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Gestion des risques dans les datacenters

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LIVRE BLANC

LOBSERVATOIRE

des Directeurs dInfrastructures et de Production

DATACENTER

Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

Rdig par Duquesne Research

Mai 2009

CRIP - Duquesne Research - Accenture - ITIForums

Table des matires


Editorial Groupe de travail Datacenter 1. Les rponses au questionnaire data center
Il existe beaucoup de petits sites IT et peu de gros Tout le monde veut consolider ses centres Les taux de remplissage sont levs Vers la saturation ? Construire ou louer ? Une protection anti-sinistre plutt locale Redondance et autonomie Problmes rencontrs : la chaleur avant tout Les solutions passent par la virtualisation Les solutions les moins envisages Les cots Autres aspects mentionns

6 9 10
10 10 11 11 11 12 12 13 13 14 14 15

2. La conception du Data Center et la prise en compte des sites miroirs dans une optique de couverture des risques
Des risques de diverses natures et origines Des contraintes techniques varies Les tiers du Uptime Institute Deux tactiques mener de front Quelques situations rencontres Le sinistre touche diffremment les sites En cas de sinistre : diffrents types de reprises Les applications et la facult de reprise sur les sites Que demandent les rglementations ? Les scnarios tudier Les exigences de reprise Les recommandations mises

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16 18 19 20 20 21 21 23 24 24 24 25

3. Organisation des sites et critres de positionnement des applications


Quest-ce quun centre informatique ? Un modle plusieurs niveaux Les data centres sur quatre niveaux Classification des applications La ralit de lexistant est contraste Le contexte technico conomique Les mouvements dvolution Urbanisation long terme Dautres contraintes dont il faut tenir compte

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26 26 26 28 28 29 29 31 31
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Construction des orientations stratgiques Concernant les centres informatiques Concernant les applications Concernant les services connexes (pilotage, administration,)

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4. Critres de localisation des centres dans le monde 33


Les valuations qualitatives Labsence de risques de sinistres Environnement gnral des affaires Confidentialit Accs du personnel qualifi Accs aux vendeurs, constructeurs et diteurs Energie Tlcom Accessibilit Qualit de vie Les valuations et poids des critres Les valuations quantitatives Les cots de construction Les frais dexploitation Conclusion

33 33 34 35 35 36 36 36 37 37 37 39 39 39 41

5. Construire ou louer ?

Quelques aspects stratgiques Considrations gnrales La construction en propre La location Les aspects communs aux deux choix Des lments conomiques pour choisir Un scnario simple Un facteur important Quelques contraintes en location Les hbergeurs Le business-model des loueurs Plusieurs types dhbergement Conclusion sur le choix Laudit des centres Limportance de lauditabilit Laudit des centres : une approche Les prconisations contractuelles

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42 42 42 43 44 44 45 46 48 48 48 49 50 50 50 51 53

6. Impacts des technologies sur le data centre


Le point de vue oprationnel Connatre le parc dans son ensemble Grer et maintenir pour viter lobsolescence Les difficults rencontres Les causes dues aux matriels hbergs

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55 55 56 57 58

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ANNEXES Le CRIP et ses groupes de travail Le CRIP et ITIFORUMS ACCENTURE Sponsor du Livre Blanc DataCenter DUQUESNE GROUP Les Fournisseurs

70 70 75 76 77 78

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Datta Center : Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

Comment linformatique peut consommer moins et mieux Les nouvelles gnrations de serveurs La consolidation & virtualisation Loptimisation des architectures Les causes dues aux infrastructures du centre Comment amliorer lefficacit nergtique ? La problmatique du refroidissement Guider lair froid vers les sources de chaleur Refroidir leau Recourir une source froide externe : le free-cooling Les solutions base de conteneurs Accepter quelques degrs de plus ?

59 59 60 60 61 63 64 64 66 66 67 68

LIVRE BLANC

Edito rial
Ce livre blanc a pour objectif de mettre en exergue les grandes tendances lies la conception et lexploitation des centres de donnes en France et dapporter au lecteur une rflexion et des solutions sur les problmatiques rencontres ainsi que les grandes questions qui se posent dans ce domaine. Elabor partir du travail de membres actifs du CRIP, praticiens du terrain au day to day , ce document est structur autour des grands thmes suivants : Conception du Datacenter et couverture des risques. Organisation des sites et critres de positionnement des applications. Critres de localisation des centres dans le monde Construire ou louer Impacts des technologies sur les centres informatiques. Il existe encore beaucoup de petits centres informatiques en France. Nanmoins, les grands utilisateurs pratiquent des politiques raisonnes de consolidation, facteur affectant progressivement le paysage. Le nombre de centres diminue, mais la taille des nouveaux centres est beaucoup plus importante. Accueillant plusieurs gnrations de technologies diffrentes, la plupart des exploitants de centres informatiques sont confronts certaines limites : capacit de refroidissement, puissance lectrique disponible, prpondrance des cots de lnergie consomme. Bien des centres conus dans les annes 80 mritent dtre reconsidrs. A cela, deux raisons essentielles: infrastructures (bton, lectricit, refroidissement) anciennes voire obsoltes et difficult daccueil des machines de nouvelles gnrations. La multiplication des fermes de serveurs de type x-86 est une solution intressante pour le systme dinformation mais pose aujourdhui un rel problme dhbergement au sein des centres informatiques car nayant pas t prvus cet effet. La puissance lectrique et le refroidissement ncessaire ce type de technologie sont nettement plus importants que celle qui prvalaient la conception des centres. La trop clbre et pnible mtrique : kVA/m ! Face aux risques locaux ou rgionaux, la conception en site miroir est de plus en plus frquente. La question de la localisation est subordonne des paramtres tels que la qualit de lapprovisionnement lectrique, lirrigation des tlcommunications, lexistence de ressources de maintenance, ainsi que lventualit de catastrophes naturelles. Loffre locative propose par les hbergeurs senrichit avec les modles de type Hosting, Saas, ASP et BPO. Un bref aperu sur quelques sujets traits au sein de ce livre blanc : Lamlioration des infrastructures peut passer par des amnagements tactiques permettant de faire durer les investissements, tels que la sparation en alles froides et alles chaudes, un meilleur usage des climatisations, une meilleure urbanisation. Elle peut aussi impliquer des investissements plus lourds et structurants dans des matriels de meilleur rendement. Le renouvellement complet des onduleurs, le
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Edito rial
changement des alimentations lectriques, voire lajout de conteneurs haute densit en sont des exemples. Lapport des technologies est un facteur de progrs important. Les amliorations de rendement des infrastructures de centre sont relles et permettent dabaisser les dperditions dnergie. Les constructeurs de serveurs ne cessent damliorer le ratio puissance IT/ watts consomms. Des outils permettent de rduire la consommation dun serveur inactif. Nombreuses sont les optimisations diverses de consommation dnergie qui offrent des voies dvolutions tudier pour relaxer certaines contraintes. De mme certaines techniques telles le free cooling permettent de refroidir en consommant peu dnergie. Mais attention, la vigilance sur ces points simpose afin dinvestir bon escient ! Rendre plus facile laccueil des machines. Le choix des architectures et des matriels informatiques ne prend que trs rarement en compte le cot dexploitation global qui est pourtant devenu un centre de cots trs (trop) important. Il est vrai que les centres de dcision sont souvent disperss dans lentreprise (services gnraux, immobilier, informatique,) ce qui rend difficile la perception dun ROI. Les utilisateurs les plus avancs commencent intgrer ces cots dans leurs critres de choix et accompagnent cette dmarche de projets de consolidation de machines en recourant souvent la virtualisation des serveurs et du stockage. Ainsi le taux dusage des machines est augment, des m sont librs et la puissance lectrique est consomme plus efficacement. Ces dmarches dbouchent alors sur un paradoxe : la consommation totale est diminue mais le besoin de kVA/m (standard SI) augmente. Ce constat amne souvent considrer des zones en salle informatique ddies la haute densit : le data centre devient modulaire et son amnagement progressif. Les optimisations techniques telles que la virtualisation ne sont pas les seules actions lancer. Il faut aussi repenser lorganisation des systmes dinformation afin de constituer des lots par service ou mtier qui soient plus indpendants des serveurs et de leur localisation. Cela permet de se prparer aux offres, telles que : Hosting , Saas, ASP, BPO, en complment de loffre limite la location de M2 et dnergie Dans leur politique de remise plat des centres, des grands comptes lancent des projets de construction. Ces chantiers importants prennent du temps et ncessitent un dispositif de projet mixte dans lentreprise savoir immobilier et informatique. Les pr-tudes comportent en gnral une phase danalyse pour dterminer lemplacement du site (en France, dans le monde) ; ces travaux intgrent de nombreux paramtres permettant de traduire la stratgie de lentreprise. Il ressort souvent que lloignement data center utilisateurs est un facteur important la fois dans les cots et les niveaux de service effectivement rendus. Laspect applicatif est aussi pris en considration par certains comptes avancs : le data center est alors qualifi en fonction des niveaux dimportance des applications quil hberge. Ainsi par exemple, le centre Entreprise hberge des applications stratgiques, les centres locaux abritent des applications ayant une dpendance

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Datta Center : Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

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Edito rial
avec le site (liens forts avec le systme de pilotage dune chane de fabrication, salle des marchs, ou systme dinformation rglementaire). Cela prsuppose llaboration dune structure architecturale claire permettant de sparer aisment les applications de services diffrents. A long terme, cela permet de mettre des moyens appropris face aux besoins et donc de diminuer les cots. Sur ces aspects de service et de continuit, une enqute du CRIP montre que les approches les plus pratiques en cas de sinistre consistent reprendre lactivit sur un site trs proche (moins de 50 km) du site principal. Il est vrai que la mise en uvre de technologies de type cluster sen trouve facilite. En revanche, face un sinistre dampleur rgionale, la reprise est plus problmatique. Vaste sujet que nous avons entrepris de couvrir travers notre groupe de travail. Un sujet essentiel pour les directions des infrastructures et de la production, essentiel aussi pour garantir le meilleur niveau de service ncessaire aux lignes mtiers de nos entreprises et ses utilisateurs finaux. Lexigence des besoins du Client, la course aux nouvelles technologies de plus en plus performantes, les contraintes conomiques, sont autant de facteurs prendre en compte afin que nos centres de donnes soient limage de lentreprise et garants de ses activits. En esprant vivement que ce premier Livre Blanc consacr aux Data Centers, capitalisation de nos tudes et de nos expriences, soit un vritable apport dans vos rflexions dvolution de vos Data Center pour le futur, je vous souhaite une bonne lecture.

Claude Coriat Leader du Groupe de travail Datacenter Vice-Prsident du CRIP Renault

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Groupe de travail Datacenter


> LEADERS des sous-groupes

Gilles ALBERT SOCIETE GENERALE PAEN

Nicolas COURAUD GC MANAGEMENT

Vincent DAUBARD GE MONEY

Herv LAUTARD GE MONEY

Eric STERN ORANGE FRANCE TELECOM

> CONTRIBUTEURS la rdaction

Robert ALLEGRE LA BANQUE POSTALE

Christophe AUPEE AXA TECH

Philippe BERNARDINI LA BANQUE POSTALE

Catherine CORNILLE EDF

Lionel DIEZ BOUYGUES TELECOM

Rodolphe FRONTCZAK PSA PEUGEOT-CITROEN

Bruno LE BRETON THALES

Herv MAGNIER AEROPORTS DE PARIS

Dominique ROCHE ORANGE FRANCE TELECOM

> PARTICIPANTS au groupe de travail


Rdacteur

Emmanuel Besluau, Expert en Infrastructure Duquesne Research

Philippe CALAIS - CA SILCA Hlio CHANTRE Frdric DIDIER - CREDIT FONCIER Marc FRIAUD - I-BP Emmanuel GIRARD - ORANGE - FRANCE TELECOM Maurice PERROS - ALCATEL LUCENT
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Datta Center : Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

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Les rponses au questionnaire data center

En janvier 2009, le CRIP a ralis une enqute auprs de ses adhrents. Un questionnaire dune cinquantaine de questions fut conu et envoy aux membres du CRIP.
Ce chapitre rsume les principaux points qui ressortent des rponses. Il existe beaucoup de petits sites IT et peu de gros Les rponses ont rpertori plus de 380 centres. Les centres ont t rpartis entre : les petits centres de moins de 100 m ; les centres moyens entre 100m et 1000 m ; les grands centres de plus de 1000 m. La rpartition selon la taille des centres est indique dans le tableau ci-dessous :
petit < 100m2 nombre % des socits 295 39% entre 100 < 100m2 et 1000m2 65 89% gros > 1000m2 21 61%

Les petits centres, sils sont assez nombreux (295) ne sont mentionns que par 39% des socits ayant rpondu. Une majorit donc na pas de petit centre. La plus grosse majorit des rpondants (89%) dclare un ou plusieurs centres moyens. 61% des rponses mentionnent un ou plusieurs centres de plus de 1000 m. On remarque de plus que deux rpondants indiquent avoir trois grands centres. Tout le monde veut consolider ses centres A la question de savoir sil y a une politique de consolidation des centres, la rponse est oui dans tous les cas. En revanche, visiblement cette politique nest pas entirement traduite encore dans les faits. Il faut donc sattendre ce que la ventilation ci-dessus volue dans les annes venir vers une diminution des petits centres au profit des plus grands. Certaines rponses indiquaient par ailleurs des projets de remplacement de petits centres par des plus grands.

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Ventilation selon la taille des centres


Petits NSP de 50% 79% 80% 29% 29% 43 Moyens 19% 44% 38% Gros 9% 64% 27%

en % des rpondants concerns

On constate globalement que : Les plus saturs sont les petits centres (43% des rpondants).  Il existe tout de mme 27% des rpondants qui ont des grands centres trs remplis ( plus de 80%). 91% des grands centres sont remplis plus de la moiti (50% de taux) ; Lorsque le rpondant se prononce, il donne un chiffre de 50% au moins ;  Le suivi des taux de remplissage semble plus rigoureux sur les grands centres, probablement grs de manire plus industrielle ;  Les moyens centres reprsentent un tat intermdiaire tous les points de vue entre les petits et les grands centres. Vers la saturation ? Une question complmentaire tait pose sur la perception dune saturation prochaine des centres. Beaucoup ne rpondent pas cette question, mais les chiffres cits sur lchance dune saturation ventuelle sont loquents : 12 mois, 36 48 mois. Certaines remarques posent la question de savoir si les tendances rcentes la multiplication des serveurs ( une application = n serveurs ) dureront ou sassagiront. De la rponse cette question dpendent les volutions envisager. Construire ou louer ? Sur lchantillon consult, dix projets de construction ont t rpertoris. Quatre projets parmi ces dix sont raliss en mode location chez un tiers. Compar un sondage ralis en 2007, le recours la location chez un tiers semble en croissance.

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Datta Center : Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

Les taux de remplissage sont levs La question sur les taux de remplissage prsente un paysage assez logique. Les rponses sur les taux de remplissage (m occups sur m utilisables) ont t ventiles en trois catgories : NSP : Ne se prononce pas : aucun chiffre nest indiqu ; de 50% 79% de taux de remplissage ; 80% et plus : souvent considr comme tant proche de la saturation.

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Une protection anti-sinistre plutt locale Un ensemble de questions portait sur la manire dont la protection anti-sinistre et les plans de reprise taient abords. Plusieurs mthodes traditionnelles de reprise ou de rsilience taient prsentes (pour plus de prcisions, lire le chapitre 3). la rsilience de site : une sous partie de la salle remplace lautre ;  la solution en campus o la reprise se fait sur un site trs voisin (moins de 10 km) ;  la solution type mtropolitain o le secours est une distance de 10 50 km ;  la solution distante dans laquelle la reprise seffectue une distance plus importante (plus de 100 km). Les rponses (indiques en % des rpondants) montrent une prfrence marque pour les solutions de secours rapproches :
Rsilience sur site 56% Campus 72% Mtropolitain 28% loign 17%

En particulier, les solutions sur site loign ne recueillent que 17% des suffrages, ce qui est peu. Une trs grosse majorit opte ainsi pour des solutions trs faible distance qui permettent de mettre en uvre des technologies synchrones et quilibres. Il faut noter aussi que les 2/3 optent pour plusieurs solutions en parallle. Par ailleurs, les 2/3 ont mis en place un pilotage de site redondant et dans le cas des gros sites, ce pilotage est hors site plus de 70%. Redondance et autonomie La majorit des centres disposent de redondance : des alimentations lectriques de climatisation daccs oprateur daccs tlcom Des carts non significatifs existent selon les centres. Il faut noter que le dernier point (les accs tlcom) est celui qui est lobjet de plus de discussions : la redondance nest pas forcment complte et lacception mme du terme redondance est discutable, selon la profondeur de sa mise en uvre dans les rseaux de lentreprise.

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On note aussi que plus la salle est rcente et/ou grande, plus le niveau de redondance est lev. Lautonomie en cas darrt de fourniture lectrique est leve : elle est suprieure 5 jours sur les rserves de fioul des centres. Problmes rencontrs : la chaleur avant tout Une liste de problmes potentiellement rencontrs sur les sites informatiques tait fournie ;
Limitation actuelles : rencontrez-vous actuellement dans vos centres ? des problmes de surface insiffisante ? des problmes de dgagement de chaleur/refroidissement ? des problmes de puissance lectrique insuffisante ? des problmes de rsistance au sol des problmes de hauteur de faux plancher,hauteur totale des problmes de circulation du cblage en goulottes leves over-head des problmes environnementaux des risques subis : voies ferre proche, lignes ariennes, crues des risques causs (bruit mis, chaleur dgage )

les rpondants ont choisi ce qui correspondait leur situation dans un ou plusieurs centres.
Chaleur/clim 72% Puissance Elec. 29% Rsistance sol 44% autre 64%

Il apparat clairement que :  le problme N1 est celui de la climatisation, suivi de celui de la fourniture de la puissance lectrique ncessaire aux matriels hbergs ;  de deuxime ordre, apparaissent des problmes de rsistance du sol, dus des systmes (de stockage) lourds ayant oblig renforcer les faux-planchers ;  il ny a aucun autre problme mentionn de manire significative par plus de 11% des rpondants ; ces autres aspects sont donc matriss. Les solutions passent par la virtualisation De manire symtrique la liste des problmes, une liste des solutions taient propose au choix des rpondants. Il se dgage nettement une vision assez contraste lorsque lon ventile les rponses en % des rpondants : quelques solutions recueillent plus des 2/3 des choix.
Sparer alles froides/chaude 78% La virtualisation X-86 100% Unix 78% Stockage 67% VTL 78%

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Les solutions tactiques en salle (telles que sparer les alles froides et chaudes) sont trs pratiques. Les solutions sappuyant sur une forme de virtualisation permettant la consolidation des serveurs de diverses technologies et du stockage ont aussi un fort taux de mise en uvre. Cela permet de contenir la tendance la multiplication des serveurs mentionne plus haut. On remarque quil y a clairement deux orientations :  curative : en tenant compte du problme du rchauffement impos par la multiplication des serveurs et du stockage en place ;  palliative : en consolidant pour rduire lorigine du problme et donc viter sa gnralisation ou prolongation. Les solutions les moins envisages A contrario dans cette liste de solutions suggres, il est intressant de noter celles qui nont pas recueilli beaucoup de suffrages :
en % des rpondants Isoler les serveurs problmes Dduplication Ventilation avant/arrire Augmenter la temprature Eau Froide Cblage en hauteur Solution dans une partie du DC Free cooling Rhausser les faux plancher 39% 33% 33% 33% 28% 28% 28% 17% 11% PLUS DIFFICILE PLUS AIS

Les cots Il tait demand de ventiler les cots du data center dans une grille fournie. Les rponses sont peu videntes quand elles sont donnes. Pour les centres en propre, on remarque toutefois deux postes prpondrants (la plupart du temps cits au dessus de 30%) :  le prix au m (loyer, amortissement)  la fourniture lectrique Enfin : la maintenance de linfrastructure et autres cots (maintenance, gardiennage) arrivent clairement aprs. Quand on sait que ces deux postes sont les deux modes de refacturation interne habituels, cela surprend peu. Certaines rponses indiquent de plus que llectricit est facture dans lhbergement, ce qui ne simplifie pas les choses Pour les centres hbergs, il nest pas possible de tirer des conclusions en ltat. Il est difficile de tirer plus denseignement de cette enqute pour la partie cot.
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Autres aspects mentionns Ltude a permis de rcolter des commentaires et avis sur quelques points sensibles actuellement :  pour les volutions venir qui ncessitent de la place supplmentaire en data centre, lhbergement est prfr 55% ;  le Cloud computing : nest mentionn que marginalement comme ayant une influence ;  la Haute Qualit Environnementale (HQE) est un vrai thme actuel : 72% dclarent sen occuper ;  Les effets de la crise se ressentent : beaucoup voient leur budget rvis la baisse (croissance ralentie, voire baisse de 25% 50%).

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En effet, il faudrait pour cela disposer dun modle incontestable de ventilation raisonne des cots que lensemble des socits rpondantes utiliserait pour y calquer leur ralit. En labsence dun tel modle de rfrence qui ncessiterait un effort de calcul supplmentaire, il difficile den tirer une conclusion dans limmdiat.

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La conception du Data Center et la prise en compte des sites miroirs dans loptique de couverture des risques
Le Data Center protge et alimente des lments techniques ncessaires la production des services informatiques. Il fait donc partie des ressources critiques de lentreprise : en effet son mauvais fonctionnement ou sa destruction annihilent tous les efforts qui ont pu tre faits sur la fiabilit des serveurs, des systmes de stockages ou autres matriels hbergs. Il est donc important quil soit suffisamment fiable et dispose dun secours.
Des risques de diverses natures et origines Les risques auxquels le data center est expos sont souvent classs en trois catgories :  Risques naturels comme les dsordres climatiques (intempries, foudre, tornade, scheresse, tempte de glace,), les accidents gologiques (sismes, volcans, tsunami, glissements de terrain,) ou hydrauliques (inondations, torrents, avalanches)  Risques dorigine humaine : sabotage, terrorisme mais aussi dsir de nuire ou tout simplement lerreur humaine, la mauvaise interprtation des faits ou lignorance de ce quil faut faire.  Risques techniques : concerne toute menace provenant dun mauvais fonctionnement dun lment technique critique, dune panne sur un lment point unique de dfaillance, de lusure de matriel, etc. A ces risques internes il convient dajouter les risques externes gnrs par la proximit dautres activits qui peuvent savrer dangereuses (zone classe Seveso, attaque terroriste dans le voisinage, pollutions diverses, etc.) ou par la dfaillance de fournisseurs critiques (de courant lectrique, tlphonie, etc.). On peut noter que ces risques ont des caractristiques diffrentes qui vont conduire des attitudes diffrentes pour sen prmunir :  Les risques naturels sont lis le plus souvent lemplacement gographique au sens large. Pour viter que deux sites aient le mme sinistre dorigine naturelle, on vitera de les placer dans des lieux prsentant les mmes caractristiques : ainsi on ne mettra pas dans la mme valle du mme fleuve deux sites que lon veut prserver de linondation (mme sils sont 200km lun de lautre par exemple) ; on vitera de mettre deux data centres sur la mme plaque sismique ou au pied de la mme chane de montagne.  Les risques dorigine humaine peuvent tre lis des insuffisances de formation, des dfauts de tests de plan de reprise, une ambiance sociale, par exemple. Les formations et exercices sur situations de sinistres peuvent amliorer la situation. Par ailleurs, il est courant que certains emplacements de sites informatiques soient aussi choisis pour la culture sociale locale quils

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Ces considrations vont fournir des critres de choix demplacement des sites et dloignement entre eux. Le tableau suivant donne un exemple dvaluations possibles :

Ces valuations faites sur des sites existants permettront de prparer la stratgie de parade et de reprise dactivit. En particulier elles aideront dterminer les scnarios les plus probables et en limiter les consquences. Il sera aussi possible den dterminer des critres de slection pour situer le site de secours dans un autre champ de risques. Ralises pour des sites prvoir, ces grilles et analyses raisonnes de risques peuvent permettre de slectionner les meilleurs emplacements.

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Datta Center : Analyse et tendance, vers le Datacenter idal

prsentent.  Enfin les risques dorigine technique sont en gnral bien tudis et se rsolvent par des redondances, des moyens de secours ou de rparation rapide qui en diminuent la probabilit doccurrence ou la consquence.

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Il faut aussi tenir compte de rgles physiques et darchitecture technique. Des contraintes techniques varies Les architectures techniques pratiques depuis longtemps peuvent se classer en deux catgories au comportement trs diffrent en cas de sinistre :  Les architectures monolithiques dans lesquelles une vision unique sur lensemble des donnes dun lot applicatif est ncessaire. Il est impossible de rpartir les donnes sur deux sites qui en traiteraient chacun la moiti. Il faut quune mise jour faite sur lun des sites soit aussi faite sur lautre dans des dlais compatibles et de manire coordonne. Les temps dexcution de ces copies distance doivent tre trs faibles pour ne pas pnaliser lensemble. Les machines travaillant en quelques millisecondes, lloignement entre deux sites synchrones ne pourra dpasser une distance de lordre de cinquante kilomtres au grand maximum (voire beaucoup moins, en fonction des dures de traitement souhaite). Sinon, il faut renoncer au synchronisme et accepter un dcalage dans la mise jour. Des techniques qui consistent regrouper les critures par lots diminuent un peu les contraintes en introduisant un dcalage de mise jour.  Les architectures granulaires, dans lesquelles des donnes pertinence locale sont rparties sur des batteries de serveurs interchangeables utiliss chacun par un nombre restreint de personnes. Ces donnes sont le plus souvent des copies en consultation, qui sont mises jour par exemple tous les soirs. Si un serveur tombe en panne, les utilisateurs sont reconnects sur un autre du mme site ou dailleurs la seule contrainte est que le rseau sache router les utilisateurs au bon site. Les data centres dans ce cas peuvent tre plus loigns et leurs besoins de synchronisation sont moins levs. Toute entreprise pratique ces deux types darchitecture et une exploitation courante mlange les deux situations des degrs divers. Les entreprises qui manipulent de gros volumes de donnes sensibles (les banques et compagnies dassurance) sont plus traditionnellement portes vers les architectures monolithiques et ncessitent donc des tenues de donnes redondantes pour partie synchrone et pour partie asynchrone. Ajoutes ces aspects, des considrations sur le couplage de systmes diffrents ayant travailler ensemble peuvent avoir de linfluence. On distingue en effet deux types de couplage :  Le couplage troit entre deux systmes qui doivent partager des actions communes et peuvent sattendre mutuellement, comme les clusters par exemple. Ces systmes ne peuvent tre trop loigns lun de lautre sous peine de dgradations importantes des performances. Ils seront de prfrence dans la mme salle ou faible distance lun de lautre.  Le couplage lche entre systmes qui ont juste schanger des messages avec confirmation ultrieure de bonne rception et traitement ventuel ensuite. Ces systmes peuvent tre plus distants les uns des autres et rsider dans des sites ayant plusieurs centaines de km dloignement.
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Les tiers du Uptime Institute Une association nord amricaine, le Uptime institute a cr une classification des data centres en quatre niveaux (appels tiers en anglais). Chaque tiers correspond des niveaux dquipements et de disponibilit diffrents :  Le tiers 1 dsigne les data centres nayant quune seule voie pour lalimentation lectrique et le refroidissement, sans redondance des lments. Ces centres ont une disponibilit nominale de 99,671%, correspondant un temps darrt cumul moyen de 28,8 heures par an.  Le tiers 2 groupe les data centres ayant aussi une voie unique pour lalimentation lectrique et le refroidissement, mais ayant par ailleurs des lments redondants permettant datteindre une disponibilit nominale de 99,749 (soit 22 heures darrt).  Le tiers 3 est plus volu : il comporte plusieurs voies dalimentation et de refroidissement dont une seule est active. Des lments sont doubls et la maintenance peut se faire souvent sans avoir arrter les machines. La disponibilit est de 99,982%, soit 1,6 heures darrt dans lanne.  Le tiers 4 est le plus exigeant : il possde plusieurs voies actives en parallle pour les alimentations et le refroidissement. Beaucoup dlments dinfrastructure sont doubls et tolrants aux pannes . La disponibilit rsultante est de 99,995% correspondant 0,4 heures par an. Cette classification a trouv un bon cho sur le march et beaucoup doprateurs de centres sen rclament. Certains appels doffres y ont recours. Il est clair que beaucoup dlments vont varier selon le tiers considr, on peut en particulier noter :  Les cots de construction, dquipement et de maintenance augmentent en fonction des tiers ;  les densits lectriques (en kW/m) augmentent aussi, ainsi que les besoins de refroidissement associs et les hauteurs de faux planchers ;  la proportion de surface occupe par les lments techniques (et donc non utilisable par les serveurs) est plus forte lorsque le tiers est plus lev ;  le besoin de personnel sur place est plus lev lorsque le tiers est fort ;  enfin les dlais de construction et de ralisation sont plus longs pour un centre en tiers 4 que pour un centre de tiers 1. Il sera fait rfrence aux tiers du Uptime Institute plus loin dans ce document.

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Clairement il y a l deux orientations contradictoires : le besoin de synchroniser des donnes ou traitements sur deux sites, pousse rduire la distance entre ceux-ci, alors que la protection contre les sinistres qui les menacent, voudrait au contraire laugmenter.

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Deux tactiques mener de front Cette classification en tiers est quelquefois dlicate appliquer une situation de data centre qui a dj un long historique derrire lui. Les grands comptes ont en gnral des centres peu loigns du tiers 3 ci-dessus. Face un besoin lev de disponibilit dun site, deux tactiques sont mener en parallle sur un parc de centres existant : 1.  Diminuer les situations de pannes en rendant davantage rsilients les lments vitaux du site : doublement des alimentations lectriques, protection anti-sismiques par exemple font partie de cette approche. Cette chasse la panne sarrte l o la panne de mode commun arrive : la chute daronef ou lattentat mettront mal de toute faon tout centre mme trs rsilient. 2.  Faciliter le redmarrage dans un site acceptable : mettre en uvre des techniques rapides qui permettent de fonctionner en tout ou partie sur un site non soumis au mme sinistre et prsentant des caractristiques correctes pour fonctionner. Diffrents niveaux de fonctionnement (normal, mode dgrad) sont alors envisageables. Lentreprise en gnral cherche investir de manire quilibre entre ces deux orientations. Il ne sert rien de privilgier lune ou lautre, les deux sont ncessaires en parallle. Avoir un site trs rsilient mais unique ne protge pas de la perte du site par sinistre rgional par exemple ; linverse, un site trop peu fiable secouru par un autre centre loign poussera une activation trs frquente et dispendieuse du PRA. Quelques situations rencontres Pour satisfaire cette double exigence, les membres du CRIP ont dvelopp des sites ayant les caractristiques suivantes :  Des sites prsentant un bon niveau de rsilience interne. Le site est ainsi divis en zones ou cellules dont certaines se secourent mutuellement. Cela permet de pallier localement et rapidement certaines dfaillances. Les cellules nont pas les mmes alimentations et climatisations par exemple. Des serveurs en rpartition de charge peuvent tre dans des cellules distinctes.  Des sites doubles de type campus qui sont en miroir lun de lautre avec un loignement minime (de quelques centaines de mtres, jusqu trois kilomtres) permettant des rpartitions de charges sur les deux sites avec un rseau de fort dbit ne passant pas sur le domaine public dans certains cas.  Des sites loigns dau moins 10 km lun de lautre (mais de moins de 50 km) permettant de limiter les sinistres communs tout en autorisant un bon niveau de synchronisation entre eux. Cette situation est frquente en rgion parisienne. Elle se rencontre aussi aprs des fusions/acquisitions de socits qui taient voisines.  Des sites dits distants ou loigns que lon rserve une reprise aprs un sinistre fort survenu sur un site principal ou sur des sites voisins touchs
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Les socits disposent en gnral dune approche double avec dune part un site trs rsilient (ou deux sites campus ou voisins) et dautre part un site distant. Le sinistre touche diffremment les sites Selon limportance du sinistre et le primtre quil concerne, les sites seront touchs diffremment. Un sinistre trs localis ne concernera quun site ou une partie- alors quun sinistre rgional pourra paralyser deux sites voisins (en campus ou 5 km dloignement). Le tableau suivant illustre cela :

Ces aspects sont considrer avec prcision et ralisme, en effet une forte inondation de la Seine touchera deux sites placs en bord de Seine, mme 200 km de distance, alors quun site en hauteur sera prserv mme sil nest qu 5 km dun site inond. En cas de sinistre : diffrents types de reprises Les tactiques de reprise en cas de sinistre ont beaucoup volu, car les technologies matrielles et de middleware offrent une multitude de solutions implmentables de diverses manires dont peuvent bnficier tout ou partie des applications. Sil est difficile de tirer des rgles gnrales, on peut nanmoins constater diffrents niveaux de reprise en cas de sinistre :  La bascule quasi immdiate dun nud de cluster dun site sur un autre nud (dun site suffisamment voisin) : lorsquun serveur sur un site est indisponible, le systme bascule la charge concerne sur lautre nud-serveur de lautre site. Cela suppose que les connexions au rseau et au stockage le permettent, ce qui peut tre impossible en cas de gros sinistre.  La bascule en quelques minutes (ou dizaine de minutes) : des manipulations par des exploitants sont ncessaires pour rveiller des tches en veille ou pour appliquer des logs de mise jour sur un quipement voisin de celui qui est devenu indisponible. Pendant dix vingt minutes les applications sont indisponibles. La perte de donnes est minime voire nulle. Ces activits peuvent pour partie sautomatiser.  La bascule en quelques heures (typiquement quatre ou six heures) : dans ce cas, il faut rcuprer des machines, les configurer, les installer (rajuster les carts de logiciel si besoin), relancer les logiciels ad-hoc et rcuprer un niveau
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ensemble. Ce type de site est une distance convenable pour se prmunir dun sinistre rgional (plus de 150 200 km, ordre de grandeur en gnral). Lactivation est plus lente que pour un site proche, car les donnes ne sont pas synchronises, le Plan de reprise est amnag pour cela.

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acceptable de donnes, suffisant pour travailler. Cest typiquement la situation lors dune reprise sur site distant (par exemple 150 km) dj prpar pour cela avec accs rapide des matriels convenables et mise disposition efficace des sauvegardes de donnes.  Enfin, la situation la plus longue : bascule au bout dune deux journes, lorsque le degr de prparation des lments techniques est faible ou que le recours aux donnes est lent ou problmatique. Ce temps variable qui scoule entre le moment de lindisponibilit et la rcupration dun service informatique acceptable est souvent appel RTO (recovery time objective). On notera quacceptable dans ce contexte ne veut pas dire identique celui qui prvalait avant le sinistre. En particulier les donnes sur lesquelles les applications travaillent peuvent ne pas tre totalement jour et ncessiter divers traitements automatiss ou manuels pour revenir au niveau voulu. Le dlai qui sest coul entre la dernire sauvegarde utilisable et le sinistre sappelle le RPO (recovery point objective) et correspond un ensemble de donnes perdues que lon pourra ainsi rcuprer ultrieurement en tout ou partie. Toute exploitation informatique pratique des degrs divers ces quatre niveaux de reprise en fonction de la criticit des applications utilises. Les sites informatiques vont en partie imposer la tactique employe : une reprise quasi-immdiate ne sera pas ralisable entre deux sites 300 km lun de lautre, par exemple. Inversement si une reprise en une journe est suffisante, il ne sera pas ncessaire de dvelopper de complexes et coteuses mises en cluster sur site campus. Le tableau suivant exprime ce quil est possible de faire entre sites : par exemple une bascule en 15 mn entre deux sites campus est aise ( OK ), alors que la mme opration vers un site situ 200 km par exemple est beaucoup plus difficile. En revanche un site rsilient sera considr comme luxueux si lon dispose dune journe pour reprendre lexploitation. Tout ceci suppose bien sr que les sites en question ne soient pas dtruits par le sinistre considr (cf. tableau prcdent).

Dans ce tableau, il faut comprendre : - OK : convient tout fait - luxueux : le type de site choisi est trop dimensionn, on peut faire aussi bien avec moins - faisable : ralisable, mais ncessite des prcautions et un bon degr de prparation - difficile : pour y arriver il faut des matriels sophistiqus et des procdures adaptes - impossible : nest pas ralisable

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En ce qui concerne les architectures techniques et les fonctions de middleware, on peut rencontrer les situations suivantes prsentes titre dillustration :  Les applications sont ou ne sont pas rpartissables sur deux environnements plus ou moins synchroniss et distants ;  Les applications produisent ou ne produisent pas des tats cohrents de donnes points propres quil est possible ou non de conserver et de dupliquer distance rapidement ;  Le middleware sous lapplication connat la notion de transaction qui sapplique en entier ou ne sapplique pas et qui peut tre route distance ; Ces exemples montrent quune application, selon son architecture technique, pourra (ou ne pourra pas) tre rpartie sur deux machines en mode actif-actif hberges sur deux sites campus ou distants de lordre de 50 km. Larchitecture technique des applications dicte le mode de rpartition possible dans les centres et la qualit de la synchronisation. A partir de cet tat de fait technique, les dlais de reprise sont imposs. Ce dlai peut fort bien ne pas convenir aux attentes des utilisateurs. Une grande socit de nos jours dispose dun riche patrimoine applicatif produit tout au long de ces vingt dernires annes, voire plus. Ce patrimoine, prsente des possibilits techniques variables qui vont dterminer les caractristiques de rsilience et de disponibilit des applications. Lorsque linadquation entre les capacits technologiques dune application et lexigence en termes de reprise est trop forte, lapplication doit tre reconue ou ramnage en profondeur. Le patrimoine applicatif peut ainsi se classer en plusieurs lots :  Les applications qui pourront tre reprises de manire quasiment instantane ;  Les applications reprenables dans un dlai de lordre du quart dheure, aprs rorganisation de donnes par exemple ou traitement de mise jour ;  Les applications quil sera impossible de reprendre en moins de quatre heures, avec des traitements assez lourds potentiellement difficiles faire en cas de sinistre ;  Les applications impossibles redmarrer en moins dune journe voire plusaprs recours des sauvegardes et diverses oprations techniques. Les caractristiques techniques du patrimoine applicatif imposent donc les conditions de la reprise. Le choix de la rpartition sur les diffrents sites sen dduit alors par ordre logique : les serveurs ncessaires sur les sites qui conviennent, les diffrents systmes de stockages ncessaires, enfin le rseau quil faut bien dimensionner pour cela.

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Les applications et la facult de reprise sur les sites Les applications mises disposition des utilisateurs prsentent des caractristiques darchitectures techniques diverses et sont lobjet dexigences varies en terme de continuit dactivit ou de reprise en cas de panne ou sinistre.

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Si le degr de disponibilit rsultant nest pas acceptable par les utilisateurs, il faut modifier les caractristiques techniques en cause pour pouvoir changer les dispositions sur les sites et obtenir les temps de reprise souhaits. Si cela savre impossible ou trop coteux, il faut allger les exigences. Que demandent les rglementations ? De nombreuses rglementations en vigueur ou proches de ltre, abordent la problmatique de la disponibilit de certains services qui sont rendus par linformatique. Ces rglementations demandent la plupart du temps que des scnarios de sinistres soient tudis afin den valuer les consquences sur des services jugs importants ou vitaux , selon la terminologie employe. Il est alors demand de tout mettre en uvre pour prvoir la reprise dans certains dlais de certains services critiques. Ces dlais vont dicter les choix techniques darchitecture et la rpartition sur les sites (tel que vu plus haut), aspects sur lesquels les rglementations restent ncessairement peu prcises. Les scnarios tudier Les scnarios se distinguent par leur importance en termes de sinistre et par la nature des biens ou personnes touchs. On peut citer :  La notion de choc extrme ou de sinistre de grande ampleur , qui caractrise un vnement grave arrtant des pans entiers dactivit ;  Des sinistres sur des zones plus ou moins tendues : importance locale, rgionale, mme si les dfinitions varient, lide est de ne pas avoir un secours soumis au mme sinistre, donc hors zone ;  Des sinistres qui vont mettre larrt plusieurs entreprises semblables voisines par exemple immobiliser toutes les banques dans une zone donne ; sinistres dits simultans ;  Les sinistres ayant un fort impact sur le personnel (chimique, biologique par exemple, avec des sinistrs) ;  La pandmie grippale qui connat plusieurs niveaux de gravit fixs par lOMS et qui dfinit selon les cas des mesures qui concrtement rduisent les effectifs des entreprises (malades ou en quarantaine) ; certaines mesures tant dcides par les autorits sanitaires ou dEtat ;  Enfin divers sinistres de type inaccessibilit de sites qui pour linformatique peuvent avoir des consquences graves. Les exigences de reprise En cas de sinistre, les rglementations demandent un certain nombre de ractions et abordent en gnral les points suivants :  Reprise en mode dgrad, ce qui suppose que lon a tudi ces aspects : on fonctionne au ralenti ou sans informatique, avec des formulaires par exemple ;  Reprise des prestations de service dites essentielles , ce qui suppose quelles ont t dfinies (distribution deau, dlectricit, mais aussi systmes de paiement, tlphonie par exemple.)
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Le dlai de reprise souhait est quelquefois indiqu en termes de RTO (Recovery time objective) dans les normes ou rglementations. Dans certains rglements il est prcis quun dispositif de gestion de crise est instaurer par les entreprises et les autorits. Ce dispositif est alors charg dun certain nombre de missions et de responsabilits qui sont plus ou moins finement dcrites. Pour ce qui concerne lentreprise, les missions vont en gnral dans trois directions :  La protection des personnes, des biens et de lenvironnement ; La restauration dun service minimal (avec les mmes moyens ou non) ; La rcupration de ce qui peut ltre. Il est aussi rappel quune fois le sinistre matris, il faut traiter le retour la normale. Les recommandations mises En fonction de ce qui prcde, diverses normes prconisent en gnral de manire souple un minimum de points respecter. Le tableau suivant illustre les recommandations dans un contexte bancaire, europen, franais et britannique : Comme on le voit dans ce tableau, les niveaux dexigence restent pragmatiques et la prise de responsabilit des directions gnrales est mise comme pr-requis.
Recommandation Directive et Future rgle SIPS (Systme de paiement dimportance systmique Scnarios de sinistre - Sinistre de grande ampleur - nombreux participants impacts - plusieurs scnarios choc extrme - pandmie -s  inistre majeur pour plusieurs banques -p  erte totale de site et dune partie du personnel Activits prioritaires RTO -r  eprise en 2 heures, journe de rglements respecte Site de secours - viter les zones de concentration site rpondant un sinistre majeur - viter les zones de concentration - viter les zones de concentration - secours IT : 10 km - salle de crise : 1 km - business : non prcis

Europe

-l  a gestion des paiements dimportance systmique

CRBF et AMF France Recommandations PNIPG (Pandmie) FSA handbook UK BCM Guide

- notion de mode dgrad -a  ctivits essentielles (dfinies) - garantie de bonne fin sur nouvelles oprations - paiements compensation & rglements

- reprise en temps utile - reprise en temps utile - rglements j - infra critique : 2 h - IT critique : 4 h - Tlphonie : 2h

Toute analyse de risque bien faite et tenant compte de ces recommandations devrait tre conforme.

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 Accs des clients leurs fonds ou titres dans un contexte bancaire par exemple ;  Gestion des paiements dimportance dite systmique : la journe de rglement doit tre respecte malgr le sinistre ;  Reprise en priorit des activits critiques de lentreprise, cest--dire celles dont la perte est la plus prjudiciable la sant de lentreprise ;

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Organisation des sites et critres de positionnement des applications


Le terme de centre informatique recouvre une ralit multiple, en effet, entre un petit site dot de 15 serveurs sur 100 m et un gros centre de 5.000 serveurs dans trois salles de 1.000 m, il ny a pas de commune mesure.
Quest-ce quun centre informatique ? On appelle centre informatique un site technique hbergeant des applications informatiques, des donnes et toute linfrastructure logicielle, systme et matrielle sous-jacente. Le centre accueille aussi tous les quipements des rseaux ncessaires laccs des utilisateurs ainsi quaux divers changes avec dautres centres ou le monde extrieur. Un centre informatique est dot dun pilotage constitu de moyens de surveillance et de personnels : cette fonction de pilotage ne rside pas ncessairement sur le mme site (voir plus loin). Le personnel sur site est donc priori strictement rduit aux tches localises sur le centre : oprations manuelles, interventions physiques, contrles daccs, entretien, Dans une approche globale structurante, les grands groupes internationaux dfinissent plusieurs niveaux de centres informatiques en tablissant une hirarchie logique de leurs centres. Un modle plusieurs niveaux Couramment, une hirarchie logique plusieurs niveaux est pratique. Elle permet de structurer les data centres et de classer et rpartir les applicatifs. Les data centres sur quatre niveaux Cette structure sapplique aux data centres et comporte :  Un centre mondial ou entreprise qui est logiquement unique, mme sil peut physiquement tre multiple pour des raisons de disponibilit (voir chapitre 1). Ce centre hberge les applications dites entreprise qui sont considres comme importantes (voir plus loin).  Des centres continentaux en nombre limit (couramment trois dans une classique partition du monde en trois parties par exemple) qui hbergent des applications importantes et pertinentes au niveau continental. Ces centres peuvent aussi avoir comme logique de dcoupage un mtier ou une business unit, auquel cas ils en consolident les applications majeures.  Des centres dits de proximit qui peuvent correspondre un sous dcoupage de type pays ou activits spcifiques ayant besoin de caractristiques propres et plutt locales. Ces centres sont plus nombreux et souvent assez proches dune usine de lentreprise ou dun ple dactivits prcis ayant des contraintes spcifiques.

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 Enfin des tablissements plus petits et plus nombreux, de type locaux techniques qui servent abriter des lments techniques quil a t jug utile et pratique de maintenir proches des utilisateurs. Cette hirarchie en quatre niveaux permet de structurer lapproche et dtablir des critres dvolution de lexistant.

Le modle trois niveaux est trs rpandu, alors que les implmentations de modles quatre niveaux sont rares.

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Classification des applications Les applications, de leur ct, sont typiquement classes en trois catgories :  Les applications stratgiques sont vitales, leur disparition mettrait en pril lentreprise ; elles vont bnficier de bons niveaux de fiabilit et de Plans de reprise labors. La qualit de service associe au quotidien (temps de rponse, disponibilit, ) est trs leve.  Les applications dites critiques causent un grave prjudice lentreprise en cas de disparition de plus dune semaine. Elles sont incluses dans les Plans de reprise avec le niveau de priorit adapt, de second ordre par rapport aux applications stratgiques. La qualit de service est l aussi approprie.  Les applications standard sont celles qui nont pas dimpact sur les activits en cas de perte. Elles nen demeurent pas moins ncessaires. Les exigences de mise en uvre techniques de ces trois niveaux dapplications sont variables et gradues, allant dexigences fortes pour les applications stratgiques, des exigences courantes pour les applications standards. Cette classification saccompagne dune dmarche sur les interfaces crer ou normaliser entre applications classes diffremment. En effet, il est important de pouvoir dissocier des lments applicatifs qui nont pas le mme niveau de criticit. Cela rend possible leur localisation dans le data centre correspondant leur niveau dexigence. La ralit de lexistant est contraste Tout groupe mondial est issu de fusions, dacquisitions diverses, possde plusieurs mtiers dont limportance stratgique est variable et dispose de situations gographiques forcment elles-aussi multiples. Pour toutes ces raisons, la situation relle des groupes mondiaux scarte de lidal dcrit plus haut :  Le Data center unique est souvent de fait multiple et incomplet, de sorte que sa cration ncessite des consolidations physiques et applicatives.  Les centres de proximits sont inutilement nombreux et la proximit ne se justifie pas toujours, ou na plus lieu dtre, car la technologie par exemple a volu.  Des applications prsentes dans des locaux techniques nont pas de raison dy tre. Leur consolidation dans un site de proximit (ou un site continental) serait salutaire en terme de gestion et de sret de fonctionnement, sans parler des cots. Cet tat de fait prsente un besoin dajustement qui va se traduire par des consolidations, des suppressions de sites ou des crations de nouveaux sites pour lavenir.

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Le contexte technico conomique Synthtiquement, il est important de rappeler des lments de cots et de contraintes techniques qui vont conditionner la logique des volutions possibles. Il faut en effet tenir compte des aspects dimensionnants suivants qui vont jouer dans des sens opposs :  Un gros centre cote moins cher que deux plus petits centres quivalents ; les conomies dchelle sont relles ; ce point pousse consolider. Une baisse des cots unitaire de 9% en cas de doublement est souvent donne comme exemple.  Corollaire de cela : dcouper un centre en deux pour le rpartir sur deux sites cre des surcots importants, tant au niveau dinfrastructure quau niveau des applications ddoubles. Il est en effet difficile et coteux de maintenir en parallle deux lots applicatifs semblables.  Le temps de rponse que les utilisateurs ressentiront en accdant aux applications dun centre est dpendant de leur loignement de ce centre. Pour certains mtiers ou certaines activits industrielles, cet aspect pnalisant peut devenir sensible et justifier une prsence en local. Cest dans ce contexte complexe que les dcisions dvolution des Centres sont prendre. En gnral, les grands comptes internationaux partent des constats suivants :  Rduire les temps de rponse en crant un rseau de centres informatiques plus localiss ncessite de restructurer le parc applicatif, ce qui est onreux.  Dupliquer des applications sur plusieurs centres informatiques amne les rgionaliser, perdre la vision globale et renoncer des conomies dchelle.  De plus, les ncessaires synchronisations entre applications ainsi rparties font perdre les avantages et amliorations sur les temps de rponse.  Pour rpondre au mieux aux enjeux des mtiers qui sont similaires dans les diffrentes rgions du monde, il vaut mieux concevoir les applications de manire globale.  Optimiser le cot du parc applicatif, tout au long de son cycle de vie pousse une vision globale et centralisatrice.  Sil existe des besoins spcifiques pour certains utilisateurs localement, il faut les satisfaire avec des applications dites locales sur des sites de proximit. Cette situation doit rester aussi limite que possible. Cest donc sous cet ensemble de contraintes que les dcisions dvolutions sont prises. Les mouvements dvolution Pour faire voluer lexistant vers une situation cible amliore, deux grands mouvements sont souvent observs :  La rduction du nombre de centres de mme niveau : les centres de proximit par exemple ont priori pour vocation dtre consolids ; la non-consolidation ne peut se justifier que par une forte ncessit comme une spcificit rgionale conduisant une impossibilit de mutualiser ou un besoin de prsence au plus prs dune usine par exemple.

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 Le positionnement le plus haut possible des applicatifs : ce qui peut tre mis dans un site de proximit, na pas rester dans un local technique ; ce qui peut tre dans un centre continental na pas se trouver dans un centre de proximit, etc. Ce mouvement vers le haut peut progressivement vider de leur substance des centres de bas niveau qui peuvent alors disparatre. Ces deux grands mouvement de consolidation horizontale des centres et de remonte verticales des applications sont caractristiques des volutions actuelles. Il faut aussi noter en priode de pression la baisse sur les cots et de limitation de la prise de risque, une tendance gnrale limiter les perturbations sur lexistant surtout lorsquil est critique et dj bien optimis.

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Les offres de Cloud computing peuvent fournir des solutions qui trouvent leur place dans ce cadre. Une rflexion est mener en fonction de la maturit des ralisations. Un dcoupage du systme dinformation peut ventuellement permettre daller vers des solutions en Cloud computing . Dautres contraintes dont il faut tenir compte Ces deux grands mouvements sont soumis des contraintes qui vont les restreindre et qui sont caractristiques de certains secteurs. On peut citer en particulier :  Pour certain mtiers ou contextes industriels, le temps de rponse est critique : il nest pas possible alors de disposer le centre informatique trop loin des utilisateurs ou des sites industriels. Cette contrainte amne maintenir des centres de proximit.  Certains traitements informatiques travaillent sur de grosses quantits de donnes quil est difficile, long et coteux de transfrer. Les traitements sur ces donnes seront donc au mme endroit que les donnes.  Les considrations de scurit et de protection face aux sinistres poussent envisager des centres sur deux voire trois- sites. Les distances entre ces sites seront limites par les lois de la physique pour leur synchronisation (voir chapitre 3). Tout ceci va amener certains industriels privilgier par exemple le rapprochement gographique entre usine et centre informatique (cas de lautomobile) ou centre de stockage de donnes et traitement de prvisions (exemple de la Mtorologie Nationale). Construction des orientations stratgiques Les orientations stratgiques vont vers la centralisation et peuvent se formuler ainsi : Concernant les centres informatiques Aboutir un nombre restreint de niveaux (typiquement trois ou quatre) :  Le Global Data Center ou Centre dentreprise ;  Eventuellement dfinir un Data center continental par continent o lentreprise opre ; un de ces centres pouvant prendre le rle de Global data center ;

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Urbanisation long terme Pour que ces volutions soient possibles, il faut avoir une cible en terme durbanisation et en tenir compte chaque volution. En particulier, on sera amen progressivement :  dcouper les applications et sparer ce qui est stratgique de ce qui est standard ;  centraliser les applications stratgiques qui possdent toutes des exigences coteuses justifies ;  sortir les applications standards des environnements stratgiques de manire les positionner un niveau de cot plus faible (dit low-cost standard) ;  travailler des interfaces dchange entre ce qui est stratgique et ce qui est standard de manire rendre la sparation ci-dessus viable et durable.

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 Les Centres Informatiques de Proximit en nombre ncessaire et suffisant et positionns sur les sites qui lexigent (industriels, financiers,) ;  Les locaux techniques en nombre strictement limit aux implantations de lentreprise, pour installer le juste ncessaire dinfrastructure, permettant la communication et la gestion du poste de travail. Concernant les applications  Privilgier la centralisation sur le data Center des applications dont la conception permet de diffuser des processus mtiers cohrents vers des populations dutilisateurs rpartis dans le monde ;  Favoriser sur le data center la rutilisation de composants applicatifs ;  Dployer dans les centres de proximit les applications qui y sont justifies par : - un besoin de proximit oprationnelle (type bord de chane ), - une exigence de temps de latence faible impossible satisfaire autrement ; - une exigence de conformit un cadre rglementaire (financier, trsorerie,). Concernant les services connexes (pilotage, administration,)  principe : la localisation du pilotage des systmes ne dpend pas de celle des centres informatiques ;  le Global data Center et le rseau monde sont oprs en dehors du Data Center pour des raisons de scurit ;  le pilotage des centres informatiques de proximit est autant que possible opr avec le pilotage central ou sur les centres de services de proximit de lentreprise. Ces orientations gnrales dcrivent bien la stratgie long terme qui est mene en matire de data center par les grandes socits reprsentes au sein du CRIP.

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La dmarche suivie passe en revue un certain nombre de facteurs jugs importants et regroups par thmes. Une note est donne en gnral par des experts externes, alors quun poids est attribu aux diffrents facteurs par les responsables de lentreprise. Ces lments servent comparer des pays, des rgions ou des sites entre eux. Les thmes suivants font partie de ce que ces tudes traitent en pratique. Les valuations qualitatives Labsence de risques de sinistres Sous cette rubrique lanalyse cherche valuer le fait que le site est peu expos des sinistres divers et varis. Les sinistres passs en revue sont dordre naturel ou humain : les tremblements de terre, la proximit de zones sensibles aux sismes ;  les temptes de toute nature qui peuvent perturber le bon fonctionnement du site (tornade, ouragan, tempte verglaante, etc.) ;  les inondations qui peuvent obliger arrter le site ; les glissements de terrain, raz-de-mare, effondrements ; les risques lis aux incendies dorigine naturelle ou non ; les risques dorigine terroriste ; la prsence de sites nuclaires proches prsentant des risques. Tous ces lments sont valus en terme de niveau doccurrence et de dgts afin den dduire une note de risque. La note la plus haute indique la meilleure localisation. Par ailleurs, lentreprise pondre tous ces critres en fonction de sa propre culture et sensibilit. et plutt locales. Ces centres sont plus nombreux et souvent assez proches dune usine de lentreprise ou dun ple dactivits prcis ayant des contraintes spcifiques.

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Critres de localisation des centres dans le monde


Un certain nombre de grandes entreprises crent ex nihilo des centres informatiques nouveaux. Afin de dterminer dans quel endroit du monde il vaut mieux les situer, ces entreprises mnent souvent une analyse qualitative.

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Le tableau suivant donne un exemple de pondration pour un grand compte franais :


Facteur : risques
Sismes Temptes Inondations Raz-de-mare Incendies Terrorisme Sites nuclaires proches

Poids
25 15 25 10 10 10 5 100

Il ressort alors des valuations un niveau dabsence de risque par site ou pays. Environnement gnral des affaires Une fois le site choisi et lentreprise implante sur place, celle-ci deviendra un acteur local de la vie conomique. Le climat des affaires est donc un aspect important valuer sur plusieurs niveaux de dtail, tels que : la stabilit politique ; la stabilit conomique et financire ; lthique des affaires et la bureaucratie ; laspect stratgique du pays (pour la socit qui envisage de sy implanter) ; les aides financires ou exonrations linstallation ; la qualit du support des agences locales pour limplantation.

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L encore, ces critres sont valuer et pondrer. Voici un exemple de pondration :


Facteur : climat des affaires
stabilt politique stabilit conomique et financire thique et bureucratie aspect stratgique du pays aides linstallation support par agence locale

Poids
28,5 15 28,5 0 14 5 100

En gnral ces critres sont valus pays par pays. Confidentialit La socit veut pouvoir appliquer sa politique de scurit des donnes. Sous cette rubrique se trouvent les proccupations lies la protection des donnes, tant au niveau de la rglementation que des techniques autorises. Cela peut recouvrir :  la lgislation encadrant la collecte, lusage et la conservation des donnes ;  la lgislation concernant les diverses dclarations faire et les autorits qui les enregistrent ;  les rgles anti-blanchiment dargent ;  la lgislation encadrant lutilisation doutils tels que de cryptographie, de scellement, dauthentification et didentification ;  les divers accords entre pays ou lexistence dune rglementation supranationale respecte ; les normes en vigueur dans le pays ; la capacit poursuivre et faire valoir ses droits. On sattache alors vrifier que la politique de confidentialit de lentreprise pourra sappliquer sans entrave. Accs du personnel qualifi La question est pose dans cette rubrique de savoir si lon pourra trouver sur place les comptences ncessaires sans difficult. Les points abords sont : limportance du bassin demploi local ; lexistence de personnels qualifis en informatique, dingnieurs ; la prsence de jeunes diplms lexistence de formations appropries et de bon niveau ; labsence de goulots dtranglement en terme de recrutement. L encore, ces points sont nots par des experts et les critres pondrs par lentreprise.

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Accs aux vendeurs, constructeurs et diteurs Il est ncessaire sur place de pouvoir faire appel aux diffrents fournisseurs que le centre informatique utilise :  lexistence dautres centres informatiques dans la zone vise est un plus ;  le niveau de support offert par les fournisseurs cls doit tre compatible avec les objectifs fixs en terme de qualit et ractivit ;  la prsence de partenaires locaux de ces fournisseurs est intressante ;  la prsence sur place ou proximit, de stock de pices, de machines de rechange et de personnel dintervention est un plus. On cherche crer des conditions voisines de ce qui est pratiqu en France. Les diffrents processus descalade en particulier auprs des fournisseurs et prestataires de service doivent pouvoir fonctionner. Energie Laccs aux ressources nergtiques (fioul, gaz, lectricit, ) ncessaire au bon fonctionnement du site sera tudi. On portera lattention sur :  la disponibilit des sources (fiabilit, intervention rapide)  la possibilit davoir des alimentations distinctes et gres par des acteurs diffrents ;  lexistence de fournisseurs concurrents dans un cadre rglement ; lexistence de fournisseurs dnergie renouvelable ;  lhistorique des pratiques locales (coupures, dlai de prvenance sur les arrts, dtrioration de la qualit, etc.) ;  les pratiques contractuelles. Tlcom Lanalyse sur les aspects des tlcommunications est assez similaire. On regardera : la fiabilit et disponibilit des accs rseau ; la qualit des connexions, stabilit des dbits, faible latence, etc. ; la diversit des offres technologiques pratiques ; le cadre rglementaire ; lexistence dune concurrence viable ; les dlais daccs pour les utilisateurs existants et venir ; la relation contractuelle avec le ou les fournisseurs. Il faudra aussi intgrer les relations particulires avec un autre site, par exemple en France, dont le nouveau site serait le secours et dont linterconnexion tlcom serait alors vitale. Par ailleurs, il faut aussi tudier la manire dont les utilisateurs se connecteront ce nouveau site, aspect qui peut savrer crucial en termes de qualit de service.

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Qualit de vie Enfin, lentreprise enverra sur place quelques expatris ; il est intressant dvaluer alors :  la qualit de vie sur place et lattractivit du site en expatriation ;  le niveau de protection sociale, les ventuelles conventions entre la France et le pays en question ; le systme de sant local ; la possibilit dtudier sur place (Ecole Franaise) ; la ncessit dapprendre ou de connatre une langue trangre. Ces lments peuvent tre difficiles valuer, on peut avoir recours des agences spcialises (voir plus loin). Les valuations et poids des critres Dans lanalyse dcrite plus haut, lestimation qualitative sest faite sur une cinquantaine de critres classs sous neuf thmes principaux. Selon lentreprise, certains thmes sont plus importants que dautres, la sensibilit certains vnements pouvant varier. Le secteur dactivit peut aussi avoir de limportance : une banque sera trs sensible aux problmes de scurit et de confidentialit ; un constructeur automobile pourra souligner le climat social par exemple. Les thmes revtent donc une importance variable quil faut pondrer. Le tableau suivant donne un exemple de pondration globale :
Les neuf thmes
absence de risque de sinistre environnement confidentialit accs au personnel qualifi accs aux vendeurs, constructeurs et diteurs nergie tlcom accessibilit qualit de vie
exemple tir du CRIP

Poids
12 15 0 5 25 10 25 5 3 100

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Accessibilit Lentreprise aura envoyer des personnels sur le site, il convient donc den valuer laccessibilit avec des critres comme :  la facilit daccs par les lignes ariennes partir daroports proches et frquents ; la facilit daccs partir des autres sites de lentreprise ; la facilit daccs partir de France et des moyens de transports disposition.

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Lvaluation des critres eux-mmes est dlicate. Il existe plusieurs sources possibles pour cela :  des organismes internationaux tels que lONU, lOMS ou la Banque mondiale publient et tiennent jour des statistiques et des classements, en particulier en ce qui concerne les risques, le niveau de vie, les conditions dhygine et de scurit ;  des agences spcialises, des universits, des organismes de statistiques des tats europens, et aussi la presse qui mnent rgulirement des enqutes sur les sujets qui intressent cette tude ;  des cabinets danalyse ont aussi une certaine vision quil est possible de recouper avec les autres. Le schma suivant donne, titre dexemple, un classement de pays europens, typique de ce qui est pratiqu :

En fonction de ces lments de chiffrage et des pondrations effectues par lentreprise selon son orientation, un classement est ralisable sur lensemble des neuf thmes :

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Les valuations quantitatives Toute lanalyse qui prcde tait qualitative base de statistiques et de notes donnes dire dexpert. Les analyses quantitatives vont se porter sur les postes de cots de construction et dexploitation. Les cots de construction Le cot de la construction dun centre informatique dpend beaucoup de ses caractristiques internes de fiabilit et de rsilience. Les chiffres manant de divers analystes qui se calquent sur les niveaux de rsilience de lUptime Institute oscillent entre 7 000 et 12 000 EUR/m en France selon les tiers considrs. Le schma suivant donne la variation de ces cots pour un centre de rfrence de 5000 m 10 000 EUR/m. La dure de la construction est de lordre de douze dix-huit mois. 25 pays dEurope sont compars :

Les frais dexploitation Sous cette rubrique sont additionns trois types de cots valoriss :  les cots des diverses fournitures dnergie (utilities donc principalement kW) permettant au centre de fonctionner en configuration moyenne de 1 kW/m ;  les salaires et charges des ressources humaines spcialises ncessaires son bon fonctionnement, selon lhypothse que ce centre de rfrence de 5000 m a besoin pour fonctionner de 100 ETP ( Equivalent Temps Plein ), pour moiti dans les services gnraux, pour moiti en informatique technique ;  les cots tlcom, en chiffrant ce que coteraient deux lignes loues de 10 Gbps entre La Dfense et la capitale de chaque pays considr (sur la base de 1300 EUR/km en France).

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Il ressort de ces hypothses le tableau suivant :

Il ressort clairement que les pays proches de la Dfense sont favoriss par la faiblesse des cots tlcom, alors que lEurope de lEst se distingue par des cots du travail et des alimentations en nergie trs bas. Dautres approches chiffres ralises par dautres membres du CRIP aboutissent des conclusions assez similaires :

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Dautres tudes incluant des pays plus lointains et plus comptitifs en terme de cot, confirment limportance des cots tlcom et de leffet distance :

Le tableau prcdent lillustre : au-del de 2000km de la rgion Europemditerrane, les cots des tlcom deviennent prohibitifs. Conclusion En sappuyant sur des chiffrages statistiques et dexpertises, la compilation de tous ces lments permet :  de construire des valuations tant quantitatives que qualitatives ;  de faire porter lattention sur les points que le management juge premiers considrer ; de documenter les choix faits.

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Construire ou louer ?

Les grands comptes sont confronts des besoins divers en termes de data centre. Que cela soit pour quelques dizaines de m supplmentaires ou plus globalement une refonte complte de leurs data centres, la question de construire ou de louer se pose un jour ou lautre.
La rponse cette question passe forcment par une rflexion qui revt des aspects stratgiques, conomiques et oprationnels. Quelques aspects stratgiques La stratgie de lentreprise en matire de data centre oriente le choix en faveur de lune ou lautre solution. Une rflexion densemble doit tre engage. Considrations gnrales Les aspects suivants sont considrer :  lentreprise peut tre en cours de regroupement de ses data centres, elle peut avoir cr un GIE avec dautres dans le but de mutualiser des cots ;  lentreprise peut tre en phase de croissance externe susceptible damener dans son primtre de nouveaux centres ou au contraire une pratique de location dj prouve ;  la dfinition des besoins futurs de lentreprise en termes de data centre peut tre plus ou moins fige et planifiable ;  les exigences en termes de technologie et de qualit de service attendue des data centres (et de tiers correspondants) peut tre minemment variable ;  en termes dimage, lentreprise peut vouloir disposer dun centre en propre disposant de telle ou telle qualit : green data centre, site citoyen, Lorsque la socit dcide de recourir un nouveau data center, les motivations peuvent tre nombreuses :  il peut sagir dune implantation ncessaire en un site donn (prs dune usine, ltranger,)  cela peut rpondre tout simplement un besoin de surface supplmentaire ;  cela peut permettre damliorer lurbanisation des salles existantes ou dajouter de la flexibilit dans les choix. La construction en propre En cas de construction dun site en propre, il faut considrer les points suivants :  lentreprise doit disposer dun terrain de taille suffisante, accessible, avec lirrigation tlcom et nergie adapte (doublement prvoir pour des raisons de redondances, par exemple) ;  sur ce site, la scurit environnementale doit tre assure (sismique, inondations, pollutions, zone risque tel quaroport, conflits, industrie dangereuse, ) ;

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La location En cas de location, les perspectives sont diffrentes :  il faut choisir le loueur, avoir des critres de comparaison, valuer les propositions, se faire ventuellement conseiller par un tiers ;  il faut grer le contrat dans la dure, y consacrer du temps et des ressources ;  il faut porter attention aux volutions que permet ou pas le contrat, en termes de surface, de consommation lectrique, de site et de fiabilit ou disponibilit, de dmnagements, etc ;  il faut constituer un capacity planning sur 3 ans minimum, 10 ans de prfrence ;  il faut surveiller les clauses de rvision des prix, de rsiliation, les diffrents dlais de prvenance, etc.  il faut prvoir des pnalits en cas de non respect des conventions de service (SLA) ;  il faut dfinir dans le contrat la liste des socits daudit qui pourront tre actives par lun ou lautre des contractants sans conditions pour : - tudier le respect des SLA ; - analyser rapidement la situation suite une panne ; - effectuer un contrle conomique ; - vrifier le respect des rglementations en vigueur ; - contrler la scurit.  il faut sassurer quen cas dincident la production dun rapport sera faite dans un dlai rapide fixer dans le contrat.

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 si lentreprise na pas le terrain adapt, elle doit tre prte acqurir la surface ncessaire, faire limmobilisation financire ; il faut alors acqurir trois quatre fois la surface ncessaire au centre proprement dit ;  dans ce cas, il faut imprativement penser aux dlais : prvoir un an pour les aspects administratifs (permis de construire, dclarations ICPE, DRIRE, enqute publique) ;  la construction et la mise en uvre vont prendre du temps supplmentaire : compter 18 mois deux ans pour cela ;  il faut rflchir au phasing de lensemble : avec les incertitudes technologiques, il ne faut probablement pas tout quiper immdiatement, mais procder en lots successifs, avec des caractristiques techniques potentiellement diffrentes, quil faut planifier au plus tt ;  enfin, il faut dfinir la structure du projet qui est mixte : impliquant la Direction de lImmobilier et la Direction Informatique de lentreprise.

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Les aspects communs aux deux choix Dans tous les cas, que lon construise ou que lon loue, il faudra considrer aussi dautres aspects ; le tableau suivant rsume les considrations intressantes :

Ces rflexions sont indispensables pour que lentreprise puisse se fixer un cap quant ses choix. Il faut tenir compte du fait que, sauf cas particulier, lentreprise nest pas seule hberge chez le loueur. Ce dernier doit raliser des arbitrages entre des besoins et demandes qui peuvent diffrer dun client lautre. La manire dont le loueur consulte et arbitre est intressante tudier. Des lments conomiques pour choisir Dans une situation o une alternative entre deux solutions est prsente, il est possible en schmatisant un peu, de construire des scnarios de cots comparatifs. Les deux situations peuvent tre modlises avec des hypothses assez simples.

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Les hypothses faites pour la location sont les suivantes : un cot moyen de location pour 1,2 kVA au m de 245 EUR / mois ; des setup fees de 1.700 EUR / m ; il ny a pas de cot de pr-rservation des tranches de 400 m supplmentaires ; tout le reste est pris en charge par le loueur. Pour la construction les hypothses sont : Le cot de la construction du btiment est amorti sur 20 ans. Le cot du matriel lectrique et groupes froids est amorti sur 12 ans. La maintenance lectrique, groupes froid et autres est prise en compte. Le gardiennage et la scurit, lexploitation du centre sont pris en compte.  Un investissement de rnovation est compt la quinzime anne correspondant 10% de linvestissement initial, il est amorti sur 10 ans. Dans les deux cas, la consommation lectrique des quipements ainsi que les cots tlcom ne sont pas pris en compte. Ils sont en effet la charge de lentreprise dans les deux situations. NB : Dans ce scnario, lensemble du matriel lectrique et de refroidissement est mis en place pour lensemble des 1.600 m ds la construction du data centre. Une conomie importante pourrait tre ralise avec un approvisionnement progressif, en suivant lchelonnement des tranches de 400 m. Que ce soit pour la location ou la construction, un taux de ractualisation de 3% par an a t pris en compte. Les courbes suivantes prsentent un cumul des cots prcdents, effectu pour la location et pour la construction en propre. Il en ressort un point dquilibre (breakeven point) qui se situe entre la septime et la huitime anne entre les deux options.

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Un scnario simple Dans lexemple suivant, on considre 1600 m de salle. Le taux de remplissage (qui se fait par paliers) est de 400 m tous les trois ans jusqu 1600 m2. A partir de la douzime anne, le data center est donc rempli.

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Dans le cas de la construction, lentreprise est propritaire du data centre ; dans le cas de la location, bien videmment elle ne possde pas le centre en question. En termes de bilan ces deux situations sont diffrentes. On remarque que sur une dure infrieure sept ans la location est moins onreuse. Il faut de plus considrer les avantages suivants dans le cas de la location :  elle offre la flexibilit permettant une rvaluation des besoins en terme de surface ;  elle permet de saffranchir de la gestion du data centre, qui trs souvent nest pas le cur de mtier de lentreprise ;  le loueur peut dvelopper des expertises spcialises de type data centre (en particulier sur des sujets sensibles comme lamnagement, la thermique, la thermodynamique, etc.) que lentreprise seule ne saurait justifier ;  le loueur est mieux mme doptimiser la gestion du data centre dans la dure ;  le loueur mutualise et peut plus facilement faire jouer des conomies dchelle sur des surfaces plus importantes ;  le loueur peut faire profiter tous ses clients de ses capacits plus fortes dinvestissement en technologies rcentes ;  le loueur est un point de concentration de lexprience des clients. Aprs 7 ans, dans la simulation prcdente, le centre en propre est moins coteux. Tout ceci dans lexemple illustr, suppose un remplissage de 25% tous les trois ans supplmentaires jusquau remplissage total du data centre. Cette situation est donne titre indicatif. Un facteur important Un facteur jouant un rle important dans les choix est celui du taux de remplissage : il est clair que si les 1600 m de salle mettent dix ans se remplir, il faut supporter lespace inoccup et ses cots. Si la mme surface se remplit en trois ans, le scnario construction est alors encore plus favorable. De fait la construction modulaire, la gestion de la croissance, le recours des solutions de type conteneur par exemple, permettent des gains significatifs en diffrant les cots et permettant de bnficier des volutions technologiques qui apparaissent. Les situations de remplissage rapide se rencontrent en particulier pour les entreprises qui consolident leurs centres et construisent un grand centre daccueil dans lequel les plus petits centres dversent leurs matriels. Il faut aussi tenir compte du fait que les loueurs vont avoir tendance faire payer un ticket dentre pour les surfaces non occupes mais rserves par leurs clients. Les manires de faire sont variables, mais ce point mrite lattention. Il est courant de voir pour chaque m nouveau utilis, une facturation en deux parties : un prix fixe la rservation, dpendant de caractristiques comme la puissance ncessaire, puis un prix mensuel rcurrent.

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Un nouveau centre en quatre salles Un oprateur franais de tlphonie mobile a rcemment construit un centre de 2400 m despace utile. Une conception en deux niveaux a t retenue. Les salles blanches sont disposes en rez-de-chausse, avec les groupes lectrognes, pour faciliter les entres-sorties de machines. Les blocs nergie correspondants sont placs au premier tage. Lespace utile a t dcoup en 4 salles de 600 m, dont seules les deux premires sont utilises lheure actuelle. Ce sont deux salles distribuant 1,2 kW/m, mais qui peuvent voluer vers 2 kW/m terme. Les deux autres salles, ne sont prvues pour entrer en service qu partir de 2011, et disposeront quant elles de 1,5 kW/m, puis de 3 kW/m terme dans les plans actuels.

Il est en gnral considr que :  si le remplissage du nouveau site par transfert dquipements dautres sites amne un taux de remplissage annuel en croissance de plus de 30%, il est probablement intressant de construire dans tous les cas ;  si le capacity planning amne des remplissages plus longs que 7 ans, il est prfrable de reconsidrer le problme en procdant par amnagements progressifs. Des considrations connexes sur la ncessit de sites de secours proches ou loigns viennent se superposer. Il existe en effet plusieurs combinaisons possibles :  des loueurs proposent eux-mmes des solutions sur des sites en campus par exemple ;  il est possible dassocier un site en toute proprit avec un secours sur un site lou cette fin. Dautres approches de la continuit dactivit se focaliseront non pas sur le site informatique lui-mme, mais sur les machines et les processus mtiers quelles supportent : certaines auront un secours sur un autre site, dautres pas. Au-del des considrations stratgiques et politiques de lentreprise, plus le taux de remplissage est fort et rapide, plus la construction en propre simpose financirement. Il nest pas rare de constater des choix mixtes associant, pour des surfaces planifies avec un bon niveau de visibilit, la construction en propre et, pour tout ce qui est variable ou plus difficilement prvisible, un recours la location en complment.

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Pour tenir compte dun niveau invitable dincertitudes sur les caractristiques techniques qui seront demandes au centre (en m, mais aussi en agencement, niveau de puissance lectrique fournir et de climatisation associe, entre autres) les grands comptes qui construisent des centres procdent par lots successifs, comme lillustre cet exemple.

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Quelques contraintes en location La location chez un hbergeur-loueur prsente des caractristiques diffrentes de lexploitation sur site propre. Il faut en particulier considrer les points suivants :  il y a ncessit de sengager sur des surfaces et des dures et ces engagements correspondent des rservations en gnral rmunrer ;  lorsquon atteint 70% de taux de remplissage chez son loueur, il faut envisager la suite ; cela peut passer par une construction en propre, pour transfrer ensuite ;  plusieurs colocataires sont prsents chez le mme hbergeur : ce dernier consulte ses clients, mais dcide en dernier ressort et impose des maintenances obligatoires pouvant impacter les activits des clients hbergs ;  par conomie et rentabilit de m, certains hbergeurs construisent les salles en intgrant les lments techniques lintrieur (climatisation, armoires lectriques, ) ce qui a pour consquence que les m techniques sont parfois facturs et que de multiples intervenants de maintenance pntrent dans les salles dvolues aux clients ;  enfin, lintrt des centres dhbergeur est quils sont rcents et quil ny a pas ou peu de vraies limites techniques, sur les centres datant de moins de 1 2 ans, (capacit rpondre en moyenne jusqu 2500 w/m) ;  moyennant finances, les hbergeurs peuvent apporter des solutions des problmes spcifiques : amnagement de corridors froids, Cest en tenant compte de tous ces aspects oprationnels, financiers et stratgiques que la rponse la question construire ou louer sera mise au point. Les hbergeurs Le march de lhbergement a connu une expansion remarquable ces dernires annes, un panorama simpose. Le business-model des loueurs Les hbergeurs-loueurs offrant des prestations portant sur des surfaces et des fournitures dnergie sont sur un march qui a connu une forte concentration : les quatre leaders mondiaux sont Equinix, Global Switch, Telecity et Interxion ; les taux de remplissage moyens de ces acteurs est de lordre de 85%. Les hbergeurs optimisent le taux doccupation de leurs centres : la dcision dinvestir est prise lorsque 50% des capacits sont engages ; le taux doccupation de 85% est atteint en trois ans. En Europe, les hbergeurs investissent majoritairement Londres, Paris, Francfort et Amsterdam :  en 2007 et 2008, Equinix, Global Switch, Telecity et Interxion ont tous les quatre investi dans des centres Londres, Paris et Amsterdam. Interxion et Equinix ont investi Francfort en 2007 et 2008.

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La facturation se fait de la manire suivante :  un droit dentre (set up fees) est payer chaque location de nouvelle surface (~1900 /m pour une location 2 kVA/m)  un loyer mensuel incluant lectricit et hors cots tlcoms (~300 /m/mois pour une location 2 kVA/m) Les contrats ont une dure de 3 10 ans avec option de sortie 5 ans. Des clauses de rvisions des prix sont prsentes dans les contrats ; elles peuvent sappuyer sur des volutions dindices du Syntec ou de la Construction. Lindice Syntec est privilgier tant donn les variations observes sur longue priode. Plusieurs types dhbergement Partant de la simple mise disposition de surfaces gres pour aller jusqu des services valeur ajoute offerts jusqu la couche applicative, on peut nettement distinguer plusieurs niveaux dacteurs sur le march :  les hbergeurs secs sont principalement centrs sur la location despaces gres avec des caractristiques variables. On peut citer ici InterXion, Equinix, Telecity-Redbus, Global Switch entre autres,  des hbergeurs tels que IBM, HP, Orange Business Services, Accenture, AtosOrigin, Cap Gemini, qui sont capables sur la couche prcdente doffrir des couches de services supplmentaires complets lis des systmes (mainframe, Unix, etc.) des applications (services lis SAP, comptabilit, Oracle financials, etc.) ou des modles de support (help-desk, SVP, horaires tendus). Dun point de vue de segment de march, on peut noter que les acteurs sont assez compartiments, un Atos-Origin rpugnera fournir de lhbergement seul ; un Equinix ne montera pas dans les couches de services. Il est important par ailleurs, de mentionner ici des socits qui apparaissent de plus en plus comme des challengers, en ce sens quelles permettent lutilisateur de ne plus recourir son data centre. Ces socits ont des offres qui sappuient sur le modle du cloud computing pour fournir des services via Internet tombant dans lune ou lautre des catgories suivantes :

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Les services offerts par ces hbergeurs sont :  une surface alimente, rfrigre, scurise et irrigue par les oprateurs tlcoms ; le client reste propritaire du matriel hberg ;  un prestataire tiers ou le client lui-mme supervise et exploite les quipements informatiques ;  une densit de 1 2 kVA par m en moyenne, voire plus pour certains centres haute densit, est propose ;  un niveau de confidentialit acceptable est garanti condition dtre seul dans une salle (taille des salles de lordre de 500 m) ;

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 les hbergeurs platform as a service offrant de lhbergement de machine virtuelle en monde x-86 factur par exemple lheure : Amazon et loffre EC2 sont typiques de cette volution ;  les hbergeurs software as a service proposant des accs en ligne des applications : Google Apps ou encore [Link] sont des illustrations de ces offres ; Ces socits devraient jouer un rle grandissant dans les annes venir. Conclusion sur le choix Le choix entre construire ou louer a des implications fortes dans linformatique de lentreprise et dpend en grande partie de ses orientations stratgiques. Mis part des cas extrmes, il ny a pas de rponse immdiate la question du choix entre les deux termes de lalternative. On peut cependant noter que :  pour les besoins court terme, difficiles satisfaire en interne, le recours la location peut tre intressant ;  pour le long terme, avec des taux de remplissage de lordre de 25% lan, la construction savre financirement prfrable, surtout si celle-ci est prvue de manire modulaire et au fil des besoins ;  dans tous les cas, il faut prvoir, planifier et grer la qualit de service rendu. La construction en propre nest pas considrer de manire monolithique et immuable ; bien au contraire, les approches les plus efficaces sont celles qui procdent de manire modulaire, par lots successifs suivant les besoins quand ils apparaissent. Il existe dailleurs des offres sur le march (de type conteneurs par exemple) qui permettent de mettre en uvre faible cot la modularit. Dans la ralit des faits, lentreprise aura probablement recours la construction et la location. Laudit des centres Quoi quil en soit, si lon choisit la solution de la location, il est important de vrifier de faon approfondie que les bonnes pratiques sont en place et permettent effectivement de fournir le niveau de qualit attendu. Cest pourquoi, la capacit auditer les centres est importante. Limportance de lauditabilit Il est recommand de pouvoir valuer rgulirement les infrastructures techniques de son Data Center. Ce processus dvaluation est considrer comme un suivi de la qualit de lexploitation qui revt beaucoup dimportance dans le cas de la location en particulier. Une valuation faite par un acteur neutre, apporte un clairage global et oprationnel sur la situation en cours. Elle est recommande afin de sassurer du bon respect de toutes les exigences relatives aux systmes et aux services Informatiques.
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Il est donc important de pouvoir rgulirement vrifier le data centre et son environnement. Laudit des centres : une approche Pour les infrastructures techniques dun Data Center, il nexiste pas encore en France, ni dans le monde de mthode dvaluation standardise et globalement reconnue. Nanmoins une rflexion est en cours entre le Cesit et le CRIP pour pouvoir formaliser un processus daudit des centres. Cette rflexion devrait aboutir des questionnaires dvaluation qui couvriront les points suivants : 1.  lenvironnement du site ; en effet, celui-ci est important pour le niveau de risque, qui volue avec le temps ; 2.  le btiment et ses abords ; permettant de dtecter des phnomnes de vieillissements par exemple ; 3.  le contrle daccs, la protection des personnes (les habitudes peuvent tre des facteurs de risque) ; 4.  la protection contre lincendie : il faut sassurer que lentretien est correct et que les tests sont faits ; 5.  la protection contre la malveillance : lenvironnement du centre volue, les risques aussi ; 6.  la production et distribution lectrique : les lments en place doivent tre grs, maintenus, les investissements de rnovation sont suivre, les capacity plannings sont respecter ; 7.  la production et distribution du froid (prvenir le vieillissement et capacits insuffisantes) ; 8.  la gestion dexploitation ou la gouvernance ; La mthode dvaluation propose sadaptera chaque site. Pour cela, il est prvu un jeu de coefficients de pondration adaptable chaque situation. Il sera ainsi possible de configurer cette valuation selon les lments critiques ou particuliers de chaque site ou entreprise.

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En particulier dans le cas des data centres senss respecter un niveau de tiers du Uptime Institute (voir Chapitre 3), laudit est un moyen de sassurer que ce respect se traduit dans les faits. Il faut par ailleurs noter que les vrifications ne se limitent pas au data centre seul mais doivent prendre en compte toute la chane de fiabilit :  pour les alimentations lectriques redondantes, il faudra vrifier la redondance effective sur les lignes dacheminement et de rpartition, voire la production lectrique ;  pour les accs tlcom, il faudra sassurer que les voies daccs sont effectivement distinctes et non soumises panne commune (ex : traversant le fleuve au mme pont) ;  par extension de la dmarche : les voies routires daccs au centre sont aussi vrifier contre les blocages communs (inondation interdisant tous les accs par exemple).

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Les rponses aux questions seront valides et collectes, des notes seront attribues et les coefficients seront appliqus. Il en ressortira des schmas multicritres mettant en vidence les points forts et les points faibles. A partir de cette vision, des actions damlioration peuvent tre planifies. Les schmas suivants (dorigine Cesit) illustrent ce quoi une valuation peut ressembler : EVALUATION GLOBALE (source Cesit) :

EVALUATION DE LA PRODUCTION ET DE LA GESTION ELECTRIQUE (source Cesit) :

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EVALUATION DE LA GESTION DE LEXPLOITATION (source Cesit) :

Les prconisations contractuelles Lors de la ngociation en avant vente avec un loueur, il est bon de passer en revue un certain nombre de points avec un regard critique. La liste ci-dessous prsente un retour dexprience de professionnels : 1.  Demander au loueur de se prsenter : la socit, son chiffre daffaires, ses activits, sa surface financire, son histoire beaucoup de messages et dimpressions peuvent passer lorsque on laisse parler ; 2.  Se faire prsenter le site : les risques associs de diverses natures (physiques, sociaux,), la fourniture lectrique, le refroidissement, les secours en place, lirrigation tlcom, les diverses redondances, les comptences et le personnel sur site, les volutions faites et/ou prvues, la monte en charge, les terrains prvus, etc. 3.  Vrifier les lments techniques qui permettent au loueur de faire classer son site dans le tiers quil annonce (au sens des tiers du Uptime Institute : voir chapitre 3). 4.  Regarder les descriptions qui sont faites des services offerts tels que scurit physique, alimentation en nergie (courant, froid), setup fees (forfaits de mise en place), les cots des services annexes (sortie et transfert de bandes, actions particulires sur les cassettes, les impressions, etc) 5.  Analyser comment les rles et responsabilits sont dfinis pour les travaux dinfrastructure (fournitures de lignes lectriques supplmentaires, passage de fibre, liaison fibre spcifique, renfort de faux plancher, visite pr-site, ) ainsi que les prix et dlais associs.

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6.  Regarder attentivement la dfinition des rles et responsabilits dans les choix et la fixation des prix concernant lacheminement de lignes tlcom jusqu lquipement final. 7.  Obtenir la description exhaustive des oprations et procdures de maintenance prvues ; couvrant en particulier les problmes dimpacts (ex. : maintenance lectrique et coupure de courant, test des boutons durgence) et la prise de dcision affrente. 8.  Voir lajustement des plannings entre les clients et le loueur pour les oprations de maintenance ainsi que les rgles de prise de dcision, voire de rsolution de conflit dintrts entre clients. 9.  Obtenir la description exhaustive des oprations de tests (le plan des tests, les objectifs, les procdures, le reporting). Ex : coupure courant fort, dmarrage des groupes lectrognes. Se faire remettre les bilans des tests. 10.  Regarder les aspects dauditabilit : audits possibles ? Frquences ? Jusquo ? Par qui ? Engagement du loueur raliser les travaux prconiss par laudit : dans quelles conditions ? 11.  Porter attention aux prix et lvolution des prix (annuellement et lors du renouvellement du contrat). Indexer les prix sur lindice Syntec Informatique. Prvoir une clause de rgle de tarification pour ce qui nest pas prvu au contrat. 12.  Sassurer dun dispositif permettant de vrifier les factures au consomm (les kWh facturs sont rellement les kWh consomms). 13.  Regarder les clauses de sortie et les pnalits. 14.  Etudier la clause de rversibilit, sa dure de validit et ses contraintes de part et dautre. 15.  Porter attention aux procdures de traitement des incidents (un onduleur est en panne : procdure descalade, pour action, pour information, suivi des dlais etc). Avoir la possibilit de faire faire un audit rapide suite incident. 16.  Discuter et ngocier les dfinitions des niveaux de service SLA. 17.  Penser aux pnalits en cas dincident ou au non suivi des niveaux de services SLA 18.  Sassurer des procdures de gestion de la confidentialit, vrifier leur adquation avec ce que souhaite lentreprise. 19.  Regarder la clause dvolutivit - surface : ex : on peut demander 10% par an supplmentaire sans surcot au sein dun mme btiment. 20.  Regarder lvolution possible de la fourniture lectrique : penser la possibilit de changer la densit lectrique au m. Mme remarque pour le refroidissement associ. 21.  Analyser les clauses qui jouent en cas dvolutions techniques majeures (ex : refroidissement eau). Regarder qui peut dcider quoi. 22.  Regarder les aspects assurance RC. 23.  Dfinir la manire dont le contrat et les SLA sont suivis (Comit oprationnel, tactique, etc.), la gestion du pilotage, le charg de clientle, le reporting, Pensez la rvision des SLA : qui dcide quoi ? 24.  Penser au dispositif de rsolution en cas de conflit.

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Paralllement, lvolution technologique des infrastructures du centre (climatisation, alimentation lectrique, etc.) va vers des amliorations diverses en termes de rendement et de fiabilit qui vont apporter des opportunits de solutions. Les volutions des technologies, si elles posent des problmes dintgration au data centre, apportent aussi des lments de rponses dans les infrastructures.. Le point de vue oprationnel Il est intressant de prsenter ici le point de vue des oprationnels en charge des sites informatiques, en effet les choix pour lavenir doivent se faire en tenant compte de la ralit du terrain. En pralable toute dcision, il convient de mener des actions de recensement, lorsque cela na pas t fait. Connatre le parc dans son ensemble Il faut effectuer une cartographie exhaustive du parc machine actuel :  le type de machines : mainframe, serveurs RISC/Unix, serveurs x-86, rseau ; le support : en rack, en chssis, en armoire spcifique ;  lvolution attendre sur ce parc : consolidation, remplacement, extension, multiplication ;  les consquences que cela va avoir sur la salle : en besoins de puissance, de place, ou linverse les rductions de surface qui gnrent des consommations plus fortes au m ; les besoins en termes de rsistance des faux-planchers, de poids au sol ; Il faut connatre la surface ddie aux machines : combien de m utiles, type doccupation la place inoccupe et son type (racks, espacements, type dalles,)  loccupation mesure en m et en kVA peut ne pas correspondre, il peut y avoir de la place perdue car non alimente ; la rpartition Paris-Province ; les liaisons fortes entre sites (pour des clusters par exemple) ;  la ncessit de protections spciales, de portions de salles isoles ;

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Impacts des technologies sur le data centre


Le rle du data centre est dhberger divers matriels informatiques dans un environnement offrant des garanties de scurit et de maintien de la continuit de lactivit. Lvolution technologique de ces derniers va se heurter des limites lorsque le centre est de conception ancienne, datant dune poque o les contraintes des serveurs et du stockage taient fort diffrentes de ce quelles sont devenues aujourdhui.

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Il faut connatre les besoins en surfaces nouvelles : court terme < 2-3 ans ; moyen terme, entre 3 et 6 ans ; long terme au-del de 7 ans, ce qui est plus difficile prvoir. Il faut aussi couvrir un certain nombre de proccupations comme :  lvolution du taux doccupation annuel par rapport la surface existante ; dtailler pour chaque salle lvolution en m et en puissance lectrique ;  la variation du taux de remplissage annuel en nouvelles machines, en tenant compte des entres/sorties des machines, +10%, +20%, +30%,  le fait que lactivit impose une scurit exclusive et privative (exemple: travail pour la Dfense Nationale, confidentiel Dfense).  les secteurs gographiques concerns : Paris Banlieue, ou Province. Penser aux dlais dinterventions des constructeurs informatiques, respect des SLA, si site trop loign.  les liens rseaux actuels, en considrant les modes synchrones et asynchrones.  la puissance lectrique dont on a besoin dans 1 an, dans 3 ans, voire 10 ans ; lie lactivit et au parc en intgrant tous les besoins (tenir compte du PUE voir chapitre 7). Grer et maintenir pour viter lobsolescence Dans certains comptes, la sparation entre la production informatique dune part et les dpartements de type tudes dautre part est forte : cela rend difficile une vision transversale densemble. Dans ces situations, il est important de veiller viter les phnomnes dobsolescence. Il faut rflchir la manire de grer la mise niveau des salles machines en exploitation.
Une tendance constate depuis plusieurs annes par certains exploitants dans ces situations, est le doublement tous les 5 ans de la consommation lectrique, (environ +20% par an), par augmentation directe de la consommation lie aux machines qui sont arrives au data centre et qui peut se traduire par une perte dutilisation de m rendus inutilisables par manque dnergie (lectrique ou climatique). Dautres phnomnes sont constats, comme le nombre important de points rseaux sur les serveurs qui sont arrivs en salle et qui augmentent considrablement le nombre de points rseaux dans les locaux techniques situs souvent dans les salles machines. Ce phnomne pousse ajouter ainsi un grand nombre dquipements rseaux (ex : Cisco, Wellfleet, 3com,.) induisant une trs forte consommation lectrique bien suprieure aux machines dancienne gnration (de 1000 watts il y a encore 4 ans, certains nouveaux quipements rseaux consomment jusqu 15 000 Watt voire plus). La profondeur des baies il y a 10 ans tait de 80 cm ; maintenant il faut 120 cm dans certains cas et cela modifie le paysage des salles machines. Les alles froides entre les baies 2 dalles (120 cm), doivent maintenant dans certains cas tre 3 dalles (180 cm), pour permettre un bon refroidissement et surtout respecter les zones de travail en avant des baies, afin de pouvoir insrer ou extraire un serveur (qui peut mesurer 120 cm, ou plus).

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En fonction de ces constatations, lexploitant est amen se poser des questions :  les problmes de saturation et de besoins lectriques croissants sont-ils passagers ou est-ce une vritable tendance de fond ?  des actions ponctuelles (genre alles froides spares) sont-elles suffisantes ou faut-il restructurer plus en profondeur ?  les problmatiques thermiques en salle sont-elles aises matriser ou faut-il faire appel des spcialistes ?  comment volueront les besoins en termes dalimentation lectrique ? et de climatisation associe ? combien consommeront les machines dans cinq ans ? dix ans ? Enfin, dernier aspect oprationnel : le transfert des machines vers un autre site nest pas ngliger en terme de cot et de perturbation sur la production de service informatique. Pour les machines non commodit (genre mainframe ou gros serveur Risc/Unix typiquement plus de 8 CPU) il faut compter sur des cots de 1 20 kEUR, sachant que le constructeur en gnral demandera le faire luimme et facturera ; il faudra compter en sus des cots dassurance. Les difficults rencontres En ligne avec ce qui prcde, les membres du CRIP ont constat les difficults suivantes, cites le plus souvent dans le questionnaire (voir Chapitre 2) :  des problmes de refroidissement qui ne permettent pas dvacuer dans de bonnes conditions la chaleur produite et dgage par les matriels ;  des problmes dalimentations lectriques, devenues insuffisantes pour fournir la puissance demande sur tout le centre ou sur des portions de celui-ci ;  des limites atteintes en terme de fourniture dnergie en kW/m, qui obligent laisser inoccups des espaces en salle dpourvus dalimentation. Par ailleurs, les tendances au green IT, linformatique verte, conduisent des tudes qui dmontrent la faible efficacit nergtique des centres. Le data center est donc confront une mauvaise utilisation de son nergie et des difficults la fournir.

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Toutes ces considrations oprationnelles poussent au moins restructurer les salles ou certaines zones dans la salle. On peut ainsi tre amen :  recourir dautres types de racks plus profonds ; espacer les alles ;  amnager la climatisation de lair en faisant circuler lair froid de lavant vers larrire des serveurs (voir chapitre suivant) ; ventuellement couvrir des alles avec des velums ;  ventuellement amener de leau ( 18C) pour refroidir en arrire des racks avec des systmes de radiateurs assez faciles installer ; renforcer les faux-planchers ; renforcer les alimentations lectriques sur toute la chane ; etc.

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Les causes dues aux matriels hbergs Parmi les causes le plus souvent constates de ces difficults, figure en bonne place lhabitude des architectures une application = x serveurs courantes dans les annes rcentes. Dictes par des schmas de sparation de type n-tiers , ces architectures par ailleurs intressantes, ont t trs pratiques, et dans un contexte de serveurs x-86 peu puissants, elles ont pouss la multiplication de botes qui chacune consommait au moins 500 700 watts. Il ntait pas rare dassister la mise en production dune application ncessitant 30 40 de ces serveurs. La consquence au bout de cinq ans de ces pratiques est une multiplication de serveurs x-86 quasiment mono-fonction dans les salles. Or, cette situation prsente des caractristiques nfastes en termes de consommation et defficacit lectrique :  les serveurs sont isols les uns des autres, ce qui oblige ajouter des routeurs, commutateurs et autres lments consommateurs de courant ;  les serveurs embarquent en gnral un ou deux disques durs chacun, dont lutilisation ne peut tre partage, mais qui consomment ;  si ces serveurs doivent accder en plus un SAN, il faut les doter de cartes adaptateurs qui augmentent la consommation de manire non ngligeable ;  ces serveurs sont souvent pris sur catalogue et dpassent la puissance ncessaire : leur taux de charge ne dpasse en gnral pas 15% sur la dure ;  si linverse, ils savrent trop justes en termes de puissance, le choix de serveurs plus performants se traduit par une consommation lectrique accrue ;  lintrieur mme de chaque serveur, les ventilateurs, alimentations lectriques et autres transformateurs consomment environ 40% de lnergie du serveur. Le bilan en termes de consommation nergtique est donc assez mauvais. Il est possible en effet de consommer moins et de consommer mieux.

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Les nouvelles gnrations de serveurs Tendance assez gnrale de linformatique, dj constate sur dautres matriels (Risc/Unix ou mainframe) depuis des annes, chaque gnration nouvelle amliore la situation en termes de consommation, de puissance et despace occup. Lillustration suivante prsente le cas des serveurs x-86 Proliant (HP) de 2005 2009 :

Ce progrs en miniaturisation peut dailleurs amener consolider dans un seul rack ce qui en occupait une dizaine autrefois. Les puissances lectriques au m peuvent donc ainsi voluer la hausse, mme si au total la puissance diminue significativement. Pour pouvoir bnficier de ces volutions, lies la loi de Moore, il est indispensable de porter les applications et systmes vers les nouvelles gnrations de matriel. Ce faisant, les applicatifs se retrouvent avec potentiellement un nombre diffrents de processeurs et des tailles mmoires beaucoup plus grandes qui vont ncessiter le recours un hyperviseur et de la virtualisation. Sans cela en effet, une application qui consommait 15% dune vieille machine ne consommera que 5% au plus dune machine de nouvelle gnration. Il nest donc pas question de remplacer un pour un les machines dans ces conditions. Lhyperviseur simpose et des adaptations techniques sont donc prvoir.

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Comment linformatique peut consommer moins et mieux Trois grandes tendances permettent daboutir ce double objectif : les progrs technologiques, lamlioration des taux dutilisation des machines, enfin des rorganisations architecturales.

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La consolidation & virtualisation Dans lenqute du CRIP (voir chapitre 1), la pratique de la virtualisationconsolidation a t cite par 100% des personnes interroges comme apportant une solution aux problmes de saturation lectrique du data centre. Une prcdente enqute ralise en 2008 (voir livre blanc serveur du CRIP de 2008) indiquait que les taux dutilisation des serveurs ainsi consolids augmentaient sensiblement, passant pour certains cas cits de 15% 60%. Laugmentation de ce taux amliore lefficacit gnrale de lemploi des ressources et de lusage du courant lectrique. Lenqute de 2009 rappelle par ailleurs que ce mouvement de consolidation nest pas nouveau et quil a aussi t ralis pour dautres environnements comme les serveurs Risc/Unix par exemple. Le traitement du parc de serveurs x-86 est donc en cours.

Le schma ci-dessus illustre un cas concret de consolidation vcu par un membre du CRIP ayant eu recours de la virtualisation. Il faut toutefois noter que ces actions de consolidation se traduisent par une modification de la manire dont la dissipation de chaleur se fait en salle. Une plus haute densit de serveurs (mme plus conomes) provoque des points chauds nouveaux en salle qui obligent reconsidrer au moins les rglages de climatisation, si ce nest plus. Loptimisation des architectures Idalement une tape de consolidation supplmentaire consisterait rduire le nombre denvironnements applicatifs et consolider aussi des applications et leurs sous-systmes associs tels que des moniteurs transactionnels ou des bases de donnes. Cette tape est assez facilement ralisable lorsquil sagit de fusionner des environnements simples et identiques. Malheureusement, une portion non ngligeable du parc prsente des diffrences entre environnements qui apportent des difficults en termes dvolution darchitecture. Dans ce cas, la virtualisation lidentique est une solution pratique lorsquelle est techniquement
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faisable. La virtualisation permet en effet de prserver lenvironnement logique au-dessus dun contexte physique diffrent. Le nombre dimages systmes reste toutefois inchang et leffet sur les cots de licence peut tre variable. Un effet positif et non-ngligeable dune consolidation logique est de pouvoir rutiliser une partie du parc existant de serveurs, et de mutualiser des instances applicatives sous une mme souche dOS, pour augmenter la charge CPU de la machine autant que possible. Sur le plan des gains nergtiques, ce type de consolidation a un effet positif, en diminuant le nombre de serveurs physiques, par augmentation du taux dusage. Les causes dues aux infrastructures du centre Les matriels dinfrastructure du centre lui-mme ont eux aussi des caractristiques nergtiques quil faut optimiser. Le schma suivant, illustre les pertes nergtiques de diffrents quipements courants.

On peut citer en particulier et schmatiquement : - Le systme dalimentation lectrique (UPS, de type onduleur sur batterie par exemple) possde un rendement de lordre de 86%, ce qui signifie quil perd en chaleur 14% de lnergie quil reoit. Moins ce systme est charg et plus la perte est forte. Les architectures visant obtenir la fiabilit par de la redondance dictent souvent des charges infrieures 50% car rparties sur deux systmes en parallle. Cela se fait au dtriment de lefficacit nergtique.

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Les figures suivantes montrent schmatiquement les deux technologies donduleur les plus courantes, ainsi que leur rendement nergtique en fonction de leur charge.

- La mme remarque est valable peu de chose prs pour les systmes de distribution lectrique (PDU) qui occasionnent aussi des pertes dnergie. - Le systme de climatisation dans son ensemble nest l que pour extraire la chaleur produite et la rejeter lextrieur de lenceinte, dans lexemple cit, il consomme 37% du courant fourni sur le site. La complexit de ce systme peut varier, en particulier lhumidit de lair peut y tre maintenue constante.
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On mesure alors dans cette situation une efficacit nergtique (ou PUE pour Power usage effectiveness) de 100/45 = 2,2. Cela signifie que pour alimenter 100 Watts de serveur, il faut acqurir auprs de son fournisseur dlectricit 2,2 fois cette nergie, soit 220 Watts. Dans la ralit, un centre informatique moyen a besoin denviron 800 watts au m. Sur une surface trs courante de 100 m, on atteint alors 80 kW fournis aux machines et donc 176 kW acheter. Ce chiffre de 2,2 reprsente pourtant une valeur considre comme moyenne en 2009. Les oprateurs les plus avancs cherchent obtenir des PUE de lordre de 1,6 1,4 moyen terme. Certains acteurs importants tels Google, SUN, HP, Netapp, qui ont mis en uvre rcemment des centres de calculs de dernire gnration, alliant une tude approfondie de localisation, lutilisation de free cooling air ou eau (voir plus bas), lutilisation de matriaux haute teneur environnementale, des quipements affichant un rendement nergtique suprieur, affichent un PUE mesur ou cibl entre 1,1 et 1,3. Comment amliorer lefficacit nergtique ? Pour amliorer la situation dpeinte sur cet exemple, toutes les pistes qui diminuent les dperditions dnergie lectrique en chaleur prsentent de lintrt. On peut citer en particulier :  Lamlioration des rendements sur toute la chane dalimentation. Des systmes dalimentation lectrique et de distribution ayant des rendements suprieurs 90 % sont maintenant proposs par les fournisseurs.  Lutilisation des divers matriels dans des zones de charges pour lesquelles le rendement lectrique est optimal : cela peut consister mieux charger les machines, viter les redondances 50/50 lorsque la fiabilit ne lexige pas, etc.  La meilleure adaptation de la consommation lectrique au besoin de puissance informatique. Sur ce point, les nouvelles possibilits des processeurs en matire dconomie sont prometteuses. Les modes de fonctionnement en veille se dveloppent et permettent dassurer quun serveur inactif consomme significativement moins quun serveur au travail.  Le meilleur partage des ressources consommatrices entre serveurs par exemple : mettre en commun des alimentations lectriques et des systmes de ventilation entre plusieurs serveurs, comme le font les lames en chssis permet den augmenter le taux dutilisation et de rduire les dperditions.

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Dans ce schma gnral, on constate donc que pour 100 watts introduits dans le centre, seuls 45 watts arrivent finalement aux machines informatiques (serveurs, stockage, rseau).

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 Les optimisations des circulations dair au sein des machines ou des racks permettent dliminer lair chaud moindre frais : des guides dair, des ventilateurs contre-sens apparaissent dans les serveurs pour extraire lair chaud et lliminer vers larrire des machines au plus vite.  Ladaptation des vitesses de rotation des ventilateurs au problme pos : des sondes de temprature dans les machines permettent de ralentir un ventilateur lorsque la chaleur est plus faible, de lacclrer quand elle est plus forte ; une surconsommation inutile est ainsi vite.  Ladaptation des systmes de climatisation la charge de calories vacuer : trop souvent ces systmes sont rgls la main, sans retour sur les tempratures produites. Une consolidation de serveurs qui rduit la consommation lectrique doit saccompagner de nouveaux rglages des systmes de climatisation. Des systmes retour de chane existent qui permettent dassurer une temprature de consigne. Comme on le voit, ces pistes sont la plupart du temps proposes par les nouveaux matriels de tout type, quil faut donc acqurir pour pouvoir en bnficier. Il existe toutefois deux catgories de mise en uvre :  Des ralisations ponctuelles et progressives, au fil dinvestissements de remplacements : on recourt de nouveaux serveurs, on change ponctuellement des matriels amortis, leffet sur lefficacit nergtique est rel mais progressif.  Des modifications profondes dinfrastructure : on change compltement la chane dalimentation lectrique, la climatisation de la salle, par exemple. Cela ne se fait pas aisment surtout avec des matriels en place et, est probablement plus destin aux nouveaux data centres ou des cellules spcifiques suffisamment isoles au sein dun centre existant. Lexploitant de centre aura probablement mener en parallle ces deux types doptimisation. La problmatique du refroidissement Mme aprs avoir men des efforts doptimisation, il reste de la chaleur vacuer. Le refroidissement consomme 35 45% de lnergie totale, son optimisation reprsente un dfi en tant que tel. A chaleur gale liminer, les diffrentes manires de faire ne se valent pas. Un certain nombre de bonnes pratiques se dgagent. Guider lair froid vers les sources de chaleur Pour optimiser le refroidissement, cette pratique consiste assurer un meilleur guidage de lair froid produit par les groupes des climatiseurs. Lair froid est amen au mieux prs des sources de chaleur ; lair chaud ne vient pas se mlanger avec lair froid. Lair froid produit est puls sous les faux-planchers et amen au pied des racks refroidir. Il faut alors sassurer que :  la circulation sous les faux planchers est efficace : il faut viter les obstacles dus des cbles mal rangs, des objets trangers ; ventuellement rehausser les faux-planchers pour amliorer le dbit dair ;
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Pour raliser tout cela, on est donc amen ddier des ailes froides (face avant des machines) et des ailes chaudes (face arrire des machines) qui alternent donc en salle. Lair est confin en aile froide et extrait en aile chaude. Lair froid ne peut aller ailleurs que dans un serveur, lair chaud ne va pas se mlanger au froid.

Toutes ces bonnes pratiques sont combiner pour amliorer lefficacit de lextraction des calories produites. Elles impliquent un rangement particulier des serveurs et machines dans les racks. Elles exigent une certaine rigueur des personnels amens intervenir en salle.

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 lair arrive au bon endroit : les dalles troues sont situes face aux racks refroidir et uniquement l ; elles sont propres, non bouches, il ny a pas de dalles ouvertes ou manquantes ;  lair entre en face avant des serveurs ou autres machines : si le rack nest pas plein, les espaces vides sont occults par des caches plastiques par exemple, sinon lair frais y entrera prfrentiellement ;  lair frais ne schappe pas de laile o il arrive : il est utile de couvrir laile froide pour cela, voire de lisoler un peu ;  entr lavant des machines, lair se rchauffe en les traversant et limine la chaleur produite : les carters des serveurs et autres machines sont correctement ferms ;  en face arrire des serveurs, lair est considrer comme chaud et doit tre sorti ou recycl sans aller rchauffer le reste de la salle : on pourra mettre des extracteurs sur les ailes chaudes ;

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Refroidir leau Alternative ou complment de ce qui prcde, il existe des systmes de refroidissement qui viennent se positionner en face arrire et permettent de refroidir lair sortant du rack avec un systme de radiateur eau. Il nest plus ncessaire alors dextraire lair chaud qui a t abaiss en temprature par ce systme. Il faut en revanche assurer dans la salle le passage de tuyaux acheminant le caloriporteur (eau) sous les faux-planchers par exemple. Ceci nest pas forcment ais faire partout, mme sil existe des centres qui pour des raisons historiques ont gard des systmes semblables (pour les mainframes IBM davant la gnration CMOS) potentiellement rutilisables. De plus le branchement de cette eau sur le systme de production deau froide de ltablissement ou sur une source externe ( 18C par exemple) est aussi prvoir selon les cas. La complexit de mise en uvre va donc dpendre des situations. Ce genre de systme produit de leau qui a t rchauffe et peut tre ventuellement rutilisable dans une optique de haute qualit environnementale. Recourir une source froide externe : le free-cooling Cette technique consiste utiliser comme source froide lair ambiant extrieur lorsque cela est possible ou, plus efficace, de leau venant dun puits, dun lac ou dune rivire. Etant donn quil faut un air ou une eau suffisamment froide, cette solution nest utilisable que certaines priodes de lanne en France mtropolitaine. Lorsque le systme sappuie sur lair extrieur, il existe des contraintes supplmentaires sur son taux dhumidit. Le recours cette source froide sur la priode favorable de lanne permet dconomiser lnergie lectrique quil aurait fallu dpenser pour arriver au mme rsultat avec les groupes frigorifiques. On considre que les groupes frigorifiques reprsentent en gros 60% du cot nergtique de la climatisation, soit donc 24% du cot lectrique du data centre (60% de 40%). Pouvoir utiliser du free-cooling pendant la saison dhiver permet des conomies qui dpendent de la dure de cette saison : Ce tableau fait un calcul de lconomie sur le cot lectrique total dun centre. Sil sagit dun systme eau froide, le bilan nergtique peut tre amlior du fait que la temprature de leau peut tre moins sensible aux saisons. Pour les centres qui utilisent un systme de refroidissement par eau glace ( 7 ou 8C), seul le free-cooling par eau est envisageable et les priodes de viabilit sont l encore limites lhiver en France mtropolitaine. On notera toutefois dans ce cas que la temprature de leau prsente de lintrt parti de 13C et en-dessous.
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Nombre de jours
30 50 70 90 110 130 150 170 190

% dconomies
2,0 3,3 4,6 5,9 7,2 8,5 9,9 11,2 12,5

Les solutions base de conteneurs Des grands noms de linformatique comme IBM, HP et Sun proposent tous des solutions de type conteneur. Cela consiste livrer au client dans un dlai rapide un ensemble de matriels dj prpars et installs au sein de conteneurs standards quil ny a plus qu rceptionner et brancher aux divers rseaux dalimentation lectrique, de refroidissement et de tlcommunication. Deux situations taient jusqu lors classiquement prsentes comme tant adaptes aux conteneurs :  les Plans de reprise dactivit pour lesquels il est ncessaire damener en un certain lieu de secours, le matriel ncessaire prt dmarrer dans des dlais convenus ;  les besoins temporaires despace quil faut satisfaire de manire provisoire pendant que le data centre principal est en travaux. Toutefois, un troisime usage des conteneurs est plus rcent et indit : il sagit dune forme doptimisation des moyens, gnralise lensemble du Data Centre qui ne comporte alors plus que des conteneurs, lexemple de ce que fait Google. Dans les offres conteneurs du march on trouve gnralement les caractristiques suivantes :  une capacit daccueil tudie en racks standard (ex : 22 racks de 50 U en profondeur complte pouvant accueillir 550 serveurs de 2U) pour insrer des serveurs au standard du march ;  une chane dalimentation lectrique pouvant assurer divers niveaux de redondance et de puissance au m (ex : 22 kW 44 kW par rack) ;  des systmes de ventilation et de circulation dair (avant-arrire pour les serveurs) optimiss au sein du conteneur permettant des PUE trs bons (de lordre de 1,3 1,25 selon les donnes constructeurs) ;  des options de connexions avec le reste du data centre qui permettent divers types de refroidissement (eau froide ou glace), dalimentation lectrique (continu ou alternatif) et de liens de tlcommunication. La frontire entre ce qui est fourni par le conteneur et ce qui est du ressort du Data Centre varie selon les offres. La manire dont les divers lments sont agencs dans les conteneurs diffre aussi selon les constructeurs : certains permettent de sparer les alimentations et le refroidissement dans un conteneur, les quipements dans un autre ; certains permettent dempiler et dinterconnecter des conteneurs, etc.

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Il faut noter que ces systmes peuvent tre mis en place avec des perturbations qui peuvent tre assez rduites sur la climatisation existante. Il sagit dajouter un mode alternatif de production du froid, et non de remplacer celui qui existe.

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Les grands utilisateurs de serveurs x-86 comme Google ont t jusqu dvelopper un concept global optimis pour les conteneurs hbergs dans un hangar ferm, avec des serveurs spcifiquement conus pour cet environnement et des interventions humaines rapides et rduites. La gnralisation des approches de type conteneur semble en effet supposer que lunit duvre livrable et exploitable au data centre est le conteneur et que les interventions sur des sous-ensembles restent trs limites des oprations simples (ajout, remplacement de serveurs standards, connexions trs limites). Ces nouvelles approches permettent datteindre une bonne efficacit nergtique par une meilleure mutualisation des moyens dalimentation lectrique et de refroidissement qui sont dsormais au cur du centre et desservent des conteneurs priphriques que lon manipule avec des ponts roulants. Accepter quelques degrs de plus ? Une autre approche, fortement prconise par les Codes de Conduite europens et pousse par les organismes de normalisation, consiste augmenter les tempratures en salle, tout en restant bien videmment dans les limites de fonctionnement dictes par les constructeurs pour leurs matriels. On note ce sujet une action forte mene auprs des fournisseurs de matriels informatiques pour quils adoptent des normes similaires celles des quipements Tlcom (ETSI EN 300 019). Un grand compte franais a effectu diverses expriences sur des centres informatiques quil exploite. Les caractristiques de lexprience mene sont :  un site souterrain de 1000 m hbergeant des serveurs non critiques (dveloppement, back-up) dgageant une nergie comprise entre 300 et 1500 W/m ;  les matriels informatiques sont de type courant (serveurs, baies de stockage, robot, quipement rseau) et ont des tempratures de fonctionnement comprises entre 18C et 28/30C ;  le refroidissement de la salle se fait par air recycl avec 7 groupes froids de 80 kW, reprsentant de 40 60% des cots lectriques ;  40 capteurs ont t disposs pour mesurer les tempratures, lhygromtrie et la consommation des groupes froids ; la frquence des mesures est de 5 minutes ; Deux changements de rglages ont t effectus, tels que lindique le tableau suivant :

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Des gains de 12% et de 20% par rapport aux rglages initiaux ont t constats pour la consommation lectrique de la climatisation. Aucun incident nest constater depuis 2007 ce jour. En plus de cette exprience, un autre problme a t test par ce grand compte : il est clair que lorsque la temprature est plus leve, le dlai de raction en cas de panne de climatisation est plus faible. En effet, la temprature monte dans ce cas et la limite laquelle il faut arrter les matriels (dont certains sarrtent dailleurs automatiquement) est atteinte plus vite. Ce compte a effectu des tests dans diffrentes salles pour valuer le phnomne. Les rsultats sont trs variables et sont synthtiss dans le tableau suivant :

Si la temprature ambiante est rgle 26C et que les matriels tolrent jusqu 28C, il est clair sur ces schmas, que le dlai disponible est insuffisant. Une hausse de 2 degrs est atteinte en moins de 15 minutes (en 3 minutes dans le pire des cas). Ce point lui seul est trs dissuasif pour tout exploitant de centre. Les tactiques dconomie qui passent par une hausse de temprature en salle prsentent donc des risques considrs comme trop fort pour des services un tant soit peu critiques. Il est clair en revanche que si les constructeurs fournissaient des matriels acceptant des tempratures plus leves, un potentiel dconomie serait alors utilisable.

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Annexes
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Le CRIP et ses groupes de travail


Le CRIP (Association Loi 1901) a pour objet de runir les responsables dinfrastructure ou de production des grandes entreprises ou entits utilisatrices des technologies de linformation. Les reprsentants des socits adhrentes sont en charge des OS (Main Frame, Unix, Windows), des middlewares dinfrastructure, des outils dautomatisation, des serveurs, des rseaux et du stockage au sein de leurs entreprises. Le CRIP est un cercle de confiance, lieu dchange et dinformation entre les diffrents membres confronts aux mmes dfis financiers, technologiques et organisationnels. Le But recherch : Etre plus performant dans les mtiers lis aux infrastructures et la production et aussi : - Partager nos visions et retours dexpriences - Echanger et travailler sur les technologies les ressources humaines les organisations et processus les approches financires des projets les relations avec les offreurs - Promouvoir notre fonction au sein des entreprises - Sappuyer sur les travaux du CRIP pour pousser une position dans lentreprise - Crer un rseau de communication rapide et efficace entre dirigeants Le mode de fonctionnement Des groupes de travail thmatiques se runissent tout au long de lanne, ils sont anims par des membres du Club. Une restitution des travaux de ces groupes est faite lensemble des membres deux fois par an et lors dItiforums. Un credo Indpendance par rapport aux fournisseurs et socits de consulting

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Le bureau excutif
Prsident Philippe Sersot - Calyon Secrtaire Marc Giraud - Essilor Trsorier Michel Grosbost Vice Prsident Marc Limodin - La Banque Postale Vice Prsident Franois Stephan - Thals Vice Prsident Eric Stern - France Tlcom Vice Prsident Jean-Pierre Dumoulin - PSA Peugeot Citron Vice Prsident Claude Coriat - Renault Vice Prsident Gilles Albert - Socit Gnrale Vice Prsident Olivier Paillon - Keolis Vice Prsident Jean-Jacques Bastide - SGCIB Dlgu la coordination des travaux du CRIP Nicolas Couraud GC Management

Une soixantaine de grandes entreprises franaises adhrent ou sont en cours dadhsion au CRIP :
CREDIT AGRICOLE SILCA, SGCIB, AIR FRANCE, LA BANQUE POSTALE, CALYON, CREDIT FONCIER, CASINO, RENAULT, SOCIETE GENERALE PAEN, AEROPORT DE PARIS, FRANCE TELECOM, GROUPAMA AM, BOUYGUES TELECOM, CAISSE DES DEPOTS, BANQUE POPULAIRE, ALCATEL LUCENT, ADP GSI, NATIXIS, THALES, AXA TECH, GE MONEY, GENERALI, PSA PEUGEOT CITROEN, SWISSLIFE, LA FRANCAISE DES JEUX, ESSILOR, MANPOWER, MOUSQUETAIRES, GAZ DE FRANCE, AGF INFORMATIQUE, AREVA, CNP ASSURANCES, EDF, FM LOGISTIC, MACIF, SCOR, EFFIGIE, UNEDIC, CARREFOUR GROUPE, CAISSE DEPARGNE, RTE, RATP, PMU

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Au-del du groupe de travail Datacenter, six autres groupes de travail sont actifs > Le Groupe de Travail STOCKAGE
PILOTE : JEAN-PIERRE DUMOULIN - PSA Peugeot Citron
Objectifs : Identifier et partager les bonnes pratiques dans le domaine du stockage Les thmes abords : - Virtualisation du stockage : Quelles solutions pour quels besoins ? - Les principaux besoins - Virtualisation du Stockage SAN & blocks, NAS & Fichiers, Tape & Librairies de sauvegarde - Virtualisation dans le SAN ou dans la baie, InBand ou Outband - Sondage sur loptimisation et virtualisation du stockage au sein des entreprises du CRIP - Techniques de rplication du stockage inter-sites dans une optique PRA et DataCenter Virtuel - VTL - Dduplication du stockage primaire Livrable : Livre Blanc Stockage

> Le Groupe de Travail METIERS


PILOTE : MARC LIMODIN - LA BANQUE POSTALE
Objectifs : -Traiter: - de lvolution des mtiers infrastructure et production - des problmatiques de ressources humaines - des problmatiques dorganisation - Partager pour tre plus performant et anticiper sur: - Les bonnes pratiques - Les modles dorganisation alignement avec les mtiers - Le sourcing / la formation - Ladaptabilit des ressources aux processus et technologies Les thmes abords : - volution des mtiers - Facteurs dvolution - Les nouveaux mtiers - Les mtiers en devenir - Les mtiers en retrait - La sous-traitance - Les problmatiques RH Livrable : Livre Blanc Mtiers

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> Le Groupe de Travail CMDB


PILOTE : FRANCOIS STEPHAN -THALES
Objectifs : Rassembler et documenter des bonnes pratiques concernant la mise en place puis lutilisation dune CMDB Les thmes abords : - Dans quel ordre et avec quels processus ITIL : CMDB, gestion des configurations, gestion des changements, gestion des mises en production, ? - Quel primtre pour la CMDB, quel niveau de dtail ? - Comment fiabiliser les informations gres dans la CMDB ? - Les gains attendus - Quel chemin depuis un existant (variable selon les entreprises) : plusieurs scnarii ? - Quels outils ? Loption Open Source est-elle viable ? Livrable : Livre Blanc - Comment construire et tirer bnfice dune CMDB ?

> Le Groupe de Travail LOW COST


Pilote : Jean-Jacques BASTIDE - SGCIB
Objectifs : - Inventorier les pratiques dinfrastructures en rupture avec les pratiques usuelles en vue de rduire les cots. - Etre une rfrence permanente des pratiques : - pour les responsables dinfrastructure - un guide de bonnes pratiques - Inciter les fournisseurs offrir des solutions low-cost Les thmes abords : - L impact des techniques de virtualisation pour les serveurs et pour les postes de travail - Automatisation de la gestion des systmes, - Mesure de la pntration de l Open source - Utilisation des composants grand public et jetables (mais recyclables !) - Impact de la standardisation des processus de production autour dITIL - Sourcing, externalisation, offshoring - Approches financires - Mutualisation inter-entreprises - Rduction des services et du support - Abaissement des exigences sur les data centers - Green IT, gestion de lnergie Livrable : Livre Blanc - Low Cost

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> Le Groupe de Travail CLOUD COMPUTING


PILOTE : FRANCOIS STEPHAN - THALES
Objectifs: - Dfinir la comprhension et la traduction oprationnelle par les membres du CRIP des modles de Cloud Computing - Identifier les composantes cls, selon le CRIP, des solutions de Cloud Computing pour les entreprises/administrations et organisations IT - Dcrire les expriences et stratgies des membres du CRIP sur le Cloud Computing Les thmes abords : - Dfinition des concepts : Cloud Computing, SaaS, IaaS, etc. - Gains attendus et gains constats - Scurit des solutions de Cloud Computing - Modles Cloud Computing : public, priv, mixte - Retours dexpriences, attentes et roadmaps des membres du CRIP Livrable : Livre Blanc - Cloud Computing

> Le Groupe de Travail z/OS


PILOTE : OLIVIER PAILLON - KEOLIS
Objectifs : - Raliser un point par rapport lexistant : Quelles sont les volutions constates, quelles sont les relations avec les partenaires, quel est lcosystme, etc - Synthse des bonnes pratiques - Prparer lavenir Les Thmes abords : - Tendance du march : - Chez les utilisateurs finaux (rsorption, consolidation, transformation) - Les orientations possibles ? - Aspects financiers (quelle stratgie ?) : Gains grce aux nouvelles solutions ? - Optimisations possibles (consolidations, etc) Livrable : Livre Blanc z/OS

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ITIFORUMS, une relation privilgie avec le CRIP


ITIFORUMS : Une Confrence CRIP, une Confrence pour les utilisateurs
La convention signe entre le CRIP et ITIFORUMS fait des confrences ITIFORUMS les tribunes officielles du CRIP. Le CRIP constitue le comit de programme et donc dtermine les thmes et slectionne les speakers.

Dcouvrir les travaux du CRIP

Cest loccasion pour la communaut Data Center de dcouvrir les rsultats des travaux des diffrents groupes de travail du CRIP.

Recevoir les livres blancs du CRIP

Les livres blancs publis par le CRIP sont distribus lors de la confrence.

Comprendre et Mesurer limpact des nouvelles pratiques et technologies

Le programme inclut pour chaque thme trait : -Une prsentation Etat de Lart et Panorama de loffre -Une restitution du groupe CRIP -Des retours dexpriences des membres du CRIP -Les solutions et pratiques des offreurs majeurs du thme -Une table ronde anime par un des membres du bureau du CRIP

ITIFORUMS 2009 - 16 & 17 juin, Mridien Porte Maillot ITIFORUMS 2010 - 22 et 23 juin, Mridien Porte Maillot [Link]

ITIFORUMS, Une base documentaire sur le Data Center pour trouver une Information qualifie dont les prsentations d ITI 2009
Vous pouvez aussi publier vos white paper !
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ACCENTURE Sponsor du Livre Blanc DataCenter Accenture est une entreprise internationale de conseil en management, technologies de linformation et externalisation.
Combinant son exprience, son expertise et ses capacits de recherche et dinnovation dveloppes et mises en uvre auprs des plus grandes organisations du monde sur lensemble des mtiers et secteurs dactivits, Accenture aide ses clients - entreprises et administrations - renforcer leur performance. Avec plus de 181 000 employs intervenant dans plus de 120 pays, Accenture a gnr un chiffre daffaires de 23,39 milliards de dollars au cours de lanne fiscale clture le 31 aot 2008 Lentit Accenture Technology Consulting (ATC) fournit des services visant amliorer lorientation stratgique et lefficacit globale des Technologies de lInformation de ses clients. Ces Technologies de lInformation incluent la planification et la gestion des processus et actifs qui fournissent les composantes oprationnelles ncessaires lexcution dapplications. Ligne de services au sein dATC, le groupe Data Center Technology and Operations (DCT&O) propose des solutions qui offrent une approche holistique doptimisation des Data Centers, des infrastructures sous-jacentes ainsi que des outils et des processus associs.

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Au sein de Duquesne Group, lentit Duquesne Research fournit aux Directions Informatiques une vision structure et des tudes raisonnes sur lvolution et la mise en uvre concrte des technologies de linformation et des data centres. Les deux grands domaines dexpertise de Duquesne Group sont : L  a matrise des risques : la continuit dactivit (laboration de PCA, choix technologiques, organisation, tests, amlioration de la production IT), mais aussi la scurit, le contrle interne IT (COSO, COBIT, ) et plus largement la conformit. L  optimisation technico-conomique : le sourcing IT et tlcom (tarifs, contractualisation, ngociation), les consultations et les offres du march, la valorisation du capital informationnel, les mthodes et les technologies favorisant loptimisation des cots et plus gnralement la matrise des budgets IT.

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Duquesne Group est un cabinet franco-amricain, bas en France, dtude du management des systmes dinformation et des infrastructures informatiques.

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LES FOURNISSEURS Les fournisseurs ACCENTURE, IBM, VMWARE, HDS, SUN ont t consults par le groupe de travail pour apporter leur vision sur les domaines traits au sein de ce livre blanc.

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15 rue vignon 75008 PARIS

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