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Exercices corrigés d'analyse mathématique

Ce document contient les solutions à 16 exercices portant sur des notions de base des fonctions et applications. Les exercices couvrent des sujets comme les ensembles de départ et d'arrivée, les applications injectives, surjectives et bijectives, les inverses d'applications et la composition d'applications.

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Exercices du chapitre II avec corrige succinct

Exercice II.1 Ch2-Exercice1


Les applications f
1
(x) = |x|, f
2
(x) =

x, f
3
(x) =
1

x
2
+1
sont-elles des applications
de IR dans IR?
Solution : f
1
: oui, f
2
: non (f
2
nest denie que sur IR
+
), f
3
: oui.
Exercice II.2 Ch2-Exercice2
Soit la fonction f : IR IR, f : x

x. Donner son domaine de denition D. Puis
considerant f comme une application de D dans IR, donner limage de cette application.
Solution : D = IR
+
, Im f = IR
+
(le demontrer par double inclusion, sachant que si
y IR
+
il peut secrire y =

y
2
).
Exercice II.3 Ch2-Exercice3
Soit f : IR
+
IR denie par f(x) =

x. Cette application est-elle injective ? surjec-
tive ? bijective ? Que faudrait-il modier pour quelle devienne bijective ?
Solution : Elle est injective car

x
1
=

x
2
x
1
= x
2
. Elle nest pas surjective car
Im f = IR
+
et non pas IR, donc elle nest pas bijective. Elle serait bijective si on prenait
f : IR
+
IR
+
.
Exercice II.4 Ch2-Exercice4
Montrer, en utilisant les resultats du chapitre 1, que la negation de limplication
x E, x

E, {(f(x) = f(x

)) (x = x

)}
est
x E, x

E, {(x = x

) et (f(x) = f(x

))}.
En deduire quune application nest pas injective si
x E, x

E, {(x = x

) et (f(x) = f(x

))}.
Solution : On sait que non (P Q) secrit (P et (non Q), do` u
non{x E, x

E, (f(x) = f(x

)) (x = x

)} {x E, x

E, (f(x) = f(x

)) et (x = x

)}
t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.5 Ch2-Exercice5
En utilisant les resultats du chapitre 1, montrer que
((f(x) = f(x

)) (x = x

)) ((x = x

) (f(x) = f(x

))
En deduire quune application f : E F est injective si et seulement si
x E, x

E, ((x = x

) (f(x) = f(x

))) .
Solution : Il sut dappliquer :
(P Q) {(nonQ) (nonP)}.
Exercice II.6 Ch2-Exercice6
Soit E = IR\{2} et soit f : E IR, x
x+1
x+2
. Trouver F =Imf. Montrer que f est
bijective de E sur F. Meme question avec D = IR
+

.
Solution : Apr`es calculs on montre que tout y = 1 admet un unique antecedent qui
secrit
x =
1 2y
y 1
do` u (y Imf) (y = 1) et donc Imf = IR\{1}.
Lorsque le domaine de denition de f est limite `a IR
+

, on a
x > 0
1 2y
y 1
> 0 y ]
1
2
, 1[.
Exercice II.7 Ch2-Exercice7
Soient E et F deux ensembles, et soit f une application de E dans F. Montrer que
la composition id
F
f est valide et que id
F
f = f.
Solution : id
F
f : E F F et id
F
f(x) = id
F
(f(x)) = f(x).
Exercice II.8 Ch2-Exercice8
Soient les applications f : IR
+

IR
+

et g : IR
+

IR denies par f(x) =


1
x
et
g(x) =
x1
x+1
. Montrer que g f = g sur IR
+

.
Solution : Tout dabord, comme 0 et 1 sont exclus des domaines de denition, ces
deux applications sont eectivement bien denies. Il sut ensuite de calculer g(f(x)).
En eet g(f(x) =
1
x
1
1
x
+ 1
=
1 x
1 + x
.
t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.9 Ch2-Exercice9
En vous souvenant de ln x et e
x
, donner les ensembles de depart et darrivee permet-
tant de dire que lune est lapplication re de lautre.
Solution : ln x : IR
+

IR et e
x
: IR IR
+

, do` u e
ln x
: IR
+

IR
+

et ln e
x
: IR IR.
Exercice II.10 Ch2-Exercice10
Soient E et F deux ensembles, et soit f de E dans F qui admet une application
reciproque f
1
. Montrer, `a partir de la denition de f
1
que f
1
admet une application
reciproque et que (f
1
)
1
= f.
Solution : f
1
f = id
E
et f f
1
= id
F
caracterisent (par denition) linverse de
f
1
qui est donc f.
Exercice II.11 Ch2-Exercice11
Vous avez montre (dans un exercice precedent) que f : IR\{2} IR\{1}, f : x
x+1
x+2
est une bijection. Determiner lexpression de f
1
(y).
Solution : On a dej`a demontre que f
1
(y) =
1 2y
y 1
en resolvant lequation y = f(x).
Exercice II.12 Ch2-Exercice12
Soient les applications f : IR
+

IR
+

et g : IR
+

] 1, 1[ denies par f(x) =


1
x
et
g(x) =
x1
x+1
. Donner f
1
, g
1
puis (g f)
1
. Comparer avec le resultat de lexercice II.8
Solution : f
1
: IR
+

IR
+

et f
1
(y) =
1
y
, g
1
:] 1, 1[ IR
+

et g
1
(y) =
1 + y
1 y
(resoudre y = g(x)), do` u
(g f)
1
(y) = (f
1
g
1
)(y) =
1
1+y
1y
=
1 y
1 + y
.
Il a ete montre dans lexercice 8 que (g f)
1
= (g)
1
et lon a bien (g)
1
=
1 y
1 + y
(resoudre y = g(x)).
Exercice II.13 Ch2-Exercice13
Montrer que la loi soustraction est une loi de composition interne dans ZZ. Montrer
que la loi division nest pas une loi de composition interne dans ZZ\{0} mais que cette
loi est une loi de composition interne dans Q\{0}.
Solution : La soustraction de deux entiers relatifs est un entier relatif. Le quotient de
deux entiers relatifs peut ne pas etre un entier relatif (
2
3
ZZ). Par contre le quotient de
deux rationnels non nuls est un rationnel non nul, en eet
p
q
p

=
pq

qp

les elements
p, q, p

, q

etant tous des entiers non nuls.


t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.14 Ch2-Exercice14
Montrer que dans un groupe (E, ) lelement neutre est unique, de meme que lele-
ment inverse dun element quelconque de E. Enn, montrer que la r`egle de simplication
: si ac = bc, alors a = b, que vous connaissez bien pour laddition dans ZZ, sapplique
dans un groupe quelconque.
Solution : Sil existe deux elements neutres e
1
et e
2
, on a
e
1
e
2
= e
1
et e
1
e
2
= e
2
.
Et si x a deux inverses x
1
et x
2
, on a
x
1
xx
2
= (x
1
x)x
2
= ex
2
= x
2
x
1
xx
2
= x
1
(xx
2
) = x
1
e = x
1
do` u x
1
= x
2
.
On appelle c
1
linverse de c, alors
ac = bc (ac)c
1
= (bc)c
1
a(cc
1
) = b(cc
1
) ae = be a = b
Quelles sont les proprietes que lon a utilisees ?
Exercice II.15 Ch2-Exercice15
Montrer que les lois addition et multiplication ne sont pas des lois internes dans
lensemble des nombres irrationnels.
Solution : Par exemple

2 = 0 et

2 = 2, or 0 et 2 ne sont pas des


irrationnels !
Exercice II.16 Ch2-Exercice16
Montrer que si x est irrationnel, p, q sont entiers, p = 0 alors
px
q
est irrationnel.
Solution : On peut raisonner par labsurde : on suppose que x est irrationnel, p, q
sont entiers, p = 0 ,
px
q
est rationnel.
On a donc x est irrationnel, p, q sont entiers, p = 0 ,
px
q
=
p

.
Ce qui implique que x est irrationnel, p, q sont entiers et x =
p

q
q

p
, ce qui est absurde.
Exercice II.17 Ch2-Exercice17
Montrer que la relation < nest pas reexive ni symetrique.
Solution : Quels que soient les reels x et y, les proprietes x < x et (x < y) (y < x)
sont clairement fausses.
t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.18 Ch2-Exercice18
Montrer que :
i/ (a b) (b a),
ii/ {(a b) et (c d)} (a + c b + d),
iii/ {(a b) et (0 c)} (ac bc),
iv/ La propriete suivante de IR est equivalente `a la propriete dArchim`ede :
a > 0, A IR; n IN tel que na > A.
Solution : Toutes ces inegalites se demontrent `a partir des proprietes elementaires de
. Ainsi
{(a b) et (c d)} {(a + c b + c)et (b + c b + d)} (a + c b + d).
Appelons P la propriete dArchim`ede, Q la proposition
a > 0, A IR; n IN tel que na > A.
On montre P Q. Il sut dappliquer la propriete dArchim`ede au nombre reel B =
A
a
On montre Q P, il sut dappliquer la proposition Q avec a = 1.
Exercice II.19 Ch2-Exercice19
Tracer le graphe de la fonction partie enti`ere E : IR IR.
Solution : On obtient une fonction en escalier (voir la gure ??).
-2 -1 0 2 3 1
1
2
-2
Fig. 1.1 graphe de partie enti`ere
t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.20 Ch2-Exercice20
Montrer que si M est un majorant de A tout reel M

M est aussi un majorant. De


meme si m est un minorant de A tout reel m

m est aussi un minorant.


Solution : Puisque M M

, on a (x M) (x M

) et donc M

est un majorant
de A. La demonstration est la meme pour m

.
Exercice II.21 Ch2-Exercice21
Montrer quune partie A de IR est bornee si et seulement si il existe un nombre M 0
tel que x A, |x| M (on rappelle que |x| designe la valeur absolue de x).
Solution : Si |x| M, alors M x M et donc A est bornee.
Reciproquement, si x , on pose M = max{||, ||} et lon a M x M.
(Aidez-vous dun dessin si cela ne vous parat pas evident car ce resultat est souvent
utilise).
Exercice II.22 Ch2-Exercice22
Montrer que lensemble A = {x IR, n IN, x =
n
n + 1
} est borne.
Solution : Comme n < n + 1, il est clair que x A, on a 0 x 1.
Exercice II.23 Ch2-Exercice23
Soit a < b, en utilisant la caracterisation de la borne superieure, montrer que sup
[a, b[= b.
Solution : On utilise la caracterisation de la borne superieure.
x [a, b[, on a x b, donc b est majorant de [a, b[, montrons que cest le plus petit.
Soit c < b, deux cas peuvent alors se presenter
- c < a, or a est un element de [a, b[ donc c nest pas majorant de [a, b[.
- c a alors
c+b
2
est un element de [a, b[ qui est strictement superieur `a c, donc c
nest pas majorant de [a, b[.
On vient donc de demontrer que b est le plus petit des majorants de [a, b[.
Exercice II.24 Ch2-Exercice24
Montrer que sup A =

2, si A = {x IR, x rationnel et x
2
< 2}.
Solution : On utilise la caracterisation de la borne superieure.
x A, on a x

2
Soit t <

2, alors entre deux nombres reels il existe toujours un rationnel, do` u


q Q tel que t < q <

2 et donc q A verie bien t < q .


t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
e
t
Exercice II.25 Ch2-Exercice25
Montrer que a est le plus grand des minorants de I = [a, +[.
Solution : Raisonnons par labsurde et supposons quil existe un minorant m de I tel
que a < m. Alors il existe un reel tel que a < < m et donc il existe un reel
appartenant `a I (a < ) qui est strictement plus petit que m, ce qui est absurde
puisque m est un minorant de I.
Exercice II.26 Ch2-Exercice26
En appliquant laxiome de la borne superieure, demontrer que toute partie A non
vide et minoree de IR admet une borne inferieure.
Solution : Soit m un minorant de A. Alors :
(x A) (x m) (x m).
Denissons lensemble B = {y IR, y = x, x A}. Alors B est majore par m et B
admet une borne superieure (axiome de la borne superieure) s qui verie donc :
y B, on a y s
Soit t < s, alors y B tel que t < y .
Si lon revient aux elements de A (x = y), on trouve
x A, on a x s
Soit t > s, alors x A tel que t > x .
Ceci est la caracterisation de s est la borne inferieure de A.
t
o
u
s
c
o
u
r
s
.
n
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