Inégalités des accroissements finis
Inégalités des accroissements finis
Calcul différentiel
i
II.4 Applications de classe C 1 . . . . . . . . . . . . . 34 I Fonctions d’une variable réelle
II.5 Dérivées successives . . . . . . . . . . . . . . . 38
II.6 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . 41 I.1 Rappels : Continuité de fonctions vectorielle
III Fonctions implicites et inversion locale 43 définition usuelle de la continuité en un point et sur I:
III.1 Théorème des fonctions implicites . . . . . . . 43 Continuité dans les evn.
III.2 Théorème d’inversion locale . . . . . . . . . . . 48 Si f = (f1 ; :::; fn ), f est continue en a si et seulement si
toutes les fi le sont.
IV Extrema des fonctions réelles 51 On a tous les théorèmes usuels sur la continuité dans
IV.1 Condition nécessaire d’extremum . . . . . . . . 52 les evn :
IV.2 Condition suffisante d’extremum . . . . . . . . 53
IV.3 Extrema liés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Proposition I.1 Tout ‹‹ cocktail ›› d’applications continues
est continu.
+1
X k 1 k 1
son de fonctions usuelles là où elle est définie. jhj kAk
Exemples : jhj kA exp(tA)k
k!
k=1
(1) Les fonctions polynômiales rationnelles et tout cock- jhj kA exp(tA)k exp(jhj kAk)
tail de fonctions usuelles.
(2) La fonction IR ! Mn (IR); t 7 ! exp(tA) est conti- Remarque I.1 L’algèbre Mn (IR) étant munie d’une norme
nue. sous-multipicative
En effet: pour tout t; h 2 IR :
I.2 Dérivabilité d’une fonction vectorielle
kexp ((t + h)A) exp(tA)k
= kexp(tA) (exp (hA) In )k définitions (à l’aide du taux d’accroissement) et nota-
tions f 0 , dérivabilité à gauche et à droite, dérivées suc-
+1
X hk 1
Ak 1
cessives (f 00 ; f (3) ; :::)et de fonctions de classe C k sur I;
= exp(tA)hA
k! k 2 IN [ f1g. Il est clair aussi que :
k=1
2 3
Proposition I.2 Tout application dérivable est continue. il existe des cas où les composantes ne sont pas facile-
ment calculables.
Proposition I.3 C k (I; E) est un IR ev; et l’application f 7 !
f (k) est linéaire pour tout k 2 IN ; i.e. Exemples
0 0 0 0 0
(f +g) = f +g ; ( f ) = f pour tout f; g dérivable et 2 IR: (1) Dérivabilité d’une fonction complexe.
(2) f (t) = (x1 (t); x2 (t); :::; xp (t)); f : IR ! IRp ; f est déri-
Proposition I.4 Si f = (f1 ; f2 ; :::; fp ) dans une base de E, vable si et si et seulement si x1 ; :::; xp le sont et
alors f est dérivable en a si et seulement les fonctions (sca-
laires) fi (1 i p) le sont. Et dans ce cas f 0 (t) = (x01 (t); x02 (t); :::; x0p (t)):
f 0 (a) = (f10 (a); f20 (a); :::; fp0 (a)): (3) f (t) = (ai;j (t)) 2 Mn;p (IR); f : IR ! Mn;p (IK); f est
dérivable si et ssi les ai;j le sont et f 0 (t) = (a0i;j (t)):
Donc si on connait les composantes dans une base de (4) Toute application constante dérivable sur IR de dérivée
f; la dériver revient à dériver ses composantes. Mais nulle.
4 5
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
(5) Toute application linéaire f 2 L(IR; E) est dérivable Preuve: pour tout t; h 2 IR :
sur IR de dérivée constante.
+1
X hk Ak
Proposition I.5 Soit A 2 Mn (IR); l’application de IR dans exp ((t + h)A) exp(tA) = hA exp(tA)
(k + 1)!
k=0
Mn (IR) !
+1
X
t 7 ! exp(tA) hk Ak
= hA exp(tA) In +
est C 1 sur IR; sa dérivée est l’application : (k + 1)!
k=1
= hA exp(tA) + hA exp(tA)"(h)
t 7 ! exp(tA)A = A exp(tA)
6 7
+1
X +1
X
hk Ak hk Ak (2) Compostion quelconque : Soient f : IR ! IR et g :
avec "(h) = = hA ; vérifie IR ! E dérivables. Alors g f : IR ! E est dérivable
(k + 1)! (k + 2)! 0
k=1 k=0
et (g f ) = f 0 (g f ) :
+1
X k k
jhj kAk
k"(h)k jhj kAk I.3 Formule de Leibniz générale
(k + 2)!
k=0
jhj kAk exp(jhj kAk) La formule de Leibniz se généralise au cas de fonctions
vectorielles. Si E est une algèbre de Banach, donc muni
d’un produit, alors le produit de deux applications dé-
Composition d’applications dérivable
rivables est dérivable et on a la formule
(1) Compostion par une application linéaire : Soient f :
IR ! E dérivable et u : E ! F linéaire (E et F Ba- (f g)0 = f 0 g + f g 0
0
nach). Alors u f : IR ! F est dérivable et (u f ) =
0
u f:
8 9
0
(1) Si B : E F ! G est bilinéaire (E F et G Banach): Si
et en particulier (f n ) = nf 0 f n 1
si l’algèbre est com- f : I 7 ! E; g : I 7 ! F sont deux fonctions dérivables,
mutative. Et en général : alors le produit B(f; g) : I 7 ! G est aussi dérivable et
on a :
Théorème I.1 Si f; g : I 7 ! E sont deux fonctions de classe B(f; g)0 = B (f 0 ; g) + B (f; g 0 )
C n ; (I intervalle de IR et E une IR algèbre de banach), alors
le produit f g est aussi de classe C n et on a : en particulier si B est une forme bilinéaire sur E; l’ap-
plication t 7 ! B(f (t); g(t)) est une application de IR
n
X dans IR; par Exemple :
(f g)(n) = {kn f (k) g (n k)
(i) t 7 ! (t)f (t); : IR ! IR et f : IR ! E:
k=0 10 11
(ii) t 7 ! f (t):g(t) produit scalaire dans IRp : En par- I.4 Inégalité des accroissements finis
0
2 2 0
ticulier si kf k2 = cste alors kf k2 = (f:f ) = Dérivées et intégrales
2f 0 :f = 0 c.à.d f 0 ? f:
On définit l’intégrale d’une fonction vectorielle f : I !
(iii) t 7 ! f (t) ^ g(t) produit vectoriel dans IR3 : E en prenant une base et en intégrant les composantes.
(2) En général, pour une application multilinéaire comme
l’application det dans une base B de E qui est une Théorème I.2 Si f est C 1 sur I alors pour tous a; b 2 I on a
Rb
forme p lineaire sur E (dim E = p): Si f1 ; f2 ; :::; fp f (b) f (a) = a f 0 (t)dt:
sont des applications dérivables sur I à valeur dans E
alors l’application ' : t 7 ! detB (f1 (t); f2 (t); :::; fp (t)) Théorème I.3 (Inégalité des accroissements finis) Soient f :
est dérivable et on a [a; b] ! E; g : [a; b] ! IR continues sur [a; b] et dérivables
p
X sur ]a; b[ telles que
'0 (t) = detB (f1 (t); :::; fk0 (t); :::; fp (t)) :
k=1 8t 2 ]a; b[ : kf 0 (t)k g 0 (t):
12 13
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
Théorème I.4 Soit f : [a; b] ! E, continue sur [a; b] déri- f est constante sur I () f 0 est identiquement nulle.
vable sur ]a; b[ telle que
Théorème de prolongement d’une application dérivable
8t 2 ]a; b[ : kf 0 (t)k M:
Théorème I.6 Soit E un espace vectoriel normé complet et
Alors
f :]a; b[ ! E dérivable, telle que la fonction f 0 admet une
kf (b) f (a)k M (b a):
limite ` au point a. Alors f se prolonge en une application
Théorème I.5 Soit f : I ! E, continue sur I, dérivable sur continue f : [a; b[ ! E. L’application f est dérivable sur
0
I. Alors [a; b[ et f (a) = `:
f est k-lipschitzienne si et seulement si 8t 2 I : kf 0 (t)k k: Théorème I.7 Soit f : I ! E, a 2 I. Si f est continue sur I,
14 15
dérivable sur Infag et f 0 admet une limite ` au point a. Alors Théorème I.9 (Formule de Taylor Young) Soit I un intervalle
f est dérivable en a et f 0 (a) = `: de IR, a 2 I et f : I ! E, n fois dérivable au point a. Alors,
au voisinage de a,
I.5 Formule de Taylor n
X (t a)k (k)
f (t) = f (a) + f (a) + o((t a)n ):
Théorème I.8 (Inégalité de Taylor-Lagrange) Soit f : [a; b] ! k!
k=1
E de classe C n ; on suppose que f (n) est dérivable sur ]a; b[
et que Théorème I.10 (Formule de Taylor avec reste intégral) Soit f :
f (n+1) (t) M: I ! E, de classe C n+1 . Alors, 8a; b 2 I :
Alors n
X Z b
(b a)k (k) (b t)n (n+1)
f (b) = f (a) + f (a) + f (t)dt:
n
X k! n!
(b a)k (k) (b a)n+1 k=1 a
f (b) f (a) f (a) M
k! (n + 1)!
k=1
16 17
Différentiabilité d’une application f d’un ouvert U de dB(a;b) (h; k) = B(a; k) + B(h; b):
IRp dans IRn en un point a de U ,
différentielle df (a) (ou dfa , Df (a), f 0 (a)) de f en a ; Tous les produit usuels sont différentiables.
Unicité de la différentielle.
Exemples: Proposition II.3 Toute application différentiable est conti-
2 2
(1) (x; y) 7 ! (x + y ; 3xy) est différentiable au point nue.
18 19
et en général f : E ! F G = (f1 ; f2 ) différentiable si et Proposition II.5 Opérations sur les dérivées directionnelles :
seulement si toutes les fi le sont et f 0 = (f10 ; f20 ) : somme, C.L, produit (tous les produits).
20 21
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
Dans le cas p = n , la matrice Jf (a) est carrée, son déter- qu’on confond avec la forme linéaire associée. Dans ce
minant est le jacobien de f en a: @f @f
cas le vecteur (a) (a) est ap-
@x1 @xp
Remarque II.1 Si f : IR ! IRn , à variable réelle alors !
pelé le gradient de f en a noté grad f (a) ou rf (a):
0 1 Les opérations sur les dérivées permettent d’avoir
@f1
(a)
B @x1 C
B C J f + g (a) = Jf + Jg et O ( f + g) = Of + Og
Jf (a) = B C matrice colonne
@ @f A
n
(a) 8 ; 2 IR et f; g : IRp ! IRn
@x1
et aussi le gradient et la jacobienne de tous les "pro-
qu’on confond avec le vecteur de IRn de associé.
Si f : IRp ! IR; est numérique alors
@f @f
Jf (a) = (a) (a) matrice ligne
@x1 @xp
24 25
Xp
J f (a) = f (a)J (a) + (a)Jf (a) @f !
0 1 dfa (h) = (a)hj = rf (a):h produit scalaire.
f1 j=1
@xj
où : IRp ! IR et f = @ ::: A : IRp ! IRn
fn Exemples :
(1) Si f est linéaire alors Jf (a) = Mat(f ) dans les
Proposition II.6 Si f : IRp ! IRn est différentiable en a,
bases canoniques.
alors
0 1 (2) f : (x; y) 7 ! (x2 + y 2 ; 3xy)
h1
8h = (h1 ; :::; hp ) 2 IR : dfa (h) = Jf (a) @ ::: A
p
2x 2y
Jf (x; y) = det Jf (x; y) = 6 x2 y2
hp 3y 3x
26 27
(4) Voir aussi les coordonnées sphériques et cylindriques. Composée des dérivées partielles
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
Xq
@g f @ (gi f ) 0 @g
(a) = (a) (g f ) (a) = (f (a))fk0 (a)
@xj @xj 1 i n @yk
k=1
0 P @g1 @fk 1 !
q
k=1 (f (a)) (a) = rg(f (a)):f 0 (a) produit scalaire
B @yk @xj C
B C
=B ::: C
@ P A f : IR ! IRq = (f1 ; :::; fq ) et g : IRq ! IRn , g =
q @gn @fk
k=1 (f (a)) (a) (g1 ; :::; gn ) ; alors g f = (g1 f; :::; gn f ) et
@yk @xj
q
X
0 @gj
c’est la j ieme colonne de Jg f (a): (gj f ) (a) = (f (a))fk0 (a)
@yk
(2) Dans les cas particuliers : k=1
30 31
X @g q @ (g f ) @g @x @g @y
@g f @fk (u; v) = (x; y) (u; v) + (x; y) (u; v)
(a) = (f (a)) (a) @u @x @u @y @u
@xj @yk @xj ! @f
k=1
! @f = rg(x; y): (u; v) produit scalaire
@u
= rg(f (a)): (a) produit scalaire
@xj f : IRp ! IR et g : IR ! IR alors
et donc ! ! @g f @f
rg f (a) = rg(f (a))Jf (a) (a) = g 0 (f (a)) (a)
@xj @xj
Un cas particulier: Exemples :
2 f 2 g (1) g : IR ! IR dérivable, f : IR2 ! IR définie par
IR ! IR ! IR
g(xy)
(u; v) 7 ! (x; y) 7 ! g(x; y) = g f (u; v) f (x; y) = . Dérivées partielles à l’ordre 1 de
32
1 + y2 33
34 35
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
II.5 Dérivées successives On dit que f est de classe C k sur U si, 8(i1 ; :::; ik ) 2
[ 1; p]]k , l’application
Si les dérivées partielles de f : U IRp ! IRn sont
différentiables, on définit les dérivées partielles secondes @kf
x7 ! (x)
@f @f @xi1 :::@xik
@ @
@2f @xj @2f @xi
= et si i = j; 2 = est définie et continue sur U:
@xi @xj @xi @ xi @xi On note C k (U ; IRn ) avec k 2 IN [ f1g, l’espace vec-
et si les dérivées secondes sont différentiables, les dé- toriel des applications de classe C k sur U:
rivées partielles d’ordre 3 et ainsi de suites, avec la ré- Tous les opérateurs de dérivations sont linéaires.
currence
@k 1f
@
@kf @xi2 :::@xik
= pour (i1 ; :::; ik ) 2 [ 1; p]]k
@xi1 :::@xik @xi1 38 39
en général si f est de classe C k . Alors 8(i1 ; :::; ik ) 2 [ 1; p]]k ; Exemples pratiques : dériver tout ce qui vous tombe
8 2 Sk ; 8x 2 U : sous la main...
@kf @kf
(x) = (x) II.6 Inégalité des accroissements finis
@x (i1 ) :::@x (ik ) @xi1 :::@xik
Théorème II.5 Soit E et F deux espaces vectoriels normés,
Preuve: admise. U un ouvert convexe de E et f : U ! F différentiable telle
40 41
kf (b) f (a)k M kb ak :
III Fonctions implicites et inversion lo-
cale
Preuve: Utilise le cas d’une variable réelle avec '(t) =
f (a + t(b a)): III.1 Théorème des fonctions implicites
Proposition II.8 Soit E et F deux espaces vectoriels normés, Théorème III.1 (Cas général) Soit W un ouvert de IRn IRp
U un ouvert convexe de E et f : U ! F différentiable. et f : W ! IRp de classe C 1 . On pose x = (x1 ; :::; xn ); y =
Alors f est constante sur U si et seulement si df est nulle sur (y1 ; :::; yp ) et f = (f1 ; :::; fp ): Soit (a; b) 2 W tel que f (a; b) =
U:
42 43
0 et @f
0 et (a1 ; :::; an ; b) 6= 0: Alors, il existe des voisinages ou-
@fi @y
Q= (a; b) est inversible.
@yj 1 i;j p
verts U de (a1 ; :::; an ) et V de b, tels que
Alors, il il existe des voisinages ouverts U de a et V de b, tels 8(x1 ; :::; xn ) 2 U; 9!y 2 V tel que f (x1 ; :::; xn ; y) = 0:
que
8x 2 U; 9!y 2 V tel que f (x; y) = 0: Si l’on pose y = '(x1 ; :::; xn ); ' est continue sur U et de
1 classe C 1 sur un voisinage U0 de a: En plus si f est de classe
Si l’on pose y = '(x); ' est continue sur U et de classe C sur
C k alors ' est aussi de classe C k :
un voisinage U0 de a: En plus si f est de classe C k alors ' est
Cas n = 1 Soit W un ouvert de IR2 et f : W ! IR de
aussi de classe C k :
classe C 1 . Soit = f(x; y) 2 W j f (x; y) = 0g. Pour tout
(a; b) 2 tel que
Théorème III.2 (Cas pratiques important) Soit W un ouvert
de IRn IR et f : W ! IR de classe C 1 , (x1 ; :::; xn ; y) 7 ! @f
f (x1 ; :::; xn ; y): Soit (a1 ; :::; an ; b) 2 W tel que f (a1 ; :::; an ; b) = (a; b) 6= 0;
@y
44 45
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
il existe deux intervalles ouverts I et J tels que a 2 I; il existe deux ouverts U et J tels que (a; b) 2 U; c 2 J
b 2 J et une application de classe C 1 ; ' : I ! J;telle et une application de classe C 1 ; ' : U ! J;telle que
que soit son graphe. Dans ce cas '(a) = b et soit son graphe. Dans ce cas '(a; b) = c et
@f @f @f
(a; b) (a; b; c) (a; b; c)
0
' (a) = @x @' @x @' @y
@f (a; b) = et (a; b) =
(a; b) @x @f @y @f
@y (a; b; c) (a; b; c)
@z @z
Cas n = 2 Soit W un ouvert de IR3 et f : W ! IR de Preuve: Admise.
classe C 1 . Soit = f(x; y; z) 2 W j f (x; y; z) = 0g : Pour @f @f @f
Cas où (a; b) 6= 0 et cas général (a; b); (a; b) 6=
tout (a; b; c) 2 tel que @x @x @y
(0; 0):
@f Equation de la tangente : droite tangente et plan tan-
(a; b; c) 6= 0 gent.
@z
46 47
Théorème III.3 (inversion locale) Soit U un ouvert de IRn et IV Extrema des fonctions réelles
f : U ! IRn une application de classe C 1 . Soit a 2 U tel que
df (a) soit un isomorphisme d’espace vectoriel de IRn sur IRn Les fonctions considérées dans cette section sont définie
(autrement dit la matrice Jf (a) est inversible). Alors il existe sur un ouvert de IRp à valeur dans IR:
un ouvert U0 contenant a et un ouvert V0 contenant f (a) tel Rappels :
que f induise un difféomorphisme de classe C 1 de U0 sur V0 : – Définition d’extremum local ou global
– Cas d’un compact et fonction continue
Théorème III.4 (inversion globale) Soit U un ouvert de IRn – exemple : norme d’une application linéaire.
et f : U ! IRn une application de classe C 1 . On suppose – exemple : l’application X 7 ! tXAX; A 2 Mn (IR); de
n
que IR dans IR est continue. Elle admet un max sur la sphère
(i ) f est injective unitée.
(ii) 8x 2 U , Jf (x) est une matrice inversible.
Alors f (U ) = V est un ouvert de IRn et f est un C 1 dif-
féomorphisme de U sur V:
50 51
52 53
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
et
et
p X @2f
X @f '00 (0) = hi hj (a)
'00 (t) = hi d (h) @xj @xi
i=1
@xi (a+th)
1 i;j p
Xp p
X
p
X p
X @2f @2f
@2f = h2i 2 (a) +2 hi hj (a)
= hi hj (a + th) @xi @xi @xj
i=1 j=1
@xj @xi i=1 i<j
X 2
@ f On applique alors la formule de Taylor–Lagrange pour la
= hi hj (a + th)
@xj @xi
1 i;j p
54 55
fonction réelle ' sur [0; 1] ; il existe 2 [0; 1] tel que de sorte que, grâce à la formule de Taylor-Young :
1 00 p
X
'(1) = '(0) + '0 (0) + ' ( ) @f 1 2
2! f (a + h) f (a) = hi (a) + a (h) + o khk :
i=1
@xi 2
c.q.f.d
Théorème IV.3 Soit U un ouvert de IRp , f : U ! IR de
p
Définition IV.2 Soit U un ouvert de IR , f : U ! IR de classe C 2 et a 2 U tel que
classe C 2 et a 2 U: On appelle différentielle seconde de f en
a la fonction polynômiale de degré 2 : @f
8i 2 [ 1; p]] : (a) = 0
@xi
p
X Xp
@2f @2f
a : h = (h1 ; :::; hp ) 7 ! h2i 2 (a) + 2 hi hj (a) alors :
@xi @xi @xj (i ) Si pour tout h 6= 0; > 0; alors f admet un mi-
i=1 i<j a (h)
nimum local strict.
56 57
(ii ) Si pour tout h 6= 0; a (h) < 0; alors f admet un Lemme IV.1 Avec les notations et hypothèses ci-dessus, dans
maximum local strict. le cas (i) du théorème,
(iii) Si a change de signe alors alors f n’admet pas d’ex- 2
tremum en a (on dit dans ce cas que a est un point selle 9 > 0 tel que 8h 2 IRp : a (h) khk
ou point col de a, par analogie avec une selle de cheval
ou un col de montagne). étant alors égal à inf k a (h)k :
khk=1
Preuve: Sous les conditions du théorème la formule de Cas particulier où p = 2 : soit U un ouvert de IR2 et
Taylor–Young s’écrit : f : U ! IR. Soit (a; b) 2 U: Une condition nécessaire
1 pour que f admette en (a; b) un extremum est que
2
f (a + h) f (a) = a (h) + o khk
2 @f @f
(a; b) = (a; b) = 0
f (a + h) f (a) est donc du signe de a (h) pour khk assez
@x @y
petit, modulo le lemme suivant :
58 59
http:\\[Link] seddoug@[Link]
CPGE Médiane Sup. Oujda. Cours MP. Calcul différentiel
!
P
p Exemples
8i 2 [ 1; p]]; 8 2 U : gi a+ u+ 'j ( )Ogj (a) = 0; P
j=1
! (1) f (x; y) = x2 + y 2 sur la droite d’équation x + y = 1:
P
p 1 1
donc 8i 2 [ 1; p]] : Ogi (a): u + '0j (0)Ogj (a) = 0; c.à.d Minimum en ( ; ):
2 2
j=1
(2) Proposition : Si A est symétrique = max tXAX est
'01 (0; :::; '0p (0 est la solution du système linéaire kXk2 =1
Pp valeur propre de A: Et donc toute matrice symétrique
Ogi (a):Ogj (a)'0j (0) = Ogi (a):u ; 1 i p; as-
j=1
réelle admet au moins une valeur propre.
P
socié à la matrice de Gram G = (Ogi (a):Ogj (a))1 i;j p : On Preuve: On utilise f (X) = tXAX = (X j AX) sur =
2
pose fX 2 IRn j g(X) = 0g avec g(X) = kXk2 1 = (X j X) 1:
Og1 (a):Of (a) ::: Ogp (a):Of (a) G 1 = 1 ::: p Si f (X0 ) = alors
P
p
matrice ligne indépendante de u; on a Of (a) = k Ogk (a): Of (X0 ) = 2AX0 et Og(X0 ) = 2X0
k=1
sont colinéaire, donc X0 est vecteur propre de A:
64 65
http:\\[Link] seddoug@[Link]