Routes en terre et évolution routière
Routes en terre et évolution routière
I. GENERALITES
Dfinitions
a) La route : Cest une voie ou un passage amnage au sol et qui permet la circulation des
biens et des hommes entre deux points A et B. On distingue sur le plan structurel deux types
de routes : les routes non revtues (routes en terre) et les routes revtues.
b)
Terminologie routire
Caractristiques spcifiques de la toute
Evolution des techniques routires
En Occident les plus grands constructeurs de chausses furent les Romains. La coupe dune
chausse romaine dont lpaisseur dpassait 1 m tait la suivante :
Couches infrieures :
Une couche de fondation en pierres plates (statumen) ;
Une couche de dchets pierreux (rudus)
Couche de base :
Une couche de pierres concasses et de chaux grasse (nucleus)
Couche de roulement :
Un dallage scell au mortier de chaux (summum dorsum)
Comme on peut le voir lentretien de telles routes tait difficilement envisageable. Il a fallu attendre
le XVIIme sicle pour voir se dessiner une tentative de normalisation. Cest au XVIIIme sicle
que lentretien des routes entre dans le budget de lEtat en France ; les ides modernes de la
reconnaissance du trac, de la recherche des matriaux locaux, de lapprciation de la qualit des
sols rencontrs sur le trac sont dj exposs cette poque. Mais la recherche dun optimum
conomique nest pas encore entre dans les murs, et chose curieuse le compactage des remblais
est dconseill ; on laissait au temps le soin dassurer le tassement.
Vers la fin du XVIIIme et au dbut du XIXme sicle il ny a pas encore une grande volution des
techniques routires. TRESAGUET (mmoire de 1775) prconise :
Une fondation en grosses pierres poses de champ et enfonces la main ;
Une couche de rgularisation constitue par des clats de pierres, ranges et battues la
main ;
Une couche de roulement de 3 pouces, en pierres de la grosseur dune noix, casses la
pierre et jetes la pelle.
LEcossais MAC ADAM pose en 1820 la question de lutilit de la fondation en grosses pierres et
formule clairement lide que la chausse constitue un matelas panouissant les charges.
Lautomobile a fait son apparition avant le dbut du XX me sicle, mais elle na pris son essor que
grce linvention du pneumatique.
En 1887, DUNLOP (vtrinaire anglais) obtient le 1er brevet de pneumatique coll sur la jante.
En 1889, les Frres Michelin ralisent le 1er pneumatique dmontable pour bicyclette, et les 1ers
pneumatiques pour automobiles 1893.
Evolution du parc automobile.
France : Etats-Unis :
1901 : 5386 voitures 1912 : 1.000.000 voitures
1910 : 53669 voitures 1921 : 9.300.000 voitures
1920 : 107535 voitures. 1.200.000 camions
En 1921, il y avait :
01 voiture pour 11 habitants aux USA (1/5 en Californie ; 1/28 en Alabama)
01 voiture pour 110 habitants en Grande Bretagne
01 voiture pour 151 habitants Suisse
01 voiture pour 160 habitants en France.
Sur 11.000.000 vhicules dans le monde, il y avait 230.000 en France et plus de 9.000.000 aux USA.
70%
60%
50%
40%
30%
20%
17%
10%
0%
Par pays, la charge l'essieu autorise varie de 8t 13t; de mme manire, le PTC varie de 35t 45t en
fonction du type de Poids Lourds.
Pour calculer le trafic cumul, il faut d'abord dcider du nombre d'annes de service pour lesquelles l'on veut
faire un investissement. Mais il faut surtout disposer du taux de croissance du trafic, c'est dire de la variation
du volume total de trafic d'une anne sur l'autre. Comme ce taux est susceptible de varier d'une anne sur
l'autre (souvent li au PNB), le mieux est de disposer de deux tudes de trafic faites dans un intervalle d'au
moins 5 ans. On utilise alors le taux moyen de croissance. Le taux de croissance peut aussi diffrer fortement
entre les catgories de vhicules, qu'il faudra alors distinguer au moment des comptages.
Deux approches sont possibles pour le taux de croissance :
* la croissance gomtrique, o le trafic augmente tous les ans dun pourcentage fixe par rapport
l'anne prcdente. Pour l'anne N, on a alors :
S N = To *
((1 + r ) N
1 )
* 365
(1 + r ) 1
Par exemple avec une croissance de 4% gomtrique, si le trafic l'origine, To, est de 100 vhicules au
bout de 15 ans, il est de :
TN =100*1.0415 = 180 vhicules
2. TRACES ROUTIERS
2.1.1 Introduction
Le trac routier se dfinit par la connaissance du trac de son axe en plan (Trac en plan),
Le profil en travers courant doit pouvoir rsoudre quant lui les problmes suivants :
1. la largeur de la chausse doit pouvoir vacuer un dbit assez important de trafic
dans les conditions de scurit et de confort;
2. les diffrents dvers doivent permettre aux vhicules dans une courbe de passer
sans drapage ;
3. leau doit scouler et lassainissement doit se faire aussi facilement que possible.
A) Vitesse de circulation
Il existe trois sortes de vitesse :
i) Vitesse de rfrence (Vr)
Elle permet de dfinir les caractristiques minimales damnagement des
points particuliers (les points ayant des caractristiques gomtriques les plus
contraignants pour les usagers) dune route.
Distance darrt en
d1 (m) 40 70 105 160 230
alignement
Distance de visibilit de
dMd (m) 70 120 200 300 400
manuvre de dpassement
a) Les plans
Le terrain naturel est reprsent sous forme dun plan cot dans le systme de
coordonnes LAMBERT (coordonnes planimtriques x et y). Sur ces plans, nous
retrouvons :
les courbes de niveau dont les distances dpend de limportance du
projet (courbe de niveau : ligne qui relie tous les points dun terrain ayant
mme altitude) ;
les quadrillages ou carroyages qui sont les divers points de reprage. Ces
points sont quidistants et reprsents par des croix ;
les coordonnes planimtriques et les coordonnes altimtriques ;
la direction du Nord, lchelle ;
la reprsentation des autres lments tels que : les cours deau, les zones de
marcage, les cases, les poteaux lectrique, etc.
Le plan topographique qui sert de support au travail du projeteur est une chelle
qui dpend de lavancement de ltude et de la zone urbaine ou rurale de travail.
Les chelles suivantes sont gnralement adoptes :
Le projet dexcution se fait de prfrence au 1/500 en zone urbaine sauf dans les
b) Les circulaires
Les normes tablies par la Direction des Routes et de la circulation Routire sont
souples pour lutilisateur car elles donnent au projeteur des indications quil est
souhaitable de respecter sans que cela soit un impratif absolu. Elles sont lies aux
considrations de cot et de confort pour les usagers. Nous avons les circulaires
suivantes :
I.C.T.A.R.N : Instructions sur les Conditions Techniques dAmnagement des
Routes Nationales ;
I.C.T.A.A.L : Instructions sur les Conditions Techniques dAmnagement des
Autoroutes de Liaison ;
I.C.T.A.V.R.U : Instructions sur les Conditions Techniques dAmnagement
des Voies Rapides Urbaines.
Exceptionnelle 120
1re 100
2me 80
3me 60
4me 40
2.2.1 Dfinition
Il est compos dune succession de segments de droites (Alignement droit) raccords
par des courbes. Ces dernires sont soit des clothodes (courbes courbures progressives),
soit des cercles.
1200
346 2 x 2 voies
361 + 1.5
R
1020
346 3 voies ou 2 voies (6 et 7 m)
361 + 1.5
R
920
366 2 voies (5m)
361 + 1.5
R
Soit LAD la longueur dalignement droit entre deux courbes de mme sens, LAD 3.V
(m/s)
L AD 3.V
R2
R1
R3
Dans limpossibilit dintercaler une longueur dalignement droit convenable, on peut faire
un raccordement unique en choisissant un rayon R3 plus grand.
Surlargeurs
Lorsquun vhicule circule dans une courbe, il occupe une largeur plus grande que
sur lalignement droit. Il est trs sensible pour les vhicules longs, cest donc pour leur
permettre de sinscrire dans la largeur dune voie au niveau des virages de petit rayon que
Cours dispens par SOTONG Joseph 10
cette notion est ne. Les circulaires limitent ladoption des surlargeurs aux rayons
infrieurs 200 m, la surlargeur S en courbe par voie de circulation est calcule par la
50
S=
formule : R et 0.20m < S 3m.
2.3.1 Dfinition
Deux types de profil en long existent : le profil en long du terrain naturel et le profil
en long du projet.
Rampe
Parabole de rayon RV
Rampe
Pente
l
Parabole de rayon RV
Les pentes et les rampes sont appeles des dclivits. Leurs valeurs sont fonction de
la vitesse de rfrence.
La longueur minimale l entre les deux paraboles est 50m
RV : Rayon en angle saillant
RV : Rayon angle rentrant
RV > RV cause de la visibilit
Ne jamais sparer ltude du profil en long de celle du trac en plan. Exclure les
courbes accentues en plan au voisinage des points sensibles du profil en long ;
Eviter que les dclivits maximales se maintiennent sur les distances
suprieures 1000m.
Crer une voie supplmentaire lorsque la route a une rampe forte (+ 5%) et
longue (1 Km)
choisir de prfrence (sauf difficult dinsertion dans le site) un profil en long
lgrement au-dessus du terrain naturel plutt qu un niveau ou en dessous
pour des raisons lies lassainissement ;
utiliser des rayons adapts lapproche des points particuliers
viter, si possible, de situer les points particuliers dans les fortes dclivits et les
quelques centaines de mtres leur succdant ;
adopter des dclivits suffisantes dans les zones de faible pente transversale et
dans les sections en dblai, afin dassurer un bon coulement des eaux de
ruissellement ;
Le projet dune voie routire, ralis partir de documents plan, ne donne pas la
vision relle de ce que sera lamnagement dans lespace, do la ncessit de coordonner
trac et profil par une tude densemble, qui doit permettre :
dassurer une bonne visibilit lapproche des points singuliers (pas de
carrefour aprs un sommet de cte ou un virage, etc.) ;
de caler les courbes en plan de telle sorte quelles soient bien en correspondance
avec les courbes en profil en long du secteur ;
dviter aprs un sommet de cte des rapparitions de trac trop proches du
lieu de disparition.
Dans certains cas particuliers, des drogations aux normes ainsi dfinies peuvent
tre accordes, aprs avoir puis toutes les possibilits offertes par les rglementations.
La zone concerne est alors traite avec grande attention pour viter toute cause
daccident.
Lorsque la dclivit maximale est au-del de 4%, il faudrait imposer une longueur
maximale la section de cette route. Cette longueur maximale est appele longueur
critique de pente maximale (Lc).
Assiette
Entre en terre
Ass iette
E ntr e e n t e rr e
M a t ri a u x e n le v s
M a t ria u x a pp ort s
E ntr e e n t e rr e
A s sie tte
* En section courante
La chausse est divise en voie de circulation dont la largeur est suffisante
pour permettre le passage dune file de vhicules ;
Le nombre et la largeur des voies de circulation dpendent du volume et de la
composition du trafic amens les emprunter ;
Le terre-plein central ventuel ;
Les accotements ;
Les ventuelles bandes darrt et bandes cyclables.
[Link] Du ct de la nature
* Leau et le sol
Linteraction de leau et du sol est caractrise par le ruissellement superficiel
(rosion du sol, transport et sdimentation des produits de lrosion etc.), et linfiltration
(nappes souterraines, vaporation etc.)
Les travaux routiers reprsentent un rel danger pour les lments essentiels
[Link] Du ct de la faune
Les animaux ont lhabitude de suivre des itinraires prcis pour se rendre
leur lieu traditionnel de chasse, de repos, daccouplement etc. Cest la raison de
bien des accidents dont sont victime nombre de petits et parfois de gros animaux.
Le mieux est dviter les zones de conflits, mais on peut galement raliser
des passages infrieurs ou suprieurs etc.
[Link] Du ct du patrimoine
Les vestiges archologiques, les monuments peuvent tre menacs par
larrive de la route. Une concertation au pralable est ncessaire entre les
interlocuteurs. Lune des solutions retenues sont : le contournement du site, la mise
en valeur du monument, etc.
[Link] Du ct du paysage
La construction dune route modifie, parfois fortement le paysage, mais elle
permet aussi de le dcouvrir. Il est donc ncessaire de tenir compte de tous les
points de vue : la qualit du site, lopinion des riverains et des visiteurs etc.
Couche de roulement
Couche de liaison
Couche de base
Couche de fondation
Sous-couche
Couche de forme
Remblai
Terrain naturel
Terrain naturel : cest le sol tel quil se prsente aprs dcapage de la couche ou
lexcution des dblais.
Sol de fondation ou sol de plate-forme : Terrain naturel prpar, ou ensemble constitu
par le terrain naturel et les remblais, situ sous la chausse ou, le cas chant,
sous la couche de forme.
Couche de forme : Couche de matriaux de bonne qualit la partie suprieure des
remblais ou des dblais. Elle peut tre constitue de sols traits ou de matriaux
rapports.
Couche de fondation : elle est constitue de matriaux mis en uvre sur la forme
(remblais, terrain naturel prpar ou couche de forme). Elle contribue rduire les
contraintes transmises au sol support ou la couche de forme, et prsente des
performances permettant de rsister aux contraintes engendres par le trafic.
Couche de base : elle est constitue de matriaux traits ou non traits, mise en uvre
sur la couche de fondation.
Elle est destine rduire les contraintes transmises au sol support ou la couche de
forme : ses performances lui permettent de rsister aux contraintes engendres par
le trafic.
Couche de surface : elle est constitue de la couche de roulement et le cas chant
dune couche de liaison. Elle permet labsorption des efforts de cisaillement,
limpermabilisation des couches qui lui sont infrieures.
Couche de roulement : elle est constitue de matriaux bitumineux ou de bton de
ciment qui reoit directement les effets du trafic et des agents atmosphriques, et
qui assure une fonction dtanchit et de protection des assises.
La sous-couche cest la couche supplmentaire interpose entre le terrain et la couche
de fondation afin de prserver certains effets. Elle a pour rle :
- soit dempcher des remontes dargile dans la chausse (sous
couche anticontaminante) ;
- soit dassurer le drainage de la fondation (sous-couche
drainante) ;
- soit de couper les remontes capillaires (sous-couche anti-
capillaire).
5 10 (S2) 45 S2
10 15 (S3) 35 S2
10 15 (S3) 45 S3
15 30 (S4) 30 S2
15 30 (S4) 35 S3
15 30 (S4) 50 S4
Eviter dutiliser :
- les matriaux dont la granulomtrie maximale est suprieure 150 mm;
- les matriaux dont le pourcentage de fines est suprieur 35 ou 45% et l'IP suprieur 20 ou 30.
Les matriaux suivants peuvent tre traits :
- IP < 25
- Sols grenu nayant pas dlments de diamtre suprieur 80 ou 100mm
0.50 m
dch
da Imprparation
C hausse
D b la i A c c o te m e n t
R is b e rm e d e d b la i
C o u c h e d e s u r f a c e ( i m p r g n a ti o n + re v t e m e n t)
C o uche de B ase
T a lu s d e d b la i
B erm e
C o u c h e d e F o n d a ti o n
F oss R e m b la i
T a l u s d e r e m b la i
T e rr a in N a tu r e l
E n tr e e n te rre
F o s s d e p ie d d e ta lu s
A s s ie tte
E m p rise
[Link] Gnralits
Le trac en plan consiste reprsenter laxe de la route par une succession de lignes brises appeles
alignements gnraux (segments de droites). Il est normal pour des raisons de confort et de scurit de
raccorder ces segments de droites par une courbe appropries donnant le maximum de confort sans oublier
lincidence conomique du type de raccordement choisi.
La justification de lemploi de ces lments gomtriques rside principalement dans les conditions
de conduite quils offrent aux usagers.
De manire gnrale, il existe deux principaux types de raccordement :
- le raccordement circulaire pour R RH (R tant le rayon choisi)
- Le raccordement progressif pour R < RH
N.B :
- Les angles sont exprims en grades avec six (06) chiffres aprs la virgule
- Les distances sont exprimes au centimtre prs c'est--dire avec deux (02) chiffres aprs la virgule
- sera pris 3.1416
T1 T2
R
R
2
b) Calcul de la tangente : T
T
tg = T = [Link]
2 R 2
La tangente est : T = [Link]
2
c) Calcul du dveloppement de larc du cercle : D
Nous savons que un tour de cercle de rayon R (2R) vaut 400gr, ce qui implique que pour un balayage
dun angle (en grade), on a :
D = (gr)
R.
200
d) Calcul de la bissectrice : SB
R
SO = SB + R SB = SO - R (1) et Cos = (2)
2 SO
R
(2) SO = (3)
Cos
2
1 R
En remplaant (3) dans (1) on obtient : SB = SO = -R = R 1
Cos Cos
2 2
Exemple de calcul
Exercice :
Soit une route de vitesse de rfrence Vr = 60Km/h possde deux sommets. Le premier sommet a un
rayon de 500m et un angle au sommet de 34.2435 gr et le deuxime un rayon de 700m et un angle au
sommet de 145.3426gr. Calculer les lments de raccordements de ces deux sommets.
Solution :
Pour une vitesse de rfrence de 60Km/h, on a RH = 600m
1er raccordement : R = 500m
R < RH On na pas faire un raccordement circulaire
2e raccordement : R = 700m
R > RH On a faire un raccordement circulaire, calculons donc ses lments
i) Calcul de langle au centre :
= 200 - (gr)
A.N : = 200 145. 3426 = 54.6574gr
+ d%
+2% / +2.5%
Dvers positif
Dvers nul
Dvers ngatif
-2% / -2.5%
-2% / -2.5%
- d%
Variation en coupe
-d%
+d%
-d%
-d%
-2%/-2.5% -2%/-2.5% +d%
Longueur de raccordement
Alignement droit avec
avec un dvers variant Partie circulaire avec un dvers
un dvers constant
constant
+d%
-2%/-2.5% -2%/-2.5%
Variation en plan
Calcul de dvers
Le dversement des chausses traduit linclinaison de la chausse en profil en travers par rapport
lhorizontale :
- En alignement droit, un angle de dversement de faible valeur permet lvacuation de leau de pluie
sur les accotements et bordures des chausses ;
- En courbe, le dversement de la chausse vers lintrieur de la courbe a pour effet de faire jouer la
pesanteur un rle actif. La rsultante des forces appliques au centre de gravit du vhicule
V 2
sexprime par : M g.d
R
d est appel dvers.
Soit d le dvers de la partie circulaire, chaque catgorie de la route possde son dvers par la formule
RH ' R
: d = 7*
RH ' RHm
d est exprim en pourcentage (%)
RH : rayon non dvers
RHm : rayon minimum absolu
R: rayon de la courbe choisie
Exemple :
Soit une route de troisime catgorie, calculer le dvers correspondant un virage de rayon 200m.
Solution :
Route de troisime catgorie Vr = 60 Km/h
RHm = 120 m RH = 600m R = 200m
RH ' R
d = 7*
RH ' RHm
A.N : Erreur ! Liaison incorrecte.= 5.83% On arrondi 6% d = 6.0%
0.00
- 6%
Introduction du dvers
La longueur du raccordement progressif est donne par : L1 = d *la avec d = dc d0
dc est le dvers de la partie circulaire et d0 celui de lalignement droit
La est une longueur correspondant une variation du dvers de 1%, on peut le rsumer dans le tableau ci-
dessous
Vr (Km/h) 40 60 80 100 120
Vr (m/s) 11.11 16.66 22.22 27.77 33.33
la (m) 5.50 8.50 11.00 14.00 16.50
Exemple :
Soit une route de vitesse de rfrence = 100 Km/h ayant un rayon de 900m un de ses sommets, donner sa
variation de dvers ainsi que sa longueur (L) de raccordement progressif :
Solution :
RHm = 425 m RH = 1300m R = 900m
d = 5.5%
-2.5%
-2.5%
- 3.0%
Voici la reprsentation :
Cer. R = 900m
AD
3%
3% 3%
2.5% 2.5%
2.5% 2.5% 2.5% 2.5%
3%
0% 1% 2%
2.5% 2% 1%
14.00 x 5
7.00
Il arrive trs souvent quon fasse lintroduction de dvers sur les distances diffrentes de la,
pour cela, il faudrait utiliser la formule tablie ci-dessous :
Soit X la distance cumule du dbut de la clothode la fin de celle-ci, nous avions vu que
L
la = correspond une variation de 1%, quelle sera donc la variation
d
(d = d d0 avec d linconnu et d1 dfinie ci-dessus) du dvers correspondant une distance X ?
l a 1% X X
Ceci donne d ' = d d 0 = = (d c d 0 ) Linconnue d vaut
X d ' ? la L
X
d = (d c d 0 ) + d 0
L
Exemple :
A partir de lexemple ci-dessus, donner les dvers correspondants aux distances suivantes : 0, 10, 15, 40, 50,
60, 67, 77, 87
Solution :
Dans la formule ci-dessus, nous avons les paramtres suivants :
X
dc = 3.0%, d0 = 2.5%, L = 77m d = (3.0 (2.5)) 2.5 d = 0.0714X 2.5
77
X (m) 0 10 15 38,5 50 60 67 77 87
d (%) -2,5 -1,786 -1,429 0,249 1,07 1,784 2,284 2,998 3.0
darrondi -2,5 -1,77 -1,43 0,25 1,07 1,78 2,28 3.0 3.0
La clothode
La clothode avec sa courbe courbe progressif est indiqu pour lintroduction des dvers. Elle
permet donc de passer de lalignement droit au cercle. Cette courbe doit donc dcrire tous les rayons compris
entre linfini (AD) et R.
M (L, R)
Y
Y
Tk
R
o X
Xcc
TL
Y
X
La clothode est une spiral dont la courbure croit proportionnelle larc. Si A est le paramtre de la
clothode, on a : A2 = L.R, avec L : la longueur de la clothode et R : le rayon
a) Condition de gauchissement
Elle limite le basculement des chausses lors de leur dversement dans un virage en plan. Elle
correspond la limitation de la variation du dvers 2% par seconde pendant le parcours une vitesse de
rfrence. La chausse doit tre dverse comme indiqu ci-dessous.
d = +2.5%
d = -2.5% d = -2.5%
d = -2.5% d1 - 2.5%
d c d 0 Vr
Soit L1 la longueur de raccordement, L1 est donne par la formule : L1 ( m) x (1)
2 3 .6
avec dc : le dvers de la partie circulaire
d0 : pente transversale qui est fonction de la nature du revtement
d0 = 4% pour chausse non revtue
d0 = 2.5% pour chausse revtue souple (tapis denrob ou enduit superficiel)
d0 = 2% pour chausse en bton de ciment
dc et d0 sont exprims en valeur algbrique et Vr en Km/h
Vr
(1) revient crire L1 ( m) d * = d * l a
7 .2
Exemple : Voir lexemple fait prcdemment
En rgle gnrale, on admet quun raccordement progressif, pour tre perceptible, doit
correspondre un changement de direction suprieure ou gale 3. Autrement dit, la longueur de
raccordement doit correspondre un angle 0 au moins gal 3. Elle est traduite par la relation
R
L2 .
9
c
R
0
L
Y
AD
o X
L /2 L /2
900
Exemple : R = 900m L2 = 100m
9
Solution :
Pour Vr = 100Km/h on a : RHm = 425 m RH = 1300m R = 1000m
T Bx
M
M
X cc
X
R y
c y Y
Solution
a) Gnralits
Le profil en long est constitu de succession de rampes et de pentes raccordes par des lments circulaires
ou paraboliques. Il se conoit aprs le choix dfinitif du trac en plan.
Les premiers lments dont on a besoin pour commencer un profil en long sont :
- les distances entre les profils ;
- les altitudes des diffrents profils relevs sur laxe du trac en plan (Cote Terrain
Naturelle CTN)
Les lments que comporte un profil en long ont pour but de fournir tous les renseignements utiles
concernant notamment les distances et laltimtrie des points caractristiques du terrain naturel et du
projet.
Un profil en long en lger remblai est prfrable un lger dblai qui complique lvacuation des eaux.
Bien quil ne soit pas impos une dclivit minimale, il est toutefois ncessaire dadopter une dclivit :
- dans les zones de dvers nul, il faudrait au moins 0.5% 1% pour empcher la stagnation des eaux.
(Le plus souvent, on choisit 1%) ;
- dans les zones en dblai, au moins 0.2% pour que louvrage longitudinal dvacuation des eaux ne
soit pas trop profondment enterr 0.5% en rgle gnrale)
b) Echelle
Afin dassurer une meilleure comprhension et faciliter la confection des plans, on dforme toujours le
profil en long en multipliant lchelle des altitudes.
Echelle des hauteurs
Echelle des longueurs =
10
1/2000
c) Plan de comparaison
Il peut arriver que certaines altitudes ne puissent tre reprsentes, il faudrait donc changer lorigine en
ordonne en ce profil afin de permettre sa reprsentation. On parle de changement du plan de
comparaison.
Pc1 Pc2
400
Px H
h
Px 400
d
H h H
= h = d.
D d D
A.N : d = 1.7m H = 5m D = 3m h = 2.83m
Px = 402.83m
a. Reprsentation du cartouche
Il est sous la forme :
Distances partielles
Distances cumules
Dclivits
A droite
Dvers
A gauche
A (x1, y1)
b Pente = P
y 2 y1
Soit P la pente de la droite ci-dessus : P =
x 2 x1
Lquation dune droite est de la forme y = a.x + b
Avec a : la pente b : lordonne lorigine
Une fois lquation de la droite connue, les altitudes de tous les points situs sur cette droite sont
connues.
Exemple 3 :
Soit une droite (D) passant par deux points A (547,24 ; 224,53) et B (651,12 ; 219,08)
1- Calculer la pente de droite AB
2- Donner lordonne lorigine
3- En dduire lquation de la droite
Exemple 4 :
Soit une droite (D) passant par deux points A (469,34 ; 207,45) et B (589,23 ; 347,85)
4- Donner la pente de la droite
5- Donner lordonne lorigine
6- En dduire lquation de la droite
Profil fictif
C
A
Ligne rouge
D
B a b
m
x y
a b a+b m
____
= ____
= ____ ____
= ____ ____
on en dduit a et b
AB CD AB + CD AB + CD
N Profil DP DC CTN
0 689.00
25
1 688.00
25
2 690.00
20
3 683.00
20
4 684.00
20
5 685.00
20
6 688.00
20
7 687.00
15
8 685.00
15
9 683.00
20
10 682.00
J
y X
x
M
Y
La parabole est une courbe dont la forme est reprsente ci-dessus. Cette courbe admet la droite JY
comme axe de symtrie. Le point J de la parabole situ sur cet axe est le sommet.
I
S
y1
T1 x1
y2 x2
R T2
p1
p2
P
Q
I : Intersection des deux droites (Par calcul)
T1 : Tangente de la parabole avec la droite 1 (Par calcul)
T2 : Tangente de la parabole avec la droite 2 (Par calcul)
R : Rayon de la parabole (Par choix)
S : Sommet de la parabole (Par calcul)
s : Distance entre le point I et le sommet S
c) Calculs
Six cas diffrents de figure sont recenss :
- Calcul du sommet s
x S = xT 1 + x1 et y S = yT 1 + y1
RECAPITULATIF
Dsignation x y
Intersection I xI yI
D
xT 1 = x I
2 yT 1 = P1 .xT 1 + b1
Tangentes Ti D
xT 2 = xI + yT 2 = P2 .xT 2 + b2
2
Sommet S x S = xT 1 + x1 y S = yT 1 + y1
R( P 1 P 2 )
2
Distance s s=
8
la ligne Parabole
Une donne y = ys
2R
rouge
M D2 Une donne P2.x + b2
- Calcul du sommet s
x S = xT 1 + x1 et y S = yT 1 y1
- Calcul des altitudes dun point dont labscisse est connue
RECAPITULATIF
Dsignation x y
Intersection I xI yI
D
xT 1 = x I yT 1 = P1 .xT 1 + b1
2
Tangentes Ti yT 2 = P2 .xT 2 + b2
D
xT 2 = xI +
2
Sommet S x S = xT 1 + x1 y S = yT 1 y1
R( P 1 P 2 )
2
Distance s s=
8
M D1 Une donne P1.x + b1
(x s x)
2
M appartenant
M Parabole Une donne y = ys +
la ligne rouge 2R
RECAPITULATIF
Dsignation x y
Intersection I xI yI
D
xT 1 = x I
2 yT 1 = P1 .xT 1 + b1
Tangentes Ti
D yT 2 = P2 .xT 2 + b2
xT 2 = x I +
2
Sommet S x S = xT 1 + x1 y S = yT 1 + y1
R( P 1 P 2 )
2
Distance s s=
8
M D1 Une donne P1.x + b1
M
appartenant
M Parabole
(x s x)
2
la ligne
Une donne y = ys
2R
rouge
M D2 Une donne P2.x + b2
- Calcul du sommet s
x S = xT 1 + x1 et y S = yT 1 y1
la ligne
Une donne y = ys +
2R
rouge
M D2 Une donne P2.x + b2
- Calcul du sommet s
x S = xT 1 x1 et y S = yT 1 y1
alors y = y s +
2R
la ligne
Une donne y = ys +
2R
rouge
M D2 Une donne P2.x + b2
- Calcul du sommet s
x S = xT 1 + x1 et y S = yT 1 y1
la ligne
Une donne y = ys
2R
rouge
M D2 Une donne P2.x + b2
N
DP DC CTN
Profil
0 388.73
20.00
1 387.97
15.00
2 389.22
15.00
3 387.54
20.00
4 384.47
20.00
5 382.30
25.00
6 381.52
22.99
7 382.18
22.99
8 382.56
25.00
9 386.15
20.00
10 386.15
20.00
11 385.30
20.00
12 385.60
46
b1 b2
XI = = 128.46 YI = 383.82
P1 P2
I (128.46 ; 383.82)
iii) Calcul des coordonnes des points de tangences
D R ( P2 P1 )
= = 80.17
2 2
D
xT 1 = x I = 48.29
2 yT 1 = P1 .xT 1 + b1 et yT 2 = P2 .xT 2 + b2 = 385.04
D
xT 2 = x I + = 208.63
2
P12 .R
x1 = P1.R = -114.78 y1 = = 2.20
2
P22 .R
x2 = P2.R = 45.56 y2 = = 0.35
2
x S = xT 1 + x1 = 163.07 et y S = yT 1 y1 = 384.69
47
III. TECHNIQUES ROUTIERES
Dfinition/ Gnralits :
Les terrassements consistent extraire, transporter et mettre en uvre les sols et des
matriaux. Ils commencent par la prparation des sols .
Prparation du sol :
Elle comprend les oprations suivantes :
- le dforestage dune bande trs large pour favoriser laction de schage des sols par le
vent et le soleil (environ 60 m en fonction de la hauteur des arbres) ;
- liminer la terre vgtale ;
- dessouchage et le dbroussaillage : dforestage et dbroussaillage : les produits sont mis
en dpt ou brls ou vendus ; dcapage de la terre vgtale : on la met en dpt pour une
rutilisation ultrieure sur les talus ;
- excution des redans ou sillons paralllement aux courbes de niveau pour ancre les
remblais lorsque les pentes du terrain naturel excdent 20cm/m ; sillons de 20cm si la pente est
48
suprieure 30%, redans gaux la largeur des engins si la pente est suprieure 30%. On
vitera dempcher ou de gner la circulation et de leau ;
- prparation de lassise des remblais ;
- dgagement des lits des cours deau et des talwegs de part et dautre des emplacements
douvrages dart.
1500
2000
300
50
m
0
3.3.2 Le drainage.
Le drainage consiste vacuer les eaux superficielles et souterraines hors de la route.
49
- externe : il sagit de linfiltration des eaux de pluies travers les talus, des
accotements ou de la chausse.
- interne : il sagit des nappes actives ou en coulement gravitaire ou par diffusion
capillaire.
Fonction du drainage :
o Capter les eaux infiltres ;
o Rabattre les nappes ;
o Stopper les remontes capillaires et les diffusions latrales.
Lobjectif est par ailleurs :
o de faciliter lexcution des terrassements ;
o daugmenter la portance de la plate-forme et rduire les variations
saisonnires ou localises ;
o dassurer la tenue des talus court et long terme.
N.B. Il est parfois possible dviter les ouvrages de drainage par un choix judicieux du
trac en plan et du profil en long.
Le compactage.
Le compactage est dfini comme lensemble des moyens , essentiellement mcaniques
mis en uvre pour amliorer les performances dun sol auquel on applique des
contraintes produisant des dformations irrversibles qui modifient ses caractristiques
intrinsques.
Le compactage est sans aucun doute l'opration la plus importante de la technique
routire. Il conditionne le comportement de la chausse court et long terme. Il faut
donc lui accorder une attention bien particulire.
Effets du compactage :
Le compactage ressert les pores, diminue les vides ; ce qui donne au matriau une plus
grande impermabilit tout en diminuant ses risques daltration et drodabilit ; il
augmente la cohsion et langle de frottement interne avec pour rsultat un meilleur
intercalage de ses particules, do une meilleure rsistance au cisaillement. Il
augmente la densit apparente sche et empche la liqufaction des sables soumis la
vibration.
a) Compactage des couches de la chausse ; Contrle du compactage.
Les matriaux sont compacts par couches de 20- cm par des engins appropris. Pour
atteindre de bons rsultas il faut faire des bancs dessai.
50
Les densits in-situ (en place) et la teneur en eau sont les lments principaux
contrler. Les cahiers de charges dfinissent les taux de compacit obtenir sur le
chantier par rapport au proctor de rfrence dtermin pralablement au laboratoire.
51
c) Les engins de compactage ; choix du matriel de compactage
Il y a plusieurs types de matriels de compactage ; leur choix dpend de la nature des
travaux raliser, des matriaux et des dimensions des parties compacter.
Le tableau ci-dessous donne une indication quant aux choix faire.
Compacteurs Compacteurs Compacteurs Plaques Pilonneuses
statiques pieds de mouton vibrants vibrantes
A pneus
A jantes
lisses
Tous
prfrentielle
Matriaux
Sols plastiques (de Tranches de faibles
granulaires
prfrence paisseurs
granulaire)
52
Il existe quatre mthodes dvaluation des cubatures sur un projet routier :
- la mthode de Robin
- la mthode exacte
- la mthode de laire moyenne
- la mthode de la moyenne des aires. Cest cette dernire qui est la plus utilise et cest
elle qui retiendra notre attention
* Expos de la mthode :
Cette mthode consiste tout simplement valuer les cubes des terres compris entre deux
profils en faisant le produit de la moyenne des surfaces de chacun deux par la longueur de
lentre profil.
S1 + S 2 S + S3 S + S n +1
V= d1 + 2 d 2 + .... + n dn
2 2 2
d d + d2 d + dn d
= S1 1 + S 2 1 + ... + S n n 1 + S n +1 n +1 .
2 2 2 2
d n = distance entre les profils n et n+1.
d +d
n n+1
= longueur d'application du profil n
2
Sn = surface du remblai ou du dblai au profil n.
53
Dblais Remblais
Distance entre
Surfaces Cubes Surfaces
dapplication
Observations
Total Total
Longueur
A gauche
A gauche
A droite
A droite
par par
Cubes
Profil
profil
profil profil
No
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
* Commentaire du tableau :
[1] suite des profils en travers (sans oublier les profils fictifs) ;
[2] distances entre profils (releves sur le profil en long) ;
[3] longueur dapplication : cest la longueur sur laquelle sapplique la section
du profil ;
[4] ; [5] ; [8] ; [9] sont remplies en y portant les surfaces quon a calcules au niveau
de chaque profil en travers.
* Remarque :
Les surfaces au droit des profils fictifs sont nulles.
Les surfaces calcules en[4] ; [5] ; [8] ; [9] sont multiplies par les longueurs
dapplication [3] pour obtenir les cubes [7] et [11]; il faut toujours vrifier que col.2
= col.3.
c) Le mouvement de terre :
Cest ltude des cubes transporter et de la longueur de transport. Notons V le cube
transporter et d la distance de transport. Le produit V X d est appel moment de transport.
Si on a plusieurs cubes V1 , V2 ,..., Vn transporter des distances d1 , d 2 ,..., d n on appelle
i=n
d V +d V +...+d n Vn d V i i
moyenne de transport le rapport d= 1 1 2 2 = i=1
i=n
. Dans un projet,
V1 +V2 +...+Vn
V
i=1
i
les terres sont transportes des dblais vers les remblais et les excdents sont mis en
dpt. Lorsque les dblais sont insuffisants pour combler les remblais, on est amen
faire des empreints. Ces transports se font des distances variables et parfois
indtermines. Le cot global de transport dpend directement de ces distances, donc de la
distance moyenne. Or lexamen de la formule donnant la distance moyenne montre que
celle-ci est minimale pour un mme cube V = SVir lorsque le moment de transport est
minimal. Dans un projet routier la recherche de la distance minimale de transport
simpose donc. Il y a plusieurs mthodes qui ont t labores. Celle que nous allons
retenir est celle de LALANNE.
54
on ne tient pas compte des cubes remployer au mme profil (cas des profils
mixtes) ;
on ne tient pas compte des profils fictifs.
b) Etablissement de lpure
Lpure de LALANNE est une reprsentation graphique en plan (dimension 2) des cubes
des terres.
tracer une ligne horizontale initiale (LT) ;
sur cette ligne, porter lchelle choisie lemplacement des diffrents profils en
travers ;
au droit de chaque profil, les volumes sont reprsents par des lignes verticales
une chelle proportionnelle au volume pris dans les colonnes 5 et 6 du tableau de
mouvement des terres ;
porter les dblais de bas en haut et les remblais de haut en bas en sautant
horizontalement dun profil au profil suivant. A chaque profil, on cumule les cubes
en comptant les dblais positivement et les remblais ngativement. Autrement dit
on porte en ordonne chaque profil, la somme algbrique des dblais depuis
lorigine jusquau profil considr.
Exemple :
Totaux
REMARQUES
Si le point O (fin de lpure) est sur la ligne LT, le cube de dblais est gal celui des
remblais : il y a compensation. ;
si le point O (fin de lpure) est au-dessus de la ligne LT, le cube de dblais est suprieur
celui des remblais : il y a ncessit de porter le reliquat des terres au dpt :
si le point O (fin de lpure) est au-dessous de la ligne LT, le cube des remblais est
suprieur a celui des dblais : il y a ncessit de porter des terres dun lieu demprunt
(carrire) vers le lieu des remblais.
Dfinition : La ligne de rpartition est une ligne horizontale imaginaire diffrente ou non
de la ligne de terre correspondant au minimum de distance moyenne de transport ;
Sens de transport : il est de :
la gauche vers la droite au dessus de la ligne de rpartition des terres ;
la droite vers la gauche au dessus de la ligne de rpartition.
55
Moment de transport :
Cest une quantit et qui reprsente le produit dun cube de terre par une distance dite de
transport et dont lunit est le m4. Sur lpure, on transporte le cube de terre AB sur la
distance AD = d ; le moment de transport est M = AB*d cest--dire la surface du rectangle
ABCD.
a) Diffrent cas de lignes de rpartition de terre :
i) dblais et remblais compenss : dans ce cas la ligne de terre est en mme
temps la ligne de rpartition des terres ;
ii) dpt ou emprunt unique lextrmit droite du projet : dans ce cas, on
considre lpure comme ayant un remblai au dpt ou bien un dblai
lemprunt correspondant respectivement lexcs de dblais ou lexcs de
remblais ; et la ligne rpartition LR est confondue la ligne de terre LT.
iii) dpt ou emprunt unique lextrmit gauche du projet : dans ce cas, la ligne
de rpartition LR est une ligne horizontale passant parle point final O.
iv) dpt ou emprunt unique sur la ligne des terres un profil intermdiaire :
56
intressent seulement XY et M2 XY ; or comme un cube identique est attach aux moments
M1, M2, M3, il est avantageux de comparer seulement les distances de transport lies ces
moments. Il est vident que la ligne qui aura la plus faible somme de distance de transport
sera la plus favorable.
57
Aprs cette tude, la ligne optimale de rpartition des terres est adopte ; permettant ainsi
de calculer la distance moyenne de transport.
58
1) la couche de forme : cest la couche sur laquelle reposent toutes les autres
couches de la chausse ; elle doit avoir un CBR minimum de 10-15.
2) la couche de base ;
Elles sont souvent faites en graves naturelles slectionnes ou en graves
cribles semi-concasses.
3) la couche de fondation :
Elles sont souvent faites en graves naturelles slectionnes, en graves
cribles semi-concasses, ou en graveleux latritiques.
GENERALITES
Le dimensionnement de la chausse consiste :
- dterminer les paisseurs des diffrentes couches ;
- dterminer les matriaux adapts ayant des caractristiques souhaites.
Ceci dans le but :
- dviter le poinonnement de la plate forme ;
- dviter les contraintes de traction, de compression et de cisaillement dus au
trafic.
Il existe plusieurs mthodes de dimensionnement de chausse :
- Mthode amricaine (AASHTO : American Association State Highways
Transportation Officals);
- Mthode suisse ;
- Mthode anglaise (Overseas Road Note 31) ;
- Mthode allemande (RSTO) ;
- Mthode du guide franais (CEBTP : Centre Exprimental de Recherche et
dEtude du Btiment et Travaux Publics) ;
Toutes ces mthodes font appel certains paramtres qui sont :
- trafic ;
- CBR du la plate forme ;
- coefficient dagressivit ;
- accroissement du trafic.
Dans notre cours, seule la mthode CEBTP sera tudie.
59
PARAMETRES DE BASE
1) Classe de portance du sol 2) Trafic
Cinq classes de sols ont t retenues. Cinq classes de trafic ont t retenues
L'tude de trafic est une partie essentielle de toute tude routire. Du volume de trafic
dpendent, en effet, les caractristiques essentielles d'une liaison, telles que gomtrie, largeur, gabarit,
charges de ponts et structures de chausses.
Mais l'tude de trafic est surtout importante pour le calcul du cot global de fonctionnement des
vhicules, qui dtermine de manire essentielle la rentabilit d'un projet.
a) Charges l'essieu
Par pays, la charge l'essieu autorise varie de 8t 13t. La charge l'essieu est une des donnes
de base de tous les dimensionnements de chausses, l'effet d'une surcharge se sent
immdiatement et les surcharges mettent en danger la prennit d'une structure.
En effet, le dommage occasionn par une charge roulante unique est valu par la notion
d'agressivit. La chausse est toujours dimensionne par la fatigue, c'est dire qu'elle peut
supporter un nombre de passages limits avant de rompre. Ce n'est donc pas une seule surcharge
qui cre 1a rupture, mais le passage successif de surcharges.
P
La loi donnant l'effet des surcharges est du type : A =
13
avec = 4 pour les chausses souples (En Afrique, prendre 4.5)
6 8 pour les chausses semi rigide
= 12 pour les bton
A coefficient dagressivit qui est fonction de la composition dessieux du trafic du poids
lourds considr.
Ceci veut dire qu'une surcharge de 10% cre 1.5 fois plus de dommage que la charge
rglementaire, une surcharge de 20% cre 2 fois plus de dommages (comme si le trafic tait doubl!),
et 50% de surcharge quivaut mme 5 Poids Lourds rglementaires !
La dtermination des diffrentes paisseurs de couches est donne partir de la classe du sol
et celle du trafic (Voir annexe).
Soit :
to le trafic moyen journalier de la 1re anne de comptage ;
60
n1 et n2 respectivement premire anne de comptage et premire anne de mise en service ;
tpl = taux de poids lourds ;
n la dure de vie de la route ;
i ou r le taux de croissance annuel du trafic ;
T le trafic moyen journalier en Poids Lourd l'anne de mise en service ;
N le nombre de poids lourds cumuls pendant la dure de vie de la route.
* la croissance gomtrique, o le trafic augmente tous les ans dun pourcentage fixe
par rapport l'anne prcdente. Pour l'anne N, on a alors :
N =365*A*To *
(1+i )n 1
i
Exemple 1
Soit une chausse VR = 80 km/h. La campagne de comptage routier ralise en 1993
a relev le T.M.J.A = 450 UVP/J avec un taux des poids lourds de 30%. Le taux de
croissance annuelle du trafic est de 12%. Sachant que le sol support un CBR compris entre
10 et 15. Dimensionner la chausse sachant que la dure de vie est de 15 ans. La date de mise
en service est fixe au dbut de 1995. La largeur de la chausse est de 5.00m
Solution
TMJA = 450 UVP/J i = 12% tpl = 30%
VR = 80Km/h
T = to * (1 + i) (n2 n1) * tpl = 450 * (1 + 0.12) (1995 1993) * 0.30 = 169.34
(1+ 0.12) 15 1
N = 365 x 169,344 x = 2,5 x 106 PLC
0.12
Trafic T3.
10 < CBR < 15 Sol 3 S3
Entre dans le tableau R : Bton bitumineux 5 cm
B : Graveleux latritique naturel 20 cm
F : Graveleux latritique naturel 20 cm
Exemple 2
Trafic de 600 UPV/J. On veut que la route dure 10 ans. On estime que la proportion des poids
lourds est du tiers des vhicules. Taux de croissance : 10%. CBR du sol support 16.
Dimensionner la chausse.
Solution
T = 1/3 x 600 = 200
i = 10%
N = 365 x 200 x (1 + 0 ,1 )
10
1 = 1,163 x 106 PLC
0 .1
61
N = 1,163 x 106 PLC T2
CBR = 16 classe de portance S4.
Revtement 4E ou T.
B : Graveleux lat. nat. 15 cm
F : Graveleux lat. nat. 20 cm
( )
Pour l'anne n, on a alors :
T = to * (1 + n*r) N =365*A*T*(1+ n )* 1+ n*r
2
EXERCICE
Le comptage routier de la campagne 1999/2000 dune route reliant deux points A et B a donn
le trafic dans les deux sens. T = 5000 uvp/j.
Laxe AB est subdivis en deux tronons : le tronon AC ayant une plate forme de CBR = 16
et le deuxime de CBR = 28
Le taux daccroissement des vhicules est de 7% et le taux de poids lourds est estim 15%.
La dure de vie du projet est de 20 ans.
Dimensionner la chausse de laxe AB sachant que :
1- la mise en service de la route aura lieu lanne 2000
2- la mise en service aura lieu lan 2005.
Utilisez les deux types de croissance et tirez une conclusion
OBJECTIF PEDAGOGIQUE :
A la fin des deux annes scolaires, llve devra tre capable de concevoir un petit projet de route mais
aussi savoir prendre toutes les dispositions pour un entretien optimal des routes revtues ou non.
62
3.8 Entretien routier.
Dfinition
Lentretien routier est lensemble des actions entreprises pour maintenir la qualit de la route et de
ses quipements afin d'assurer aux usagers des conditions de scurit et de confort dfinies.
Le domaine de l'entretien raliser sur une route concerne la chausse, les dpendances, les
ouvrages d'art, les quipements de scurit et de signalisation.
L'entretien routier se subdivise en entretien courant et en entretien priodique.
63
L'entretien priodique
La dmarche propose doit permettre, partir des donnes recueillies antrieurement (mesures
par les appareils grand rendement, inspections visuelles), de dterminer les travaux
d'entretien souhaitables.
Telle est la dfinition que le dictionnaire de la route donne de l'entretien priodique.
Il est vident que la dfinition ci-dessus du dictionnaire de la route ne colle pas avec ce qui se
fait chez nous.
Faute de financement ou de suivi, les interventions arrivent souvent trop tard. Le renforcement
prventif de chausse ne se pratique presque jamais au Cameroun.
64
Les diffrents types de dgradations des routes revtues
Remdes:
Ornires de faible ampleur: rebouchage
Ornires profondes: rfection localise du corps de chausse
65
Le rechargement par un tapis d'enrob,
Le renforcement, plus ou moins lourd, qui est la remise en tat ou l'accroissement de la
capacit portante d'une chausse par une nouvelle couche de base et une nouvelle couche de
roulement,
La reconstruction avec purges locales ou remise en tat de l'ancienne chausse utilise comme
fondation de la nouvelle structure,
Le retraitement, qui est une reconstruction rutilisant, en les amliorant, les produits obtenus
aprs dfonage de l'ancienne chausse.
La ralisation d'un enduit superficiel,
Le rechargement par un tapis d'enrob,
Le renforcement, plus ou moins lourd, qui est la remise en tat ou l'accroissement de la
capacit portante d'une chausse par une nouvelle couche de base et une nouvelle couche de
roulement,
La reconstruction avec purges locales ou remise en tat de l'ancienne chausse utilise comme
fondation de la nouvelle structure,
Le retraitement, qui est une reconstruction rutilisant, en les amliorant, les produits obtenus
aprs dfonage de l'ancienne chausse.
Lentretien
Il est identique lentretien de routes revtues, la diffrence fondamentale tant au niveau du
revtement. Il y a tout de mme des spcificits sur une route en terre, du fait que sa couche de
roulement qui nest pas revtue :
66
1. Lusure de la couche de roulement est plus forte et pus rapide du fait de laction
combine du trafic et de leau ;
2. Les travaux sur la chausse (reprofilage, compactage, etc.) ne peuvent se faire
pendant la pluie : il faut donc absolument les programmer pendant la saison sche.
3. Autant que faire se peut, il faut revenir assez souvent sur certaines tches, afin de
garder un niveau de service acceptable.
Lobservation interne de la chausse est rendue possible par lexcution des sondages
gotechniques. Ces sondages comprennent essentiellement le creusement des puits ainsi
que la ralisation des tarires avec prlvement dchantillons pour essais de laboratoire.
Par les sondages gotechniques suivis des analyses de laboratoire, on peut avoir les
renseignements suivants :
Lpaisseur des diffrentes couches de chausse,
La nature des matriaux utiliss dans les diffrentes couches,
La teneur en eau sous la chausse,
Les caractristiques des matriaux des diffrentes couches de chausse et de la plate-forme
Lensemble de tous les renseignements recueillis est regroup dans un seul document
appel "Schma itinraire".
67
Les indications concernant la largeur de la chausse et des accotements, l'environnement,
l'assainissement, etc.
La structure thorique de la chausse, les coupes des sondages, les caractristiques
d'identification du sol support, etc.
Etc.
Il est conseill d'utiliser un modle existant du schma itinraire.
Une fois, le schma itinraire tabli, il convient d'examiner la cohrence entre les diverses
informations recueillies et essentiellement entre :
La dflexion,
L'tat de surface,
La structure de la chausse existante.
Les incertitudes seront leves par une nouvelle visite sur le terrain ou par l'excution des
sondages complmentaires.
L'analyse du dflectogramme permet de diviser l'itinraire en sections homognes sur
lesquelles on calcule la dflection caractristique D90.
Sur les sections homognes dfinies partir du dflectogramme, on analyse les
dformations et les fissures. On calcule notamment le pourcentage de linaire atteint d'une
part par les dformations et d'autre part par les fissures.
Pour quantifier la qualit apparente de la section, on lui attribue une note qui la classe
dans l'une des catgories suivantes :
Moins de 10 % de dgradations,
10 50 % de dgradations,
Plus de 50 % de dgradations.
Par comparaison des deux types de dgradations, fissures et dformations, on obtient une
grille qui permet de chiffrer la qualit apparente de cette section de la chausse.
Fissures
1 3
2
Dformations
1 1 2 3
2 3 4 5
3 5 6 7
68
On constate que cette mthode d'analyse ne tient pas compte des dfauts propres la
couche de roulement qui sont des:
Arrachements,
Peignages,
Ressuages,
Fluages,
Etc.
Ces dformations font l'objet de solutions de remise en tat spcifique.
Dc = m+1,3
est l'cart type et m la moyenne des dflexions sur la section homogne.
Qualit des
Bonne Douteuse Mauvaise
structures
69
On les rencontre dans le Nord et lExtrme-Nord du Cameroun.
Les principales caractristiques sont:
Dmax : 6mm 30mm
Pourcentage des fines : 10 30%
IP : 12 20
CBR 95% OPM: 20 40
On peut les utiliser tout au plus la couche de fondation.
Les scories volcaniques et les pouzzolanes
Ce sont des matriaux volcaniques quon rencontre au Sud-Ouest, lOuest et au Nord-
Ouest.
Granularit trs variable : 0/20 0/300
Pourcentage de fines trs faible < 10 %
Non plastiques
Granulomtrie souvent uniforme
Ncessite un criblage
Densit maximale : 1,7 2,1 t/m3
CBR varie de 20 40
Mise en uvre difficile
Les graves quartzeuses
On les rencontre galement dans la partie septentrionale du pays.
Elles prsentent les caractristiques moyennes suivantes :
Dmax : 20 60 mm
Pourcentage des fines : 10 30%
IP : 18 32
CBR 95 % OPM : 20 50.
Les graves concasses
Les graveleux latritiques sont souvent argileux, trop plastiques avec un pourcentage de
fines lev. On lui ajoute souvent un certain pourcentage de concass pour amliorer ses
caractristiques.
Le pourcentage optimal incorporer est dtermin au laboratoire et se situe autour de
30%.
Le graveleux ainsi amlior peut tre utilis en couche de base des chausses trafic
modr.
Les graveleux latritiques ciments
Dans la littrature, on distingue les graveleux latritiques amliors au ciment des
graveleux latritiques stabiliss au ciment.
Au Cameroun, on sest souvent situ entre les deux.
Les graveleux sont traits une teneur en ciment comprise entre 3% et 4,5%. La chausse
a gard son caractre souple
Les graveleux latritiques ciments
La formulation consistait dterminer la teneur en ciment qui confrait au mlange :
Un CBR 95% OPM aprs 3 jours lair et 4 jours dimmersion de 160,
Une rsistance la compression simple aprs 7 jours de cure lair comprise entre 18 et
30 bars,
Une rsistance la compression simple aprs 3 jours de cure lair et 4 jours
dimmersion au moins gale 5 bars,
Une rsistance la traction brsilienne lair au moins gale 3 bars.
Les enrobs
70
Les graves bitumes
Granularit 0/31,5, 0/20 et aujourdhui 0/14,
Granulat de Los Angeles < 35
Bitume 40/50, 60/70 ou 80/100 une teneur variant entre 3,5 5 %
Formulation partir de lessai Duriez qui doit donner une rsistance en compression
lair de > 30 et un rapport Rc/Rc >0,6 pour une compacit Duriez comprise entre 88 95
%.
Les graves mulsions
Granularit 0/31,5, 0/20 et aujourdhui 0/14,
Granulat de Los Angels < 35
Emulsion cationique rupture lente : 3 4,5 %
Formulation partir de lessai Duriez.
Les btons bitumineux
Granularit 0/10, 0/12,5 et 0/14,
Granulat de Los Angeles < 35
Bitume 40/50, 60/70 ou 80/100 une teneur variant entre 4,5 7 %
Formulation partir de lessai Duriez qui doit donner une rsistance en compression
lair de > 60 bars et un rapport Rc/Rc >0,75 pour une compacit Duriez comprise entre
92 94 %.
Gnralits
Les caractristiques intrinsques des granulats
Les caractristiques de fabrication des granulats
Lagrment des carrires
Le contrle de fabrication des granulats
Granulat
Granulomtrie
Granularit
Fuseaux granulomtriques Sable
Filler
Fines
Fines dapport
Fines apportes par les granulats
Elments fins
Classe granulaire d/D
Grave
Gravillon
71
Les ballasts d/D o d >=25 mm et D<=50 mm.
72
Les mulsions de bitume
Les bitumes purs
Obtenus par raffinage de bruts de ptrole
Ne comportent aucun ajout
Mis en uvre chaud
Temprature de mise en uvre >130C
Autres bitumes
Bitumes fluxs : bitumes purs + produits provenant de la distillation du goudron de
houille.
Bitumes fluxs mixtes : bitumes purs + diluant de ptrole (>= 50%) et diluant du goudron
houille.
Goudron : provient de la distillation de la houille.
Bitumes-goudron : bitume pur (>= 50%) + goudron.
Elles sont obtenues par la mise en suspension stable de particules trs fines de bitume dans
leau.
Les liants de base peuvent tre soit des bitumes purs, soit des bitumes fluidifis ou fluxs.
Les mulsions de bitumes sont fabriques en usine, en dispersant le liant dans leau par
nergie mcanique et en prsence dun mulsifiant.
Il sagit des graves 0/D entirement concasses. Ils ont t abondamment utiliss en
couche de base des chausses dans les annes 80. Les granularits 0/31,5 et 0/40 taient
souvent utilises.
Ils doivent avoir une duret Los Angels au plus gal 35, mais on a tolr des Los
Angels atteignant des valeurs de 40.
Les courbes granulomtriques doivent entrer dans le fuseau de spcification.
Barrires de pluie
La route en terre, du fait quelle nest pas revtue, est essentiellement vulnrable en temps
de pluie. Elle ncessite une protection particulire pour lui permettre doffrir un niveau de
service minimum acceptable pendant sa dure de vie estime 5 ans maximum. Lune
des mesures de protection consiste riger des barrires de pluie sur les routes en terre.
Les barrires de pluies sont des dispositifs de protection des routes en terre dont la
dgradation peut tre cause par la circulation des vhicules en temps de pluie. Elles sont
des barrires en bois ou surtout en acier disposes transversalement sur la chausse. Voir
schma ci-dessous.
73
Les barrires de pluie existent sur presque toutes les routes en terre du pays, soit environ
1044 barrires pour plus de 45000 km de routes. La localisation et les modalits de
fonctionnement des barrires de pluie ont t rglementes par un arrt conjoint du
Ministre des Travaux publics et celui des Transport (Arrt conjoint No
2528/MINTP/MINJP du 3 aot 1999 dont une copie est donne ci-dessous). En principe
les vhicules dont le poids total en charge dpasse 3,5 tonnes et/ou ayant une capacit dau
moins 12 places assises ne sont pas autoriss circuler pendant les pluies et 2 4 heures
de bon temps aprs la fin des prcipitations. Actuellement au Cameroun, la gestion des
barrires de pluie constitue la deuxime phase des contrats dentretien des routes en terre
attribus aux entreprises, dans le cadre des marchs annuels et pluriannuels. Elle intervient
ds la saison des pluies et sarrte ds le dbut de la saison sche.
La barrire de pluie est trs importante : bien garde et respecte par les usagers, elle
permet de scuriser la route en terre par rapport laction combine des pluies et de la
circulation des vhicules. Le cas chants, les dgts causs par les vhicules circulant sur
une route en terre aprs la pluie sont trs importants.
Un vhicule poids lourd a forc une barrire de pluie pendant la plue dtruisant non
seulement la barrire mais aussi la couche de roulement sur 25 km. De temps en temps ce
vhicule drapait et se retrouvait dans les fosss qui ont aussi t bouchs par endroit.
Consquence : leau de ruissellement revenait sur la chausse et crait des ravines. Les
travaux de rhabilitation de cette route avaient cot 1 125 000 000F CFA. Ce seul acte
dincivisme a caus des dgts dont les rparations on cot 187 500 000F CFA lanne
suivante.
Une seule averse tropicale peut causer des dgts incommensurables sur une route en
terre.; si cela sajoute les effets dgradations dues la circulation pendant ou peu aprs
les pluies alors quel que soit linvestissement consenti sur une route non revtue, elle ne
tiendra pas mme pour un jour.
Pour que les barrires de pluie soient bien gardes et respectes par tous, il faut :
sensibiliser tous les usagers de la route (les riverains, les conducteurs, les propritaires des
vhicules, etc.) sur limportance de la route et du respect des barrires de pluie;
prendre des mesures dissuasives et rpressives suffisamment rigoureuses contre les
contrevenants la loi et la rglementation.
74
Les accidents de la route ont une origine triple : la route, les vhicules, les conducteurs.
Ltat de la route : une route mal entretenue (chausse dgrade ou envahie par la
vgtation, virages non dbroussaills, etc.) sont des sources daccidents ;
Ltat du vhicule : il est vident quun vhicule ayant des dfaillances mcaniques
causera des accidents ;
Le comportement du conducteur : un conducteur fatigu, en tat dbrit, somnolent ou
mme distrait, pratiquant une vitesse excessive, ne respectant pas les rgles lmentaires
de la circulation et de la signalisation routires expose le vhicule et les usagers aux
accidents. Au Cameroun, 70% des accidents sont dus aux comportements des conducteurs
de vhicules.
Sur le plan national linscurit routire aggrave les problmes du secteur des transports et
prive lconomie de prcieuses ressources humaines et matrielles ncessaires son
panouissement. Sur la plan rgional, elle compromet les chances de dveloppement des
pays voisins frres, surtout ceux qui ne disposent pas de faade maritime et dont le fret
transite par le territoire camerounais.
Pour faire face cette situation, le gouvernement a engag la lutte pour une meilleure
scurit routire. Les mesures prises cet effet concernent la fois le conducteur, le
vhicule et la route.
75
Les oprations sur le terrain comprennent le pesage routier, les barrires de pluie et les
barrires ponctuelles. Au cours de lanne 2000, il y a eu une reforme du permis de
conduire et des auto-coles.
76
le traitement des points o la visibilit est rduite :
Ce sont les virages, la prsence dun dos dne ou mme la vgtation. En ces points la
circulation est dangereuse surtout en cas de dpassement.
Valeurs de la distance minimale D de la visibilit partir de laquelle le marquage doit
tre effectu. Elles dpendent de la vitesse du vhicule dpassant et de celle des vhicules
venant en sens inverse.
Les valeurs de D correspondent la vitesse qui nest dpasse que par 15 % des vhicules.
Signalisation lumineuse
Signalisation de chantier
Dispositifs de scurit :
3.51 Terminologie:
Les dispositifs de retenue sont ceux dont les angles probables de heurt sont infrieurs
45. Ils sont dits frontaux lorsque cet angle est compris entre 45 et 90. Ils sont qualifis
de simples lorsquils ne sont efficaces que dun cot (accotement) et de doubles lorsquils
peuvent tre percuts des deux cots (terre-plein central). Ils sont dits souples lorsquils
se dforment sous le choc dune voiture et conservent une dformation permanente. Ils
sont rigides lorsquils ne subissent ni dformation ni dplacement lors dun choc.
On distingue deux types de dispositif de retenue :
les glissires de scurit : elles retiennent les voitures dans de bonnes conditions de
scurit ;
les barrires de scurit : elles sont capables de retenir les vhicules lourds. Voir figure ci-
dessous.
3.11 Les carrefours
77
3.52 Glissires mtalliques.
GESTION DU MATERIEL
Organisation gnrale
Il est prfrable davoir un chef la tte de ce service, que de le confier au service des
travaux ou alors au service comptable. Un entretien minimum est ncessaire un atelier,
un magasin de pices de rechange, des mcaniciens maison, u n bureau pour le chef. Les
rparation lourdes sont mieux faites par des services extrieurs spcialiss.
Composition du parc
La composition du parc du matriel dpend des moyens financiers de lentreprise. Mais
pour un chantier donn, il y a un matriel minimum sans lequel le travail ne peut tre fait.
Lorsque lentreprise ne peut pas sorganiser pour avoir son parc de matriel elle se
contentera de la location. Le matriel lou nest pas neuf ; il faudra en tenir compte au
moment de son acquisition et de son exploitation.
Bibliographie
D. Didier, N. Girard et autres, CHANTIER, matriel et matriaux, mise uvre,
normalisation. Nathan, Paris, 1999.
J. Linger, LES CHANTIERS, T2-les matriels dquipement, de transport, les mat.
spciaux, installations de chantier, Eyrolles, Paris, 1971.
Hubert de Rochefort, Amliorez la scurit et lhygine sur vos chantiers, collection
Moniteur, 1982.
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I. ETUDE DUN PROJET ROUTIER
Pour ltude dun projet routier, lorsquon a les donnes de base suivantes :
La vitesse de rfrence ;
Les tudes gotechniques, en particulier le CBR du sol de plateforme ;
Les tudes conomiques ;
Les tudes topographiques de la bande dtude ;
Le trafic annuel et son taux de croissance annuel ;
Le nombre ou la proportion de poids lourds ;
La charge maximale lessieu ;
La dure de vie ;
Eventuellement, lorigine et la fin du projet, les points de passage obligs ;
La largeur de la chausse ;
Lanne de mise en service de la route.
On suit les tapes suivantes :
o Faire le dimensionnement de la chausse ;
o Dfinir et dessiner lchelle les profils en travers types du projet ;
o Recherche du trac en plan : en fonction de la topographie du terrain, on trace une
polygonale, puis on dfinit les courbes de raccordement et les alignements droits.
o Matrialiser les profils en travers courants sur le trac en plan;
o Relever ou calculer par interpolation les cotes du terrain naturel sur laxe du trac en
plan chaque profil ;
o Faire le profil en long du terrain naturel lchelle convenable ;
o Calculer et dessiner sur le profil en long prcdent la ligne rouge (cotes du projet) ;
o Dessiner lchelle convenable les profils en travers courants ;
o Calculer les surfaces des profils en travers courants ;
o Calculer les cubatures ;
o Faire lpure de Lalanne ;
o Eventuellement, faire ltude de lassainissement.
Le calcul des ouvrages dart peut se faire ds la fin de ltude du profil en long.
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