'implantation
des pièces d'ancrage.
En outre, il fournira sous forme de procédures une notice de pose qui devra définir les
dispositions de fixation provisoire sachant que la longrine devra être coulée par plots, sans
réservation au droit des ancrages.
Le vide entre la platine de barrière et la longrine béton sera injecté avec un mortier de calage,
d’épaisseur inférieure ou égale à deux (2) centimètres, conforme aux normes NF P 18.821 et
suivantes.
Sur le site, les barrières seront mises en place en respectant les dispositions du document GC
et de ses mises à jour complétées comme suit :
• les pièces d'ancrage ou l'ensemble pièce d'ancrage-montant seront mis en place puis calés,
les répartiteurs seront ensuite introduits, avant que les montants ne soient mis en place.
L'ensemble sera réglé avant l'opération de bétonnage de la longrine (point d'arrêt).
Le béton sera fabriqué, transporté et mis en œuvre dans les mêmes conditions que le béton de
la structure.
En cas de courbe de rayon inférieur à 100 m, les lisses seront cintrées de manière à respecter
la tolérance de pose prévue ci-après.
Les lisses seront assemblées par manchonnage avec un seul raccordement entre deux
supports successifs.
Aux abouts du tablier, les lisses comporteront un manchon permettant la libre dilatation des
éléments. L'ouverture du joint ainsi constitué sera calculée suivant la température à la pose et
la longueur dilatable de l'ouvrage. Ce joint devra pouvoir reprendre les efforts en cas de choc.
Les surfaces à reconditionner au droit des blessures, des coupes ou des soudures exécutées
sur chantier seront convenablement dégraissées, décalaminées et dérouillées s'il y a lieu, puis
recevront, en l'absence d'humidité, l'application d'une peinture riche en zinc.
5.2.2 Tolérances
A partir du profil en long réel de l'ouvrage, sera fixé le profil en long de la partie supérieure de la
longrine qui devra être rectiligne et, sauf impossibilité dûment justifiée, confondu avec le profil
en long théorique.
Après exécution, le profil en long de la partie supérieure de la longrine sera parallèle au profil
en long théorique de l'ouvrage à un (1) centimètre près.
La contre platine sera calée pour pouvoir être maintenue horizontalement à plus ou moins un
(+ 1) millimètre près sur sa surface.
La tolérance pour faux aplomb des montants sera de 0,5 cm sur la hauteur.
La tolérance pour faux alignement de la barrière en plan ou en hauteur est de 1 cm par rapport
à la ligne idéale tout le long de l'ouvrage intéressé.
La remise en état des douilles d’ancrage de barrières BN4 doit être conforme aux
préconisations de la note de mise à jour n°1 (septembre 2001) du guide technique du SETRA
concernant les barrières de sécurité pour la retenue des poids lourds.
• Alésage des douilles à ∅ 30,5 + 0,2 mm. Un trépied est nécessaire pour assurer le
parfait centrage et la perpendicularité de l'alésage. Ce trépied peut être fixé par
ventouse ou en utilisant certaines fixations de la barrière (les fixations par chevilles dans
le béton sont à éviter).
• Taraudage.
• Mise en place de l'insert (Cf. schémas des figures 2 et 3) jusqu'à affleurement avec la
face inférieure de la contre platine avec une légère enduction de colle époxydique (pour
éviter un desserrage intempestif et assurer une étanchéité contre les venues d'eau dans
ce filetage).
Cet insert peut être fabriqué par un serrurier convenablement équipé suivant les cotes
exactes définies sur la figure 2.
i) Contrôle intérieur
ARTICLE 6 – GARDE-CORPS
6.1.1 Généralités
Les protections latérales, pour piétons, rencontrées sur les ouvrages d’art du présent marché
sont les suivantes :
- garde-corps S8
a) La structure métallique
a) Les fixations
c) Finition
i) Contrôle intérieur
Le PMQ du fabricant devra être soumis à l’acceptation du Maître d’Oeuvre. Il comprendra les
chapitres prévus par les normes. En particulier, il traitera au moins des points suivants :
• définition du lot en relation avec les approvisionnements d’aluminium (avec les certificats de
conformité de la qualité des aluminiums),
• etc.
Le Maître d’Oeuvre se réserve le droit de procéder à des contrôles en usine ou sur le chantier
en particulier des soudures.
6.2.1 Généralités
Les garde-corps seront mis en œuvre selon les prescriptions du dossier « Garde-corps » du
SETRA.
L’Entrepreneur devra soumettre au visa du Maître d’Oeuvre des plans détaillés d’implantation
du garde-corps, de ses pièces d’ancrage et de ferraillage de la longrine en même temps que le
plan d’implantation d’ensemble des superstructures et accessoires d’équipement. Dès que le
tablier reposera sur ses appuis définitifs , l’Entrepreneur fera faire un levé des extrémités des
encorbellements de tablier de façon à corriger le plan d’implantation des pièces d’ancrage.
En outre, il fournira sous forme de procédures une notice de pose qui devra définir les
dispositions de fixation provisoire.
6.2.2 Tolérances
A partir du profil en long réel de l’ouvrage, sera fixé le profil en long de la partie supérieure de la
longrine qui devra être rectiligne et, sauf impossibilité dûment justifiée, confondu avec le profil
en long théorique.
Après exécution, le profil en long de la partie supérieure de la longrine sera parallèle au profil
en long théorique de l’ouvrage à un (1) centimètre près.
La tolérance pour faux aplomb des montants sera de 0,5 cm sur la hauteur.
i) Contrôle intérieur
Le bétonnage des réservations des montants est subordonné à l’accord du Maître d’Oeuvre.
ARTICLE 7 - FOURREAUX
Les frais relatifs aux stockages, décapage, collage, mise en place (dans la tranchée avec
fourniture et mise en œuvre de peignes ou étriers), aiguillages éventuels, obturation et essais
des fourreaux sont réputés inclus dans chacun des prix de fourreaux figurant au bordereau des
prix unitaires.
Le stockage doit être réalisé de manière à éviter toute exposition prolongée au soleil et loin des
sources de chaleur.
i) Fil de préaiguillage
Après contrôle des conduites et pour les sections où le câble sera tiré (ni soufflé, ni porté), il
sera mis en place dans chaque alvéole un fil de préaiguillage en nylon résistant à un effort
minimal de traction de 180 daN. Un échantillon sera présenté au Maître d'œuvre avant
utilisation. A chaque chambre de tirage, le fil dépassera de 1,00 m et sera fixé à l'intérieur de la
chambre.
Aux extrémités, les tuyaux seront munis d'un capuchon en plastique, ou autre moyen, pour
éviter lors de l'enrobage que du béton, sable ou terre pénètrent dans les tuyaux, ou en cas de
pénétration d'eau dans la chambre que l'écoulement s'effectue dans les tuyaux.
Une fois les fourreaux définitivement mis en place, ceux-ci seront munis d'opercules normalisés
France Télécom afin d'éviter que des corps étrangers ne viennent s'y infiltrer.
L’Entrepreneur devra porter un soin particulier à la pose des tubes (rectitude des canalisations)
et à la conception du tracé pour faciliter les opérations de tirage. En particulier, le sens
d'emboîtement doit faciliter le passage du furet suivant le sens prévu de l'enfilage.
La partie de la multitubulaire en tranchée est enrobée de béton sur une section minimale de
25 cm x 25 cm.
La distance entre supports consécutifs d'un fourreau n'excédera pas 25 fois le diamètre
extérieur de ce fourreau.
Les essais de l'ensemble des fourreaux portent à la fois sur l'ovalisation et le respect du rayon
de courbure, ainsi qu'une mise sous pression.
L'Entrepreneur vérifiera que chaque alvéole permet le libre passage de chambre à chambre
d'un mandrin-furet calibré, constitué d'une tige de longueur L comportant un disque central
plein (qui est le gabarit rigide de diamètre D) et de deux disques pleins (de diamètre d) aux
extrémités. Les différentes dimensions D, d, L seront adaptées aux types de fourreaux à
contrôler.
Les disques du mandrin doivent être en plastique rigide d'une dureté inférieure à celle du
revêtement interne et ne pas présenter d'arêtes vives en contact avec les fourreaux afin de ne
pas les endommager.
Les cotes du mandrin seront vérifiées afin d'éviter les risques d'usure.
L'ensemble mandrin-furet sera propulsé dans l'alvéole. La pression maximale étant de 0,7 MPa
(7 bars) pour diamètre intérieur > 40 mm et de 0,4 MPa (4 bars) pour diamètre intérieur ≤ 40
mm et le débit maximal de 3.500 litres par minute. La pression et le débit devront être régulés :
le mandrin suivi d'un filin (afin de localiser précisément un défaut) sera tracté par un furet muni
de jupes souples afin d'assurer l'étanchéité et de faciliter la propulsion.
L'essai de pression est réalisé en introduisant de l'air dans les fourreaux par un obturateur à
valve en ayant mis en place côté opposé un obturateur agréé par le Maître d'œuvre. Les
fourreaux sont gonflés à une pression de 0,1 MPa à 0,15 MPa (1 bar à 1,5 bars) pendant
quelques minutes, période où il devra être constaté que la pression reste constante. Si une
perte très faible est constatée, l'essai peut être prolongé (problème éventuel d'équilibrage). Si
la chute de pression est plus importante (> 2%), la fuite doit être détectée et réparée (en
général aux manchons, d'où l'importance de bien repérer les manchons lors de la pose).
L'Entrepreneur effectuera ces contrôles en présence du Maître d'œuvre et remplira les fiches
de contrôle qu'il fournira. Une fiche de mandrinage est à renseigner.
Dans le cas de blocage du calibre ou de perte de pression, l'Entrepreneur procèdera à la
remise en état de la conduite immédiatement et à ses frais.
8.1.1 Généralités
Les appareils d'appui en élastomère fretté devront être conformes aux normes françaises en
vigueur (NF EN 1337) et faire l'objet d'un avis technique. Les appareils d'appui seront livrés sur
chantier sous emballage protecteur puis stockés dans un local clos et couvert.
a) Généralités
Les bossages devront permettre la pose des appareils d'appui provisoires et définitifs et
déborder des bords des appareils d'appui d'au moins cinq (5) centimètres.
Ces bossages faisant partie de la structure, ils ne seront pas prévus remplaçables.
Les tolérances, l'implantation et la géométrie des bossages sont données dans le recueil
susvisé à l'article [Link] page 12 et modifiées comme suit :
• planéité et horizontalité de la surface du bossage : 0,5 mm d'écart maximal entre tout point,
• différence relative maximale d'altitude entre les bossages d'une même ligne d'appui : 3 mm.
L'Entrepreneur devra tenir compte pour les implantations, cote et géométries des bossages :
Des bossages de vérinage seront prévus sur tous les appuis d'ouvrage, au droit des
emplacements pour vérins de levage.
La hauteur des bossages sera de vingt cinq (25) millimètres et leur face supérieure sera frettée
pour reprendre les efforts de calcul définis dans l'annexe du CCTP.
i) Mise en œuvre
Le mode de mise en œuvre des appareils d'appui provisoires et définitifs ainsi que le
programme de réglage seront soumis à l'acceptation du Maître d'Œuvre. Les bossages
en béton armé frettés des appareils d'appui seront soigneusement arasés et lissés aux
niveaux indiqués.
Les tolérances sur les dimensions des appareils d'appui devront être conformes à ce
qui est défini dans la norme NF EN 1337.
Des zones d'appui sont prévues sur les piles et les culées pour permettre la mise en
place des vérins ; les faces des appuis concernés seront frettées à cet effet. Pour les
tabliers métalliques, les platines d'épaisseur variable seront soudées sous les
semelles inférieures pour rattraper les différences de niveaux de part et d'autre des
appareils d'appui.
• Contrôle intérieur
• Contrôle extérieur
Le Maître d'Œuvre vérifiera le tarage des vérins de pesée et contrôlera les calages
en plan et en altitude des appareils d'appui mis en place.
9.1.1 Généralités
Les joints de tablier comprennent les joints de chaussée et les joints de trottoir.
Les joints de chaussée seront des joints de type à hiatus comportant des lèvres en alliage
d’aluminium maintenant un profilé en caoutchouc extrudé.
Ces joints seront équipés de drains de forme circulaire (ø 20 mm) et de solins en asphalte
gravillonné pour assurer une protection de la dalle de couverture du tablier.
L'agrément des joints est subordonné à la fourniture au Maître d'Œuvre de leurs fiches
techniques donnant tous les renseignements sur les matériaux constituant ces joints. En
particulier, les joints de chaussée doivent avoir fait l'objet d'un avis technique du SETRA.
Ces différents joints doivent supporter en service les déplacements définis par les notes de
calculs et répondre aux spécifications données dans le dossier JADE 68 et dans le document
"Joints de chaussée des ponts routes - Avis techniques" établis par le SETRA.
L'Entrepreneur proposera, dans son offre, à l'acceptation du Maître d'Œuvre le modèle de joint
et les caractéristiques des matériaux constitutifs qui ne sont pas définis dans le présent Marché
(Les matériaux et produits constitutifs des joints ainsi que la pose des joints de chaussée sont
définis au chapitre II de l'annexe 1 de l'avis technique du SETRA).
Le joint de trottoir mis en œuvre devra s'adapter au joint de chaussée défini et satisfaire aux
mêmes conditions de souffle.
Le béton de cette reprise sera de même qualité, du point de vue composition et mise en œuvre,
que le béton adjacent du tablier. Sa mise en œuvre comportera les préparations de surface
nécessaires à une bonne reprise. L'Entrepreneur s'assurera de la continuité du contact entre ce
béton et la sous-face des éléments du joint.
b) Eprouvettes d’essais
Outre les trois (3) éprouvettes de contrôle pour des essais en compression à 28 jours prélevées
lors de la mise en œuvre de ce béton de reprise, il sera effectué deux éprouvettes d'information
dont les essais seront à la charge de l'Entreprise.
Ces dernières permettront de vérifier la qualité du béton et d'autoriser le serrage des ancrages
quand la résistance du béton sera suffisante.
Les armatures rondes et lisses seront en acier doux telle que définie au CCTG (fasc. 4,
chap. 3). Elles seront utilisées comme armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à dix
(10) millimètres, si elles sont exposées à un pliage suivi d'un dépliage.
Les armatures à haute adhérence utilisées seront choisies parmi celles définies au CCTG
(fasc. 4, chap. 3) et qui font l'objet d'une fiche d'identification diffusée par décision ministérielle.
Les aciers à haute adhérence seront utilisés pour constituer les armatures coudées de
diamètre supérieur ou égal à vingt (20) millimètres, les cadres, les étriers et les épingles non
prévus en ronds lisses à l'alinéa ci-dessus.
d) Coffrages
Le vide du joint entre maçonnerie sera matérialisé par du polystyrène expansé de qualité Q3
conformément à la norme NF T 56.201 de juin 1978.
Le coffrage du vide sera réalisé par un sandwich contreplaqué-polystyrène-contreplaqué.
Les profils en élastomère auront une épaisseur au moins égale à 10 mm. Les caractéristiques
seront les suivantes :
Les variations des caractéristiques mécaniques après vieillissement à l'étuve suivant la norme
NF T 46.004 et comportant un séjour de 72 h à 100°C devront être inférieures aux valeurs ci-
après.
Le matériau devra présenter une bonne résistance à l'action des sels de déverglaçage, des
huiles des véhicules routiers et des conditions climatiques.
Dans le cas d'utilisation de dispositifs de fixation autres, ceux-ci devront être en acier
inoxydable dont la nuance est compatible avec les sels de déverglaçage.
- Filler : 265 kg ;
L'indentation "Office des asphaltes", selon l'essai type B (norme NF T 66.002 de décembre
1984), sera de 10 à 30/10 de mm.
Le PMQ du fabricant sera soumis à l'acceptation du Maître d'Œuvre sauf s'il a déjà été déposé
lors d'une demande d'avis technique pour un autre modèle de joint.
9.2.1 Généralités
Les joints seront mis en œuvre et réglés après exécution de la couche de roulement.
La pose des joints sera effectuée conformément au document "Joints de chaussée" du SETRA
de juillet 1986 complété par la notice de pose du fabricant et les dispositions du présent CCTP.
Les joints seront munis de relevés au droit des murettes d'ancrage des barrière et glissière de
sécurité.
Durant sa pose, le vide du joint entre les extrémités de tablier et les culées sera matérialisé par
du polystyrène expansé de qualité Q3, conformément à la norme NFT 56.201 de Juin 1978.
Tout coffrage de vide de plus de six (6) centimètres de large sera réalisé par un sandwich
contre-plaqué - polystyrène - contre-plaqué. Sauf accord du Maître d'Œuvre pour le laisser en
place, le matériau sera déposé après la prise du béton.
Les joints seront fixés à la structure au moyen de scellements d’aciers. L’engravure du muret
garde-grève sera provisoirement remplie par un mortier maigre et le vide ponté par un plat
métallique fixé coté garde-grève et recouvert par le béton bitumineux. Les solins de raccords
aux revêtements adjacents seront en asphalte coulé.
Les ancrages seront réalisés dans les feuillures aménagées à cet effet.
Dans le cas où le joint comporterait une boulonnerie de liaison des éléments de la structure,
cette boulonnerie sera serrée aux valeurs et avec les moyens précisés dans l'avis technique du
constructeur.
Sauf précision contraire dans cet avis, les tiges filetées seront serrées progressivement et
entièrement à la clé dynamométrique après durcissement du mortier de calage.
Les éléments métalliques seront réglés par serrage des tiges définitives sur un bain frais de
mortier de calage avec contact sur la totalité de la surface des platines. La partie supérieure
des éléments sera réglée à moins deux (-2) millimètres près, en tenant compte de l'épaisseur
de la bavette dans le plan défini par les arêtes sciées du tapis.
L'ouverture du joint sera à plus ou moins un (+ 1) mm près celle qui aura été calculée dans les
notes de calcul susvisées, qui tiendront compte des âges des structures porteuses, de la
saison, de la température de pose...
Le complexe sera déposé entre les traits de scie, sans détérioration des arêtes. Les déblais
seront évacués en décharge.
Durant la prise du béton de scellement, les ancrages sont maintenus en place solidement. Le
dispositif de maintien est laissé à l'initiative de l'Entrepreneur sous réserve de respecter les
conditions suivantes :
• Permettre à tout moment une libre dilatation de la structure, surtout pendant la prise du
béton, sans risquer de désorganiser le béton autour des ancrages.
Le béton de cette reprise sera de même qualité, du point de vue composition et mise en œuvre,
que le béton adjacent du tablier.
Des armatures de couture seront prévues pour assurer la liaison entre la structure et le béton
d'ancrage du joint. Les dessins et les notes de calcul correspondants seront soumis au visa du
Maître d'Œuvre.
Les gabarits, les tiges provisoires et les éléments de joint seront déposés par l'Entrepreneur
dès la prise du béton, et les gaines bouchées provisoirement par des bouchons efficaces,
fournis par le fabricant du joint, en attendant la pose finale du joint.
Le drain rond sera placé au droit du trait de scie, au niveau de l'interface étanchéité/couche de
roulement.
Les éléments de drain seront juxtaposés sans autre liaison particulière qu'une bande de papier
autocollant et les eaux drainées seront conduites jusqu'à la partie basse du profil en travers où
un ajutage d'évacuation sera ménagé.
Le produit de remplissage comblant le vide entre le flanc scié du tapis et les éléments
métalliques du joint sera en asphalte gravillonné. Il sera posé en couches successives
n'excédant pas trois (3) cm d'épaisseur. La première couche fixera les drains sans en obstruer
les fentes, ni la continuité. La dernière couche sera repressée et talochée de façon à ce que la
surface soit à zéro plus deux (0 + 2) millimètres près dans le plan défini par les arêtes sciées
du tapis.
La double bavette de continuité de l'étanchéité sous le joint et au ras du joint sera mise en
place avant le serrage des tiges.
Les surfaces de béton à proximité des joints doivent être revêtus d'un enduit d'étanchéité.
Le dispositif de fixation des joints devra être compatible avec le passage des divers réseaux
sous trottoir.
i) Contrôle intérieur
L'Entrepreneur s'assurera que les réservations des joints de dilatation ont bien la
géométrie demandée par le fabricant et que le ferraillage est conforme aux plans
d'exécution.
L'Entrepreneur s'assurera que le poseur de joints exécute les opérations dans l'ordre,
en respectant bien la procédure de pose du PMQ. Il contrôlera l'implantation et le
nivellement, le serrage des vis de fixation et l'efficacité de l'étanchéité.
o Une conception respectant les stipulations du projet de norme prEN 15129 de 2007 ou
plus récent.
o Un produit amortisseur composé d’une huile ou d’une pâte à base de silicone dont les
caractéristiques demeurent constantes dans le temps, notamment vis-à-vis des
variations thermiques. Le fluide doit être non toxique, ininflammable et chimiquement
inerte. Les fluides à base d’hydrocarbure sont prohibés.
o Une pression interne nulle en service (sauf si le produit proposé présente des garanties
validées par un organisme de contrôle agréé, de la constance de cette pression)
o Une loi d’amortissement ayant dans chaque direction les caractéristiques F = [Link]
avec des valeurs voisines de alpha = 0.1 et C = 475 kN/(m/s) alpha.
o Des fixations aux extrémités compatibles avec les déplacements de la structure dans
les directions autres que celles gérées pour l’amortissement
En acier galvanisé ou noir, ce sont des panneaux droits ou inclinés, de longueur nominale
3,00m et de hauteur comprise entre 0,50m et 1,00m. La maille du treillis est généralement de
100mm. Les panneaux devront être aisément découpable sur chantier pour des éventuelles
raccords ou réalisation d'angles.
Les aciers coupés des panneaux devront être protégés (conformément à la norme NF. A91 –
121 ([Link]). Soit par métallisation par bombe galvanisation brillante ou mat, soit par
application d’une peinture riche en zinc. Les surfaces à traiter devront être préalablement
propres et sèches.
Les derniers panneaux posés en haut de mur seront retournés, formant un L vers l'intérieur, et
un maçonnage des pierres sera prévu pour la tête du soutènement.
Le remblai minéral positionné à l’arrière du parement sur une épaisseur moyenne de 50cm est
constitué de pierres non gélives. La granulométrie préconisée est du 150 / 250mm afin que les
pierres ne puissent pas traversée la maille 100x100 du treillis de parement. Si cela est justifié,
un géotextile devra séparer le remblai armé du remblai minéral.
SOMMAIRE
Les procédés s'appliquent, après diagnostic, à toute structure d'ouvrage neuf ou ancien pour
laquelle une augmentation de la résistance est recherchée.
Les systèmes de renforcement doivent être protégés d'une exposition directe au rayonnement
solaire.
2.1 Généralités
Le procédé devra impérativement faire l’objet d’un avis favorable du CSTB.
Les procédés objet du présent dossier sont destinés à réparer et à renforcer les structures par
le collage d'armatures passives souples, composite à base de fibres de carbone.
Les matériaux seront conformes aux spécifications indiquées dans les recommandations
provisoires « Réparation et renforcement des structures en béton au moyen des matériaux
composites- Recommandations provisoires – AFGC – juin 2007 » et aux spécifications de l’avis
technique du CSTB portant sur le procédé.
La colle doit bénéficier du droit d'usage de la marque NF en tant que produit de collage
structural classe 1.
Chaque procédé proposé dispose d’une fiche technique établie sur la base du document
suivant :
NOM DU PROCEDE :
DOMAINE D’APPLICATION :
FIBRES DE RENFORCEMENT
Nature :
Type :
Nombre de filaments :
Référence :
Provenance :
RESINES
Composite (confection)
Composite – composite
TYPE REFERENCE PROVENANCE
Spécifications
DESIGNATION NORME CARACTERISTIQUES OBSERVATIONS
Conditionnement/Stockage
COUCHES DE FINITION
A préciser
TRANSFORMATION/PRODUIT MANUFACTURE
Pultrudé
OUI NON
Epaisseur :
UD (unidirectionnel)
BD (bidirectionnel) Grammage :
Orientation :
Autres renseignements :
• Tissu sec
OUI NON
Epaisseur :
UD (unidirectionnel)
BD (bidirectionnel) Grammage :
Orientation :
Autres renseignements :
• Pré-imprégné
OUI NON
Epaisseur :
UD (unidirectionnel)
BD (bidirectionnel) Grammage :
Orientation :
Autres renseignements :
• Conditionnement
Autres :
• Stockage
Béton
Colle
Composite
Epaisseur nominale
Limites ⇒ Température :
⇒ Humidité du support :
⇒ Croisement :
Spécificités du produit :
⇒ Avantages :
⇒ Inconvénients :
⇒ Application sur ouvrages en service :
⇒ Autres :
3.1 Généralités
• support sec et âgé de 28 jours au moins. On entend par support sec, un béton ayant une
humidité inférieure à 5%.
La préparation a pour objectif d'éliminer toute trace superficielle d'huile, de graisse, de laitance,
de produit de décoffrage et autres salissures et de toute partie hétérogène ou ne présentant
pas une cohésion superficielle minimale de 1,5 MPa.
Les supports contaminés par la pénétration de chlorures, sulfates, graisses, etc, sont exclus.
La préparation du support peut être réalisée par sablage, grenaillage, décapage au marteau à
aiguilles, ponçage au disque diamanté,…
Pour le procédé, les arêtes vives doivent être arrondies, jusqu'à un rayon d'au moins 10 mm.
Dans tous les cas, le support après préparation doit être soigneusement dépoussiéré.
• Si ces conditions ne sont pas vérifiées, il faut procéder à des ragréages ponctuels au
mortier.
• le contrôle de la planéité,
• la mesure de la cohésion superficielle par des essais de traction directe,
• le relevé des fissures éventuelles.
• les reprises de la planéité par ragréage pour rentrer dans les tolérances définies au
paragraphe "planéité du support".
• l'injection des fissures d'ouverture supérieure à 0,3 mm afin de recréer le monolithisme des
éléments de structure et d'éviter toute discontinuité de la surface de collage.
La préparation du support étant déjà réalisée et réceptionnée, les différentes étapes de mise en
œuvre du procédé sont décrites par l’applicateur du KIT dans les moindres détails.
Compte tenu de l’expérience des applicateurs, des éléments complémentaires au KIT sont
appréciés, à savoir :
1/ l'esthétique
2/ la protection mécanique adhérente
3/ la protection au feu
4/ la protection contre les chocs et l’abrasion
5/ la finition et les revêtements associés
6/ autres
Des références ainsi que des procès-verbaux d’essai peuvent valider ces informations.
Mettre en œuvre la colle par double encollage : une couche sur le support (1 mm environ) et
une couche sur le renfort (1 à 2 mm).
L'encollage de l’armature en matériaux composites doit être réalisé sur un support plan.
Positionner et plaquer manuellement la lamelle sur le support, ceci doit se faire pendant le
Temps Limite d'Assemblage (50 minutes environ à 20°C). Presser fortement à l'aide d'un
rouleau maroufleur ; le marouflage soigné doit être poursuivi jusqu'à obtenir un reflux continu
sur les bords de la lamelle. Enlever l'excédent de colle immédiatement avec une spatule et ne
pas le réutiliser.
Dans le cas de la juxtaposition de deux ou plusieurs armatures, prévoir un espace libre d'au
moins 5 mm entre celles-ci afin de permettre l'évacuation de l'excès de colle.
Les températures de mise en oeuvre doivent rester dans l'intervalle donné dans la fiche
technique du procédé pour permettre :
- une mise en œuvre à la viscosité recommandée par le fabricant,
- d’avoir une DPU suffisante pour effectuer correctement les opérations nécessaires à la
bonne pose du renfort (marouflage, enduit),
- une polymérisation correcte et une bonne adhérence,
- le non-dépassement de la température maximale recommandée par le fabricant.
Dès le début des travaux et tout au long du chantier, l'entreprise complète et tient à jour des
fiches d'autocontrôle. Ces fiches reprennent l'ensemble des résultats des contrôles décrits ci-
après.
Après préparation du support, procéder à une série d'essais de traction directe sur le support
afin d'apprécier sa cohésion superficielle et de valider la méthode de préparation utilisée.
Les valeurs mesurées au dynamomètre du type SATTEC ne doivent pas être inférieures à 1,5
MPa.
Voir § 3.3.
Voir § 3.5.
ou
• Contrôler l'humidité du support (voir paragraphe 3.1) qui doit rester inférieure à 5% dans
les premiers centimètres, à mesurer par la technique de la bombe à carbure ou du
prélèvement direct fait à sec (mesure de perte de poids en étuve).
L'entreprise pourra justifier l'absence éventuelle de cette mesure, notamment pour les
chantiers de renforcement à l'intérieur de locaux.
• Vérifier que le collage est continu sur toute la surface des renforts.
• Détecter la présence éventuelle de vides. Tout défaut décelé doit faire l'objet d'une
injection de résine.
POUTRES PREFABRIQUEES
SOMMAIRE
Les poutres préfabriquées par fils adhérents seront fabriquées, approvisionnées, stockées,
mises en place et contrôlées conformément aux stipulations du chapitre 9 du Fascicule 65 et,
des normes NF EN 13369 et NF EN 15050.
1.1 Dispositions
Les poutres précontraintes par fils adhérents seront obligatoirement issues d'une fabrication
industrialisée et de productions régulières.
Les obligations du présent marché notamment en matière de contrôle intérieur (interne +
externe) seront intégralement répercutées de l’Entrepreneur au Fabricant, s’ils sont distincts.
Etant précisé que l’Entrepreneur restera entièrement responsable à l’égard du Maître
d’Ouvrage du respect de ses obligations.
Les armatures seront des torons ou des fils autres que ronds et lisses satisfaisant aux
stipulations du Fascicule 4, Titre II du CCTG, et devront donc bénéficier d’une homologation
(avec contrôle) ou faire l'objet d’une autorisation de fourniture ou d'une autorisation d'emploi.
Les traitements de surface éventuels (protection contre la corrosion) ne devront pas réduire
l’adhérence au béton.
Les matériaux constitutifs des tubes de gainage, destinés à supprimer l’adhérence des
armatures au béton sur une longueur limitée, seront non agressifs vis à vis des armatures et
du béton. La longueur des tubes de gainage sera donnée par le calcul et devra figurer sur les
plans d’exécution.
Les spécifications du Fascicule E8 du présent CCTP sont applicables complétées par ce qui
suit :
1.2.2 Bétons
Les spécifications du Fascicule E7 du présent CCTP sont applicables. Elles sont complétées
par ce qui suit :
- Les granulats et le ciment répondront à un cahier des charges propre à l’usine fabricante de
manière à assurer les qualités requises pour le béton des poutres industrielles. Il ne pourra
être fait mention dans une passation de marché d’un granulat ou d’un ciment particulier,
l’usine fabricante étant seule juge de la qualité de ces derniers. De même, tout changement
de béton pourra intervenir au cours de l’exécution d’une commande du moment que la qualité
prescrite reste assurée aussi bien du point de vue de la résistance que de celui de l’aspect de
la teinte.
- En cas de traitement thermique la compatibilité du ciment sera à justifier. Les plans
mentionneront l’existence ou non d’un traitement thermique.
1.3.1 Moules
Les moules des poutres préfabriquées seront obligatoirement métalliques. Ils devront présenter
une rigidité suffisante de façon que leur déformation sous l’action de la mise en place du béton
et de la température n’excède pas un (1) centimètre en quelque point que ce soit.
Cette prescription ne fait pas obstacle aux tolérances dimensionnelles des produits
préfabriqués, telles qu’elles sont définies ci-après.
Les moules sur lesquels seront fixés les vibrateurs devront être convenablement raidis. Les
raidisseurs seront disposés perpendiculairement à l’axe du vibreur. Les vibreurs seront placés
à l’intersection de 2 raidisseurs.
Les supports d’ancrages seront suffisamment rigides pour ne subir que de très faibles
déformations à la mise en tension (perte de tension < 0.5%).
Les armatures de précontrainte passeront librement entre les armatures de béton armé et dans
les coffrages d’extrémité.
La coupe des armatures au chalumeau est interdite, même avant la mise en précontrainte des
éléments.
Le raboutage d’armatures par soudure est interdit. Le raboutage par manchon sera autorisé
entre deux éléments sur le banc de préfabrication, proscrit à l’intérieur d’un élément.
Les tubes de gainage seront enfilés sur les armatures au fur et à mesure de leur mise en place
et laissés en position provisoire.
Les déviateurs éventuels, constitués de dispositifs rigides, permettront un libre déplacement
des armatures, sans leur occasionner de blessure à la mise en en tension. Ils figureront sur les
dessins d’exécution. En l’absence de références, une épreuve de convenance sera imposée à
la charge de l’Entrepreneur.
Les opérations de mise en tension seront placées sous la responsabilité du Chargé de la Mise
en oeuvre de la Précontrainte (CMP) dont la mission est définie dans le Fascicule 65.
- Longueur
L = longueur théorique en mm
L’ = longueur mesurée en fibre inférieure de la poutre et de chaque côté de celle-ci (en mm).
L - 15 mm - L/2000 ≤ L’ ≤ L + 5 mm + L/2000
- Hauteur et largeur
Hauteur ± 5 mm par rapport à la cote théorique
fascicule E17 Poutres préfabriqué[Link] 5/10
1.3.7 Aspects
Les prescriptions du fascicule E10 relatives aux parements fins sont étendues aux poutres
préfabriquées complétées par ce qui suit :
Les poutres seront stockées sur une aire dont la capacité portante aura été contrôlée. Les
éléments reposeront sur des pièces de calage en bois, l’emplacement de ces pièces étant
soumis à l’agrément du Maître d’Oeuvre.
La mise en oeuvre des éléments sera réalisée conformément aux prescriptions de l’article 94
du Fascicule 65.
L’Entrepreneur soumettra au visa du Maître d’Oeuvre le programme de montage des poutres à
leur emplacement sur l’ouvrage. Il indiquera notamment :
- le principe de numérotation des poutres de l’ouvrage,
- les dates et les intervalles de temps séparant la phase de préfabrication de la phase de
montage,
- les systèmes support destinés à recevoir les poutres en place,
- les dispositions prévues pour le contreventement des poutres et de leurs supports.
Les vides entre poutres et prédalles et entre prédalles seront colmatés pour éviter les coulures
de laitance sur les parements et en sous-face. produits de colmatage et méthode de mise en
oeuvre seront soumis à l’agrément du Maître d’Oeuvre.
Les tolérances de pose seront cohérentes avec les tolérances d’achèvement de l’ouvrage et
avec les méthodes de pose de l’Entrepreneur.
Le CMP vérifiera l’état des accessoires et veillera au contrôle du nombre de réemplois des
dispositifs de blocage.
Le CMP établira, pour chaque banc de fabrication, des fiches rassemblant les résultats des
contrôles effectués pendant le durcissement du béton et fera réaliser des essais d’information
destinés à connaître la résistance du béton.
Si la résistance permettant le relâchement des armatures de précontrainte n’est pas atteinte au
délai prévu, la décision de relâchement sera différée.
Le CMP établira des fiches rassemblant les mesures de rentrée d’armatures sur une ou deux
extrémités d’éléments d’un même banc, les mesures de contreflèches des éléments
correspondants, l’âge du béton lors de ces mesures.
Il complètera le procès verbal par les mesures effectuées au cours de la mise en précontrainte.