Finance Rurale et Systèmes Décentralisés
Finance Rurale et Systèmes Décentralisés
ET LA FINANCE RURALE
MECANISMES INCLUSIFS DE FINANCEMENT ALTERNATIF
EN ZONE AGROPASTORALE DES REGIONS DE TAHOUA, MARADI ET ZINDER
ETUDE REALISEE AVEC LAPPUI DE LA COOPERATION ITALIENNE
EN COLLABORATION AVEC LE CENTRE DINVESTISSEMENT DE LA FAO
REALISEE PAR
LAZARE HOTON, ECONOMISTE
LISA HUBERT, ECONOMISTE
CREDIT PHOTO: PASADEM
B.
C.
B.
B.
C.
D.
Arrangements de mise en uvre ................................................................................... 67
E. Cots, financement et Suivi-Evaluation ............................................................................. 68
Annexes .......................................................................................................................... 72
PAMED
PAR
PASADEM
PASP
PASR
PCM
PDES
PDRAA
PDSF
PDSFR
PIP2
PIPASA
PMERSA
PMET
PME
PMI
PMR
PNUD
PPILDA
PRODEX
PSN
PTF
RECA
Ruwanmu
SDR
SDRP
SDSA
SFD
SFR
SICR KOKARI
SIG
SNV
SRP
TAEG
UCMN
UE
UEMOA
UNCDF
USAID
iii
Rsum
1.
La nouvelle stratgie pays du FIDA pour le Niger (COSOP 2013 2018) recentre les
oprations du portefeuille sur lamlioration durable de la scurit alimentaire des mnages ruraux
dans les rgions de Maradi, Tahoua et Zinder. Elle se traduira par une approche-programme axe sur
la mise en cohrence progressive des projets en voie de dmarrage, en loccurrence le Projet dappui
la scurit alimentaire dans la rgion de Maradi (PASADEM) et le Projet dappui la petite irrigation
(Ruwanmu) dans les trois rgions. Ceux-ci feront place, lhorizon 2015, un programme unique
dont les arrangements de mise en uvre seront dfinis au moment de la formulation dudit
programme. Ltude sur la finance rurale anticipe la conception de ce nouveau programme afin
dclairer les choix stratgiques quant la faisabilit et les mcanismes susceptibles de garantir une
offre adquate de services financiers dans la bande agropastorale.
2.
Ltude sest organise en trois tapes, avec (i) un tat des lieux de la finance au Niger ; (ii) la
recherche doptions stratgiques sur la finance rurale pour le Programme FIDA et (iii) la proposition de
mcanismes oprationnels implmenter travers les oprations du Programme FIDA au Niger.
Premire tape : tat des lieux
3.
La premire tape de ltude consacre ltat des lieux de la finance a rvl lampleur de la
problmatique du financement rural. Avec 5,6% de part de march au sein de lUnion conomique et
me
montaire ouest africaine (UEMOA), le Niger se situe la 7
position des huit pays membres en
2010, et affiche un taux de bancarisation parmi les plus bas: moins de deux adultes sur 100 sont
titulaires dun compte bancaire, alors qu peine 5% de la population active a accs un crdit auprs
des Systmes financiers dcentraliss (SFD). Lessentiel de lintermdiation financire se trouve
concentr sur les segments fortes potentialits conomiques et montaires, ce qui marginalise les
autres primtres en loccurrence le milieu rural. En effet, le secteur agricole dtient peine 1% de
lencours de crdit bancaire estim en 2010 plus de 540 milliards de francs CFA. La cration
rcente de la Banque agricole du Niger (BAGRI) vise combler ce vide. Les SFD, plus proches des
marchs ruraux sont confronts des difficults qui se traduisent par une contraction de plus en plus
importante de leurs activits sur ces segments: (i) la nouvelle rglementation et son corolaire
dassainissement ont contraint plus dune centaine de SFD la cessation dactivits suite au retrait de
leur agrment par lautorit de rgulation; (ii) les effets des changements climatiques durcissent
laversion aux risques en milieu rural et provoque un phnomne de migration des SFD vers des
positions priurbaines et urbaines, la recherche de lquilibre financier; et (iii) les facilits de
refinancement samenuisent suite la dgradation des rapports de confiance avec les banques
commerciales.
4.
Les leons apprises des expriences conduites par le FIDA et les PTF rvlent que lessentiel
de lactivit de crdit agricole est adoss des facilits accordes par les projets, sous forme de
lignes de crdit et de fonds de garantie. La connaissance du march, lexprience des praticiens et
lexpertise de la finance rurale font souvent dfaut, ce qui laisse un vide dingnierie prjudiciable la
mise en place dune finance rurale durable. Mais certaines expriences rvlent aussi que les projets
peuvent russir asseoir un systme de financement adapt au monde rural, linstar des cas Yarda
Zinder et Tahoua. La promotion et la mise chelle de ce genre dexpriences ncessitent que
soient leves certaines contraintes qui entravent le dveloppement des systmes financiers ruraux: il
sagit de dvelopper une stratgie nationale de microfinance, surtout de la mettre en uvre, et
driger une entit ddie la promotion du secteur.
5.
Les orientations nationales en matire de financement rural sont formules dans le Plan de dveloppement conomique et social (PDES 2012-2015) et la stratgie nationale de microfinance, dont
lactualisation est envisage pour lanne 2013. Le processus initi par le FIDA travers cette tude
sinscrit aussi dans la perspective dun alignement sur les dispositifs oprationnels de financement
rural en voie de conception travers lInitiative 3N les Nigriens nourrissent les Nigriens .
6.
Lavnement rcent de lInitiative 3N: les Nigriens Nourrissent les Nigriens marque la
volont politique de lEtat nigrien asseoir un systme durable de scurit alimentaire dot de
iv
facilits diverses, y compris pour le financement agricole. Lune des approches envisages est un
systme de financement des investissements privs en partenariat avec les institutions financires
(Banques et SFD). Les arrangements de mise en uvre de ce systme font lobjet dune tude de
faisabilit qui est en cours dans le cadre du Fonds dinvestissement pour la scurit alimentaire et
nutritionnelle (FISAN). Son montage requiert ds le dpart dadopter, avec les banques et les SFD
partenaires, une dmarche dinstitutionnalisation fonde sur leurs capacits sapproprier les
segments ruraux avec une approche de services financiers adapts.
Deuxime tape : recherche doptions stratgiques
7.
La stratgie du FIDA salignera sur les orientations sectorielles dfinies; elle interviendra dans
le cadre des mcanismes qui facilitent laccs durable de ses groupes cibles aux services financiers
adapts leurs activits conomiques. La dfinition de cette stratgie sappuie sur le diagnostic de
loffre et de la demande prsent dans ce rapport, et est axe sur le partenariat avec: (i) les autres
intervenants (PTF/projets) ayant un avantage comparatif avr dans la gestion de programme de
finance rurale; (ii) les institutions financires rurales qui rpondent un minimum de critres
(spcialisation, professionnalisation, part de march consquente, portefeuille actif de produits
financiers, etc.); et (iii) les structures de rgulation et de promotion, etc.
8.
La stratgie propose repose sur les principes suivants : (i) partenariat avec les institutions
financires rurales (IFR) dans une perspective dappropriation des segments ruraux ; (ii)
professionnalisation de loffre des services financiers ruraux (SFR) ; (iii) approche diffrencie des
modalits applicables selon les zones, les activits conomiques et les groupes cibles prenant en
compte les besoins des femmes et des jeunes ; (iv) diversification de loffre; (iv) promotion dune
demande rurale solvable ; et (vi) sparation des subventions des crdits productifs.
9.
Au niveau micro, les axes stratgiques relvent de trois domaines complmentaires. Il sagit
tout dabord damliorer lexistant en adaptant les services et produits dpargne et de crdit ainsi que
les services commerciaux, et en renforant les systmes dinformation de gestion (SIG). La mise en
uvre de ces options devrait permettre une meilleure adquation avec la demande, la mobilisation
des ressources locales et lamlioration de la proximit des services financiers. Dans un deuxime
temps, de nouveaux services et produits devraient tre dvelopps. Lamlioration de lexistant et le
dveloppement de nouveaux produits et services requirent galement le renforcement des
capacits.
10. La stratgie envisage au niveau mso vise mettre en place les conditions favorables pour :
(i) amliorer la relation entre les institutions financires rurales (IFR) et les groupes cibles, en termes
de gestion de risques et de renforcement de la confiance ; (ii) faciliter laccs aux ressources
prtables pour des emplois diversifis ; (iii) renforcer les capacits de lAssociation professionnelle des
SFD (AP-SFD).
11. Au niveau macro il sagira de renforcer les capacits oprationnelles de lAgence de rgulation
du secteur de la microfinance (ARSM) travers lappui la cration dun bureau de contrle et
dinspection de proximit qui couvrirait les trois rgions de Maradi, Tahoua et Zinder. Elle consistera
galement soutenir la promotion des services financiers ruraux dans le cadre de la mise en uvre
de la stratgie actualise de microfinance.
Troisime tape : proposition de mcanismes oprationnels
12. Les options stratgiques formules au cours de la deuxime tape de ltude ont t traduites
en actions mettre en uvre dans le cadre des oprations du futur Programme du FIDA au Niger.
Les actions proposes sont structures et budgtises aux trois niveaux du systme financier.
13. Au niveau micro, il sagira dappuyer le dveloppement et lamlioration de loffre et de la
demande de services financiers ruraux. Lappui se traduira par la mise en place de neuf points de
services de proximit au niveau des ples de dveloppement conomiques de la rgion de Maradi et
des principaux bassins de production cibles des rgions de Tahoua et Zinder. Ces points de services
seront soutenus dans la perspective de leur viabilit et de leur autonomie oprationnelle sur ces
segments. Du point de vue de loffre, les institutions financires rurales (IFR) partenaires bnficieront
v
de lassistance technique qui facilitera lamlioration des pratiques dpargne et de crdit existantes,
travers : (i) la revue et ladaptation des politiques et manuels pour la mobilisation de lpargne et
loctroi des crdits ; (ii) la rvision et ladaptation des stratgies et outils marketing ; et (iii) lappui au
systme de gestion. Lamlioration de la qualit de loffre ncessite galement le dveloppement de
nouveaux produits qui sera initi dans le cadre dune approche intgre en collaboration avec le
Projet dappui la scurit alimentaire et au dveloppement de la rgion de Maradi (PASADEM) et le
Projet dappui la petite irrigation (Ruwanmu) qui prvoient la mise en relation des promoteurs de
microprojets et les entreprenants marachers avec les systmes financiers dcentraliss (SFD). Le
Programme facilitera la mise chelle des nouveaux produits et contribuera la croissance et
lquilibre financier des IFR sur les nouveaux segments de march. Du point de vue de la demande, il
est envisag dappuyer la mise en place dassociation dusagers des SFR qui auront un rle dans la
promotion dune demande solvable et dans la gestion des risques clients.
14. Au niveau mso, la stratgie se concrtisera dans les actions visant : (i) amliorer la qualit
de linformation sur la structure de la demande dune part et la relation entre les IFR et les groupescibles dautre part, en termes de gestion de risques et de renforcement de la confiance ; (ii) faciliter
laccs aux ressources prtables pour des emplois diversifis ; (iii) renforcer les capacits de
lAssociation professionnelle des SFD (AP-SFD). Cette dernire exercera la matrise duvre de
toutes les actions prvues au niveau mso. Celles-ci concernent la mise en place dun systme
interconnect de gestion de linformation, la concertation avec le secteur bancaire dans la perspective
du refinancement, le renforcement de la Cellule de mutualisation du contrle interne, lappui la
gouvernance des SFD.
15. Au niveau macro, les actions porteront sur la mise en place dun bureau dlocalis de lAgence
de rgulation du secteur de la microfinance (ARSM), pour couvrir les rgions de Maradi, Tahoua et
Zinder, et le renforcement des capacits oprationnelles pour lui permettre dappuyer les IFR
partenaires se conformer la nouvelle rglementation et bnficier de missions dinspection et de
contrle. Dans la perspective de la cration dun service dappui la promotion de la microfinance, il
est prvu un appui institutionnel en guise de soutien la mise en uvre de la stratgie nationale de
microfinance.
16. Les arrangements de mise en uvre plaident pour externalisation de la mise en uvre des
activits, en se rfrant aux expriences antrieures du FIDA dans le pays. Les alternatives avances
suggrent soit une contractualisation avec un oprateur spcialis dans le cadre dun appel doffre
international soit un partenariat avec UNCDF. Les arguments comparatifs en prsence sont
favorables un partenariat avec UNCDF, spcialis en finance inclusive, attestant dune longue
prsence au Niger et conduisant actuellement le Programme dappui au dveloppement de la
microfinance (PADMIF) dans deux (Maradi et Zinder) des trois rgions du futur Programme du FIDA.
17. Les cots totaux des activits envisages, sur une priode de six ans (2015 2020) , y compris
les imprvus, slvent 7 millions de dollars US (3,4 milliards de francs CFA). Les cots
dinvestissement sont de 6,2 millions de dollars US, soit 88% des cots totaux, limitant ainsi les cots
rcurrents une portion modeste et raisonnable de 0,8 millions de dollars US, soit 12% des cots
totaux. La ventilation des cots par volet dactivits rvle la prpondrance du niveau micro qui
absorbe 51% des cots de base. Cette situation reflte bien la priorit que le FIDA accorde aux
activits qui profitent directement aux groupes-cibles.
18. En attendant dautres opportunits de cofinancement, les sources de financement du volet
comprennent essentiellement le FIDA et, dans une certaine mesure lUnion Europenne et UNCDF
travers le PADMIF.
19. La structure des cots propose reste indicative et devra sadapter celle du nouveau
Programme FIDA qui incorporera les lments actualiss de cots. Toutefois les arrangements
internes pour les besoins du COSTAB du Programme devront tenir compte de la ncessit daffecter
les ressources dans les volets vitaux du systme financier tels que proposs dans ce document de
travail.
vi
Introduction
1
2
Estimation de la mission sur la base des informations croises recueillies auprs de lARSM, de lAP-SFD et sur le terrain
auprs des SFD rencontrs.
Allusion au Programme spcial national (PSN), au Projet de dveloppement rural de larrondissement dAgui (PDRAA) et
au Programme de dveloppement des services financiers ruraux (PDSFR).
B. Dmarche
4.
Ltude sest droule en trois phases successives comprenant: (i) un tat des lieux; (ii) une
dfinition participative des options stratgiques; et (iii) une proposition de mcanismes oprationnels
pour le financement des activits agro-sylvo-pastorales. Elle cherche clairer la prise de dcision
conjointe du FIDA et de la partie nigrienne quant la faisabilit de la finance rurale dans le cadre de
la mise en uvre du COSOP 2013 2018.
5.
Pour cette premire tape de ltude, une mission conduite par la Division du Centre
dinvestissement de la FAO a sjourn au Niger du 12 septembre au 1er octobre 2012. Ltat des
lieux a t conduit en sappuyant sur diverses sources dinformation documentes, des rseaux
dacteurs structurs (du point de vue de loffre et de la demande), des interactions et observations
directes conduites en situation empirique dans les rgions de Maradi, Tahoua et Zinder, lactualit et
la situation du secteur financier auprs des acteurs institutionnels (rgulation, reprsentation du
secteur, autorit montaire, promotion et dveloppement du secteur), des Partenaires techniques et
financiers (PTF) et les projets oprant dans la zone concerne. La perspective de conduire un
diagnostic sectoriel articul a pris en compte les trois niveaux de larchitecture du systme financier:
(i) Au niveau macro, la mission a procd lanalyse du cadre rglementaire et institutionnel et
valu ltat de partenariat pour la promotion et le dveloppement du secteur. A cette fin,
elle a rencontr lAgence de rgulation du secteur de la microfinance (ARSM), la Direction
nationale de la Banque centrale des Etats de lAfrique de lOuest (BCEAO); le Hautcommissariat lInitiative 3N. Elle sest entretenue avec les PTF actifs dans le secteur en
loccurrence lUNCDF, lUnion europenne, la Coopration technique belge (CTB), la
Coopration suisse.
(ii) Au niveau mso, la mission sest intresse aux dispositifs et initiatives en cours visant
faciliter et soutenir la professionnalisation et le dveloppement durable du secteur de
financement dcentralis. Elle a rencontr lAssociation professionnelle des SFD (AP-SFD)
dans le cadre de la mise en uvre du programme de renforcement des capacits des SFD
et de la promotion dune expertise nationale de conseil conforme aux standards
internationaux. Dans les rgions, la mission sest entretenue avec des Groupements
services conseils (GSC) qui prestent divers services (formation, appui la prparation des
requtes de cofinancement, conseil agricole) la demande.
(iii) Au niveau micro, les centres dintrt de la mission ont port sur le diagnostic de loffre et de
la demande des services financiers. La mission a prpar et administr deux outils de
3
La mission tait compose de M. Lazare Hoton, TCIA/FAO, chef de mission, Mme Lisa Hubert, Consultante du FIDA, et M.
Issaka Yahaya, Expert national.
collecte de donnes, le premier pour le diagnostic des institutions financires (IF), le 2e pour
une enqute ciblant les utilisateurs actuels et potentiels des services financiers dans la zone
cible. Le diagnostic des SFD a t facilit par lAP SFD qui a introduit la mission auprs de
ses membres et contribu au suivi de la collecte de donnes en mode diffr. La fiche de
diagnostic des SFD est destine aussi bien aux rseaux denvergure nationale (rencontrs
Niamey o ils ont leur sige) quaux institutions dancrage rgional, permettant ainsi de
disposer dune palette de donnes aux fins danalyses comparatives centres sur les
segments ruraux concerns. En parallle la mission sest intresse loffre et aux pratiques
de financement agricole avec les banques, en particulier la Banque agricole (BAGRI) dont
lavnement suscite lespoir tant en milieu agricole que dans les rangs des SFD en qute
dopportunits de refinancement.
4
6.
Lenqute sur la demande de services financiers a t conduite sur un chantillon de 405
utilisateurs et non-utilisateurs des services financiers dont 185 Maradi, 120 Tahoua et 100
Zinder. Au nombre de 162, les femmes enqutes reprsentaient 40% de cet chantillon. En
complment, la mission a approfondi la problmatique travers: (i) des rencontres avec le Rseau
des chambres dagriculture (RECA) et ses dmembrements au niveau rgional (CRA); (ii) des
discussions de groupes focalises sur les problmes de financement avec les organisations
paysannes, des groupements dentraide et de solidarit type MMD, etc.; et (iii) des runions avec des
structures de base et entits affilies des unions de commercialisation des produits agricoles, etc.
Tableau 1: Echantillon de lenqute auprs des usagers et non usagers des institutions financires
Dpartements
Femmes
R g i o n
d e
Agui
Guidan Roumdji
Madarounfa
Sous-total Maradi
Hommes
M a r a d i
26
20
28
74
R g i o n
d e
Madaoua
Keita
Bouza
Sous-total Tahoua
R g i o n
d e
Total enqute
39
30
42
111
65
50
70
185
T a h o u a
16
16
16
48
Magaria
Mirriah
Kantch (Matamaye)
Sous-total Zinder
Total
24
24
24
72
40
40
40
120
Z i n d e r
14
14
12
40
21
21
18
60
35
35
30
100
162
243
405
7.
Larticulation de loffre et de la demande a fait lobjet dchanges que la mission a initis avec
les projets et programmes volet financement intervenant dans la zone. Il sagit en loccurrence
du Projet dappui au dveloppement local (PADEL Composante PADMIF: Projet dappui au
dveloppement de la microfinance); du Projet de dveloppement des exportations et des marchs
agro-sylvo-pastoraux (PRODEX); du Programme conjoint dappui au dveloppement de la rgion de
Maradi (PCM) et du Projet mobilisation des eaux pour le renforcement de la scurit alimentaire dans
les rgions de Maradi, Tahoua et Zinder. La mission a port une attention particulire aux projets du
FIDA, en particulier le PASADEM et le Ruwanmu en phase de dmarrage et qui envisagent de mettre
en place des facilits visant amliorer laccs des producteurs, transformateurs et commerants aux
services financiers.
Banques
Institutions
mso/macro
Maradi
Profession
agricole et
inst. rurales
7
Etat
Projets,
PTF, ONG
Total
13
Tahoua
15
21
Zinder
14
Niamey
21
Total
17
29
10
69
9.
Les ateliers se sont drouls en deux tapes interactives : (i) prsentation des principaux
rsultats de ltat des lieux puis des options stratgiques proposes ; et (ii) travaux de groupe.
Chaque groupe multi-acteurs sest pench sur : les principes de base ; les propositions stratgiques
au niveau micro, mso et macro ; les critres de slection des SFD partenaires ; la question des
femmes et des jeunes ; la finance islamique ; et sur le calendrier/phasage des options stratgiques.
Les participants ont pu examiner les propositions et y apporter des suggestions. Les ateliers ont t
facilits les quipes des projets du FIDA et des facilitateurs choisis parmi les praticiens et des
personnes-ressources du secteur. Les ateliers ont t complts par des runions et rencontres
tenues avec le Haut-commissariat lInitiative 3N, "les Nigriens nourrissent les Nigriens", le Fonds
dquipement des nations unies (UNCDF), lAssociation professionnelle des SFD (AP-SFD), le Projet
Intensification de lagriculture par les boutiques dintrants coopratives (IARBIC). La mission a
galement tenu une sance de travail avec lquipe du Projet dappui la scurit alimentaire dans la
rgion de Maradi (PASADEM). La sance a port sur le programme intrimaire dactivits propos en
attendant la mise en place du Fonds dInvestissement pour lInitiative et lInnovation (F3I).
12.
6
7
Nombre dtablissement
Banque
s
Total bilans
(MFCFA)
Ets.
financiers
Total
Part de march
UEMOA
(%)
Guichets
DAB/
GAB
Nbr.
comptes
Effectifs
personnel
Bnin
13
13
1 630 140
12,1
158
54
576 294
1 998
Burkina-Faso
11
16
1 604 727
11,9
188
113
671 131
2 337
Cte dIvoire
20
21
3 683 360
27,3
499
356
1 768 868
5 835
102 319
0,8
17
13
41 583
224
Mali
13
16
1 853 423
13,8
291
205
822 924
2 711
Niger
10
11
717 310
5,3
78
48
232 491
1 073
Sngal
18
20
3 021 704
22,4
305
285
853 859
3 980
Togo
11
13
857 772
6,4
157
104
583 543
1 683
UMOA
100
14
114
13 470 755
100
1 693
1 178
5 550 693
19 841
Guine-Bissau
15. En dpit de cette position de seconde zone au niveau de lUnion, le systme bancaire nigrien
est en volution. En comparaison avec les deux exercices prcdents (2008 et 2009), la variation
affiche une tendance haussire pour la plupart des indicateurs:
(i) Si le nombre dtablissements na pas volu depuis 2008, le nombre de guichets est pass
de 63 en 2008 65 en 2009 pour stablir 78 en 2010. En moins de deux ans, ce nombre
a presque doubl passant provisoirement 144 au 30 juin 2012.
(ii) Le nombre de comptes de la clientle a progress de 12,6% fin 2008 et de 24,1% fin
2010, passant de 166 402 en 2008 187 370 en 2009 puis 232 491 en 2010.
(iii) Les emplois sont passs de 329 279 millions de FCFA en 2008 399 235 millions de FCFA
en 2009 puis 541 786 millions de FCFA en 2010, soit des variations positives respectives de
21,2 et 35,7%. Les donnes provisoires communiques par la Banque centrale au 30 juin
9
On dnombre 10 banques: (i) Socit nigrienne de banque (SONIBANK); (ii) Banque internationale pour lAfrique au Niger
(BIA-Niger); (iii) Bank of Africa (BOA); (iv) Ecobank; (v) Banque atlantique Niger (BA-Niger); (vi) Banque commerciale du
Niger (BCN); (vii) Banque sahlo-saharienne pour linvestissement et le commerce Niger (BSIC-Niger); (viii) Banque
rgionale de solidarit du Niger (BRS-Niger); (ix) Banque islamique du Niger pour le commerce et linvestissement (BINCI);
et (x) Crdit du Niger (CDN) et 1 tablissement financier: Socit sahlienne dinvestissement (SAHFI).
10
2012 tablissent le niveau des emplois 623 239 millions de FCFA. Mais le niveau des
crdits en souffrance tend augmenter avec laccroissement de lactivit de crdit. Il est
pass de 5,7% en 2009 5,9% en 2010 pour atteindre 15,2% au 30 juin 2012. Ce qui met les
banques face au dfi de la matrise de leur croissance sur le march national.
(iv) Les ressources mobilises ont progress suivant la mme tendance. De 369 922 millions de
FCFA en 2008, elles se sont chiffres 416 329 millions de FCFA en 2009, soit une volution
de 12,5%, avant de passer 571 321 millions de FCFA en 2010, soit une croissance de
37,2%, et pour provisoirement stablir 636 189 millions de FCFA au 30 juin 2012. Toutefois,
le ratio dpts/PIB est lun des plus faibles de lUnion.
(v) Le total bilan a augment de 16,9% au terme de lexercice 2009 passant de 438 403 millions
de FCFA en 2008 512 349 millions de FCFA en 2009. La variation est monte 40% fin
2010 selon les chiffres du tableau 3. A linstar des autres pays de lUnion, cette volution est
conscutive laccroissement des actifs port pour lessentiel par cinq grandes banques
cotes chacune au moins 100 milliards de francs dactifs.
16. Le maintien dans le temps de cette tendance contribuerait amliorer laccessibilit et le
volume dactivits. Toutefois, la question du financement de segments agricoles reste entire car trs
faiblement prise en compte par les banques. Les crdits de campagne reprsentent entre 0,2 et 0,5%
du volume des crdits court terme octroys (Tableau 4). Do linitiative de la cration de la Banque
agricole (BAGRI).
Tableau 4: Evolution des emplois de 2008 2010
Emplois
2008
2009
2010
Variation
2008-2009 (%)
Variation
2009-2010 (%)
1. Crdits
Chiffre
266 362
%
100
20,6
21,7
137 310
51,5
190 607
48,7
13,2
22,6
155 500
48,4
741
0,2
619
0,2
2 039
0,5
-16,5
229,4
96 097
36,0
129 584
40,3
156 754
40
34,8
21
16 231
6,1
13 246
4,1
11 419
2,9
-18,4
-13,8
Crdit-bail
Crdits en souffrance
16 724
6,2
22 942
7,1
32 288
8,2
37,2
40,7
2. Autres emplois
62 917
77 963
150 718
23,9
93,3
329 279
399 235
541 786
21,2
35,7
Total 1 + 2
17. La BAGRI a dmarr ses activits en 2011 avec pour mission dinstituer un systme de
financement du secteur agropastoral le plus tendu possible qui allie ses objectifs financiers et de
rendement, des objectifs sociaux et de dveloppement, notamment la lutte contre linscurit
alimentaire. Ses groupes cibles se composent de promoteurs dentreprises dexploitation familiales,
dentreprises de transhumance, dagriculture de subsistance, dagrobusiness. Sa stratgie
dintervention combine la couverture gographique du territoire national, la relation avec les SFD, les
organisations paysannes, des partenariats stratgiques au niveau national et lchelle internationale.
18. Au 31 dcembre 2011, le rseau comptait six agences dont trois Niamey et trois en rgions
(Maradi, Dosso, Zinder Soraz). Il disposait de 5 347 comptes et ses principaux indicateurs
affichaient: (i) des dpts de 6 063 211 778 FCFA dont 1 700 000 de dpts terme; (ii) des crdits
estims 12 097 502 854 FCFA dont environ 90% sont composs de crdits ordinaires; et (iii) un total
bilan de 18 395 886 016 FCFA.
19. Les systmes financiers dcentraliss (SFD). Au 31 dcembre 2011, le secteur comportait
quatre-vingt-un (81) SFD dont deux soumis aux dispositions de larticle 44 de la loi savoir: ASUSU
11
S.A et SICR KOKARI . Selon la nature juridique, on recense: (i) une socit anonyme savoir
12
ASUSU SA; (ii) 4 SFD constitus sous forme dassociation: Yarda Zinder et Yarda Maggia, SICR
KOKARI et SDSA; et (iii) 76 Institutions mutualistes ou cooprative dont deux rseaux (MCPEC et
UCMN) totalisant 29 caisses de base affilies. Ces institutions narrivent pas assurer une couverture
adquate du pays. Un des dfis du secteur de financement dcentralis au Niger reste damliorer le
maillage des SFD dans ce vaste pays.
Tableau 5: Etat des principaux indicateurs des SFD au cours des 3 dernires annes
Indicateurs
31/12/2009
31/12/2010
31/12/2011
115
80
81
Nombre SFD
Nombre points de service
175
189
192
Nombre de membres/clients
161 904
167 903
129 128
Crdit en souffrance
Portefeuille risque
8%
15%
24%
20. Ces indicateurs traduisent: (i) une rduction du nombre de SFD de 115 81 due au retrait
dagrments en 2010; (ii) une augmentation du nombre de points de services de 175 192 malgr la
diminution du nombre de SFD; (iii) une hausse de 4% de lencours des dpts contre une baisse de
9% de lencours de crdit; et (iv) une forte dgradation de la qualit du portefeuille de crdit avec le
portefeuille risque (PAR 90 jours) qui a pass de 8 24%.
21. Ces chiffres dnotent globalement une contre-performance du secteur durant la priode, lie en
grande partie aux mauvaises campagnes agricoles ayant compromis les productions agro-pastorales
qui constituent la principale source de revenus des clients des SFD.
22. En termes de perspectives de viabilit et de prennit, le secteur reste marqu par une grande
fragilit:
11
12
Le niveau de fonds propres des SFD a baiss de 21% au cours des trois dernires
annes (2009-2011) passant de 9 626 103 834 FCFA 7 649 049 000 FCFA.
Lautonomie oprationnelle, qui compare lendettement net par rapport aux capitaux
propres, a par consquent baiss au cours des trois dernires annes. Cela est d la
baisse du niveau des fonds propres mais aussi laugmentation du niveau de dettes
des SFD pour satisfaire les besoins en crdit sans cesse croissants.
Lautonomie financire, qui dfinit le niveau de couverture des charges dexploitation
par les produits dexploitation, a galement chut en raison notamment de la diminution
des produits dexploitation au cours de cette priode.
Les crdits en souffrance ont augment de manire significative passant de
1 409 294 600 FCFA 3 774 395 000 FCFA, soit une hausse de plus 300% au cours
des trois dernires annes.
Le portefeuille risque (PAR jour 90 jours) est, au cours de ces trois ans, pass de 8
24% dpassant largement les normes prudentielles.
23. Les stratgies de viabilit adoptes par les SFD incluent la diversification de produits (crdits
warrants, cash transfert) et lextension pour une couverture gographique plus importante,
notamment dans les zones fort potentiel conomique. Mais le caractre fragile et modeste des SFD
justifie de raliser davantage dactions spcifiques en leur faveur.
2. Secteur informel
24. Ce secteur est anim par des pratiques de tontine et de petits crdits, principalement travers
les groupements, et le prt usuraire consenti par des particuliers. Les rsultats de lenqute conduite
dans le cadre de cette tude confirment le recours courant ces pratiques en milieu rural. Ces
rsultats indiquent (Tableau 6) quen dehors des banques et SFD, les actifs ruraux utilisent les
tontines ou les fournisseurs.
Tableau 6: Sources alternatives de financement
N
Sources alternatives
Maradi
Frq13
1
2
3
4
Tontine
Fournisseur
Vente des biens
Aucune
Total
Zinder
Frq
Tahoua
Frq
19
17,43 22
25
36
54
49,54 36
40,9 40
19
17,43 17
19,3 35
17
15,60 13
14,8 15
109
100
88
100
126
Source: Enqute mission dtat des lieux.
Total
Frq
28,58
31,74
27,78
11,90
100
77
130
71
45
323
23,84
40,25
21,98
13,93
100
25. Tontine et petits crdits travers les groupements. Les groupements sont composs en
majorit de femmes regroupes en gnral autour dintrts conomiques. Ces groupements sont
fonds sur les principes dentraide mutuelle et de solidarit financire. Leurs objectifs se traduisent,
entre autres, par des initiatives dpargne collective mobilise sur la base dune mise dfinie de
commun accord. Cette mise fait lobjet de dpts frquence rgulire et est collecte lors des
runions hebdomadaires ou mensuelles. La tontine ainsi collecte est soit dbourse sance tenante
au profit dune bnficiaire tire au sort, soit cumule aux fins de partage en fin de cycles (3, 6, 12
mois). Dans ce dernier cas, certains groupements dposent leurs pargnes dans les SFD. Cest le cas
des groupements de femmes dnomms "Mata Masu Dubara" (MMD) qui se sont dvelopps avec
lappui de Care International. Leur nombre est estim plus de 8 000 travers le pays. Ils initient
loctroi de petits crdits pour les activits gnratrices de revenus. Leur relation avec les SFD leur
permet aussi daccder aux services financiers.
26. Prts usuraires. Les fournisseurs ou commerants sont les plus actifs dans cette pratique qui
consiste en gnral anticiper la priode des rcoltes et de la commercialisation des produits
agricoles, en mettant ds le dbut de la campagne, les ressources la disposition des producteurs
pour couvrir les dpenses dachat de semences et dintrants. Les usuriers contrlent ainsi 100% les
rcoltes dont ils sont de fait "propritaires" en faisant "manger le bl en herbe" aux producteurs. Ces
derniers estiment la valeur du remboursement de 100 200% du crdit obtenu.
Frq. = Frquence.
28. En dpit de ces avances significatives, le secteur reste confront de nombreuses contraintes
internes et externes dont notamment: (i) des indices levs de pauvret et danalphabtisme; (ii) une
agriculture extensive dominant lconomie et soumise des alas climatiques rcurrents; (iii) un faible
niveau dorganisation, de formation et dencadrement des producteurs; (iv) linsuffisance de
professionnalisme des SFD; (v) une insuffisance de contrle et dapplication de la rglementation des
SFD; et (vi) labsence d'un cadre national de concertation des acteurs du secteur.
29. En revanche, le secteur dispose des atouts permettant dlargir laccs durable des populations
dmunies des services financiers. Il sagit principalement de: (i) lexistence de potentialits en
cultures irrigues dans les valles humides, autour des mares et des cours deau semi-permanents
(Goulbi, Maggia, Koramas); (ii) lamlioration de la performance de quelques filires de production de
rente comme le poivron, le souchet, loignon et le nib; (iii) la ralisation de quelques expriences de
refinancement des IMF par les banques dont notamment la Banque Rgionale de Solidarit (BRS) et
la Banque Agricole (BAGRI); (iv) la tendance des SFD vers le professionnalisme et la culture de
l'esprit d'entreprise chez leurs dirigeants; et (v) llaboration dune stratgie nationale spcifique pour
dvelopper la microfinance et la prise en compte de ce secteur, depuis plusieurs annes, dans les
politiques gouvernementales de rduction de la pauvret et de la promotion dun dveloppement
agricole durable (SRP, SDR, SDRP, I3N).
1. Niveau macro
1.1.
30. Rglementation. Le nouveau cadre juridique du secteur financier dcentralis comprend: (i) la
loi N 2010-04 du 21 Janvier 2010 portant rglementation des systmes financiers dcentraliss; (ii) le
dcret dapplication N 2010-472 du 04 juin 2010; (iii) les instructions de la BCEAO; et (iv) le nouveau
rfrentiel comptable des SFD. Ce nouveau cadre juridique et rglementaire vise lassainissement du
secteur et la professionnalisation des SFD. Son entre en vigueur a engendr une modification
importante de la cartographie des SFD, en particulier sur les segments ruraux o lassainissement
entrepris par lautorit de rgulation a dchu plusieurs SFD de leur statut de praticiens lgaux, mettant
14
ainsi un terme leurs activits . A la fin de lanne en cours, plus dune centaine dinstitutions
auraient disparu du rpertoire national et de lchiquier financier de proximit, ce qui exacerberait le
vide qui isole les actifs ruraux des systmes financiers.
31. Du point de vue de la pratique, la nouvelle rglementation restreint de faon stricte le champ
dapplication aux professionnels. Ainsi, les SFD doivent incorporer le contrle interne leur systme
de gestion et dferrer aux obligations de reporting en vertu des instructions de la Banque centrale et
15
du nouveau rfrentiel comptable. En dpit de la priode de transition de deux ans accorde aux
SFD pour sy conformer, ltude a relev des manquements et insuffisances vis--vis de ces
dispositions dont notamment labsence de dispositif de contrle interne, la tenue de la comptabilit
sans le respect des normes du rfrentiel comptable, labsence doutils de gestion (plan daffaires,
SIG, etc.)
32. Une autre implication de la nouvelle loi est la ncessaire restructuration ou transformation
institutionnelle de certains SFD en particulier ceux de crdit direct sous convention cadre incluant
SICR Kokari, Yarda Zinder et Yarda Tarka. Ces SFD qui font partie des 10 plus grands SFD du
secteur en 2010 ont amorc une transformation institutionnelle pour devenir des institutions
mutualistes ou coopratives dpargne et de crdit (IMCEC). Cette institutionnalisation leur permettra
non seulement de se conformer la nouvelle loi mais aussi de diversifier les services offerts aux
populations rurales avec la collecte de lpargne quils ne pratiquaient pas auparavant.
33. De plus, la faveur du projet rgional AFR 017 financ par le Luxembourg et conduit en
partenariat avec lAP-SFD, des efforts sont en cours pour soutenir la professionnalisation des SFD au
regard des prescriptions de la Loi. Au nombre de ces actions figurent: (i) lappui la certification des
14
15
Parmi les SFD concerns, certains taient dj en cessation dactivits avant de se voir retirer lagrment.
Le dlai a expir fin juin 2012.
10
comptes; (ii) lappui lacquisition du systme dinformation de gestion (SIG); (iii) la formation sur le
nouveau rfrentiel comptable; et (iv) le projet de mutualisation du contrle interne.
34. Structures de rgulation. L'Agence de rgulation du secteur de la microfinance (ARSM) a t
cre par dcret N2007- 06/ PRN/ME/F du 21 mars 2007 dans le but de renforcer la surveillance des
SFD et de veiller une bonne application du dispositif rglementaire. Ces attributions font delle la
premire source dinformation sur ltat du secteur et la performance des SFD. Elle exerce la
surveillance selon deux modes: (i) un contrle priori, lors de l'instruction des dossiers de demandes
d'autorisation d'exercice soumis par les promoteurs de SFD; et (ii) un contrle posteriori par
l'analyse des tats financiers, rapports dactivits, etc. (contrle sur pices) et par des inspections sur
place de ces SFD. Cette surveillance est exerce conjointement avec la BCEAO.
35. Toutefois, lARSM a une capacit dintervention limite en termes de ressources humaines et
de moyens matriels: une quipe limite de huit cadres et une logistique insuffisante pour dployer les
16
missions de contrle sur ltendue du pays. Cette situation plaide pour des appuis complmentaires
en vue de soutenir ses activits de supervision. Une des actions cls de ce renforcement serait lappui
la dlocalisation du contrle et de la surveillance permettant de crer deux bureaux, le premier pour
laxe Maradi Zinder Diffa; le second pour laxe Tahoua Agadez.
1.2.
36. Au nombre des principaux PTF actuellement actifs dans le secteur figure en bonne place le
Fonds dquipement des nations unies (UNCDF) qui met en uvre le Programme dappui au
dveloppement de la microfinance (PADMIF) dans le cadre du programme dappui au dveloppement
conomique et local dans la rgion de Maradi (PADEL), sur financement du Programme des nations
unies pour le dveloppement (PNUD), du Fonds belge pour la scurit alimentaire (FBSA) et de
lUNCDF. Ce dernier vient de signer une convention de contribution avec lUnion europenne (UE)
pour la mise en uvre de la composante microfinance du Programme dappui au dveloppement du
secteur rural (PADSR). LUNCDF assume le rle de chef de file des PTF actifs dans le secteur de la
microfinance.
37. Le dmarrage imminent du PADSR dans les rgions de Dosso et Zinder rige lUE au rang des
principaux partenaires financiers du secteur. Par le pass, elle avait financ le projet ASAPI dont le
volet microcrdit a abouti la cration de 2 SFD savoir Yarda Magia et Yarda Zinder.
17
38. Aprs ses interventions antrieures connues sous les projets PDSFR, PDRAA et PSN , le
FIDA met actuellement en uvre le PASADEM avec un volet de facilitation aux financements ruraux.
39. La Banque mondiale a galement jou un rle important dans lappui au secteur. Ainsi, elle a
mis en uvre le Projet dassistance technique pour le dveloppement du secteur financier (PDSF) de
2003 2009. Elle finance actuellement le projet filets sociaux pour la prise en compte des besoins en
services financiers des populations vulnrables travers des subventions.
40. Mme si elle nest plus active dans le secteur du financement dcentralis, lAFD a jou un rle
majeur dans le renforcement des capacits des acteurs et a soutenu des SFD dans le cadre de la
mise en uvre de projets volets crdit quelle a financs (Projet Crdit Tahoua, Projet Crdit Rural
Dcentralis, Projet de dveloppement local Torodi, etc.) dans les annes 1995-2005. En outre, elle a
apport un cofinancement pour lexcution du PDSFR mme si la contribution a t en de des
prvisions.
41. Les PTF majeurs incluent galement la Coopration Luxembourgeoise qui a soutenu le
dveloppement des SFD pour financer les activits de lartisanat dans les rgions de Dosso et Zinder.
En outre, elle appuie les activits du secteur dans le cadre de la mise en uvre des projets de lutte
contre la pauvret dans la rgion de Dosso (Dosso Ma Zada). Sur le plan rgional, le Luxembourg
finance le Programme AFR/017 dont lobjectif est de renforcer la protection des ressources des
16
Les projets PADMIF et AFR 017 apportent des appuis institutionnels lARSM, mais ses capacits de supervision et de
contrle notamment en termes de ressources humaines demeurent insuffisantes pour couvrir lensemble du territoire.
17
Les expriences du FIDA en finance rurale sont prsentes dans le chapitre 4 portant sur le diagnostic de la finance rurale.
11
43.
la BAD qui a financ des projets volet crdit (PMET, PADAZ); elle met actuellement
en uvre le projet PMERSA qui couvre les trois rgions cibles du FIDA et qui comporte
aussi un volet crdit;
la Coopration danoise qui apporte un appui la professionnalisation des SFD dans les
rgions de Zinder et Diffa et lAPSFD-Niger travers le Programme dappui au
secteur rural (PASR);
la Coopration belge qui est active dans le secteur travers les projets financs dans
les rgions de Dosso (ARMFD, PAMED) et de Tahoua et Maradi (Appui
lamnagement pastoral et la scurisation des systmes pastoraux);
la Coopration allemande qui a promu un rseau de caisses travers le Projet
mutuelles rurales (PMR); elle a financ le projet agro sylvo pastoral (PASP) Tillabri et
met en uvre le Fonds dinvestissement des collectivits dcentralises (FICOD);
la Coopration suisse, qui, travers le Projet dutilisation des Fonds Suisses (PUFS)
log la BOAD, a appuy la cration de la mutuelle Assussun Dendi de Gaya et le
renforcement des capacits des acteurs;
la SNV (Coopration hollandaise) qui apporte aussi un appui technique et financier
travers lorganisation des sessions de formation et llaboration des outils de gestion; et
La Banque ouest africaine de dveloppement qui finance le Projet dIntensification de la
Production agricole pour la scurit alimentaire (PIPASA) dans la rgion de Tahoua.
Dans la zone dintervention du FIDA, les oprations en cours se rsument comme suit:
Tableau 7: Oprations en cours Maradi, Tahoua, Zinder
Oprations
Zones dintervention
Maradi Zinder Tahoua
X
X
X
X
x
X
X
x
X
X
x
X
X
x
X
x
x
Cots
(000 FCFA)
FIDA (PASADEM)
957 000
PNUD (PADMIF)
1 646 500
Banque mondiale (PAC 2)
3 400 000
BAD (PMERSA)
1 703 000
UE (PADSR)
3 351 424
Coop. danoise (PASR)
1 600 000
BOAD (PIPASA)
709 000
SNV
ND
Coop. belge
ND
Coop. allemande (FICOD)
ND
Total18
13 366 924
Sources : Etabli sur la base des donnes recueillies auprs des projets et PTF.
44. Malgr les difficults rencontres au cours des interventions durant ces dernires annes, on
relve que les PTF continuent maintenir un certain intrt pour le secteur. En effet, sept des PTF
vont injecter plus de 13 milliards 366 millions de FCFA pour soutenir le secteur, notamment dans les
trois rgions cibles du FIDA.
45. Des opportunits de partenariat stratgique pour le dveloppement des services financiers
ruraux existent dans les trois rgions cibles par le FIDA. Il sagit dactions novatrices permettant
damliorer sensiblement laccs aux services financiers de certaines catgories de la population, en
particulier les femmes et les jeunes. Au nombre de celles-ci figurent lexprience du PPILDA (en voie
de clture) dans la rgion de Maradi et celle de lONG italienne CISP dans la rgion de Zinder portant
18
Non compris les montants pour la SNV et les cooprations Belge et Allemande pour lesquelles la mission ne dispose pas
dinformation.
12
sur la constitution de groupements de jeunes, leur formation aux mtiers et leur dotation en fonds de
crdit.
46. En matire de coordination des interventions, les PTF intervenant dans la rgion de Maradi ont
mis en place un Programme commun (PCM), travers lequel ils assurent la cohrence, la
complmentarit et la synergie de leurs actions. Au sein de ce programme, le volet finance rurale
vient de bnficier dun financement de la coopration luxembourgeoise au profit des mnages
vulnrables et des jeunes.
1.3.
47. Une stratgie nationale de microfinance a t adopte en 2004 et dote dun plan daction 2004
2008 mais elle na pas t mise en uvre. Les dfis qui y sont noncs (dont lassainissement et la
professionnalisation) demeurent dactualit. Son actualisation vient dtre initie avec lappui du
19
PADMIF . Elle sera labore en conformit avec les dispositions de la stratgie et le plan dactions
pour le dveloppement du secteur financier 2011 2015 et de laxe 5 de la stratgie de linitiative 3N
"les Nigriens nourrissent les Nigriens" qui vise maintenir un effort croissant et continu en matire
de financement des investissements pour la scurit alimentaire et le dveloppement agricole
durable.
48. Lune des difficults majeures dans loprationnalisation de la stratgie est le vide institutionnel.
Sur ce plan, le Niger est lun des rares pays de la sous-rgion ne disposant pas dune structure de
promotion du secteur, en gnral charge de mettre en uvre la stratgie nationale.
49. De par leur mandat et leurs activits, certaines structures se rclament de contribuer la
promotion du secteur linstar de la cellule de crdit agricole du Ministre de lagriculture, la Direction
de la monnaie et du crdit du Ministre des finances, lAP-SFD, lInitiative 3N. Mais lenjeu de
dveloppement du secteur requiert un cadre institutionnel formel qui assurera galement la
coordination des interventions des PTF suivant les orientations stratgiques nationales.
2. Niveau mso
2.1.
50. Cre en 1999 sous lappellation de lAssociation nigrienne des institutions professionnelles
de microfinance (ANIP-MF), la structure charge de promouvoir et dfendre le secteur du financement
dcentralis a t transforme en 2010 en Association professionnelle des systmes financiers
dcentraliss (AP/SFD) pour se conformer la nouvelle loi. Dans le cadre de sa mission, lAP/SFD
offre un certain nombre de services et dappuis aux SFD et sert dintermdiaire entre les SFD et les
partenaires. En vertu des dispositions de la nouvelle loi, tous les SFD sont membres doffice de
lAP/SFD mais jusqu prsent plusieurs SFD ne se sont pas encore affilis.
51. LAP-SFD est charge dassurer: (i) la reprsentation des SFD et la dfense de leurs intrts
auprs des autorits et des PTF; (ii) le renforcement des capacits de ses membres, le
dveloppement et l'expansion dune offre prenne de services et de produits diversifis; et (iii) la
collecte, l'change et la diffusion de linformation. Lessentiel des ressources pour son fonctionnement
proviennent de manire irrgulire des redevances statutaires payes par ses membres et des appuis
institutionnels consentis par les PTF. En outre, lAssociation ne dispose pas de moyens logistiques
suffisants.
52. A linstar des Associations professionnelles de la sous-rgion, lAP-SFD Niger est en qute de
20
viabilit et de prennit . A cet effet, les rflexions sont en cours en vue dadopter un nouveau
schma de tarification des membres. Mais les dfis de professionnalisation du secteur renchrissent
le budget dinvestissement de lAssociation dont les priorits actuelles concernent: (i) la restructuration
des SFD dans le contexte de lassainissement, en particulier la situation des membres menacs de se
19
Les termes de rfrence pour lactualisation ont t labors et valids par les acteurs. Un groupe de travail comprenant les
reprsentants des principaux acteurs du secteur a t constitu pour superviser le processus.
20
Rfrence ltude sur la prennisation des SFD dans lUEMOA ralise en 2009.
13
voir retirer leur agrment; (ii) la mutualisation du contrle interne et ladaptation des systmes
dinformation de gestion aux normes rglementaires; et (iii) les facilits de refinancement des SFD.
2.2.
53.
3. Niveau micro
54. Aux contraintes internes classiques (mauvaise gouvernance, insuffisance de ressources
humaines et financires, inexistence de systme de contrle interne, absence de SIG, etc.) sajoute le
risque trs lev des activits agro-sylvo pastorales quils financent principalement. En effet ces
activits sont soumises des alas climatiques rcurrents (scheresses, inondations, invasion
acridienne, etc.) mettant souvent les producteurs en inscurit alimentaire et compromettant du coup
toute possibilit de remboursement de crdit chance.
55. En raison de ce risque lev, les SFD se focalisent essentiellement sur le financement du crdit
court terme (crdit de campagne, crdit de commercialisation, etc.). Le financement du matriel et
quipement de production qui intresse lessentiel de leur clientle constitue par les petits
producteurs est ainsi occult. Outre le risque li aux activits finances, les SFD nont pas
dexpriences avres dans la mise en place du crdit moyen et long terme qui exige des procdures
et des connaissances spcifiques.
Les succs
21
PSN : Programme spcial national. PDRAA : Projet de dveloppement rural de larrondissement dAgui.
Programme dAppui la Scurit Alimentaire par la Petite Irrigation sur financement de lUnion europenne
14
on notait dj un bon niveau dorganisation des deux SFD. Lautosuffisance oprationnelle de Yarda
Tarka tait de 117% en 2009 et celle de Yarda Zinder de 56% seulement. La russite de ces
institutions rsidait notamment dans lobservance des bonnes pratiques, parmi lesquelles le respect
de la rglementation, le dveloppement de capacits en matire de gestion des indicateurs de
performance, de gestion des risques, de matrise du portefeuille risque, et dutilisation du SIG.
58. Un autre lment important de succs est relatif lapproche dadministration et de suivi du
crdit. Celle-ci est base sur des organisations dnommes Associations de Promotion de lEpargne
et du Crdit (APEC) rgies par la loi des coopratives rurales qui font de lintermdiation avec les
clients en les informant, en collectant des demandes de crdits quelles pr-analysent avant de les
transfrer aux SFD, en assurant la promotion de lpargne ainsi que le suivi de la distribution et le
recouvrement des crdits.
1.2.
Selon le rapport dEvaluation du programme pays, 2011, "la ncessit de dvelopper les services financiers ruraux
en faveur des pauvres tait justifie essentiellement par une numration des difficults rencontres par les services
financiers de lpoque, sans analyse des besoins de la population cible par le FIDA en matire de services financiers."
15
63. Les projets de finance rurale en cours interviennent: (i) au niveau de loffre afin damliorer et
augmenter le volume de loffre de services financiers crdit en particulier par la
professionnalisation du secteur et le refinancement des SFD; et (ii) au niveau de la demande pour
amliorer laccs des groupes cibles des projets cette offre renforce travers leur
accompagnement et le renforcement de capacits des groupements et associations. Il sagit des
projets suivants:
16
PADMIF fournit un appui institutionnel pour professionnaliser les SFD qui en font la demande
travers le renforcement des capacits des ressources humaines, ltablissement de plans daffaire, la
mise jour/la formulation des manuels de procdure ou encore la mise en conformit avec la
rglementation. Un fonds de garantie est galement disponible pour le refinancement des SFD
slectionns par le systme bancaire classique. Ce fonds est destin aux crdits pour le warrantage
et a t tendu au crdit intrants (marachage), lembouche et toutes autres activits de production,
transformation ou commercialisation des produits agricoles locaux. Il est gr au niveau de la
24
BAGRI qui est sense prendre progressivement en charge une partie de la garantie et les
montants sont accords aux SFD en fonction du volume de leur portefeuille. A ce jour, des
conventions ont t signes avec quatre SFD (Tableau 11). Au niveau de la demande, le PADEL
appuie les groupes de producteurs et les micro-entrepreneurs cibls dans la composante scurit
alimentaire et gouvernance locale pour quils constituent leurs dossiers de demande de crdit.
Tableau 11: SFD appuys par le PADMIF
SFD
ASUSU SA
CPEC CI GABA (Agui)
CPEC ANFANIN GOBIR (Tibiri)
MECREF (Maradi)
Ligne de garantie
Appui institutionnel
100 millions de FCFA (2010)
20 millions de FCFA (2011)
6,5 millions de FCFA
10 millions de FCFA
6 millions de FCFA
100 millions de FCFA
35,144 millions de FCFA
Sources: Donnes fournies par lquipe du PADEL
Total appui
100 millions de FCFA
26,5 millions de FCFA
16 millions de FCFA
135,144 millions de FCFA
2.2.
67. Dautres projets interviennent plus la marge du secteur de la finance rurale pour: (i) renforcer
des composantes qui correspondent pour la plupart des activits agro-pastorales productives; ou (ii)
formaliser certains mcanismes internes aux projets. La majorit de ces interventions concerne
laccs aux intrants agricoles pour les cultures pluviales et/ou marachres ainsi que le warrantage.
68. Il sagit dune part de projets mettant disposition des fonds de garantie pour le financement
dintrants agricoles travers des SFD et/ou des banques commerciales sur la base de conventions
bipartites (conventions projet/banques commerciales ou projet/SFD) ou triparties (conventions
26
projet/banques commerciales/SFD). Deux projets interviennent actuellement au niveau national : le
27
Projet microdose Niger financ par AGRA et mis en uvre par lINRAN; et le Projet intensification de
lagriculture par le renforcement des boutiques dintrants coopratives (IARBIC) financ par la
Belgique et la FAO. Dans le cadre de la promotion de lutilisation dengrais pour les cultures pluviales,
le Projet microdose Niger a plac la BAGRI, la BRS et ECOBANK trois fonds de garantie 100% de
24
17
50 millions de FCFA chacun pour le financement des boutiques dintrants et du warrantage. Dans le
cadre du projet IARBIC, il est prvu la mise en place dun fonds de garantie intrants (FGI) ou fonds
tampon de 650 000 euros qui sera plac dans une banque commerciale au profit des fdrations
dOP pour lachat dintrants avec une obligation de prfinancement sur fonds propres hauteur de
50% du crdit. Un rapport doprationnalisation de ce fonds a t produit en 2011 et lidentification de
la banque commerciale partenaire est en cours. Dautres initiatives ont t exprimentes ou sont en
cours. Elles concernent des lignes de crdit destines des activits trs spcifiques comme le crdit
maracher expriment Madarounfa par la SNV en partenariat avec ASUSU SA pour le financement
de la filire oignon.
69. Des projets travaillent avec les SFD pour la mise en uvre et la formalisation de certains
mcanismes de financement. Il sagit notamment: (i) du Projet de dveloppement des exportations et
des marches agro-sylvo-pastoraux (PRODEX) financ par la Banque mondiale et qui intervient sur
lensemble du pays; et (ii) de deux projets sur financement FIDA en phase de dmarrage: le Projet
d'appui la scurit alimentaire et au dveloppement dans la rgion de Maradi (PASADEM) et le
Projet de petite irrigation (Ruwanmu) pour les rgions de Maradi, Tahoua et Zinder.
70. Le PRODEX passe par certains SFD slectionns en amont sur la base de leur performance en
collaboration avec lARSM pour mettre en uvre la subvention dinfrastructure et dquipements de
petite irrigation pour le captage, lexhaure et la distribution. Une fois les demandes des bnficiaires
potentiels acceptes, ces derniers sont accompagns par des Groupements service-conseil (GSC)
pour ouvrir un compte dans lun des SFD slectionns et y dposer lquivalent de 10% ou 20% du
28
montant total du financement accord en fonction de son profil socio-conomique et du montant . Les
bnficiaires ont 45 jours pour dposer leur contribution qui est ensuite complte par la subvention
du PRODEX sur le compte. Des conventions sont passes entre le projet et les SFD qui sengagent :
(i) ne pas prlever de frais sur ces comptes hormis les frais de tenue de compte provisionns dans la
subvention; et (ii) nautoriser le dcaissement des fonds uniquement que pour payer les fournisseurs
et prestataires choisis pour le microprojet sur pices justificatives (passation de march ralise par
les bnficiaires accompagns par les GSC et valide par le PRODEX). Dans ce mme sous-secteur,
le Ruwanmu adopte une approche similaire avec des partenariats avec les SFD pour la constitution
dune pargne bloque obligatoire conditionnant laccs la subvention afin dencourager
lamortissement du matriel et son renouvellement terme travers un crdit accord par un SFD sur
la base de cette pargne. Contrairement au PRODEX, le Ruwanmu subventionne hauteur de 100%
les investissements de petite irrigation puisque ses groupes cibles sont les petits producteurs ruraux
pauvres, les mnages les plus vulnrables, les femmes et les jeunes, soit des groupes faiblement
pourvus en capital (montaire, foncier, matriel, etc.). Les infrastructures et le matriel seront financs
directement par le projet sans passer par les comptes ouverts dans les SFD dont lpargne bloque
demeurera intacte. Les microprojets seront labors avec lappui des GSC qui accompagneront les
bnficiaires dans le processus douverture du compte et de dpt de lpargne bloque (Tableau 12).
28
30% du montant du microprojet lorsque suprieur ou gal 2 millions de FCFA pour les individuels; 20% pour des
microprojets de groupements mixtes ou masculins suprieurs ou gales 2 millions de FCFA; 10% pour les femmes et les
jeunes de moins de 10 ans individuels ou en groupements.
18
Tableau 12: Description du dispositif dattribution des quipements sous forme de subventions conditionnes du
Ruwanmu
N0
1
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
Description
Formation confection dun plan
daffaires de base de PI
Constitution de microprojet sur base
dun plan daffaire prcisant et
justifiant la technologie choisie
(produits
et
charges
dont
amortissement)
Ouverture dun compte dpargne
bloque avec double signature
Ngociation pour lobtention et la
scurisation du foncier
Soumission des microprojets au
Ruwamu
Vrification de lligibilit (lettre de
slection
du
microprojet
et
attestation de dpt)
Soumission des microprojets au
CDAP
Dcision de conformit technique et
financire
Dcision de financement par le
projet
Information des communes et des
GSC
En charge
CRC
Commentaires
Les bnficiaires font partie
des cibles
Produits attendus
Paires de producteurs/trices
motives
Priode
GSC accompagne
Plan daffaire
Novembre
Attestation douverture de
compte
Actes fonciers (contrats,
attestations..)
Microprojets
par
dpartement
Communes
Inclusion
dfinitive
bnficiaires
CRC
CDAP
Navette
CRC
pour
amlioration
Sur la base du PV de la
runion du CDAP
Sur la base du PV de la
runion du CDAP
GSC
Bnficiaires
(par paire)
Bnficiaires
MP
Bnficiaires
COFO
Bnficiaires
CDAP
CRC/CNC
CRC
GSC
GSC en accompagnement
Bnficiaires
GSC en accompagnement
auprs des SFD
Communes
Communes
Bnficiaires
des
Microprojets soumis
Financement
des
MP
approuv
Financement
des
MP
approuv
Liste
communales
de
microprojets
Lettre
nominative
dinformation dtaillant les
conditionnalits
du
financement du MP
Attestation de dpt de la
somme requise
Prestataires de services
identifis
Travaux
raliss
et
quipement disponible
Amnagement fonctionnel
et durable
Octobre
Novembre
Novembre
Mi-Dcembre
Dbut janvier
Mi-Janvier
Fvrier
Fvrier
Mars
Mars
Avril
Juin
Septembre
Octobre
71. Le PASADEM comporte un Fonds pour les Investissements, les Initiatives et les Innovations
(F3I) qui permettra le financement de microprojets productifs de certains groupes cibles (OP, femmes,
jeunes, institutions rurales) sur la base de plans daffaires et avec une contribution variable des
bnficiaires. Il sagit dun outil de financement des activits conomiques rurales agricoles ou extraagricoles lies la promotion de la scurit alimentaire et nutritionnelle dans les deux rgions
dinterventions. Sa justification repose sur: (i) le manque de capitaux propres; (ii) un accs au crdit
limit; et/ou (iii) labsence de produits financiers adapts (crdits moyen terme, produits innovants)
pour certains groupes de la population rurale de la zone dintervention. La contribution exige pourra
tre apporte travers un crdit contract auprs dun SFD comme porte dentre pour la
construction de relation de confiance entre les deux acteurs. Pour les microprojets dont la rentabilit
conomique est avre, la synergie avec loffre dj structure des SFD sera ainsi rapidement tablie
afin de faire voluer le plan de financement vers une relation commerciale classique entre promoteurs
de microprojets et SFD. Le manuel de procdures et de mise en uvre du F3I sera labor en lien
troit avec la prsente tude et ses recommandations stratgiques et oprationnelles.
2.3.
72. Dans le cadre de ces interventions et des projets passs, les femmes et les jeunes ont parfois
bnfici de mcanismes spcifiques travers une approche groupements . Ceux-ci prennent
gnralement la forme d'un appui en plusieurs phases: regroupement et/ou renforcement des
capacits associatives, alphabtisation, formulation de microprojets conomiques besoin de
29
financement, et/ou capital de dpart dbours directement par le projet ou par lintermdiaire de
29
19
SFD. Cette approche vise permettre ces deux groupes socio-conomiques de surmonter des
contraintes qui leurs sont parfois spcifiques. Les microprojets sont qualifis dactivits gnratrices
de revenus (AGR) telles que lembouche, le petit commerce, etc. Les expriences passes et en
cours tmoignent de la ncessit daccorder davantage dimportance la rentabilit conomique de
ces activits, leur durabilit et de les replacer dans une analyse plus macro des dynamiques
conomiques locales pour viter la saturation du march et surtout accompagner les femmes et les
jeunes sinscrire dans les volutions rcentes et futures (demande du Nigria, besoin de main
duvre pour le marachage, volution des gots des consommateurs de la sous-rgion, etc.).
Concernant la question des jeunes en particulier, une rflexion sur leurs perspectives demploi et leurs
aspirations (emploi non agricole, migration, style de vie urbanis , etc.) simpose pour assurer la
pertinence des outils mis en place dans les projets.
73. Au niveau national, le nombre de clients des SFD en 2010 tait estim 167 738 selon
30
lARSM . Le rapport provisoire de lARSM pour 2011 recensait 129 128 clients au 31 dcembre 2011,
soit un recul de 22%. Malgr un taux de reporting de 55% seulement, ces donnes sont
reprsentatives dans la mesure o elles incluent les 10 SFD dominant le secteur (90% de lencours du
crdit et 80% de lencours dpargne). La tendance baissire observe concernant le nombre de
clients sexplique en partie par le processus dassainissement du secteur qui a conduit au retrait de
plusieurs agrments depuis 2010, notamment au niveau des mutuelles, rduisant de facto le nombre
total de membres/clients.
Tableau 13: Evolution du nombre de clients/membre des SFD
2009
2010
2011
Clients/members SFD 161 904 167 738 129 128
Evolution
+4%
-22%
Source: Rapport provisoire situation des SFD en 2010-2011 de lARSM, mars 2012
74. Sur la base de la rpartition de la clientle entre personnes physiques et morales, le nombre
31
total de clients individuels est estim 892 366 personnes en 2010 . La population active tant
estime 5,8 millions de personnes, le taux de couverture des SFD serait de 15,3% en 2010. A titre
de comparaison, la clientle actuelle des banques commerciales mesure en termes de nombre de
32
comptes bancaires au Niger tait de 232 491 en 2010 selon la BCEAO . En termes de clients actifs
bnficiant dun crdit auprs dune SFD, la demande actuelle est value 317 520 personnes pour
33
2011, soit 5,5% de la population active .
Tableau 14: Volume de clients individuels des SFD en 2010
Total Niger
Clients SFD
2010
Personnes
physiques
Personnes
morales
Total individus
touchs
Population
active
% Population
active touche
167 738
137 545
30 193
892 366
5 819 738
15,3%
Source: Construit partir du rapport provisoire situation des SFD en 2010-2011 de lARSM, mars 2012
75. En labsence de donnes dsagrges par rgion, il est difficile dvaluer le taux de couverture
des SFD dans chacune des rgions de Maradi, Tahoua et Zinder. Sur la base des donnes recueillies
30
20
auprs des SFD compltes par celles de lARSM, la situation des trois rgions dintervention du FIDA
a t esquisse partir dun chantillon qui peut tre considr comme pertinent puisque
34
correspondant 56% des clients et 58% de lencours de crdit au niveau national . Daprs ces
estimations, Tahoua rassemblerait 32% de la clientle nationale totale des SFD prises en
considration, suivi par Zinder avec 20% et Maradi avec 14%. Ces rsultats traduisent limportance de
certains SFD locaux Tahoua telle que YARDA TARKA dont lancrage local et la stratgie de
promotion sappuyant sur des groupes communautaires locaux lui assure une couverture relativement
importante dans sa zone dintervention: 4 992 clients dont 2 844 groupements, soit environ 124 800
personnes individuelles (11% de la population active de la rgion). Les rsultats estims pour Maradi
sont vraisemblablement lis la non prise en compte de certains SFD locaux dimportance dans cet
chantillon (informations non disponibles). Sous rserve des capacits techniques et oprationnelles,
linfluence gographique des SFD est un atout majeur qui les positionnerait comme un partenaire
potentiel pour la stratgie du FIDA dans la zone.
Tableau 15: Rpartition de la clientle Maradi, Tahoua et Zinder des principales SFD prsentes dans ces rgions
MARADI
ANFANIN GOBIR
ASUSU SA
CI GABA
KAANI
KOKARI
NYYA
TINFANANA
WADATAR KOWA
YARDA TARKA
YARDA ZINDER
Total
% national SFD interroges
Clients
1 440
7 099
1 808
1 031
525
10 463
14,4%
Encours crdit
17 037 843
437 033 353
34 636 810
58 215 431
322 599 785
-
TAHOUA
Clients
7 358
533
1 019
3 135
6 380
4 992
23 417
32,2%
Encours crdit
243 428 433
27 335 081
377 133 550
56 016 490
252 914 103
1 127 886 376
ZINDER
Clients
9 054
75
3 842
1 999
14 970
20,6%
56,4%
57,7%
Encours crdit
595 386 429
24 432 900
75 240 116
378 475 483
COUVERTURE NATIONALE
Clients
Encours crdit
1 440
17 037 843
30 855
4 369 457 065
1 808
34 636 810
15 153
981 221 672
3 204
1 860 947 622
3 842
75 240 116
3 135
56 016 490
6 380
252 914 103
4 992
1 127 886 376
1 999
378 475 483
72 808
9 153 833 580
clients nationaux
encours crdit national
Source: Construit partir des donnes recueillies auprs des SFD et du rapport provisoire 2010/2011 de lARSM.
34
La situation a t apprhende en utilisant les donnes rgionales et nationales des principales SFD intervenant Maradi,
Tahoua et Zinder. Le nombre de leurs clients et leur encours de crdit dans ces trois rgions a t compar leur clientle
et leur encours total sur le plan national pour estimer le poids de chacune de ces rgions dans leur portefeuille.
21
3.2.
76. La population nigrienne tait estime 15,7 millions en 2011 dont 5,8 millions dactifs
35
potentiels (plus de 15 ans et moins de 65 ans ) dans le secteur formel mais surtout dans le secteur
informel. On peut estimer le march potentiel pour les services financiers dcentraliss 5,8 millions
36
37
au niveau national dont 4,6 millions en milieu rural . Avec seulement 15,3% dj clients, le potentiel
de demande non touche serait de 4,9 millions.
Tableau 16: March potentiel pour les services financiers ruraux au Niger et dans les trois rgions dintervention
Population
totale
Population
active
Population
rurale active
Niger
15 730 754
5 819 738
4 597 593
907 693
Maradi
3 117 810
1 194 117
1 025 747
596 063
Tahoua
2 741 922
1 148 100
1 009 180
231 254
Zinder
2 916 929
1 148 216
963 353
80 376
5 859 732
3 490 433
2 998 280
827 317
Cible PASADEM
Clientle SFD
/ Ruwanmu
892 366
Source: Construit partir du rapport provisoire situation des SFD en 2010-2011 de lARSM, mars 2012
77. Dans chacune des trois rgions dintervention du FIDA, le potentiel se situe autour de
38
1,1 million pour une demande potentielle totale estime 3,4 millions . Les zones rurales
reprsentent la majorit de ce potentiel avec presque 3 millions dactifs ruraux. Dans ce groupe, les
projets PASADEM et Ruwanmu ciblent 827 317 personnes, soit 28% de la population rurale active
estime. Ainsi, presque un tiers de la demande potentielle pourrait tre touche travers les
instruments de financement des microprojets conomiques dans le cadre des deux projets do la
ncessit dadapter ces instruments aux spcificits des groupes cibles et de leurs besoins de
financement. Le dfi rside dans le choix dinstruments appropris, leur couverture gographique, les
cots de transaction associs et les liens oprationnels avec les SFD sur la base de leurs propres
plans daffaires et stratgies de pntration.
3.3.
78. Les principaux acteurs conomiques ruraux sont: (i) les producteurs agro-sylvo-pastoraux; (ii)
les commerants et fournisseurs (intrants, produits alimentaires, produits de consommation,
tlphonie, etc.); (iii) les artisans (foreurs, menuisiers, maons, rparateurs, vanniers, etc.); et (iv) les
prestataires de services (transporteurs, restaurateurs, etc.). Lchantillon de 405 mnages interrogs
dans le cadre de cette tude reflte cette structure socio-conomique rurale avec 45% des enquts
39
pratiquant lagriculture, 27% llevage, 26% le commerce et 1% lartisanat .
79. Si lensemble des acteurs conomiques ruraux au Niger peuvent tre considrs comme
besoin de financement , certaines activits requirent davantage de financement extrieur du fait de
leur nature, de leur cyclicit et/ou de leur taille. Parmi ces acteurs, ceux qui souhaitent dmarrer une
nouvelle activit et ceux qui exercent dj une activit de petite taille (volumes de production/de
vente) sont fortement contraints par des fonds propres limits en dbut de cycle et ont recours des
financements extrieurs. A cet gard, les besoins des groupes cibles du FIDA sont trs spcifiques du
fait de leurs caractristiques socio-conomiques. Il sagit des petits producteurs agro-sylvo-pastoraux
et de faon plus gnrale des mnages ruraux vulnrables touchs de faon rcurrente par
linscurit alimentaire avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Le tableau 17 reprend
35
36
37
38
39
En labsence de donnes statistiques sur la population active, le potentiel a t tablit sur la base de la population entre 15
et 65 ans pour 2011 au Niger et 2010/2011 dans les trois rgions.
Etablit sur la base du taux durbanisation relev par lINS au niveau national et dans chacune des rgions.
Estim sur la base de la rpartition population urbaine/rurale des monographies rgionales 2010/2011 de lINS.
Chiffres estims sur la base des donnes et hypothses prcises dans les notes prcdentes.
Les pourcentages sont calculs sur la base du nombre de rponses, une personne pouvant pratiquer plusieurs activits. Le
mme procd est rpt pour lensemble des questions de lenqute.
22
les groupes cibles du PASADEM et du Ruwanmu et dcrit les activits conomiques directement
inclues dans ces projets. Il sagit principalement de la production agro-sylvo-pastorale, des activits de
post-rcolte, transformation et commercialisation ainsi que diverses activits rurales de services.
Tableau 17: Activits besoins de financement des groupes cibles du PASADEM et du Ruwanmu
Groupes cibles
Organisations
fatires
de
producteurs
et
Mnages vulnrables
femmes et jeunes
sans terre,
23
Tableau 18: Calendriers culturaux des principales cultures et leurs besoins de financement
Activits
Intensit besoin
de financement
Calendrier
+++
Sept.-oct.
+++
Oct.-nov.
++
Oct.-nov.
Nov.
Nov.-janv.
++
Janv.-mai
+
++
++
Mars-mai
Juin-juill.
Juin-aot
Juin-aot
Sept.-dc.
+++
++
+
+++
5-6 mois
8-9 mois
Lorsque la production nest pas vendue en amont un acheteur de demi-gros sur la parcelle ou au niveau des centres de
collecte.
24
83. Les jeunes subissent galement des contraintes sur le plan du foncier, et naspirent pas
ncessairement au mtier de producteur agro-pastoral et adoptent des stratgies migratoires de plus
en plus rptes. Dailleurs, la demande de crdit pour financer lexode est cite par les
personnes interroges dans le cadre des enqutes individuelles. Dans ce contexte, les activits
connexes au secteur agro-sylvo-pastoral revtent une importance particulire outre leur caractre
indispensable pour ce secteur qui demeure au centre du tissu conomique rural. Le PASADEM et le
Ruwanmu en particulier mettent en exergue un certain nombre dentre elles (Tableau 19). La mise en
place de marchs de demi-gros autour de ples conomiques ruraux ainsi que la diffusion de
nouvelles techniques et technologies agricoles (kits de culture mcaniss, etc.) constituent des leviers
pour ces activits conomiques.
Tableau 19: Activits connexes du PASADEM et du Ruwanmu besoin de financement
Types de besoins
BESOINS PRODUCTION
Artisans foreurs
Fournisseurs quipement dexhaure et de distribution (petite irrigation)
Fournisseurs matriel agricole autres (charrues, semoirs, etc.)
Boutiques dintrants
Rparateurs et vendeurs de pices dtaches
Fabricants de haies mortes (petite irrigation)
Producteurs de semences et de plants repiquer
Fabricants de charrettes, transporteurs
Conditionneurs et fabricants de conditionnement
Petit levage
Vendeurs de petit btail
Boutiques daliment btail et autres produits sanitaires
Fournisseurs de fourrages
Maons et menuisiers (construction tables et poulaillers)
Boutiques dintrants
Conditionneurs et fabricants de conditionnement
Transporteurs (charrettes, moto, camions)
Vendeurs de fourrage
Restaurateurs
Fournisseurs pices dtaches et matriel agricole
Transformateurs (presses huile, dcortiqueuses arachide, broyeuses moringa)
84. Les activits de sylviculture sont fortement intgres dans les systmes productifs ruraux et
constituent une source de revenus importante pour certains acteurs. La collecte et la vente du bois
sont intensives en main duvre familiale, mais peuvent ncessiter des financements pour permettre
le transport auprs des axes routiers o il est vendu. La pche est galement une activit prendre
en compte surtout dans la rgion de Zinder o elle est pratique dans les grandes mares.
3.4.
85. Les activits non conomiques doivent tre considres du fait de leur importance dans les
budgets des mnages ruraux. Il sagit des deux postes suivants: (i) la sant; et (ii) les vnements
socioreligieux (mariage, baptme, funrailles, ramadan et autres ftes religieuses). Lors de focus
41
42
groupes conduits avec deux rseaux MMD Maradi et Tahoua , les membres ont estim quils
reprsentaient deux tiers de demandes de financement des membres des tontines contre un tiers
pour les activits conomiques. Ces activits sont surtout finances grce ces pratiques
communautaires plutt que par le crdit. Lors de lenqute de terrain, les crmonies recueillent 28%
des rponses parmi les activits pour lesquelles lobtention dun crdit est considre comme le plus
difficile. Labsence doffre ou une offre limite pour ces dpenses qui sont trs importantes pour les
mnages ruraux nigriens (rputation, cohsion sociale, filets de scurit, etc.) peut donner lieu des
dtournements dobjets de crdit.
41
42
25
Crdit dinvestissement
Crdit de campagne
Crdit de commercialisation et
avance sur trsorerie
Crdit vnements
3.5.
Pistes de rflexion
Crdit long terme, montants importants, analyse financire en profondeur sur la rentabilit
de linvestissement et les capacits de remboursement, montants adaptes aux capacits
de lemprunteur avec systme de graduation vers les banques commerciales (individuel,
OP, union, fdration) a travers des liens renforces bases sur les complmentarits entre
SFD et banques
Crdit moyen et long terme, analyse financire en profondeur sur la rentabilit de
linvestissement et les capacits de remboursement, montants adaptes aux capacits de
lemprunteur avec systme de graduation vers les banques commerciales (individuel, OP,
union, fdration) a travers des liens renforces bases sur les complmentarits entre SFD
et banques
Crdit court et moyen terme en fonction du cycle des spculations agricoles, dblocage
temps, remboursement in fine, montants adaptes aux capacits de lemprunteur avec
systme de graduation vers les banques commerciales (individuel, OP, union, fdration)
a travers des liens renforces bases sur les complmentarits entre SFD et banques
Crdit court, dblocage temps, montants adaptes aux capacits de lemprunteur avec
systme de graduation vers les banques commerciales (individuel, OP, union, fdration,
commerants de demi-gros, comptoirs, gros transporteurs, etc.) a travers des liens
renforces bases sur les complmentarits entre SFD et banques (ex: commercialisation
de loignon)
Crdit court, dblocage temps
86. La demande relative lpargne financire place court ou long terme est encore trs limite
au Niger avec des capacits dpargne limites en milieu rural. Selon lenqute auprs des mnages
ruraux, la capacit dpargne mensuelle infrieure 5 000 FCFA et entre 5 000 et 10 000 FCFA
rassemblent respectivement 45% et 35% des rponses.
87. Les comportements dpargne actuels sont issus de motivations diffrentes selon les acteurs
considrs et sont caractriss par des stratgies de diversification permettant de faire face des
besoins diffrents et de limiter les risques de vol notamment. Si les capacits dpargnes sont
limites, elles existent bel et bien, constituant ainsi un gisement dpargne potentielle. Les mnages
ruraux pargnent court terme travers une pargne montaire garde au domicile ou groupe
au sein dune tontine pour leur permettre de financer: (i) de petites activits conomiques fonds de
roulement petit commerce, achat dintrant, etc. ; et (ii) des dpenses imprvues souvent lies la
sant et aux dcs toujours au moyen de lpargne montaire individuelle ou groupe. Des stratgies
dpargne de moyen et long terme sont dveloppes travers une pargne en nature tels que les
bijoux ou souvent les petits ruminants pour permettre: (i) de financer des investissements plus lourds
lis lactivit conomique (achat dune charrette, dune motopompe, dune machine coudre,
doutils de menuiserie, etc.); et (ii) daffronter la priode de soudure si les rserves alimentaires sont
puises. Dans le cas des groupes cibles du FIDA, ce dernier aspect revt une importance
particulire avec une gnralisation des processus de capitalisation-dcapitalisation dune anne
lautre.
3.6.
88. Le contexte rural nigrien est marqu par des volutions rcentes dordre climatique,
conomique et politique qui modifient sensiblement le tissu socio-conomique local et a fortiori les
caractristiques de la demande rurale de services financiers. Ces changements sont parfois
conjoncturels, mais leur occurrence de plus en plus leve et leur intensification leur confrent une
dimension structurelle en les inscrivant comme des lments constitutifs dun nouveau contexte. Ainsi,
le rythme des scheresses et des inondations sacclre et leur intensit augmente sous leffet du
changement climatique, contribuant la diminution de la production agricole et la rduction du
cheptel. Les consquences sur la demande de services financiers prennent la forme dune hausse de
la demande de crdits dinvestissement pour le financement de la petite irrigation qui reprsente une
alternative rentable dans ce contexte mais galement pour amliorer la conservation et le stockage
des cultures (magasins). Les banques cralires se dveloppent galement sous linfluence de
26
90. Les volutions lies aux activits et dynamiques de projets au niveau local, en particulier le
PASADEM et le Ruwanmu sont dj mentionnes en amont. Lexemple du PPILDA Agui a montr
linfluence potentielle sur la transformation des systmes agraires (culture attele, etc.) et lmergence
dacteurs besoin de financement (groupements semenciers, etc.). Les effets sur la demande de
crdit sont rsums dans le tableau 22.
Tableau 22: Projets FIDA et effets sur la demande de services financiers
Evolutions lies aux projets ayant un effet
sur
Expansion et intensification de la petite irrigation
Augmentation de la production
Besoins connexes (main duvre, intrants, matriel,
transport, etc.)
Diffusion de nouvelles mthodes culturales
Petite mcanisation: attelage, > sarcloirs, herses, etc.
Intensification
Soutien des OP autour des intrants
Boutiques dintrants agricoles
Boutiques aliment btail et produits vtrinaires
Marchs de demi-gros et comptoirs de
commercialisation
Intensification des changes, larges volumes de
transaction
Dveloppement dactivits connexes aux marchs
(conditionnement, transport, etc.)
Attractivit acheteurs trangers
Installation de comptoirs pour certaines cultures de
rentre: oignon (PRODEX et Ruwanmu), canne sucre
(Ruwanmu)
Appui la cration de microentreprises rurales
la demande de crdit
Demande de crdits de campagne: intrants, main duvre,
essence pour les motopompes, transporteurs
27
3.7.
91. Les caractristiques des acteurs besoin de financement ainsi que celles de leurs activits
conomiques et non conomiques dans un contexte marqu par de nouvelles donnes structurelles
appellent des services et produits financiers adapts. Ladaptation des produits de crdit aux activits
prsentes prcdemment se situe au niveau de la nature et des termes du produit propos, soit: (i)
la dure; (ii) les dlais de traitement du dossier et de mise disposition des fonds; (iii) le montant; (iv)
le taux dintrt; et (v) lchancier de remboursement.
92. La dure du financement peut tre de court terme ( 12 mois) pour le financement de la
campagne agricole ou le petit commerce par exemple mais doit permettre galement de financer des
investissements sur le moyen ( 36 mois) et dans une certaine mesure le long terme en particulier
pour laccs au foncier, la construction dinfrastructures et lachat dquipements. Le crdit doit en
outre tre dbloqu temps afin de ne pas tre obsolte au regard du besoin de financement de
lemprunteur. Parfois les dlais relatifs au traitement du dossier qui peuvent tre avec responsabilit
partage des SFD et des clients (rassemblement des pices du dossier) sont longs, entranant
labandon. Le crdit doit tre disponible temps particulirement pour les activits dpendant des
conditions climatiques comme lagriculture o les fentres dopportunits sont trs limites dans le
temps (mise en place de la culture, rcolte, vente quand les prix sont rmunrateurs) ou sujettes
des imprvus ncessitant une raction immdiate (attaque de ravageurs, maladies animales, etc.).
93. Le cot du financement doit tre adapt la structure financire de lactivit finance et en
particulier sur la base de lestimation de deux types de rentabilit , savoir le retour marginal sur
chaque FCFA prt et la rentabilit globale de lactivit finance. Dans lensemble, le retour marginal
est lev puisque les crdits peuvent permettre par exemple daugmenter significativement le volume
de ventes ou de production agricole. En revanche, les activits besoin de financement dgagent
gnralement des revenus assez faibles avec une capacit financire des acteurs limite sur le court
et moyen terme. Ainsi, les taux proposs doivent permettre aux emprunteurs dtre en mesure de
rembourser leurs prts sans provoquer des situations de surendettement avec des stratgies de
crdits multiples comme ce fut parfois mentionns dans les entretiens de terrain (crdit auprs
dautres SFD pour rembourser le premier crdit), ou entraner un dfaut.
Tableau 23: Budgets agricoles financiers, cultures pluviales (sans projet) et cultures irrigues (avec et sans Ruwanmu)
Culture pluviales (pas d'intervention)
Unit
Mil
Sorgho
Nib
Mais
Oignions
Tomate
Chou
Sans Projet
Marge brute
FCFA/ha
74 148
33 385
143 950
130 500
2 000 500
1 757 400
872 000
1 545 000
2 558 800
USD/ha
165
74
320
290
4 446
3 905
1 938
3 433
5 686
FCFA/ha
74 148
33 385
143 950
130 500
2 208 413
1 961 400
1 170 320
1 632 100
2 981 700
USD/ha
165
74
320
290
4 908
4 359
2 601
3 627
6 626
Avec Projet
Marge brute
compte qui pourraient grever les petits montants dpargne dgags; et (iii) dnus de cots de
transaction temporels lis la distance parcourir pour aller dposer ou retirer lpargne,
notamment pour les producteurs agro-pastoraux pour lesquels le cot dopportunit peut tre trs
lev sils doivent consacrer une journe de travail agricole se rendre la SFD. La question de
ladquation de loffre ces exigences est traite dans la section offre du rapport mais la
prgnance des pratiques traditionnelles (pargne montaire au domicile, tontine, pargne en nature)
laisse supposer que loffre ne rpond pas aux besoins des populations rurales en matire dpargne.
Lpargne au niveau des SFD relve souvent dune pargne obligatoire ou force correspondant un
dpt de garantie pour lobtention dun crdit. Le niveau dinformation joue galement un rle trs
important pour les produits dpargne qui sont dans lensemble moins bien connus par les populations
rurales (35% des rponses contre 60% pour le crdit dans lenqute conduite). Une meilleure
connaissance de lpargne auprs des SFD, de son cot et de ce quelle peut permettre par la suite
pourrait modifier les comportements de certaines personnes. Lors dun focus groupe auprs de jeunes
agriculteurs Agui, le prsident dun groupement semencier qui pargne rgulirement dans la
mutuelle locale a soulign leffet positif en termes daccs au crdit mais galement de planification de
son activit agricole.
Tableau 14: Synthse des caractristiques de la demande et prconisations
Caractristiques
Dure
Dlais
Cout
Echancier
3.8.
Prconisations
Crdits court, moyen et long terme (crdits dinvestissement)
Analyse du projet conomique et mise en perspective (volution sous secteur, concurrence, etc.)
Courts pour les crdits de court terme et les produits dpargne liquide
Procdures et canaux adaptes a lurgence du besoin
Adapte la rentabilit de lactivit finance
Analyse conomique de lactivit sur 1-3 ans
Cal sur le cycle conomique de lactivit finance
Analyse des cash-flows de lactivit sur 1-3 ans
Suppression des subventions publiques au Nigria (essence la plus utilise dans le sud des rgions frontalires de Maradi,
Tahoua et Zinder car moins chre que lessence produite au Niger).
29
une population rurale souvent analphabte qui fait parfois recours aux services dindividus vendant
44
leurs services pour laborer des dossiers de demande de crdit auprs de la BAGRI notamment .
Les plans daffaires demands requirent par exemple un exercice de planification parfois difficile
appliquer au calendrier bancaire. Cependant, la majorit des SFD ont des exigences plus limites et
se satisfont de fiches de demande. Les aspects relatifs la recevabilit conomique et financire de
la demande constituent parfois un obstacle supplmentaire pour de nombreux mnages ruraux dont la
45
solvabilit est analyse . Cette contrainte est leve avec certains SFD, notamment les mutuelles,
qui basent largement leur dcision d'acceptation du dossier sur la rputation et la connaissance du
demandeur. Une fois le dossier accept, des garanties montaires et/ou en nature (dpt de garantie,
assurance vie, hypothque, etc.) doivent tre rassembles pour permettre son activation effective. Il
sagit dune des contraintes les plus frquemment cites lors des focus groupes. Les populations
rurales ont en effet un niveau de capitalisation trs faible et les scheresses cycliques limitent les
capacits daccumulation forant les mnages dcapitaliser pour faire face aux besoins alimentaire
(vente du petit btail acquis au cours de lanne, etc.).
99. Cet ensemble de contraintes est exacerb par le dficit dinformation relatif aux services
financiers proposs par les SFD qui nont pas les moyens de promouvoir leurs produits dans les
villages les plus marginaliss. En labsence de structure de promotion de la microfinance, laccs
linformation est souvent limite au bouche oreille surtout pour des populations faiblement duques
et souvent analphabtes. Les mutuelles conduisent parfois des campagnes de sensibilisation et
dinformation pour augmenter leur nombre de membres mais elles sont limites du fait de capacits
logistiques et matrielles insuffisantes. Ceci peut expliquer limportance donne la crdibilit de
linstitution qui a rassembl 35% des rponses lors de lenqute et lattachement des institutions
qui ont un ancrage local. A Agui, nombreuses sont les personnes qui se sont fait conseiller par le
PPILDA quant au choix dun SFD du fait de la confiance porte lquipe locale. De la mme faon
les groupements MMD sen remettent gnralement CARE pour le choix des institutions auprs
desquelles ils peuvent dposer la tontine ou faire une demande de crdit. Si les ruraux sont informs
46
des services proposs par les SFD , le niveau de connaissance sur le secteur demeure faible avec
des informations souvent inexactes. Ceci peut produire des comportements dautocensure de la part
de populations persuades de navoir aucune chance , ou au contraire un afflux de demande
auprs des institutions comme dans la BAGRI qui a connu une couverture mdiatique importante et
est associe au financement automatique de lagriculture chez les producteurs. La prsence de
nombreux projets qui ont travaill ou travaillent avec ou travers des institutions financires ont pu
galement envoyer des messages contradictoires dans certaines zones.
100. Les groupes cibles du FIDA sont particulirement touchs par ces contraintes: les petits
producteurs agro-sylvo-pastoraux et de faon plus gnrale les mnages ont de faibles capacits
pour llaboration des dossiers mais galement au niveau financier et matriel. Lune des stratgies
de ces populations consiste donc dposer des demandes groupes permettant une caution solidaire
ou la constitution dun dpt de garantie. Les femmes et les jeunes ne semblent pas faire face des
difficults propres leur genre ou leur accs limit au capital productif (foncier), notamment dans la
rgion de Maradi.
101. Couverture gographique. Au niveau national, il existait 81 SFD au 31 dcembre 2011 selon
lARSM rpartis dans les 8 rgions du Niger, dont 19 SFD en cessation dactivit pour lesquelles
lARSM propose un retrait dagrment. Le nombre de SFD a sensiblement diminu depuis 2009,
tmoignant dun assainissement progressif du secteur. Ce processus ne devrait pas rduire loffre de
faon significative dans la mesure o les retraits dagrment concernent en premier lieu des SFD en
44
Cas recenss Maradi, signals par le SE de la Chambre Rgionale dAgriculture. Tarif de 50 000 FCFA par dossier.
cf. supra cot du financement adapt.
46
A la question connaissez-vous les services proposs par les SFD ? , le crdit recueille 60% contre 35% pour lpargne et
5% pour je ne sais pas .
45
30
cessation dactivit dans un contexte sectoriel marqu par une grande concentration. Un total de 10
SFD rassemble 72% des clients recenss en 2010 ainsi que 90% de lencours de crdit et 80% de
lencours dpargne. Ceux-ci sont les plus cits parmi les SFD connus des personnes interroges lors
de lenqute de terrain avec par exemple 36% des rponses pour ASUSU SA et 22% pour YARDA
ZINDER.
Tableau 25: Evolution du nombre de SFD et de points de vente au Niger entre 2009 et 2011
31/12/2009
31/12/2010
31/12/2011
Prvisionnel 2012
aprs retrait agrments
Nombre de SFD
115
80
81
62
-30%
1%
-23%
Nombre de points de
service
175
189
192
8%
1%
% total
Agadez
4%
Diffa
3%
Dosso
27
14%
Maradi
28
15%
Niamey
43
23%
Tahoua
23
12%
Tillabri
44
23%
Zinder
12
6%
189
100%
Source: Rapport provisoire 2010/2011 de lARSM, Mars 2012
103. Concernant la distribution entre milieu urbain et rural, il nexiste pas de donnes dsagrges
suffisantes au niveau des SFD et a fortiori dans les rapports de lARSM. Le constat sur le terrain est
celui dune couverture trs limite en milieu rural, les points de services tant concentrs au niveau
des communes urbaines parfois difficilement accessibles depuis les villages les plus loigns. Ils sont
localiss au centre des villes et agglomrations et si leur prsence sur les marchs ruraux par des
47
guichets mobiles a t exprimente , leur couverture prend gnralement la forme de visites
dagents de crdit les jours de marchs sans enregistrement des transactions sur le march.
47
Exprience de Yarda Tarka Madaoua o des agents de crdits allaient avec une voiture et enregistraient les oprations
sur place. Arrt du fait des cots associs.
31
4.2.
Volume de loffre
104. Au niveau national, lencours de crdit la fin du quatrime trimestre de 2011 slevait 15
milliards de FCFA contre 9 milliards pour lencours dpargne. Lencours de crdit a diminu depuis
2009 suite aux scheresses de 2009/2010 qui ont dgrad le portefeuille de certains SFD en cours
restructuration. Si la dsagrgation entre crdit court, moyen et long terme nest pas disponible au
niveau de lARSM, les informations recueillies auprs de certains SFD laissent penser que le crdit
court terme reprsente une grande part du portefeuille de crdit voire lessentiel de celui-ci.
Tableau 27: Encours de crdit et dpargne des SFD au Niger
31/12/2009
FCFA
Encours crdit
Taux de croissance
Encours pargne
Taux de croissance
31/12/2010
USD
FCFA
31/12/2011
USD
FCFA
USD
18 630 471 419 36 530 336 16 709 849 415 32 764 411 15 876 239 000 31 129 880
9 295 732 613
-11%
18 226 927
-9%
17 386 248
-4%
18 045 616
4%
105. Lencours dpargne demeure stable depuis 2009 autour de 9 milliards de FCFA nexcdant
pas 58% de lencours de crdit. Cette situation sexplique en partie par les faibles capacits dpargne
des populations rurales de plus en plus contraintes la dcapitalisation avec des scheresses de plus
en plus frquentes qui rduisent la production agricole et dciment le cheptel. Dautres facteurs
pouvant contribuer expliquer le niveau de lencours relvent dune certaine inadquation entre loffre
et la demande (cf. partie offre). Sur le plan rgional, la rpartition de la clientle montre que Maradi
reprsente 9% de lencours national des 10 SFD de lchantillon tudi contre respectivement 12% et
23% pour Zinder et Tahoua.
106. Loffre de services financiers au Nigria doit tre prise en compte dans le sud de ces trois
rgions cibles o les flux commerciaux avec le Nigria constituent une part importante de lconomie
locale.
4.3.
Services et produits
107. Les principaux produits et services proposs par les SFD sont, dans leur ordre dimportance: (i)
les crdits de court et dans une certaine mesure de moyen terme; et (ii) les produits dpargne.
Certains SFD proposent des services connexes gnralement lis aux projets de bailleurs pour la
sensibilisation des populations ou des formations en vie associative et gestion. Cette offre est
marginale (surtout KOKARI). Les services de transfert dargent sont galement pratiqus en
partenariat avec les banques commerciales. En revanche, il nexiste pas ou peu de produits en dehors
du crdit et de lpargne classiques telle que lassurance ou le leasing par exemple. Les plans
daffaires et les stratgies de dveloppement des SFD sont cet gard peu innovants
108. Les produits dpargne sont: (i) lpargne vue non rmunre; et (ii) lpargne terme.
Lpargne vue est soit volontaire soit obligatoire prenant dans ce cas la forme dune garantie pour
lobtention dun crdit. Lpargne de long terme est faiblement dveloppe et est rmunre en
moyenne entre 3% et 4% pour les SFD interrogs offrant ce produit, jusqu 9% pour Yarda Tarka.
Les dpts vue obligatoires semblent tre le produit le plus rpandu avec de faon gnrale un
faible niveau dpargne montaire bancarise parmi la population rurale.
109. Les produits de crdit sont proposs pour diffrents domaines dactivits refltant la structure
de lconomie rurale nigrienne, soit: (i) lagriculture et llevage; (ii) le commerce; et (iii) lartisanat.
Malgr les rticences des SFD financer le secteur agro-pastoral considr comme trop risqu, la
structure de leur portefeuille de crdit par secteur dactivits est globalement reprsentative des
ralits conomiques locales. LARSM indique que lagriculture et le commerce reprsentaient
respectivement 43% et 45% des prts octroys en 2010. Les donnes recueillies auprs des 405
32
personnes interroges dans le cadre de ltude confirment cette structure puisque le commerce,
lagriculture et llevage rassemblent respectivement 36%, 34% et 29% des rponses la question
pour quelles activits lobtention dun crdit est le plus facile . Ceci permet de relativiser en partie le
discours trs rpandu dans le milieu rural nigrien qui pourrait laisser penser que les SFD ne
financent que de faon limite lagriculture. La partie adaptabilit des SFD examine ladquation
entre le produit propos et les besoins de la demande pour ce secteur en particulier si celui-ci est
effectivement financ.
Tableau 28: Produits de crdit court, moyen et long terme
Type dactivit
Secteur dactivit
Agriculture
Activit conomique
Elevage
Commerce
Autres
Artisanat
Consommation
Habitat
Education
Sant
Evnements sociaux
Objet du crdit
Campagne-intrants
Marachage
Matriel agricole
Warrantage
Transformation
Commercialisation
Achat parcelle48
Embouche
Trsorerie
Bon de commande49
Equipement
Achat maison
Frais de scolarit
Frais de sant
Mariage, baptme
CT
(<12 mois)
MT
(12-36 mois)
LT
(>36 mois)
6-12 mois
3-6 mois
X
X
X
4-12 mois
X
3-6 mois
X
3-36 mois
12-36 mois
X
X
12 mois
12-36 mois
-
48 mois
-
110. Concernant lagriculture, les principaux crdits accords sont des crdits de court terme
infrieurs 12 mois pour prparer la campagne (achat dintrants), le warrantage et lembouche.
Certains crdits spcifiques au marachage ou pour la commercialisation de certains produits comme
le souchet (crdit avance sur fonds de ASUSU) ont t expriments ou sont en exprimentation mais
de faon limite et abandonns assez rapidement en cas de problme (crdit commercialisation
souchet supprim aprs certains dfauts de remboursement). Le crdit pour lquipement et le
matriel agricole (charrettes, charrues, sarcloirs, motopompes, etc.) ainsi que pour linfrastructure
(puits, hangar, etc.) et lachat de foncier demeure marginal. Les SFD financent galement dautres
activits non conomiques ayant trait la consommation, lhabitat, lducation, la sant et les
vnements sociaux. Ils sont cependant rservs aux salaris qui peuvent bnficier davances sur
salaires.
111. Ces produits sont proposs des termes diffrents en fonction de la nature de lactivit et du
profil de lemprunteur. Les principales caractristiques du crdit sont: (i) la dure; (ii) le taux; (iii) le
montant; (iv) lchancier de remboursement; (v) les conditions dligibilit; et (vi) les garanties
50
exiges .
112. La dure des crdits proposs actuellement par les SFD est ancre dans une dimension de
court terme avec la majorit des crdits allant de 6 12 mois. Les crdits de moyen terme (12-36
mois) sont encore rares et il nexiste pas de produits long terme hormis un crdit dinvestissement de
48 mois pour lachat de parcelle propos par KAANI. Les crdits de moyen terme sont habituellement
rservs aux salaris (cf. infra conditions requises). Cette situation est en partie explique par les
contraintes daccs au refinancement et la nature de ses refinancements parfois de trs court terme
(cf. partie offre contraintes loffre). Les dures de crdit des banques commerciales, BAGRI inclue,
sont similaires.
113. Les montants des crdits accords varient selon quil sagisse dune personne physique ou
dune personne morale (groupements) mais galement en fonction de lactivit qui est finance. Les
48
33
Crdit groupement
Crdit vnement
Montant
Maximum: 2 000 000 FCFA
Maximum: 60 000 FCFA (petits ruminants) - 150 000 FCFA (gros ruminants)
Maximum: 20 000 000 FCFA
Le montant doit correspondre 70% de la valeur du stock sous surveillance.
Minimum: 100 000 FCFA
Maximum: 20 000 000 FCFA
Premier prt: 5 000 000 FCFA / Deuxime prt: 10 000 000 FCFA
Troisime prt: 15 000 000 FCFA/Quatrime prt: 20 000 000 FCFA
Maximum: 4 000 000 FCFA
Cycle 1: 1 500 000 FCFA/Cycle 2: 2 250 000 FCFA
Cycle 3: 3 000 000 FCFA/Cycle 4 et plus: 4 000 000 FCFA
Maximum: 20 000 000 FCFA
Limite de financement nexcdant pas 80% du montant de la commande
Minimum: 100 000 FCFA
Maximum: 20 000 000 FCFA
Premier prt: 5 000 000 FCFA/Deuxime prt: 10 000 000 FCFA
Troisime prt: 15 000 000 FCFA /Quatrime prt: 20 000 000 FCFA
Maximum: 500 000 FCFA
Source: Site internet dASUSU SA
114. Daprs les informations rcoltes auprs des clients ruraux et des SFD, la majorit des
montants accords se situent autour de 50 000 FCFA (infrieurs 100 USD). Quil sagisse de leur
premier, second ou troisime financement, les personnes enqutes ont surtout reu des montants
infrieurs 50 000 FCFA. Un total de 75-78% des rponses enregistres correspondent des
montants reus infrieurs 100 000 FCFA (<170 USD) pour les deux premiers crdits obtenus. Les
rsultats semblent suggrer que les montants accords peuvent augmenter partir du 2e crdit
tmoignant probablement de leffet rputation demprunteur aprs deux remboursements. Le
montant du crdit allou par KAANI pour le crdit maracher par exemple ne dpasse pas 1 million de
FCFA pour le premier cycle mais peut atteindre jusqu 5 millions partir du 5e cycle si lhistorique de
remboursement est bon (voir tableau 29 ci-dessus dans le cas dASUSU SA).
Tableau 30: Montants des crdits accords
Cycle 1
Cycle 2
Cycle 3
<50 000
60%
55%
>500 000
4%
4%
12%
115. Les SFD pratiquent des taux dintrt compris entre 2 et 2,75% par mois en dgressif (2,25% le
plus souvent). Ces taux affichs de faon mensuelle ou annuelle selon linstitution correspondent un
taux annuel effectif global (TAEG) entre 26% et 38% en moyenne, alors que le taux dusure fix par la
Loi est de 27% maximum. Selon les SFD, des taux diffrents sont appliqus en fonction de la dure
du crdit (CT ou MT), de la nature de lactivit finance ou encore le profil de lemprunteur (personne
physique/personne morale, entrepreneur individuel/salari, etc.). A ces taux sajoutent gnralement
des frais supplmentaires tels que les frais douverture de compte (50 000 FCFA en moyenne), les
frais de dossier (1% en moyenne) et les frais de mutualisation (1% en moyenne). Dans ce cas les taux
affichs ne correspondent pas au TAEG qui est plus lev (Exemple du tableau 31). Les taux
51
34
pratiqus par les banques commerciales sont infrieurs aux taux des SFD avec par exemple un taux
de 12,75% annuel pour le crdit de campagne propos par la BAGRI.
Tableau 31: Exemple illustrant le cot du crdit auprs dun SFD
Caractristiques crdit
Principal
150 000
Taux mensuel
Dure du crdit (mois)
Taux annuel effectif global (TAEG)
Remboursement
2,25%
10 000
1%
12
30,60%
Mensualit principal
12 500
In fine
Mensualit totale
14 403
57 407
116. Lchancier de remboursement de crdit varie l encore selon la nature de lactivit finance
mais galement des prfrences de lemprunteur (mensuel, trimestriel, in fine). Dans la majorit des
cas, le remboursement du principal se fait in fine aprs que lactivit conomique finance ait gnr
des revenus suffisants (vente de la rcolte, paiement du service fourni, vente dun anima embouch,
etc.) tmoignant dune certaine adaptation des SFD cet gard. Des dlais sont parfois accords
dans certains cas particuliers (vol, mvente, crise alimentaire) mais dpassent rarement un ou deux
mois. En cas de mauvaise rcolte, certains SFD tel que Asusu Sa acceptent de rchelonner le crdit
de campagne.
117. Les conditions dligibilit sont de nature diverse selon les SFD et le type de crdit accord. Les
conditions dligibilit les plus courantes sont: (i) avoir un compte bancaire dans le SFD, parfois
depuis un nombre de mois minimum; (ii) de faon marginale, avoir une pice didentit valide pour
certains SFD; et (iii) tre une femme ou un groupement pour les SFD ayant une cible de clientle
particulire. Les emprunteurs doivent par ailleurs tmoigner dune attitude cooprative et accepter
les conseils fournis. Dans certains cas, des conditions additionnelles sont demandes comme pour le
crdit maracher dASUSU SA qui exige que le site individuel ou collectif soit facile daccs. Pour les
groupements, des conditions particulires sont exiges: (i) un acte juridique certifiant le statut de
personne morale dans le cas des groupements ou un agrment; (ii) avoir un bureau et un rglement
intrieur; et (iii) tre accompagns par un agent dencadrement agricole, un projet ou une structure
juge comptente (condition exige par ASUSU pour le crdit maracher, lembouche et le
warrantage). Pour les salaris, des conditions relatives la domiciliation du salaire sont poses. Le
niveau de connaissance des ruraux concernant les conditions dligibilit est assez faible avec un
certain nombre derreurs et dinexactitudes. Si la condition avoir un compte bancaire rassemble
52% des rponses lors des enqutes individuelles Maradi, Tahoua et Zinder, un total de 29% des
personnes interroges ne connaissaient pas les conditions exiges.
118. Les garanties exiges pour lobtention dun crdit diffrent selon les mmes variables (profil
client, nature activit). Elles peuvent prendre la forme de: (i) garantie financire ou fonds de garantie
dpos sur le compte et retirer aprs le remboursement du prt (en moyenne 10-30% du montant
accord); (ii) caution financire; (iii) caution solidaire; (iv) garanties matrielles ou relles (acte de
cession de terrain ou de maison, parcelle, nantissement de biens comme les bijoux en or ou de stock
pour le warrantage, etc..); et/ou (v) pargne nantie. Le rassemblement dune ou plusieurs de ces
garanties constitue lune des contraintes les plus frquemment cites par les personnes interroges
lors des focus groupes.
35
4.4.
119. Comme pour la demande, loffre de services financiers volue dans un contexte macro dans
lequel de nouveaux lments sont apparus ayant des effets sur: (i) la couverture et le volume de
loffre; (ii) les produits et les services financiers offerts; et (iii) les exigences en termes de capacits
humaines et de gestion des SFD.
Tableau 32: Principales volutions et effets avrs ou potentiels sur loffre de services financiers
Evolutions macro ayant un effet sur
Changement climatique
Occurrence scheresses et inondations > mauvaises
rcoltes et inscurit alimentaire
Rglementation de lUEMOA
Respect des ratios prudentiels
Partage dinformations et transparence du secteur
Assainissement du secteur de la microfinance
Retraits dagrments
Banque islamique
Dveloppement de la banque islamique avec
notamment fonds BID
Dveloppement
du
secteur
bancaire
commercial
BAGRI et autres
Stratgie de lInitiative 3N
Fonds de calamit
Fonds de garantie
A destination dactivits ou acteurs spcifiques
Modalits opratoires incluant les SFD
Obligation davoir un compte pour recevoir une
subvention
120. Loffre actuelle de produits et services financiers est caractrise par sa difficult se
professionnaliser, grer des risques devenus structurels dans le milieu rural nigrien, dfinir son
segment de march et des produits appropries, dfinir ses relations avec les banques
commerciales, et ne pas compter systmatiquement sur des appuis extrieurs (bailleurs et Etat). De
cette situation rsultent des inadquations importantes avec loffre. Le secteur est en voie
dassainissement et celui-ci doit saccompagner dune professionnalisation accrue des SFD en tant
quacteurs financiers capables de capter la demande en complmentarit avec les banques, en
adquation avec la rglementation en vigueur et dots dune vritable stratgie commerciale
sadaptant aux volutions macro et micro des zones et acteurs conomiques identifis comme cibles
commerciales.
4.5.
121. Larticulation offre et demande: principales inadquations. Cette articulation peut tre
analyse sur la base de ladquation de loffre avec: (i) la nature des activits et des acteurs besoin
de financement; (ii) les caractristiques requises pour que les produits et services leur soient adapts;
et (iii) les contraintes auxquelles font face la demande.
122. Nature des activits finances (secteur financ). Si les portefeuilles des SFD prennent en
52
compte les principales activits rurales , les focus groupes et les changes avec les SFD laissent
penser que le secteur agricole et llevage se heurtent une forme de biais ngatif en tant associs
directement un risque lev . Les volutions climatiques rcentes avec une acclration et une
intensification des scheresses et des inondations ont svrement touch la production agropastorale et a fortiori le remboursement des crdits accords pour le secteur. Les scheresses
52
Le commerce, lagriculture et llevage rassemblent respectivement 36%, 34% et 29% des rponses la question pour
quelles activits lobtention dun crdit est le plus facile .
36
survenues entre 2009 et 2012 sont considres par les SFD comme la principale raison de
dtrioration de la qualit de leurs portefeuilles. La filire de loignon a connu une situation particulire
au regard des capitaux investis dans la filire dont le montant est estim 30 milliards par an. Il a
bnfici de financements massifs en 2010 notamment de la part de la BAGRI et de lEtat, contribuant
en partie la surproduction de 2011 qui a provoqu une chute des prix sur le march. La filire oignon
bnficie dun intrt particulier par rapport aux autres spculations du fait de son importance en
termes de volumes de production et de vente dans le pays et la sous-rgion. Pourtant, la majorit des
capitaux injects se cantonnent la production (crdits de campagne) et ne concernent pas la
commercialisation pouvant provoquer comme en 2011 des problmes dcoulement en situation de
saturation du march local. Il serait ncessaire de dvelopper davantage de produits pour la
commercialisation qui requiert beaucoup de capitaux (environ 10 millions de FCFA pour le
chargement dun camion du lieu de production au march de distribution), en lien avec les comptoirs
oignon mis en place Tahoua notamment et rassemblent lensemble des acteurs de la filire. Ces
comptoirs ncessitent des fonds de roulement importants.
123. Termes du financement (produit propos). Les produits et services proposs sont parfois
peu adapts aux besoins de financement de lconomie rurale et des acteurs concerns. Au niveau
de la dure des crdits, ceux-ci relvent pour leur grande majorit de crdits de court terme ( 12
mois) voire de trs court terme (3-6 mois) adapts des besoins de type fonds de roulement mais
ne permettant pas dinvestir substantiellement dans le dmarrage ou lexpansion dune activit
conomique. Dans le secteur maracher, le recours aux puits plutt quaux forages simpose dans la
rgion de Maradi o la nappe phratique est plus profonde. Les puits sont des infrastructures cotant
plusieurs millions de FCFA et requirent un financement sur le moyen voire long terme. De mme, les
magasins des boutiques dintrants des OP ncessiteraient ce genre de crdits en labsence de
bailleurs pour les financer. Les quipements moindre cot tels que les motopompes et les charrettes
(environ 150 000 FCFA) sont parfois difficilement amortissables sur une seule campagne. Les
principaux produits de moyen et long terme demeurent en outre souvent rservs aux salaris comme
cest le cas pour les banques commerciales. Cette situation peut en partie sexpliquer par les termes
des lignes de refinancement pour les SFD, souvent de trs court terme.
124. Les dlais de traitement dune demande constituent une autre source dinadquation. La
validation dune demande de crdit et de sa mise disposition peut prendre plusieurs mois et
intervenir trop tard dans le cycle de lactivit besoin de financement. Cest notamment le cas
pour les crdits dintrants appliquer un moment prcis du calendrier cultural et en cas dattaque
phytosanitaire, les crdits pour payer la main duvre et rcolter au bon moment la production ou
encore les crdits de commercialisation pour permettre la mise en march (transport) des produits
temps, limiter les pertes potentielles et bnficier dun dbouch (arrive de grossistes au march ou
au point de collecte) un prix rmunrateur. De la mme faon, si le crdit accord un artisan pour
prfinancer une commande nest pas dbloqu temps, celui-ci court le risque de perdre son client. Il
est difficile dvaluer limportance de cette inadquation et le nombre de SFD concerns, mais cet
aspect a t mentionn de nombreuses reprises dans les focus groupes avec pour consquence un
abandon de la demande. Ces dlais peuvent relever dune insuffisance de ressources humaines et
une mauvaise organisation au sein de certains SFD mais galement des problmes au niveau de la
demande pour rassembler rapidement les pices exiges.
125. Ladquation des montants accords par rapport la demande est lie la dure du crdit. Si
les montants sont parfois insuffisants au regard de la demande, ils correspondent pour les crdits de
court terme aux capacits de remboursement des emprunteurs sur cette mme priode. Il sagirait
dune source dinadquation assez faible puisque les acteurs ayant des besoins de financement
suprieurs et en capacit de rembourser des crdits plus levs doivent en thorie se tourner vers les
banques commerciales qui complmenteraient les SFD sur cet aspect. Cependant, lvaluation de la
demande se limitant souvent la solvabilit des demandeurs et leurs garanties et non pas la
rentabilit de lactivit finance, des demandes peuvent tre rejetes ou des montants infrieurs
proposs, insuffisants pour permettre son dveloppement et sa rentabilisation.
126. Le niveau du taux dintrt est lune des principales inadquations souligner. Le cot du crdit
propos par les SFD est trs lev (entre 2% et 2,75% mensuel soit un taux effectif global denviron
37
30%), souvent le double ou le triple des taux pratiqus par les banques commerciales et peuvent avoir
pour effet dtouffer le dveloppement dune activit conomique. Si lon reprend lexemple prcdent
dun crdit de 150 000 FCFA pour une charrette dans le cas dun petit producteur de mil bnficiant
dune marge brute de 74 000 FCFA, le cot de crdit denviron 57 000 FCFA ajout au principal de
150 000 FCFA sera difficile rembourser. Les cultures de rente sont moins concernes puisquelles
dgagent davantage de revenus jusqu 2 millions de FCFA pour un hectare doignon mais un
taux dintrt lev limite les possibilits dinvestir dans lintensification de la production par exemple.
La majorit de la population rurale vivant avec environ 2 USD par jour, soit autour de 30 000 FCFA
par mois et bnficiant dun crdit de 50 000 FCFA sur 6 mois (crdits les plus rpandus notamment
pour les AGR des femmes) doit faire face des mensualits de presque 9 000 FCFA, environ 1/3 de
leurs revenus.
Exemple:
Caractristiques crdit
Principal
Taux mensuel dgressif
Dure du crdit (mois)
Taux annuel effectif global (TAEG)
50 000
2,25%
6
30,60%
5 000
1%
Mensualit principal
Mensualit totale
8 333
9 002
127. Enfin, lchancier de remboursement peut parfois ne pas tre adapt au cycle de lactivit en
faisant intervenir le remboursement du capital trop tt par exemple. A cet gard, linadquation
releve est assez faible, les SFD proposant gnralement un remboursement du principal in fine
lorsque lactivit finance a pu dgager des revenus. Pour les vnements sociaux tels que les
mariages, le remboursement intervient lorsque la famille a reu des cadeaux de la part des proches.
Des priodes de grce sont admises ex ante et des dlais de remboursement sont tolrs jusqu 1-2
mois en cas de difficults.
128. Conditions daccs. Linadquation entre loffre et la demande pour laccs au crdit se situe
deux niveaux: (i) laccs physique; et (ii) les garanties exiges. La demande de services financiers
ruraux est disperse dans des zones faibles densits de population et se heurte des difficults
daccs physique aux SFD dont les guichets sont souvent prsents dans les principaux ples
conomiques rgionaux accessibles par routes bitumes. Peu de guichets sont tablis dans les zones
rurales les plus loignes du fait du cot lev de lopration. Le cot montaire (transport) et
"temporel support par les ruraux renchrit le cot du crdit ou de lpargne et implique par ailleurs
des cots de transaction levs pour le SFD dans les oprations de recouvrement, ce qui dfavorise
davantage les demandeurs. Enfin, les garanties rassembler, quil sagisse de dpt de garantie ou
de collatraux matriels sont difficiles rassembler pour des personnes faible capital possdant peu
de terres et de biens matriels. Les garanties financires (dpts) reprsentent jusqu 30% du
montant du crdit. Pour les mnages dont la structure conomique repose sur lautoconsommation de
produits vivriers et qui ne produisent pas de cultures de rente susceptibles de dgager des ressources
montaires substantielle, rassembler un tel montant en amont est trs difficile, en particulier pour les
jeunes dbutant une activit.
38
Importance
Activits/secteurs financs
+++
+++
Dlais de traitement et de
mise disposition
++
Montants accords
Taux dintrt
+++
Echancier de
remboursement
Garanties montaires et
matrielles
Proximit
4.6.
+
+++
+++
Pistes de rflexion
Approfondir la connaissance des secteurs conomiques et leurs volutions
Produits innovants
Dveloppement des produits de crdit de moyen et long terme cal sur les
ressources financires des SFD (refinancement, etc.) et en adaptant la gestion
des risques
Procdures et canaux adapts
Travailler davantage sur les complmentarits entre SFD et banques
commerciales avec un systme de graduation permettant de passer dun
systme un autre en vitant des trappes
Meilleure analyse liant cot du refinancement, atteinte de lautonomie
oprationnelle, gestion des risques et capacits financires des clients
Bonne adquation et certaine flexibilit
Meilleure analyse liant la gestion des risques et capacits financires des clients
Bien tudier la pertinence de la caution solidaire
Dvelopper des outils innovants notamment travers la tlphonie mobile
(stratgie de pntration du march)
129. Face aux spcificits dune demande en volution, quelques tentatives dinnovation peuvent
tre soulignes dans le domaine agricole avec le dveloppement dun crdit maracher ou dun crdit
souchet pour financer la commercialisation sans brader une partie de la production pour payer le
transporteur, deux produits dvelopps par ASUSU. Face aux difficults relatives aux garanties, les
SFD acceptent largement le systme de caution solidaire permettant des personnes considres
comme insuffisamment solvables individuellement daccder de petits crdits par le biais des
groupements. Un systme de guichets mobiles a t expriment par YARDA pour permettre une
prsence sur les gros marchs ruraux.
130. Cependant, quil sagisse des produits proposs (le quoi ? ), des conditions appliques ou de
la faon dont les services sont dlivrs (le comment ? ), les expriences dadaptations demeurent
trs limites et relvent souvent de tentatives rapidement avortes aux premires difficults
rencontres. Les populations rurales continuent donc se tourner vers dautres alternatives tel que le
crdit usuraire auprs de gros commerants qui se dplacent jusquaux sites de production, aux
centres de collecte ou aux marchs ruraux de demi-gros et dlivrent le crdit de faon quasi
simultane.
131. Peu de moyens financiers et humains semblent tre investis dans la recherche et
dveloppement mais galement plus en amont au niveau de la connaissance plus approfondie de la
demande. Le cas de la microfinance islamique devrait aussi faire lobjet dinvestigations pour
apprcier son adaptabilit au contexte du Niger, un pays dont la population est plus de 98%
musulmane. ASUSU SA a commandit une tude de la demande de services financiers ruraux afin de
faire voluer son plan daffaires et de ladapter aux tendances rcentes mais linitiative fait figure
dexception dans le paysage actuel des SFD. Les nouvelles technologies disponibles telles que la
tlphonie mobile sont peu valorises par les SFD alors quelles sont dj utilises par dautres
acteurs tels quAirtel pour les transferts financiers partir des tlphones portables, satisfaisant ainsi
les ruraux isols et diminuant les risques de vol. Les efforts danalyse des secteurs financs sont
galement limits comme ce fut le cas pour loignon en 2011/2012 (surproduction). Larrt de
certaines expriences ds la premire difficult tmoigne en outre dune aversion au risque limitant
davantage linnovation. De faon plus gnrale, ladaptation limite de loffre des SFD la demande
traduit un ensemble de contraintes auxquelles ils sont confronts.
4.7.
132. Les SFD se heurtent dans un premier lieu des capacits financires parfois limites du fait de:
(i) la faiblesse des gisements dpargne; et (ii) le faible volume de ressources prtables disponibles et
39
la difficult daccs ces ressources. Les capacits dpargne des mnages ruraux sont encore
limites et difficilement mobilisable du fait de la faiblesse des montants, la prgnance de pratiques
traditionnelles, la prfrence pour lpargne en nature, et les cots de transaction levs lis la
combinaison distance (cots de transport et en temps)/faibles montants (cf. partie analyse de la
demande).
133. Dautre part, les ressources prtables mises disposition des SFD sur le march bancaire sont
encore limites, le refinancement des SFD reprsentant environ 10% du portefeuille dECOBANK par
exemple. Les SFD considrent les montants allous trop faibles, les conditions daccs difficiles et la
dure du prt parfois trop court. Cette situation est rvlatrice de la structure des ressources des
banques commerciales qui rend difficile une refinancement au-del du court terme; et dans une
certaine mesure, du manque de confiance et de relations entre les SFD et les banques qui semblent
parfois se faire concurrence plutt que de construire des partenariats sur la base de complmentarits
permettant une meilleure couverture de lensemble des segments de la demande (activits et acteurs
financs, montants accords, etc.).
134. Il existe actuellement plusieurs fonds de garantie placs par diffrents bailleurs dans les
banques commerciales pour refinancer certains SFD slectionns sur la base de leur sant financire
et destines des secteurs spcifiques (warrantage, intrants, microprojets femmes et jeunes).
Aucune stratgie sectorielle ou harmonisation des mcanismes nest en place et la question de la
prennisation de ces fonds nest gnralement pas tablie ex ante (constitution de fonds propres pour
les SFD aprs le projet, remboursement intgral au projet, etc.). Ces appuis influent largement les
SFD qui recherchent lappui des bailleurs. Lextraversion financire de la finance rurale nest pas de
nature garantir la prennit du secteur si les praticiens ne dveloppent pas lingnierie requise et ne
sapproprient pas les segments agricoles.
Tableau 34: Principales interventions fonds de garantie des bailleurs
PADEL/UNCDF
PADEL/Luxembourg
Montant
1 500 000 USD
1 000 000 USD
Via
BAGRI
BAGRI
BAGRI
ECOBANK
BRS
Taux
11,5%
nd
AGRA micro-dose
IARBIC/FAO
nd
nd
USAID
PADSR/UE
(PADMIF)
ECOBANK
nd
A identifier
13%
Sous-secteur
Warrantage, intrants marachage
Microprojets femmes et jeunes (AGR)
Intrants pour les OP, unions (culture pluviales
uniquement)
Achat group dintrants par les fatires (obligation
apport de 50% du crdit)
Warrantage, crdit de campagne
Voir dans le document de projet
135. Enfin, les SFD sont confrontes au manque de professionnalisation et de capacits humaines
dans le domaine de lingnierie financire (conception des produits et des termes), de la gestion du
risque, de la gestion comptable, de lanalyse financire des dossiers ou encore de la planification.
Cette situation constitue une contrainte majeure pour le dveloppement du secteur, sa viabilit et son
adaptation une demande en volution et un contexte structurel diffrent. Dans les mutuelles, les
lus manquent de qualification notamment pour analyser la rentabilit des dossiers soumis ce qui
conduit des dcisions bases sur des critres parfois subjectifs et souvent limits la rputation du
demandeur. Beaucoup de SFD ne possdent pas de vritables plans daffaire identifiant clairement
les segments de march cibles et les stratgies pour les atteindre, nont pas de comptabilit
informatise et ne sont pas en ligne avec la rglementation (comptes audits, etc.). La connaissance
53
mme des exigences de la rglementation est parfois vague avec des pratiques la marge . Le
discours de certains SFD est galement rvlateur, ceux-ci se considrant davantage comme des
acteurs remplissant avant tout une mission sociale plus proche des missions dONG que dacteurs
53
Exemple des Associations pour la Promotion de lEpargne et du Crdit (APEC) utilises par YARDA TARKA comme
intermdiaires mais dont le statut de cooprative ne les autorise normalement pas jouer ce rle, un changement de nom
simposant.
40
Concept utilis par le FIDA au Niger pour caractriser les zones drainant un flux important de transactions et dchanges
commerciaux et impliquant une grande diversit dacteurs parmi les groupes cibles viss.
41
144. Dfis. Mobilisation de ressources financires suffisantes auprs de lEtat, du secteur priv et
des partenaires au dveloppement.
42
145. Structure. Le Fonds oprera travers 3 guichets: (i) subventions ; (ii) facilits bancaires pour
les investissements privs ; et (iii) soutien aux rformes et renforcement des capacits des structures
impliques dans les rformes.
des subventions pour la rduction des cots des intrants et matriels agricoles afin
quils soient plus accessibles aux producteurs;
des facilits incitatives lintervention des banques commerciales dans le financement
des investissements privs: fonds de garanties, assurances et bonification de taux
dintrts;
des lignes de crdit pour le financement bancaire direct et le refinancement des SFD.
148. Le soutien aux rformes et le renforcement des capacits des structures impliques
dans ces rformes. Il sagit des rformes foncires, conomiques, la cration de comptences
(formation) et de connaissances (recherche), des services aux producteurs et aux acteurs dans les
filires alimentaires.
149. Le systme envisag vise terme : (i) accrotre et diversifier les productions agro-sylvopastorales et halieutiques; (ii) assurer lapprovisionnement rgulier des marchs ruraux et urbains en
43
produits agricoles et agroalimentaires; (iii) amliorer la rsilience des populations face aux
changements climatiques, crises et catastrophes; (iv) amliorer ltat nutritionnel des Nigriens; et (v)
crer un environnement favorable la ralisation dune scurit alimentaire durable.
150. Le FISAN nest pas encore un acquis. Ltude de faisabilit pour sa mise en place est en cours
et devra tre adopte par le Gouvernement avant quun manuel ne soit ventuellement dvelopp
pour sa mise en uvre. Par consquent, lalignement du FIDA sur les dispositifs et les mcanismes
prvus reste sujet caution, en attendant que le Fonds ne soit oprationnel.
55
151. En attendant la mise en place du FISAN , une stratgie ad hoc est envisage pour la priode
56
2012 2013 et sa mise en uvre fera lobjet dune allocation de ressources publiques et de fonds
57
daide au dveloppement, et dun partenariat avec les institutions financires . Il en dcoulerait un
programme intrimaire qui financerait, entre autres, la rhabilitation damnagements hydro-agricoles,
lamnagement de petits primtres irrigus, despaces forestiers et pastoraux, de plans deau pour la
pisciculture, la ralisation de boutiques dintrants et de banques cralires. Il prvoit galement
lappui aux institutions financires soutenant le dveloppement agricole et la scurit alimentaire, ainsi
que la mise en place de fonds de garantie ou ligne de crdit au niveau de la BAGRI pour le
financement du dveloppement agricole.
154. La stratgie de microfinance sera alimente des rflexions du FIDA sur la finance rurale pour
son actualisation prvue en 2013. Dans cette perspective, elle contribuera formuler les propositions
55
Ltude de faisabilit de la cration du FISAN est en cours et livrera ses conclusions dans le courant de lanne 2013. Elle
sera suivie de llaboration du manuel de procdures pour sa mise en uvre.
56
LEtat aurait prvu un crdit de lordre de 4 milliards au titre du projet de loi des finances 2013 pour alimenter le FISAN.
57
Un guide mthodologique des financements est labor cet effet. Il dcrit les procdures de financement des initiatives
locales, doctroi de subvention. Il est prcis que pour les financements privs, les prts bancaires se feront dans le respect
des procdures spcifiques des institutions bancaires partenaires.
58
Stratgie nationale de microfinance, 2004.
44
59
la BAGRI est la seule banque spcialise pour le monde rural qui dveloppe une
stratgie de march visant simplanter sur lensemble du territoire. Elle reste toutefois
tributaire de la volont de lEtat dont elle attend toujours les ressources pour dvelopper
ses oprations de crdit agricole. Les autres banques sintressent peu au secteur
agricole et prennent peu de risques en milieu rural;
les interventions des SFD en milieu rural sont en gnral suscites par des projets et
adosses des ressources externes affectes des emplois cibls. Elles sont par
consquent de porte limite et demeurent sans impact durable sur les changes
conomiques ruraux. Le partenariat avec les SFD devrait se justifier sur la base de leur
part de march en milieu rural et sur les segments dactivits agricoles;
les lignes de crdit et les fonds de garantie ont montr leur limite comme leviers au
dveloppement des services financiers ruraux et la spcialisation des SFD nigriens.
Mais les facilits de mobilisation de ressources prtables demeurent essentielles. La
spcialisation et la professionnalisation des SFD constituent donc des pralables la
mise en place de ces facilits;
linstitutionnalisation de volet "microfinance" de projets, limage des expriences Yarda
dans les rgions de Zinder et de Tahoua, constitue un modle dadaptation de loffre
aux spcificits agricoles qui pourrait amliorer son ancrage sur la base dune stratgie
marketing oriente sur la conqute des filires agro-sylvo-pastorales;
les changements climatiques et les crises subsquentes introduisent de nouveaux
lments de risques qui tendent dstructurer le march financier de loffre avec une
tendance la migration des SFD vers des niches priurbaines et urbaines, en qute de
stabilit financire. Dans ces conditions, le fonds de calamit mriterait dtre conu
pour renforcer la scurit des praticiens sur les segments risques, et ainsi limiter la
contraction de lactivit financire en milieu rural;
la bonification des taux dintrt, requiert la prudence. Il sagit dun apport fonds perdu
au profit des institutions financires, pour couvrir la diffrence entre le prix de revient du
crdit et le taux du march, afin damliorer laccs au financement. Il conviendrait
danalyser les effets bnfiques et prjudiciels long terme de cette mesure, avant de
dcider de sa mise en uvre;
le refinancement des SFD dcline de plus en plus, et la situation actuelle dnote dun
dficit de confiance qui pnalise les SFD vis--vis des banques. Les tentatives de lAPSFD de rtablir cette confiance pourraient aboutir dans le cadre de lassainissement du
secteur conduit par lARSM et la Banque centrale. Par ailleurs, il importe que stratgie
de refinancement prennent en compte la ncessit de mobiliser des ressources stables
et longues;
45
le partenariat avec les SFD pour la finance rurale ncessiterait le recours un cadre
consultatif comprenant lAP-SFD, lARSM et la structure officielle de promotion de la
microfinance. En effet ce cadre consultatif contribuerait, par le statut et la position de
ses membres dans le secteur, asseoir un partenariat qui tienne compte des priorits
de promotion de la finance rurale, de ltat de performance des SFD, etc.
les gisements dpargne locaux mriteraient dtre explors et faire lobjet dune
stratgie pour leur mobilisation pour augmenter les ressources prtables; et
lmergence dune demande de finance islamique se prcise au Niger, et certains
milieux seraient favorables la pratique de la finance selon la Charia. Mais les principes
de la finance islamique fonds sur: (i) la rpartition des pertes et des profits; et (ii)
linterdiction de collecte et du paiement des intrts, ne sont pas conformes ceux qui
rgissent lintermdiation financire telle quelle est actuellement pratique. Il sagit
dune dimension prendre en compte dans la stratgie de finance rurale.
46
2. Principes de base
160. La stratgie propose repose sur des principes qui snoncent comme suit :
le partenariat avec les institutions financires rurales (IFR) dans une perspective
dappropriation des segments ruraux : ce principe soppose la cration par le FIDA de
nouvelles institutions financires dans la zone cible. Il valorise lexistant en privilgiant
les institutions qui rpondent aux critres rpertoris suivant les deux niveaux ci-aprs :
1. Critres de base :
Existence lgale
Qualit de la gouvernance
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Volume dimpays
Autosuffisance oprationnelle
Sur la base de lexistant, ce principe est favorable au dveloppement des services de proximit dans
le cadre dune stratgie de march initie par linstitution financire partenaire et soutenable par le
FIDA pour tendre, sur une base durable, les services financiers dans la zone cible ;
47
la promotion dune demande solvable : il sagit de rduire laversion des IFR au risque
vis--vis des groupes cibles. Ce principe plaide pour un appui la mise en place de
services non financiers dvelopper au niveau mso et soutenir au niveau des IFR
lorsque ces dernires les offrent. Ces services linformation sur les services et les
pratiques, lamlioration des systmes de mutualisation de caution, lducation
financire, au profit des promoteurs ruraux, des organes de gouvernance des
coopratives, groupements ou groupes dintrt conomique, la gestion des relations
daffaires avec les IFR, etc.
la sparation des subventions des crdits productifs : la cohabitation dans le
portefeuilles des IFR de ressources affectes des taux bonifis et demplois aux taux
de march est un facteur de distorsion et une cause de dgradation de la qualit des
portefeuilles. Il faut prciser que ce principe ne soppose pas la mise en place de
facilits (pour la mobilisation de ressources prtables) visant accrotre laccs des
groupes cibles aux SFR, mais il inscrit celles-ci dans le respect des conditions
dquilibre financier et tablit une mise en relation des groupes cibles avec les IFR dans
un cadre favorable la viabilit long terme.
3. Axes stratgiques
3.1.
Niveau micro
161. Au niveau micro, plusieurs propositions doptions stratgiques ont t discutes selon trois
niveaux : lamlioration de lexistant ; le dveloppement de nouveaux produits ; et le renforcement des
capacits. Le troisime niveau entre en rsonnance avec les deux premiers qui le justifient. Les
options stratgiques micro sont dcrites dans le contexte des changes observs avec lensemble
des acteurs ayant particip au processus.
i)
Amlioration de lexistant
162. Des amliorations de lexistant sont proposes au niveau : (i) des produits de crdit ; (ii) des
produits dpargne; (iii) des outils et services commerciaux ; et (iv) des systmes de gestion.
163. Produits de crdit. Les produits et services actuels doivent tre davantage mis en adquation
avec les activits et les besoins des populations rurales, ainsi que la faon dont ils sont offerts. Il sagit
dune part damliorer les produits et dautre part dencourager lvolution des pratiques, soit agir aux
deux niveaux pour assurer cette adquation. Lensemble des acteurs saccordent sur la ncessit
pour les SFD davoir une meilleure connaissance de leur clientle cible (prospects) afin daffiner leurs
produits sur la base des profils financiers de chaque activit conomique, secteur ou sous-secteur
financ. Des ajustements la marge sont parfois suffisante telle que ladaptation aux calendriers
culturaux de chaque spculation, etc.
Option stratgique : Adapter les produits de crdit actuels pour une meilleure adquation
avec la demande
Option stratgique
Adapter les produits de crdit actuels pour
une meilleure adquation avec la demande
Acteurs
SFD/banques
Profession agricole
(CRA, etc.)
Recommandation
pour oprationnalisation
Revue et adaptation des politiques et des
manuels de crdit
164. Produits dpargne. Les produits dpargne sont trs faiblement dvelopps et les produits
existants ne rpondent pas aux spcificits des pratiques et des capacits dpargner des populations
rurales. Des taux de rmunration attractifs ne sont pas suffisants pour convertir les gisements
dpargne en ressources mobilisables pour les SFD confronts des problmes de refinancement.
Limportance de ces gisements se ressent au niveau par exemple des commerants et les
48
transporteurs du fait du dynamisme des changes frontaliers avec le Nigria ou encore des
groupements de femmes fonctionnant autour de tontines en particulier les groupements MMD, les
Unions de Promotions de lEpargne et du Crdit (UPEC) de Yarda . Un autre gisement se situe au
niveau de lpargne force constitue dans le cadre des crdits solidaires sans garanties. Si les
montants pargns cet effet sont rduit (100-200 FCFA en moyenne), ce systme est trs diffus
particulirement parmi les groupes cibles du FIDA (femmes, mnages peu capitaliss).
165. Faute de produits adapts mais galement de confiance et de services commerciaux
appropris, les acteurs ayant des capacits dpargne optent pour la thsaurisation malgr une offre
dintrts crditeurs sur les DAT relativement intressante et particulirement attractive notamment
au niveau des SFD (jusqu 6 % par an) ; celle-ci rduisant les dpenses de tentation , les
pressions des pairs et facilitant loctroi de crdits.
166. Les amliorations doivent porter sur des aspects relatifs certaines modalits frquence des
versements requise, montants minimum accepts associes une sensibilisation profonde visant
tablir une confiance dans les produits dpargne parmi une population privilgiant lpargne en
nature et la thsaurisation. La notion de confiance est fondamentale, celle-ci devant tre (i) restaure
auprs des pargnants qui ont t victimes des de malversations de la part des SFD ; et (ii) cre
auprs des thsauriseurs et des pargnants en nature.
Option stratgique : Adapter les services et produits dpargne pour permettre la
mobilisation des ressources au niveau des gisements locaux identifis, et en assurer la
promotion dans le cadre dune relation de confiance renforce avec les groupes cibles
Option stratgique
Acteurs
Recommandation
oprationnelle
SFD/banques
167. Outils et services commerciaux. Outre ladquation entre produits et caractristiques des
activits finances, la faon dont ils sont offerts doit tre adapte aux spcificits des populations
rurales. Les outils et services commerciaux pour leur promotion et leur commercialisation en milieu
rural sont ce jour limits et doivent tre renforcs. Le manque voire labsence de stratgie et doutils
de marketing entrane galement un faible niveau de connaissance de la gamme des produits
proposs et de leurs caractristiques dans les zones rurales. Le manque dinformation touche
particulirement les groupes cibles du FIDA loigns des centres urbains. La couverture
gographique limite des points de services fixes renchrit le cot de linformation et le cot des
produits proposs : les cots de transport et le temps de dplacement avoisine parfois le montant
quun individu souhaiterait pargner ou le crdit quil obtiendra de la part dun SFD.
168. Les SFD doivent mettre en place des outils commerciaux oprationnels pour toucher les clients
de faon efficiente moindre cot travers des guichets locaux mais surtout des agents de crdit
mobiles prsents dans des lieux stratgiques concentrant de gros volumes de populations et de
transactions comme les marchs ruraux. Le soutien lmergence de vritables ples conomiques
rassemblant une multitude dacteurs conomiques et canalisant dimportants flux montaires autour
des marchs de demi-gros et des grands bassins de production dans la zone cible du FIDA constitue
une grande opportunit pour les SFD. Leur prsence au niveau de ces ples leur permettrait de
collecter lpargne hebdomadaire de nombreux acteurs ruraux qui se dplacent pour loccasion ou
encore dassurer la promotion directe de leurs produits.
Option stratgique : Adapter les services commerciaux en les adaptant pour toucher
davantage la demande et assurer leur efficience autour de ples de dveloppement
conomique.
49
Option stratgique
Acteurs
Recommandation
oprationnelle
SFD/banques
169. Systme de gestion. Le systme de gestion tous les niveaux comptabilit et tats
financiers, donnes clientle des SFD doit tre amlior travers notamment un Systme
dInformation de Gestion (SIG) performant. Celui-ci est indispensable pour permettre aux SFD : (i)
deffectuer un suivi en temps rel de ltat du portefeuille en vertu des risques potentiels ; (ii) de
dfrer aux exigences de reporting auprs de lARSM ; et (iii) doffrir leurs partenaires une bonne
lisibilit de leur structure et de son volution, en particulier auprs des banques pour mobiliser des
ressources prtables de bonnes conditions. La matrise des bases clients et de leur historique doit
tre dveloppe, celle-ci pouvant terme nourrir le niveau mso au sein dune base clientle
mutualise. Le recours des outils informatiss et des logiciels adapts qui sont effectivement
matriss par le personnel des SFD pourrait faciliter la tenue dun SIG fonctionnel et utilis bon
escient.
Option stratgique : amliorer le systme de gestion des IFR travers des SIG adapts et
oprationnels
Option stratgique
Amliorer le systme de gestion des IFR
travers des SIG adapts et oprationnels
Acteurs
SFD/banques
AP-SFD
Recommandation
oprationnelle
Configurer les SIG suivant le guide pour la
mise en place des SIG de lUEMOA
170. Les options stratgiques relatives lamlioration de lexistant soulignent des domaines cls
pour le renforcement des capacits des SFD, soient la professionnalisation des SFD (connaissance
de leur clientle cible, stratgie commerciale, supports danalyse de la demande), lingnierie
financire et les capacits oprationnelles.
ii)
171. Outre lamlioration de lexistant, le dveloppement de nouveaux produits est propos dun
point de vue stratgique pour rpondre aux besoins de financement et les services qui ne sont pas
pris en compte actuellement, savoir : (i) les crdits dinvestissement ; (ii) certains crdits fonds de
roulement ; (iii) les services financiers islamiques ; (iv) les besoins sociaux ; et (v) le transfert
dargent par la tlphonie mobile.
172. Crdits dinvestissement. Le financement du secteur agricole est actuellement limit au court
terme. La demande pour des produits de moyen afin de financer des investissements dinfrastructure
(puits ciments, boutiques, magasins de conservation et de stockage, comptoirs, etc.) et
dquipement (motopompes, charrues, charrettes, etc.) est largement insatisfaite. Ces besoins sont
adresss presque uniquement travers les projets de dveloppement. Les acteurs ruraux et les
SFD/banques saccordent sur la ncessit de financer de tels investissements pour permettre une
relle capitalisation des producteurs et un dveloppement conomique solide. De tels produits,
indispensables la durabilit des interventions du FIDA, doivent tre mis en place progressivement
pour que les SFD et les banques se substituent terme aux projets. Le crdit-bail ou leasing pourrait
par exemple tre expriment sur la base darrangements efficients et rentables pour les SFD.
173. Lune des principales raisons de la rticence des IFR fournir ce genre de crdit rside dans
labsence de visibilit long terme, des ressources limites et une gestion du risque souvent
synonyme dabsence de prise de risque. Ces produits doivent donc tre dvelopps de faon
progressive de pair avec un changement dhorizon temporel pour les SFD. Ils doivent adopter une
vision de dveloppement de moyen et long terme quil sagisse du volume de clientle, de structure du
portefeuille, de ressources mobilisables et de gestion du risque. Le lien doit tre fort entre crdits
50
60
dinvestissement et ressources de moyen/long terme , particulirement lpargne qui doit faire lobjet
dun marketing plus agressif de la part des SFD afin de mobiliser les ressources oisives au niveau
des gisements locaux.
Option stratgique : Dvelopper des produits de moyen
linvestissement agricole en lien avec la mobilisation de lpargne.
Option stratgique
Recommandation
Oprationnelle
Acteurs
SFD/banques
profession
agricole
terme
pour
financer
174. Crdits fonds de roulement . Les produits de court terme finanant des formes diverses de
fonds de roulement (crdit de campagne, commercialisation, etc.) reprsentent la majorit des crdits
attribus au secteur agricole. Si la priorit doit tre de les adapter davantage la demande, leur
gamme mrite dtre largie pour prendre en compte les spcificits de chaque opration (production,
stockage, vente), sous-secteur (pluvial, maracher) et profil-client. Des produits spcifiques doivent
tre notamment dvelopps pour adresser la demande de capital de dpart indispensable
linstallation de petites activits conomiques pour les jeunes et les femmes en particulier. Le
portefeuille du FIDA au Niger (Ruwanmu, PASADEM et future programme unique) vont impulser
lmergence de telles microentreprises/auto-entrepreneurs autour des grands bassins de production
marachers et des marchs de demi-gros qui seront demandeurs de tels produits.
Option stratgique : Dvelopper de nouveaux crdits fonds de roulement pour certains
profils financiers spcifiques en particulier les microentreprises rurales
Option stratgique
Acteurs
SFD/banques
GSC et autres
structures dappuiconseil
Projet
Recommandation
oprationnelle
Approche collective
pour les femmes et jeunes
sans capital de dpart
Analyse financire des
microprojets
175. Services financiers islamiques. Les principes de la finance islamique sont : (i) labsence de
taux dintrt substitu par la notion de partage des bnfices (et paiement de frais et de
services); (ii) le partage des pertes ; et (iii) lchange porte sur un objet et non pas de largent. Le
bannissement de la terminologie de taux dintrt constitue la principale spcificit de la finance
islamique, son cot tant traduit en frais divers payer chaque tape et au partage des bnfices
sur la base dun accord entre les deux parties. La comprhension et linterprtation de ces principes
varie avec une connaissance trs limite parmi les acteurs interrogs y compris les professionnels du
secteur. Ces pratiques sont marques par un vide juridique et rglementaire qui rend dlicat le
dveloppement de tels produits lheure actuelle.
176. Si la demande actuelle semble rduite, lessor et le succs de tels services dans certains pays
de lUEMOA et la prsence au Niger dacteurs susceptibles de les promouvoir (projet BID, etc.) dans
un contexte religieux de plus en plus marqu, celle-ci pourrait potentiellement merger sur le moyen
60
Les ressources prtables relvent dun horizon de court terme, gnralement un an.
51
terme. A cet gard, la prise en compte dun tel phnomne est pertinente. Lexistence dune
rglementation dfinissant clairement les principes et conditions des services financiers islamiques
demeure un pralable essentiel un tel dveloppement. Dans un tel scenario, les SFD qui cibleront
ces segments de demande et souhaiteront les toucher avec des produits adapts devront oprer un
changement structurel au niveau de la gestion et des procdures comme cest le cas dans les pays o
la finance islamique est pratique (sparation des portefeuilles islamiques, point de services
spcifiques, etc.). La proposition relve davantage dune recommandation que dune vritable option
stratgique, soit une veille quant au dveloppement de la finance islamique et les possibilits
dadaptation des SFD intresses.
Recommandation : Suivre lvolution de la demande pour les services financiers
islamiques et lavnement ventuel dune rglementation spcifique pour loffre de ces
services.
Recommandation
Acteurs
SFD
AP-SFD
ARSM/BCEAO
Recommandations
oprationnelles
Cadre rglementaire
Clarification des principes
Cot de rorganisation associ
177. Besoins sociaux. Lensemble des acteurs saccordent sur limportance centrale des besoins
socioreligieux mariages, baptmes, funrailles, ftes islamiques et dans une moindre mesure de
sant et scolaires dans les besoins de financement des mnages ruraux. Loffre de produits ces fins
se limite aux fonctionnaires et salaris, le risque dimpay pour de tels crdits tant considr comme
trop lev puisque non corrls une activit conomique. Cette situation dbouche sur de
nombreuses situations de dtournement dobjets de crdit, en particulier pour les crdits de
campagne servant financer des mariages. Les besoins sociaux sont considrs comme devant
relever de mcanismes communautaires (tontines, dons) et non de crdit bancaire.
178. Transfert dargent par la tlphonie mobile. Des services de transfert via des oprateurs
tlphoniques associs des banques commerciales se dveloppent au Niger pour des transferts
61
montaires, le paiement des factures (Nigelec) ou des transferts sociaux . Lutilisation de la
tlphonie mobile est potentiellement trs pertinente dans un milieu caractris par de trs faibles
densits de population et des infrastructures routires rduites qui renchrissent les cots de
transaction pour les clients (conomiques et temporels) et les cots oprationnels pour les SFD. Ces
oprateurs de tlphonie sassocient des banques agres pour obtenir lautorisation de la BCEAO,
tels que Airtel avec Ecobank et Sonibank, Orange avec BOA-Niger et Moov avec la Banque
Atlantique. Le service est factur autour de 3-4% des montants transfrs. Certaines SFD tmoignent
dun fort intrt pour ces outils afin de capter de nouvelles parts de march, et dautres sont
directement approchs par les oprateurs de tlphonie. Dun point de vue rglementaire, les SFD
dposent une demande auprs de lARSM comme cest le cas actuellement pour ASUSU SA dont le
dossier est en cours dinstruction.
179. La mise en place de tels services suppose une clarification des mcanismes (agents locaux
homologus pour concrtiser de faon montaire les oprations lectroniques via tlphone) et une
valuation prcise du volume de clients minimum requis pour assurer la rentabilit du service pour les
SFD. Lutilisation de la tlphonie mobile est pertinente pour les groupes cibles du FIDA situs dans
des zones parfois trs enclaves et pour lesquels le cot de transport (financier mais galement
temporel pour les agriculteurs) est substantiel. A condition dune explication claire du fonctionnement,
la relative simplicit du systme est adapte des populations faiblement alphabtises dont la
majorit est pourvue dun tlphone. Les expriences dans les pays de lUEMOA et en Afrique de
lEst o le phnomne est trs dvelopp pourraient tre tudies.
61
52
Option stratgique : dvelopper des services via la tlphonie mobile pour capter de
nouveaux segments de marchs et faciliter laccs loffre.
Option stratgique
Dvelopper des services via la tlphonie
mobile pour capter de nouveaux segments de
marchs et faciliter laccs loffre
iii)
Recommandation
oprationnelle
Acteurs
SFD
Oprateurs
tlphonie mobile
ARSM, BCEAO
Pertinence et faisabilit de la
rentabilit pour les SFD (volumes de
transaction)
Lien portefeuille
FIDA
Bassins de
production
enclavs
180. Professionnalisation des SFD. La professionnalisation des SFD simpose tous les niveaux
afin quils deviennent de vritables praticiens matrisant leur mtier. Chaque SFD doit avoir une vision
stratgique de court, moyen et long terme avec des segments de march cibls dont les
caractristiques et les volutions sont bien identifies. Des outils de marketing et dinformation
oprationnels doivent tre mis en place en accord avec une stratgie commerciale proactive pour
capter les parts de march cibles. Des expertises technico-financires pour lanalyse des demandes
de crdit prenant en considration les lments techniques propres chaque secteur mais galement
les principales tendances de ces secteurs (volution de la production, de prix, volumes de crdit
injects, etc.) sont requises pour matriser le portefeuille et lexposition au risque. La mobilisation
dexpertises extrieures afin de ne pas renchrir les cots doit tre recherche par les SFD auprs de
professionnels du secteur (CRA, DRA, etc.).
181. Concernant les ressources, les SFD doivent tre en mesure de prsenter des dossiers de
refinancement crdibles auprs des banques pour obtenir des fonds court terme mais galement
chercher mobiliser les gisements locaux. Des techniques de marketing plus agressives doivent tre
labores pour informer les segments ruraux et rechercher leur confiance. Linstauration dun climat
de confiance dans un milieu rural inform est en effet un pralable essentiel lessor de lpargne
bancaire. LAP-SFD doit tre un acteur central dans le processus de professionnalisation.
Option stratgique : Dvelopper des comptences et des outils professionnels pour les
SFR
Option stratgique
Dvelopper des comptences et des outils
professionnels pour les SFR
Acteurs
SFD/banques
AP-SFD
Recommandation
oprationnelle
Formations qualifiantes et recyclage
Revue et ajustement des outils de gestion
182. Ingnierie financire. A quelques rares exceptions prs, les SFD nigriens ne pratiquent
aucune stratgie dinnovation en matire dingnierie financire. La gamme de produits est trs
restreinte, en particulier pour le crdit suprieur 6-12 mois et les produits dpargne. Une matrise du
portefeuille et des risques en amont ainsi quune exposition des ressources humaines des exemples
de produits dans dautres pays pourrait servir de base pour ltablissement dune vritable culture de
linnovation financire dans les limites de la rglementation en vigueur. Des formations spcifiques
lingnierie financire sont requises et inscrites dans le processus global de professionnalisation du
secteur. Ces formations pourraient en premier lieu tre dispenses au personnel le plus qualifi des
SFD intresses afin de sassurer de la bonne matrise des nouveaux produits et dimpulser ensuite
une mulation sur la base des leons apprises et des expriences russies. LAP-SFD pourrait jouer
un rle central dans ce processus en mobilisant des expertises en dehors du pays auprs de SFD
innovantes ou du secteur bancaire en gnral.
53
Option stratgique : Renforcer les capacits dinnovation des SFD en matire dingnierie
financire pour largir loffre et rpondre mieux la diversit de la demande
Option stratgique
Acteurs
SFD/banques
AP-SFD
ARSM
BCEAO
Recommandations
Formations et exposition des
expriences dans dautres pays
183. Capacits oprationnelles. Dun point de vue strictement financier, le ratio dautosuffisance
oprationnelle des SFD doit tre amlior pour atteindre et dpasser 100% afin dassurer la
couverture des charges totales par les produits. Les produits considrs doivent par ailleurs viter
dinclure ceux relatifs aux projets de dveloppement avec lesquels de nombreux SFD travaillent et
dont la dpendance est parfois importante. Dautre part, les capacits oprationnelles (logistiques,
ressources humaines, etc.) des SFD doivent tre renforces dans le sens dun meilleur service offert
leur clientle cible un cot supportable au regard des produits. La prsence sur les lieux concentrant
des volumes importants de transactions et dactivits conomiques est indispensable, linstar des
marchs ou des centres de collecte au niveau des bassins de production (lieux dachat directement
par des commerants de demi-gros venus du Nigria dans le cas de loignon par exemple). Lors des
travaux prparatoires la mise en place des marchs de demi-gros du PASADEM, la prsence de
services financiers au cur des marchs a t prsente comme lun des lments centraux pour
62
leur dveloppement par les communes et les acteurs conomiques .
184. La recherche doutils oprationnels les plus efficients et les plus rentables est ncessaire
(agents de crdit et guichets mobiles, points de services temporaires situs sur les marchs, etc.).
Option stratgique : Renforcer les capacits oprationnelles des SFD avec des outils
efficients et rentables pour chaque structure
Option stratgique
Renforcer les capacits oprationnelles
des SFD avec des outils efficients et
rentables pour chaque structure
3.2.
Acteurs
SFD/banques
AP-SFD
Recommandations
Explorer
les
diffrentes
options
oprationnelles et valuer leur cot et
efficacit en fonction de la taille de
chaque SFD
185. La stratgie envisage au niveau mso vise mettre en place les conditions favorables pour :
(i) amliorer la relation entre les IFR et les groupes cibles, en terme de gestion de risques et de
renforcement de la confiance ; (ii) faciliter laccs aux ressources prtables pour des emplois
diversifis ; (iii) renforcer les capacits de lAssociation professionnelle des SFD.
186. Gestion de risques clients : la connaissance de la clientle sur les segments ruraux reste un
dfi majeur pour les IFR. En dehors des risques lis lactivit, la prvention des risques de cavalerie
est ncessaire dans un contexte o la concurrence entre praticiens est favorable lmergence de
comportements risque en termes de multiplication des choix pour le crdit. En labsence dune
63
centrale de risque pour les SFD , il apparat ncessaire de dvelopper une chelle rgionale et
transrgionale lchange dinformation entre IFR sur les usagers des SFR. En parallle sera
envisage la sensibilisation sur les risques de cavalerie et ses implications sur la viabilit des SFR, en
partenariat avec les associations des consommateurs des SFR dont il conviendrait de soutenir la
cration.
62
Cf. prsentation des communes faites lors de latelier de lancement technique du PASADEM sur les marchs ruraux de
demi-gros.
63
Un projet de centrale des risques est en gestation dans le cadre du Projet Afrique 017 conduit en partenariat avec la Banque
centrale.
54
Option stratgique : faciliter au sein des praticiens, lchange dinformation sur la clientle
tout en mobilisant la conscience collective sur la responsabilit individuelle des usagers des
IFR dans la viabilit des SFR.
Option stratgique
Faciliter lchange dinformation sur la
clientle et lever la conscience collective
sur la responsabilit individuelle des
usagers des IFR
Acteurs
Usagers
IFR
Partenaires
Recommandations
oprationnelles
Etude de faisabilit dun centre
dchange dinformation lchelle
rgionale en concertation avec les IFR
Mise en place dassociations de
consommateurs des SFR pour, entre
autres, appuyer la sensibilisation
187. Facilitation de laccs aux ressources prtables. Le FIDA ne dveloppera pas une action
denvergure dans la mobilisation des ressources financires au profit des IFR en qute de
refinancement ou de lignes de crdit. Sils se concrtisent avec les volumes de ressources
envisages, les dispositifs prvus dans le FISAN (Fonds de calamit, de bonification et de garantie,
ainsi les lignes de refinancement) pourraient tre disponibles lchelle du pays et devraient
permettre dabsorber de faon consquente la demande croissante de SFR. Le FIDA contribuera aux
cts de lensemble des parties prenantes du secteur aux rflexions stratgiques pour la mise en
place des diffrents fonds prvus, en partageant les leons apprises en matire de lignes de crdit et
de fonds de garantie, en vue de prvenir les risques de distorsion du march, de dlinquance dans les
portefeuilles, et de non-appropriation du march rural par les IFR. En revanche, le FIDA accorderait
des facilits financires pour le test de nouveaux produits financiers spcifiques qui auront t
dvelopps avec un intrt sur les filires agro-sylvo-pastorales et les activits connexes soutenues
par le FIDA. Le partenariat avec les IFR pour le dveloppement des nouveaux produits sera tabli sur
base dobjectifs qui confrent aux praticiens la responsabilit de la rplication et de la mise chelle
des produits qui auront t tests avec succs.
Option stratgique : financer les tests de nouveaux produits spcifiques dans une
perspective de mise chelle et dappropriation par les IFR partenaires.
Option stratgique
Financer les tests de nouveaux produits
spcifiques dans une perspective de mise
chelle et dappropriation par les IFR
partenaires
Acteurs
IFR
Partenaires
Recommandations
oprationnelles
Dfinition de lchelle
dexprimentation des nouveaux
produits et valuation financire
Dfinition des modalits dextension
188. Renforcement des capacits de lAP-SFD. lAssociation nationale des praticiens est un
partenaire stratgique du secteur. Il joue un rle important dans la professionnalisation des SFD
travers un certain nombres de projets qui mriteraient dtre soutenus. Ces projets concernent : (i) la
mutualisation du contrle interne ; (ii) lappui la restructuration ou la transformation institutionnelle
des SFD ; (iii) lamlioration de la gouvernance des SFD. La stratgie envisage consistera appuyer
lAssociation dont les ressources sont limites mettre en uvre ces projets importants dans les
rgions de Maradi, Tahoua et Zinder selon des modalits qui seront dfinies lors de la dernire tape
de ltude.
Option stratgique : Appuyer la mutualisation du contrle interne et le systme de
gouvernance des SFD partenaires.
Option stratgique
Appuyer la mutualisation du contrle
interne et le systme de gouvernance des
SFD partenaires
Acteurs
AP-SFD
Partenaires
Recommandations
oprationnelles
Prparation dun plan daction pour la
zone cible de partenariat.
189. La stratgie au niveau macro vise renforcer les capacits oprationnelles de lARSM
travers lappui la cration dun bureau de contrle et dinspection de proximit qui couvrirait les trois
55
rgions concernes. Elle consistera galement soutenir la promotion des SFR dans le cadres de la
mise en uvre de la stratgie actualise de microfinance.
3.3.
190. La stratgie propose sera mise en uvre de faon squentielle suivant les deux tapes
suivantes :
A court terme
Identification et slection des IFR susceptibles de construire un partenariat durable dans le dveloppement des SFR sur la base
des critres dfinis dans la stratgie
Dfinition du package dappui pour : (i) amliorer lexistant ; (ii) dvelopper de nouveaux produits et conduire des expriences
pilotes ; (iii) renforcer les capacits pour loffre et la demande
A moyen terme
au niveau mso, la mise en uvre des facilits envisages concernant : (i) la gestion des
risques de cavalerie et de contrle des flux de demande au niveau de la zone dintervention ;
(ii) la mobilisation des ressources dans le cadre des dispositifs nationaux linstar du guichet
incluant le refinancement des Systmes Financiers Dcentraliss (SFD) prvus dans le Fonds
dInvestissement pour la Scurit Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN), et dans le cadre dune
possible institutionnalisation de la ligne de refinancement administre par le Projet dAppui au
Dveloppement de la Microfinance (PADMIF) lchelle des rgions de Maradi, Zinder et
Dosso. Sont galement considres au niveau mso, les modalits dappui lAssociation
Professionnelle des Systmes Financiers Dcentraliss (AP-SFD) pour amliorer
lautorgulation et la professionnalisation des SFD ;
192. Au-del de ces aspects spcifiques qui feront lobjet dune estimation de cots, cette tape de
ltude a vis galement proposer des scnarii optionnels pour la prise en compte de la finance
rurale dans le portefeuille du FIDA en tirant leons des expriences passes et en tenant compte de
56
195. Pr-identification des IFR partenaires. Sappuyant sur les donnes recueillies, qui compltent
celles contenues dans les rapports prcdents, et sur la base des critres ci-dessus numrs, les
IFR prsentant un certain intrt de partenariat avec le FIDA comprennent : ASUSU SA, CEPC CIGABA, KAANI, BAGRI, KOKARI, ANFANI GOBIR, YARDA TARKA MAGGIA, MECREF, YARDA DE
ZINDER et NYYA. Lensemble de ces IFR disposent dun agrment, offrent dj des services
financiers ruraux, ont un niveau de gouvernance satisfaisant ou acceptable, et affichent des
indicateurs de performance acceptables ou perfectibles.
64
196. Sur cette base, la cartographie indicative des IFR pressenties comme partenaires
stratgiques qui a t ralis sur la base des critres prdfinis, est rsume dans le tableau 35.
64
Susceptible daffinement/modification pour prendre en compte les volutions dici la mise en uvre du Programme.
57
PDE/Bassins
Tessaoua
Tchadoua
Sabon Machi
Guidan Roumdji
Djirataoua
Dp. (Nombre de
communes)
Magnitude de la
Prsence des IFR
Hypothses
Tessaoua (4)
Agui (4)
Dakoro (3)
Guidan Roumdji (5)
Madarounfa (1)
Mayayi (1)
Agence ou PS
PS
Guichet
Agence, PS
Agence, PS
Tahoua
Tahoua
+++
-- (35km)
--- (80 km de Dakoro/30 km de Maradi)
+++
- (10km)
++
+++
Zinder
Zinder
++
Maradi
65
Partenaires
potentiels
Asusu Sa, Bagri
CPEC CiGaba, Kaani
Asusu Sa, Bagri, Kokari
Asusu Sa, Anfani Gobir
Kaani, MECREF, Kokari
Yarda
Tarka
Maggia,
Bagri
Yarda Zinder, NYYA
197. Les hypothses et propositions dIFR promouvoir sont faites en tenant compte du niveau de
couverture actuel des dpartements et surtout de la distance qui spare les ples de dveloppement
conomiques de lIFR la plus proche. Les zones de Tessaoua, Guidan Roumdji et Tahoua tant mieux
couvertes, les IFR qui y promeuvent des services de proximit sont celles qui oprent dans le
dpartement ou la rgion couvrant ces zones et qui envisagent dtendre leur implantation. Cest le
cas de Yarda Zinder et de NYYA qui tablit dans la rgion de Zinder, de Yarda Tarka prsent
Tahoua, de CPEC Agui, de AFANI et de ASUSU dans la rgion Maradi et proches de Guidan
Roumdji. Pour les localits faible couverture, les propositions ont t faites en tenant compte des
perspectives dimplantation esquisses dans les plans daffaires.
198. Modalits de mise en uvre. Lextension de loffre de services financiers dans les nouveaux
segments identifis relve de la responsabilit de lIFR partenaire qui sera alors le matre duvre
dans le cadre dun partenariat motiv par : (i) sa stratgie marketing ; (ii) son plan de dveloppement
stratgique ; (iii) ses perspectives de viabilit sur la zone. Au-del des plans daffaires indiquant les
perspectives dextension sur la zone, lappui la cration dun nouveau point de services sera
subordonn une tude de march spcifique. Le partenariat sera formalis avec le matre douvrage
66
dlgu sous la forme dun contrat de performance avec des indicateurs prcis de rsultats en
termes de volume dusagers desservis, dencours dpargne et de crdit, de nouveaux services et
produits initis et dvelopps, de qualit de portefeuille, etc.
199. Lappui envisag portera sur la construction et lquipement 9 points dextension (3 par rgion)
suivant les modles qui conviennent (guichets, agences, bureau, etc.). Dans la rgion de Maradi, les 3
points dextension seront tablis Tchadoua, Sabon Machi et Djiratoua selon les hypothses
avances dans le tableau 35. Les rgions de Tahoua et Zinder feront lobjet dtudes
complmentaires en partenariat avec le Projet Ruwamnu pour identifier et prciser les bassins de
production qui abriteront les points dextension de services financiers. Le Programme FIDA
contribuera galement au financement partiel des charges rcurrentes en termes de salaires pour les
agents dpargne et de crdit et de fonctionnement (motos et frais de services extrieurs). Ces
charges seront couvertes pour une priode de 3 ans sur les 6 que durera le Programme.
200. Stratgie de sortie. Les ouvertures de points dextension sont des appuis la mise en uvre
des plans daffaires dvelopps par les IFR partenaires. Le FIDA nimposera aucune IFR de
sinstaller dans une localit quelle na pas choisi, ou dont les tudes de marchs se rvlent non
concluantes. Les IFR auront donc vocation conqurir et sapproprier les segments de march objets
de leur partenariat avec le FIDA sur la base dun choix opr par elles-mmes et dune stratgie
marketing et dun plan de communication qui leur seront propres. Les effets induits de cette conqute
de nouveaux segments devraient se traduire par laugmentation du volume dactivits des IFR et
contribuer par consquent la ralisation ou la consolidation de leur autonomie oprationnelle voire
financire. Dans cette perspective, lappui aura permis aux IFR de maintenir lquilibre pendant la
phase active du Programme et de prendre progressivement les charges portes par ce dernier.
65
Selon les cas et en fonction des contraintes gographiques (distance, population active) et du potentiel conomique et
financier de la zone-cible, le choix sera dfini soit pour de guichets, soit pour des bureaux dagences.
66
Voir chapitre VI concernant les arrangements de mise en uvre.
58
Importance
Dpt/solde minimum
Thsaurisation
++
+++
Dure
Dlais
Montants accords
Cot
Echancier
+++
++
+
+++
+
Garantie
+++
Proximit
+++
Prconisations
E P A R G N E
Adaptation aux actifs faibles revenus
Communication sur risques et avantages
C R E D I T
En fonction cycle et saisonnalit
Procdures et canaux adapts aux objets de financement
Dveloppement DAT et accs aux ressources stables
Adapt la rentabilit de lactivit finance
Cal sur le cycle conomique de lactivit finance
Meilleure analyse liant la gestion des risques et capacits financires des clients
Alternative et pertinence de la caution solidaire
Dvelopper des outils innovants (Ex. tlphonie mobile)
Source : Reconstitu partir du rapport dtat des lieux
203. A ces amliorations apporter doit tre associe une sensibilisation approfondie visant tablir
une confiance dans les produits dpargne parmi une population privilgiant lpargne en nature et la
thsaurisation, et qui a t rcemment victime de gle dpargne suite la disparition de certaines
IFR.
204. Axes oprationnels. Les actions envisages en vue damliorer lexistant porteront sur : (i) la
revue et ladaptation des politiques et manuels pour la mobilisation de lpargne et loctroi des crdits ;
(ii) la rvision et ladaptation des stratgies et outils marketing ; et (iii) lappui au systme de gestion.
205. La revue et ladaptation des politiques et manuels sera conduite de faon participative avec les
IFR partenaires et consistera faire une mise plat des pratiques dveloppes par ces institutions en
les confrontant avec les besoins des clients. Elle devra permettre dtudier point par point les
contraintes ressenties et exprimes par les usagers des services financiers par rapport aux conditions
dadhsion aux SFR et aux modalits daccs au crdit telles qunumres dans le tableau 36. Les
termes de rfrence pour la revue devront inclure des discussions interactives (focus groups) avec les
usagers qui seront catgoriss suivant la structure du portefeuille, afin de sassurer de prendre en
compte toutes les spcificits.
206. Au-del des conditions et des modalits daccs, lamlioration de la politique de lpargne
ncessite avant tout un changement structurel en terme de vision et dapproche, puis dadaptation des
pratiques aux contextes spcifiques dans lesquels les groupes-cibles exercent leurs activits
conomiques. La revue des politiques doit faire prendre conscience aux IFR de la ncessit de rendre
actifs tous les comptes dpargne oisifs, et de trouver des formules dinclusion pour la grande masse
qui se sent exclue de la possibilit dpargner du fait du solde minimum, des niveaux prohibitifs des
frais dadhsion ou des parts sociales imposs.
59
207. Concernant le crdit, la revue des pratiques permettrait de rviser non seulement les conditions
mais galement les procdures dinstruction, de dboursement et de remboursement des crdits, tout
en dveloppant des supports spcifiques pour les diffrents produits.
208. Rviss, les politiques et manuels dpargne et de crdit feront lobjet de formation lintention
des personnels et dirigeants concerns au niveau des IFR. Sur la priode du Programme, il est
envisag des sessions de formation, notamment au cours des deux premires annes pendant
lesquelles seront mises en place les rformes.
209. La rvision et ladaptation des supports marketing vise adapter les services commerciaux
pour stimuler la demande et assurer leur efficience autour des ples de dveloppement conomique
et des bassins de production. Laction envisage engagera les IFR se doter dune stratgie bien
articule pour la conqute des segments ruraux. Le diagnostic a rvl les carences des IFR en
matire la communication externe , ce qui explique en partie la mconnaissance des services
financiers et des produits disponibles, y compris au sein des usagers. Une stratgie marketing aurait
pour effet induit de combler ce gap dinformation, travers une approche inclusive de communication
active pour sensibiliser et susciter lintrt des groupes-cibles pour les SFR. Pour les groupes-cibles
du FIDA, la stratgie de communication vise bancariser les populations rurales faibles en utilisant
au mieux les dispositifs prvus dans les Projets en cours. En effet, le PASADEM et le Ruwanmu qui
faciliteront la mise en relation des petits entreprenants ruraux avec les SFD, constituent des crneaux
de sensibilisation et de communication pour ladhsion aux SFR. Les outils marketing conus par les
IFR seront utiliss dans le cadre du partenariat du Programme avec les IFR pour fidliser les
nouveaux usagers. Dans le contexte actuel de lassainissement du secteur, suite aux malversations
dont les pargnants ruraux ont t victimes dans le pass, la mise en uvre dune stratgie
marketing contribuerait galement restaurer et renforcer la confiance des populations rurales vis-vis des IFR. Les campagnes de sensibilisation et de communication veilleront mettre un accent
particulier sur les femmes et les jeunes auxquels bnficieront en priorit les appuis du FIDA travers
les Projets en cours et le Programme venir.
210. Lappui aux systmes de gestion des IFR vise surtout la professionnalisation. Les principales
actions envisages en vue damliorer les systmes de gestion existants, consisteront mettre les
supports de reporting et les systmes dinformation de gestion (SIG) en conformit avec les standards
rglementaires promus par lautorit montaire au sein de lUnion conomique et montaire ouest
africaine (UEMOA). Le Programme financera alors un tat des lieux des SIG afin de dceler leurs
insuffisances et de proposer en consquence les corrections et ajustements ncessaires oprer
pour permettre aux IFR : (i) deffectuer un suivi en temps rel de ltat du portefeuille en vertu des
risques potentiels ; (ii) de dfrer aux exigences de reporting auprs de lARSM ; et (iii) doffrir leurs
partenaires une bonne lisibilit de leur structure et de son volution, en particulier auprs des banques
pour mobiliser des ressources prtables de bonnes conditions. Ces ajustements ncessiteraient des
investissements pour acqurir le matriel informatique et les logiciels spcifiques recommands, mais
aussi pour former le personnel des IFR affects la gestion des SIG.
211. Modalits de mise en uvre. Lappui lamlioration des pratiques et des systmes de
gestion existants sera conduit dans le cadre dun partenariat avec IFR, et sera consenti la demande
de ces dernires. Le matre douvrage initiera alors le partenariat qui sera mis en uvre travers une
assistance technique dont le rle sera de faciliter lamlioration des politiques et manuels, de remanier
les SIG et dadapter les outils de reporting. Lassistance technique devra garantir le transfert effectif
de lappropriation professionnelle des techniques et comptences ncessaires. Les formations
prvues seront administres en partenariat avec lAP-SFD.
212. Stratgie de sortie. Lappui pour lamlioration des systmes existants sera limit aux deux
premires annes du Programme. La finalit est daider les IFR recadrer les interventions en milieu
rural et surtout ractiver la relation daffaires avec les ruraux, restaurer la confiance pour la
mobilisation de lpargne, etc. Lamlioration des manuels de pilotage et des supports de gestion et
de communication permettra aux IFR de conforter leur positionnement actuel tout en amliorant
lactivit dpargne et de crdit.
60
Petits
exploitants
pasteurs
agro-
Organisations de producteurs
et fatires
Mnages vulnrables
terre, femmes et jeunes
sans
Fourrage
Stockage
Conditionnement multiple
Transport
=> Intrants
Boutiques dintrants
Groupements semenciers
=> Postproduction
Collecte
Stockage
Dbouchs commerciaux
=> Production, transformation, commercialisation, services, petit
commerce, embouche et petit levage
215. Les activits connexes (tableau 38) exerces au niveau des ples de dveloppement
conomique constituent par ailleurs une niche importante de demande de services financiers. La
demande pour lpargne est quasi-inexistante. Mme si les capacits dpargne sont trs en milieu
rural, notamment pour les petits producteurs, les femmes et les jeunes (5 10.000 francs par an), il
existe gisements susceptibles de constituer une source importante pour les crdits productifs dans la
zone dintervention, en particulier en milieu priurbain et dans les marchs ruraux.
67
61
Besoins
relatifs
production
la
Artisans foreurs
Boutiques dintrants
Fournisseurs de fourrages
Boutiques dintrants
Vendeurs de fourrage
Restaurateurs
frquentes avec les SFD (les dpts vue notamment). Les gisements dpargne seront explors
lchelle de la zone dintervention et des produits seront proposs dans le but daccrotre les
ressources prtables pour les IFR. Celles-ci seront au cur de la dmarche dexploration et de
conception des produits dpargne innovants. Des ateliers participatifs impliquant les groupes-cibles
seront organiss durant le processus et avec ces derniers seront valides les propositions retenues
en terme de type de produits, de caractristiques, etc.
220. Les nouveaux produits dinvestissement seront identifis pour rpondre la demande
dquipements (motopompes, charrues, charrettes, instruments et machines pour units de
transformation, etc.) et de ralisations dinfrastructures (boutiques, magasins de conservation et de
stockage, comptoirs, superstructures pour les puits, etc.). Laccent sera alors mis sur les produits de
moyen terme (18 36 mois) par exemple travers des mcanismes de crdit-bail ou du leasing dont
la faisabilit sera analyse dans le contexte des interventions du FIDA. Le choix des objets de
financement sera opr en partenariat avec le F3i et le Ruwanmu. Le F3i envisage en effet de
financer des microprojets (tableau 39) dont les intrants constitueraient des pistes de nouveaux
produits dinvestissement. Dans le cadre du partenariat qui sera dvelopp avec les IFR, ces
dernires seront appeles identifier les objets qui prsentent un intrt stratgique et sont
susceptibles de constituer terme une niche daffaires confirmer par les tudes de faisabilit
participatives qui seront conduites en impliquant les bnficiaires des microprojets.
221. Les contraintes de ressources qui limitent lintrt des IFR pour les crdits de moyen terme
seront partiellement absorbes par : (i) la mise en place dun fonds dexprimentation de nouveaux
produits dont les ressources pourraient tre rtrocdes aux IFR partenaires sous certaines
conditions de performance ; (ii) la mobilisation de lpargne locale grce ladoption des nouveaux
produits dvelopps ; (iii) les possibilits de refinancement avec le PADMIF et avec les banques
commerciales dans le cadre de lamlioration des relations SFD-Banques.
Tableau 39 : Liste indicative des microprojets ligibles au F3i
Microprojets agricoles
Microprojets non agricoles lis au march
Rparation de pompes
Petit artisanat
Unit de transformation
222. Les crdits pour fonds de roulement visent dvelopper une offre spcifique pour certains
profils financiers en particulier les micro entreprises rurales, les femmes et les jeunes. Lune des
alternatives considrer pour les femmes et les jeunes sans capital de dpart consisterait
dvelopper une "approche collective" du genre "start-up" sous forme dun prt de capitalisation
garantie par la caution solidaire, la pertinence et la rentabilit des investissements oprer. Ce genre
de produit requiert des mesures daccompagnement qui seront tudies. Ces mesures
comprendraient le recours des services dappui conseil pour laccompagnement technique.
223. Pour les IFR qui en exprimeront la demande, le FIDA apportera son appui lexprimentation
dune approche de services financiers islamiques. Le diagnostic a rvl que le contexte nigrien
dans lequel mergent quelques expriences de crdits islamiques (cas du SFD Kaani Niamey)
pourrait favoriser moyen terme le dveloppement de cette demande. On pourra envisager une
contribution la ralisation des tudes de faisabilit dans la zone dintervention en cas de besoin.
224. Le transfert dargent par la tlphonie mobile est une pratique mergente qui pourrait se
dvelopper dans les annes venir. Le Programme procdera lvaluation de la demande
potentielle partir de la troisime anne, en appuyant les IFR partenaires desservir les populations
des zones loignes situes dans le rseau cellulaire.
63
64
239. Stratgie de sortie. La restauration de la confiance des Banques au secteur des SFD travers
une autorgulation active des SFD, une communication prventive et transparente renseignant sur les
performances et ltat des SFD, contribueront relancer sur une base durable et gagnant gagnant
la relation daffaires entre banques et SFD. Lidentification participative des nouveaux produits
impliquant les IFR concernes et lexprimentation concluante de ces produits sur des niches de
rentabilit inciterait les IFR promouvoir ces produits une chelle plus large.
68
66
Expertise spcialise
250. Le partenariat avec UNCDF est une option justifiable au regard des considrations suivantes :
(i) il sagit de lAgence dinvestissement du Systme des Nations Unies spcialise dans la facilitation
de laccs la finance inclusive et aux investissements locaux dans les pays faibles revenus ; (ii)
elle atteste dune longue prsence au Niger dans la promotion de la microfinance ; (iii) elle excute un
programme dappui au dveloppement de la microfinance (2010 2014) dans la rgion de Maradi, et
ce programme vient dtre tendu pour une dure de 4 ans aux rgions de Zinder et Dosso dans le
cadre du PADSR pour, entre autres, amliorer la qualit et accrotre la couverture des services
financiers inclusifs et adapts aux besoins des pauvres. Sur la zone dintervention du FIDA, UNCDF
67
travaille dj sur base de contrats de performance avec 5 IFR parmi les plus actives dans le
dveloppement des services financiers ruraux, et pressenties comme partenaires potentiels du futur
Programme du FIDA. Chef de file des PTF pour le secteur de la microfinance, UNDCF est le principal
partenaire stratgique du secteur travers les oprations quelle excute aux trois niveaux de
larchitecture du systme financier. Elle exerce la matrise douvrage pour lactualisation de la stratgie
nationale de microfinance. Son statut de partenaire financier et dagence technique dexcution ayant
un avantage comparatif en matire de finance rurale le positionne comme une alternative de premier
choix pour le partenariat envisag par le FIDA, dans lequel lAgence partagerait les cots et risques.
Tableau 41 :Option de partenariat avec UNCDF
Avantages
OPTION UNCDF
Limites/risques
251. La matrise douvrage sera exerce soit sur la base dune convention assortie dun cadre de
gestion des rsultats et un systme de reporting et de suivi-valuation.
252. Le matre douvrage retenu passera son tour des contrats de performance avec les IFR
partenaires et des conventions de partenariat avec lARSM et lAP-SFD.
68
%
Cots
en
devises
%
Cots
de
base
25
51
Milliers
FCFA
Milliers
USD
303 645,3
86 842,7
505 864,4
619,7
177,2
1 032,4
653 309,3
60 021,0
1 609
682,7
1 333,3
122,5
143 744,1
293,4
47 175,6
261 980,1
452 899,8
96,3
534,7
924,4
96 969,9
197,9
43 538,9
140 508,8
593 408,6
88,9
286,8
1 211,2
24
19
837 980,0
30 252,9
62 662,8
18 430,2
949 326,0
3 152
Cots de base
417,3
Imprvus physiques
28 248,0
Imprvus pour hausses de prix
293 173,9
3 473
Total finance rurale
839,1
Source : COSTAB prpar par la mission
1 710,2
61,7
127,9
37,6
1 937,4
16
30
6 433,5
57,6
598,3
22
37
8
100
1
9
7 089,5
21
110
3 285,1
255. La structure des cots par catgorie de dpenses (Tableau 42) intgre les diffrents segments
dinvestissements susceptibles gnrer des impacts long terme dans le secteur de la finance rurale.
Elle comprend 7 catgories de dpenses dinvestissement : gnie civil, quipements, renforcement
des capacits, assistance technique, fonds dexprimentation des nouveaux produits, convention de
matrise douvrage dlgue et convention pour les services non-financiers (SNF) ; et une catgorie
pour les cots rcurrents, savoir fonctionnement et salaires.
256. Par ordre dimportance, la convention pour la matrise douvrage dlgue (MOD) se positionne
en tte des investissements (25% des cots de base) confortant ainsi le principe du faire-faire. La
MOD sera exerce sur la base de la gestion axe sur les rsultats qui donnera lieu des contrats de
performance avec les IFR partenaires et les acteurs institutionnels aux niveaux mso et macro.
Lassistance technique (20%) suivie du renforcement des capacits (18%) constituent des catgories
majeures non seulement au niveau micro pour lamlioration de la qualit des services financiers, du
systme de gouvernance, de la performance des systmes de gestion, mais aussi aux niveaux mso
et macro o elles contribueront amliorer le systme de rgulation et de contrle, et appuyer la
professionnalisation des pratiques dans le secteur. La fourniture dquipements (11%) portera
essentiellement sur linformatisation des IFR et le renforcement des capacits oprationnelles (en
69
termes de matriel roulant, notamment) afin damliorer la proximit des services et de moderniser les
systmes de gestion et de contrle. Les fonds pour le dveloppement des nouveaux produits (7%)
serviront essentiellement pour les tests avant leur mise en march en vraie grandeur. Enfin, les
travaux de gnie civil prvus (5%) sinscrivent galement dans une perspective de rapprocher les
services des groupes-cibles. Ils concernent essentiellement la construction de guichets ou de points
de services au niveau des ples de dveloppement conomique et des grands bassins de production
identifis, mais dpourvus de services financiers de proximit. Au sujet des cots rcurrents, les
dpenses prvues (12 des cots de base) constituent un apport partiel ou dgressif bas sur un
partage de cots et confrant une reprise intgrale des charges par les partenaires avant le terme du
Programme.
Tableau 43: Rsum des cots par catgorie de dpenses
Cot Total
Catgories de dpenses
%
Cots
en
devises
%
cots
de
base
Milliers
FCFA
Milliers
USD
164 484,0
334 681,6
564 981,1
629 691,1
205 400,0
82 593,0
801 060,0
2 782
890,9
335,7
683,0
1 153,0
1 285,1
419,2
168,6
1 634,8
55
25
25
20
15
20
15
5
11
18
20
7
3
25
5 679,4
22
88
369 526,4
754,1
369 526,4
754,1
3 152
Cots de base
417,3
6 433,5
Imprvus physiques
28 248,0
57,6
Provisions pour hausse des prix
293 173,9
598,3
3 473
Total finance rurale
839,1
7 089,5
Source : COSTAB prpar par la mission
25
25
12
12
22
37
8
100
1
9
21
110
I. Investissements
A. Gnie civil
B. Equipements
C. Renforcement des capacits
D. Assistance technique
E. Fonds nouveaux produits
F. Convention SNF
G. Convention de matrise douvrage dlgue
Total Investissements
II. Cots Rcurrents
A. Fonctionnement et salaires
Total Cots Rcurrents
257. Etant intgres au Programme qui sera conu en 2014, ces activits ne constituent pas des
oprations spares. Par consquent, la structure des cots propose reste indicative et devra
sadapter celle du Programme. Toutefois les arrangements internes pour les besoins du COSTAB
du Programme devront tenir compte de la ncessit daffecter les ressources dans les volets vitaux du
systme financier tels que proposs dans ce document de travail.
258. Financement. En attendant dautres opportunits de cofinancement, les sources de
financement comprennent essentiellement le FIDA et, dans une certaine mesure lUnion europenne
et UNCDF travers le PADMIF.
259. La contribution du FIDA sera assure en partie sur les ressources du F3i et du Ruwanmu et sur
une allocation additionnelle dans le cadre du Programme formuler 2014. Concernant le F3i, la
contribution serait consentie partir des ressources destines : (i) la formation et lassistance
technique au profit des SFD et qui incluent lappui institutionnel lAP-SFD, la Direction de la
monnaie, du crdit et de lpargne (DMCE) et lARSM ; et (ii) lducation financire. Les modalits
seront tudies en accord avec les responsables du PASADEM en vue de dterminer le seuil de la
contribution du F3i la mise en uvre des activits aux trois niveaux. La faisabilit de cette
contribution sappuie, en partie, sur le fait que le F3i travaillera en partenariat avec les IFR pressenties
pour collaborer avec le Programme. La contribution du Ruwanmu serait oriente sur les activits au
niveau micro, en particulier pour crer un partenariat favorable la mobilisation accrue de lpargne
locale et au dveloppement des crdits dquipements pour la production et pour la promotion de
70
petites units de transformation. Des ressources additionnelles seraient ncessaires prvoir dans le
cadre de la conception du nouveau Programme pour couvrir le gap.
260. La contribution probable de lUnion europenne et UNCDF se concrtiserait travers un
partenariat ou une convention de contribution formaliser dans le cadre du PADMIF. Ce projet
accorde des facilits de refinancement et finance le renforcement des capacits suivant une
dmarche inclusive.
261. Suivi-valuation. le systme envisag permettra de mesurer les progrs accomplis dans la
zone dintervention travers des indicateurs usuels comprenant : lvolution de ladhsion et des
usagers actifs des IFR, le volume dactivits dpargne et de crdit, le nombre de nouveaux produits
dvelopps et le taux dadoption de ces produits, la qualit du portefeuille et lautosuffisance. Le
systme de suivi-valuation sera aliment par les partenaires IFR dans le cadre des contrats de
performance passs avec le matre douvrage dlgu, sur la base de support de reporting spcifique
articul sur leur SIG. Une tude sur la situation de rfrence dans la zone dintervention sera initie au
dmarrage du Programme et ses donnes serviront configurer la base de donnes du systme de
suivi-valuation.
262. Le systme permettra galement de gnrer des donnes permettant dvaluer les impacts
socioconomiques des interventions dans le domaine. La mise en place au niveau rgional dun
systme interconnect dchange dinformation et de gestion du flux de la demande, et dun dispositif
dvaluation des performances sociales y contribueront.
71
Annexes
Annexe 1. Synthse des informations essentielles recueillies auprs des SFD
lors de la premire phase de ltude
1.
2.
3.
4.
5.
72
Annexe 1.: Synthse des informations essentielles recueillies auprs des SFD
1.
Indicateurs
Total points de services
Pays
4
4
441
1707
2844
434 923 201
1 127 886 376
441
1707
2844
434 923 201
1 127 886 376
Ruraux
Total Clients
Femmes
Hommes
Groupements
Total encours dpts
Total encours crdit
Tahoua
4
4
Variables
Total
Epargnants
H
F
G
H
F
G
Total
Encours dpts
Encours dpts
Total
Ralisations
31/12/10
31/12/11
30/06/12
DEPOTS A VUE (DAV)
4620
4992
1518
1707
408
441
2694
2844
267 636 766 320 754 901
126 357 918 101 765 934
20 024 868
27 473 076
121 253 980 191 515 891
DEPOTS A TERME (DAT)
34 100 000
33 550 000
Projections
31/12/12
31/12/13
5 056
5 502
2168
2431
2888
321 559 243
3071
362 051 062
37 850 000
44 545 000
4620
4992
1518
1707
408
441
2694
2844
Total
Encours dpts
23 664 868
29 093 076
Note: le total pargne inclut lpargne vue, le dpt terme et le dpt de garantie.
Synthse des activits de crdit
Ralisations
Projections
31/12/10
31/12/11
30/06/12
31/12/12
31/12/13
Montant de prts dbourss durant la priode 866 731 000
ND 752 639 000 1 581 567 831 1 735 724 062
Montant du prt moyen
1 426 248 878 1 631 314 710
Nombre de clients actifs
3 792
4 166
Indicateurs
73
2.
Indicateurs
Total points de services
Zinder
3
1
2
1 999
Urbains
Ruraux
Total Clients
Urbains
780
Ruraux
1 219
Femmes
11 038
Hommes
8 608
Groupements
1 175
Taux de pntration
1%
0.2%
Urbain
Rural
Total encours dpts
Urbain
Rural
0.8%
127 146 504
54 371 073
72 775 431
Urbain
Rural
Encours femmes
Portefeuille risque
Urbain
73 011 342
Rural
Autonomie oprationnelle
Autonomie financire
93 680 666
111.7%
8.7%
Ralisations
31/12/10
31/12/11
DEPOTS A VUE (DAV)
Variables
Total
Epargnants
1 942
H
F
G
H
F
G
H
F
G
Total
Encours dpts
Total
Encours moyen
Total
Epargnants
Encours dpts
Encours moyen
Total
1 999
2 233
2 456
246
410
420
202
101
103
1 494
1 519
1 476
63 771 687 107 327 055 127 146 504
9 522 340
34 171 425
33 217 269
7 791 005
27 958 439
27 177 765
46 458 342
45 197 190
66 751 469
32 838
52 870
63 605
38 708
83 345
79 088
38 569
276 816
263 861
31 096
29 754
45 224
DEPOTS A TERME (DAT)
6
6
6
2 030
451
111
1 671
118 059 760
37 588 567
30 754 283
49 716 909
52 870
83 344
277 065
29 752
496
122
1 838
129 865 736
41 347 424
33 829 711
54 688 599
52 876
83 361
277 292
29 754
600 000
600 000
600 000
600 000
900 000
600 000
100 000
100 000
600 000
100 000
100 000
900 000
100 000
100 000
202
101
103
111
122
1 500
1 525
1 482
1 677
1 846
Total
Total
Epargnants
Projections
31/12/12
31/12/13
30/06/12
600 000
600 000
100 000
100 000
100 000
100 000
Total pargne (DAV + DAT)
1 948
2 036
2 005
2 239
2 465
246
410
420
451
496
74
Indicateurs
Variables
Total
Encours dpts
31/12/10
64 371 687
Ralisations
31/12/11
107 927 055
30/06/12
127 746 504
9 522 340
34 171 425
33 217 269
37 588 567
41 347 424
7 791 005
27 958 439
27 177 765
30 754 283
33 829 711
47 058 342
45 797 190
67 351 469
50 316 909
55 488 599
34 045
53 009
63 713
52 996
53 048
Total
Encours moyen
Projections
31/12/12
31/12/13
118 659 760 130 765 736
38 708
83 345
79 088
83 344
83 361
38 569
276 816
263 861
277 065
277 292
31 372
30 030
45 446
30 004
30 058
31/12/2010
31/12/2011
Oprations avec les institutions financires 149 974 915 188 569 660
Oprations avec la clientle
Oprations diverses
47 451 718
Immobilisations
26 973 973
40 776 505
Total Actif
Oprations diverses
28 399 725
Rsultat
3 218 092
Total Passif
75
14 795 631
3.
ASUSU SA
Indicateurs gnraux au 30 juin 2012
Indicateurs
Pays
Urbains
Semi-Urbain
Ruraux
Maradi
Tahoua
30
04
04
07
01
01
01
259
03
02
04
01
02
05
Total Clients
Zinder
30855
7099
7358
9054
Urbains
10438
2062
3183
2967
Ruraux-semi urbain
20417
5037
4175
6087
Femmes
11763
3183
3811
3911
Hommes
12180
2245
2185
3014
Groupements
6912
1671
1362
2129
Taux de pntration
ND
ND
ND
ND
Urbain
ND
ND
ND
ND
Rural
ND
ND
ND
ND
58 162 725
27 698 071
41 309 686
Urbain
Semi urbain-Rural
Urbain
78 167 762
Semi urbain-Rural
Encours femmes
85 895 293
37 903 124
Portefeuille risque
Urbain
31 878 562
3 354 173
47 645 615
Semi urbain-Rural
54 016 731
34 548 951
Autonomie oprationnelle
139,87%
ND
ND
ND
Autonomie financire
139,87%
ND
ND
ND
Indicateurs
Variables
Epargnants
Total
136,579
221,308
248,152
Encours dpts
Total
1,048,009,588
565,290,007
2,099,609,150
Encours moyen
Total
Epargnants
Total
Encours dpts
Total
Encours moyen
Total
Epargnants
Total
136,579
221,308
248,152
Encours dpts
Total
1,329,327,088
1,948,310,007
3,099,872,340
Encours moyen
Total
9,733
8,804
12,492
7673
DEPOTS A TERME (DAT)
30/06/12
2,554
8461
10
20
19
281,317,500
1,383,020,000
1,000,263,190
281,317,50
69,151,000
Total pargne (DAV + DAT)
52 645 431
76
Pourcentage de femmes
Encours de prts
Encours moyen par client actif
Pourcentage des crances irrcouvrables
Pourcentage dimpays
38,555
53,511
43,214
75.21%
68.80%
72.37%
31/12/2010
31/12/2011
30/06/2012
4.
895,028,245
0
820,183,286
31,837,951
926,408,148
ND
KOKARI
Indicateurs gnraux au 30 juin 2012
Indicateurs
Pays
Maradi
Tahoua
Zinder
18
18
3204
525
1019
75
3204
525
1019
75
Taux de pntration
80%
80%
80%
50%
Rural
Total encours dpts
80%
80%
80%
50%
160427638
29102240
23268829
1521250
1860947622
322599785
377133550
24432900
758762652
136214785
192833660
11520200
Urbains
Total Clients
Groupements
Rural
Rural
Portefeuille risque
Rural
Ralisations
31/12/10
31/12/11
30/06/12
1136
1271
1120
827890290
591841465
813512850
728800
465650
726350
432360
1559
1642
1421
2325
2320
1505227
1283018
1304870
937634
158051042
200638652
120000000
0,42
0,47
0,37
0,25
77
3520
1003075 2328500
Projections
31/12/12 31/12/13
661505
Bilan
Rubriques
31/12/2010
31/12/2011
255728202
202677182
1759402758 1348873000
Oprations diverses
Immobilisations
Total Actif
205101669
211696968
89465765
128447538
2299698394 1891694688
765716542
462417266
287558608
258655986
67979320
156033079
Oprations diverses
Fonds propres et assimils
1346622035 1316456692
Rsultat
-168268111
Total Passif
2299698394 1891694688
5.
-301868335
KAANI
Indicateurs gnraux au 30 juin 2012
Indicateurs
Pays
Total Clients
Maradi
Tahoua
15153
937
533
Femmes
5972
303
132
Hommes
8768
529
369
Groupements
413
105
32
638562750
30232979
31529993
981221672
50498480
27335081
6857118
14663784
Femmes
386710888
Portefeuille risque
Urbain
54280121
Portefeuille risque
133.15%
Portefeuille risque
13.96%
Ralisations
31/12/10
31/12/11
DEPOTS A VUE (DAV)
Variables
Total
Epargnants
Encours dpts
Total
Encours dpts
Total
Projections
31/12/12 31/12/13
14589
15153
ND
ND
ND
ND
ND
ND
579315897
8764
6096
293
638562750
638562750
ND
ND
H
F
G
841791126
30/06/12
579315897
Note: le total pargne inclut lpargne vue, le dpt terme et le dpt de garantie.
78
31/12/11
30/06/12
610
482
99100100
142220349
162459
295063
14589
15153
Pourcentage de femmes
Encours de prts
Encours moyen par client actif
Pourcentage
irrcouvrables
des
crances
40.05%
40%
1128316235
981221672
77340
64754
1.10%
1.11%
31/12/2011 30/06/2012
12432124
10910945
Bilan
Rubriques
31/12/2010
31/12/2011
250553758
304061944
1222074695 1640349193
Oprations diverses
Immobilisations
Total Actif
24768321
27751769
231234091
95946301
1728630865 2068109207
298892681
841791126
549315897
430985308
4056102
6540531
767690408
731362950
28436700
57429292
Oprations diverses
Fonds propres et assimils
Rsultat
Total Passif
1648391788 2068109207
79
ARSM: Compte rendu de mission: Sminaire rgional de validation des conclusions des runions
du groupe de travail Etats-BCEAO charg de proposer des mesures pour la prservation et la
consolidation de la viabilit du secteur de la microfinance, Juin 2011;
UE: Evaluation du programme dappui scurit alimentaire par la petite irrigation (ASAPI)
rapport final, Juin 2007;
Rpublique du Niger: Loi N2012-04 du 21 Janvier 2010 portant rglementation des systmes
financiers dcentraliss;
80
Activits
Responsables/intervenants
8:30 9:00
9:00 9:10
9:10 9:30
9:30 11:00
Equipe mission
Pause caf
11:20 13:30
Travaux de groupes
13:30 14:30
14:30 15:00
Synthse
15:00 16:30
Modrateurs
81
NIAMEY, GROUPE 1
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Observations
Valid
Valid
Valid
Prendre en compte la
professionnalisation de la demande
Pertinence
Consigne : Suggrer des lments de rponse aux questions poses dans le tableau 2
Tableau 2 : Stratgie au niveau micro
Questions
Rponses
le court terme ?
le moyen terme ?
rpondre la demande de
services financiers islamiques
Amliorer lexistant
Adapter loffre la demande
Mobiliser des ressources externes (lignes de crdit) auprs dinvestisseurs
82
NIAMEY, GROUPE 2
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numrs dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Observations
Valid
Valid
Valid
Valid
Valid
Pertinence
Contribuer au
raffermissement entre loffre
et la demande des SFR
Questions
Rponses
Fonds de refinancement
Fonds de calamit
Fonds de garantie
Atouts
Risques
83
NIAMEY, GROUPE 3
I. Identification et slection des partenaires
Consigne : Examiner les critres de choix des institutions financires et suggrer des
amliorations
Critres de base :
Existence lgale
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Respect du reporting.
II. Femmes et jeunes
Consigne : Proposer 2 5 mesures (renforcement des capacits, services et produits financiers, etc.)
prendre en
partenariat avec les IFR pour : (i) amliorer lactivit conomique des femmes ; (ii)
faciliter
sdentarit conomique des
jeunes
Suggestion de mesures pour les femmes et les
jeunes
1. Renforcement des capacits des SFD pour la prise en
compte de laspect genre
3. Dveloppement dune synergie entre les SFD, les
structures dappui- conseil et les OP ;
4. Structuration des organisations des jeunes et des
femmes
la
Pertinence
islamiques ?
Identification et slection des IFR susceptibles de construire un partenariat durable dans le dveloppement des
SFR (critres)
AJOUT : Appui la cration dun fonds de garantie de dpt de la clientle des SFD
84
MARADI, GROUPE 1
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
I. Identification et slection des partenaires
Consigne : Examiner les critres de choix des institutions financires et suggrer des amliorations
Critres de base :
Existence lgale
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Respect du reporting.
II. Femmes et jeunes
Consigne : Proposer 2 5 mesures (renforcement des capacits, services et produits financiers, etc.)
prendre en
partenariat avec les IFR pour : (i) amliorer lactivit conomique des femmes ; (ii)
faciliter
sdentarit conomique des
jeunes
Suggestion de mesures pour les femmes et les
jeunes
1. Renforcement des capacits des SFD pour la prise en
compte de laspect genre
3. Dveloppement dune synergie entre les SFD, les
structures dappui- conseil et les OP ;
4. Structuration des organisations des jeunes et des
femmes
la
Pertinence
islamiques ?
Identification et slection des IFR susceptibles de construire un partenariat durable dans le dveloppement des
SFR (critres)
AJOUT : Appui la cration dun fonds de garantie de dpt de la clientle des SFD
85
MARADI, GROUPE 1
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Adopte
Adopte
Observations particulires
Stratgies commerciales
(dvelopper des produits
adopts)
Adopte
Consigne : Analyser les lments de stratgie proposs pour le niveau micro et suggrer des amliorations
Tableau 2 : Stratgie au niveau micro
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
I. AMELIORATION DE LEXISTANT
Services et pratiques d pargne et de
crdit
Adopte
Adopte
Systme de gestion
Adopte
Adopte
Adopte
Vulgariser le systme
Non adopte
Adopte
Adopte
Adopte
Adopte
Renforcement de la logistique
86
des
MARADI GROUPE 2
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le
des amliorations
tableau 1 et suggrer
Suggestions du Groupe
Valid
Observations particulires
Consigne : Analyser les lments de stratgie proposs pour le niveau micro et suggrer des amliorations
Tableau 2 : Stratgie aux niveaux mso et macro
Propositions de base
Suggestions du Groupe
I. GESTION DE RISQUES CLIENTS
Mettre en place des fonds de caution
Mutualisation de caution
Valid
Valid
restructuration/transformation
institutionnelle
la
Valid
Valid
Valid
V. APPUI A l ARSM
Contrle de proximit par cration de
bureaux dlocaliss
Valid
87
Observations particulires
MARADI GROUPE 3
I. Identification et slection des partenaires
Consigne : Examiner les critres de choix des institutions financires et suggrer des
amliorations
Critres de base :
Existence lgale
Prsence sur le march rural (Guichet mobile, guichet fixe, agent de suivi affect)
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Gouvernance
Critres de performance :
Taux de PAR
Volume dimpays
Autosuffisance oprationnelle
Pertinence
88
TAHOUA, GROUPE 1
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
Consigne : Analyser les lments de stratgie proposs pour le niveau micro et suggrer des amliorations
Tableau 2 : Stratgie au niveau micro
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
I. AMELIORATION DE LEXISTANT
Services et pratiques dpargne et de
crdit
Systme de gestion
Investissements
(Equipements et
infrastructures)
=>
Production,
stockage, transformation, transport
Fonds de roulement => Production,
stockage,
transformation,
commercialisation
Services financiers islamiques
Besoins sociaux
Tlphonie mobile (mobile banking)
Magasin de stockage
Moyen de transport, de
transfert
Financement long/moyen
terme
intrt
pour
Professionnalisation
Ingnierie de crdit rural et crdit de
moyen terme
Capacits oprationnelles
89
Professionnalisation
pour
financement long terme
un
TAHOUA, GROUPE 2
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Spcialisation de loffre
selon les zones
Adopter
Adopter
Observations particulires
Consigne : Analyser les lments de stratgie proposs pour le niveau micro et suggrer des amliorations
Tableau 2 : Stratgie aux niveaux mso et macro
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
Mutualisation de caution
Echange information clientle
Adopte
Dcentralisation du systme
Adopte
Dcentralisation
du
fonds
dinvestissement au niveau communal
Adopte
restructuration/transformation
institutionnelle
la
Adopte
Adopte
Adopte
V. APPUI A l ARSM
Contrle de proximit par cration de
bureaux dlocaliss
Adopte
90
TAHOUA, GROUPE 3
I. Identification et slection des partenaires
Consigne : Examiner les critres de choix des institutions financires et suggrer des
amliorations
Critres de base :
Existence lgale
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Taux de PAR
Volume dimpays
Autosuffisance oprationnelle
II. Femmes et jeunes
Consigne : Proposer 2 5 mesures (renforcement des capacits, services et produits financiers, etc.)
prendre pour : (i) amliorer lactivit conomique des femmes ; (ii) faciliter la sdentarit
conomique des jeunes
Suggestion de mesures pour les femmes
Pertinence
Pertinence
islamiques ?
Identification et slection des IFR susceptibles de construire un partenariat durable dans le dveloppement des SFR
(critres) sur base Ruwanmu et PASADEM
Amliorer lexistant
Dvelopper de nouveaux services et produits
Renforcer les capacits
A moyen terme
91
ZINDER, GROUPE 2
Consigne : Passer en revue les principes de base de la stratgie numre dans le tableau 1 et suggrer des
amliorations
Tableau 1 : Principes de base
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
Maintenue
Maintenue
Maintenue
Maintenue
Consigne : Analyser les lments de stratgie proposs pour le niveau micro et suggrer des amliorations
Tableau 2 : Stratgie aux niveaux mso et macro
Propositions de base
Suggestions du Groupe
Observations particulires
Allger
les
processus
administratifs
Eduquer et sensibiliser les
groupes
sur
le
mode
dacquisition de crdit
Maintenue
Maintenue
IV. APPUI A l AP-SFD
la
restructuration/transformation
institutionnelle
V. APPUI A l ARSM
Contrle de proximit par cration de
bureaux dlocaliss
Maintenue
92
ZINDER, GROUPE 3
I. Identification et slection des partenaires
Consigne : Examiner les critres de choix des institutions financires et suggrer des
amliorations
Critres de base :
Existence lgale
Services et produits financiers disponibles pour les activits agro-sylvo-pastorales (intrants, petits
quipements, fonds de roulement, warrantage, etc.)
Volume dimpays
Autosuffisance oprationnelle
II. Femmes et jeunes
Consigne : Proposer 2 5 mesures (renforcement des capacits, services et produits financiers, etc.)
prendre pour : (i) amliorer lactivit conomique des femmes ; (ii) faciliter la sdentarit
conomique des jeunes
Suggestion de mesures pour les femmes
1.
Pertinence
Prvenir le risque
Leadership fminin
- Petit mtier
Pertinence
1.
islamiques ?
A court terme
Identification et slection des IFR susceptibles de construire un partenariat durable dans le dveloppement des SFR
(critres) sur base Ruwanmu et PASADEM
Amliorer lexistant
Dvelopper de nouveaux services et produits
Renforcer les capacits
A moyen terme
93
Nov-12
Dec-12
Jan-13
Mar-13
3 Cibler les zones d'extension pour les services des SFD pr-identifies
Feb-13
94
X
X
95