Accidents GPL et bonnes pratiques étrangères
Accidents GPL et bonnes pratiques étrangères
04/09/2008
Influence des enseignements tirs d'accidents impliquant des stockages de GPL dans l'volution des guides de bonnes pratiques l'tranger Programme INERIS EAT DRA 71 : Evaluation des risques des systmes industriels Opration B.1.1
Influence des enseignements tirs d'accidents impliquant des stockages de GPL dans l'volution des guides de bonnes pratiques l'tranger
PREAMBULE Le prsent rapport a t tabli sur la base des informations fournies l'INERIS, des donnes (scientifiques ou techniques) disponibles et objectives et de la rglementation en vigueur. La responsabilit de l'INERIS ne pourra tre engage si les informations qui lui ont t communiques sont incompltes ou errones. Les avis, recommandations, prconisations ou quivalent qui seraient ports par l'INERIS dans le cadre des prestations qui lui sont confies, peuvent aider la prise de dcision. Etant donn la mission qui incombe l'INERIS de par son dcret de cration, l'INERIS n'intervient pas dans la prise de dcision proprement dite. La responsabilit de l'INERIS ne peut donc se substituer celle du dcideur. Le destinataire utilisera les rsultats inclus dans le prsent rapport intgralement ou sinon de manire objective. Son utilisation sous forme d'extraits ou de notes de synthse sera faite sous la seule et entire responsabilit du destinataire. Il en est de mme pour toute modification qui y serait apporte. L'INERIS dgage toute responsabilit pour chaque utilisation du rapport en dehors de la destination de la prestation.
1. GLOSSAIRE.....................................................................................................5 2. INTRODUCTION ..............................................................................................7 2.1 Contexte de ltude .......................................................................................7 2.2 Champ de ltude ..........................................................................................7 2.3 Structure du rapport ......................................................................................7 3. GNRALITS SUR LES SITES GPL ............................................................9 3.1 Contexte conomique du GPL en France .....................................................9 3.2 Diffrents types de sites GPL en France.......................................................9 3.3 Stockages industriels de GPL .....................................................................10 4. RETOUR DEXPRIENCE SUR LES ACCIDENTS IMPLIQUANT DES STOCKAGES DE GPL ...................................................................................11 4.1 Les accidents majeurs marquants du secteur des GPL ..............................11 4.1.1 Feyzin (France)........................................................................................ 11 4.1.2 San Ixuatepec, Mexico, (Mexique), 19/11/1984....................................... 13 4.1.3 Izmit (Turquie), 28/07/2002...................................................................... 14 4.1.4 Texas City (Etats-Unis), 30/05/1978 ....................................................... 14 4.2 Conclusions et squences accidentelles gnriques ..................................16 5. PRSENTATION DE GUIDES DE BONNES PRATIQUES POUR LA PRVENTION DES ACCIDENTS IMPLIQUANT DU GPL.............................19 5.1 Source dinformations..................................................................................19 5.2 API 2510 et 2510A ......................................................................................20 5.2.1 Prsentation de lAPI et du procssus de mise jour des rfrentiels .... 20 5.2.2 Structure de lAPI 2510............................................................................ 21 5.2.3 Structure de lAPI 2510A ......................................................................... 22 5.2.4 Points marquants des API 2510 et 2510A ............................................... 24 5.3 NFPA 58......................................................................................................24 5.3.1 Origines et dveloppement de la NFPA 58.............................................. 25 5.3.2 Structure de la NFPA 58.......................................................................... 26 5.3.3 Points marquants de la NFPA 58 ............................................................ 27 5.4 Cas de lAllemagne .....................................................................................28
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5.4.1 Cas des capacits de stockage suprieures 200 tonnes ...................... 28 5.4.2 Prsentation du TRF 1996....................................................................... 29 5.4.3 Structure du TRF 1996 ............................................................................ 29 5.4.4 Points marquants du TRF 1996 ............................................................... 30 5.5 Code of Practice 1 ...................................................................................... 30 5.5.1 Prsentation de la LP Gas Association.................................................... 30 5.5.2 Codes of Practice..................................................................................... 31 5.5.3 Code of Practice 1 Part 1 et Part 4 ....................................................... 32 5.5.4 Points marquants du CoP 1 Part 1 et 4................................................. 32 6. ANALYSE DES GUIDES DE BONNES PRATIQUES ................................... 33 6.1 Analyse compare des aspects couverts par les guides ............................ 33 6.2 Influence des accidents du pass impliquant du GPL ................................ 33 6.3 Prvention des fuites de GPL..................................................................... 40 6.4 Prvention et protection vis--vis de lincendie et rservoirs sous talus ..... 40 6.5 Cas des capacits de stockage servant de capacit de transport.............. 42 7. CONCLUSIONS............................................................................................. 43 8. ANNEXE ........................................................................................................ 45
1. GLOSSAIRE
API ARIA ATEX BARPI BLEVE CoP DOT DRA DVFG DVGW GPL HSE INERIS LPG LPGA NFPA TRF American Petroleum Institute Analyse, Recherche et Information sur les Accidents ATmosphres EXplosives Bureau d'Analyse des Risques et des Pollutions Industrielles Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion Code of Practice Department of transportation (Etats-Unis) Direction des Risques Accidentels (INERIS) Deutscher Verband Flssigas e.V Deutscher Verein des Gas- und Wasserfaches e.V Gaz de Ptrole Liqufi Health and Security Executive Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques Liquified Petroleum Gas Liquified Petroleum Gas Association National Fire Protection Association Technische Regeln Flssiggas
2. INTRODUCTION
2.1 CONTEXTE DE LETUDE
Le Programme EAT- DRA 71 ( Evaluation des risques des Systmes industriels ) a pour objectif de renforcer et de partager une expertise sur les systmes industriels risques, mais galement prvoit de dvelopper ou de donner un avis sur les outils et/ou mthodes permettant de les valuer dans le contexte rglementaire actuel. Ce programme, issu de la fusion des programmes EAT-DRA 34, EAT-DRA 36 et EAT- DRA 37, sarticule autour de 3 oprations : Opration A : Systmes industriels risques Opration B : Retour dexprience (ex-EAT DRA37) Opration C : Mthodes dvaluation
La prsente tude sinscrit dans la sous-opration B1 Expertise des bonnes pratiques en matire de scurit industrielle et plus particulirement dans la tche B1.1 sur les rgles de scurit pratiques dans des secteurs industriels ou des procds de fabrication. Elle vise prsenter les rgles de scurit recommandes dans des rfrentiels et guides de bonnes pratiques ltranger. L'un des secteurs d'activit identifi dans le cadre de cette tche est celui du GPL, savoir les installations ayant des activits de stockage, de chargement et de dchargement de GPL (dpts, relais vrac et centres remplisseurs). En effet, le GPL, d'abord considr comme un sous-produit de l'Industrie ptrochimique sans valeur ajoute, est devenu rcemment (dbut du 20me sicle) un vecteur nergtique reconnu (combustible et carburant). Cet engouement pour le GPL s'est accompagn d'volutions technologiques pour la conception, la construction ou encore l'exploitation de ces installations. Les accidents majeurs qui ont marqu l'industrie du GPL ont permis cette amlioration des techniques et mesures dexploitation et de scurit. Lobjet de ce rapport est de faire ressortir ces bonnes pratiques en matire de scurit au travers de rfrentiels europens sur le GPL.
Chapitre 4 : Rappeler les accidents majeurs impliquant des installations de GPL et les principaux enseignements tirs et identifier sur la base de l'accidentologie relative au GPL, les phnomnes dangereux et les scnariostypes associs au GPL, Chapitre 5 : Prsenter les stratgies de scurit qui ont t retenues dans diffrents rfrentiels trangers et l'impact d'accidents sur l'volution de ces rfrentiels. La recherche bibliographique mene a conduit examiner des rfrentiels amricains (API, NFPA) et europens (Allemagne, Grande-Bretagne).
Une autre diffrenciation peut tre faite en fonction du type dactivits mises en jeu pour les stockages dits industriels, gnralement soumis autorisation : les dpts assurant un stockage massif de GPL, les relais vrac o sont chargs les camions-citernes alimentant les rservoirs en clientle, les centres emplisseurs o sont remplies les bouteilles.
Dans les sous-chapitres suivants, quelques accidents majeurs parmi ceux qui ont marqu lindustrie du GPL ainsi que lanalyse de laccidentologie seront prsents.
4.1 LES ACCIDENTS MAJEURS MARQUANTS DU SECTEUR DES GPL 4.1.1 FEYZIN (FRANCE)
[Link] RESUME La raffinerie de Feyzin, mise en service en 1964, traite 1,7 Mt/an de ptrole. Sa zone de stockage de GPL comprend 12 850 m3 (capacit thorique 13 100 m3) d'hydrocarbures sous pression dans 10 sphres de propane ou de butane. Les sphres sont au plus proche 22,50 m de l'autoroute A7. Un aide oprateur prlve un chantillon lors d'une purge sur une sphre de propane de 1 200 m3 remplie 60 %. Aprs plusieurs incidents, une procdure opratoire stricte avait t tablie pour purger les sphres (ouverture de la vanne suprieure, puis progressivement de la vanne infrieure sans jamais l'ouvrir fond). A 6h40, l'aide oprateur manuvre dans le mauvais ordre les vannes en srie qui givrent et se bloquent en position ouverte. Une fuite de propane gnre un nuage inflammable qui drive lentement jusqu' l'autoroute. Des voitures le traversent sans consquences. Mais 7h15, une voiture arrte 100 m du point de fuite sur le CD4 longeant l'autoroute allume le nuage ; son chauffeur grivement brl dcdera ultrieurement.
Un violent chalumeau apparat sous la sphre 1 min plus tard. Les secours de la raffinerie, de Vienne et de Lyon arrivs entre 7 h et 8h30, essaient de refroidir les sphres voisines et d'teindre la torchre gante qui prend une nouvelle ampleur aprs l'ouverture des soupapes de scurit sur le haut de la sphre mise en cause. Celle-ci explose brutalement vers 8h45 (1er BLEVE) en faisant 13 victimes. La boule de feu culmine 400 m de hauteur et atteint 250 m de diamtre. Une sphre voisine de propane explose son tour 9h40 (2me BLEVE) sans faire de victimes. Le bilan humain est lourd : 18 morts dont 11 sapeurs pompiers et 84 blesss sur 158 personnes prsentes. D'importants dommages matriels sont observs : inflammation des rservoirs voisins et ouverture de plusieurs sphres de stockage, missiles dus aux BLEVEs retrouvs plus de 700 m dont l'un de 48 t 325 m, immense cratre la place des 2 sphres, 8 000 m (1 500 t) de produits ptroliers perdus. Le souffle de l'explosion est peru jusqu' Vienne (16 km au sud) et 1 475 habitations ont t atteintes. Des responsabilits pnales sont retenues envers l'aide oprateur et l'agent de scurit pour mconnaissance des consignes. Le Directeur du site est galement mis en cause. En matire civile, des dommages et intrt sont retenus. Cette catastrophe entrane de profondes rformes de la rglementation et de l'administration charge du contrle des installations classes. [Link] ENSEIGNEMENTS Cet accident a gnr un nombre important denseignements, notamment sur : Lopration dchantillonnage en partie basse du rservoir : accessibilit des vannes dchantillonnage et commande de la position de la vanne avec un dispositif dcrou pour bloquer la vanne dans la position souhaite. Les cuvettes de rtention : redimensionnement par rapport aux critres de lpoque. Les soupapes : Rsistance de la sphre la pression de tarage des soupapes en cas de surchauffe et prconisation dun refroidissement en partie haute du rservoir. Refroidissement des capacits : manque de ressource en eau + renforcement des dispositifs fixes de refroidissement et absence dun point de commandement unique pour les secours externes. Cet accident a entran une modification profonde de la rglementation pour les installations ptrolires notamment vis--vis : Du classement des hydrocarbures liquides et liqufis, De la dfinition des zones dangereuses ou risques, Des rgles dimplantation et des distances de sparation/scurit entre installations et lextrieur, Des rgles de conception et dimensionnement des cuvettes de rtention, Des quipements des stockages de GPL (ligne de purge, soupapes), Des moyens de lutte contre lincendie (extinction et refroidissement).
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Trs rapidement la fuite s'enflamme et un feu chalumeau est allum la source. Moins d'une seconde aprs, la sphre blve et une norme (mais dimension non connue) boule de feu se forme : la sphre se rompt en 3 morceaux principaux projets dans 3 directions (distance maximale : 80m). La soupape est projete 120 m dans une unit gaz, o elle endommage un changeur tubes, provoquant un incendie gnralis de l'unit. Des cylindres verticaux et horizontaux blvent tour tour ; 20 secondes aprs la premire, une seconde sphre de 800 m d'un mlange butane-butylne (butne) BLEVE et gnre une boule de feu d'environ 335 x 200 m. Des fragments sont projets 190 m et une soupape 500m. Les explosions se poursuivent jusqu' 6h. De nombreux autres effets missiles sont constats : certains provoquent de gros dgts voire des effets dominos dans les autres units ou les matriels de protection (destruction d'une rserve d'eau et d'une pompe incendie par un fragment de la 2me sphre). Des effets thermiques importants sont rapports (selon un tmoin, effet moins intense pour la 2me sphre que pour la 1re). Des vitres situes face au sinistre sont brises jusqu' 3,5 km. L'incendie gnralis ncessite plus de 12 h d'intervention. Au final, seul 1 rservoir vertical cylindrique n'a pas explos ; il sera retrouv renvers quelques mtres. 7 employs sont tus et 10 autres blesss. Le cot global est estim 100 M$ (1986). Le sur-remplissage de la 1re sphre serait d la dfaillance d'un dtecteur de niveau : une indication en salle de commande est releve bloque 76 % alors qu'un accroissement brusque de la pression de 16,5 23,5 bar a t dtect la station de pompage du pipe. L'estimation de la pression dans la sphre pleine serait de prs de 21 bar. Le mauvais fonctionnement d'une soupape serait galement en cause. L'administration relve l'poque 27 'violations' de la rglementation. [Link] ENSEIGNEMENTS Les dfaillances identifies lors de lanalyse de laccident sont relatives la dfaillance des mesures de scurit : Moyens de mesure et de dtection : dfaillance du systme de jauge, des soupapes et du suivi de la pression, Amnagement du site : stockage important de cylindres et bouteilles de GPL sur une faible surface, do des distances disolement insuffisantes entre rservoirs.
Sur la base des accidents majeurs ayant conduit des phnomnes de BLEVE, on peut constater les dfaillances suivantes (Voir Annexe 2) : Non isolement des rservoirs GPL : Sydney (Australie, 01/04/1990), Absence darrosage fixe : Port Newark (Etats-Unis, 07/07/1951), Montral (Canada, 08/01/1957), Mc Kittrick (Etats-Unis, 28/05/1959), Feyzin (04/01/1966), Izmit (Turquie, 21/08/2002), Panne des pompes incendie : Sydney (Australie, 01/04/1990), Absence ou retard louverture des soupapes de scurit : Rio de Janeiro (Brsil, 30/03/1972), Cairns (Australie, 17/08/1987). Pour viter et limiter ces phnomnes dangereux, plusieurs solutions techniques et organisationnelles ont t mises en place de faon : rduire loccurrence de fuites : choix des matriaux et des quipements installer sur le rservoir, limiter les quantits de produit rejetes accidentellement, dployer au plus vite des moyens de lutte contre lincendie afin dviter lclatement des capacits : taux dapplication dfini, obligation darrosage fixe, maillage du rseau deau incendie, .. Comme nous le verrons dans le chapitre suivant, ces mesures de prvention ont t intgres dans les bonnes pratiques de la profession.
La figure suivante prsente 2 exemples de squences accidentelles rencontres dans laccidentologie et aboutissant au BLEVE du rservoir.
Inflammation
Feu torche et/ou Feu de nappe Fuite de GPL proximit rservoir Retour de flamme vers le rservoir Feu torche et/ou Feu de nappe Rservoir soumis un flux thermique Rservoir soumis un flux thermique
BLEVE
Drive du nuage
UVCE
BLEVE
Inflammation
5. PRESENTATION DE GUIDES DE BONNES PRATIQUES POUR LA PREVENTION DES ACCIDENTS IMPLIQUANT DU GPL
5.1 SOURCE DINFORMATIONS
Les accidents majeurs du secteur du GPL, tels que ceux prsents dans le chapitre prcdent, ont considrablement fait voluer les technologies et pratiques dexploitation. Ds son utilisation dans les annes 1930 et mme jusquaux annes 1960 avec laccident de Feyzin en France, le phnomne de BLEVE nest pas encore bien connu. Les industriels ont t amens dvelopper et formaliser leurs connaissances des phnomnes et amliorer le niveau de scurit des installations GPL que ce soit au sein de leur groupe ou au sein dassociations professionnelles. Les rglementations nationales ont galement tir les leons de ces accidents majeurs. Lobjet de ce chapitre est de prsenter un certain nombre de guides de bonnes pratiques trangers pour des installations manipulant et stockant du GPL et de montrer, dans la mesure du possible, linfluence du retour dexprience dans ces guides. Les guides de bonnes pratiques qui sont prsents ci-aprs sont : LAPI 2510, 8me dition et lAPI 2510A, 2nde dition, La NFPA 58, dition 2004, Les normes et standards applicables aux rservoirs de GPL en Allemagne, dont le TRF 1996, Band 1, Germany relatif aux petites capacits (infrieures 3 t), Code of Practice 1 Part 1 (2004) et Part 4 (1999), LP Gas Association, Grande-Bretagne.
Ces guides manent dassociations de professionnels. Dans la mesure o les guides de bonnes pratiques dassociations manent de pratiques dindustriels, nous avons contact des groupes trangers distributeurs de GPL, notamment dans des pays fortement utilisateurs de GPL tels que lEspagne ou lItalie. Cependant, les recherches et prises de contact nont pas abouti. Un document de REPSOL, principale compagnie ptrolire espagnole, a toutefois t trouv sur un site rassemblant des articles sur la scurit industrielle. Dans cet article, REPSOL dcrivait les dangers lis au GPL et les mesures principales de scurit prendre. Ces mesures sont gnriques et napportent pas dlments complmentaires aux informations rcupres dans les guides de bonnes pratiques amricains ou allemands.
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Dans les paragraphes suivants, pour chaque guide, lassociation professionnelle sera succinctement prsente et la structure du guide sera dcrite. Les stratgies de scurit seront explicites et lorsquil sera fait mention de retour dexprience, le passage sera retranscrit. Pour chaque guide, seront prsents successivement : Lobjet du document et les rdacteurs et la cible du document, brivement la structure du document, les points forts et points faibles du document.
Dans la mesure du possible, le lien du guide avec le retour dexprience sera prcis.
5.2 API 2510 ET 2510A 5.2.1 PRESENTATION DE LAPI ET DU PROCESSUS DE MISE A JOUR DES
REFERENTIELS
LAmerican Petroleum Institute (API) est une organisation nationale amricaine couvrant tous les aspects lis lindustrie du ptrole et du gaz naturel. Fond en 1919, lAPI compte plus de 400 membres, allant des grands groupes industriels aux compagnies plus petites, rassemblant autant les producteurs, raffineurs, fournisseurs, oprateurs de canalisation et transporteurs maritimes que les compagnies de service. LAPI qui a publi ses premiers standards en 1924, maintient aujourdhui ses 500 standards et fiches pratiques couvrant tous les champs de lindustrie du ptrole et du gaz naturel : construction, inspection, scurit, protection contre lincendie ou encore environnement. LAPI publie galement des spcifications, codes et publications techniques tablis sur la base de bonnes pratiques industrielles. Pour cela, il existe plus de 700 groupes de travail et comits couvrant ces divers domaines et sujets techniques. Ils ont pour objectif de rdiger, damliorer et de mettre jour ces standards et codes. Le comit des standards API est structur en 4 secteurs : Comit de standardisation des quipements et matriels ptrolifres, Comit de mesures du ptrole, Comit sur les quipements de raffineries, Structure regroupant le marketing, la scurit et la protection contre lincendie, les affaires rglementaires et scientifiques.
Les API 2510 et 2510A portent plus spcifiquement sur le GPL. Alors que lAPI 2510 donne les exigences minimales pour la conception et la construction dinstallations de stockage et de manipulation du GPL, lAPI 2510A est centr sur les moyens de lutte contre lincendie. Le processus de dveloppement des standards API, bas sur le consensus, sefforce dquilibrer les visions des oprateurs et des fournisseurs de matriels.
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Toutefois, cette dmarche de mise jour des standards nest pas visible dans les versions actualises des API, dans le corps de texte des documents par exemple. Ainsi, la date de la premire dition de lAPI 2510A nest pas prcise, tout comme les dates de rvision de lAPI 2510 qui en est sa 8me dition. Toutefois, lactualisation des guides se fait gnralement tous les 5 ans.
Ce guide ne sapplique donc pas pour les installations couvertes par la NFPA 58 et la NFPA 59, les rservoirs du US Department of Transportation (DOT), les rservoirs de moins de 2 000 gallons (7570 L), les sites dutilits en gaz, les quipements dun procd de raffinerie ou dune raffinerie ou dune usine gaz, les systmes de transfert en aval du stockage GPL. Page 21 sur 45
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de transfert de GPL et aborde donc les dbits de transfert, les exigences sur les quipements, la mise la terre, les bras de chargement, etc Section 10 : Protection contre lincendie. Sont abords divers aspects, tels que laccs des pompiers, lutilisation des eaux incendies, les systmes de dtection feu, lignifugation, la mise sous talus, les quipements lectriques Section 11 : Stockage rfrigr
Ces bonnes pratiques sont prsentes comme tant des pr-requis pour assurer la scurit des installations de stockage de GPL.
[Link] STRUCTURE DE LAPI 2510A Le document est articul de la manire suivante : Section 1 : Champ couvert par le document Section 2 : Philosophie de la conception dun site GPL (bassin de rtention, rservoirs, contrle des sources dignition, purge, ) sous langle du risque incendie, Section 3 : Procdures oprationnelles. En effet, daprs le retour dexprience, les incendies sont pour la plupart dus une dfaillance humaine, notamment lors des oprations de remplissage, Section 4 : Procdures de maintenance. Pour les mmes raisons que pour les procdures oprationnelles, laccent est port sur les bonnes pratiques de maintenance prventive, Section 5 : Considrations sur la conception de la protection contre lincendie. Les recommandations prconises dtaillent les mesures apportes dans la section 10 de lAPI 2510. Les aspects abords sont le taux dapplication deau, les diffrentes mthodes dapplication deau, la conception de lalimentation en eau, les systmes de dtection incendie, les extincteurs portatifs, lusage de mousse dextinction et lignifugation, Section 6 : Contrle de lincendie et extinction. Cette section traite des procdures oprationnelles mettre en uvre pour apprhender et matriser un incendie, notamment pour les services de secours. Elle aborde les thmes du diagnostic, de lapplication deau, de lisolement de lalimentation en GPL et des tactiques de lutte contre la fuite de GPL et lincendie.
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[Link] ELEMENTS DE RETOUR DEXPERIENCE DONNES DANS LAPI 2510A LAPI 2510A apporte quelques lments relatifs aux accidents passs. Au paragraphe 1.3.2 : La plupart des feux de GPL ont pour origine des feux mineurs qui ont pu se dvelopper dangereusement. Il est important de noter que les feux de GPL ont souvent lieu, non pas du fait dune dfaillance du rservoir, mais du fait dune fuite sur un joint de pompe, sur une canalisation ou dune dfaillance dans la ralisation dune tche. Les erreurs humaines telles que les surremplissages et les fuites de canalisations des suites dun mauvais soutirage (eau ou chantillonnage) peuvent conduire des fuites de GPL. Cette publication traite de la prvention et du contrle de tels incidents et fournit de nombreuses mthodes pour lextinction et le confinement dincendie , Au paragraphe 1.4, lAPI 2510A apporte des donnes statistiques sur les accidents touchant des stockages de GPL et note ainsi que les ruptures de rservoirs sont des vnements peu probables (1 pour 100 000 rservoirs par an). Lincident le plus probable serait donc une fuite dun quipement connexe au rservoir suivi par une inflammation pouvant mener un flash fire, un VCE, un feu de nappe et un feu torche. Des conditions mtorologiques froides ou un GPL faible tension de vapeur favoriseraient le phnomne de feu de nappe. Si un incendie touchait un rservoir de GPL alors un BLEVE pourrait survenir avec les consquences humaines, financires et matrielles catastrophiques que lon connat. Il semblerait que tous les 10 ans, 3 accidents majeurs travers le monde implique du GPL. Ce constat les amne dire que la probabilit davoir un accident majeur sur un site GPL est de 1/2000 1/3333 par an. LAPI 2510A avance que le suivi de ses recommandations permettrait de rduire la frquence dun incendie majeur sur un site de stockage de GPL de 1 rservoir sur 20 000 par an 1 rservoir sur 100 000. Les causes de fuite identifies par lAPI sur des sites GPL stockant et manipulant du GPL sont essentiellement : une fuite dun joint dune pompe de transfert de GPL, une fuite de joint sur un joint de tige de soupape et sur un joint de bride, une fuite lors dun chantillonnage ou dune purge deau, une fuite dune canalisation de transfert due la corrosion, un dommage mcanique ou dune connexion dun tuyau filet, une dfaillance dun joint dun flexible de transfert ou dun flexible de dpotage linterface entre une installation fixe et une citerne routire, un wagon-citerne ou un container maritime, une fuite dun rservoir de stockage due la corrosion, un surremplissage dun rservoir conduisant un rejet liquide par les soupapes, une rupture du rservoir de stockage due un jet de flamme direct sur la paroi non mouille.
5.3 NFPA 58
Les missions de la National Fire Protection Association (NFPA), association internationale but non lucratif, est de rduire loccurrence dincendie et autres risques en rdigeant et diffusant des codes et standards, en ralisant de la formation et favorisant la recherche. La NFPA compte plus de 81 000 membres travers le monde et plus de 80 organisations professionnelles et entreprises. Fonde en 1896, la NFPA joue un rle de premier plan pour la prvention de lincendie et fait autorit sur le plan de la scurit du public. De fait, les 300 codes de la NFPA influencent la conception, la construction et limplantation de nombreuses installations. Ldition NFPA 58, Liquified Petroleum Gas Code, a t prpare par le Comit Technique sur les GPL et acte par la NFPA lors dune runion tenue en novembre 2003 aux Etats-Unis. Cette dition a t dite et approuve par
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Des experts GPL, membres de la NFPA, soumettent leurs propositions de modifications qui sont ensuite acceptes ou pas par le comit technique par vote. Les choix retenus sont motivs et tracs dans des documents Reports on comments .
Il sapplique diffrents types de stockage : arien, sous talus ou enterr. Ce code ne sapplique pas aux rservoirs glisols et aux cavernes de stockage ; aux usines gaz, raffineries et sites ptrochimiques ; aux sites dutilits en gaz (cf. NFPA 59) ; certains sites chimiques ; au GPL utilis avec de loxygne ; aux portions de systmes GPL couverts par la NFPA 54 ; au transport arien ; protection portuaire contre lincendie ; aux quipements de rfrigration ; aux exigences du NFPA 1192 relatives aux vhicules ; aux bornes de distribution de propane rgies par la NFPA 30A. Aprs la description des documents de rfrence et la dfinition des termes utiliss dans le document (Chapitres 1 3), la structure de la NFPA 58 est la suivante : Chapitre 4 : Prescriptions gnrales portant sur la rception des quipements et systmes GPL, lodorisation du GPL, la notification des installations, la qualification du personnel et la contamination du GPL par lammoniac, Chapitre 5 : Equipements et appareils GPL. Ce chapitre couvre les codes et standards suivre pour les conteneurs, les quipements connexes des rservoirs (piquages, soutirage, purge, etc.), les canalisations y compris flexibles, les vannes et soupapes hydrostatiques. Chapitre 6 : Installations de systmes GPL. Cette partie aborde la localisation des rservoirs GPL sur un site avec les distances de sparation associes, lemplacement des zones de transfert de GPL, la protection contre la corrosion, etc. Chapitre 7 : Transfert de GPL en phase liquide. Les aspects scurit lis cette opration, la mise lvent du GPL, les oprations de purge sont abordes dans cette partie.
Chapitre 8 : Stockage en bouteilles en attente pour lutilisation, la revente ou lchange. Ce chapitre porte sur la localisation et la protection du stockage de bouteilles GPL. Chapitre 9 : Transport de GPL. Ce chapitre sapplique aux rservoirs et quipements associs ddis au transport de GPL, comprenant les quipements de transfert. Chapitre 10 : Btiments et structures accueillant les installations de distribution de GPL Chapitre 11 : Systme pour carburant moteur au GPL Chapitre 12 : Rservoirs rfrigrs Chapitre 13 : Expdition et rception par voie maritime Chapitre 14 : Oprations et maintenance. Ce chapitre inclut les exigences lies lexploitation et la maintenance sur les dpts vrac, les sites industriels, des systmes rfrigrs, maritimes et dapprovisionnement par pipelines.
La base de donnes DOSIS prcise les chapitres et paragraphes des diffrentes normes et standards mettre en uvre. Il en ressort que la base de donnes DOSIS est une base de donnes dtaille permettant dobtenir trs aisment, selon le type dquipement ou dinstallations, les points prcis des normes appliquer. En parcourant brivement des extraits de ces normes, nous pouvons formuler les remarques suivantes : Ces normes, rgles, standards apportent les principes techniques de construction, dexploitation et de scurit appliquer. Ils donnent notamment des prcisions lorsquil sagit de contrle priodique ou de dure de tenue au feu. Toutefois, ils nabordent pas les aspects lis au retour dexprience et ne font pas rfrence des accidents du pass pour justifier de telle ou telle prescription. Il semblerait que la stratgie de protection contre lincendie mise ici consisterait mettre en place : une dtection incendie sur la zone de stockage ou de transfert, une isolation thermique sur les rservoirs GPL, une extinction de lincendie via des extincteurs ou un arrosage via des hydrants.
Ainsi, il apparat qu cette base de donnes des exigences rglementaires, il faut absolument ajouter la mise en uvre de bonnes pratiques issues de professionnels. En effet, on ne pourrait restreindre la lutte contre lincendie lutilisation dextincteurs ou de lances mobiles dincendie, surtout pour des capacits de stockage aussi importantes (200 tonnes).
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Le document comprend par ailleurs des annexes pour notamment lexamen des rservoirs et le dimensionnement des canalisations de GPL. Les exigences relatives aux canalisations du TRF 1996 sont issues des exigences donnes dans les TRR4 100 et TRR 521. Les exigences attendues de diffrents types de canalisations (en cuivre, en acier et en matire plastique) sont rappeles. Les conditions de construction et de mise en place de ces canalisations sont dcrites ainsi que les moyens de protection contre la corrosion.
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reprsenter lindustrie auprs des autorits nationales comptentes et des instances europennes notamment pour la rglementation ou la certification, dassurer que des formations sont disponibles et de monter ces formations, de runir des informations statistiques sur les ventes pour les membres, diffuser des informations gnrales sur la scurit.
La LP Gas Association apporte galement son exprience auprs dautorits nationales telles que le HSE et dinstances europennes pour dvelopper et mettre jour des procdures sres pour lindustrie.
De mme, dans le NFPA 58, les modifications sont repres mais elles ne semblent pas majeures du point de vue de la scurit. Cela peut sexpliquer par le fait que les avances scientifiques et techniques ne sont pas remises en cause par des accidents ou du moins que le retour dexprience est insuffisant pour modifier les concepts et ajouter des contraintes sur les quipements de scurit. Par ailleurs, ces guides, mme sils sont assez prcis, nabordent pas en dtail les spcifications techniques des quipements lis au procd et/ou la scurit. Ces documents se veulent gnraux et de ce fait, font rfrence des standards spcifiques pour un quipement donn. Or, ces standards spcifiques intgrent galement les expriences de terrain. Ainsi, ce travail ne saurait tre considr comme exhaustif, de par les sources bibliographiques utilises. Dailleurs, ce sujet, les dispositions organisationnelles sont rappeles rapidement dans les documents (formation, mise en place de maintenance). Il est particulirement intressant de constater que les guides API 2510/2510A et la NFPA 58 traitent non seulement de la scurisation des capacits en cas de feu mais aussi de la protection des services de secours. En effet, le retour dexprience ce sujet montre que les sapeurs pompiers taient souvent les premires victimes de ces accidents (distance dloignement, mthode optimise de refroidissement des capacits). Dans le tableau suivant, pour les rservoirs de GPL ariens mais galement enterrs ou sous talus, les propositions en terme de barrires techniques sont listes pour les fonctions de scurit identifies dans les guides examins.
Allemagne Capacit 3 > 15,2 m > 200 t (TRF 1996) Capacit < 3 t 1 dtection niveau
CoP 1 / Part 1 > 75 kg, arien 1 indicateur de niveau 1 dtection indpendante fixe de niveau maximal de liquide (86,6% vol pour le propane et 89,9% pour le butane) OU 1 vanne disolement indpendante pour un niveau liquide maximal
CoP 1 / Part 4 > 150 L, enterr et sous talus 1 indicateur de niveau 1 dtection indpendante fixe de niveau maximal de liquide (87% vol pour le propane et 90% pour le butane) OU 1 vanne disolement indpendante pour un niveau liquide maximal 1 indicateur de pression sur un piquage pour les capacits > 5000 L deau (soit 2,2 t)
Eviter et limiter le 1 jauge (voire 2) surremplissage 1 alarme niveau haut indpendant 1 jauge niveau trs haut (<98%) 1 clapet anti-retour sur canalisation
1 indicateur fixe de 1 indicateur fixe de 1 jauge niveau haut niveau haut 1 alarme niveau 1 jauge niveau 1 jauge niveau haut
1 clapet anti-retour sur la ligne dalimentation 1 alarme niveau trs liquide haut vanne contre le surremplissage 1 clapet anti-retour
Indicateur de pression
1 manomtre connect la phase gaz pour les capacits > 2,2 t (5000 L deau) de GPL 1 indicateur de pression sur un piquage pour les capacits < 2,2 t
Eviter et limiter la 1 soupape au moins 1 soupape interne surpression de la avec ressort capacit asservissement pour lisolement du rservoir et ligne dvent DRA-08-85166-00650B
1 soupape avec sa ligne dvent 1 soupape avec sa ligne dvent sur la canalisation de
1 soupape
1 ou plusieurs soupape(s) inviolable ressort direct ou quivalent (ligne dvent non ncessaire)
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Allemagne Capacit 3 > 15,2 m > 200 t soupapes (TRF 1996) Capacit < 3 t soutirage liquide
CoP 1 / Part 4 > 150 L, enterr et sous talus 1 purge ou autre moyen de vidanger du liquide
Eviter Equiper la ligne de laccumulation de purge dune vanne liquide fermeture rapide pour faciliter la purge Eviter une fuite de GPL sur la ligne de purge Dispositif antigel (pour permettre une manuvre de la ligne de purge)
Ligne de purge
? 1 limiteur de dbit sur la ligne liquide 1 limiteur de dbit sur la ligne liquide
Dtection gaz Contrle de ltanchit des connexions 1 limiteur de dbit (orifice calibr de diamtre < 1,5 mm
NFPA 58 Capacit < 7,6 m 2 clapets antiretour sur la ligne dalimentation liquide et gaz 1 vanne manuelle sur la ligne gaz
3
Allemagne Capacit 3 > 15,2 m > 200 t Vannes disolement commandes distance et fermeture rapide (TRF 1996) Capacit < 3 t 1 vanne disolement de scurit, en position normalement ouverte et isolant le ligne soutirage gaz sur signal du contrle de pression lorsque la pression en amont dpasse la pression de service 1 vanne de purge de scurit en position normalement ferme et souvrant lorsque la pression excde la pression de service maximale fixe 1 vanne disolement principale
Isoler le rservoir Vannes fermeture automatique scurit positive en cas de feu (dans les 15 minutes) pour capacit > 35 m3 Vannes manuelles disolement accessibles sur les lignes liquide et gaz Clapet anti-retour Vanne disolement dporte et dclenche par fusible thermique
2 clapets antiretour sur la ligne dalimentation liquide et gaz 1 vanne manuelle sur la ligne gaz 1 vanne scurit positive sur la ligne de soutirage gaz + limiteur de dbit ou vanne de fond de cuve Vanne de fond de cuve sur la ligne liquide active par fusible thermique Vannes internes fermeture automatique sur activation feu + commande dporte
1 vanne manuelle disolement sur les piquages gaz et liquide en entre et sortie du rservoir aussi proche que possible du rservoir : vanne tournant sphrique pour les connections > 1 Connections plus grandes que 3 mm de diamtre pour le liquide et 8 mm pour la vapeur protges par un limiteur de dbit, un clapet anti-retour ou une vanne disolement scurit positive commande dporte. Clapet anti-retour ( ressort)uniquement sur la ligne de remplissage ou la ligne retour liquide Cas particulier pour les canalisations liquide dun diamtre nominal > 25 mm
Dtection hydrocarbures / flamme Distances disolement (les distances varient selon la prsence Distances disolement (les distances varient selon la prsence Distances disolement (les distances varient selon la prsence Distance de sparation Isolant thermique sur rservoir Mesures prescriptives : Distances disolement Distances disolement (les distances varient selon la prsence
API 2510 / 2510A Toutes capacits de mur coupe-feu) Ignifugation sur certains quipements
Allemagne Capacit 3 > 15,2 m > 200 t (TRF 1996) Capacit < 3 t Mur coupe-feu Mise sous talus ou cran thermique Ignifugation -
de mur coupe-feu)
de mur coupe-feu)
Accs pour les services de secours Maillage du rseau incendie Capacit suffisante en eau : quantit deau ncessaire pour refroidir la plus grande capacit + quantit deau ncessaire pour refroidir les capacits adjacentes + 3 fois 946 L/min pour le courant de refroidissement
Accs pour les services de secours Maillage du rseau incendie Capacit en eau correspondant la quantit en eau ncessaire pour assurer un taux dapplication deau de 9,8 L/m/min sur un rservoir pendant 1 heure
Refroidir les Taux dapplication rservoirs en cas de 4 10 L/m/min dincendie Arrter de la pomperie Sur dfaillance pompe, incendie ou niveau bas du
Extincteurs
Allemagne Capacit 3 > 15,2 m haute > 200 t (TRF 1996) Capacit < 3 t
CoP 1 / Part 4 > 150 L, enterr et sous talus Revtement avec ou sans protection cathodique
Revtement avec ou sans protection cathodique pour les rservoirs sous talus ou enterrs
Les lignes de purge font galement lobjet dune attention particulire (cf. accident de Feyzin). De manire gnrale, des recommandations sont prodigues pour tous les raccords et vannes quipant le rservoir de stockage de GPL. Dans tous les cas, la survenue dun incident doit dclencher la mise en scurit du rservoir (fermeture des vannes de sectionnement, isolement du rservoir et mise en scurit des quipements connexes de type pomperie) et de linstallation en gnral.
Dans les diffrents guides et rfrentiels, les mesures suivantes sont proposes pour prvenir un incendie et limiter les consquences dagressions thermiques sur le rservoir : Les distances de sparation entre stockages et entre un stockage et un autre quipement. Les distances minimales de sparation pour lensemble des guides prennent en compte les 2 scnarios suivants : un incendie survenant lextrieur du stockage GPL, un incendie survenant sur des installations inflammables proximit. La dtection incendie (feu/flamme/fume). Lignifugation ou isolation thermique.
La protection thermique peut tre assure principalement de trois faons : placer le rservoir sous terre (rservoir enterr), couvrir le rservoir avec de la terre (rservoir sous talus), quiper le rservoir dun systme dextinction dincendie (dluges, rampes, avec le rseau deau adapt aux besoins).
Le CPR8-3E (1st edition 1991), dit par les Pays-Bas, propose pour la mise sous talus de recouvrir le rservoir dau moins 30 cm de terre (50 cm en Allemagne et 1 m en France). La protection cathodique doit maintenir un potentiel sur toute la surface 850 mV ou une valeur plus basse (rfrence CuCuSO4). Si un systme rectifier est utilis, le potentiel doit tre infrieur 1500 mV. Dans un sol anarobique, le potentiel doit tre de -950 mV. Daprs Mounded LPG storage Experience and Developments (05/11/1987), par Donald Barber, les allemands sont les premiers construire des stockages de GPL sous talus, notamment sous limpulsion du Professeur Friedrich Mang de lUniversit de Karlsruhe. Cette technique de stockage a pour avantage, entre autres, de protger le rservoir par rapport aux incendies externes et donc de limiter les moyens fixes dextinction, de gnrer des distances de scurit et une surface au sol ncessaire plus faible par rapport des stockages ariens. Les premires installations datent de 1959. A la date du document de D. Barber, les visites quinquennales navaient pas dcel de problmes particuliers. Sagit-il de visites externes ou avec enlvement du talus et de la protection anticorrosion ? Les rservoirs navaient quune protection anti-corrosion monocouche et ntaient pas quips de protection cathodique. Certains rservoirs sous talus sont munis en Allemagne de protection cathodique (cf. TRB 601). Ce changement de pratique pourrait provenir de linsuffisance dune unique protection anti-corrosion. Dailleurs, il a t constat sur ces premiers stockages des dcollements de la sous-couche de base en bitume dus des baisses brutales de temprature du rservoir. En labsence de confirmation, nous ne pouvons garantir que lensemble des rservoirs de stockage GPL en Allemagne soit munis dune protection cathodique lorsquils sont mis sous talus, dautant que le march allemand du GPL est trs fortement familial, contrairement au march franais du GPL. Dautres pays ont galement opt pour ce mode de stockage : la GrandeBretagne, la Nouvelle-Zlande, lAustralie ou encore la Suisse. Finalement, les critres qui guident les choix de stratgies de scurit sont lis au contexte du march du GPL dans ces pays, aux contraintes climatiques, au cadre rglementaire dans lequel sinscrivent ces installations, aux pratiques de loprateur selon quil appartienne un grand groupe ou que son entreprise soit familiale, etc.
Dautres thmes sont abords, tels que les protections mcaniques du vhicule de transport, les remorques routires et semi-remorques, le transport de conteneurs stationnaires dun point un autre sur un site ainsi que le parking et le remisage des vhicules utiliss au transport de GPL Puis, la NFPA 58 dcrit les prescriptions spcifiques au transport. A titre dexemple, les recommandations suivantes sont apportes : Le flexible pour la phase liquide de plus de 1 inch de diamtre (taille nominale) et le flexible pour la phase gazeuse de plus de 1 inch (taille nominale) doivent tre protgs par une vanne interne qui rponde aux paragraphes 5.10.4(1) et 5.10.4(2). Les connecteurs flexibles utiliss pour compenser les vibrations et stress sur le systme de canalisation doivent tre limits 1 m de longueur.
7. CONCLUSIONS
Dans le cadre du programme EAT-DRA 71 relatif lvaluation des risques des Systmes Industriels, lopration B1.1 de lex-EAT DRA 37 vise analyser lintgration du retour dexprience dans lvolution des rgles de scurit pratiques par les industriels ltranger. Diffrentes activits industrielles ont t identifies et la prsente tude porte sur le secteur du GPL, plus particulirement sur les sites de stockage de GPL et sur les oprations de chargement et de dchargement. Lobjet de ce rapport est donc, partir de guides et de rfrentiels existants ltranger, didentifier les stratgies de scurit retenues et dexaminer limpact des accidents passs sur lvolution de ces documents. Dans un premier temps, aprs une brve description des types dinstallations concernes par cette tude, les accidents majeurs qui ont marqu le secteur du GPL ont t prsents ainsi que les principaux enseignements qui en ont t tirs. Ces accidents majeurs ont permis lindustrie du GPL, relativement rcente puisquelle sest dveloppe partir des annes 1930, de sorganiser face aux situations accidentelles que ce soit au niveau de la prvention quau niveau de la gestion de crise. Une recherche bibliographique de rfrentiels trangers, publis par des organisations professionnelles, relatifs au GPL a conduit examiner des rfrentiels amricains (API 2510 et API 2510A, NFPA 58) et europens (Allemagne, Grande-Bretagne avec le Code of Practice Part I). Lexamen de ces documents amne aux remarques suivantes : Les rfrentiels prsentent diverses possibilits de stockage et donc diverses stratgies de scurit. Toutefois, les fonctions de scurit sont globalement les mmes dun rfrentiel un autre. Les rfrentiels ne se prononcent pas en faveur dune option technologique mais refltent les pratiques rencontres dans le secteur du GPL. Les guides sont homognes dans leurs prescriptions et montrent une certaine standardisation des sites. Ainsi, il ny a pas de voie unique pour lexploitation et la scurit dun site GPL. Les guides examins prsentent des quipements dexploitation et de scurit pour les rservoirs et sites GPL, qui sont particulirement dtaills dans les documents britanniques et amricains. En Allemagne, un document de synthse regroupant lensemble des normes et standards applicables manque. Toutefois, la base de donnes DOSIS regroupe lensemble de la rglementation nationale allemande en vigueur. La stratgie de scurit prsente dans lensemble des documents est avant tout de prvenir les fuites de GPL. Si elle a lieu, il sagit de la limiter au plus vite et de limiter les sources dinflammation. Si la fuite senflamme, il sagit de circonscrire au plus vite lincendie pour viter le phnomne de BLEVE. La matrise de lincendie nest pas vraiment aborde dans les textes allemands et dans la NFPA. En revanche, lAPI et le LP Gas Association consacrent un
document particulier cette problmatique avec les quipements et les stratgies de lutte contre lincendie. Les rfrentiels proposent les diffrents types de modes de stockage mais ne se prononcent pas sur le choix prfrentiel dun mode de stockage par rapport un autre. Ainsi, la NFPA 58, les normes / standards allemands et le Code of Practice 1 couvrent les rservoirs ariens comme les rservoirs enterrs ou sous talus, tandis que lAPI 2510 nest applicable quaux rservoirs de stockage ariens. En effet, ce choix est guid par diffrents facteurs tels que les contraintes de surface au sol, conomiques, gologiques, urbaines, capacit prvue, etc
Le march du GPL est important en Europe et les pratiques ne sont pas forcment harmonises dun pays un autre. Cela tient autant au contexte rglementaire national quau tissu industriel national (prsence nombreuse de petits exploitants en Allemagne par rapport la France). Toutefois, lAEGPL a pour objectif, entre autres, de favoriser la cohrence des pratiques. Il aurait t intressant davoir accs aux rfrentiels des principaux industriels du secteur GPL pour voir comment ces bonnes pratiques sont intgres, dautant plus que ces rfrentiels industriels sont appliqus comme des standards dans tous les pays mais bien entendu adapts ensuite au contexte rglementaire et local du pays dans lequel ces rservoirs sont implants. Cependant, il ne nous a pas t possible dobtenir ces documents internes. Et par consquent, nous navons pas pu rcuprer dinformations sur les retombes des choix technologiques des pays voisins, tel que lAllemagne qui pratique la mise sous talus des rservoirs GPL depuis plus de 30 ans. Au regard des documents examins, il savre difficile de faire un lien explicite entre le retour dexprience et le contenu de ces guides professionnels. Dans la quasi-totalit des cas, il ny a pas de rfrence explicite un accident majeur touchant au GPL pour justifier de tel ou tel choix technologique ou dun choix de stratgie de scurit. Ainsi, certains guides tels que le NFPA 58 ou lAPI 2510A voquent clairement la prise en compte du retour dexprience. Les modifications des guides dune version une autre sont, par contre, trs rarement prcises, except pour la NFPA 58 o les modifications sont traces lors des comits de rvision. Toutefois, les enseignements daccidents passs napparaissent pas comme justifications aux dcisions de modification. Toutefois, il est indniable que les nombreux accidents majeurs du GPL ont profondment impact la profession et par consquent, les rfrentiels intgrent forcment ces enseignements. On peut, ce titre, citer les changements de pratique vis--vis du risque incendie pour rservoir arien avec lamlioration des techniques de lutte contre lincendie, ou encore vis--vis du risque corrosion pour les rservoirs sous talus. En tout tat de cause, lexception de quelques points (comme larrosage asservi la dtection gaz en France), lexamen des rfrentiels trangers relatifs au GPL tend montrer que la pratique franaise est en ligne avec les bonnes pratiques noncs par les organismes professionnels trangers.
8. ANNEXE
Numro 1 2 Titre Contexte du GPL Elments de retour dexprience Nombre de pages 2 9
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Les tableaux suivants ont pour objectif de prsenter le march du GPL en France, notamment les sources dapprovisionnement (Tableau 1) ainsi que les moyens de distribution (Tableau 2).
(en milliers de tonnes) Production des raffineries en France GPL extrait du gaz naturel Importation de GPL * Exportation du GPL Butane 1579 21 603 1283 Propane 732 24 1545 352 Total 2311 45 2148 1635
* dont Algrie (413), Royaume-Uni (368), Norvge (353) Tableau 1 : Approvisionnement de la France en GPL
Tableau 2 : Moyens de distribution du GPL en France Ils sont utiliss dans les marchs : - domestiques : cuisine, eau chaude, chauffage, loisirs, bricolage - industriels : fours de cuisson, fusion, chauffage des locaux, - tertiaires et artisanaux - collectifs : chauffage dimmeubles - agricoles : chauffage des serres, schage de crales - carburation : stockage du GPL carburant dans les stations services - ainsi que pour le stockage du butane et du propane dans les centres remplisseurs de bouteilles et relais vrac servant au ravitaillement des rservoirs.
Butane (en tonnes) Ventes en bouteilles Ventes en vrac Ventes pour carburation Dont ventes pour vhicules routiers 399 286 112 875 Propane (en tonnes) 231 373 1 843 158 247 370 138 962
Industrie 13%
Carburation 9%
Agriculture 17%
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Figure a : Rpartition des accidents selon leur lieu de survenance 2. Phnomnes observs Ceux-ci ont t classs en cinq catgories : Phnomne
Epandage liquide sur le sol Fuite en phase gazeuse sans inflammation Feu torche (ou le feu de nappe) Explosion de gaz ou de vapeurs BLEVE dune capacit
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Il est noter que les phnomnes 1 et 2 peuvent tre des vnements (phnomnes) prcurseurs de 3 ou 4 alors que le feu torche (ou de nappe) peut tre lvnement prcurseur de 5 (BLEVE). Ainsi, une fuite de produit (liqufi ou non) inflammable peut senflammer bien aprs lpandage. La figure ci-dessous reprend les diffrents phnomnes impliqus. Le phnomne retenu dans le classement ci-dessous est le phnomne majeur constat lors de l'accident (pour une fuite suivie d'un incendie, ce type d'accident est agrg la catgorie incendie).
BLEVE 24%
Explosion 24%
Figure c : Rpartition des vnements par phnomne observ En fait , quelques cas de nappe liquide observe ont t rapports mais en gnral, les descriptions prcises du droulement des phnomnes ayant conduit des accidents graves sont trs rares, ce qui justifie les prcautions prendre avec les donnes chiffres. Nous remarquons ainsi que le phnomne principal qui caractrise les accidents lors des oprations de transfert de GPL est la fuite suivie dun allumage du nuage form ce qui donne lieu dans la majorit des cas rpertoris (48 %) lapparition deffet de surpression (24 %) ou de boule de feu (BLEVE : 24 %). Toutefois, linflammation ne sest pas produite dans 32% des cas rapports. Les deux phnomnes incendie et explosion (y compris BLEVE), phnomnes par ailleurs rgulirement associs, reprsentent plus des deux tiers des accidents (68%). Pour les cas rpertoris on notera que la fuite s'accompagne le plus souvent de la formation d'un nuage drivant dans le sens du vent dominant. L'allumage distance de ce nuage (distance qui peut tre assez grande) est suivi d'un "retour de flamme" qui pourra amener un feu sous la (ou les) citerne(s) routire(s) ou ferroviaire(s) ou ses abords immdiats.
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Les BLEVE connus et rpertoris dans la littrature, rsultent dans tous les cas prsents prcdemment d'un incendie provoquant l'chauffement, la monte en pression et la rupture mcanique de la capacit. Ce phnomne concerne donc les capacits ariennes nues, c'est--dire celles dont l'enveloppe n'est pas (ou mal) protge vis--vis des effets thermiques. A cet gard, parmi les accidents prsents, linadquation des moyens de protection est rgulirement pointe et dterminante dans lvolution des squences accidentelles vers le BLEVE. Les explosions de gaz combustibles sont le rsultat d'une fuite de gaz suivie de l'inflammation du nuage, lequel se trouve en totalit ou pour partie dans un espace plus ou moins encombr. Un grand nombre d'essais exprimentaux ont montr que l'allumage d'un nuage de gaz en milieu libre, n'amne pas pour le cas de GPL l'apparition de surpression notable et dommageable pour l'environnement. Ce constat est confirm par les comptes rendus daccidents. C'est d'ailleurs, sans doute, pour cette raison de confinement partiel, que le plus grand nombre d'explosions de gaz combustible (avec apparition deffets de surpression) concerne des units de fabrication, qui gnralement, induisent une forte densit d'quipements (donc de joints, de vannes etc...) dans un volume faible ou des fuites en clientle lorsque le nuage a envahi une habitation par exemple... Il est noter que, dans ces cas, l'explosion du nuage pourrait crer des dsordres et des fuites sur d'autres rservoirs ou citernes mobiles sur dautres installations ou sur les personnes (effets domino lis aux effets thermiques, de souffle, ou de projection). On notera enfin, quun seul vnement rpertori fait mention dun incident nayant pas donn lieu une fuite et que de rares compte rendus mentionnent la prsence dune phase liquide de GPL sur le sol (22/12/1975, Mcon, ARIA, n 28500 et probablement laccident du 23/10/1989 Le Blanc, ARIA n 948) 3. Gravit des accidents La gravit des accidents a t apprcie de manire simple au travers de deux classes : accident ayant entran des dommages corporels, accidents nayant pas entrans de dommages corporels.
Dans 63% des cas, les accidents nont pas entran de dommages corporels. Lorsquil y a eu dommages corporels (blessure ou mort dhomme), soit 20 des cas recenss, les phnomnes qui en sont la cause sont reprsents dans la figure ciaprs.
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Autres 29%
BLEVE 14%
Figure d : Phnomnes entranant des blessures ou mort dhommes Les feux (hors boule de feu) constituent la principale cause de dommages corporels avec 5 cas daccidents. Les victimes sont les personnes prsentes dans le nuage de gaz au moment de son inflammation. La catgorie Autres (6 cas) accueille principalement les accidents non renseigns quant lorigine des dommages corporels (5 cas) et, dans le cinquime cas, de la chute de loprateur conscutivement la fuite de GPL. Au total, ces 21 accidents ont fait 435 victimes dont 31 morts et 412 blesss. A noter que deux vnements ayant donn lieu lapparition de BLEVE reprsentent eux seuls 17 morts et 333 blesss. Cependant, les accidents survenant sur les postes de chargement ou de dchargement de GPL ne conduisent pas toujours des pertes en vies humaines. Ainsi, le 1er avril 1990, un accident sest produit dans une station d'embouteillage de GPL de Sydney (Australie), au cours d'une opration de transfert de produit d'une citerne routire vers un rservoir de stockage. Un incendie se dclare et conduit au BLEVE d'un rservoir cylindrique de 50 tonnes de G.P.L. et d'un camion-citerne. Environ 10 000 personnes sont vacues, l'aroport voisin est ferm temporairement mais aucune victime n'est dplorer. 4. Causes des accidents Concernant les causes et circonstances des 33 accidents prsents nous avons retenu les sept causes suivantes prsentes dans le tableau ci-dessous :
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Causes-circontances Rupture flexible Dfaillance organe citerne mobile Dfaillance organe de raccordement Dfaillance double clapet de rupture Dpart camion connect Erreur humaine Autres causes dont corrosion
Tableau e : Familles de causes-circonstances considres Un accident, mme s'il se gnralise parfois toute une zone a en gnral pour origine une action ou un quipement prcis. Dans le cas prsent, nous nous sommes donc intresss la nature des causes en distinguant les principales familles de causes-circonstances retenues. Leur rpartition fait lobjet de la figure prsente ci-aprs.
Autres 39%
Rupture flexible 7%
Erreur humaine 9%
Figure f : Rpartition par famille de causes-circonstances Le classement a t ralis en retenant lvnement prcurseur. Les causes identifies sont multiples. On remarquera cependant le nombre relativement important daccidents (9 cas) associs la dfaillance dorganes sur citernes routires ou ferroviaires. Les dfaillances dorganes de raccordement reprsentent 20% des cas. Sagissant des dfaillances dorganes de raccordement, il est noter que les deux des onze vnements rapports concernent les oprations de remplissage de rservoirs en clientle pour lesquelles les organes de raccordement sont de dimensions bien infrieures (11/4) celles de ceux utiliss sur site GPL (2 et 3). Lun concerne les pratiques de vissage gnrant lusure de filetages sur les deux parties dun raccord viss. Cette pratique, consistant bloquer la bague ct stockage fixe laide dun marteau, a t interdite sur la raffinerie et dconseille par lassociation allemande du GPL. Une large campagne nationale a t conduite
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en Allemagne montrant que nombre de ces filetages taient uss. Dans les 6 mois qui ont suivi, la situation sest amliore. Lerreur humaine, cause qui aurait pu aussi tre retenue en priorit pour le dpart des citernes encore connectes, concerne dans ce classement deux types derreurs : louverture dune ligne inapproprie entranant le rejet de produit latmosphre (2 accidents en Allemagne), lerreur opratoire qui amne lclatement du flexible comme par exemple lors de laccident de Divonnes-les-Bains ou le rejet de produit loccasion dune reprise liquide sur un rservoir en clientle (accident de Mouans Sartoux).
La reprsentation suivante permet, galement de visualiser o interviennent certains vnements initiateurs, savoir : le surremplissage, une fuite de gaz proximit de la sphre qui s'enflamme, un incendie dans le voisinage immdiat de la sphre.
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Pas de dpressurisation
Flux thermique
Arrosage inefficace
Flux thermique
Soupape bloque
Absence de soupapes
Flux thermique
Mauvais arrosage
Fuite de gaz
Source d'ignition
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Rsums des accidents cits dans le paragraphe 4.2 du rapport ([Link]) Port Newark (Etats-Unis, 07/07/1951) Dans une aire de stockage de propane, la rupture d'une tuyauterie provoque un incendie. Un dfaut de fonctionnement de la vanne d'isolement interne du rservoir relie la canalisation du rservoir provoque son explosion 15 minutes plus tard. Les 69 autres cuves prsentes sur le site explosent (BLEVE) dans les 100 minutes suivantes. L'intervention des pompiers est rendue dlicate, le systme de fourniture d'eau ayant t mis hors service par un projectile. 11 personnes sont blesses. Montral (Canada, 08/01/1957) Une sphre de GPL (Butane) dont les capteurs de niveau taient dfaillants est surremplie la suite d'une succession d'erreurs concernant l'estimation de la quantit de produit introduire. Dans un dlai de 30 minutes, la sphre se rompt (BLEVE). 15 minutes plus tard, 2 autres BLEVE dtruisent les 2 sphres voisines. Les fragments de rservoirs sont projets dans un rayon de 300 m. Une personne est tue au cours de l'accident. Mc Kittrick (Etats-Unis, 28/05/1959) Un BLEVE dtruit un rservoir de stockage de GPL alors que l'on vient, 10 minutes plus tt, de procder sa purge d'eau. Un fragment de 4 t est projet plus de 700 m ; 35 min plus tard, 6 rservoirs principaux sont leur tour dtruits par des BLEVE. 2 personnes sont blesses. Rio de Janeiro (Brsil, 30/03/1972) Vingt minutes aprs avoir t purge, une sphre de GPL explose en gnrant un BLEVE. Un fragment de 50 t est projet 950 m. 37 personnes sont tues et 53 sont blesses. Le montant des dommages s'lvent 12,3 M$. Cairns (Australie, 17/08/1987) Le mardi 17 aot 1987, un wagon contenant 21,95 tonnes (43,621 m3) de GPL a t dplac vers une usine gaz et un terminal ferroviaire Cairns. Il est approximativement 15 h 10, lorsque l'oprateur entame les oprations de dchargement du wagon vers le stockage constitu de rservoirs ariens horizontaux. Puis, alors que l'oprateur commence redescendre de l'chelle du wagon, le flexible de transfert phase liquide casse (ou il se produit une dfaillance sur le systme de couplage ou sur le joint) alimentant une fuite massive de GPL : le clapet "excs de dbit" de la ligne de dchargement ne fonctionne pas. L'oprateur chute sur le sol et constate que la citerne est enveloppe par un nuage dense de GPL. L'oprateur assist par un ajusteur dappareil pression courent alors vers les bureaux par donner l'alerte. Le nuage massif de vapeurs drive pour atteindre deux installations comprenant des installations de production d'eau chaude fonctionnant au gaz en sous-sol. L'une d'elle, situe environ 45 mtres de la fuite, tait en fonctionnement au moment de laccident. Vers 15 h 22, se produit l'inflammation du nuage sur la flamme pilote de l'installation de production d'eau chaude entranant un UVCE. La flamme parcourt tout le nuage pour remonter jusqu'au wagon qui est totalement pris dans les flammes, crant un feu intense aliment par la fuite en phase liquide.
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Au mme moment, la direction prvient les pompiers et la police et entreprend immdiatement l'vacuation de l'usine gaz ainsi que celle du voisinage. Plusieurs tentatives infructueuses, pour utiliser le systme de protection incendie, ont t menes avant larrive des pompiers, l'intense radiation du feu rendant impossible la manuvre de la vanne de la lance monitor. Les pompiers arrivent sur le site 4 minutes aprs linflammation. Au mme moment, la soupape de sret de la citerne mobile commence s'ouvrir et le jet de gaz libr senflamme immdiatement. Les pompiers sont aux prises avec des problmes dalimentation en eau qui leur permettait seulement un arrosage limit pour refroidir la partie suprieure de la citerne expose au feu. A 15 h 31, le wagon se dchire et le rservoir clate en plusieurs morceaux, librant son contenu et crant ainsi une boule de feu massive (BLEVE). L'explosion du rservoir entrane la production de fragments allant jusqu' des distances de 300 mtres environ. Miraculeusement, personne na t touch par les fragments mtalliques, et l'usine gaz, le terminal GPL ainsi que les bureaux, ne sont que faiblement endommags. La rupture du flexible serait probablement due lge (plus de 4 ans) et l'absence d'une maintenance approprie, sous la forme de contrles visuels mensuels et d'preuves hydrauliques annuelles. Quant la dfaillance du clapet excs de dbit, elle est probablement due la fatigue du fait qu'ils sont exposs durant leur service des dbits de chargement/dchargement excessifs, suprieurs ceux recommands par le fabricant. Sydney (Australie, 01/04/1990) Un incendie se dclare dans un dpt de gaz associ un centre emplisseur de GPL comprenant notamment les stockages suivants : 5 rservoirs ariens (cylindres de capacits 3x220 m, 1x220 m, 1x55 m) contenant respectivement 160 m, 148 m, 148 m, 88 m, 31 m de gaz ; des rservoirs ariens de petites capacits (cylindres), des camions-citernes dj chargs. Le site est entour d'entrepts et de btiments. Quelques habitations sont prsentes dans un rayon de 500 m, ainsi qu'une route. Le jour de l'accident, un incendie se dclare vers 21 h sur le site mais il n'est pas combattu immdiatement. Du fait du week-end, il n'y avait pas de personnel dans l'installation. Le trafic de l'aroport de Sydney, situ 2 3 km, est aussitt interrompu. A 22h05, le rservoir contenant 160 m de gaz bleve et se trouve projet 300 m dans la rivire voisine, dtruisant au passage un btiment industriel non occup ce moment. L'explosion provoque le dplacement du rservoir voisin de 50 cm sur son socle sans le renverser. L'ensemble du site est en feu. A 22h33, un camion-citerne de 40 t bleve son tour. A 23h00, les autorits dcident d'vacuer les riverains dans un rayon de 2km en les prvenant par diffusion de messages vocaux. Des incomprhensions (langue du message non parle par toute la population locale) crent une situation de panique. Environ 10 000 personnes auraient t vacues. 300 sauveteurs sont mobiliss. L'incendie perdure jusqu' 5 h du matin, moment o le gaz finit de brler. Plusieurs vannes taient restes ouvertes, l'incendie s'est donc propag par les tuyauteries l'ensemble des rservoirs connects. Les pompes alimentant le rseau incendie taient en panne. De nombreux bleve de petites bouteilles (une centaine) surviennent mais les autres gros rservoirs ne subiront pas de bleve. Le cot des dommages est valu entre 20 et 25 MF (soit 3,5 [Link]). Le sinistre a caus d'importants dgts par onde de choc et effets thermiques dans un rayon de 200 m. L'onde de choc est ressentie 3 km. Des analyses effectues sur le socle en bton du rservoir qui a blev montrent que le rservoir a subi une lvation de temprature quivalente celle d'une exposition 900 C pendant 2 h. La formation d'un nuage explosible partir d'une fuite sur une tuyauterie serait l'origine de l'incendie. La source d'ignition pourrait tre due au passage d'une voiture ou une tincelle d'origine lectrique. L'exploitant voque un acte de malveillance.
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