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William Shakespeare

Hamlet
Traduction de Jean Marc Dalpé

Prise
Extrait de la publication
deparole
Théâtre
HAMLET
Extrait de la publication
William Shakespeare

HAMLET
traduit de l’anglais par Jean Marc Dalpé

Théâtre

Éditions Prise de parole


Sudbury 2012

Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Shakespeare, William, 1564-1616
Hamlet / William Shakespeare  ; traduction de Jean Marc Dalpé.
Traduction de la pièce anglaise du même titre.
Publ. aussi en format électronique.
ISBN 978-2-89423-276-7
I. Dalpé, Jean Marc, 1957-
II. Titre.
PR2779.H3D35 2011 822.3’3 C2011-906277-1

Shakespeare, William, 1564-1616


Hamlet [ressource électronique] / William Shakespeare  ; traduction de Jean Marc
Dalpé.
Traduction de la pièce anglaise du même titre.
Monographie électronique en format PDF.
Publ. aussi en format imprimé.
ISBN 978-2-89423-444-0
I. Dalpé, Jean Marc, 1957-
II. Titre.
PR2779.H3D35 2011a 822.3’3 C2011-906278-X

Diffusion au Canada : Diffusion Dimédia

Ancrées dans le Nouvel-Ontario, les Éditions


Prise de parole appuient les auteurs et les créateurs
d’expression et de culture françaises au Canada, en
privilégiant des œuvres de facture contemporaine.
La maison d’édition remercie le Conseil des Arts de l’Ontario, le Conseil des
Arts du Canada, le Patrimoine canadien (programme Développement des
communautés de langue officielle et Fonds du livre du Canada) et la Ville du
Grand Sudbury de leur appui financier.

Œuvre en page de couverture et conception de la couverture : Olivier Lasser

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous


pays.
Imprimé au Canada.
Copyright © Ottawa, 2012
Éditions Prise de parole
C.P. 550, Sudbury (Ontario) Canada P3E 4R2
[Link]

ISBN 978-2-89423-276-7 (Papier)


ISBN 978-2-89423-444-0 (PDF)

Extrait de la publication
Préface
Un Hamlet pour la scène
Si vous aimez la culture, refermez ce livre. Si vous
aimez l’art, emparez-vous-en. Car comme l’écrivait
Jean-Luc Godard : « La culture, c’est la règle. L’art,
c’est l’exception. » Alors, si vous abordez Shakespeare
comme un monument scolaire, allez voir ailleurs. Mais
si vous ne lisez pas l’anglais élisabéthain et que vous
voulez comprendre – et surtout ressentir – pourquoi
Shakespeare est l’auteur le plus électrisant depuis les
2500 ans que l’on écrit du théâtre en Occident, prenez
cet ouvrage. Oui, c’est un Hamlet coupé, détordu,
décapé, mais c’est un Hamlet exceptionnellement
fidèle à ce qui était pour Shakespeare la seule chose
essentielle : le théâtre.
Les Allemands et les Russes, pour ne nommer
qu’eux, ont des traductions classiques de Shakespeare.
Réalisées au dix-neuvième siècle, ces traductions
portées par des générations d’acteurs et disponibles
partout ont établi un texte shakespearien standard que
de nouvelles versions peuvent certes contester, mais

| 5
qui demeure là comme un indiscutable monument
littéraire et dramatique. La tentative équivalente
en France est celle de François-Victor Hugo, le
fils de l’autre, que son père a attaché à cette tâche
titanesque pour le seul plaisir d’en écrire la préface ;
or, si les traductions de François-Victor Hugo,
publiées entre 1859 et 1866, toujours réimprimées
aujourd’hui, sont des modèles d’exactitude de sens,
elles échouent là où elles devraient se déployer :
la scène. Déjà lourdes à la lecture, leur manque
de rythme, d’éclat et d’allant n’arrive même pas à
donner le début du commencement d’une idée de la
prodigieuse théâtralité de la langue shakespearienne.
Or la théâtralité de Shakespeare, celle inscrite dans sa
conception du théâtre, dans les structures de ses pièces
et dans sa langue, est au cœur de la démarche de Jean
Marc Dalpé pour cette traduction d’Hamlet.
Il faut dire que Shakespeare et la scène théâtrale de
langue française ont mis bien du temps à s’accorder.
Il y a d’abord une question de langue et de poésie. La
poésie de langue française tend vers un vocabulaire
réduit, vers des mots qui, immédiatement ouverts à
l’abstraction, peuvent d’emblée concentrer un grand
pouvoir métaphorique. Au contraire, en anglais, la
poésie, au lieu de chercher un petit nombre de mots
lourds, relève d’une exploration des ramifications
de la langue dans toutes ses dimensions. En théâtre,
le résultat est le suivant : Racine a écrit son théâtre
avec un vocabulaire de 600 mots ; et Shakespeare a
eu recours à 17000 mots pour écrire ses pièces. En
plus, la dramaturgie française favorise une conception
unitaire du théâtre : unité de lieu, de temps et

6 |
Extrait de la publication
d’action, unité du niveau de langue, sans parler de
l’idée de bienséance : les combats doivent avoir lieu
hors scène et, surtout dans la tragédie, aucun mot
trivial ne doit naître des lèvres des personnages.
Hamlet, avec les intrigues parallèles de Laertes et
Fortinbras, avec son déroulement étalé sur plusieurs
mois, avec ses escapades hors du château d’Elseneur
et son héros porté sur les jurons – comme Polonius,
le premier ministre –, est tout le contraire d’une
pièce française. Pas étonnant que Voltaire, le premier
Français à s’intéresser à Shakespeare, après un bref
engouement suivant un séjour en Angleterre en 1728,
ait exprimé sa perplexité devant Hamlet, écrivant dans
sa Dissertation sur la tragédie ancienne et moderne :
Je suis bien loin assurément de justifier en tout la
tragédie d’Hamlet : c’est une pièce grossière et barbare,
qui ne serait pas supportée par la plus vile populace de
la France et de l’Italie. […] On croirait que cet ouvrage
est le fruit de l’imagination d’un sauvage ivre. Mais
parmi ces irrégularités grossières, qui rendent encore
aujourd’hui le théâtre anglais si absurde et barbare,
on trouve dans Hamlet, par une bizarrerie encore plus
grande, des traits sublimes, dignes des plus grands
génies. Il semble que la nature se soit plu à rassembler
dans la tête de Shakespeare ce qu’on peut imaginer de
plus fort et de plus grand, avec ce que la grossièreté sans
esprit peut avoir de plus bas et de plus détestable.
Le vingtième siècle en France s’ouvrira davantage
au foisonnement shakespearien avec, en particulier,
les traductions du poète Yves Bonnefoy qui, en dépit
de leurs splendeurs langagières, manquent d’impact

| 7
Extrait de la publication
dramatique. Il faut par contre signaler quelques
brillants météores : le Macbeth, l’Othello et le Roméo
et Juliette de Pierre Jean Jouve, et le Richard III de
Jean-Louis Curtis. Mais l’arrivée du brillant Jean-
Michel Déprats au début des années quatre-vingt
ouvre de nouvelles perspectives avec ses traductions
audacieusement directes, alors qu’André Markowicz, à
partir de la fin des années quatre-vingt-dix, pousse très
loin la transposition des rythmes du vers shakespearien
et des jeux poétiques.
Pourtant, c’est de ce côté-ci de l’Atlantique que
certaines des meilleures traductions shakespeariennes
en langue française ont été produites. La chose, à bien
y penser, n’est pas étonnante. Alors que la dramaturgie
de langue anglaise n’a jamais été proche de celle de
la France, elle a dès l’origine marqué le théâtre du
Québec et du Canada français, en particulier pour ce
qui est du réalisme de la langue, de la conception des
personnages et de l’importance accordée à l’action et
aux situations dramatiques. Si Jean-Louis Roux, pour
son Hamlet de 1970, traduit la pièce avec l’élégance
de la tradition française, la nouvelle dramaturgie
québécoise s’empare rapidement de Shakespeare
avec les traductions de Michel Garneau. Ce dernier
traduit d’abord La Tempête en 1973, puis produit en
1979 un éblouissant Macbeth, recréant un étonnant
français rural de la fin de la Renaissance. (Jean-Claude
Carrière, le dramaturge de Peter Brook, considérait
à cette époque cette version de Garneau comme la
plus grande traduction shakespearienne jamais écrite
en langue française.) À partir du début des années
quatre-vingt-dix, le dramaturge Normand Chaurette

8 |
entreprend une série de traductions shakespeariennes
dont Comme il vous plaira, Le Songe d’une nuit d’été,
La Tempête, Les Joyeuses Commères de Windsor, Othello
et Le Roi Lear ; son approche, marquée par un rendu
exceptionnel des métaphores et des comparaisons,
recompose avec intelligence et sensibilité les grandes
machines poétiques de Shakespeare.
Mais, il y a aussi chez Shakespeare une âpreté, une
vigueur et, aux côtés de sa poésie, une oralité sauvage. Il
y a des situations sans merci, une théâtralité primitive,
brutale, horriblement humaine. Voici qu’entre en
scène Jean Marc Dalpé et, entre Shakespeare et lui, la
filiation est claire.
Ce que nous appelons Hamlet aujourd’hui, ce qui
se vend sous ce titre et que l’on trouve dans toutes
les bibliothèques, n’a jamais été joué du temps de
Shakespeare. Ce que l’on trouve depuis plus de deux
cent ans sous la couverture des livres titrés Hamlet
est ce que les universitaires anglophones appellent
un « conflated text », soit un agrégat des trois versions
de la pièce qui nous sont parvenues du temps de
Shakespeare. Joué intégralement, le conflated Hamlet
fait plus de quatre heures. Jean Marc Dalpé, face à
cette masse textuelle, propose une double approche :
couper dans le texte et accélérer la langue.
Hamlet, comme toutes les pièces de son temps, est
farci de répétitions et de récapitulations, pratiques
pour des théâtres bruyants dont on sortait et entrait
assez libéralement. De plus, la pièce comprend maintes
allusions à l’actualité londonienne du tournant du dix-
septième siècle – dont on n’a que faire aujourd’hui. Et
puis, le public d’aujourd’hui est à l’aise avec une langue

| 9
Extrait de la publication
elliptique. Couper selon ces lignes est – relativement –
facile à faire.
Mais ce qui caractérise le travail d’émendation de
Dalpé vient surtout du fait que ce dernier et Shakespeare
ont une façon commune d’envisager le théâtre : des
personnages en action. En fait le fameux « personnage
shakespearien » est un leurre. Prendre comme position
de départ qu’Othello est jaloux, que Macbeth est
ambitieux ou qu’Hamlet est fondamentalement indécis
est contraire à la dramaturgie shakespearienne – et mène
à l’appauvrissement dans l’interprétation de ses pièces.
Un personnage shakespearien, ce n’est rien d’autre
qu’un nom qui traverse successivement des situations
dramatiques – définies nettement dans chaque scène –
et qui, pour faire face à ces situations, dit certaines
paroles et pose certains gestes. C’est l’ensemble
hétéroclite de ces actes en situation qui constitue le
personnage, qui le rend riche, complexe, contradictoire.
Non seulement cette conception des personnages est
aussi celle de Dalpé, le dramaturge franco-ontarien
possède aussi un instinct exceptionnel pour déceler
dans chaque scène de Shakespeare ce qui en constitue
les actions-clés que porte le langage. Ainsi, Dalpé taille à
l’intérieur des scènes plutôt que de supprimer – comme
on le fait souvent – des personnages comme Fortinbras,
Rosecrantz ou Guildenstern. De cette façon, la structure
secrète de la pièce – où trois jeunes hommes (Hamlet,
Laertes et Fortinbras) cherchent chacun à venger leur
père – ressort avec une éblouissante netteté.
Mais ce qui rend cette version vibrante, d’une
extraordinaire efficacité scénique, c’est sa langue.
Encore là, Dalpé trahit chez Shakespeare le détail pour

10  |
Extrait de la publication
être fidèle à l’essence. Toute compliquée et imagée
qu’elle soit, la langue shakespearienne est propulsée
par des rythmes motoriques d’une énergie sidérante :
c’est une langue qui galope comme un pur-sang, qui
claque comme une oriflamme, qui tranche comme
un sabre. C’est une langue au grand souffle qui ancre
l’acteur dans le réel pour mieux le propulser dans
une dimension supra-humaine, celle de la scène, où
tout est plus concentré, plus dense, plus intense que
dans la vie. Chez Shakespeare, les inversions et autres
complexités syntaxiques sont toujours porteuses d’un
rythme qui dépasse leur beauté rhétorique. Dalpé
s’est donné trois règles : ne pas avoir recours à des
archaïsmes obscurs, rendre avec précision les images
de l’original et, surtout, créer une langue vibrante,
énergique, immédiatement théâtrale. Ce qui voulait
dire aussi pour Dalpé de rendre l’humour féroce
du personnage principal, souvent gommé dans les
traductions françaises parce que contradictoire avec le
cliché du jeune prince mélancolique de velours noir
vêtu.
Ce Hamlet de Jean Marc Dalpé, comme celui de
William Shakespeare, n’est pas fait pour être lu : il est
fait pour être joué. Mais tournez quand même la page
pour lire. Et faites plaisir à Shakespeare et Dalpé : lisez
à haute voix les passages qui vous appellent : ils vous
enivreront.

Paul Lefebvre

| 11
Extrait de la publication
Cette version de Hamlet, une nouvelle traduction de
Jean Marc Dalpé, a été créée au Théâtre du Nouveau
Monde à Montréal le 8 mars 2011.

Les créateurs
Texte original William Shakespeare
Traduction Jean Marc Dalpé
Mise en scène Marc Béland
Maquillages et coiffures Angelo Barsetti
Costumes Mérédith Caron
Assistance à la mise en scène
et régie Guillaume Cyr
Maître d’armes Jean-François Gagnon
Accessoires Alain Jenkins
Conception d’éclairages Martin Labrecque
Décor Richard Lacroix
Musique Silvio Palmieri

La distribution
Félix Beaulieu-Duchesneau Rosencrantz
un porteur
soldat de Fortinbras
Émilie Bibeau Ophélie
Frédéric Blanchette Horatio
Mathieu Bourguet Cornélius
un garde du corps
Osric
Jean-Marc Dalphond Guildenstern
un soldat
un porteur
un courtisan
Marie-France Lambert Gertrude

12 |
Pierre-Antoine Lasnier Bernardo
un comédien
Fortinbras
un pirate
un fossoyeur
Jean Marchand Polonius
un soldat de Fortinbras
Benoît McGinnis Hamlet
Widemir Normil Marcellus
le roi de comédie
le capitaine
un pirate
le prêtre officiant
Ève Pressault la reine de comédie
la suivante d’Ophélie
David Savard Laertes
Richard Thériault le spectre
le premier comédien
un garde du corps
Alain Zouvi Claudius

| 13
Extrait de la publication
Acte I

Extrait de la publication
Extrait de la publication
Scène 1
Elseneur. Une plateforme devant le Château.
Une nuit froide. On entend sonner une cloche. Trois
coups. Au centre de la scène, il y a le fantôme du père
de Hamlet, vêtu d’une robe de chambre. À la main, il
a un pistolet. Pendant un moment, il reste là immobile.
Il chuchote mais on ne comprend pas ce qu’il dit. Puis,
hors scène…

Marcellus
Parlez-lui. Monsieur Horatio, vous avez fait des
études. Parlez-lui.
Horatio, sortant de l’ombre, s’avance vers l’apparition.

Horatio
Qui êtes-vous ? Vous qui apparaissez ici à cette heure
de la nuit ?
Vous qui usurpez la forme et la figure de feu Sa
Majesté du Danemark que nous venons d’enterrer ?
Au nom du ciel, je vous commande de me répondre !
Le Fantôme cesse de chuchoter soudainement et se retire.

| 17
Extrait de la publication
Marcellus
Vous l’avez offensé.
Horatio
Restez ! Parlez, parlez-moi ! Je vous ordonne de me
parler !
Le Fantôme a disparu. Marcellus et Bernardo, des
soldats bien armés, arrivent sur scène à leur tour.

Bernardo
Vous tremblez ? Monsieur ne pourra plus dire qu’on
l’a imaginé.
Horatio
Si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux, je ne
l’aurais jamais cru.
Marcellus
On l’a vu traverser ici comme il vient de le faire deux
fois déjà. Et toujours à la même heure.
Horatio
Mais dans quel but ?
Tout ce qu’il me vient à l’esprit c’est que ça pourrait
être le présage d’un bouleversement qui menace le
pays.
Marcellus
Un bouleversement qui aurait à voir avec les soldats
comme nous qu’on poste à toutes nos frontières
pour les garder de nuit et de jour ? À voir avec les
fonderies qui coulent canon sur canon même les
dimanches ? À voir avec les armes de l’étranger qu’on
débarque au port tous les jours de la semaine ?

18  |
Extrait de la publication
Table des matières
Préface : Un Hamlet pour la scène......................................... 5
Acte I................................................................................. 15
Scène 1........................................................................... 17
Scène 2........................................................................... 21
Scène 3........................................................................... 32
Scène 4........................................................................... 37
Scène 5........................................................................... 41
Acte II................................................................................ 49
Scène 1........................................................................... 51
Scène 2........................................................................... 54
Acte III............................................................................... 77
Scène 1........................................................................... 79
Scène 2........................................................................... 87
Scène 3......................................................................... 103
Scène 4......................................................................... 106
Acte IV............................................................................. 115
Scène 1......................................................................... 117
Scène 2......................................................................... 119
Scène 3......................................................................... 124
Scène 4......................................................................... 128
Scène 5......................................................................... 137
Scène 6......................................................................... 139
Acte V.............................................................................. 145
Scène 1......................................................................... 147
Scène 2......................................................................... 160
De la traduction comme interprétation............................ 177

| 185
Achevé d’imprimer
en mars deux mille douze sur les presses
de l’Imprimerie Gauvin, à Gatineau (Québec).
Extrait de la publication
[C]e qui rend cette version vibrante, d’une extraor­
dinaire efficacité scénique, c’est sa langue. [...] Toute
compliquée et imagée qu’elle soit, la langue shakes­
pearienne est propulsée par des rythmes moto­
riques d’une énergie sidérante : c’est une langue qui
galope comme un cheval, qui claque comme une
oriflamme, qui tranche comme un sabre. C’est une
langue au grand souffle qui ancre l’acteur dans le
réel pour mieux le propulser dans une dimension
supra-humaine, celle de la scène, où tout est plus
concentré, plus dense, plus intense que dans la vie.
Ce Hamlet de Jean Marc Dalpé, comme celui de
William Shakespeare, n’est pas fait pour être lu : il
est fait pour être joué. Mais tournez quand même
la page pour lire. Mais faites plaisir à Shakespeare
et Dalpé : lisez à haute voix les passages qui vous
appellent : ils vous enivreront.
Paul Lefebvre, préface

Comédien, poète, romancier, dramaturge et scénariste ainsi que


tra­ducteur, JEAN MARC DALPÉ se place au rang des écrivains
majeurs de notre époque. Il est un triple récipiendaire du prix du
[Link]

Gouverneur général : Le Chien (théâtre, 1989), Il n’y a que l’amour


(théâtre, 1999) et Un vent se lève qui éparpille (roman, 2000). Outre
son œuvre littéraire, l’auteur compte plusieurs traductions à son
actif, de textes de Sam Shepard, Tomson Highway, Mansel Robinson
et Shakespeare. En 2012, il signe aussi une traduction de l’Opéra de
Quat’sous de Brecht pour la compagnie Sibyllines.

Extrait de la publication

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