Sécurité Urbaine : Interactions Locales et Nationales
Sécurité Urbaine : Interactions Locales et Nationales
Bonsoir ! Nous esprons que votre deuxime journe de confrence a t riche de rencontres, dides et dchanges. Voici le rsum des sessions de la journe du jeudi 13. Rendez-vous demain pour de nouveaux dbats et pour la lecture du Manifeste de Saint-Denis et dAubervilliers !
Note : il manque les rsums de deux sessions La police comme acteur de la prvention et Villes et criminalit organise qui vous seront envoys avec le rsum des sessions du vendredi 14 dcembre.
Espagne Mme Rossella SELMINI, directrice du dpartement de la police locale et de la scurit, Rgion EmilieRomagne, Italie M. Jean-Louis TOURAINE, dput du Rhne, premier adjoint au maire charg de la tranquillit publique et de la scurit, ville de Lyon, France M. Zanoxolo WAYILE, maire excutif, Nelson Mandela Bay Metropolitan Municipality, Afrique du Sud Introduction du prsident de sance Les interactions entre les niveaux local, rgional et national sont importantes en termes de scurit urbaine et sont au cur des politiques de prvention. Il est important de ne pas se limiter aux dploiements de lEtat. En effet, les villes et les communes mettent en place des politiques locales avec efficacit. Il est important de franchir un pas supplmentaire et de mettre en place trois lments : La politique sociale, la scurit publique et la politique de gestion des territoires doivent parler la mme langue ; Valoriser les territoires, les communes ; Inciter au plus haut niveau les citoyens participer une citoyennet participative et active.
M. Abdelhak Kachouri En Ile-de-France, on a pris la dcision dagir concrtement en matire de mdiation, de prvention et de scurit par une politique ambitieuse et pragmatique. Il est important de parler la mme langue propos des problmatiques quon rencontre, sur les priorits donner aux quartiers les plus dfavoriss, propos de la capacit des instances locales faire mieux que lEtat (place centrale). Cette politique vise le respect de ltre humain. Autre problmatique : lasphyxie dont sont victimes un certain nombre de collectivits. Il y a un manque de moyen criant qui empche la prvention et de mdiation dtre correctement traites au sein des collectivits. Lchelon local est incontournable, cest de l que tout part, quon va comprendre le rle de tous les acteurs sociaux et associatifs afin davoir un appui du gouvernement et de lEurope. Limportant ici est donc de parler la mme langue et de tenter de trouver des liens entre les diffrents niveaux. M. Erich Marks La discussion va au-del de qui doit contacter qui mais plutt qui doit participer la communication ? Et quels sont les principes de cette communication ? 7 suggestions : La coopration multidisciplinaire en criminologie nest pas assez dveloppe. Il ny a pas assez de coordination en matire de prvention. Les connaissances sur la prvention mnent rarement des actions. Les normes et les publications ne sont pas bien dissmines et elles ont peu deffet direct sur les actions. Les connaissances sur la prvention doivent donc tre mieux diffuses, surtout vers les dcideurs responsables. La politique criminelle moderne nest pas assez guide par les expriences modernes (les concepts de punition et de sanction sont encore trs prsents). La prvention nest pas intgre comme elle devrait ltre. Les nouvelles criminalits sont perues trop tard (par ex, crime conomique sur internet). Il ny a pas assez dchanges de connaissances et de thories (peu de rseaux entre les diffrents niveaux). Ces dernires annes, beaucoup de bases de donnes internationales ont t dveloppes mais elles ne sont pas bien utilises. Linteraction entre les diffrents niveaux se fait le plus souvent de haut en bas (penser mondial, agir
local). Il serait galement intressant de penser global et agir global, penser local et agir local et penser local et agir global. Les ressources suffisantes sont rarement donnes des stratgies de prvention durables et long terme. Les dcideurs politiques sont attachs au court terme.
M. Jaume Domingo (remplaant de M. Andreu Joan Martinez I Hernandez) En Catalogne, il y a 213 corps de police locales qui sont des corps arms et hirarchiss. Ils sont considrs comme lautorit dans la rue autant que les autres polices, rgionale et nationale. Barcelone, depuis 2008, il ny a aucune police nationale. Les corps de police relvent des comptences de la police rgionale. Mais il ne faut pas perdre de vue que le cadre lgal continue tre celui de lEtat central. La division territoriale se fait partir de la reprsentation administrative. Il y a une plus grande proximit des corps de police avec les citoyens. Cette police a deux niveaux de relation importants : Niveau interne avec la municipalit (rle de prvention), ils connaissent trs bien les lieux et les personnes ; Niveau externe avec la police nationale. Ils sont forms dans les mmes salles de classe.
Raction de la salle : Est-ce une bonne ide de crer des units de police locale ? Peut-tre que les gouvernements locaux ont plus de moyens, arrivent mieux traiter les problmes Quelle est la recommandation ? Le niveau local permet de faire des actions trs directe, de proximit avec les citoyens. Mme Rossella Selmini En Italie, la police locale est ancre dans la tradition du systme administratif. Les villes ont toujours jou un rle significatif. Le rle des polices est trs ancr dans le territoire. La priorit numro un de la politique de scurit urbaine est la criminalit, non pas tant les liens entre les diffrents niveaux de gouvernement. Ceci tant dit, il est clair que les rgions, en tant que niveau intermdiaire, mettent en uvre certaines politiques nationales. LEtat a transfr certaines de ses prrogatives aux rgions, dont certaines sont devenues des phares en terme de prvention. Les Etats sont trop grands pour se pencher sur les problmes locaux de scurit. Le niveau rgional intermdiaire est trs utile et peut prsenter un cadre entre les parties prenantes. Obstacle la coordination : il y a une rtention des informations sur les donnes collectes (par exemple les plaintes des citoyens). Sil ny a pas de coordination, dinteractions entre les niveaux, on ne pourra pas offrir une rponse efficace au problme de la criminalit. Chaque niveau veut prendre ses responsabilits, mais qui va prendre les devants ? Qui va coordonner ? Raction de la salle Lq rduction des ingalit, le partage des richesses, les moyens accords lducation ne pourront pas tre mens autrement que par des politiques tatiques .Nous avons besoin dun Etat-Nation fort qui sattaquerait ces problmes structurels. M. Kachouri : LEtat doit reconnatre chaque spcificit des territoires. M. Pighi : Les grandes problmatiques (prostitution, drogue, difficult des jeunes, problmes lis aux migrants) doivent tre gres dans un cadre global et gnral. Les spcificits locales entrent en jeu quand les phnomnes locaux sont trs spcifiques.
Aujourdhui, ce qui marche, cest quand il y a le lien. Avoir des connaissances fines par quartier permet des solutions meilleures. La proximit et le sens de lattachement au territoire sont un gage de russite (concernant la police locale). Limportant ici est de crer des partenariats, des liens et de parler la mme langue. M. Zanoxolo Wayile La structure de lconomie de lAfrique du Sud est telle que la majorit des gens nont pas accs la richesse et cela rend les choses difficiles. Dans son ensemble, le pays a dvelopp des relations intergouvernementales qui tablissent des relations entre les diffrents niveaux et le pouvoir local est au premier rang pour dlivrer les services. Dfit au niveau de la fiscalit : les municipalits doivent sassurer quelles collectent leurs propres recettes car si largent est accord par lEtat, on ne peut lutiliser pour les priorits spcifiques au niveau local et municipal. Un autre dfi : le dveloppement urbain et la planification urbaine : Comment tenir compte de la prvention urbaine ce niveau-l ? Importance de faire confiance aux personnes pour avancer et trouver des solutions. Les personnes ont de grands potentiels de crativit. Il faut motiver les gens croire en leurs projets. Quelle socit veut-on construire ? Quelles valeurs, quelle thique, quelle morale ? Si on ninvestit pas dans la jeunesse, on risque des catastrophes sociales : La question du manque de ressources nous fait parfois perdre espoir . Mme Rossella Selmini : Loi de 2008 permettait aux citoyens de pouvoir sorganiser pour grer en partie la scurit dans leurs quartiers, sous lautorit du prfet. Mais, tout comme le projet dagents de quartier, cela na pas abouti. M. Zanosolo Wayile : Il faut avoir foi en ltre humain. M. Abdelhak Kachouri : Remettre lhumain au cur. Synthse du prsident de sance : Parler le mme langage et cohrence du raisonnement et des choix qui doivent tre mis en place par lEtat. Il faut que les choix soient impulss par lEtat et dclins au niveau local en fonction des spcificits. Ncessaire attitude de comprhension lgard du pass. Avoir une coordination entre les diffrents niveaux. Surmonter les divergences dintrts. Le citoyen a besoin de vivre dans un cadre serein pour vivre dans lespace public en toute tranquillit. Arriver une politique cohrente qui part du niveau europen et qui se dcline tous les niveaux et qui implique toutes les parties prenantes et les acteurs.
M. Lionel LE CLEI, vice-prsident, directeur dunit Advanced Business Development, Thals communications et scurit, France M. Martin SCHEININ, professeur de droit international public, coordinateur du projet SURVEILLE, Institut universitaire europen, Florence, Italie M. Tom SORELL, professeur dthique mondiale, Universit de Birmingham, Royaume-Uni M. Sorell : difficult de concilier la recherche de scurit via les technologies (vidosurveillance, contrles de scurit, contrles personnels, scans aux aroports) et la protection de la vie prive que les citoyens rclament et laquelle ils ont droit. Lutilisation de la technologie soulve des problmes thiques, juridiques et de proportionnalit. Cette problmatique est encore plus aige en milieu urbain : Diffrents types de lieux publics Diffrentes populations qui sont particulirement surveilles mais sans preuve.
M. Scheinin : il faut valuer lefficacit des technologies mais aussi leur cot. Si une mesure est efficace mais trs chre, est-ce que cela vaut la peine ? La technologie ne peut pas tout faire seule. Il y a toujours une intervention humaine. Mais qui peut dcider, en visionnant des images prises par vidosurveillance, de qui est suspect ou non ? Il y a ici un danger parce que les images sont ncessairement interprtes par les oprateurs, ce qui implique une certaine dose de subjectivit. Les technologies peuvent tre nfastes pour certaines minorits (par exemple en suivant les microchips des tlphones mobiles, on peut savoir qui frquente les night clubs homosexuels, exemple aussi des scans de transsexuels aux aroports). Les technologies de surveillance prsentent un risque (il fait notamment rfrence 1984 de George Orwell). Il est aussi possible quune majorit politique au pouvoir utilise ces technologies contre lopposition. Enfin, il existe un risque dexploitation commerciale des donnes collectes. L. Le Clei pose autrement le dbat en soulignant que les crateurs de technologie ne le font pas pour quensuite on se demande comment sen servir, mais quils la crent bien en fonction dune demande. La grande priorit la suite des attentats du World Trade Center en 2001 tait la protection contre le terrorisme. Les choses ont depuis volu et lapproche aujourdhui vise la protection contre toute sorte de risques. On constate aussi une volution de linformation : avant lapparition des mdias sociaux, linformation tait donne de haut en bas, alors quaujourdhui, les mdias sociaux font quon est pass dune socit de linformation une socit des recommandations . Importance du Smartphone : les gens mettent plus dinfos quils nen reoivent ! Cela va saccentuer avec le 4G. M. Gill est plutt sceptique sur les tudes dvaluation de lefficacit des camras de surveillance. Pour pouvoir tre prcis il faut matriser beaucoup trop dlments. Ce nest pas que la vidosurveillance soit inefficace, mais quand on parle de leur efficacit, on le fait de faon trop simpliste : promo de ceux qui vendent la technologie ; Niveau politique : on a dpens de largent pour mettre en place la vidosurveillance donc on ne va pas dire que ca ne marche pas ; Autre argument des politiques : tout le monde en a, on doit en mettre aussi
- On arrte des criminels car on les a vus mais combien dautres actes ont-ils commis ? Par ailleurs, il faut ne pas perdre de vue que si la technologie peut tre un outil de prvention, elle offre aussi des opportunits aux criminels. Ils ont les mmes armes.
A. Abele parle du rle que peuvent jouer les rseaux sociaux pour renforcer la cohsion sociale. Dans son pays, en Sude, des moyens sont mis en place par les mdias sociaux pour entrer directement en contacts avec les acteurs de la scurit en cas de problme. Ractions de la salle : Lutilisation par la police des rseaux sociaux Avec limmdiatet quils comportent, si un individu y tient des propos maladroits, on va dire que cest malheureux mais quid de la police ? Il y a des responsabilits ! A. Abele rpond que si cela comporte des risques, cest quand mme une solution afin de recrer le lien policecitoyen qui sest perdu. T. Sorell est partisan de lutilisation des mdias sociaux par la police dans certains cas (par exemple une disparition denfant) parce que cela permet de diffuser des informations prcises. Mais il ne faut pas tomber dans l opration de charme . Il y a un devoir de rserve ; il ne sagit pas de donner limpression dtre plus copains avec certains quavec dautres. Il faut imprativement tre transparent sur les intentions. L. Le Clei est daccord avec les risques, mais il ajoute que la nouvelle gnration na connu que linformatique comme moyen dinformation (recommandation) et donc que la police ne peut pas en tre absente et quelle doit en tenir compte. La question financire Il est plus facile pour des politiques de mettre des camras de surveillance que de payer des salaires. Raction de M. Gill : do la ncessit de mener des valuations correctes, en profondeur, en se posant les bonnes questions, afin de montrer ce qui va et ce qui ne va pas avec ces technologies.
coles, mais aussi responsabiliser les hommes et faire prendre conscience que lmancipation des femmes nest pas une menace mais une plus-value pour la socit. Et enfin, garantir aux femmes une pleine jouissance de lespace public. Laura CARRERA LUGO Il y a diffrentes formes de violences : violences sociales, violences dans les transports en commun, violences domestiques et aussi violences lies la criminalit organise comme la traite des femmes et la prostitution. Il faut considrer la violence des femmes non pas seulement comme un problme social qui concernerait les femmes uniquement, mais aussi comme un problme de scurit publique (impact de ces violences sur les enfants tmoins) La violence sociale, cest aussi la faon dont on construit les maisons. Larchitecture et lurbanisme ont des consquences sur les violences conjugales. Il faut sintresser la faon dont vivent les femmes dans lespace public. Problmes : Pas dargent pour les politiques sur les violences faites aux femmes, pas le mme budget que pour la scurit publique. Sphre intime -> 70% des appels au Mexique qui ont trait aux violences faites aux femmes concernent des violences domestiques. Les femmes savent tout dans les quartiers au Mexique, elles peuvent donner des solutions. Cest plus important lintelligence sociale vis vis de lintelligence policire. Sohail HUSAIN Il faut soutenir les femmes dans leurs activits, leur rendre leur autonomie (notion dempowerment). On a encourag des associations locales de femmes recueillir linformation elles-mmes pour les investir dans lutte contre ces violences. Les femmes de communauts pauvres ont acquis de la comptence, de la confiance et parfois de lemploi. Elles ont commenc comprendre quelles ntaient pas seules. Processus dempowerment/ dautonomisation. Elles ont persuad les autorits locales de prendre des mesures. La faon dont on collecte les informations est trs importante : de faon confidentielle, au domicile ou au contraire dans la rue. A Delhi a t ralis audit sur la scurit des femmes dans certaines zones. Les architectes ont consult les groupes de femmes pour revisiter larchitecture de ces zones. Il faut mettre ces violences lagenda politique. Il faut compter sur limplication des mdias pour faire remonter ces questions. Ernestine RONAL Population trs diverse en Seine Saint Denis. Dpartement qui hberge le seul observatoire des violences faites aux femmes, cr aprs une discussion avec les associations en 1999 au moment de la discussion sur la charte europenne des droits humains. Lien entre les droits de lhomme et les droits des femmes. Les violences faites aux femmes dpendent de la place des femmes dans les socits. Espace priv/espace public. Les femmes sont surtout en danger la maison. 70 80% des viols sont commis par des personnes connues au domicile de lagresseur ou de la victime. Comment rendre publiques les violences dans le priv ? En Seine Saint Denis, 22 marches silencieuses depuis 2005 ont t organises pour une prise de conscience collective. 122 femmes ont t assassines par leurs compagnons ou leurs ex en 2011, 44 enfants prsents, 24 enfants tus, 101 orphelins. Donc rpercussions prendre en compte. Question du partenariat entre les diffrents acteurs pour mutualiser les connaissances sur ce phnomne.
Comment construit-on une politique publique de lutte contre la violence faite aux femmes ? Formation des magistrats, des policiers et des travailleurs sociaux et des enseignants. Sensibilisation du public et prise de conscience des responsables La question de la prvention par rapport aux tmoins de violences conjugales pour viter la reproduction de la violence Question du lien entre la prcarit et les violences conjugales. Anastasia POSADSKAYA-VANDERBECK Il faut aborder la question de la violence faite aux femmes par le prisme de la scurit. Sentiment dinscurit des femmes dans les rues. Que peut-on faire pour encourager les victimes de violences prendre la parole ? Il y a un mouvement international qui vise permettre aux femmes de prendre la parole sur un site : [Link]. La violence faite aux femmes est un tabou. Il ya beaucoup de politiques pour lutter contre la violence conjugale et des politiques pour lutter contre le harclement sexuel dans les lieux de travails mais quen est il des lespace entre le domicile et les lieux de travail ? Cet espace est trs important, dans la sphre publique. Stratgies pour viter les harclements de la part des jeunes femmes, qui cachent leur sentiment dinscurit et leur malaise leurs parents de peur de perdre leur autonomie. Les femmes ont peur que les informations soient utilises contre elles. Il faut mettre en place des groupes de paroles bien cibles, surtout ne pas enfermer les femmes dans leur foyer. Les villes qui encouragent les femmes sexprimer sur la violence dans les espaces publics, ce sont des villes courageuses ouvertes au changement. Il faut souligner lengagement positif des hommes. Il faut absolument valuer les programmes de prvention et de lutte contre ces violences.
1) Bernard Clerfayt (Bourgmestre de Schaerbeek). Maire dune commune de 30 000 habitants avec une forte densit de population et une population assez pauvre dorigine immigre Il y a une initiative de rappropriation du jardin par la population. La commune dcide den faire un jardin public. Mme si cest un petit espace, il peut rpondre aux besoins de la population (lieu calme, de promenade, de dcouvertes, activits sportives, lieu o tout les ges sont respects). Enjeux : Laccessibilit du parc toutes les catgories de population. La commune a eu loccasion dlargir ce parc en rachetant quelques jardins privs. Deux buts importants de ce parc : - Crer des espaces de promenade et de repos. - Crer une circulation directe et rapide pour les navetteurs qui le traversent. Enjeu fondamental : scuriser le parc. Le parc se ferme automatiquement la tombe du jour. 2) Clara Cardia (Milan). Evolution de lespace public. Lespace public est un lment essentiel pour le fonctionnement de la ville. Il est aussi essentiel pour la qualit de la ville : cest un lieu de rencontres, lieu denrichissement culturel, lieu dans lequel on passe une grande partie de notre temps. Il faut donc quil soit prserv et quil soit frquent, que les gens sy sentent laise et pour cela il faut quil soit sr. Il y a un lien direct entre la manire dont lespace public est conu et la scurit de lespace. Concept de surveillance spontane : la paix de la ville, des trottoirs et des rues nest pas seulement laffaire de la police mais elle est aussi le rsultat dune action spontane des habitants. Le contrle spontan est un lment cl pour apprhender la scurit de lespace public. Plusieurs sortes despace public : - Espace public de la ville traditionnelle. (Rue, trottoir et btiment) - Mtropole : modle qui abolit la rue ; la ville est organise autour des grandes voies de circulation Deux modles despace public trs diffrents. Le monde occidental choisit surtout le deuxime modle (Paris, Milan, etc), qui nie lespace de la rue. Pourtant, seul le premier le premier modle apporte qualit de vie urbaine et scurit. 3) Caroline Davey : lurbanisme en lien avec la criminalit. La peur de la criminalit implique que les personnes nosent plus utiliser lespace public et donc que celui-ci est accapar par des criminels. Mais si lespace public est mieux conu, il pourrait empcher les dlinquants dagir. Il faut concevoir lespace public pour quil favorise, en soi, une diminution des dlits. La prvention de la criminalit peut tre intgre la conception de lespace public. On constate que certains lieux concentrent la criminalit parce quils offrent, en soi, des opportunits de dlit. Le Royaume-Uni donne la priorit la vidosurveillance, donc la prvention situationnelle. On constate une trs forte augmentation de lusage de la vidosurveillance, mais pas de renforcement de la prsence humaine. 4) Bertrand Valey : on compte un trs grand nombre despaces publics o il existe des problmes dinscurit (incivilits, dlinquance, etc.) Les liens entre la conception de lespace, lamnagement et la prvention sont trs complexes. Il y a beaucoup dincertitudes. Les espaces publics comme les parcs et les trottoirs permettent tout le monde de se rassembler. Ainsi, les rvoltes ont toujours lieu dans lespace public ; cest un espace trs politis (exemple des rvolutions arabes en cours). Attention au risque de diminution de lespace public. Voir le cas des communauts fermes par des barrires (gated communities) o tous les espaces publics sont devenus privs. Evolution des usages sur lespace public, mais attention la mise lcart de certaines populations.
(Exemple : on arrose le parc pour que les jeunes ne puissent plus sassoir sur lherbe ni se rassembler). 5) Benoit Moritz (Architecte urbaniste bruxellois) : Amnagement de la place de la Monnaie, place trs centrale de Bruxelles. Il sy passe beaucoup dactivits et elle est frquente par beaucoup de monde. Il
ny a pas de solutions toutes faites ; il faut sadapter aux circonstances du lieu. Quelques points importants : - Grande varit des situations urbaines - La scurit sous langle de la construction est une donne de base, il faut construire un espace sr. Il faut donc intgrer la scurit mais ce nest quun paramtre parmi dautres. Il ne faut pas que la scurit soit trop dominante. - Un projet doit permettre des usages et en gnrer des nouveaux. - Lesthtique est importante, cest une question de respect des citoyens. - Lespace urbain doit tre envisag comme une amlioration du plaisir dtre en ville et dtre ensemble.
Ractions de la salle : Le modle de prvention anglo-saxon est fond sur la technologie (alarmes dans les voitures, vidosurveillance, etc.). Il sagit dune prvention situationnelle. On construit un espace public (par exemple un btiment) sans vraiment penser la scurit lors de sa conception. Cest aprs quon installe des moyens de scurit. Or, on ne pourra jamais se passer de la prvention humaine. Il ne faut pas essayer tout prix damnager tous les espaces. Cest important den laisser certains libres, pour par exemple que des jeunes sy installent et en fassent ce quils veulent (festival, hip hop, etc.)
Conclusions du prsident de sance * Il est essentiel de connaitre et danalyser les usages ainsi que les conflits qui peuvent natre dans un espace public. Il y donc un temps important consacrer avant mme la conception dun espace public quel quil soit. * Larchitecte doit tre attentif aux besoins de la population et pas seulement lesthtique de lespace. Pour cela, la formation des architectes devrait tre complte en intgrant par exemple des cours de scurit. En effet, leur rle nest pas seulement technique mais il est aussi social. * Lespace doit tre entretenu et gr par les services publics. * Implication des citoyens, des habitants, de ceux qui utilisent cet espace public.
Prvention de la rcidive
En partenariat avec lOrganisation europenne de la Probation (CEP) Prsidente : Mme Evelyne YONNET, premire adjointe au maire dAubervilliers, France Animateur : M. Daniel BIANCALANA, chevin de la ville de Dudelange et prpos du Service de Probation, Luxembourg Intervenants : M. Jean CELIER, prsident de lassociation ILOT, France M. Marc CERON, prsident de lOrganisation europenne de la probation
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M. Adam DALRYMPLE, conseiller de la Couronne, Cour de justice de proximit, Vancouver, Canada M. Mark SIDALL, directeur oprationnel, Fonds pour la probation, West Yorkshire, Royaume Uni Mme Soraya BEUMER, directrice rgionale, service de probation nerlandais pour la rgion de Rotterdam, Pays-Bas M. Jo TEIN, directeur gnral de lassociation pour la responsabilit sociale et contacts auteur/victime, Land de Schleswig-Holstein, Allemagne Introduction de la prsidente de sance La prvention de la rcidive est un des plus gros dfis auquel sont confronts les systmes judiciaires. Avant la sanction suffisait, plus maintenant
La ville dAubervilliers s'inscrit dans une dynamique de formation des acteurs locaux la prvention de la rcidive (voir colloque Quel avenir aprs la sanction ? ). C'est dans le cadre du Conseil Local de Scurit et de Prvention de la Dlinquance quAubervilliers s'est penche sur la problmatique de la rcidive (mise en place de travaux dintrt gnral dans les services municipaux, de correspondant ville-prison qui permet aux sortants de prison d'avoir des repres, mise en place en 2013 dun dispositif dhbergement). Il faut poursuivre ce travail. Interventions : 1) Marc Ceron : La probation correspond la mise en place de sanctions communautaires pour les dlinquants. Il n'y a pas encore d'homognit d'approche en Europe ce niveau. 3 acteurs cls concernant la probation : les coupables, les victimes et la communaut. Les criminels ne doivent pas perdre le contact avec leur famille. De plus, le principe de la proportionnalit des sanctions est trs important : il est ainsi plus facile de travailler avec un coupable qui peut comprendre la peine car elle est adapte. La communaut est galement bnficiaire des systmes de probation, mme si cela a un cot mais il sera toujours moins lev que le cot du dommage social. 2) Mark Sidall Au Royaume-Uni, le systme de la probation fonctionne particulirement bien. La probation est au centre du systme pnal britannique. Elle intervient a tous les niveaux : de l'arrestation la peine et aprs. Au Royaume-Uni, tous les criminels sont suivis. La probation cote beaucoup moins cher que la prison (1/10e moins cher) Mais il y a un conflit politique car le gouvernement veut mettre en concurrence les services de probation et les privatiser. Il y a galement un travail de sape dune certaine partie de la presse britannique, qui prne des peines dures et prsentent les gouvernements comme laxistes. 3) Soraya Beumer Les Pays-Bas envient les Britanniques en matire de probation : on aimerait avoir le mme niveau. Ceci tant dit,
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on constate une baisse de la dlinquance aux Pays Bas et la probation fait partie de la culture ; elle a une vraie base juridique. (Les travaux dintrt gnral sont particulirement efficaces pour la prvention de la rcidive car ils empchent le sjour en prison). Mais il y a un revers de la mdaille, car comme au Royaume-Uni, les autorits hsitent rellement utiliser ce mcanisme. Ce qui est sr, c'est que le taux dincarcration trs lev a de trs nombreuses consquences ngatives, donc il faut viter cela et cest possible notamment par la probation. Garder des gens en prison cote trop cher : mme au Texas on commence changer de politique 4) Jo Tein On constate en Allemagne un taux de dtention trs stable depuis des annes, pourquoi ? La probation est dvolue aux Lnders et non ltat fdral. Donc on a un systme de probation diffrent pour chaque Land et chacun essaie de trouver la meilleure mthode. Dans certains Lnder, le taux d'incarcration est extrmement bas. L'Allemagne est favorable la probation, quels que soient les partis politiques. La recherche scientifique montre que la probation est plus efficace que la prison. Contrairement aux Britanniques, les Allemands pensent que les ONG peuvent tre trs efficaces pour la probation : il faut les soutenir financirement pour viter d'tre dans un systme ferm. Le rle des municipalits et des lus locaux est trs important. 5) Jean Cellier Deux grandes dynamiques pour une probation efficace : continuit et progressivit. Il faut assurer une continuit de suivi. La procdure pnale est trop hache. Il faut galement renouer avec la famille, retrouver le contact. Il faut une continuit de rfrent galement. A cot de la continuit, il y la progressivit. C'est la progressivit dans laccompagnement puis dans l'autonomie. L'opinion publique est particulirement sensible sur la rcidive. 6) Adam Darlrymple Au Canada, un projet pilote a t mis en place et il existe un comit pilote qui travaille en collaboration avec les procureurs. C'est un projet encore jeune (4 ans) mais on voit dj des effets trs positifs. La probation est aussi trs applique au Canada, notamment la dimension de continuit. Ractions de la salle - Parfois, la probation n'est pas toujours bonne. La prison est parfois ncessaire, mme lorsquil n'y a pas eu de probation auparavant. - Le problme de la probation c'est qu'elle n'est pas visible. - On ne peut pas dissocier politique sociale et probation, les deux sont lies. - Il faut parfois de beaucoup de courage pour imposer de nouveaux systmes. - La France semble tre un peu en retard par rapport aux autres pays en ce qui concerne la probation. Il faut convaincre les politiques mais galement les juges pour quils adoptent la probation. - Justice rparatrice : c'est un moyen de mdiation entre victimes et coupables, avant de passer devant les tribunaux. Cela peut par exemple prendre la forme dune lettre dexcuse envoye la victime par un dtenu en prison. - Les services de probation s'orientent de plus en plus vers la justice rparatrice.
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Quelques ides cl : - La probation est beaucoup moins chre que la prison - Mais ce systme reste encore insuffisamment utilis car peu visible. Une peine de prison est plus marquante. - Il faut aussi penser l'aprs prison : se retrouver sans ressource la sortie de prison peut souvent amener rcidiver. - La prison n'est pas une fatalit (Evelyne Yonne) - La probation est comme un mdicament ; la maladie, cest la rcidive (Mark Sidall)
Introduction de la prsidente de sance La violence l'cole est le reflet de notre socit. Comment crer une cole inclusive ? La violence l'cole a diverses causes. Deux facteurs importants : l'ambiance la maison et l'anxit. En effet, parfois la violence est la seule manire d'exprimer cette anxit lie au manque d'amour au sein de la famille. Mathieu Hanotin Il ne faut pas mettre sur le mme plan dcrochage scolaire et la violence. La prvention doit s'organiser autour de diffrents axes: Il faut s'intresser a la dure de l'exclusion. Une exclusion trop longue peut amener un dcrochage social. Il faut rflchir une mission de prventions des violences Mise en place d'actions/interventions de prvention situationnelle
Il y aura toujours des conflits et mme un certain degr de violence lcole car les jeunes ont besoin de cette confrontation l'autorit. L o a devient proccupant, c'est cette violence devient la norme. La premire exclusion sera perue comme forte et dissuasive par le jeune. Mais si on lexclut continuellement, cela peut provoquer le dcrochage de lcole.
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Il faut donc un relais entre le jeune et l'cole. Mme si la famille a un rle jouer, mais le relais parental na pas toujours lieu. On a besoin de la puissance publique pour mener ce travail, pour tablir une passerelle entre le jeune et l'cole. Il faut de plus dvelopper la prvention par exemple en mettant disposition des btiments adapts (pour que par exemple les enseignants puissent accueillir les parents de llve dans un local appropri). Un cueil dans le systme scolaire franais est justement la question de la discipline qui peut broyer certains lves. Eric Debarbieux Il ne faut pas oublier les liens entre la violence, le dcrochage scolaire et les victimes. En effet, les victimes de violence dcrochent aussi : 20 25% des absentistes chroniques sont des victimes qui ont peur de la violence. Il faut analyser un certain nombre de facteurs propres au systme scolaire : la manire dont les quipes ducatives sont organises. Sont-elles stables? les facteurs de justice scolaire
les facteurs lis la sgrgation interne (classes composes uniquement d'lves " problmes") Il faut travailler sur le bien-tre des quipes ducatives et des lves. Il faut aussi travailler sur la justice scolaire, l'architecture scolaire "L'cole si elle veut rsoudre la violence doit tre une cole de quartier, et non pas une cole dans le quartier". Il ne faut pas oublier non plus dcrochage interne (les jeunes qui sennuient l'cole). Il faut dvelopper la justice rparatrice. Il est ncessaire dagir de faon globale : on ne peut pas aborder ces thmes sans les relier. Il faut que les diffrents partenaires soit dans le partage. Il y a ncessit d'une action commune. Il faut aussi veiller ne pas culpabiliser les parents (enfant roi). Mais attention aussi lautoritarisme. Un autre aspect fondamental est la formation des enseignants et du personnel. Par exemple leur enseigner la dynamique de groupe. Certains enseignants n'ont jamais eu de formation sur la gestion dune une dynamique de groupe constructive. David Proult Il ny a pas un lien direct entre violence et dcrochage scolaire. On doit plutt parler de facteur risque. Tous les systmes ducatifs ne produisent pas les mmes effets. Il faut crer des coles inclusives pour faire de la place pour tous. Le dcrochage scolaire est un processus. Il y a un rapport au savoir de l'lve. Il faut travailler prioritairement avec les enfants du primaire. Notamment, via la cration d'un internat de russite ducative (voir action mise en place Saint-Denis pour des enfants de 8-11ans qui vont pendant trois mois en internat afin dapprendre tre de nouveau des... lves). Le but est de remettre les enfants dans une disposition de travail par rapport au savoir. Il faut aussi prendre en compte un phnomne grandissant qui est la violence des parents envers linstitution scolaire. Cela provient dun amour du : les parents avaient plac tous leurs espoirs dans leurs enfants et ne supportent pas quils soient en difficult. Delphine Priels En 2011, il y a eu une tude ralise sur le dcrochage scolaire en Rgion bruxelloise afin de mieux comprendre la manire dont les jeunes peroivent et vivent leur environnement scolaire. Quatre facteurs de risque ont t mis jour :
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la valeur attribue aux apprentissages le retrait en classe (manque d'implication en classe) les intentions nourries par les amis de l'lve dabandonner l'cole la consommation d'alcool, de cigarettes...
Les jeunes qui cumulent ces facteurs sont les plus en risque de dcrochage scolaire. Il faut imprativement amliorer l'environnement scolaire pour que le jeune puisse s'panouir (moments de rencontre avec les quipes ducatives...) : renforcer la coordination des projets existant au niveau communal et mise en place de nouveaux projets cration doutils pratiques organiser des moments de rencontre avec les directions et les quipes ducatives pour rflchir aux besoins des jeunes. le travail en rseau est primordial
Lorena Cohan Un des projets mis au point en Amrique latine est de crer un programme de prvention o les coles seraient des acteurs cl au sein des communauts locales. Si les outils mis disposition sont utiliss correctement, on peut crer du lien social tant donn que l'cole est une institution cl pour la socialisation. Le but est ds lors d'utiliser les coles pour faire de la prvention dans la communaut. Par exemple en organisant des programmes de comptence de vie l'cole (la recherche de compromis, le vivre ensemble), ou portant sur les questions de genre. L'important est de travailler avec la communaut, et amliorer les relations entre jeunes et adultes.
Session plnire : Citoyennet, prvention et gouvernance (en introduction : intervention de M. Franois Lamy, ministre de la Ville)
Animatrice : Mme Elizabeth JOHNSTON, dlgue gnrale de lEfus Intervenants : M. Franois LAMY, ministre dlgu auprs de la ministre de lEgalit des territoires et du Logement, charg de la Ville, France Mme Evelyne BAILLERGEAU, chercheuse au CREMIS, Universit de Montral (Canada) et lUniversit dAmsterdam (Pays-Bas) M. Irvin WALLER, professeur de criminologie lUniversit dOttawa, Canada Mme Gilda FARRELL, chef de division de la Cohsion sociale, de la recherche et de l'anticipation, Conseil de l'Europe M. Anton ABELE, membre du Parlement, Sude
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Amliorer conditions de vie (travail, milieux de vie, ducation) des gens des quartiers et les intgrer dans la socit et dans les villes auxquelles ils sont rattachs. Moyens limits pour cela, donc il faut mobiliser les autres secteurs et aussi simplifier les mesures prises. Prvention de la dlinquance Bien videmment cest intgr la politique de la ville, et ce sous toutes ses formes. Pour cela : mise en place des Zones dEducation prioritaire (ZEP), renforcement des enseignements, amlioration des partenariats avec dautres acteurs, mission ducative Il faut tre dur avec la dlinquance mais aussi avec les causes de la dlinquance. Ne pas oublier que pour la prvention de la dlinquance il faut beaucoup dautres acteurs : maires, acteurs de terrain, lEtat ne peut rien faire seul. Actions concrtes Plusieurs options : discussion, coopration Exemple daction innovante : visites des quartiers par les habitants afin de les rapprocher et de les souder autour de leur quartier. Pour resserrer le lien police-population : ducation au civisme Meilleure formation des policiers Mise en place de centres de loisirs de la police pour accueillir les jeunes, dialoguer avec eux et leur transmettre certaines valeurs positives
- agir directement en duquant les plus jeunes Pour les problmes financiers qui peuvent excuser leur non application, il faut agir pour rediriger les sommes dpenses, les rcuprer dautres secteurs (sant, justice, rpression, construction de prisons). Investir dans la prvention permet de faire des conomies dans la rpression. Il faut donc rduire les dpenses de raction au profit de la prvention. Gilda Farrell Attention : avant on pouvait cibler les populations risques, mais cela devient plus difficile parce que la
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prcarit stend. On voit en plus que les jeunes essayent de trouver de nouveaux canaux pour sexprimer : mouvement Occupy (aux Etats-Unis et en Grande Bretagne), Indignados en Espagne... Il faut donc trouver de nouvelles mthodes pour associer les citoyens au dialogue afin de recrer le lien social, et arrter la stigmatisation. Anton Abele Il faut mobiliser les jeunes pour quils se sentent concerns Rseaux sociaux peuvent tre mobiliss positivement. Ils peuvent crer du lien social, ce qui empche la drive vers la dlinquance. Mais aussi importance du monde politique. En action et en parole. Cela ne reste que des mots, mais linspiration de I have a dream , ou de Ne demandez pas ce que vous pouvez faire pour votre pays, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays nest pas insignifiante.
Partenariats public-priv
Prsident : M. Erich MARKS, vice prsident du Centre International pour la Prvention de la Criminalit (CIPC) Animateur : M. Sohail HUSAIN, directeur, Analytica Consulting Services, Royaume-Uni Intervenants : M. Jean-Marc BERNARDINI, responsable communication, RATP, France Mme Lorena COHAN, spcialiste scurit citoyenne pour la Rgion Amrique Latine-Carabes, Banque Mondiale M. Francis DUBRAC, prsident de Plaine Commune Promotion M. Jairo Garcia GUERRERO, directeur de la scurit et de la convivialit, vice-prsidence de la gouvernance, Chambre de Commerce de Bogota, Colombie Mme Isabelle IDIER, Partenaires pour la Ville, Saint Denis, France
Introduction du prsident de sance Depuis 2005 (et la runion Santiago), beaucoup d'ides lies au Partenariat Public Priv (PPP) ont t mises, dont notamment un ouvrage sur les partenariats public-priv. On peut tre plus actif dans les annes venir, il est donc trs propos de discuter de ce thme. Aux tats-Unis, le secteur priv construit des prisons. Il faut suivre de trs prs le march dans les annes venir. On a un essor des partenariats avec le secteur priv. Lorena Cohen Il y a des dispositifs diffrents pour le partenariat : direct, indirect, ou mixte. Les partenariats peuvent prendre des formes trs diffrentes. Il n'y a pas une seule approche. La communication et le marketing sont galement des lments trs importants. Il reste d'autres pistes explorer et il faut profiter des exemples trangers. Il faut insister sur la prvention de la violence et le rapport cot/bnfice de cette prvention pour le secteur priv.
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Jairo Garcia Guerrero On a renforc le partenariat par des programmes solidaires pour que les entreprises et les populations travaillent ensemble pour rgler les problmes. Il faut un niveau d'information partag et commun entre les deux. Le secteur priv doit aider le secteur public face ses problmes de scurit et vice versa. Il faut attirer les entreprises par des approches plus larges et non se concentrer uniquement sur tel ou tel segment. Francis Dubrac L'industrialisation de la zone du stade de France a malheureusement a entran des trafics. On remarque une stigmatisation du dpartement de la Seine-Saint-Denis par les journalistes. Pourquoi pas utiliser les cameras du stade de France pour empcher linscurit ? Le priv ramne un certain nombre de dolances aux pouvoirs publics. Jean-Marc Bernardini Les transports publics sont indispensables pour que le commerce ait lieu. Cest un exemple dinvestissement public qui profite au priv. Pour les jeunes des cits, le transport public est reprsentatif de l'institution publique, ce qui peut amener des conflits. Des campagnes dinformations sont donc menes dans les collges. Ex : La RATP est partenaire du XV de France. Avec lEducation nationale, ils ont cr les mercredis du rugby o les bus de la RATP amnent des jeunes dans le centre dentranement des joueurs. Isabelle Idier La ville de Saint-Denis a mis en place des dispositifs de mdiation, entre salaris, entreprises, patrons, habitants. Chacun apporte une contribution au financement de ce dispositif (mutualisation). Les mdiateurs interviennent (matin et soir ) pour participer lapaisement du territoire. Ractions de la salle - C'est un travail lent mais ncessaire que de maintenir la relation entre la population et les institutions publiques. - En ce qui concerne la construction du stade de France, on a assist un dveloppement conomique important avec une population qui se sent carte de ce dveloppement. - Les processus de recrutement de la RATP ont changs et ont touch de plus grands territoires ce qui amne toute sorte de populations et ainsi de meilleures relations avec le public. - Les prts entre personnes se dveloppent au Royaume-Uni. C'est une alternative aux banques. - La moralit du secteur priv est parfois mise en cause : il faut avoir des rgles de bases. Les PPP ne peuvent pas tre utiliss pour cacher certaines activits illgales. - Cela soulve un autre problme, celui de la corruption. Il faut de la transparence. - De plus, on peut remarquer certaines illgalits de traitement entre diffrents acteurs. Questions/problmatiques/pistes * Est ce que l'on a vraiment avanc dans le partenariat priv public ? Oui * La dnomination partenariat public-priv est elle bien choisie ? * Comment rendre plus attrayants les PPP ? * La prvention du crime par une collaboration entre secteur priv et public ncessite des processus clairs.
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secours, prvenir les catastrophes etc. Dominique Jacques : Il faut retravailler les textes et amliorer les choses au niveau oprationnel et stratgique. Il sagit aussi damliorer la coordination. Cite le programme DLE. Cest un concept novateur que lon peut appliquer pour tous les cas de crise. Le DLE a t valid par les autorits aussi bien du ct belge que du ct franais. Ce concept peut tre transpos dautres zones frontalires. Il faut dfinir des mthodologies et une commission transfrontalire qui puisse traiter de la scurit civile. Jean Marc Novaro : La RATP est un oprateur de transport qui cohabite avec un autre oprateur, la SNCF. Le RATP est un acteur sur le plan rgional. Lacteur du transport est un acteur important dans la gestion des risques. Il doit se protger contre risques et les menaces. Il est question de la rsilience des villes dans ces diffrentes situations. Ractions/questions de la salle Quels enseignements a-t-on tir du tremblement de terre en Italie ? Stefano Ansaloni : Le tremblement de terre na pas t prvu, ctait imprvisible. Le plan de protection civile ne la prvu non plus. Exprience belge (Yves Van De Vloet) : Question de la responsabilit civile et juridique des lus. Souvent les lus locaux revendiquent lautonomie municipale, la capacit de grer. Les autorits municipales sont mal prpares par rapport ce genre de catastrophes. En Belgique, les communes nont pas de possibilit de possibilit dagir en amont. Or il faut doter les communes de moyens de grer une situation catastrophique. Les hpitaux, les casernes de pompier nont pas non plus assez dautonomie de gestion pour pouvoir intervenir dans les catastrophes. Do limportance davoir une approche intgre : approche dans la prvision (cartographie des risques) et dans la gestion du risque (protection civile). Les lus locaux constatent que le manque de financement les empche parfois dintervenir. Conclusion (1) : Il y a un besoin dintgrer ces mesures de rduction des risques de catastrophes, il faut mieux grer et intgrer les services de police et de transport. Pas assez de coopration donc il faut amliorer les degrs de coopration et le dialogue doit tre plus dynamique. Session 2 : La gestion des risques urbains : Implication de la socit civile Dans cette partie, on parle de la gestion des risques de faon un peu plus large sous langle de la rsilience. Limplication de la socit civile est ncessaire. Antonio Baldo : Il gre une cole de prvention pour les enfants. Il existe diffrentes salles. Dans lune, on donne un enseignement aux enfants sur les feux de foret. Il y a galement une salle sur les tremblements de terre, quipe dun simulateur. Il existe un espace sur les risques domestiques Shane Brown : Il faut avoir une approche intgre de la gestion des catastrophes. Il faut donc une implication de la socit civile, une participation des volontaires issus de la socit civile. Il est donc ncessaire de former les communauts pour quelles soient parties prenantes des rductions et de la gestion des risques. En Afrique du Sud, un tout petit vnement dinondation dans un bidonville peut avoir des consquences catastrophiques. Ceci entrane un cot important qui pourrait tre utilis pour le dveloppement.
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La vidosurveillance permet de dvelopper une rponse adapte sans se rendre sur le terrain. Donc il a fallu expliquer aux communauts quoi servent ces camras de vidoconfrence. Partenariat avec le service de mto. Amlioration de lclairage public ce qui a amlior la scurit pour les communauts locales. Ce qui reste faire : crer une cellule municipale de crise. Lide fondamentale est de sappuyer sur les communauts civiles (donc ncessit de les former). Bingunath Ingirige : Evoque le centre Dsastres et Rsilience . Quel rle jouent les petites entreprises dans une situation de catastrophe ? Elles sont trs importantes parce que les communauts sarticulent souvent autour de ces PME. Il faut aider les petites entreprises car leur survie est fondamentale pour la communaut.
La mdiation
En partenariat avec lAssociation pour la Formation, la Prvention et lAccs au Droit (AFPAD) Prsident : M. Michel FOURCADE, maire de Pierrefitte-sur-Seine, France Animatrice : Mme Nathalie DOLLE, journaliste Intervenants : Mme Sunney BAINS, conseillre de la Couronne, Cour de justice de proximit, Vancouver, Canada M. Omar AIT-BOUALI, adjoint au maire dAubervilliers, France Mme Ccilia SANCHEZ, coordinatrice de laxe prvention des conflits de BRAVVO, ville de Bruxelles, Belgique Mme Monique SASSIER, Mdiatrice de lEducation Nationale, France M. Pedro STROZENBERG, Directeur de lISER, Brsil M. Hibat TABIB, prsident de lAFPAD
Introduction du prsident Il est important de considrer laccs la mdiation pour le citoyen comme une obligation pour la ville afin de renforcer le lien social. Lintervention de la socit civile est ncessaire pour reconstruire du lien, pour faire en sorte que les hommes se parlent et scoutent. La mdiation peut intervenir dans des ralits polymorphes et peut concerner tous types de conflits naissants. Elle vise obtenir une prvention plus efficace et un rglement amiable des conflits. Lobjectif de lintervention de la tierce personne est de favoriser les rencontres et lcoute sur la base dun consentement mutuel. Lobjectif vise galement la responsabilisation du citoyen, il est lui-mme un lment de la solution au problme et les mdiateurs doivent faire en sorte quil accepte de pleine conscience dassumer sa responsabilit nouvelle. Culture de la responsabilit. Partout dans le monde, les acteurs de liens sociaux aspirent crer des rapports nouveaux entre les hommes, construire un monde plus solidaire o chacun peut trouver sa juste place. Il est important de travailler ensemble pour mobiliser son nergie. La mdiation est une grande cause nationale. Faisons en sorte que lEtat reconnaisse lgalement la mdiation comme un vrai droit des citoyens (premire piste). Comment la mdiation vous sert-elle et dans quels types de conflits ? Ccilia Sanchez La mdiation est vue comme un processus et non comme une technique ou une procdure. Elle revt plusieurs fonctions : il sagit dun mode de prvention de conflit (et pas seulement de gestion des conflits) ; elle rtablit du
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lien social (on aborde autant lindividu que le phnomne de groupes et de collectivits) ; cest un dispositif qui tablit la culture. Il y a trois sortes de mdiation : Ecole : mdiation disponible pour les lves, les professeurs, les parents Elle travaille sur le dcrochage, sur les conflits et les diffrentes formes de violence. Quartier : mdiation sociale ou communautaire. Faire participer diffrents acteurs, travailler ensemble vers une amlioration. Leur prsence quotidienne permet de prvenir des problmes. Prvention de situations de cohsion ou de convivialit diffrentes. Mdiation locale : la famille, les voisins
Sunney Bains Tous les dlits ne doivent pas tre rgls par la justice. Il est important de considrer des solutions alternatives dont fait partie la mdiation. Il y a deux types de mdiation : En cas dagression contre la police avec un niveau minimum de violence (et absence de casier judiciaire). Le jeune prsente une lettre dexcuse lagent de police. Population qutochtone du Canada. Cela concerne galement les affaires avec un niveau minimum de violence. Plusieurs personnes sont prsentes : la personne qui a provoqu le dgt, la victime, dautres membres de la communaut autochtone (lancien), des bnvoles ayant une formation de mdiation Prire de lancien, musique de fond Les affaires traites dpendent des circonstances. Lagent de probation va tudier le dossier et dterminer sil existe des alternatives possibles telles que la mdiation. Omar Ait-Bouali La culture de la mdiation existe depuis longue date. La mdiation informelle est pratique tous les jours. La dmocratie participative joue son rle plein . Quand un mdiateur est face un gamin dlinquant, il ne le stigmatise pas mais tente de le sortir par le haut, lui tend la main pour que a ne se reproduise plus. En banlieue, on saperoit quon prend un mdiateur pour prendre un mdiateur (grand frre). Il est important daller vers une professionnalisation, vers du qualitatif. Topographie des conflits : quels sont les espaces de mdiation ? Pedro Strozenberg La religion est importante comme outil de mdiation. Pour lui, il sagit dun scnario et dune ralit diffrents. Il travaille avec les favelas de Rio o il y a une forte prsence de forces armes. La question du march formel et informel est trs importante pour savoir quelle forme de mdiation il faut adapter sur le terrain. Il existe des rgles au sein de ces favelas, des codes de conduit connatre, des codes de convivialit adopter. Cest dans ce cadre quils travaillent, en prenant en compte tous ces codes. Ils ne peuvent faire appel lEtat et donc ils doivent tre trs cratifs et sadapter chaque situation locale. Avec la mdiation communautaire, on essaie dadapter sur place une culture du dialogue. On tente galement dimpliquer lEtat pour quil apporte des solutions. La mdiation communautaire fait partie de la dmocratie. Elle est une faon de faire participer la population la dmocratie locale et la vie de la ville. Difficult : Beaucoup pensent que la mdiation est trs facile et quil suffit quune tierce personne soit prsente au milieu du conflit. Cest un dfi de faire comprendre que la mdiation ne peut pas se faire par nimporte qui Besoin dexperts.
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Hibat Tabib La ville mdiation : quel que soit le problme, il faut se parler. La mdiation est un processus de cration et de rparation de liens sociaux et dans lequel un mdiateur ou un tiers change travers lorganisation de rencontres entre les personnes et les aide amliorer les relations difficiles. Il existe la mdiation pnale et la mdiation sociale. La mdiation est un droit partag : pas de gagnant-perdant mais des gagnant-gagnant . Il y a trois facteurs importants dans le projet ville mdiation : Laccs la mdiation est considr comme un droit, il est ouvert tous. Projet partenariat. La formation garante de la qualit du projet, du respect des rgles de dontologie.
Difficult de la mdiation au sein des favelas - Pedro Strozenberg Dans les favelas, il sagit dun systme informel o les situations sont souvent illgales. M. Strozenberg cite le cas dune habitante qui racontait comment elle squestrait des personnes Que faisons-nous dans dans ce genre de situation ? Ccilia Sanchez La question nest pas simplement doutiller. Il sagit de tout un accompagnement pour les citoyens. Comment intgrer le rle de tiers quand on est dans un face face ? Comment respecter la confidentialit ? Comment tre impartial ? Rgles de dontologie. Il ny a pas forcment plus de qualitatif chez les mdiateurs salaris que chez les bnvoles. On peut tre mdiateur avec peu de formation. Omar Ait-Bouali Mdiateurs forms (qualitatif) : Piste de rponse. Il faut satteler prendre des mdiateurs forms. On est dans le qualitatif. Je ncarte pas le prototype de personnes issues de quartiers qui ont du potentiel. Il est important davoir des personnes qui connaissent parfaitement le territoire. Rflexion Concernant le profil du mdiateur, lapprentissage et le savoir-faire sont importants mais il est aussi important davoir un savoir tre. Il est aussi important que le mdiateur connaisse le territoire et les cultures de son environnement (tre ancr sur le territoire).
Langage commun pour pouvoir tre entendu par les diffrentes parties.
Concernant la formation des agents de mdiation, qui ralise ce plan de mdiation ? Hibat Tabib Concernant la formation, le qualitatif dun mdiateur est mesur par sa qualit de formation. Les mdiateurs apprennent la philosophie de la mdiation Les mdiateurs apprennent comment accueillir les personnes (situation de jeu de rle, analyse de pratiques). Quelles sont les comptences que doit avoir un mdiateur ? Quel genre de conflits urbains ne peut pas tre traits par la mdiation ?
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Place de la mdiation : relais, faon de prendre en compte la socit civile. La mdiation est respectueuse du droit mais elle na pas pour mission dappliquer le droit (elle peut mme parfois sen carter). Pistes . Anne internationale de la mdiation ; Laccs la mdiation est un droit pour les citoyens, un devoir pour les collectivits et ltat. + un besoin que la socit civile se mobilise et dveloppe une culture de responsabilisation et de respect. Insister sur fait que la mdiation est un processus individuel et collectif et il ne faut pas la limiter des conflits entre deux personnes.
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Franco Corradini : Prsentation dune vido retraant lexprience de participation citoyenne dans le quartier de la gare de Reggio Emilia (500 000 habitants dont 70% dimmigrs). Problme de dialogue interculturel Appeler les citoyens la contribution, la responsabilit. Pacte entre la mairie et les citoyens (mis en place en 2008). Inclut des projets communautaires mais aussi des expriences de mdiation, une vie associative dont le but est de promouvoir le dialogue, notamment le dialogue interculturel. Ladministration doit tre cratrice dans le domaine. Je pense que quand nous parlons de participation, nous parlons de dmocratie. En ce moment, avec la crise et ses difficults, la participation est devenue ncessaire la vie de la ville. La scurit urbaine doit tre un dialogue constant avec les citoyens pour la prise de dcisions fondamentales. Bernard Vincent La participation citoyenne devient un terme consensuel en France comme ltranger. Ncessit de la dvelopper en milieu urbain. Hors milieu urbain, elle a toujours exist. Les ruraux ont toujours t habitus vivre ensemble pour grer les problmes. Sur sa commune, mise en place de 3 dispositifs : - Citoyens rfrents : travail bnvole, interfaces entre le quartier et les lus. Objectifs ? rduire les dsordres et le sentiment dinscurit. Protocole dintervention publique : lutter contre loccupation abusive de lieux publics comme privs. Runion spcifique par quartier, une fois par an.
Meilleure maitrise des problmes. Exprimer la parole des citoyens. Aide faire voluer le dbat, rpondre aux problmes. Limites ? Ne doit pas se substituer aux services de scurit. Jacques de Maillard Avant, il y avait lEtat tutlaire, aujourdhui, les initiatives des habitants viennent modifier la donne. Difficults des dispositifs ? Culture institutionnelle : les policiers rejettent la participation citoyenne. Les experts, cest nous. Difficult de maintien des dispositifs dans la dure. Attentes diffrentes selon les habitants. Dcalage avec les attentes des forces de lEtat. Prometteur ? Renseigne au niveau local. Donne aux citoyens la possibilit de critiquer les dispositifs policiers. Permet aux policiers davoir un retour. Meilleure communication. Mobilise la population. Les institutions doivent davantage relayer les mesures prises. Eviter de tomber dans une logique de service entre des habitants qui demandent et des institutions qui
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rpondent. Elena Fiorini Cas de Gnes, ville portuaire avec forte immigration. Problmes de la ville ? 1- Faire comprendre aux citoyens que le terme scurit ne concerne pas que le volet rpressif. La scurit doit tre le rsultat de la rappropriation des problmes de dlinquance par les citoyens . 2- Travail de sensibilisation auprs des citoyens. 3- Rappropriation de lespace par les citoyens. En finir avec les espaces de non droit. 4- Plus de mdiation entre les citoyens et la police. Police qui doit tre par ailleurs mieux forme. Nawal Bekhechi Cas des gangs de rue : bandes organises (problmes de drogues, de prostitution). Dans ces cas, la participation des citoyens, le dialogue et la mdiation ont fait leur preuve. Comment ? En luttant contre les comportements asociaux dans les quartiers, facteurs de violence. Meilleure collaboration entre citoyens et policiers. Polices de quartier travaillent avec les lus. En concertation avec les citoyens et leurs requtes. Localement, tout mane des citoyens.
Vronique Bourdais Favoriser le vivre ensemble via la participation citoyenne. Favoriser le lien, la cohsion sociale par la mdiation pour aider la rsolution des conflits. A dvelopp le travail de mdiation via des mdiateurs professionnels mais aussi des citoyens forms et slectionns (22 au total). Travail de pdagogie. Les habitants, quand on leur donne les moyens, peuvent participer lamlioration du vivre ensemble.
Ractions de la salle - Difficile de rpondre lincivilit lorsque lon est citoyen lambda. Dur de faire du lien et du liant, malgr les formations. Statut btard. Difficults de monter des rseaux. Critique lindividualisme de la socit, obstacle principal ce type dinitiatives. - Participation citoyenne adapte tous les types de problmes de socit ? - Participation citoyenne, pas une raction dfaut aprs un dsengagement de lEtat ? - Doit avoir une vision collective pour construire le vivre ensemble. - Elaborer les rponses avec les citoyens. - Une partie des rponses pour lavenir, avec les coupes budgtaires, est sans doute la rponse des citoyens aux problmes de scurit. Multiplier les plans dactions, notamment intergnrationnels. - Une partie des gens du quartier ne sont pas prsents dans les dispositifs, donc vision biaise. - Comment formuler les rponses en termes dactions publiques ?
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