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Cours de RDM G2 BTP

Le document présente un cours sur la résistance des matériaux, abordant son importance dans les sciences physiques et ses applications pratiques. Il décrit les méthodes et hypothèses fondamentales, telles que l'élasticité, l'homogénéité, et la loi de Hooke, ainsi que les types de charges et les déformations subies par les matériaux. Enfin, il explique la relation entre charge et déformation, illustrée par des exemples de calculs pratiques.

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Le document présente un cours sur la résistance des matériaux, abordant son importance dans les sciences physiques et ses applications pratiques. Il décrit les méthodes et hypothèses fondamentales, telles que l'élasticité, l'homogénéité, et la loi de Hooke, ainsi que les types de charges et les déformations subies par les matériaux. Enfin, il explique la relation entre charge et déformation, illustrée par des exemples de calculs pratiques.

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PLAN DU COURS

I. INTRODUCTION
I.1 Place de la résistance des matériaux parmi les sciences

PHYSIQUE

Thermodynamique

Optique

Mécanique
Cinétique Statique des corps rigides ou
Statique appliquée
Dynamique
Cinématique
Statique
Statique des corps solides ou
Résistance des matériaux

I.2 Objet de la résistance des matériaux


- La détermination des contraintes et des déformations d’un corps
élastique soumis aux divers cas de sollicitations. En effet, dans les
différents éléments d’une structure, les contraintes ne doivent pas
excéder certaines valeurs admissibles (contraintes admissibles)
indiquées dans les normes (condition de résistance).
De même, les déformations de différents éléments ne dépasseront
pas certaines valeurs limites indiquées dans les normes, dites déformations
admissibles (condition de rigidité).
- Les charges agissant sur la structure n’excéderont pas certaines
valeurs admissibles au-delà desquelles l’équilibre serait rompu
(condition de stabilité) ; il sera donc question de vérifier si la
structure peut supporter les charges lui appliquées.
- Les coûts d’exécution, d’entretien etc. de la structure devront être
les plus bas possibles (condition d’économie).
- Le poids mort ou poids propre de l’élément doit être minimal
(condition de légèreté). Cependant, pour satisfaire à toutes ces
conditions ci-dessus énumérées, il faut :
. Déterminer les valeurs et les caractères des forces extérieures
(sollicitations) agissant sur la structure ;
. Evaluer les forces internes maximales (contraintes) engendrées
dans les différents éléments de la structure ;
. Choisir les sections (transversales) et la forme des différents
éléments de manière à ce qu’elles supportent les charges données.

I.3 Forces extérieures (sollicitations)


- Charges statiques
Ce sont des forces dont la grandeur augmente lentement de zéro à
la valeur définitive (finale). Leur croissance est si lente qu’on peut négliger la
vitesse des déplacements engendrés. Elles causent des déformations.
- Charges dynamiques
Ce sont des forces appliquées brusquement et dont la valeur
(intensité) et la position varient si rapidement dans le temps qu’elles
provoquent des vibrations.
I.4 Méthodes de la résistance des matériaux
- Méthode de la résistance des matériaux théorique
Elle donne des solutions exactes, mais utilise des procédés
mathématiques supérieurs qui causent d’énormes difficultés.
- Méthode de la résistance des matériaux appliquée
Elle emploie des hypothèses de simplification permettant d’utiliser
des méthodes mathématiques plus rigides. Elle donne donc des résultats
approximatifs, mais suffisamment précis pour la pratique.
I.5 Hypothèses de la résistance des matériaux
Ce sont des lois qui, théoriquement, ne sont pas tout à fait
exactes ; mais en raison de l’expérience et de simplification des calculs, elles
restent suffisamment exactes pour la pratique.
a. L’élasticité :
Le matériau est un corps idéalement élastique, c’est-à-dire, ayant
subi des déformations sous l’effet des charges, il reprend sa forme initiale dès
que les charges cessent d’agir.

b. L’homogénéité
Le matériau est homogène, c’est-à-dire, il possède les mêmes
propriétés (physico-mécaniques) en tous ses points ;
c. L’isotropie
Le matériau est isotrope, c’est-à-dire que dans un plan de section
droit, ces propriétés doivent être les mêmes dans toutes les directions.
d. Les déplacements des différents points d’un corps élastique sont si petits
par rapport aux dimensions du corps si bien qu’on peut supposer que les
points d’application des différentes forces ne subissent pas de
déplacement sous l’effet de la déformation du corps donné (principe de
raidissement).
e. Les éléments de nos structures sont définis par leur fibre moyenne et par
des sections droites d’une surface S perpendiculaires à tous les points de
la fibre moyenne. Les centres de gravité de ces sections se trouvent sur
la fibre moyenne. La ligne reliant les surfaces élémentaires
correspondantes s’appelle fibre élémentaire. Ainsi, une pièce est dite à :
- Section constante, si la section ne varie pas le long de la fibre
moyenne ;
- Section variable, si elle change (mais le centre de gravité reste toujours
sur la fibre moyenne).

Section constante Section varible

Fibre élémentaire Fibre élémentaire

G G G

S S S

f. Hypothèse de NAVIER-BERNOUILLI
Au cours de la déformation d’une pièce, une section droite et plane

reste plane, identique à elle-même, et normale à la fibre moyenne déformée.


Avant déformation

Après déformation

g. Hypothèse de BARRE de SAINT VENANT


Un système de forces en équilibre appliqué à un corps solide, ne
cause que des déformations et des forces intérieures locales, c’est-à-dire que
leur répartition ne s’effectue que dans le proche voisinage de leur point
d’application.
C’est pourquoi, dans le cas des corps solides (déformables), les
forces agissant sur le corps ne peuvent pas être déplacées le long de leur ligne
d’action.
h. Les déformations
Les corps solides traités par la résistance des matériaux subissent
des déformations qui sont cependant très petites par rapport aux dimensions
du corps. On distingue :
- les déformations élastiques
Le corps déformé sous charge reprend sa forme initiale après que
la force ait cessé d’agir.
- Les déformations permanentes ou plastiques
Le corps déformé sous charge garde cette déformation après
l’écartement des forces agissantes.
Dans la nature, il n’existe pas des corps parfaitement élastiques ou
plastiques. Il va de soi que, sous de petites charges, les déformations sont
élastiques, et sous de grandes charges, plastiques. Les corps subissent alors
des déformations élastiques et plastiques ; on parle alors des déformations
élasto-plastiques. D’où 2 branches de la résistance des matériaux :
La théorie de l’élasticité et celle de la plasticité.
Depuis lors, l’ingénieur a utilisé les méthodes de la théorie de
l’élasticité ; actuellement, on est entrain de développer des méthodes basées
sur la théorie de plasticité, ce qui permet l’étude des structures plus
économiques.
I.6 Relation entre la charge et la déformation
Les corps solides considérés en résistance des matériaux subissent
des déformations sous l’effet des charges.
I.6.1 La loi de HOOKE Robert, savant anglais du 17è siècle
L’expérience de HOOKE avait porté sur un fil de fer mince soumis à
différentes forces de traction. Il a été constaté que les déformations
(allongements) du fil étaient tout à fait élastiques. Ainsi il avait formulé la
relation entre l’allongement Δl et la force F par des mots latins ‘’Ut tensio sic
vis’’, c’est-à-dire, comme est l’allongement, telle est la force. Autrement dit,
l’allongement Δl est proportionnel à la force, soit : F = c. Δl (1) avec :
F – force ou charge
c – coefficient de proportionnalité, ou tangente de l’angle α
Δl – allongement du fil
Cependant, ayant constaté que les résultats différaient selon la
nature du fil (Fe, Cu, Al…), sa longueur et son diamètre (section), il a été
Δl
convenu d’établir la relation (1) entre les quantités suivantes : ε = et =
l
F
avec
S
ε – allongement unitaire ou relatif ;
l – longueur totale du fil avant allongement ;
 – force unitaire ou contrainte ;
S – section du fil
D’où, un nouveau diagramme qui ne dépend plus du corps d’essai, mais
du matériau
ϭ

β
Ɛ

L’équation (1) devient : Ϭ = E. ε (2) avec :


E = tg β ; c’est une quantité caractéristique pour chaque matériau et se
nomme coefficient d’élasticité longitudinal ou module de YOUNG ; elle
s’exprime en kg /cm2 ou en kg /mm2 .
Valeurs numériques de E de quelques matériaux :
Fer : 2 100 000 kg /cm2 = 21 000 kg /mm2
Acier : 2 000 000 à 2 200 000 kg /cm2
Fonte : 600 000 à 1 600 000 kg /cm2
Aluminium : 750 000 kg /cm2
Bois (parallèlement aux fibres) : 100 000 à 150 000 kg /cm2
N.B. :
Pour les matériaux qui ne supportent pas la traction, on peut
déterminer E par un essai de compression ; ainsi :
- Béton (qualité moyenne) : 200 000 kg /cm2
- Maçonnerie (qualité moyenne) : 20 000 kg /cm2
- Bois (perpendiculairement aux fibres) : 4 000 à 8 000 kg /cm2
Calcul de l’allongement Δl
F F Δl F F .l
Si  = E. ε et  = , alors E. ε = →E. = → Δl =
S S l S S .E
Exemples
1. Calculer l’allongement d’une barre d’acier ronde dont le diamètre vaut
20 mm, la longueur 5,0 m, et chargée d’une force de traction de 8000
kg.
(E = 2 100 000 kg /cm2 ¿ .
F .l
On sait que Δl =
S .E
F = 800 kg ; l = 5,0 m = 5000 mm
E = 2 100 000 kg /cm2 = 21 000 kg /mm2
2 2
π .d 20 400
S= = 3,14. = 3,14. = 314 mm2
4 4 4
3 3 3
F .l 8.10 5 . 10 . 40.10
Δl = = = = 6,07 mm
S .E 3
21.10 .314 21.314
2. Quelle est la force de traction qui cause un allongement de 2 mm à un
fil d’aluminium dont la section est égale à 0,5 cm2 et la longueur 4,0 m.
F .l S .E . Δl
Si Δl = → F =
S .E l
S = 0,5 cm2 = 50 mm2
E = 750 000 kg /cm2 = 7 500 kg /mm2
Δl = 2 mm ; l = 4,0 m = 4 000 mm
2
S . E . Δ l 5.10. 75.10 . 2
Alors F = = 3 = 187,5 kg
l 4. 10
3. Un fil métallique de longueur 3,0 m, de diamètre 10 mm, subit un
allongement de 2,4 mm sous l’effet d’une force de traction de 1,3 t.,
déterminer le module de Young du matériau.
F .l F .l
Si Δl = → E=
S .E S .Δl
F = 1,3 t = 1 300 kg ; l = 3,0 m = 3 000 mm ; Δl = 2,4 mm
2
π. 2
S= d = 3,14. 10 = 78,5 mm2
4 4
2 3
13.10 . 3.10
E = = 0,207 .105 = 20 700 kg /mm2
78 , 5.2 , 4

I.6.2 Essai de traction des aciers


F

M’

L1
L0
Striction

M
Considérons une éprouvette (barreau) cylindrique en acier doux ; la
section de la tige de l’ordre de 150 m m2 est rigoureusement constante le long
de la tige.
A environ 50 mm des têtes, on trace 2 traits de repères dont
l’écartement lo est connu.
Chacune des têtes est fortement serrée dans une mâchoire ; l’une
des mâchoires est fixe (M), tandis que l’autre (M’) peut prendre un mouvement
de translation lent et uniforme, parallèle à l’axe de l’éprouvette.
On fait subir à l’éprouvette un allongement proportionnel au temps,
en exerçant sur la mâchoire M’, une force normale F égale en chacun des
points de la pièce.
A l’aide d’un manomètre, l’opérateur peut connaître à chaque instant et
avec grande précision, la grandeur de la force F, ainsi que l’allongement Δl
subi par la partie ab de la pièce.
En faisant croître progressivement la force F à partir de zéro, on
peut tracer la courbe de variation de l’allongement Δl en fonction de F, appelée
‘’diagramme des déformations’’ du barreau de l’acier.
On porte en abscisse, l’allongement unitaire ε et en ordonnée, la
force unitaire  (force rapportée à l’unité de surface initiale de l’éprouvette).

D
Ϭr = 3600

Ϭe = 2400
C E
B
Ϭp = 2100
A

Ɛ
Ɛp Ɛe
Ɛ
Commentaires sur la courbe
- De O à A (où p = 2 100 kg /cm2 pour les aciers doux), les
déformations unitaires ε sont faibles et augmentent
proportionnellement à l’effort unitaire  ; la partie correspondante
OA est rectiligne ; c’est-à-dire :
Si la force F cesse d’agir, la partie ab de l’éprouvette reprend sa
longueur initiale lo ; c’est le domaine des déformations élastiques à
l’intérieur duquel la loi de HOOKE est vérifiée.
On constate par ailleurs que, tant que l’effort unitaire reste
inférieur à p, les traits repères tracés sur l’éprouvette au début de
l’essai, demeurent droits et non déformés (hypothèse de Navier-
Bernoulli).
p s’appelle la ‘’limite de proportionnalité’’.
- A partir du point A, le diagramme continue par une ligne courbe
dont la tangente renferme un angle de plus en plus petit avec l’axe
ε, et au point B, elle devient horizontale jusqu’en C.
Ceci veut dire qu’à l’effort unitaire e, ne correspond aucun
allongement unitaire défini ε, mais que ε peut prendre entre 2 limites A et B,
n’importe quelle valeur. En augmentant donc l’effort unitaire jusqu’à la valeur
de e, le barreau s’allonge fortement sans même augmentation de la force ;
c’est le phénomène de glissement ou écoulement du matériau.
e se nomme ‘’limite d’élasticité ou d’écoulement’’.
Il existe des matériaux pour lesquels il est difficile de déterminer e
avec exactitude. Pour cela, on définit souvent une limite pratique d’élasticité ;
celle-ci est la valeur de l’effort unitaire  pour laquelle une déformation
permanente appréciable ε = 0,002 apparaît.
- A partir du point C, le diagramme continue par une ligne courbe, et
les valeurs de  augmentent de nouveau. On dit que le matériau
endurcit. Les déformations croissent rapidement avec F. Lorsque
l’effort atteint une valeur r, la matière s’écoule comme un corps
plastique ; l’éprouvette s’allonge même si la charge décroît ; c’est
le phénomène de la ‘’striction’’, c’est-à-dire que le barreau
s’amincit en un certain point et se rompt.
r s’appelle ‘’limite de rupture’’.
N.B. :
- Si l’éprouvette est déchargée à n’importe quelle valeur de < p,
les déformations relatives au déchargement suivent toujours la loi
de Hooke ;
- Si l’éprouvette est déchargée à un allongement unitaire ε =
0,025 au point C, elle se raccourcit ; et quand l’effort disparaît, le
raccourcissement est de :
❑ 2 400
εe = E = = 0,00114 qui constitue une partie de la
2100 000
déformation totale ε = 0,025 avant le déchargement.
Ainsi, la déformation subsistante qui constitue la déformation
permanente ou plastique εp vaut : εp = ε - εe = 0,025 – 0, 00114 = 0,02386.
- Ainsi donc après glissement du matériau, la déformation élastique
demeure inférieure à 5% de la déformation totale élasto-plastique ε
car :
εe 0,00114
= = 0,0456 = 4,56%
ε 0,025
I.6.3 Idéalisation du diagramme  – ε

Ϭe

Les grandes déformations dues au glissement permettent de


considérer le matériau comme abimé après ce phénomène, bien qu’il ne soit
pas encore rompu. Ainsi, la partie du diagramme au-delà du point C est
déconsidéré ; par contre, la partie avant C sera idéalisée (considérée) en
supprimant la partie courbe AB et en la remplaçant par des lignes droites OA et
BC. On obtient alors le diagramme d’un matériau idéalement élasto-plastique.
I.6.4 Contraction du diamètre – Coefficient de POISSON
La contraction est la diminution des dimensions de la section de
l’éprouvette après l’essai de traction. Comme il s’agit d’une éprouvette
cylindrique, on parle alors de ‘’contraction du diamètre’’.
La contraction est proportionnelle à l’effort F tant que la limite d’élasticité Ϭe
n’est pas dépassée.
La contraction absolue vaut ΔD = D1 – D0, et
ΔD D1 – D 0
La contraction relative εc = = , avec :
D0 D0
D0 – diamètre original et
D1 – diamètre final (diminué)
Le rapport entre la contraction relative εc et l’allongement relatif ε pour
chaque matériau est constant et se nomme ‘’Coefficient de POISSON’’ c’est-à-
εc
dire γ =
ε
Exemple de Coefficient de POISSON γ pour quelques matériaux :
Fer et acier : 0,30
Aluminium : 0,34
Béton ordinaire : 0,20
N.B. : - La valeur max. du coefficient de Poisson est de 0,50 ;
- Dans la région des déformations plastiques, le coefficient de
Poisson est de 0,50 pour tous les matériaux.
I.6.5 Essai de dureté BRINELL
Considérons un corps parallélépipédique A et une bille B d’un métal
très dur que l’on presse sur la surface usinée de A avec une force F tellement
grande que la bille laisse une empreinte sur la surface.

Caractéristiques de la machine à biller :


Diamètre de la bille : D = 10 mm
Force appliquée par la bille : F = 3 000 daN
SI :
HB – nombre de dureté Brinell ;
S – surface de la calotte sphérique de diamètre D et de profondeur
p;
d – diamètre de l’empreinte ;
F – force appliquée ;
D – diamètre de la bille ;
F F D−√ D2−d 2
Alors, HB = = , a v ec p =
S π.D.p 2
2F
Donc HB =
π . D .¿ ¿
N.B. : Le rapport entre le nombre de dureté Brinell HB et la
résistance à la rupture Rr des matériaux de composition
Rr
analogue est constant, soit = constant
HB

I.6.6 Essai de résistance au choc – Résilience


La résistance d’un matériau varie beaucoup suivant la vitesse
d’application de la charge ; elle est d’autant plus grande que la vitesse de
l’effort est aussi grande.
Le choc d’un solide contre un autre, produit un effort dit ‘’force de
percussion’’ qui dure pendant un temps très court (de l’ordre de 1/100 è sec),
force la plus rapidement appliquée qu’on puisse réaliser. L’essai caractérise
donc très bien la résistance à l’action des forces instantanées.
Cependant, il s’avère impossible de mesurer l’intensité de telles forces ; par
contre, la mesure de leur travail pendant le choc est possible. La résistance au
choc du matériau sera donc donnée en fonction du travail dépensé (fourni)
pour rompre le barreau, et non de l’intensité de la force de percussion.
L’appareil utilisé est un mouton pendulaire M qui oscille autour d’un axe fixe O.
L’éprouvette à essayer AB est entaillée du côté opposé au point d’impact pour
localiser la rupture produite par le choc du mouton. Elle est posée sur 2
supports S1 et S2 parallèles entre lesquels oscille le mouton.
Soit Go, la position initiale du mouton à laquelle il est maintenu par un dispositif
de blocage qui peut le libérer brusquement. Le mouton tourne alors autour de
O, vient frapper l’éprouvette lorsqu’il atteint sa position la plus basse, rompt
l’éprouvette et remonte jusqu’en G 1. Un dispositif permet de repérer avec
exactitude la position OG1. Arrivé au point G1, la vitesse du mouton s’annule ; à
ce titre, il retombe et oscille.
Soit :
Pho – l’énergie que possède le mouton en arrivant au contact de
l’éprouvette ;
Tr – le travail absorbé lorsque le mouton remonte en OG 1 ;
Ph1 – le
→ Pho = Tr + Ph1
→ Le travail de rupture de l’éprouvette est donc : Tr = P (ho -
h1)
La résistance au choc ou résilience K (en J /cm2) vaut:
travail de rupture (en J ) Tr
K= ' 2 ou K =
section de l é prouvette( cm ) S
Dimensions de l’éprouvette et caractéristiques de l’appareil
Poids du mouton : 219,74 N
Distance OG : 0,70 m
h : 1,34 m
Energie du mouton au moment du choc : Pho = 219,74 x 1,34
= 294,45 J
θ1 – angle de remontée
Exemple :

Une éprouvette en acier de dimensions ci-dessus, a été essayée


avec le mouton Charpy de 294,45 J. L’angle de remontée mesuré a pour valeur
θ1 = 74° ; La hauteur de remontée h1 vaut : h1 = OG – [Link] θ1 = OG (1 –
cos74°) = 0,7(1 – cos74°) = 0,507 m
Travail de rupture Tr: Tr = 219,74 (1,34 – 0,507) = 149,11 J
Section nette de l’éprouvette : S = 1 x 0,5 = 0,5 cm2
149 ,11
Résilience K = = 298,22 J /cm2
0,5
I.6.7 Essai de fatigue (ou d’endurance)
La plupart des constructions sont soumises à des efforts d’intensité
variable pouvant avoir le même sens, ou dirigés alternativement dans un sens
ou dans un autre. Les pièces soumises à des efforts variables se rompent
avant que la limite élastique du matériau ne soit atteinte. La rupture se produit
donc brutalement sans qu’aucune déformation ne se manifeste de façon
apparente. On dit alors que la rupture s’est produite par fatigue.
Soit une tige en acier encastrée en B et sollicitée par un système
bielle-manivelle en A. La contrainte dans la section dangereuse B de la barre
est d’autant plus grande que le déplacement a en A est grand.
Ainsi donc, lorsque l’extrémité A passe de Ao à A 1, la partie inférieure de
la barre AB est tendue, tandis que la partie supérieure est comprimée ; dans le
cas contraire, lorsque l’extrémité A passe de Ao à A 2, c’est la partie inférieure
qui se comprime et la partie supérieure se tend.
Lorsque donc la manivelle tourne, les contraintes en B sont
variables et alternées, la contrainte max étant proportionnelle à a. La rupture
du barreau intervient après un certain nombre d’alternances ou nombre de
tours de la manivelle. On constate que le nombre d’alternances qui amène à la
rupture augmente quand la contrainte max diminue. Pour un matériau donné,
le nombre d’alternances qui amène à la rupture en fonction de la contrainte
est donné par la courbe d’endurance ou courbe de Wöhler.
Cette courbe possède une asymptote horizontale dont l’ordonnée
définit la limite de fatigue p qui est la valeur de la contrainte max qui,
appliquée périodiquement à un barreau, n’entraine la rupture que pour un
nombre d’alternances infiniment grand.

Contraintes (daN/mm²)
45

45

45

Limite de Fatigue
45
Non cassé

Nbre d’alternances
103 104 105 106 107 108
I.7. Contraintes dT

dS

dF
S F

Considérons un point A dans la section S de l’éprouvette et une


surface élémentaire dS autour du point A.
q x 3 l3 q 3 3
( − )=− (x −l
On appelle contrainte normale dans le point A,  = Lim 2EI 3 3 6EI
S→0
q 3 3 q 3 3 q x4 3
On appelle contrainte de cisaillement ou scission, 6EI 6EI [ ]
(x −l )dx=− ∫ (x −l )dx=− −l +C2
6EI 4

Si la surface de la section est toute petite, la répartition des


contraintes est uniforme sur toute la surface. Dans le cas des grandes surfaces,
leur répartition est supposée uniforme. On ne peut pas mesurer directement
les contraintes, mais plutôt on mesure les déformations qu’elles provoquent.

Signes des contraintes


- La contrainte normale  est positive si elle est une contrainte de
traction ; négative si elle est une contrainte de compression ;
- La contrainte de cisaillement τ est positive si elle tourne autour
d’un point pris dans le matériau dans le sens des aiguilles d’une
montre ; négative dans le sens contraire.
Sollicitations et contraintes
- Les éléments de réduction MNT définissent les sollicitations de la
section. Ils sont les résultats des forces intérieures et sont relatifs à
la section.
- Les contraintes  et τ sont les forces intérieures elles-mêmes et
sont relatives à un point de la section.
- Il existe 4 genres de sollicitations simples :
a. Traction et Compression simple N
b. Cisaillement pur T
c. Flexion simple M
d. Torsion simple Mt
- La torsion est la sollicitation causée par le moment de torsion M t
agissant dans un plan parallèle à la section de la barre, c’est-à-dire
que son vecteur est perpendiculaire au plan.

I.8 Méthode classique de dimensionnement – Contrainte


admissible (
Il est établi qu’une structure est stable lorsque la contrainte max ne
dépasse pas en aucun point de la section, une valeur définie de la contrainte
dite contrainte admissible. Cette méthode nous permet de rester dans l’état
élastique. La structure doit donc être stable avec un minimum d’économie,
c’est-à-dire, la sécurité est garantie sans idée de mise hors service due à la
rupture, fissuration exagérée, déplacement anormal etc…
Ϭe
Il faut donc que : Ϭmax ≤ Ϭadm avec Ϭadm =

e – limite d’élasticité
 - coefficient de sécurité toujours supérieur à 1 ; en général on prend 
= 1,5 ou 2 et rarement 3.
Le coefficient de sécurité défini par les règlements est différent pour
tous les matériaux et toutes les sollicitations.
II. TRACTION ET COMPRESSION SIMPLE
II.1 Notions générales
La traction ou la compression simple d’une barre a lieu lorsque les
forces internes engendrées dans une section quelconque de la barre se
ramènent à une seule résultante appelée ‘’effort normal’’ (longitudinal ou axial)
agissant le long de l’axe géométrique de la barre, perpendiculairement à la
section considérée, c’est-à-dire que les autres éléments de réduction sont nuls
(T = 0, M = 0).
a. Signes de l’effort normal
N est positif (+) s’il provoque la traction, c’est-à-dire si N est
orienté hors de la section.
N est négatif (-) s’il provoque la compression, c’est-à-dire si N est
orienté vers la section.
b. Hypothèses des contraintes
Dans une section quelconque d’une barre droite à section
invariable suffisamment éloignée du point d’application des forces extérieures,
la contrainte normale  est constante et uniformément répartie sur toute l’aire
de la section transversale et peut être déterminée à partir de la condition
d’équilibre :
N
.S – N = 0 →  = avec  – contrainte normale
S
N – effort normal
S – section transversale
Par ailleurs : -  est positive si N est une traction ;
- est négative si N est une compression.
c. Principe de dimensionnement des barres tendues ou
comprimées
Il se conforme à la condition de résistance (sécurité) selon laquelle
la valeur de la contrainte effective (taux de travail) ne doit pas excéder la

contrainte admissible
q l 4 3 q l4 4
( −l ×l + C ) =0 ⇒ − ( −l +
6 EI 4 2 6 EI 4 , c’est-à-dire :
q l4 l4 4 l 4 3 l4 3 l4
− ≠0⇒ −l4+C2=0⇒ − +C2=− +C2=0⇒C2=
6 EI 4 4 4 4 8 EI
N
=± S ≤ []
q x 4 3 3 l 3 q 3 l 4 3 ql4
−lx + ⇒y=− × =− ⇒
6EI 4 4 6EI 4 24EI

d. Contrainte admissible
C’est la contrainte max qui ne provoque pas de déformations
excessives susceptibles d’entraver les conditions normales de travail d’une
pièce en matériau donné. Elle est fonction de :
- La nature du matériau de la pièce (propriétés physiques,
chimiques, mécaniques etc…) ;
- Des conditions de travail de la pièce (cas des sollicitations, nature
des charges etc…).

II.2 Traction simple


II.2.1 Contraintes sur une section droite

D’après les équations d’équilibre, X = 0, c’est-à-dire : - N + .S =


N
0 → N = .S →  =
S
a. Cas d’une poutre à axe rectiligne et de section variable
- Si la variation est lente et continue, on néglige l’erreur et les
contraintes sont supposées uniformes sur toute la section droite ;
- Si par contre, la variation est brusque, les contraintes sont
beaucoup plus grandes au droit des changements et valent :
max = .k où k > 1 est dit coefficient des contraintes ;
b. cas d’une poutre à axe rectiligne, de section constante, mais
percée de trou
- Plaque percée d’un trou circulaire

F
Aux points a et b, la contrainte  vaut 3 fois , c’est-à-dire,
S
F
a,b = 3
S

En un point de la section situé à la distance d de l’axe, la contrainte


2 4
N r 3.r
normale  = (1 + + 4 )
S 2. d
2
2. d
F
Aux points x et y, se crée une contrainte de compression : = -
S
- Plaque percée d’un trou elliptique

F a
La contraint normale max se situe aux points x et y et vaut :  = (1 + 2
S b
).

c. Calcul d’un câble


Un câble est formé des torons enroulés en hélices et formés de fils
d’acier durs enroulés eux aussi en hélices autour d’une âme en acier ou en
chanvre. Cette disposition confère au câble soumis à un effort de traction une
étreinte qui lui donne une résistance supérieure à celle qu’il aurait si les fils et
torons étaient placés parallèlement à l’axe du câble.
II.2.2 Contraintes sur une section oblique
Soit une barre coupée par un plan formant un angle α quelconque
avec l’axe de la barre.

α constitue l’angle formé par la normale à la section et l’axe


S
soit S’ = avec S’ – surface oblique et
cos α
S – surface droite
N N
La contrainte sur la section oblique vaut : ρ = = . cosα
S' S
N
La contrainte sur la section droite vaut : 1 = → ρ = 1 .
S
cosα
Décomposons la contrainte ρ dans un point de la section en 2
qI ql qx² M qlx qx²
x− =− +
composantes  et τ avec  parallèle à 2 2 et τ  EI 2EI 2EI
2
η
ϭ

ρ = Ϭ1 cosα

= ρ . cosα = 1 . cosα . cosα = 1 . cos 2α (1)


τ = ρ . sinα = 1 . cosα . sinα (2)
Question : A quelle valeur de α,  et τ ont-elles des valeurs
extrêmes ?
Pour (1) : -1 ≤ cosα ≤ +1 → -1 ≤  ≤ +1 →
Si cosα = ±1, alors max = 1 →  est max pour α =
0° et α = 180° (section droite transversale)
Si cosα = 0, alors min = 0 →  est min pour α =
90° et α = 270° (section droite longitudinale)
1
Pour (2) : τ = 1 . cosα . sinα → τ= . sin2α →
2
-1 ≤ sin2α ≤ +1 → -1 ≤ τ ≤ +1
1
Si sin2α = 1, alors τmax = → 2α = 90° → α = 45°
2
−1
Si sin2α = -1, alors τmin = → 2α = - 90° → α = - 45°
2
Les relations entre les 2 contraintes  et τ dans une barre soumise à la traction
simple sur une section oblique sont représentées dans un cercle dit ‘’Cercle
de MOHR’’ dont le diamètre vaut φ = max – min

Démonstration :
α = min + (max – min) . cos 2α = 0 + max . cos 2α = 1 .
cos α
2
τα = (max – min) . cosα . sinα = max . cosα . sinα = 1 .
cosα . sinα .

Conclusions :
- Les contraintes normales agissant sur un plan oblique sont toujours
inférieures à celles agissant sur les sections droites ;
- A 45°, la valeur des 1ères vaut la moitié de celle des 2èmes ;
- Cette position oblique nous permet donc d’allonger un élément
tendu surtout si le matériau d’assemblage a une résistance à la
traction inférieure à celle du matériau de l’élément, mais une
résistance considérable au cisaillement (soudure pour les
constructions métalliques, collage pour les constructions en bois,
etc. )

qlx qx²
∫(−2EI+2EI)dx
- Lorsque la normale à la section S’ est perpendiculaire à la
direction de la force (axe de la barre),  = τ = 0 car cos 90° = 0 ;
c’est le cas pour tous les plans parallèles à l’axe ;
- Lorsqu’il y a plusieurs plans parallèles à l’axe sans contrainte, on
dit que le corps est dans un état simple ou état linéaire de tension.
II.2.3 Déformations
Considérons une barre à section variable soumise à un effort de
traction N et calculons son allongement (déformation) :
Isolons un élément infiniment petit dx :
Δl
on sait que : Ɛ = et  =E ;
l
Δ . dx
Alors, pour un élément infiniment petit dx, on a :  = et  = E .
dx
Δ . dx
dx
N N Δ . dx N
Or, = → = E. → . Δ . dx = . dx
S S dx S .E
l l l
1
Ainsi l’allongement Δl = ∫ Δdx = ∫ SN. E dx → Δl = E ∫ NS dx
0 0 0

N .l
Vérifions pour une barre à section constante (Δl = )
S .E
l l
1 1 N 1 N 1 N N .l
Δl =
E ∫ NS dx = E . S ∫ dx = .
E S
[ x ] l0 = .
E S
(l – 0) =
S .E
0 0

Exemples:
1. a. Quel est l’effort de traction à appliquer à une barre d’acier
ronde de diamètre 20 mm pour que la contrainte ne dépasse
pas la limite de 1200 kg /cm2?
c. Calculer l’allongement et la contraction diamétrale de la barre sous
cet effort, sachant que la longueur de la barre vaut 8,0m ;
E = 2 100 000 kg /cm2 ,le coefficient de POISSON γ = 0,3.
Solution

=𝜋 = 𝜋 =𝜋
2 2
F F d 2
a.  = ≤ adm → ≤ 1 200 kg /cm2 et
S S 4 4
2
cm

1 200 . 𝜋
F
→ ≤ 1 200 kg /cm2 → F ≤ 1 200 . S → F ≤
S
→ F ≤ 3760 kg → F = 3760 kg
F .l 3760 .800
b. – Δl = = = 0,46 cm
S .E π . 2 100 000

- Calcul de la contraction diamétrale Δφ = D1 – D0

−2
Δl 0 , 46 46 . 10 23 −4 −3
= = = = 10 = 0,574 . 10
l 800 8 .10
2
4

c
 = - → c = -  .  = - 0,3 . 0,574 . 10−3 = - 0,172 . 10−3

La contraction diamétrale vaut donc : Δ  = D 1 – D 0 = c .  = -

0,172 . 10−3 . 2 = - 0,344 . 10−3 cm = 3,44 . 10−3 mm

2. Une pièce en charpente métallique est constituée de 2 cornières

métalliques de 50 x 50 x 5. Elle est fixée à chaque extrémité au

moyen de 2 rivets à une plaque d’acier insérée entre les

cornières. Les rivets ont un diamètre de 14 mm et leur logement

celui de 15 mm. La pièce est soumise à un effort de traction de

7800 kg. Vérifier la stabilité de la pièce, sachant que la

contrainte admissible est de 1000 kg /cm2.

La section d’une cornière de 50 x 50 x 5 vaut 4,7 cm2 .

50 x 50
Cornière veut dire : longueur de chaque aile : 50 mm et
5
épaisseur : 5 mm.
Solution :

N = 7800 kg ; []
q q lx ² x 3
∫ ( − lx + x ² ) d x = − + + C
2EI 2EI 2 3 1 adm
2
= 1000 kg /cm ; Surface de 2 cornières : 4,7 . 2 =
9,4 cm2
Surface nette Sn = Surface cornière – Surface des trous
→ Sn = 9,4 – 1 (1,5 x 0,5 . 2) = 9,4 – 1,5 = 7,9 cm2
Condition de stabilité ;
F []
q lx² x4 q lx3 x4
∫(− + +C)dx= − + +C x+C
2EI 6 3 1 2EI 3×2 3×4 1 2 7 800 2 2
= S ≤ adm   = 7,9 = 987 kg /cm <1000 kg /cm

Conclusion: La pièce est stable


3. Un câble de mine de 18 mm de diamètre et de 400 m de
longueur sert à descendre et à remonter une benne pesant 700
kg. Le poids spécifique du câble est de 7,85 t /m3 et la contrainte
admissible est fixée à 1 400 kg /cm2 .
a. Déterminer la charge max que l’on peut placer dans la
benne ;
b. Calculer l’allongement max Δl du câble pour le module
d’élasticité E = 2 000 000 kg /cm2.
Solution
Il faut tenir compte du poids propre du câble dans les calculs parce
qu’il est long.
Soient : N – effort total ; Gb - poids de la benne = 700 kg
Gc – poids propre du câble
P – charge utile inconnue
Pour qu’il y ait équilibre, il faut que N = G b + Gc + P
Calcul de Gc
3
7 , 85 .10 kg
Gc = Vc . c or c = 7,85 t /m3 = 6 . 3 = 7,85 . 10−3 kg /cm3
10 cm
et

Vc = Sc . 400 = 𝜋. . 4. 104 = 𝜋 . 1 , 82 . 104 = 101 736 cm3;


2
1, 8
4

d’où Gc = 101 736 . 7,85 . 10−3 = 798,6276 kg = 799 kg

a. Charge utile max : P = N – Gb - Gc avec


N
N = charge de traction → ≤ Ϭadm → N ≤ S . Ϭadm
S
2
1, 8
N ≤ . . 1400 = 3556 kg → N = 3556 kg
4
Alors P = 3556 – 700 – 799 = 2057 kg
(Gb+ P)L
b. Allongement Δl = avec F = Gb + P = 700 + 2057 =
SE
2757 kg

Etant donné qu’une partie considérable de l’effort normal dépend


aussi du poids propre du câble qui n’est pas un effort constant, nous allons
utiliser la formule générale :
l
(Gb+ P)L 1
Δl =
SE
+
S .E ∫ S . dy . y
0

4 2
2757.4 .10 S y
Δl = 6 + [ ]0l
2,5434.2. 10 S E 2

4 −3 4 2
2757 . 4 . 10 7 , 85 .25434. 10 ( 4.10 )
Δl = 2 + 2 . .10−4
50868 . 10 50868 . 10 2

Δl = 24,82 cm

l
( Gb+ P¿ L ) 1
Δl =
SE
+ ∫ . Sdy . y
SE 0
avec  . S . dy = dP

[ ]
4 2
2757 . 4 .10 .S y
Δl = 6 + ₒ
2,5434 . 2. 10 SE 2

4. a) Quel effort de traction peut-on appliquer à la barre d’acier si Ϭadm =


1400kg/cm²
b) La soudure peut supporter une contrainte de traction Ϭs = 960kg/cm².
A quel angle α agit cette contrainte au plan a – a sous l’action de l’effort
déterminé préalablement ? (cfr schéma ci-dessus)
c) Calculer la contrainte de cisaillement au plan a – a ?
Solution
a. Surface de la base : S = 0,8 x 12 = 9,6 cm²
N
Ϭadm ≥ → N ≤ Ϭadm . S = 1400 . 9,6 = 13440 KG → N = 13440 Kg
S
b. On sait que Ϭ = Ϭ1 cos²α or Ϭ1 = 1400 kg/m² et Ϭ = 960
kg/m²
960
→ 960 = 1400 . cos 2 α → . cos 2 α = = 0,69
1400
→ α = arccos √ 0 , 69 → α = 33° 50’ ≅ 34°
c. τ = Ϭ1 cos α sin α = 1400. cos34°sin34° = 639,1 kg/m².

II.3 Compression simple


La rupture d’une barre comprimée sous l’effort N dépend beaucoup
de sa longueur. Ainsi:
- Une barre longue se déforme et se rompt à une force beaucoup
plus petite qu’une barre courte; ce phénomène s’appelle le
flambement
- Une pièce est dite courte lorsque sa dimension longitudinale « l »

est inférieure à 10 fois environ sa plus petite dimension

transversale « a » c’est-à-dire

l
L ≤ 10 a ou a ≤ 10

l
a
 Tous les phénomènes et formules vus en traction sont analogues dans le
cas des pièces courtes comprimées. Ce pendant, le sens de la
déformation est inverse et se nomme raccourcissement.
 Les contraintes dans une section droite d’une pièce courte en
N
compression simple sont données par  = - et la condition des
S

stabilité par  [ ].
q lx 3 x 4
− + +C x +C
2EI 6 12 1 2

 Il existe des matériaux qui ont une résistance très faible en traction, voire
négligeable, mais une forte résistance en compression (ex. maçonnerie,
béton).
 Les déformations d’une pièce courte comprimée (raccourcissement) sont
Nl
données par l = avec N - effort de compression négatif,
SE
 =  (contrainte de compression négative)
q q
×C =0⇒C =0car ≠0
Exemple : a) Vérifier la stabilité du mur dans la section a-a ( 2EI 2 2 2EI =8kg/cm2))
b) Déterminer la largeur b de la fondation en béton si la
contrainte admissible du sol est de 2kg/cm 2 sachant que
੪ béton = 2200kg/m3
N= 12t

30cm

a a
80 cm

Fondation en béton

Solution
a) Comme la longueur du mur n’est pas définie, considérons un morceau de
1mètre (100cm).
q l 3 ×l l 4 q l 4 l 4 q l 4 l4 2 l4 l4
− + + C × l + 0 ≠0 ⇒− + + C l =0 ⇒− + + C l =0
N = 12t = 12000kg : 2EI 6 12 1 2EI(−6+12+C1l)=02EI 6 12 1 12 12 1 = 8kg/cm2
N l4 l4 l3 12000
+ C l =0 ⇒ C = =
=S 12 1 1 12l 12   = 30.100 = 4kg/cm2  8kg/cm.

q lx3 x4 l3 q 3 4 3
(− + + x)⇒y= (−2lx +x+l x)
 2EI 6 12 12 24EI (Il y a donc stabilité).
a) Soit b la largeur de la fonction.
22 kg .10 kg
b)  sol = 2kg/cm2 et b = 2200kg/m3 = = 22.10-4 kg/cm3
10 cm3
Hauteur de la fonction H=80cm
La force agissant sur 1m de longueur est donnée par :
N + poids d’1m de fondation.
12000+(b×100 × 80 ×22.10 ) (1)
Le poids du sol qui équilibre avec ce poids est donné par :  .S = 2b100. (2)
Pour qu’il y ait donc équilibre, il faut que (1)=(2)
12000+8b.22.10-1 = 200b
12000
12000 +17,6b = 200b 12000 =200b-17,6b =182,4b. b = = 65, 7
182, 4
66cm

2.4. Traction-compression en deux directions

Section Horizontale Section Oblique

Y Ϭy Y

A η
Ϭx Ϭx
Cos α

α Ϭα
Ϭxcos α 1
α
B τα
X α X
Ϭy α Ϭy sin α’
B’
A’
[Link] α

Considérons un corps soumis à l’action des contraintes normales x


et y parallèles respectivement aux axes x et y et dont la dimension
perpendiculaire au plan du dessin est égale à l’unité.
Il y a des contraintes normales sur les plans parallèles aux axes x et y
respectivement. On parle alors de l’état plan de tension ou de l’élasticité plane.
2.4.1. Contrainte sur une section oblique
Calculons la somme des forces parallèles à la normale du plan oblique :
α - B - B’ = 0 or B = x .cos . cos  et B’ = [Link] .sin 
 α - x. cos. cos  - y sin  sin = 0  α = x cos2 + y sin2
Calculons le somme des forces perpendiculaire à la normale du plan oblique :
τα – A + A’ = 0 or A = α.cos sin et A’=y sin cos
 τα - x cos sin+y sin cosα = 0 τα =(x-y) sin cos
Ces contraintes peuvent également être représentées sur le cercle
de MOHR de diamètre x-y.

Les coordonnées du point P donnent la valeur de  et τ.


 = y + (x - y) cos2 x

= y + x cos2 - y cos2
= xcos2 + y (1- cos2)
= xcos2 + ysin2 
τ = (x - y) cos sin
On constate que ces valeurs sont égales à celle demontrées ci-
dessus.
Cas spéciaux

a) y=0 : α = x cos 2
τ = x cos sin
b) x = y = ± :α =± .
 = 0 : c’est l’état plane hydrostatique de tension. Le
cercle de MOHR devient un point à l’abscisse .
Aucune section ne présente des contraintes tangentielles ;
par contre toutes les sections ont des contraintes normales
égales.
c)  = -y =  :  = (cos2α - sin2α)
 = 2 sinα cosα.

Donc à 45° et à 225°, α = 0 et  = 


à  = 135° et 315°, τ = - 
-
Le corps n’est soumis qu’aux contraintes de
=
=-
cisaillement dans ce cas. On parle alors de
cisaillement pur.
=-
=
2 .4.2.Déformations
Calculons les déformations uniformes x et y.
x ne dépend pas seulement des contraintes x et y non plus des contraintes y
seulement, parce qu’il ya aussi des déformations transversales qui sont égalés
à ν fois les déformations longitudinales. Ainsi donc :

- ν = (x - ν y)
x y 1
x =
E E E
y x 1
y = -ν = (y - νx)
E E E
Cas spéciaux
x
a)  y = 0  x = ;  C’est le cas de l’état linéaire de tension.
E
x
y = -ν
E

b) x = y = ± x = y =  = ± (1- ν ). C’est l’état plane hydrostatique de


E
tension.

c) x = - y =   x = - y = E (1+ν) : contrainte de traction dans une
direction ; contrainte de compression de même grandeur dans l’autre.
3. CISAILLEMENT
On parle de cisaillement pur lorsque tous les éléments de
réduction, à part l’effort tranchant, sont nuls, c’est-à-dire:
N = 0, T  0, M = 0, Mt = 0 (fig a) T

Fig b
Fig a
T

La fig.b stipule que lorsqu’un corps solide est appuyé par 2 corps,
les efforts tranchants les rapprochent l’un vers l’autre, et les 2 parties
glissent l’une sur l’autre.
En réalité cependant, il est très rare que l’effort tranchant T agisse
dM
indépendamment de M car T = .
dX

T agit donc le plus souvent en même temps que le moment fléchissent M, car si
celui-ci est nul, il en est de même de sa dérivée T.

Ainsi donc dans la pratique, il n’existe pas de cisaillement pur. Ce cas est
seulement retenu dans certaines situations où les autres efforts sont
négligeables comme par exemple :

 Jonction du tirant et de l’arbalétrier d’une ferme en bois ;


 Assemblage par boulons et par rivet des constructions métalliques, etc.
…..
3 .[Link] sur une section droite
Nous avons vu que dans le cas de la traction simple, les essais
montrent que les allongements de tous les fibres sont égaux et par
conséquent, la répartition des contraintes normales est uniforme en tout point
de la section. Etant donné que pour le cisaillement pur, un tel essai n’est pas
possible, l’on ne dispose pas des résultats expérimentaux précis pour la
répartition des contraintes de cisaillement. L’on ne suppose seulement que
cette répartition est aussi uniforme, c’est-à-dire constante en tous les points
de la section.

D’après l’équation d’équilibre y = 0,

On a donc: T- = 0 T -  dS = 0

Comme  est toujours constant, on a :

T
T-S dS = 0  T- S =0   =
S

3.2 Condition de stabilité


l
max  2 avec :

[ ][ ]
q l 3 l 4 3l q l3 4 l4
−2 l ( ) + ( ) + l = −2 l × + +
EI 2 2 2 24EI 8 16 2 =
4
5 de la plus petite des valeurs des contraintes admissibles à la traction ou
q l4 4 l4 q 4l4 4 8l4 5ql4
(− + )= (− + )=
à la compression. Dans le cas des matériaux non isotropes (ex. Le bois), 24EI 4 16 2 4EI 16 16 24×16EI est
différente selon que la section est perpendiculaire ou parallèle aux fibres. Dans

ce dernier cas, []
q lx² x3 l3
−++
2EI 2 3 12 est beaucoup moins forte.
3.3 Réciprocité de cisaillement

Soit un parallélisiez élémentaire de côtés dx, dy et dz découpé du


solide entier autour du point 0, origine d’un système d’axes de coordonnées x,
y, z. Il s’en suit que (par supposition du fait des distances infiniment petites) :
a)Les contraintes sur chaque surface sont uniformément reparties ;
b) Les contraintes sur les surfaces parallèles sont égales et opposées ;
c) Les composantes des contraintes de cisaillement agissant sur les 2 faces
perpendiculaires d’un parallélépipède sont égales l’une à l’autre et sont
perpendiculaires à la ligne d’intersection de 2 faces.
Toutes les 2 composantes convergent ou divergent par rapport à la ligne
d’intersection.
Démonstration
Etant donné que l’élément doit être en équilibre, il faut que :
x = 0 y = 0 z = 0 Mx = 0 M y = 0 Z = 0
a) x = y = z = 0, Trivial car les composantes correspondantes aux facettes
parallèles sont égales et sont de sens opposés. En effet :
- x + yx - zx + zx - yx + x=0  0=0
- xz + yz - z + z -yz + xz = 0 0 = 0
y - xy - zy + zy - y + xy = 0  0 = 0
b) MX=0
 x .0 + xy.0 - xz.0 + z.0 + zx.0 - [Link] + [Link] + y.0 = 0

 zy = yz.

c)  My = 0

бX.0 + τxy.0 -τxz .dx. dy dz + бy.0 + τyx .0 + τ[Link] + бZ.0 +τyz.0 = 0 →τxz = τzx.

d)  MZ=0

бX.0 + τ[Link] + τxz.0 + Ϭz.0 + τzy.0 + τzx.0 - τ[Link] + бy = .0

→ τxy = τyx.

3.4. Déformation due au Cisaillement


Considérons ce corps soumis aux contraintes de cisaillement pur
dont le coté vaut l’unité.

1 h
1
b= (1- ε)

a=

a= (1+ε)
Avant déformation Après déformation

Soit la longueur originale d’un coté égale à l’unité 1 ; déterminons


alors la longueur h du coté du carre déformé.
ΔL
Sachant que ε= → ∆l = εl
L
Ainsi donc après déformation ; nous avons :
a = √ 2+√ 2 ε =√ 2 (1+ε) (1)
b = √ 2 - √ 2 ε =√ 2 (1-ε) (2)
b
D’où h =√ ¿ )2+ ( )2 = √ a ²+b 2 = 1 √ a2 +b 2= 1 √ √ 2 ( 1+ Ɛ )2 +√ 2(1+Ɛ )²
2 4 2 2

h=½ √ (√ 2)² ( 1+ Ɛ )2 + √ 2 ²(1−Ɛ)² = ½√ 2 ( 1+ 2 Ɛ+ Ɛ2 ) +2 (1−2 Ɛ +Ɛ 2) =…


h= √ 1+Ɛ ²
Comme ε2<<<→ Ɛ 2 0 → h = √ 1+0 → h = √ 1 → h =1
Conclusion : Après déformation ; le coté du carré reste toujours 1. Donc le
cisaillement pur n’entraine pas des déformations linéaires.
Considérons en plus le losange ci-dessous de coté angulaire γ
a=√ 1+γ ¿+ 1¿ =√ 1+2 γ + γ +1 =√ 2+2 γ + γ + γ 2
Avec γ 2 <<<→ a =√ 2+2 γ = √ 2(1+γ ) =√ 2 √ (1+ γ )(2)
(1)= (2) → √ 2(1+ε) =√ 1+γ →1+ε =√ 1+γ
Ϩ
Elevons les 2 membres au carré : 1+2ε+ε2
= 1+γ → 2ε+ε2 = ੪
Ϩ
1

Avec ε2<<<→2ε= ੪.
ȣ Or ; dans un cas particulier ; on a vu que
ȣ б
ε= (1+ ν ¿ et б = τ
E
1 e= 1sinȣ= 1.ȣ

1+ȣ

б б
Donc ; ੪= 2ε = 2 (1+ ν ¿ → ੪ = 2 (1+ ν ¿ → ੪=( 2(1+ ν ¿¿ E). τ ¿
E E

Conclusion :
La déformation due au cisaillement pur change les angles du corps
et non les longueurs de ses cotés.
La déformation angulaire γ est propositionnelle à la contrainte de cisaillement
τ.
E
En posant = G (Module de cisaillement ou de rigidité ou Module de
2(1+ν )
1
coulomb ou encore coefficient d’élasticité transversale), on a : ੪= . τ analogue
G
1
àƐ= . б pour le cas de la traction simple.
E
La valeur du coefficient de POISSON (ν) ayant les limites
1 1
0≤ V ≤ 0.5 ; le coefficient de coulomb G est compris entre E ≤ G≤ E ; l’unité de
3 2
G étant le kg/cm2, kg/mm2
3.5. APPLICATIONS PRATIQUES
3.5.1. Assemblages par rivets
Cet assemblage des éléments métalliques est proche du cas de
cisaillement pur.
On perce les tôles et on introduit dans le trou un rivet muni d’une
tête demi-sphérique A. l’excès du métal B qui dépasse l’épaisseur des tôles
permet de façonner la 2è tête A'.
L’opération se fait aujourd’hui à chaud, le rivet étant préalablement porté au
rouge et la tête A' étant confectionnée à l’aide d’une machine spéciale.

En se refroidissent, le rivet tend à se raccourcir, provoquant ainsi un serrage


énergétique des tôles l’une sur l’autre.

[Link] Assemblage à recouvrement (cisaillement simple)


a) Cisaillement
 Chacune des tôles est soumise à un effort de traction F.
 F est répartie uniformément sur toute la surface de contact de chaque
tôle avec le rivet.
 En pratique, on n’assemble jamais avec un seul rivet, il faut un minimum
de 2 rivets.
 L’effort tranchant T prend se valeur max au droit de la section a-b.
e
 Au droit de la même section, il y a un moment fléchissent M = F ,
2
cependant, comme e est toujours petit, ce moment est faible et le rivet
est, par ricochet, considèré comme étant sollicité ou cisaillement pur
Raison pour laquelle, on assemble souvent les éléments de faible
épaisseur afin de minimiser l’effet du moment M.
 Le diamètre nominal  du rivet est celui de sa tige à l’état non posé. En
construction métallique, on utilise les diamètres normalisés suivants (en
mm) : 8 10 12 14 16 18 20 22 24 27 30.
Ainsi, le diamètre d des tous des rivets intervenant dans les calculs
est pris conventionnellement égal à d=+1mm. Comme le rivet pressé comble
entièrement le trou ; c’est le diamètre d des trous qui est pris en compte pour
le calcul des sections nettes, (c.à.d. section brute moins celle des trous) et de
la résistance des rivets.
b) Pression diamétrale
C’est une sollicitation qui résulte des forces de compression
transmises de la tôle à la tige du rivet et vice versa. C’est un ensemble des
contraintes qui sont toujours perpendiculaires à la tige et dont leur répartition
est supposée être uniforme le long du diamètre.
Calcul de la pression diamétrale
F F
pd = = avec d : diamètre du trou
S e.d
e : épaisseur de la tôle ; si e1  e2, prendre amin dans les
calculs.

F F
Pour n rivet : pd = =
ns n . e . d

NB: Si les éléments assemblés n’ont pas même épaisseur, on


prend en ligne de compte l’épaisseur minimum.
[Link] Assemblage à double couvre-joint (double
cisaillement)
Cette forme d’assemblage a l’avantage d’assurer une parfaite
symétrie et une transmission des efforts axiaux.
La force F est transmise d’une tôle à l’autre à l’aide de 2 autres tôles plus
courtes, dites couvre-joints.
a) Cisaillement

L’assemblage ne peut rompre seulement lorsque le rivet rompt au


droit de 2 sections à la fois a-b et a -b. A défaut, il peut résister un instant.
L’effort tranchant est onc réparti sur 2 sections et la contrainte de cisaillement
se calcule par :
T
= avec T=F
2S
πd
S= ; d = diamètre du trou = r+1mm
4

Si on a n rivets, avec n=nombre de rivets situés à un côté du joint, on a :

T
=
2ns

b) Pression diamétrale
La pression diamétrale est répartie respectivement sur les surfaces d. e et 2d.
e1 , et la contrainte est plus grande lorsque la section est plus petite. Ainsi :
F F
pd = = si e  2 e1
S d .e

si e >2 e1
F F
pd = =
S 2 de 1
Si on a n rivets situés à un coté du joint, on a :
F F
pd = ou pd =
nde 2nde 1
[Link]. Condition de stabilité des rivets
L’assemblage est stable si :
3 3
q l ql Q
×= ⇒
 2EI 12 24EI (Cisaillement) et б pd  2 pd (Pression diamétrale)

Avec :
Q
2 =0,7EI
M Qx
⇒y''=−
2EI à 0,8
Q Q Q x²
[ ] ( 2l = contrainte admissible à la traction simple)
xd =− ∫xd =− +C
2 EI 2 EI 2 EI 2 1

[ ] [] Q l² l ²
[]
Q x² l²
2
Q l/2 ) Q l ² ≠0⇒ +C =0⇒− −
( + C =0 ⇒− + C =0
2EI 2 1 2EI 8 1 pd =1,5 2EI 8 1 8 0 2,0 2EI 2 8
[Link]. Vérification de la stabilité des pièces assemblées
Pour la mise en place des rivets, les pièces à assembler sont percées de trous
qui ont pour effet de les affaiblir. Ainsi, quand on calcule la plus grande
contrainte de traction dans ces pièces, il ne faut pas considérer la section brute
de ces pièces, mais leur section nette, c.à.d. déduction faible des trous.
[Link]. Disposition pratique des rivets

Le diamètre des rivets doit être pris entre 1,75 et 2,5 fois
l’épaisseur des pièces à assembler.
Pour les petites épaisseurs, on force cette proposition, tandis que pour les
grandes, on la diminue. Pour les assemblages courants cependant, on prend
r= 2e . Si les tôles à assembler n’ont pas plus de 15mm d’épaisseur, on prend
d =15e +4 mm (Formule de Lemaitre). La distance de trusquinage (c.à.d. la
distance d’axe des rivets ou bord des tôles) ne peut pas être inferieure à 1,5 d
sans dépasser 2,5 d. Les rivets peuvent être disposés en files et leur distance
ne peut pas être inferieure à 2,5 à 3 d ; on adopte assez souvent 4 d.
3.5.2. Exemples numériques
1. Vérifier la stabilité de l’assemblage.
Contraintes admissibles :
Q
− [ 4 x ² −l ² ]
Tôles (à la traction) : 16EI = 1200kg/cm2

Rivet au cisaillement [ ] = 900kg/cm


Q 4x² l²
− −
2EI 8 8 2

A la pression diamétrale : pd = 2400kg/cm2


Diamètre des rivets :r =14 mm
Solution

Diamètre des rivets : =14mm  d =14+1=15mm


a) Rivets
10000
F 5000
Au cisaillement : = = 1,s = =706kg/cm2
2nS 2.4 . π ( ) π .2 .25
4
 = 706   = 900. Vérifié
A la pression diamétrale
Comparons d’abord e à 2e1  e = 8mm = 0,8cm et
2e1 = 2.6mm = 12mm = 1,2cm.
e  2e1  dans les calculs, on prend e = 0,8cm.
F 10000 10000
б pd = = = = 2090kg/cm2
nde 4.1 , 5.0 ,8 4,8
бpd = 2090   pd = 2400. Vérifié.
b) Tôles à la traction
Section nette = Section brute - Section des trous.
Sn = e.𝓵 - n.e.d.  Sn=e (𝓵-nd)
Avec n = nombre élevé des rivets (trous) sur le rangée verticale.
 Sn = 0, 8 (14 - 2.1, 5) = 8,82 cm2.
F 10000
Ϭ= = = 1135kg/cm2  1200kg/cm2, Vérifié
Sn 8 , 82
2. Déterminer les diamètres r des rivets si F = 8200kg.
Q
− [ 4 x ² −l ² ]
Contraintes admissibles/rivets cisaillement 16EI =900kg/cm2
Pression diamétrale pd=2400kg/cm2.

a) Calcul des rivets pour la poutre


 Cisaillement : 2 sections, e = 6,9 mm e1 = 6 mm
Nombre de rivets : 3

F
 = 2ns 
Q Ql²
( 0− l ² ) = +
16EI 16EI 
8200
2.3 . S 
Q Q 4 x3
[ ]  S  2.3.900
(4x²−l²)dx=− −l²x+C
16EI 16EI 3 2
8200
 1,5185 cm 2

S=
πd 2
4
 1, 5185  d 
√ 1,5185.4 = 139cm  d = 1,4cm.
π
Pression diamétrale : e = 6,9mm et e1 = 6mm

б pd
F
=n.d.e  []
Q 4 x3 Q 3
−l ² x + C =0 ⇒− [ 4 x − 3 l ² x + C ] =0
16EI 3 2 16EI 2 pd avec e = 6.9  2e1 = 6. 2  dans les calculs on prend e =

6,9mm.
8200 8200
б pd =  2400  d  = 1,65cm  d =1,7cm
3.0 ,69. d 3.O , 69.2400
Pour départager ces 2 diamètres (d = 1,4cm et d = 1,7cm), vérifions le 1 er à la
pression diamétrale et le 2e au cisaillement.
Vérifions d=1.4cm à la pression diamétrale.
8200
б pd = = 2829,54kg/cm2 > 2400, Non vérifié
3.0 ,69.1 , 4
Vérifions d = 1,7cm au cisaillement.
8200
8200.4
= 1.7 = = 602,41kg/cm2  2400, Vérifié
2.3 . π .( ) 6. π .(1 , 7)
4
Conclusion : d = 1,7cm (diamètre du trou) : donc
r = 17mm - 1mm =16mm (diamètre du rivet).
b) Calcul des rivets pour la poutre 2
 Cisaillement: 1section, on a 4 rivets
F Q 8200 82
− [4x3−3l²x+C2]=0
 = ns  EI  4 S  900  S  4.9 = 2, 2777 cm2  S  2,2777cm2
4 8

S=
πd
4
 2, 2777  d  2,27777.4 = 1.7034cm  d = 1.7cm.
π √
 Pression diamétrale:
e = 8.1mm et e1= 6mm ; Prendre le emin = 6mm dans les calculs.
F Q 8200 82
≠0⇒
Ϭpd = n . e . d ≤ 48EI pd  4.0 , 6. d  2400  d  4.0 , 6.24 = 1.42  d = 1.45cm.

* Vérifions d=1,7cm à pression diamétrale.


8200
Ϭpd = = 2009,8kg/cm2, Vérifié.
4.0 , 6.1 ,7
Vérifions d=1,45cm au cisaillement.
8200 Q3 3Q 3 3
8200 [ 4 x −3 l ² x − l ] = [ −4 x + 3 l ² x + l ]
τ = 4. π . 1, 45 ¿ = = 1242.08kg/cm > EI 48EI , non vérifié
2 48
¿ .(1 , 45)
4
Conclusion : On adopte d =1.7cm  r = 17mm -1mm =16mm.
3.5.3 Assemblage des éléments en bois
Les éléments en bois sont soumis aux différentes sollicitations de traction et de
compression simple et de cisaillement pouvant être considèrées comme du
cisaillement pur.
Les contraintes admissibles de différents bois dépendent du mode de
sollicitation et de la qualité du bois. Dans le cas d’une compression oblique par
l
rapport à l’axe, on peut déterminer la contrainte admissible par : 2 oblique =
II .
avec :
II sin+ cos
5ql4 5×12(40 )4 60×256×108
= = =0,89cm≈0,9cm=9m .
384EI 384× ,49×109 384× ;49×109
II - contrainte admissible en compression axiale
M
dx
EI - contrainte admissible en compression transversale
 - angle d’inclinaison de l’effort par rapport à l’axe.

4. CONSTANTES MECANIQUES DES AIRES PLANES


Dans les calculs de la résistance des matériaux, on a recours aux
moments géométriques de la section plane des barres.

4.1. Moment statique


1. Définition
Le moment statique d’une aire plane A par rapport à un axe situé
dans son plan, est égale ou produit de l’aire de la surface par la distance de
son centre de gravité à l’axe considéré. Ainsi :
Sx = .yG et Sy = [Link]
Il est désigné par la lettre S munie d’un indice indiquant l’axe par rapport au
quel le moment a été pris.
Le moment statique nous permet donc de déterminer les coordonnées du
Sy Sx
centre de gravité d’une surface par les formules : XG = et yG =
A A
2. Unités
Puissance 3 de l’unité de longueur c.à.d : cm3, mm3 etc.…
3. Signe
Le moment statique peut être positif, négatif ou nul, suivant que x G
ou YG du centre de gravité de la surface est positive, négative ou nulle.
Ainsi, donc le moment statique d’une surface par rapport à un axe situé dans
son plan et passant par son centre de gravité, est nul, c.à.d. S x = 0 si yG = 0 et
Sy = 0 si XG = 0
Note

 Les axes passant par le centre de gravité d’une aire plane sont
ditsaxes centraux
 Le moment statique par rapport à tout axe central est nul.
 Si l’aire plane possède un axe de symétrie, son centre de gravité
est situé sur cet axe. Si par contre, l’aire plane comporte 2 axes de
symétrie, le centre de gravité sera situé à leur point d’intersection.
 Si l’aire plan A se compose d’aires planes A 1, A2,….An, de centre de
gravite G1 (x1, y1), G2 (x2,y2)…Gn (xn, yn), on a :
i=n i=n
Sx = A1y1 + A2y2 +…. + Anyn = ∑ Aiyi et Sy = A1x1+A2x2+…+An xn =∑ Aixi
i=1 i=1
Les coordonnées de son centre de gravité sont données par :
i=n i=n

∑ AiYi
Sy i=1 Sx
∑ AiXi
i=1
XG = = i=n et YG = = i=n
A A
∑ Ai ∑ Ai
i=1 i=1

4. Formule de Steiner

Le moment statique Sx d’une aire plane A par rapport à un axe x


étant connu, le moment statique Sx1 de la même aire par apport à un autre axe
x1 parallèle à x est donné par : SX1 = Sx + A.d
Avec : d - distance entre les axes x et x1
5. Formules du moment statique des aires planes
courantes.
Y
h h 1
Sx=A. =b.h. = bh2
2 2 2
b b 1
Sy=A. =b.h. = b2h
2 2 2
h G

x G . h

O b

h h h bh2
Sx=A. =b =
3. 23 6
d d d πd π (2r )
_Cercle Sx = Sy = A . =  . = = = r 3
2 2 4 8 8
2
1 2 Sx 3r 2.2r 4r
- cercle Sx = r 3  YG= = = =
2 3 A 1 3 πr 3π
πr
2
1
- Couronne bague
2
2 3 3 4 R + Rr+ r
Sx = (R -r ) yG = ( ) avec
3 3π R+r
R - diamètre extérieur
r - diamètre intérieur
4.2. Moment quadratique

1 .Moment d’inertie
a) Définition

Y A dA
Le moment d’inertie (axial) d’une aire
plane A par rapport à un axe quel
conque x, est la somme des produits
de tous les éléments dA de cette aire
par le carré de leur distance
X
respective à l’axe X.

Ix =.  y² dA et I y =  x2 dA.
Le moment d’inertie est désigné par la lettre I ou J munie d’un
indice indiquant l’axe par rapport auquel le moment est pris.
b) Unité
Puissance 4 de l’unité de longueur : cm4, mm4 etc.…
C) Signe : Le moment d’inertie est toujours positif.
2. Moment d’inertie polaire IO
C’est le moment d’inertie pris par rapport à un axe perpendiculaire
à la section. A cet effet, il vaut la somme des moments d’inertie pris par
rapport à 2 axes perpendiculaires passant par le point d’intersection de la
surface avec l’axe considéré.
Ainsi IO = Ix + Iy
3. Rayon de giration
C’est la distance comprise entre le point d’application de la force
d’inertie et l’axe envisagé. Il est désigné par la lettre minuscule i ou r et vaut :

ix =
√ Ix

et iy =

Iy
A
avec A- aire de la section.

4. Moment centrifuge (de déviation)

 Il vaut D xy = x.y.A
 Il s’exprime en l’unité de longueur à la puissance 4 : cm4, mm4 etc.…
 Sa valeur peut être positive, négative ou nulle selon que soit x ou y est
positif, négatif ou nul.
 Les axes de coordonnées qui constituent un système d’axes
rectangulaire par rapport aux quels le moment centrifuge est nul, sont
appelés axes principaux d’inertie. Les moments d’inertie par rapport
à ces axes atteignent leurs valeurs extrémales appelées moments
d’inertie principaux. Les axes principaux d’inertie passant par le
centre de gravité d’une aire plane sont appelés axes principaux
d’inertie.
5. Théorèmes de Steiner.
a. Le moment d’inertie d’une aire plane A par rapport à un axe quelconque x
est égale au moment d’inertie I xo de l’aire A par rapport à l’axe x o parallèle à
l’axe x et passant par le centre de gravité de l’aire plane A, majoré du produit
de l’aire A par le cqarré de la distance d séparant les 2 axes.
Ix = Ixo+ Ad2 Iy = Iyo + Ab2
y0
Y b

X0
G
a

b. Le moment centrifuge Dx1y1 d’une aire plane A par rapport à un système


d’axes quelconques de coordonnées rectangulaires x 1 et y1. est égale au
moment centrifuge de cette aire A par rapport au système d’axes
rectangulaires xOy parallèles aux axes considérés du système x 1oy1, majoré du
produit de l’aire A par les distances respectives entre les axes.
D x1y1 = Dx y + A. a .b
c. Les moments d’inertie axiaux et le moment centrifuge d’une aire plane A par
rapport à un système d’axes de coordonnées rectangulaires x 1oy1 formant un
angle  avec le système initial xoy sont donnés par :
Ix1 = Ix .cos2  + Iy sin2 - Dxy sin2
Iy1 = Ix.sin2α + Iy cos2 + Dxy sin2
1
Dx1y1 = (Ix - Iy )sin 2 + Dx y cos 2
2
On constate que : Ix1 + Iy1 = Ix + Iy = constant ; c’est l’invariant de
transformation.
L’angle  dont il faut tourner le système d’axes de coordonnées xoy pour les
mettre dans la position d’axes principaux d’inertie est donné par :
2 Dxy
Tg 2 =
Iy−Ix
Et les moments d’inertie par rapport aux principaux d’inertie sont :
1 1
Imax = (Ix + Iy) + (Ix + Iy)2 + 4 D2xy
2 2

1
Imin = (Ix + Iy) - (Ix - Iy)2 + 4 D2xy
2
6. Moment résistant ou module de flexion d’une aire
plane
C’est le rapport du moment d’inertie par la distance entre l’axe
central d’inertie et les fibres extrêmes de la section. Il est désigné par la lettre
W.
Il s’exprime en l’unité de longueur à la puissance 3 : cm 3, mm 3 etc.…

I Ix Iy
W=  Wx = ; Wy =
Z Z t

7. Formule des moments d’inertie des aires planes


courantes
a. Rectangle
Soit à déterminer le moment d’inertie et le module de flexion d’une
section plane rectangulaire A = b.h par rapport à 2 axes rectangulaires Ox et
Oy passant par le centre de gravité et respectivement parallèles aux
dimensions de la section.
Subdivisons la section A en facettes dA de largeur infiniment petite dy.
3
y
Sachant que Ix =  y2dA et dA = [Link]  Ix =  y2bdy = b  y2 dy = b
3
3 3
h b.h b.h
Or y =  I x =b . ¿ ¿ = 3  I x =
2 2 .3 24
3 3 3
b.h b.h b
Comme Ox passe par le milieu, alors Ix = 2.  Ix = et Iy = h
24 12 12

Calcul du moment résistant

Ix Ix b h/12 b h 2 b²h3 b²h


Wx= = = = .  Wx=  Wx=
Z h/2 h/2 12 h 6 6

Calculons le moment d’inertie rapport à la base et à la


hauteur
D’âpres Steiner, le moment d’inertie par rapport à :
h b h b h b h+3 b h 4 b h b h
- La base b : Ib = Ix + bh.( )2 = + = = =
2 12 4 12 12 3
b b3h b 3 h b 3 h+3 b 3 h 4b3h b3h
- La hauteur h : Ih = Iy+bh( )2= + = = =
2 12 4 12 12 3
b. Cercle Y

Soit à établir les moments d’inertie


du cercle par rapport à 2 axes
X
d rectangulaires Ox et Oy passant par le
centre de gravité O.
π 4 π 4
Ix = I y = d = R
64 4

d
c. Bague circulaire (Couronne)

d
π π

D
Ix = I y = (D4 – d4) = (R4 - r4)
64 4

d. Triangle
Etablir les moments d’inertie d’une section triangulaire par rapport
à:
 L’axe x passent par le base du triangle ;
 L’axe xo (axe central) parallèlement à l’axe x
 L’axe x passant par le sommet parallèlement à la base.

1° Moment d’inertie par rapport à la base (axe x)


Soit dA= [Link], l’aire d’une facette dA de largeur dy et de base a.
 Les  ABC et ADE sont semblables c.à.d :
h b b(h− y )
= a=
h− y a h
b (h− y) b b y²h y
Or Ix =∫ ydA =¿∫ y ady =∫ y ² . dy = ∫ y−¿ dy ¿ = ( − )
h h h 3 4
Comme on intègre entre les bornes O et h, on a :
b h ❑ b .4−3 h b h bh
I x =¿ = ( - 4 ) - O= ( ) = . +
h 3 h 12 h 12 12
2° Moment d’inertie par rapport à l’axe central xo
bh 2
D’après Steiner, on sait que : Ix = Ixo + .¿)
2
b h b h 3 . b h 3 b h−2 b h 3 b h 3
Donc Ixo = Ix - = – = =
2.9 12 18 36 36
3°Moment d’inertie par rapport à l’axe passant par le
sommet parallèlement à la base
h
Ix’ = ∫ y ² dA=∫ ( h− y ) ² . a . dy=∫ ( h− y ) ² . bh (h-y) .dy
o

h
b
=
h ∫ ( h❑− y ) dy= bh ∫ ( h3−3 h ² y +3 h y ²− y 3 ) dy
o

3 4 Qab
b h3 y² y y ϕ A = 2 ( a ² + 3 ab+ 2 b ² ) b 4 - 3 4 + 4 h4
= ( y - 3h² + 3h - ) 6EIl (h - h h - )- 0
h 2 3 4 = h 2 4

b 4 h 4−6 h4 + 4 h 4−h 4 b bh
3
= ( )= .h4  Ix =
h 4 4h 4
Ou bien
3 3 3 3 3
bh 2h bh bh 4h² bh 2b h b h +8 b h
Ix = Ixo + . ( )2 = + . = + =
2 3 36 2 9 36 9 36
3 3 3
9bh bh bh
= ==  Ix=
36 4 4
y
e. Ellipse
x
Moments d’inertie centraux (par
b

rapport aux axes passant par le


a
centre de gravité.
3 3
πa b πa b
Ix = et Iy =
4 4

f. Tube à paroi mince

R Avec eR Ix = Iy = R3e


G

NB :
 Le moment d’inertie I sert à calculer la résistance des éléments qui
travaillent à la flexion,
 Le moment d’inertie polaire Io intervient dans le calcul des éléments
tordus.
Exemples
1. Calculer le moment d’inertie de la section donnée ci-dessus par rapport
aux axes passant par le centre de gravité.

Y
34
X

G1(0,-2) A1
4

4 8.5
15 15

G1(0,-8,5)

G1(0,-17)
26

A2

Solution

a. Déterminons d’abord le centre de gravité de la section composée.


- Subdivisons la section composée en section simples, soit A 1 et A2
- Fixons les axes de coordonnées et déterminons les coordonnées
de G1 et G2 par rapport à ces axes.
(26)
Soit G1 (0,-2) et G 2 (0, (4+ )  G2 (0,-17)
2

- Déterminons les aires de A1 et A2 et de la section totale A.


A1 = 34 .4 = 136cm2 et A2 = 26.4 = 104cm2.

A = A1 + A2 = 136 + 104 = 240cm2

- Calculons les moments statiques des aires A 1 et A2 par rapport aux


axes donnés :
S1X = 136. (-2) = 272cm3 S2X = 104. (-17) = 1768cm3

S1X = 136.0 = 0 S 2y = 140.0 = 0

Sx = S1x + S2X = - 272 – 1768 = - 2040cm3

Sy = S1y + S2y = 0 + 0 = 0cm3

Sy 0 Sx 2040
XG = = = 0 et YG = =- = - 8,5cm
A 240 A 240

b. Calcul du moment d’inertie


– Moment d’inertie des sections simples :
3 3 3 3
b h 34. 4 b h 3 4 .4
A1  I1X = = =181,33 cm4 et I1y = = =13101,33 cm4
12 12 12 12
3 3 3
bh 4. 26 4 .26
A2  I2X = = = 5858,67 cm4 et I2y = = 138,67 cm4
12 12 12
- Moment d’inertie de la section totale (cfr Steiner):
IX = I1X + A1 (yG-y1)2 + I2X + A2 (y2-yG) 2

= 181,33 + 136 (8,5 - 2)² + 5858,67+104 (17-8,5)2 = 19300 cm4


Iy = I1y + A1.0 + I2y + A2.0 = 13101,33 +138,67 = 13240 cm4
2. On donne la section plane ci-contre.
a) Déterminer les moments quadratiques par rapport aux axes Ox et Oy.
b) Calculer la position du centre de gravité G, les moments quadratiques par
rapport aux axes centraux, le moment résistant et le rayon de giration.
b) Position du centre de gravité G
G1 (5,- 0,5) et G 2 (0,5 ; - (1 + 2.5))  G2 (0.5 ; - 3.5)
A1 = 10.1 = 10 cm2 ; A2 = 5. 1 = 5 cm2  A = 10 + 5 = 15 cm2
S1X = 10. (- 0,5) = - 5 cm3 S1y = 10.5 = 50 cm3
S2X = 5. (- 3.5) = - 17,5 cm3 S2y = 5.0,5 = 2,5 cm3

Sx Sy
M1 Qab x 0 Qbx0 Ml = Ql
= × = ⇒x 0= 1
XG = EI EIl a EIl ab et YG = EI
Moments quadratiques.
Ql 1 Ql² Ql²
∑y ¿0⇒ϕ−EI ×l×2=0⇒ϕ−2EI =0⇒ϕmax=2EI
I1x = I1y =
3 3
Ql 1 2 Ql Ql
∑M=0⇒f−EI×l×2×3l=0=f−3EI=0⇒fmax=3EI=0
3. Déterminer les moments d’inertie (Jx, Jy) de la section ci-dessous par
rapport aux axes centraux, les moments résistants et les rayons de giration.
y Caractéristiques de l’UPN
S e Ix Iy h b
cm² cm cm4 cm4 c cm
m
1. U200 32,2 2,0 191 145 20 7,
h x
1 0 5
2. U140 20,4 1,7 605 62, 14 6
5 7
e
b

a) Recherche du centre de gravité


1 2
Ql l
⇒ M =Q
2 2
Ql
A1= 32,2cm² et A2 = 20,4 cm² 2 EI A = A1 + A2 = 52,6cm²

S1x = 32,2. (-10) = - 322 cm3 S1y = 32,2. (- 2,01) = 64,722 cm3

Ql l 1 Ql² Ql²
∑y ¿0⇒ϕ− 2EI ×2× 2=0 ϕ− =0⇒ϕ= ⇒
S2xS=
x=
20,4. (- 1,75) = S2y = 20,4. 7 = 8EI
Sy= 8EI

Ql l 1 2 l l
xG =
∑ M=0⇒ f max− 2EI ×2 × 2 ( 3 × 2 + 2 )=0 Ql ² l l
( + )=0 ⇒ f max =
et yG = 8 EI 3 2 8 EI (
Ql ² 2 l+3 l
6 )
b) Calcul du moment d’Inertie

I1x = 1910cm4 I1y = 148cm4 I2x = 62,7cm4 I2y = 605cm4

Ix’=1910+32,2(10-6,8)²+20,4(6,8-
Ql ² 5 l

1,75)²=1910+32,212,3201+605+20,425,5025=2827,729cm4. 8 EI 6 
=148+32,2(2,01+1,5)²+605+20,4(7-
1,5)²=148+32,212,3201+605+20,430,25
=1766,81cm4.
l² ql ²
⇒ M=
Wx= 2 2 et Wy=

ql ²
2 EI
5. FLEXION
- Une pièce est soumise à un effort de flexion, lorsqu’au droit d’une section
droite, les éléments de réduction comportent un moment fléchissant M.
- Si parmi les éléments de réduction, seul le moment fléchissant M existe,
l’effort tranchant T et l’effort normal N étant simultanément nuls (c’est-
à-dire M ≠ 0 ; T = 0 et N = 0), on dit que la pièce travaille à la flexion
pure ou flexion circulaire, parce, sous l’effet de la charge appliquée,
la fibre moyenne de la pièce se déforme et prend la forme d’un cercle.
- Si au droit de la section considérée, les éléments de réduction
comportent un moment fléchissant et un effort tranchant, seul l’effort
normal étant nul (c’est-à-dire M ≠ 0 , T ≠ 0 et N = 0), on dit que la pièce
travaille à la flexion simple ou flexion ordinaire.
- Enfin, si au droit de la section considérée, les éléments de réduction
comportent un moment fléchissant, un effort normal et éventuellement
un effort tranchant (c’est-à-dire M ≠ 0, N ≠ 0, et T = 0 ou T ≠ 0), on dit
alors que la pièce travaille à la flexion composée, dite encore
compression ou traction excentrée.
- Seront concernées dans ce chapitre, les pièces à axe droit dont la section
est constante et dont la dimension longitudinale est beaucoup plus
grande que les dimensions transversales.
5.1. Flexion pure (M≠0, T=0, N=0)
M M
Exemples
l A B
A
N
M
M T

Flexion pure M
N
Flexion pure
T

F F
F F

A B A B
N
N
T
T

M M
Flexion pure
Flexion pure

5.1.1. Flexion pure dans le domaine élastique


[Link]. Flexion droite
a) Section symétrique
Considérons une barre dont la section transversale présente un axe
de symétrie et le moment fléchissant M agissant dans le plan de symétrie de la
barre. M
M

a c Avant déformation ac = ef = bd.

e F Fibre moyenne.

b d
a’ c’

e’ f’ Fibre moyenne non déformée


Après déformation
b’ d’ ac  a’c’ ef = e’f’ bd  b’d’.
Traçons des lignes droites parallèles et
perpendiculaires à l’axe de la barre droite et soumettons-la à la flexion. Nous
constatons que :
- Les lignes parallèles à l’axe se déforment mais restent perpendiculaires
aux lignes transversales (verticales), même après déformation.
- Les lignes transversales (verticales) restent droites même après
déformation de la barre ; toutefois, elles ne sont plus parallèles, mais
elles forment des angles entre elles.
Ce qui correspond bien à l’hypothèse de Navier-Bernouilli : « Au
cours de la déformation d’une pièce, une section droite reste plane, identique à
elle-même et normale à la fibre moyenne déformée ».
- Sur les sections, il n’y a pas des contraintes de cisaillement car s’il y en
avait, les rectangles devaient changer.
- Comme les fibres parallèles à l’axe se déforment, c’est qu’elles changent
leurs longueurs ; ce qui accuse la présence des contraintes normales.
- Les fibres du plan moyen dont fait partie la fibre moyenne, n’ont pas
changé ; on les appelle des fibres neutres.
- Le plan défini par la déformation des fibres longitudinales et le plan
original de la section droite s’entrecoupent dans une ligne droite appelée
y
axe neutre.
ε Soit y, la distance des points de la section
jusqu’à l’axe neutre.
La déformation longitudinale des différents
y V1
points de la section à cette distance vaut :
ε = c.y (1) avec c = coefficient de
x
V2
proportionnalité.
Or, selon Robert Hooke, = εE, c’est-à-dire
ql² 1
∑M=0⇒ϕmax−2EI×l 3=0⇒
ε= (2)
2
ql 1 3l
∑ M =0⇒ f max− 2EI ×l× × =0
3 4
(1) = (2) 
Alors, comme le module de YOUNG E et c sont constants, on a :
=constant 3ql4 ql4
fmax= = ⇒
y  2EI×3×4 8EI = constant.
Conclusion:
- Les contraintes normales , sur les sections droites, sont proportionnelles
à la distance mesurée à partir de l’axe neutre. Le long de l’axe neutre (y

= 0), la valeur de la contrainte  est nulle ( = 0). A un côté de l’axe


neutre (dans la zone tendue), il y a des contraintes de traction ; à l’autre
côté (dans la zone comprimée), il y a des contraintes de compression.
- Les contraintes normales qui changent la longueur des fibres montrent
une répartition qui suit un plan et elles se répartissent elles aussi suivant
un plan.
Détermination de la grandeur des contraintes normales
Considérons l’équilibre d’une partie d’une barre fléchie. Soit ds, la
surface d’une bande élémentaire de la section droite et y, la distance de son
centre de gravité à l’axe neutre.
Pour qu’il y ait équilibre de ds, il faut que :
x = 0 y = 0 M = 0

x=0 : Comme il n’y a pas des composantes horizontales des forces


extérieures, l’équation ne va comporter que les composantes horizontales des
forces intérieures, c’est-à-dire :  dS = 0 (1)
Divisons et multiplions (1) par y :
M
( EI )
M Ml
∑M=0⇒ϕmax−EI×l=0⇒ϕmax=EI
Comme est une constante, l’équation devient :  ydS = 0 (2).
(2) indique l’expression du moment statique de la section par rapport à l’axe
neutre. Elle ne peut être égale à 0 que si y = 0, c’est-à-dire si l’axe passe par le
centre de gravité.
Conclusion : Dans le cas de la flexion pure, l’axe neutre passe
par le centre de gravité de la section droite.
y=0 : Condition bien remplie (P – P = 0)
M=0 : Ecrire cette équation par rapport à l’axe neutre.
a) Moment des forces intérieures agissant sur la surface
élémentaire ds :  ds.y ( ds = force ; y = bras de levier).
b) Moment des forces extérieures par rapport au centre de gravité
de la section droite est M.
On a l’équation a) +b) = 0   ds.y + M = 0   ds.y = - M.
Divisons et multiplions le 1er membre par y
M l Ml ²
∑ M =0⇒ f max − EI ×l× 2 =0 ⇒ f max = 2 EI

Comme l’expression  y²ds indique le moment d’inertie de la
section droite par rapport à l’axe neutre, l’expression (1) devient

1
=−250 kgm
2 Formule de Navier-bernouilli.
Le moment d’inertie I est calculé par rapport à l’axe
perpendiculaire au plan de flexion.
Signe de la contrainte 
-  est négative (compression) lorsque M est positif pour les valeurs
positives de y (au-dessus de l’axe neutre) ;
-  est positive (traction) lorsque M est positif pour les valeurs négatives
de y (au-dessous de l’axe neutre) ;
- Dans le cas contraire, les contraintes ont un sens inverse.
Contrainte maximum
Comme les contraintes varient linéairement avec la distance y (Formule de
Navier), elles ont alors leurs valeurs maxima dans les fibres extrêmes, c’est-à-
dire : y
σ= E
1 = - r et 2= - avec :
1 et 2 - contraintes dans les fibres extrêmes.
V1 et V2- distances des fibres extrêmes à l’axe neutre.
La valeur maximum absolue de la contrainte est :
M M y ME
σ= y⇒(3)≡ y= E⇒ = ⇒ Si l’axe neutre est un axe de symétrie de la
max= Ix Ix r Ix r Vmax
section donnée (ex : rectangle),
3
−600×2=
N.B : 2 on a : V1=V2
3450 1 3450
∑ y=0⇒ϕmax− EI ×3× 3=0⇒ϕmax= EI
 1=2=max.
Moment résistant (Module de flexion)

250 13450 250 1 250 −5


3450 3450 −5 −2 3450 1 3 3450 9 −5 −2 ϕ1=max− ×1 = 5− 5= 5(3450− )=524,×10
=9 −4 −4=537,8×10 rad=0,5378×10 rad ∑
M=0⇒fmax− ×3 × 3=0 ×5 =1209,1×0 m=1;2091 ×10 m−1,2 cm EI 3 3
Si 1 = -6,42×10×10 6,42×10 V1  1 = EI 3 4 et 2 = -6,42×10 4 V2  2 = 6,42×10 3 6,42×10 6,42×10
12×203 4 M
=80 0cm
Les quantités 12 et Ix désignées par la lettre W sont dites
« moments résistants » ou « modules de flexion »

M M Mx My
M − M σ=± y∓ x
− −

Ainsi 1 = - Ix et 2 = - Ix avec W1 = σ Ix y et W 2 = Ix Iy σ σ
−3%≺σ≺ +2%

N.B:
- Dans le cas des sections symétriques par rapport à l’axe neutre, on a :

Wx1 = Wx2 = Wx = σ T×Sx


Ix×b et

T ×Sx Wx=
T
max = Ix×b 1Ix y' M y'
×k×x
Valable pour le dimensionnement des éléments
= ⇒(4)≡ = ¿
r √(1+y'²=3¿ EIx √(1+y'²)3 fléchis.
- L’unité du moment résistant est : cm3, mm3, etc.
- Exemple : Calculer le moment résistant d’un rectangle.

v N N ×η
NM
σ=± ± y
σ=± ± y
V = S Ix
h
Ix = S Ix et
v

Wx =
 Si la section est carrée de côté a, on a :
N Ix
Wx = M S .
b) Section quelconque
C’est la section dont l’axe est difficile à déterminer. Soit la section
quelconque ci-dessous.
- Sur les sections, n’agissent que des contraintes normales qui se
répartissent suivant un plan. Celui-ci coupe le plan de la section dans une
ligne droite dite axe neutre.
- Pour étudier l’équilibre d’une partie de la barre, le système des forces ne
peut pas être considéré comme un système de forces dans le plan parce
qu’il n’y a pas de symétrie.
Le système à utiliser est donc celui des forces dans l’espace ; ainsi
donc les conditions d’équilibre à remplir sont les suivantes :
x = O Mx =
0

y = 0 My =
0

z = 0 Mz =
0

x =O : Vérifié car la résultante des forces extérieures est un couple de forces


agissant dans un plan perpendiculaire à l’axe x.
y =0 : Vérifié car ni le couple des forces extérieures, ni le couple des forces
intérieures, n’ont des composantes parallèles à l’axe y.

z =0 :   ds = 0  
i
N Mx My
σ=± ± y± xx2

Mx= 0 : M +  yds = 0  M +  η  yyds = 0  M + S Ix Iy  y²ds = 0

− =-
σ
M+
√(1+y'²)3≈√(1+0²)3=±1.
My= 0 : Comme le plan du couple des forces extérieures est parallèle à l’axe
y, son moment par rapport à cet axe vaut donc 0. Il n’y a que les
forces intérieures qui agissent sur la section.
N N ×ξ
σ =− ± ×x
  x. ds = 0  x. y S Iy .
L’expression intégrale est le moment centrifuge Ixy de la section
Ixy=0
Mz=0 : Vérifié car les plans du couple des forces extérieures et des forces
intérieures sont parallèles à l’axe z.
En effet, P contenu dans le même plan que z ne peut pas créer un
moment autour de l’axe z. les contraintes parallèles à l’axe 0z ne
peuvent pas non plus créer un moment.
c) Forme économique des sections soumises à la flexion
Cette recherche a pour but de former des sections des poutres
fléchies de telle sorte qu’avec une moindre quantité de matériaux (section
minimum), elles puissent supporter un moment maximum possible. Ainsi, tous
les éléments ds de la surface supportent une partie infiniment petite dM du
moment élémentaire c’est-à-dire : dM = .ds.y (1) avec :
 = contrainte dans l’élément ds
y = distance de la contrainte  à l’axe neutre.
Comme  = c.y  (1) devient : dM = [Link].y  dM = [Link].y².
Conclusion :
Le moment dM appartenant à la surface ds est proportionnelle au
carrée de sa distance à l’axe neutre. Comme y est liée à la section, il faut donc
choisir des sections dont la plus grande partie des éléments de la surface se
trouvent le plus loin possible du centre de gravité.
Ainsi, les sections carrées sont défavorisées au profit des sections
rectangulaires dont la hauteur est plus grande que la largeur (cas des poutres
en bois ou en b.a). Mais pour éviter le danger de déversement, il faut que
hmax  2b  3b.
Dans le cas des poutres fléchies en acier, on a adopté la forme
standardisée des poutres « I » (ou double T).
Lorsque ces poutres sont appelées à supporter des plus grandes
charges (ou charges importantes), l’Ingénieur peut former lui-même des
sections pareilles avec des tôles et des cornières.
On peut également avoir des structures de forme I en bois ou en
béton armé.
Exemple :
1. Déterminer les contraintes normales dans les fibres extérieures de la
section ci-dessous au milieu de la poutre ci-contre.
Tracer également le diagramme des contraintes normales.

Soit K, le milieu de la poutre.

N
σ = × x
Sn
MK=600 (1,2+
Calcul de Ix

A cause de la symétrie, XG = 0
Alors yG =

N
σ max = ×max ¿ ¿
Sn

In
Xn =
Sn
2. Déterminer la section d’une poutre fléchie en bois sollicitée par un

moment M = 220000 kgcm avec et les dimensions sont


telles que

xn=2c
h
b On sait que : or
xmax=3c
2 N 2N
=
Et 3 bc Sfictive
M 1
=
Comme IxE r
M
 EI ; on admet b = 18cm.

h=
Ainsi, la section est de A=1827cm² càd b=18
cm

Pour vérification :
Ql ²
2 EI
[Link]. Flexion déviée
Contrairement à la flexion droite où l’axe neutre était
perpendiculaire au plan du moment, la flexion déviée (ou flexion gauche)
existe lorsque le plan du moment n’est perpendiculaire à aucun axe principal
ou ne coïncide avec l’un des axes principaux d’inertie.

Ainsi, le cas de flexion déviée pourra être considéré comme 2 cas


de flexion droite, en décomposant le couple de forces agissant sur la section en
2 couples perpendiculaires aux axes principaux.
Calculons les contraintes dans un point
quelconque P de la section :

Ql 3
De la part du moment M1 : 3 EI (1).

+ ql 3
De la part du moment M2 : 6 EI (2).
(Le signe « + » vient du fait que M 2 est
négatif).

ql 4
(1) + (2)   = 1 + 2 = 8 EI
D’où, la valeur de la contrainte dans un point quelconque est
donnée 1par y: ''
1 Mx = Mcos , My =-Msin, = de
déviation
= ⇒ =± y ''
r des
±1axes
r
par rapport à la direction de la charge.

Comme Mx et My sont toujours de signes contraires, donc la


tangente de l’angle  est toujours négative et l’axe neutre passe alors par les
autres cadrans que le tracé du plan du moment.
Tracé du diagramme des contraintes
- Le diagramme des contraintes pourra être représenté avec une ligne de
base perpendiculaire à l’axe neutre (fig 1) ou bien,
- Les contraintes peuvent être aussi déterminées dans les coins de la
section ; ainsi la position de l’axe neutre pourra aussi être facilement
déterminée par graphique (fig. 2).

Exemples
1. Dimensionner l’élément porteur si :

C’est un cas unique de flexion déviée.


M = 140 000 Kgcm
 = 30°
5ql4
384EI = 60 Kg/cm²

Solution

ql 3
 = -24 EI

ql 3
Mx = Mcos =140 000cos30° = 14000016 EI

Ql 3
My = Msin = 140000sin30° = 14000024 EI

Ql 3 Ql²
ϕ max =
Supposons bh=2030 c’est-à-dire ymax= 48 EI et Xmax= 8 EI .
5 Ql 3
f max =
 Ix = 48 EI
ql 3
ϕ max =
Iy= 6 EI
ql 4
f max =
max =- 8 EI
 augmenter alors les dimensions (une seule suffit, surtout h).
Prenons alors bh= 2032cm²
ΔF dF
=
 Ix = ΔS dS avec ymax = 16 cm.
ΔT dT
τ = Lim =
Iy = ΔS→ 0 ΔS dS avec Xmax = 10cm.

max = - σ .
Prenons bh=2035cm²

 Ix =
σ avec ymax= 17,5 cm.

Iy = σ avec Xmax =10cm.

max =- η OK
Dimensions de la section : 2035 cm².
2. Déterminer la section de la poutre soumise à la flexion déviée en profilé

en I (IPN ou NPI) si =1500 Kg/cm² et  =20°

Solution

A=B= η Cos = Cos20° = 0,94

Mmax =A η Sin = Sin20° = 0,342.


= σ .


= σ .


Prenons IPN 120  Wx = 54,7cm3 et Wy = 7,41 cm3 et σ .


 120 = σ .

Prenons IPN 200  Wx = 214cm3 ; Wy = 26 cm3 et .

 200 = (Trop grand).



Essayons alors NPI 180  Wx = 161cm3, Wy = 19,8cm3, σ .


I180 = σ .
On admet alors NPI 200 qui convient.
On peut également admettre une section qui répond à la condition :
1
=− y ''
r
5.1.2. Flexion pure dans le domaine plastique
[Link]. Rappel
- Un matériau est soumis à une flexion pure dans le domaine
élastique lorsque les contraintes sont partout inférieures à la
limite d’élasticité e et sont proportionnelles aux déformations
(Loi de HOOKE  = εE).
En effet, lorsque la charge augmente, les contraintes augmentent
aussi, proportionnellement aux déformations, jusqu’à la limite d’élasticité.
- En augmentant encore la charge, les déformations augmentent
davantage et très vite, mais la valeur de la contrainte ne change
plus. Le matériau est en état plastique (cfr diagramme idéalisé).
- En considérant une section soumise à un moment fléchissant,
voyons le changement du diagramme de contraintes quand le
moment augmente.
Commentaires :
Cas a :
Quand le moment augmente, les contraintes augmentent
linéairement jusqu’à ce que max = e.
Les déformations restent inférieures à la déformation élastique ℇe.
Comme le matériau est entièrement élastique, la formule de
Navier-Bernouilli est valable et si e = max, on a :

e = σ avec
Me = moment de limite élastique (c’est-à-dire le moment pour
lequel la contrainte a atteint sa limite d’élasticité e).
Cas b :
Si le moment augmente davantage, la contrainte n’augmente plus
au lieu où elle a déjà atteint la limite d’élasticité ; cependant, une plus grande
partie de l’élément se plastifie.
Aux parties plastifiées, les déformations augmentent vite. La
contrainte atteint aussi à l’autre côté la limite d’élasticité, et la plastification
commence à ce côté.
Toutefois, entre les zones plastifiées, le matériau est encore
élastique et la loi de Hooke se vérifie. Le moment correspondant à la
plastification partielle vaut la somme des moments correspondant aux 2
parties étant dans 2 états différents.

Partie élastique : avec la condition d’équilibre M = 0, on a :



Me = τ avec Ixe = moment d’inertie de la partie élastique par
rapport à l’axe neutre.

Parties plastiques :

Il faut que les forces intérieures agissent sur ces parties forment
aussi un système en équilibre avec le moment correspondant.

Ma-n = 0  Mp - S1e y1 - S2e y2 = 0

Mp = S1 y1e + S2 y2e Mp=(S1x+S2x)


e
et M = avec S 1y1= S1x et S2y2 = S2x et
Me+Mp
y1 et y2 = distances des centres de gravité des surfaces plastifiées S 1 et S2 au
centre de gravité de la section entière.

Cas c :

Si le moment augmente de nouveau, la surface entière atteint


l’état plastique ; c’est l’état de rupture de la barre fléchie.

Comme la plastification est complète, on considère l’équilibre des


forces intérieures et le moment fléchissant.

a) x= 0  Ft – Fc = 0  eS2 - eS2=0  e (S2-S1) = 0  S = S


2 1

Conclusion:
Pour atteindre la plastification totale, il faut que l’axe plastique
divise l’élément en 2 sections égales, c’est-à-dire que les zones tendues et
comprimées sont égales. Cette condition définit la position de l’axe plastique
qui ne pose pas en général par le centre de gravité, exception faite pour les
sections à double symétrie dans lesquelles l’axe neutre étant l’axe de symétrie,
l’axe neutre plastique passe aussi par le centre de gravité, coïncidant ainsi
avec l’axe neutre élastique.
b) M = 0  Mp - S1ey1 - S22y2 = 0  Mp = e (S1y1 + S2y2) = 0
 Mp = 1 (S1x+S2x) avec :
y1 et y2 = distances mesurées de l’axe neutre plastique au centre de gravité
des surfaces plastifiées.
S1x et S2x = moments statiques des surfaces plastifiées S 1 et S2 par rapport à
l’axe neutre plastique.
Note :
Pour une section à double symétrie (S1 = S2). Mp = 2 Sxe
[Link]. Les réserves plastiques
Lorsqu’une section est soumise à un moment fléchissant M e, la
contrainte max. a donc atteint la limite d’élasticité e.
En pratique, il n’est pas admis un moment plus grand que celui là.
Cependant, la rupture définitive n’arrive que dans le cas de la plastification
complète ; ce qui signifie qu’au - delà de la limite élastique, la structure a des
réserves de contrainte avant la rupture. Ces réserves sont exprimées en

pourcentage par p = τ avec Mp Me.
Exemple : Pour les sections :
- Rectangulaires : réserves plastiques = 50%
- En T : réserves plastiques = 80%
- En U : réserves plastiques = 22%
- En I : réserves plastiques = 80%
Détermination des réserves plastiques
1. Section rectangulaire

On sait que p = τ
- Moment de limite élastique Me = Wx e (car e


=
τ
- Moment plastique Mp.
De la condition S1 = S2, il résulte que l’axe neutre plastique passe
par le centre de gravité.

 Mp = (S1x+S2x)e = ( τ

Alors p =
σ

p=
τ
Conclusion :
Une section rectangulaire peut donc supporter dans l’état de
rupture, un moment qui est de 50% plus grand que le moment supporté dans
l’état de limite élastique.
2. Section en I

- Moment de limite élastique : Me = σ

Ix = 2 σ

Me =σ
- Moment de limite plastique Mp (l’axe neutre plastique passe par le centre
de gravité)  Mp = 2S1x e = 2(12211 + 2105)2400.
= 23642400 = 1750000kgcm = 17500kgm.

Ainsi donc p = σ .
3. Section en T

- Moment de limite élastique : (Ix = 567cm4)



Me = σ
- Moment de limite plastique Mp.
L’axe x n’étant pas un axe de symétrie, l’axe neutre plastique ne passe
donc pas par le centre de gravité. Il faut donc déterminer au préalable sa
position.
* Supposons que l’axe neutre plastique tombe dans la nervure :

 S = 210 + 212 = 20+24 = 44cm²  S1 = S2 =σ

 yp =σ notre supposition est fausse ; donc l’axe neutre

plastique tombe dans la semelle et alors y P = τ ; Alors :

Mp = σ
=

τ

p= τ .
N.B :
En pratique, on n’admet jamais un moment qui entraîne la
plastification entière de la section. Toutefois, on peut tolérer qu’une petite
partie de la section soit en état plastique.
Exemple :
Calculer le moment limite correspondant au diagramme donné.
Me =

τ
Mp = 2(122112400) = 5282400
1 265 000 kgcm = 12650 kgm
M = Me + Mp = 3210 + 12660 = 15 860 kgm

N.B :
Nous constatons que M = 15 860 kgm est situé entre Me =
14300kgm et Mp = 17800 kgm de l’exemple n°2.
5.1.3. Condition de stabilité
La stabilité d’une structure soumise à une flexion pure est basée
sur l’état élastique, c’est-à-dire, on suppose que le matériau suit partout la loi
de Hooke. La structure est donc suffisamment stable lorsque
max 
M
EI

avec σ = contrainte admissible pour la flexion et toujours inférieure à la limite

d’élasticité, soit τ  e
5.2. Flexion simple (ou flexion ordinaire)
Dans la pratique, le cas de la flexion pure est très rare, car la
présence de moments fléchissants entraîne presque toujours celle des efforts
tranchants sur les sections des barres. Il y a donc flexion simple (ou ordinaire),
lorsque sur la section droite, N = 0, T ≠ 0 et M ≠ 0).

Exemples :

- Si un effort tranchant agit sur une section transversale, c’est qu’il y a


des contraintes de cisaillement qui y agissent aussi, et selon la loi de
réciprocité des cisaillements, il y a aussi des contraintes de cisaillement
sur les sections longitudinales.
- Avec la présence des contraintes de cisaillement, les lignes
longitudinales et transversales tracées sur la poutre d’essai ne sont plus
perpendiculaires l’une à l’autre car, les contraintes de cisaillement
modifient les rectangles (ou causent des déformations angulaires).
- Comme les contraintes de cisaillement changent leurs valeurs le long de
la hauteur de la section, la variation de l’angle change aussi, c’est-à-dire,
les sections planes ne restent plus des plans après la déformation.
Dans ces conditions, la base de calcul des contraintes normales est
en déroute.
Toutefois, les expériences montrent que dans le cas des poutres
ayant une longueur plus grande que 5 fois la hauteur, la déviation du plan est
négligeable, et donc l’hypothèse de Navier-Bernouilli reste valable car la valeur
de la contrainte normale ne diffère que de 1% environ de la valeur exacte.
Ainsi donc, en flexion ordinaire, les contraintes normales seront
calculées tout-à-fait de la même manière que dans le cas de la flexion pure.
5.2.1. Contraintes normales
a) Flexion droite

- Domaine élastique :  = σ
- Domaine plastique : mêmes procédés de calcul que
précédemment.
b) Flexion déviée

= τ
5.2.2. Contrainte de cisaillement dans les barres à sections
Symétriques
[Link]. Contraintes de cisaillement dans le domaine
élastique
a) Cisaillement sur les sections longitudinales
(horizontales)
Soit une poutre chargée par des forces quelconques ; et
découpons-en une partie élémentaire dx.

b-La largeur de la poutre au niveau de


glissement
La partie élémentaire dx doit être en équilibre.
Si H1 =  1ds, H2 =  2ds et dE = bdx (en supposant que les
contraintes  se répartissent uniformément sur la surface bdx), on a :
x = 0
- H1 – dE + H2 = O  - 1ds - bdx +  2ds = 0
− −
Or Ϭ1 = σ et Ϭ2 = σ (on supprime le signe «- » car on suppose
que les contraintes sont de traction).


σ −

σ or σ (effort tranchant)
M avec :
 = EI
T = effort tranchant
Sx = moment statique par rapport à l’axe neutre, de la partie de la
section transversale située au-dessus (ou au-dessous) du plan de
glissement.
b = Largeur de la section transversale au niveau du plan de glissement.
Ix = Moment d’inertie de la surface entière de la section transversale par
rapport à l’axe neutre.
* En déformation, avant que les fibres tendues ne se brisent, on assiste à
un glissement des fibres entre elles, formant des plans de fissuration
(de glissement).
Les contraintes de cisaillement agissant sur les sections
longitudinales s’appellent aussi des contraintes de glissement.
* Pour les sections rectangulaires (ou carrées), la largeur b est
constante ; pour d’autres sections cependant, elle est variable ; et
donc Sx aussi change. A ce titre,  est donc fonction de Sx et b, soit 
= f (Sx, b).
* Calcul de max pour les sections rectangulaires.
y

h
x max =
σ

b maw = σ

b) Cisaillement sur les sections transversales (verticales)


D’après le théorème de la réciprocité des cisaillements, la
contrainte de cisaillement sur une section transversale est la même que celle
sur une section longitudinale c’est-à-dire
max=:
M
EI
c) Valeurs extrêmes des contraintes de cisaillement
- Dans les fibres extrêmes, τ = 0 parce que Sx = 0
=0

=0

3 4 3
1−5 125 cm 1 ×5 5
I 2 x= = etI 2 y= = cm 4
12 12 12 12
5 125
I x =I 1 + A1 ( y G− y 1 )2 + I 2 x + A2 ( y G− y 2 )= +10(1 , 5−0 , 5 )2 + +5 (3 ,5−1 ,5 )2
6 12
5 125 10+120+ 125+240 495
¿ + 1°−1 2 + +5×4= = =41 , 25 cm 4 .
6 12 12 12
2 250 2 5
I y =I 1 y + A 1 ( x 1 −xG )+ I 2 y + A 2 ( x G− x2 ) = +10 (5−3 , 5) + +5(3 , 5−0 , 5 )²
3 12
250 5 1000+270+5+ 540 1815
¿ +10×2 , 25+ +5×3²= = =151 , 25 cm ² .
3 12 12 12
I x 41 , 25 I S 151 ,25
W x= = =9 ,17 cm 3 etW y= = =23 , 27 cm 3 .
z 4 ,5 t 6,5

ix =
√ √ Ix
=
41 , 25
=1 ; 66 cm

- Dans la formule  = √ est constant ; La variation de 


A 15


Iy 151 , 25
iy= = =10 ,08 cm.
A 15
4
a )I ox =I x + A×(1 ,5 )²=41 ,25+15×2 , 25=75 , 25 cm .
I oy =I y + A×(3 , 5 )²=151 , 25+15×12 , 25=335 cm 4 .

h h
G1(e1− 1)⇒G1(−2,01;−0)etG2( 2;e2)⇒G2(7,−1;75).
dépend donc de la valeur de 2 2 .
Si la largeur de la section est constante ou si elle diminue vers
l’axe neutre, max sera le long de l’axe neutre.
d) Répartition et direction des contraintes de cisaillement
- Les contraintes de cisaillement se répartissent uniformément le
long de la largeur b.
- Sur une section donnée, les contraintes de cisaillement ne sont
pas toujours verticales ; parfois il y a aussi des composantes
horizontales.
- Dans le cas des surfaces composées, les contraintes  sont nulles
aux coins extérieurs et s’accumulent aux coins intérieurs.
- La somme des composantes verticales est toujours égale à l’effort
tranchant T, c’est-à-dire  y = T.
e) Calcul des contraintes de cisaillement dans le cas de
différentes sections
1. Section rectangulaire
- Surface au-dessus du plan de glissement

(soit la surface hachurée) : S =


⇒ )
- Distance de son centre de gravité à laxe
neutre :
−35 , 7 cm 3
3
k = −357 , 7 cm
- Son moment statique :
142 , 8 cm 3
3
Sx = Sk = b78 , 078 cm
Sy 78 ,078
= =1,48≈1,5cm
- Moment d’inertie de la section : Ix = A 52,6
Alors τ vaut :
Sx 357,7
=− =−6,8cm⇒G(1,5;−6,8).
= A 52,6 .
On constate que τ est une fonction du second degré en y ; les
contraintes de cisaillement changent donc suivant une parabole.
 est max si y = 0 (au centre de gravité), c’est-à-dire :

max =
δ δx 2827,729 3
= =214, 222cm
 moyenne ( z 20−6, 8 moyenne.

2. Section triangulaire
a) Section verticale

b δ y 1766,81
= =
1766,81
=141,234cm3
t (14+7,5)−(7,5+1,5) 12,5

√ √ ix = =
δ x 2827,729
A 52,6
=7 ,33cm.

- Surface au-dessus du plan de glissement : S = √ √


δ y 1766 ,81
i y= = =5,8cm.
A 52,6

- Distance de son centre de gravité à l’axe neutre :


σ
k= E
- Son moment statique vaut :
Sx = Sk=
σ
=C − y ⇒ σ =C × E× y
E
σ
- Moment d’inertie de la section : Ix = y .
Alors τ vaut :

σ σ
× yds=0⇒ ∫ yds=0
y y
une fonction du second degré  une parabole.
max intervient au milieu de la hauteur, c’est-à-dire à y =
σ
y

σds σ σ (1) σ
×y×y=−M⇒y² ds=−M⇒ ∫ y²ds=−M ( =Ct)
y y y y
b) Section longitudinale :
4. Section circulaire
σ M
Ix=−M⇒σ=− y
y y
5. Sections composées
Sur les sections longitudinales (horizontales) et transversales
h
=V 1=V max
(verticales), =2
Allure des diagrammes de quelques sections composées.
N.B :
Les diagrammes exacts seront tracés à l’échelle après avoir calculé
les valeurs des contraintes aux différentes hauteurs de la section.
Exemple
Déterminer le diagramme des contraintes de cisaillement et la
valeur de max sachant que T = 8000kg.

30

h
=V 2=Vmax
=2 2 : (b = 10cm)
M
Ix = Ix Sx2 = Sx1 = 6480cm3

0 = 0 2 =
1 : (b = 30cm) max : (b = 10cm)
M
Ix
Sx1=3012( V 1 Sx G=Sx1+12106=6480+720=720
0cm3
M
1 = Ix max =

[Link]. Contraintes de cisaillement dans les sections


composées de profils minces
a) Section symétrique
- La contrainte de cisaillement est répartie
uniformément sur l’épaisseur.
- De l’équilibre de la partie hachurée, on a : =
M
Ix
V2 Or Sx=exk, b=e, d’où:
Ix =
=
V 1 Qx contrainte de
EI cisaillement
dans les ailes.
De la formule, on peut conclure que la contrainte vaut zéro à
l’extrêmité de la semelle et augmente vers l’axe neutre.
b) Section n’ayant pas d’axe de symétrie parallèle au plan
des
efforts tranchants - centre de torsion
Considérons une section composée de profils minces
- Le calcul des contraintes agissant sur les sections
longitudinales et transversales est identique que
précédemment (section symétrique).
- La résultante des contraintes verticales est égale à
T.
- La résultante des contraintes horizontales est un
couple de forces.
- La résultante du système entier est donc une force
verticale R = T, déplacée sur une distance C =
Ix
R=
V2 T F
T
h’
C
F

M
En effet, a =
W 1 et
F=
M
W 2 .
Conclusion :
Pour que cette poutre soit en équilibre, il faut que le plan commun
des forces extérieures et des sections d’appui passe par le point C.
Sinon, à côté des moments fléchissants et des efforts tranchants, il
y a aussi un moment de torsion Mt = Tc qui agit sur la section. C’est pourquoi
le point C est appelé « centre de torsion ».
Si alors il y a torsion, il faut aussi calculer les contraintes dues à
cette torsion et en plus la barre se déforme.
Il vaut donc mieux éviter la torsion.

[Link]. Conditions de stabilité


En flexion ordinaire, la stabilité sera vérifiée si max  - et max  -
Notons en passant que max et Ϭmax ne se trouvent pas toujours dans
la même section ; surtout pas dans un même point de la section.
[Link]. Applications numériques
a) Calcul des dimensions d’une poutre
Déterminer les dimensions de la section de la poutre ci-dessous

selon la condition max = , puis vérifier sa stabilité au cisaillement.


Solution
Ix
Mmax = 3,81
V 1 (au point d’encastrement)
Tmax = 3,81,0 = 3,8t = 3800kg (au point d’encastrement).
 Section en bois

Ix
= Wx=
V 2

Or Wx =
Ix
D’où max = V
 La section est petite : il faut augmenter h.

max  .
 Section en I

M

Wx = Wx
D’après les tables, on a IPN 180826,9 dont Wx =161cm3,
Sx=93,4cm3
Vérification au cisaillement : Ix=1450cm 4.

max =
b) Calcul des travures des planchers
Les planchers des bâtiments sont généralement supportés par des
pièces appelées travures. Celles-ci sont constituées par des poutrelles
appelées solives qui prennent appui sur 2 murs, lorsque l’écartement l des
murs n’est pas trop grand. Si l’écartement des murs est grand, on réduit
l’intervalle par une poutre parallèle aux murs ; ainsi les solives prennent appui
sur la poutre d’un côté et le mur de l’autre.
Nous nous occuperons ici des travures en bois ou en acier. Les
dimensions transversales des poutres et des solives sont déterminées en
fonction des charges qu’elles ont à supporter.
b.1. Les charges permanentes
- Le poids propre des pièces
- Le poids mort du plancher.
b.2. Les surcharges
Les charges utiles varient suivant la destination des locaux que le
plancher devra supporter. Ces charges, en réalité plus ou moins concentrées,
mais mobiles, peuvent occuper n’importe quel emplacement sur le plancher.
Cependant, pour simplifier les calculs, on les assimile à des
surcharges uniformément réparties sur toute la surface du plancher.
Ainsi, une solive aura à supporter les charges et surcharges
correspondant à une surface du plancher limitée au milieu des intervalles qui
séparent cette solive des solives voisines, c’est-à-dire surface = Sl où S=

bh 3
12 et l = Longueur de la solive. Si e1= e2 = e  S = e.
Par unité de longueur d’une solive, la surface vaut : S1=S
q (kg/m) = g + p = g p + Sg’ + Sp’ avec
gp = poids propre de la solive (kg/m)  gp = PA.
g’ = poids mort du plancher (kg/m²)
P’= surcharge (kg/m²).

Ecartement l trop grand Ecartement l trop petit


 Les solives s’engagent plus ou moins dans les murs qui les supportent.
Cependant, comme le degré d’encastrement est difficile à évaluer, on
admet dans les calculs que les solives reposent sur les murs aux 2
extrémités ; ce qui accroît la sécurité car les moments que l’on prend en
compte sont supérieurs aux moments réels.

 Les poutres (principales) supportent les charges qui leur sont transmises
par les réactions d’appui des solives, donc des charges concentrées.
Seul, le poids propre de la poutre est une charge uniformément répartie.
Q = réactions des solives.

 Pour faciliter les calculs, on prend


souvent uniquement les charges
concentrées auxquelles on ajoute
des morceaux du poids propre.
Q= Réaction des solives + egp.

 Si l’écartement des solives est faible (donc forces concentrées


presqueà 4), on assimile les charges de la poutre à une charge
uniformément répartie.
Ainsi, chaque poutre supporte une surface du plancher limitée au milieu
des intervalles avec les murs voisins (ou poutres voisines).
h
2
avec q (kg/ml) = gp + (
q = gp + S(g’+p’).
 Il arrive de fois que certains locaux sont compartimentés par des
cloisons de faible épaisseur pouvant être supportés par des travures.
Ces cloisons constituent des charges allongées mais très étroites et
difficile de répartir sur toute la surface du plancher.
 Si la cloison est parallèle aux solives, elle reposera sur une solive d’une
section transversale supérieure à celle des solives voisines puisqu’elle a
à supporter en plus, le poids propre de la cloison.
 gc = hg’c avec : gc = poids propre de la cloison (kg/m)
h = hauteur de la cloison
g’c = poids propre de la cloison (kg/m²)

Ix bh3/12 bh3 2 bh²


= = ×=
G = Sgc avec S = V h/2 12 h 6 .
 Si la cloison est perpendiculaire aux solives, chaque solive supporte une

a×a² a3
=
charge concentrée constituée par une largeur de cloison S = 6 6.
Exemples
1. Déterminer les dimensions des solives du plancher en bois (soit b : h = 1 : 2).
Poids spécifique du bois : 600kg/m3

σ σσ
×yds=0⇒ ∫ =0⇒∫ yds=0
Contraintes admissibles : y y y
Surcharge utiles : p’ = 150kg/m².
Solution
S = distance entre poutres également espacées ; si les poutres sont
σ
inégalement espacées, on prend S = y .
Pour calculer gp, supposons au préalable les dimensions des solives.
Ex : b : h = 15 : 30 cm  g’ = 0,05 600 = 30 kg/cm² et
gp = 0,150,3600 = 27 kg/m.
 q = gp + S (g’ + p’) = 27 + 0,8 (30 +150) = 27+ 0,8180 = 171
kg/m.
 q = 171 kg/m

σ
Mmax = y
σ
Ix =0 ⇒
Tmax = A = B = y

σ σ
ds=0 ⇒ ∫ xyds=0 ⇒∫ xyds=0
max= y y
60 ×2
A=B= =60 kg↑
2
Cette section n’est pas économique car max  .
 Il faut donc diminuer les dimensions par :

3 3 3 3
)−600× =600×1,2+600× −600× =720kgm=7200kgcm
max = 2 2 2 2
2×103 12×23
Ix= +2×10(5−1,73)²+ +12×2(1+1, 73)²
A1 y1+A2 y2 2×10×5+12×2(−1) 100−24 76 567 12
= = = =1,73cm 4 4
Or Wx= A1+A 2 2×10+12×2 20+24 44 avec b: h=1: 2=¿166, 7+213, 858+8+178,8696=567, 3942cm ≈567cm
72000
σ 1=− ×8 , 27=−1050 kg/cm²
567
72000
σ 2=− (−3 ,73 )=472kg / cm ²
Preuve : 567

max : 1,5 σ =100 kg / cm ² .


2. Considérant le problème précédent, déterminer l’écartement approprié
des solives, étant donné leurs dimensions transversales b = 10 cm ; h =
24cm.
q = gp + S(g’ + p’) avec gp= ੪ pS = 600 (0,10,24) = 14,4kg/m et
g’ + p’ = 180kg/m² = 18010-4kg/cm² = 14,410-2
b 2
=
On sait que max = h 3
bh ²

M
σ M
σ= ≤ ⇒W≥ −
W W =
Mmax = σ et Wx = 6
b 2 3b bh ² b 3b2 9b
= ⇒ h= ⇒ W= = ( )=
Mmax  h 3 2 6 6 2 24

M 3b 3 220000 3
W≥ − ⇒ ≥ =2200⇒3b ≥2200×8
8 100
σ
S161,3 cm  S= 160 cm =1,6m (espacement).

[Link]. Etat plan de tension


[Link].1. Contraintes principales
a) Rappel
- Etat linéaire de tension: cas des contraintes sur une section oblique dans
le cas de traction simple.
- Etat plan de tension : cas des contraintes sur une section oblique dans le
cas de traction et compression en 2 directions. Ici, il n’agissait que des
contraintes normales sur les plans perpendiculaires.
b) cas de de flexion ordinaire
C’est le cas général de l’état plan de tension car sur les plans
perpendiculaires, agissent des contraintes normales et celles de
cisaillement.

Considérons alors l’état d’équilibre d’un élément prismatique d’une pièce de


longueur 1 soumis dans le plan x - y à des contraintes normales et celles de
cisaillement.
U=O : u- xcos cos - ysinsin + τxysin cos + τyx cos sin = 0
 u = xcos² + ysin2 - 2 τxysin cos
V=0: - uv + xcos sin - ysincos + xysinsinα - yxcos cos = 0
 uv = (x - y) sincos + xy (cos² - sin²)
U= 0
V=0  v + xsin sin - Ϭycos cos - xy sincos - yxcos sin = 0
 v = ycos² - xsin² + 2xysin cos


3 8×2200 3b 3×18 54
b≥ ⇒b≥17,9cm = = =27cm
Sachant que: 2 sincos = sin2 ; Cos² = 3 ; sin² = 2 2 2 ; on a :

σ=
M M 6 M 6×220000
= = =
W bh ² bh ² 18×272
=100 ,59 kg /cm ²≺ σ +1 %≈101 kg /cm.
u= 6

M 1
σ 1=− d2
v= I 1

M2
σ 2 =+ d1
uv= I2 .
c) Contraintes principales
Ce sont les valeurs extrêmes que prennent u et v pour un angle  donné
M M
− 1 d 2+ 2 d 1
avec : tg2 =- I1 I 2 , ou encore,
Ce sont des contraintes normales extrêmes obliques aux contraintes dans la
poutre. On a :

σ et
Mx
y+
My
x √3=121244Kgcm.
2 = Ix Iy et la direction est donnée par tg2= 2 .
Ainsi :
Les lignes isostatiques sont des lignes qui relient les directions des
contraintes principales tracées pour chaque point ; d’une part celles de
compression, et d’autre part celles de traction.
Les deux groupes de courbes se coupent à angle droit.
Exemple :
Soit la poutre simple à 2 appuis, de section rectangulaire, et chargée par une
force uniformément répartie. Etudions la variation des contraintes dans
certains points (1, 2, 3).
Point 1= Appui
2 = Entre appui et milieu
3 = Milieu
1ère section à l’appui 1 : M= 0 ;
T
3e section au milieu 3 : M
(max),
2e section entre 1 et 3 : M et
T.
Découpons de la hauteur de la poutre, 5 éléments rectangulaires et
indiquons les contraintes normales et tangentielles agissantes. Dans chaque
section, nous avons 1 élément à la hauteur de l’axe neutre ( = 0), 2 aux fibres
extrêmes ( = 0) et 2 autres entre ces 2 éléments (  0 ;   0).

Contraintes principales
Dans les points où x = xy = 0, les contraintes principales sont aussi nulles.
Dans la section 1 aux appuis, la direction des contraintes principales forme un
angle de  45° avec l’axe de la poutre.
Aux fibres extrêmes et dans toute la section 3 du moment max, les angles sont
0° et 90°.
Ailleurs, les angles changent entre ces 2 limites.
Lignes isostatiques
Les traits pleins sont les contraintes de compression ; les traits interrompus
celles de traction.

Exemple numérique
Déterminer les valeurs et l’angle d’inclinaison des contraintes maximales dans
le point P de la section K.
1
=70000 Kgcm .
Ay = By = 2
Tk = Ay- q.1=3000 -1000
=+2000kg
Mk= Ay.1- q
h
=15 cm b=10cm
2 2

= 3000 – 500 = 2500 kgm.

bh 3 20×303
= =454000cm 4
Le moment d’inertie de la section : Ix =12 12
Dans le point P de la section K, on a :

b3 h 203 ×30
= =20000 cm4
x =12 12

Sx=128,5 (
121244
45000
(−15 )+
70000
20000
×10=75 , 41 Kg/cm ²≻ σ =60 .
20 ×323
=54613 cm 4
 =12

203 ×32
=21333 cm 4
1,2 =12
 1 = - 23,4 + 26,4 = +3,0k/cm²
2 = - 23,4 - 26,4 = - 49,8kg/cm²

121244
54613
(−16 )+
70000
21333
(10)=68 ,33 Kg/cm ²≻ σ
 = 13,25° et 103, 25°
[Link]. Flexion ordinaire dans le domaine plastique
La plastification se déroule de la même manière que dans le cas de la flexion
pure. Toutefois :
a. Dans le cas de la flexion ordinaire, il y a aussi des contraintes de
cisaillement sur les sections qui varient au cours du phénomène de
plastification.
Soit la partie élémentaire dx d’une poutre soumise à la flexion
ordinaire et dont la plastification a déjà commencé. On constate que :
- Sur tous les deux côtés de l’élément dx, agissent des contraintes
normales égales à la limite d’élasticité e.
- la somme des forces horizontales est égale à zéro.
- L’absence de force de cisaillement sur la section horizontale
longitudinale ; d’où la contrainte de cisaillement sur cette section vaut
zéro et par raison de réciprocité des cisaillements, la contrainte de
cisaillement vaut aussi zéro sur la section transversale.
- En conclusion, dans les parties déjà plastifiées, les contraintes de
cisaillement n’agissent pas.
Les contraintes de cisaillement  se calculent donc pour les parties
encore élastiques par les formules vues précédemment.
b. Dans le cas de la flexion ordinaire, le moment fléchissant change le long
de la barre ; le processus de la plastification ne commence pas en même
temps dans toutes les sections.
Exemple de déroulement de la plastification d’une poutre
chargée.

Dans la section 1 : T = 0  = 0
: La plastification est totale, la poutre peut faire
une rotation autour du point P appelé
« articulation plastique ».
Le développement d’une articulation plastique signifie la rupture totale d’un
système isostatique.
6. FLEXION COMPOSEE
- C’est le cas le plus général de la flexion lorsque, sur une section de la
structure, agissent un effort normal, un moment fléchissant et
éventuellement un effort tranchant, c’est-à-dire M  0, N  0 et T  0 ou
T = 0.
Quelques structures soumises entièrement ou partiellement à la flexion
composée.

- Considérons une section droite sur laquelle agissant les éléments de


réduction N et M.

Leur résultante est une force (la force N d’après la statique appliquée) agissant

20×353 4
=71458,3 cm
à une distance  =12 à partir du centre de gravité G.
Donc, ces 2 éléments de réduction M et N peuvent être remplacés par une

203×35 4
=23 3 ,3 cm
seule force agissant à une distance =12 du centre de gravité de la section.
Raison pour laquelle la flexion la flexion composée est aussi appelée traction
(ou compression) excentrée selon qu’il s’agit d’un effort normal de traction (ou
de compression).
Le point d’application « C » de l’effort N s’appelle le centre de poussée (ou
centre de pression).
- Les matériaux considérés dans ce chapitre sont supposés avoir une
résistance à la traction ainsi qu’à la compression (ex : bois, acier,
aluminium, etc.).

6.3.1. Flexion composée dans le domaine élastique


[Link]. Flexion composée droite
On parle de flexion composée droite, lorsqu’une section d’une
structure est soumise à l’effet d’un effort normal et d’une flexion droite, c’est-
à-dire à un moment fléchissant dont le plan est perpendiculaire à un des axes
principaux.
La contrainte de cisaillement est calculée de la même manière que
dans le cas de la flexion simple, tandis que la contrainte normale en n’importe
quel point de la section, peut être calculée par la superposition des contraintes
dues à l’effort normal d’une part et au moment fléchissant d’autre part.

- Contrainte due à l’effort normal :  = 71458,3 23 3, 3


12 4 70 0
σ
(−17,5)+ ×10=29,69+30=59,69kg/cm²≺ =60

- Contrainte due au moment fléchissant : σ


- En superposant les deux :
Qx Q
dx= ∫ xdx=
EI EI
Q x²
[ ]
+C
EI 2 1
700
=350 Kg
Si = 2 [ ]
Q l² Q l²
+C =0⇒ ≠+0⇒ +C =0⇒C =−
EI 2 1 EI 2 1 1 2

Ci-dessous les diagrammes éventuels des contraintes normales :


Calcul de la position de l’axe neutre y0
Celle-ci est en effet différente de celle trouvée dans le cas de la flexion simple.
Sachant qu’au niveau de l’axe neutre  = 0, on a :
L F L FL −
EI ( 2 2) 2EI y =
Q x² l ² Q
− = ( x ²− l ² )
= × = M M Mcosα Msinα M W
FL
( Cosα+
W x
si n α)=
700×400
( 0 , 94+
W x
0, 342) ≤ σ =1500 0 -
=2 2 2 4 y0 =W+W=W +W =W(cosα+Wsinα) = 0 4Wx W y 4W x W y y0  [Link] = - MSy0 
xy x

Q
xy x y x y

Cependant, considérant que : l²⇒


EI
Wx
=7 , 382
  =W y et

[ ]( )

Q l3 l ² Q l3 l3

70000
ix = rx = 54,7
(0,94+7,382×0,342)=4427≻ =1500 σ 3 3
Q x² l ² Q x l² Q x l²
− dx= − +C = − x+C
2 2
− ×C 2 = − + C 2 =0
E I ( 2 2 ) E I [ 3 ×2 2 ] E I [ 6 2 ] y = - E I 6 2 E I 6 2
0

N.B :
- Le signe négatif (-) montre que l’axe neutre et le centre de
poussée sont toujours situés de part et d’autre du centre de
gravité de la section.
- De la position de l’axe neutre, on déduit celle du centre de
Wx
=8,23
W
poussée par = y .
- La relation entre «» et « y0 « peut être représentée
graphiquement ; et pour vérification de ce graphique, il suffit de
remarquer que les 2 triangles sont semblables c’est-à-dire :

W −

σ
x
70 0
214
( 0,94+8,23×0,342)=12 8 Kg/cm²≺ W
=8,13 70 0 3
, d’où  = y ou y0 =16
(0,94+8,13×0,342)=16 7Kg/cm ≻
.
σ
C = centre de poussée
G = centre de gravité
a n = axe neutre.
- Différentes positions de l’axe neutre en fonction de celles du
centre de poussée :
Plus le centre de poussée va vers le centre de gravité, plus l’axe
neutre s’en éloigne ; et les contraintes normales tendent à être de même signe
(traction ou compression partout).

Si N agit au centre de la gravité de la section (C4), le moment M est


nul (M = 0) cfr diagramme 4.
Etudions le cas particulier lorsque l’axe neutre coïncide avec une
des fibres extrêmes (Cas 2).

La détermination des points


« C » correspondants vaut :
Me Ix I xe
Vmax⇒Me= ×σe σe
1 = Ix V max et 2 = v .

Mp−Me
×100
La section Mp dont la longueur ne dépend que des dimensions
géométriques de la section et non des efforts agissants, fait une partie du
noyau central. Lorsque le centre de poussée tombe sur la section AB, la
section de la pièce est alors soumise à des contraintes de même signe (traction
ou compression partout).
Exemple :
Dans le point « C » de la section donnée ci-
contre, agit une force de compression N = 80,
0t.
Déterminer les valeurs extrêmes (1 et 2),
tracer le diagramme des contraintes et
déterminer la position de l’axe neutre.
Données géométriques de la section :
S = 1200cm²
XG = 17,77cm.
Iy = 154700cm4.

Solution

Diagramme des contraintes 1) Valeurs extrêmes 1 et 2 :

Mp−Me
×100
Ech/Longueur : 1/10 = Me avec My=N.ξ=80000 (17,77-
10)
Ech/force : ½ cm =22,63kg/cm²  My = 800007,77 = 621000kgcm.
Me Me Me Ix bh3 / 12 bh ²
v max = = )⇒ Me= ×σ e= ×σ e= ×σ e
Ix Ix Wx V max h/ 2 6
V max

bh h bh h bh h bh 2
× + × )σ e=2 × ×σe= ×σ e
2 4 2 4 2 4 4
2) Diagramme des contraintes (ci-contre)
3) Position de l’axe neutre (y0)
bh ² bh ² 1 1
σ e− σe −
Mp− Me 4 6 4 6
×100= ×100= ×100 3−2
Me bh ² 1 12 1
σe ×100= ×100=50%

y0= 6 6 2 2
12 ou
Ix
×σ e
V
0= max
y

[Link]. Noyau Central


[Link].1. Définition

- Soit une section quelconque dont on connaît la position du centre de


gravité et les axes principaux (fig.a). Considérons les susdites relations
entre les coordonnées du centre de poussée (C) et les points
d’intersection de l’axe neutre tangent à la section avec les axes
principaux.
Ces relations nous permettent de déterminer n’importe quel centre
de poussée (c) appartenant à n’importe quel axe neutre tangent à la
section et dont leur ensemble (ensemble de tous ces points C) définit une
ligne brisée entourant le centre de gravité, dite noyau central (fig b)
- Le noyau central est donc le lieu des points d’application de la
résultante des forces agissant sur la structure (= effort N) pour lesquels
les contraintes normales conservent le même signe dans toute la section.
Ceci veut dire que lorsqu’une force agit dans le noyau central, les
contraintes dans toute la section sont de traction si N  0, et de
compression si N  0; par contre, si elle est appliquée un dehors du
noyau central, on aura une partie tendue et une partie comprimée.
Le noyau central est aussi une surface formée par des centres de
poussée qui amènent l’axe neutre à la limite de la section, ou qui font
que l’axe neutre soit tangent à la section. Il est donc important de
connaître la position du noyau central de la section d’une structure
travaillant en entièreté en compression (ex : maçonnerie, béton) afin d’y
faire passer la résultante des forces agissantes.

[Link].2. Détermination des sommets du noyau central

203 23 4 Ix 7169
+2(1× +12× 1²)=13 +2(8+2910)=7169cm σe= ×240 =1430 kgcm=1430 kgm
1 = 12 12 2 = 12
V
a. Rappel :

b. Section rectangulaire
17500−14300
×100=22 , 4 %
14300
Ix 567
×σ e= ×2400=165000kgcm=1650kgm
V max 8,27
44
=22 cm ²
2
22
=11 cm≻10 ⇒
2 .
c. Section circulaire
22
=1 , 83 cm
12

[ 12×1,83×
1,83
2
0,17
+12×0,17× +10×2(5+0,17) ×2400
2 ]
d. Section carrée de côté a
1 , 83 ² 0 , 17 ²
()
12× +12× +20×5,17)240=13,57×240=960kgcm=2960kgm
Comme b = h = a  1 = 2 = 3 = 4 = 2 2
2960−1650 1350
×100= ×100=81%
e. Triangle isocèle 1650 1650

Ix 2×203 /12
σ= ×2400=321000kgcm=3210kgm
V max e 10

σ

 σ
M
− y
 Corollaire : base = Ix
f. Bague circulaire (Couronne)

Mx My
− y+ x
Ix Iy
M
y
Ix
ou

M + dM
y
Ix .
g. Sections
dM×Sx dM Sx
M M +dM
⇒−∫ yds−σ bdx +∫ yds=0
Ix Ix

δ= = ×
M M dM
⇒−∫ yds−σ bdx +∫ yds+∫ yds=0
Ix Ix Ix
dM
Ix ∫
Ix×b×dx dx Ix×b
⇒ σ bdx+ yds=0 , or ∫ yds=Sx ( momentstatique )
dM
⇒−δ bdx+ Sx× =0
Ix

h h T ×b×h ²
dM T ×Sx
T ×b× ×
2 4 8 12Tbh ²
=T Ix×b
=
bh 3
=
b ² h3
=
8 b ² h3
dx 12
×b
12

3T 3 T
=
2bh 2 S
[Link]. Flexion composée déviée
a) On parle de flexion composée déviée lorsqu’une section est
soumise à l’effet d’un effort normal et d’une flexion déviée,
c’est-à-dire un moment fléchissant dont le plan n’est
perpendiculaire à aucun des axes principaux. La contrainte
normale en n’importe quel point de la section est donc la
superposition des contraintes dues à l’effort normal et celles
dues au moment fléchissant considéré par rapport aux 2 axes
principaux perpendiculaires.

Q l3 l3 l3 3l3 2l3 l3
≠0⇒ − +C =0⇒ − +C =0⇒− =C ⇒C =
EI 6 2 2 6 6 2 6 2 2 3

TSx T h
, Sx b( −y
Si Mx = N et My = N. ξ, on a :  = Ix
Ixb et b = 2
Ainsi  et ξ constituent les cordonnées du centre de poussée dans
le système de coordonnées x, y.
b) Position de l’axe neutre
Etat donné qu’à l’axe neutre la contrainte normale est nulle, ( = 0)

1 h 2y h y 1 h
y+ ( −y)= + − = ( +y)
22 2 4 4 2 2 (Equation de la droite de l’axe neutre)
h 1 h b h²
( −y)= ( +y)= ( −y²)
 2 22 2 4 (1)

bh 3
Multiplions (1) par S 1+12
b h² h²
T ( − y ² ) 12 Tb ( −y²)
TSx 2 2 4 6T h²
= = = ( − y ²)
Ixb bh 3
2b ² h3 bh 3 4
×b
 1+ 12

6T h² 3 T 3T
= = =1,5
3 4 2 bh 2S
 Pour x = 0  1+ bh

T

Pour y = 0  1+ bh .
Avec x0, y0, les points d’intersection de l’axe neutre,
respectivement avec les axes x et y.
c. Diagramme des contraintes
cfr. La flexion pure.

Exemple
Calculer les valeurs de la contrainte normale aux
points 1, 2, 3 et 4.
Déterminer la position de l’axe neutre ; tracer le
diagramme des contraintes ; Sachant que la
section est soumise à une flexion déviée.

a) Illustration de Mx et My d’après la position de C.

b) Calcul de la contrainte 

a 2 h
( − y )
2 3 avec S =
3020=600cm²
1 2h 2h y 2y 2h 2 h
y+ ( −y)=y+ − = + = ( y+ )
Ix = 3 3 9 3 3 9 3 3
a 2h 2 h a 2hy 2h² hy a 2h² hy
( −y)× (y+ )= ( + −y²− )= ( + −y²)
Iy = 3
2 3 3 3 3 9 3 3 9 3
 = 6 cm et  = 8 cm.
Mx = N = 10000 kg6 = 60000kgcm
My = Nξ =10000kg8 = 8000kgcm.
3
bh
36
a 2 h ² 2h ² 2h ² 3 hy 9 y ²
T × ( + − y ² ) 36 ×T ×a ( + × )
TSx 3 9 3 9 9 9
δ= = =
Ix × b bh 3 3 bh 3 a
×a
36
36 T ( 2 h ² + 3 hy −9 y ² ) 4 T
¿
3 bh 3 ×9
=
3 bh 3
(− 9 y ² + 3 hy + 2 h ² )
.

3 h 4 h −3 h h
h− ⇒ y= =
2 2 6 6
⇒ δ
4T
max =
3 bh3 [
2 h ² +3 h ×
h
6
−9 (
h
6
)² =
4 T
3 bh3
(2 h ²+ ]
3 h²
6

9h ²
36
)
3T
3T 2 3 T 3 T
δ max = = = = =1 , 5 , δ moyenne
bh bh 2 bh 2 S
2 2

c) Position de l’axe neutre.

4 T
δ =
y0 = - 3 S
T × Sx
x0 = - Ix × b
1) Diagramme des contraintes
Ech. de longueur 1/10 Ech. de force : 1 cm  40 kg/cm².

Conclusion :
- Le centre de poussée C est situé à l’extérieur du noyau central qui vaut :
TSx 1 3 3
(30×48 −20×24 )=253440cm4
1= Ixb et 2= 2 ; d’où les contraintes de signes
contraires.
- La poutre sera armée dans sa partie 4 où elle est tendue.
[Link]. Condition de stabilité
Il y a stabilité lorsque
max  ( )
Q x3 l ² l3
− x+
EI 3 2 3

6.3.2. Flexion composée dans le domaine plastique


C’est un cas de moindre importance dans la pratique, mais beaucoup plus
compliqué que dans le cas de la flexion ordinaire. Raison pour laquelle, nous ne
donnerons que les principes de calcul pour le cas des sections symétriques
soumises à une flexion droite composée et étant entièrement en état
plastique.
Soit la section symétrique ci-dessous soumise à la flexion composée et
entièrement plastifiée, c’est-à-dire en tout point de la section la contrainte
(traction ou compression) vaut la limite d’élasticité e ( = e).

Problème :
Il s’agit de déterminer l’effort limite NP agissant au point C donné
(C situé à une distance  à partir du centre de gravité G) et pouvant être
supporté par la section.
En supposant que les forces extérieures et intérieures forment un
système en équilibre, on peut écrire que :
a) Mc = 0  Ftkt - Fckc = 0 avec
Fc = Sce = force de compression et Sc = surface comprimée.
Kt – kc = distance des centres de gravité des surfaces St et Sc à partir du
centre de poussée C.
Après transformations appropriées, cette équation nous permet de
déterminer la position de l’axe neutre plastique y p.
b) x=0  Ft – Fc + Np= 0. S + e + Np= 0  Np (effort limite )= Sc e - St
e.
6.3.3. Compression excentrée dans le cas où le matériau n’a
pas de résistance à la traction (construction en
maçonnerie)
C’est le cas des constructions en pierres naturelles, maçonnerie en briques ou
en béton non armé, toute sorte de sol etc.
En effet, les structures constituées de ces matériaux ne doivent pas être
soumises à une flexion pure, ordinaire ou composée avec un effort normal de
traction (traction excentrée), parce que dans ce cas, sur une partie ou sur la
totalité de la section, agiront des contraintes de traction auxquelles le matériau
ne peut nullement résister.
Cependant, elles peuvent être soumises à la sollicitation de compression
simple ou centrée et de compression excentrée (flexion composée avec un
effort normal de compression), parce que l’équilibre de la structure peut être
assuré uniquement, et dans ce cas, par des contraintes de compression.
[Link]. Matériau élastique
[Link].1. Le Centre de poussée est à l’intérieur du Noyau
Central
- Sur la section, agissent partout des
contraintes de compression ;
- L’équilibre est donc assuré uniquement par
des contraintes de compression (condition
nécessaire et suffisante pour les matériaux
en question).
Ainsi donc : Q l3
× ⇒
EI 3

[Link].2. Le centre de poussée est en dehors du Noyau


Central, mais à l’intérieur de la section
- Dans ce cas-ci, le diagramme des
contraintes comporte des contraintes de
compression (2) et celles de traction (1),
ce qui n’est pas conforme car nos
matériaux ne résistent pas à la traction (fig
a.)
- Il faut donc assurer l’équilibre par les
contraintes de compression uniquement
(fig. b.).
Dans ce cas, on suppose que les contraintes
ont une répartition triangulaire.
Ainsi donc, une ligne droite limite la partie de
la section où agissent les contraintes de
compression (axe neutre), ligne au-delà
de laquelle la structure est considérée
comme fissurée.
C’est dire que cette partie est considérée
comme inexistante car elle ne peut pas
travailler.
Calcul des valeurs des  et position de l’axe neutre.
En considérant les équations d’équilibre, on a :
a) x = 0 : Vérifiée car il n’y a pas de forces horizontales.
b) y = 0 :  ds – N = 0
8000×6480
=20,46kg/cm²
Divisons et multiplions l’intégrale par x : 253440×10 .
24 12 3
+ )=6480cm
Or ; d’après la loi de Hooke, 2 2 est constant c’est-à-dire :
8000×6480
=6,82kg/cm²
+253440×30
Or,  xds = Sn (moment statique)
8000×7200 qx ²
=22, 8 kg / cm ² qx ²
253440×10 2 2 EI < 0 avec :
Sn = moment statique de la section fictive par rapport à l’axe neutre
fictif.
σ = contrainte en un point quelconque de la section fictive.
x = distance mesurée à partir de l’axe neutre.
Comme N<0, alors σ<0 et q x3 <0.
[ ] 2 EI ( 3 +C1 )=0
3
∫−2qEx²Idx=−2qEI∫x²dx=−2qEI x3+C1

 M = 0 : Ecrire l’équation de moment par rapport à l’axe neutre.


Cette équation nous permet de déterminer la distance entre l’axe
neutre et le centre de poussée, soit la distance Xn.
T ×Sx T×x×e×k

Nxn -  σdsx = 0  Nxn -  Ix×b , or Ix×e = constant.
F×h
 Nxn - T avec:
 x²ds = In (moment d’inertie de la section fictive par rapport à
l’axe neutre).
T T
× k × b= h' b
Nxn - Ix 2 Ix .
b 1 T b ² Th ' q x 3 l3 q 3 3
δa= b× h ' b ⇒ F= q l3 l3 l3 ( − )=− (x −l
Posons 2 2 2 Ix 4 Ix 2EI 3 3 6EI
− ( +C1)=0⇒ +C1=0⇒C1=−
2EI 3 3 3 avec :
Xn = distance de l’axe neutre à partir du centre de poussée C.
In = moment d’inertie de la section fictive par rapport à l’axe
neutre.
Sn = moment statique de la section fictive par rapport à l’axe
neutre.
Exemples :
1. Section rectangulaire

Fh' b² h' T h' b² h'²


∑ M0=0⇒−T×c+F×h'=0⇒c=[] T = 4Ix × T ⇒c= 4Ix
q 3 3 q 3 3 q x4 3 q l 4 3
(x−l)dx=− ∫(x−l)dx=− −l+C q l4 4
Xn= 6EI 6EI 6EI 4 2 6EI ( 4 −l ×l+C2)=0⇒−6EI ( 4 −l +

Xmax =xn+c=2c+c=3c 
[ ]
q l4 l4 4l4 3l4 3l4 q x4 3l3 q 3l4 3ql4
− ≠0⇒ −l4+C2=0⇒ − +C2=− +C2=0⇒C2= −lx3 + ⇒ y=− × =− ⇒
6EI 4 4 4 8EI 6EI 4 4 6EI 4 24EI

max=
σ
qI

max= 2
Note :
Ces formules sont aussi valables pour toute section d’une structure
dont sa section fictive est rectangulaire car la partie au-delà de l’axe
neutre n’intervient pas dans les calculs.
2. Section symétrique quelconque
a) La position de l’axe neutre est
inconnus, mais la position du centre de
poussée © est connue
Ainsi, pour calculer max, il faut connaître xmax=
xn+c, ce qui signifierait qu’on connaît alors la
position de l’axe neutre. On aurait donc à
1
=1,9tm=190 0 kgcm
calculer xn=2 , ce qui n’est pas possible car, ne
connaissant pas la position de l’axe neutre (ou
encore la surface de la section fictive), on ne
peut calculer ni In, ni Sn.
Pour cela, on y va par tâtonnement, c’est-à-
dire on suppose arbitrairement la position
de l’axe neutre et on calcule In et Sn.
Trois possibilités se présentent :
M − − Mmax Mmax Mmax
y≤σ ⇒σ= = ⇒Wx=
Iy Ix Wx −
- Si xn= y σ la supposition est bonne.
19×104 3
=2380cm
- Si xn< 8×10 Diminuer la section fictive.
Ix bh3/12 bh² 15×h² 2380×6
= = ⇒2380= ⇒h²= ⇒h²=9512cm²
y h/2 6 6 15
- Si xn > h=√9512cm²⇒h=30,9cm≈31cm. Augmenter la section fictive.
Après avoir ainsi fixé définitivement la position de l’axe neutre, on
calcule alors max.
b) La position de l’axe neutre est donnée ; trouver la
position du centre de poussée
3 T 3 80 1 40 −
= × = =12,3kg/cm²≻δ=10kg/cm²
Comme la section fictive est connue, calculer x n =2b×h 2 15×31 930 , et trouver
3 T 3 380 3×380
⇒10≥ × ⇒h≥ =38cm⇒h=38cm
ainsi c=xmax –xn et max=2 bh 2 15h 10×2×15 .
[Link].3. Le centre de poussée est en dehors de la section
Dans ce cas, l’équilibre ne peut être assuré sans les contraintes de
la traction. Comme notre matériau n’a pas de résistance à la traction, la
stabilité ne sera jamais assurée.
[Link].5. Exemples
Déterminer la contrainte maximum sur la section
1-1 d’un mur en maçonnerie si :
a) P= 0kg
b) P= 2000kg
Sachant que le poids spécifique de la
maçonnerie vaut ૪ =1600kg/m3.
Tracer le diagramme des contraintes.
Sachant que l’étude d’un mur se réalise sur 1,0m
de longueur, on a :
Poids du mur : Gmur= 2,4× 0,3× 1,0× 1600=
1152kg.
Q=50× 2,4=120kg.
a) P=0kg : Seul le poids du mur G=P=1152kg agit.
 Déterminons d’abord la position du centre de pousse C.
- Calcul du moment par rapport au centre de gravité :
M max 19×10 4

= =158 cm3
12×10 ²
P×ξ= Q×1 ,20 1152×ѯ= 120×1,20 ξ = σ .
- Calcul du noyau central.
T×Sx 380 ×93,4 354920 e1 e 2
= = =354,74kg/cm²≺δmax=[Link] +
ɳ1=ɳ2= Ix×b 1450×0,69 10 0,5 et ɳ3= ɳ4= 2 2
Alors comme ξ>ɳ3 12,5>5  le centre de poussée est en dehors du
noyau central mais intérieur de la section (12,5<15).
h l2
+ )( g ' + p ' )
D’où c=15-12,5=2,5cm = 2 2 -ξ et xn=2c=2,5×2=5cm.
Xmax= 3c=3×2,5=7,5cm.
e1 e2
+
 Calcul de la contrainte : max= 2 2

b) P=2000kg  P=1152+2000kg=3152kg.
 Position du centre de poussée C.
- Calcul du moment par rapport au centre de gravité :
e1 e2
+
3152 ξ =120×1,2  ξ= 2 2
Comme 4,57 <5,00  Le centre de poussé C est à l’intérieur du
noyau central.
 Calcul de la contrainte :

σ =70 kg / cm ²
∑ ¿12 kg / cm ² avec M= Q× 120= 120×120= 14400 kgcm
S= 30×100= 3000 cm²
N= 3152kg

h l2
+
2 2
Iy=

12 171×(4 , 2 )²
q = =376 kgm=37600 kg 91=17×4,2=17×2,1=360kg
 =- 8 8 22

= 1= -0,09kg/cm²
2=-2,01kg/cm².
3. Pilier en maçonnerie
Déterminer le point d’application et la grandeur
de la force de compression si la position de l’axe
neutre est donnée et max=10 kg/cm².
Solution

Mmax 37600 37600×15×12
×y= 3 ×15= 3 =16,71kg/cm²≺σ =70
Ix 30 15×30
15×
On sait que : 12

max =10kg/cm²

Sn=30×80×σ
= 36000+200π ×38,49=36000+24184=60184
cm3.
Xmax =30+20=50 cm.
M max − M max 37600
≤σ ⇒Wx≥ − = =538 cm3
Wx 70
σ
bh ² bh ²
⇒ ≥538 cm 3
 N= 6 6 .
Position de N:
b1
= ⇒h=2b
h2
Xn= avec Sn= 60184 cm3
b( 2 b )² 538×6
⇒ ≥538 ⇒ 4 b3 ≥538×6 ⇒ b 3 ≥ =807 cm3
6 4
3
In= ⇒ b≥ √ 807=9 , 31 cm ⇒ b=10 cm ⇒ h=2 b= 20 cm .

Tmax 360 540


3760 3760 ×10×12
σmax= 3×10= =56,4kg/cm²≺12ok. =1,5 = =2,7kg/cm²≺12ok
xn = S 10×20 200
10×20 10×20
12

[Link]. Matériau plastique


Dans certains pays, on admet que l’équilibre des constructions en
maçonnerie soit assuré par des contraintes de compression uniformément
réparties. Dans ce cas, on suppose que dans la section fictive, agit partout une
contrainte caractéristique considérée comme la contrainte de rupture.
Cas d’une section rectangulaire
Xn = c
NLim = 2bc r

7. DEFORMATIONS DES PIECES FLECHIES


7.1. Equation différentielle d’une pièce (barre) fléchie
Quand on effectue les calculs d’une poutre, surtout dans le cas où
ses dimensions sont différentes, il ne suffit pas de vérifier si les contraintes
maximales ne dépassent pas les contraintes admissibles ; mais aussi il faut
vérifier si ses déformations ne dépassent pas les valeurs que l’on ne peut pas
admettre.
Dans la pratique, on définit en général que la déformation verticale
dite flèche de la poutre, doit dépasser une certaine fraction de la tracée.
Il faut donc étudier comment peut-on déterminer ces déformations.
En effet, l’étude des déformations nous permettra de déterminer
les réactions d’appui et les forces intérieures des structures hyperstatiques.
7.1.1. Pièce soumise à une flexion pure
Soit une pièce droite soumise à 2 moments formant un système en
équilibre ; déterminons la relation entre les déformations engendrées par ces
moments.
- Traçons sur la poutre, perpendiculairement à son axe, 2 droites
parallèles distantes de dx.
- Isolons alors au milieu, la section infiniment petite ds (= AB) de longueur
dx, ayant comme centre 0, et située à la distance y de l’axe de la poutre.
Sous l’effet du moment, la forme de la poutre change.  AB est la
partie déformée de la poutre.
Cette déformation est caractérisée par la déformation de l’axe
moyen, fibre neutre de la poutre.
Après la déformation, la portion GG’ de l’axe est devenue un arc de
courbe, dont la longueur reste toujours dx car, l’axe étant fibre neutre, ne subit
aucune variation de longueur. Etant donné la petitesse de dx, on peut assimiler
cet arc de courbe à un arc de cercle de centre 0 et de rayon 0G, l’angle au
centre étant dφ.
Mmax Mmax − −
y= ≤σ⇒Mmax≤σ×Wx
Cependant, la distance Ix Wx s’allonge après la déformation avec
q 12 bh² 10×24² 3 −
12
= =960cm σ×Wx⇒q ≤960×70=6720
une distance 8 . Donc 6 6 = lo et 8 = l.
2


[ g p+S(g' +p' )] ≤67200 ⇒ [14 ,4×10−2+S×180×10−4 ] 420 ² ≤67200
8 8
14 ,4×10−2×422×102 +S×180×10−4 ×422×10 ²
⇒ ≤67200
8
⇒ 25401,6+3175 ,2×S≤537600

L’allongement relatif Ɛ = ⇒ S≤
537600−25401,6 512198,4
3175 ,2
=
3175 ,2
=161 ,3cm
(1)
En considérant que les triangles G0G’ et BG’C sont semblables, on
a:
1+ cos 2 α
2 (2).
1−cos2 α σx+σy σx−σy
+ cos2α−δxysin α
Or d’après la loi de Hooke, on a : 2 (2) 2 2
σx+σy σx−σy
− cos2α+δxysin 2α
 2 2 (3).
D’autre part, d’après Navier (cas de flexion pure), on a :
σx +σy 1 ql qx ²
σx−σy 2δxy σ 1= + √ ( σx−σy )²+ 4 δ ² xy x−
sin2α+δxycos2α
2 σx−σy 2 2 2 2 (4)
σx+σy 1
− √(σx−σy)²+4δ²xy
D’après les mathématiques, l’inverse 2 2 du rayon de courbure
s’appelle la courbure de la pièce au point 0 et a pour expression :
2 δ xy
σx .
Si y’ et y’’ sont les dérivées 1ère et 2e de l’ordonnée y d’un point de
la fibre moyenne déformée, dérivées prises par rapport à l’abscisse x du point
considéré, on constate que, dans le domaine élastique, les déformations sont
faibles, c’est-à-dire y et y’ sont faibles. On peut alors négliger avec une
1000 ×6
= 3000 kg
approximation suffisante y’² devant l’unité et écrire 2

x² 1²
=3000×1−1000×
Donc 2 2.
Pour les études des déformations, il convient d’utiliser le système
des coordonnées représenté ci-dessous :
x

y
Dans ce système en effet, les flèches d’une poutre simple sont
positives. Donc, au moment M positif correspond une courbure négative.
M q lx q x ²
=− +
Ainsi, la courbure et y’’= EI 2EI 2EI
C’est l’équation différentielle de la fibre moyenne déformée avec :
y’’= dérivée seconde de la fonction de la fibre déformée.
M= moment fléchissant.
E= module d’élasticité longitudinale du matériau.
I= moment d’inertie de la section par rapport à l’axe passant par le
centre de gravité et perpendiculaire au plan de la flexion.
7.1.2. Pièce soumise à une flexion ordinaire
Nous avons jusqu’ici considéré une barre soumise à une flexion
pure.
Cependant, les sections d’une barre soumise à une flexion
ordinaire, peuvent être approximativement considérées comme planes après la
12×203 4
=80 0cm
déformation, et donc la relation y’’=- 12 peut être considérée comme valable
dans ce cas.
Dans ce cas aussi, le moment n’est plus constant le long de l’axe
de la barre ; il est fonction de x, soit M = f(x).
Ainsi donc, la courbure aussi change le long de l’axe et devient
aussi fonction de x.
6.2. Equation de la fibre moyenne déformée
250 0
− ×1,5=−46,8kg/cm²
Partant de l’équation différentielle y’’ = - 80 0 , on peut déterminer
l’équation de la fibre moyenne déformée de différentes poutres fléchies sous
l’effet de différentes charges, à partir de laquelle on peut déterminer la
déformation en n’importe quel point de la poutre.
Nous étudierons 2 sortes de déformations :
a) L’angle de rotation φ de la fibre moyenne
Il peut être confondu avec sa tangente car les déformations sont
faibles.
b) Le déplacement y perpendiculaire à l’axe
On utilise aussi le caractère f, soit la flèche de la poutre.

Méthode de calcul
- Calculer la valeur du moment M en fonction de x (y aller tronçon par
tronçon).
- Intégrer une fois l’équation différentielle y’’ pour l’angle de rotation φ.
- Intégrer 2 fois l’équation différentielle y’’ pour obtenir la fonction des
déformations y.
Remarquons qu’à chaque intégration, il y a introduction d’une
constante arbitraire C.
Ainsi, pour obtenir y, en fonction de x, on a 2 constantes C 1 et C2.
Cependant, l’équation de la fibre moyenne n’est pas encore
déterminée puisque suivant les valeurs attribuées à C 1 et C2, on peut obtenir
des courbes différentes. Il y a donc lieu de lever l’indétermination en
considérant qu’après déformation, la fibre moyenne doit satisfaire aux
conditions relatives aux appuis de la poutre. En effet :
- Si la pièce repose sur un appui fixe A, elle devra encore reposer sur ce
même appui fixe A après déformation ; donc y = 0.
- Si la pièce est encastrée en A, la fibre moyenne passera toujours par le
point A après déformation ; donc y = 0.
En plus, cette fibre moyenne sera tangente à la position initiale de
la poutre. Ces conditions relatives aux appuis permettent de déterminer les
constantes d’intégration C1 et C2 et l’équation de la fibre moyenne est
parfaitement déterminée.
Calcul de la flèche maximale
Déterminer d’abord la section de la poutre dans laquelle le moment
est max. et appliquer ensuite la fonction des déformations y.
Ex : - Dans les consoles et poutres - consoles, la flèche max. se
situe à l’extrémité de la console.
- Dans les poutres simples à 2 appuis chargées uniformément,
la flèche max. se situe au milieu.
7.2.1. Consoles
[Link]. Console chargée par 1 force concentrée à
l’extrémité
La fonction de M est :
M = f(x) =  M = - Qx.
(8,5 3
+1,5)=12×8,5×5,75=586cm
En posant y’’ = - 2
T×Sx 20 0×586
= =12,2kg/cm²
On a : y’’ = Ix×b 80 0×12
1ère intégration :
y’= y’’dx=
σx 1 46,8 1
± √ σx²+4δ ²xy=− ± √(−46,8)²+4(12,2)²
2 2 2 2
Détermination de C1.
A l’encastrement A, x = l et φ = y’ = 0 ; donc la tgφx = 0 = y’x=l = 0.
2 δ xy −2×12, 2
tg 2α =− = =+ 0 ,522 ⇒ 2 α =26 ° , 5
σx − 46 , 8
 y’x = .
M
D’où y’ = N .
Ainsi, à l’extrémité de la console où x = 0,
M
qlx qx²
q q lx ² x 3
[]
∫ ( − lx + x ² ) d x = − + + C 1
y’ = tgφmax = N ∫(−2EI+2EI )dxφmax =2EI 2EI 2 3
2e Intégration

N
±
y =  y’ dx = S .
Déterminons C2 selon la condition de limite suivante :
A l’encastrement A (x = l), il n’y a pas de déplacement ; donc yx=l = 0

M
σ =± y
 yx=l = Ix
M
⇒ M = N ×η ⇒
N .

N M N M
+ y⇒ +
D’où y = S Ix S Ix .
La flèche à l’extrémité de la console (x = 0) vaut:

[ ]
q lx ² x 4 q lx 3 x 4
∫(− + +C )dx= − + +C x+C
2EI 6 3 1 2EI 3×2 3×4 1 2
f = yx = 0 = Fmax=
[Link]. Console chargée par une force uniformément
repartie
N M
=−
La fonction du M : M= S Ix
M N 1
⇒ =
On a donc y’’= - N M η
1ère Intégration :
y’’=

√ Ix
S

Ix
S
=i x ² ⇒

Détermination de C1 :
ix ²

A l’encastrement (x = l), tg = y’x=l = 0  - y0

η i x
=
 ix y 0 .
ix ²
D’où y’ = - y 0 .
A l’extrémité de la console (x = 0), tg max =
max
[ ]
q lx3 x4
− + +C1 x+C2
=2EI 6 12
2 Intégration
e

ix ²
y =  y’dx = - η .
Détermination de C2 :
ix ²
A la position x =l, y =0  - y 1

C2)=0
ix ²
y 2 .
La flèche à l’extrémité de la console (x = 0) :
− q q
×C2=0⇒C2=0car ≠0
y= - AB f =-2EI 2EI

7.2.2. Poutre à 2 appuis


[Link]. Poutre à 2 appuis chargée par 1 force
uniformément répartie.
N My
+ ×x
RA= RB= S Iy
80 0 6210 0
σ1=− + ×22,23=−66,67+89,20=+2 ,63kg/cm²
L’équation de M : M = 120 15470
80000 621000
σ 2=− + (−17, 77)=−66, 67−71, 40=−138,07kg/cm²
On a donc y’’ = - 1200 154700
1ère Intégration
iy² Iy/S Iy 154700
− = = = =16,6cm
y’ =  y’’ dx = η η ηS 1200×7,77

 y’ = .

2e Intégration

N Iy 80000 154700
− = × =16,6cm
y =  y’ dx = M S 621000 1200
ix ²
y=
y1 .
Détermination de C1 et C2
i ² x
A l’appui A, x = 0 et y = 0  yx=0 = y 2 .
A l’appui B, x = l et y = 0
Ix bh 3 /12 bh3 h ² Iy b 3 h/12 b3 h b ²
ix ²= = = = i ² y= = = =
 yx=l = [ A bh 12 bh 12 ] = A bh 12bh 12
i² x h ²/ 12 h² 2 h
η1 =η2 = = = × =
Comme y1 h/ 2 12 h 6

iy ² b ²/ 12 b ² 2 b
η3 =η 4 = = = × =
- x 1 b /2 12 b 6 .

Ix Iy πR 4 / 4 πR4 R²
ix ²=iy ²= = = = =
Alors y = A A πR ² 4 πR ² 4 .
C’est l’équation de la fibre moyenne déformée pour les poutres à 2
appuis chargées par une force uniformément répartie.
Calcul de la flèche max. au milieu de la poutre

R²/4 R² R d/2 d
a
η= = = = =
fmax = yx= R 4R 4 4 8= 6
Ix bh 3 / 36 bh 3 2 h² q l3×l l4
i ²x= = = × = − + +C1×l+0
= A bh /2 36 bh 18 .
Fmax= 2EI 6 12
Calcul de l’angle de rotation aux appuis
h²/18 h² 3 h 1 h
η1 = = × = × =
2h 18 2h 6 2 12
y' = 3 .
A l’appui A (A) = tgA = A pour y’x=0 :
h²/ 18 h² 3 h
η2=η3= = × = q l4 l 4
A = h/3 18 h 6 (− + +C1l)=0
A=2EI 6 12

[Link]. Poutre à 2 appuis chargés par 1 force concentrée


au milieu de la poutre.
h h 2 h+ 3 h h
η=η1+η2= + = = =
RA = RB = 12 6 12 12 4
b
Equation de M à la section x : M = 4 x
4 4 4 4
Ix π /64( D −d 1 ( D −d )
i ² x=i ² y = = =
A π /4 ( D ²−d ² ) 16 16 ( D ²−d ² )
( D ²−d ² )' D ²+d ² ) D²d ²
Or, y’’ = - ¿
16( D ²−d ² )
⇒i ² x=i ² y=
16 .
1ère Intégration
y' =  y’’dx =  -
D ²+ d ²
16 D ²+ d ² 2 1 D
η1 =η2 = = × = ( D ² + d ² )= ( D ² +d ² )
D/2 16 D 8D 8D²

¿
D D² d²
8
(

+

)=
D
8
1+
[ ( )]
d 2
D .
Déterminons C1 :
2R 2r 2 R r 2
η1=η2= 1+ = 1+
[ ( )] [ ( )]
Condition : Pour x = 8 2R 4 R , y’ = tg = 0 (à cause de la symétrie).

Ix / A 2 Ix
η1 =η3 = =
Ainsi, y’ = - h/ 2 Ah .
Ix / A 2 Ix
η1 =η3 = =
Or, - h/ 2 Ah
Iy/A 2 Iy
η2=η 4= =
 y’ =- b/2 Ab
Iy / A Iy
 y’ =
η 4=
t
= Mx
At N  y’= ξ
D’où l’angle de rotation :
My q l 4 l4 2 l4 l4
≠0 ⇒− + + C 1 l =0 ⇒− + + C 1 l =0
A l’appui A : A = tgA = y’x=0 =- N  A=-2EI 6 12 12 12
2e Intégration

N Nη ξ
+ y+ x=0
y=  y’ dx = - S Ix Iy .
Détermination de C2
Condition: A l’appui A (x = 0), y = 0 ; à B (x = l), y = 0.

1 η ξ
+ y+ x =0
Ainsi y =- S Ix Iy
Sη Sξ
y+ x =0
 - Ix Iy
η ξ η ξ
y+ x=0⇒1+ y+ x=0
- Ix/S Iy/S ix ² iy ² pour x = 0  C2 = 0
Pour x = l  4l3 -3l²l +C2 = 0  4l3 -3l3+ C2 =0.
 l3 + C2 =0  C2 = -l3.
η i² x
y =0 ⇒ y 0 =−
D’où l’équation de y : y = - ix ² η .
Valeur de la flèche max. au milieu de la poutre.

N Mx My N Nξ Nξ
ξ i² y σ=± ± y± x=± ± y± x
x=0⇒x0=−
Pour x =i²y ξ , fmax = S Ix Iy S Ix Iy
bh 3 30 ×203
= =20000 cm 4
= 12 12
 l4 l4 l3
+C1l=0⇒C1= =
Fmax =12 12l 12
Exercices
Calculer l’angle de rotation à l’appui A (A) et la flèche max. f pour IPN 200
 Ix = 2140 cm4 E = 2,1106 kg/ cm².

b3h 303×20 4
= =45000cm
On sait que A =12 12 avec q = 1, 2t/m = 1200kg/100 cm
=12kg/cm.
N Mx My 10000 60000 80000
σ 1=− − y+ x=− − ×10+ ×15=−20kg/cm²
A = S Ix Iy 600 20000 45000 radians.
N Mx My 10000 60000 80000
σ 2=− − y− x=− =− ×10− ×15=−73,34 kg/cm²
max =
S Ix IS 600 20000 450000
F

7.3. Méthode de MOHR ou méthode des moments


secondaires pour le calcul des pièces fléchies.
N Mx My 10 0 60 0 80 0 N Mx My 10 0 60 0 80 0
σ3=− + y− x=− + ×10− ×15=−13, 4kg/cm² σ4=− + y+ x=− + ×10+ ×15=+40kg/cm².
A partir des relations  = -  S Ix Iy 60 20 0 450 et y = xdx = S Ix Iy 60 20 0 450 0 , nous
déduisons que :
- L’angle de rotation  de la fibre moyenne en n’importe quel point de la
poutre est égale à l’intégrale du moment réduit par EI avec un signe
négatif.
- La flèche y = f de la fibre moyenne à n’importe quel point de la poutre
est égale à l’intégrale de  ou à l’intégrale double du moment réduit par
EI, avec le signe négatif.
Cependant, à partir de la statique appliquée, nous savons que :
Tx = -  qdx et M =  Tdx = -  qdxdx, c’est-à-dire que :
- L’effort tranchant dans une poutre est égale à l’intégrale de la charge
avec un signe négatif.
- Le moment fléchissant est égal à l’intégrale de l’effort tranchant ou bien
à la 2e intégrale de la charge avec un signe négatif.
L’analogie de ces relations susmentionnées a inspiré 0. MOHR à
développer la méthode de calcul des déformations des poutres fléchies. On
peut donc calculer les angles de rotation  et les flèches f d’une poutre en
fonction du moment fléchissant de la même manière qu’on calcule les efforts
tranchants et les moments fléchissants en fonction de la charge.
Nous avons ainsi l’analogie suivante :
Poutre originale Poutre analogue

i²x Ix/S Ix 20 0 - Charge q


=− =− =− =−5, 6cm.
- Moment fléchissant réduit η η S×η 60 ×6

- Angle de rotation  - Effort tranchant T

- Flèche y - Moment fléchissant


max.

Méthode à suivre :
1. Déterminer le diagramme des moments ;
2. Réduire toutes les valeurs de M par EI et considérer le diagramme des
moments comme charge sur la poutre (poutre analogue) donnée ;
3. Les efforts tranchants de cette poutre analogue correspondent aux
angles de rotation  de la poutre originale. Par voie de conséquence, les
angles de rotation aux appuis de la poutre originale sont égaux aux
réactions d’appui de la poutre analogue.
4. Les moments fléchissants de la poutre analogue correspondent aux
déplacements de la poutre originale.
Cependant, en employant l’analogie, il faut toutefois faire attention
aux conditions limites aux quantités correspondantes, comme nous le verrons
ci-dessous dans les applications.
7.3.1. Poutres à 2 appuis.
La poutre analogue est exactement égale à la poutre originale
parce que les conditions limites sont égales :
Conditions Poutre originale Poutre analogue

x=0 y=0 M=0

x=l y= 0 M=0

a) Application de la méthode

L’analogie est aussi valable pour la détermination du lieu de la


flèche maximale. Celle-ci se trouve dans la section où la tangente de la fibre
moyenne déformée est horizontale ; donc  = 0.
Dans le cas d’une charge symétrique, ce lieu sera au milieu de la
poutre ; mais dans le cas d’une charge dissymétrique, il faut déterminer ce lieu
par
 -  = 0. Cela tend vers x0 avec  = surface du diagramme réduit jusqu’à
l’abscisse x0.
b) Applications de la méthode de MOHR pour le calcul des angles de
rotation A et B aux appuis et les flèches maxima f dans le cas de
quelques charges simples.

[Link]. Poutre chargée par une force concentrée au milieu


i²y Iy/S Iy 450
=− =− =− =9,38cm
RA = RB = ξ ξ S×ξ 60 (−8)
h 20
= =3,33cm
Mmax = 6 6 .
Rotation aux appuis

b 30
= =5 cm
6 6
Flèche maxima
Elle se manifeste au milieu de la poutre
σ
xds− N =0
f max =
x

σ
x
 fmax=

σ
x
∫ xds− N =0 q lx3 x4 l3 q 3 4 3
(− + + x)⇒y= (−2lx +x +l x)
= fmax =2EI 6 12 12 24EI

[Link]. Poutre chargée par une force concentrée à 1


position quelconque
D’après la statique appliquée, on sait que :
σ σ σ
Sn−N=0⇒ Sn=N⇒ xds×x=0
RA = x x et RB = x
σ
 M1 =RAa = x .a

D’où, moment réduit pour la poutre


analogue :
σ
x
∫ x²ds=0
.
Déterminons la rotation aux appuis :
σ σ σ×In 1 σ
×In=0 ⇒ Nx x = In ⇒ Xn= = × ×In
x x N ×x N x .
N Nx σ
σ= x ⇒ Sn= ⇒ ⇒
Sn σ N ×x
3 3
In 1 /3 b ( xn + c ) 2 ( xn +c ) 2
= = = ( xn + c )
Sn xn + c 3 ( xn +c ) ² 3
b− xn + c )
2
2
⇒ xn = ( xn + c )⇒ 3 xn=2 xn +2 c
3
⇒ 3 xn −2 xn=2 c ⇒

N N 2N
x = =
Sn max 3c Sfictive
b×3 c×
2 .
In
Sn
In

 Sn .
Position de la flèche maximale
In

Sn .
7.3.2. Console
Dans le cas d’une console, la poutre analogue n’est pas
exactement égale à la poutre originale. En effet, pour la poutre originale à
l’encastrement
(x = l), on a y = 0 et  = 0.
Mais, nous savons que dans le cas d’une console, l’effort tranchant
et le moment fléchissant sont chacun égal à zéro à l’extrémité de la barre.
Il faut donc employer une poutre analogue dont l’extrémité libre est
considérée à l’encastrement de la poutre originale.
 =0
l f = 0 Poutre originale.

T = 0 Poutre analogue
M = 0.
- L’angle de rotation à l’extrémité de la poutre analogue est égal à la
réaction de la poutre analogue (alors à la surface du diagramme des
moments).
- La flèche à l’extrémité de la poutre originale est égale au moment
d’encastrement de la poutre analogue.
Exemples

l
Poutre Orinale

M max Poutre analogue

yma
x Diagramme de féplacement

Applications
MA =- Ql  Moment = Ql
In
A

Moment réduit = Sn
In
Sn

N
x max
S
120 ×1 , 20
=0 , 125 m=12 , 5 cm
1152
- Console chargée au milieu et par une force concentrée.
240
=40 cm .
Moment en A : - 6
30
=5cm
Moment réduit : 6
b
2
2 N −2×1152 l
= =−3,072kg/cm ²
3bc 3×100×2,5 2

120×1, 2
=0 , 0457 m=4 ,57 cm .
3152
N M
σ =− ± ×x
fmax - S Iy
[ ][ ]
q l 3 l 4 3 l q l3 l4 l4
−2l( ) +( ) +l = −2l× + +
EI 2 2 2 24EI 8 16 2
100×303
=225000cm4
max =12
f

- Console chargée par une force uniformément répartie


3152 1400
± (15)=−1,05±0,96
Moment en A : - q3000 225000 .

Moment réduit :
N q l4 l4 l4 q 4l4 l4 8l4 5ql4
σ max = x max (− + + )= (− + + )=
Sn 24 EI 4 16 2 24 EI 16 16 16 24×16 EI

30 π×20 ² 4R
+ ( 30+ )
2 2 3π
Sn×σ max
[ ]
N q lx² x 3 l3
σ max = x max ⇒ N = − + +
Sn x max 2EI 2 3 12
- Console chargée par un couple de forces
Moment = M (constant sur toute la poutre).

60184 × 10
=12036,8kg=12037kg=12,037t
Moment réduit : 50
In
Sn
80×303 πR 4 πR ² 4R 2
+ + (30+ ) =1713673 ,253 cm 3
3 8 2 3π

.
- Console chargée composée
Calculer  et f :
a) A l’extrémité de la barre (0)
b) Au-dessous de la force Q (1)
Poutre IPN 200
 I = 3060 cm4
E = 2,1106 kg/cm²
EI = 6,42109 kgcm²

M1 = -5001
1713673,253
=28,5cm.
MA =-500360184 -2250-1200=-3450
kgm.
a)  et f à l’extrémité de la barre.

AB

 max = BC .

AB
Δl BC BC
− = =
 fmax = BC lo AB dx .
b) Au-dessous de la force Q.
σ
B C CG ' B C y y
G ' 0G' dx r ∑ r
= ⇒ = ⇒(1)≡ ¿ ∑ ¿
E

= 0,524410-2 rad.
7.3.3. Poutre console
La poutre analogue diffère de la poutre originale.
- A la poutre originale, aux appuis, le déplacement y est égal à 0 et à
l’extrémité de la console, il y a un déplacement.
Il faut donc choisir une poutre analogue là où aux appuis (aussi à
l’appui du côté de la console), le moment est égal à 0. Il faut donc y supposer
des articulations à l’extrémité de la console originale correspondant à un
encastrement.
- De ces conditions, résulte une poutre Gerber aux articulations
intermédiaires comme poutre analogue.
Exemple
Poutres originales

Poutres analogues

Ci-dessous la méthode de calcul à suivre :


1° Se rappeler de la méthode de solution des poutres aux
articulations intermédiaires (Poutre Gerber).
2° Déterminer d’abord la réaction transmise par l’articulation
intermédiaire de la poutre suspendue à la console encastrée.

Exemple
20

Calculer la flèche de la console d’une poutre en bois.


12
=0,4t/m
σ y
¿ =
Ix = E r
E = 100 000 Kg/cm²
EI = 8103105 = 8108 kgcm².

TABLE DES MATIERES


PLAN DU COURS.........................................................................................................................................1
I. INTRODUCTION...................................................................................................................................2
I.1 Place de la résistance des matériaux parmi les sciences..................................................2
I.2 Objet de la résistance des matériaux.......................................................................................2
I.3 Forces extérieures (sollicitations)..............................................................................................3
I.4 Méthodes de la résistance des matériaux..............................................................................3
I.5 Hypothèses de la résistance des matériaux..........................................................................3
I.6 Relation entre la charge et la déformation.............................................................................6
I.6.1 La loi de HOOKE Robert, savant anglais du 17è siècle...............................................6
I.6.2 Essai de traction des aciers..................................................................................................8
I.6.4 Contraction du diamètre – Coefficient de POISSON...................................................11
I.6.5 Essai de dureté BRINELL......................................................................................................12
I.6.6 Essai de résistance au choc – Résilience.......................................................................13
I.6.7 Essai de fatigue (ou d’endurance)...................................................................................14
I.7. Contraintes......................................................................................................................................16
I.8 Méthode classique de dimensionnement – Contrainte admissible..............................17
II. TRACTION ET COMPRESSION SIMPLE.......................................................................................18
II.1 Notions générales.........................................................................................................................18
II.2 Traction simple..............................................................................................................................19
II.2.1 Contraintes sur une section droite..................................................................................19
II.2.2 Contraintes sur une section oblique...............................................................................21
II.2.3 Déformations..........................................................................................................................23
II.3 Compression simple.....................................................................................................................28
2.4. Traction-compression en deux directions...........................................................................30
2.4.1. Contrainte sur une section oblique...................................................................................30
2 .4.2.Déformations.........................................................................................................................32
3. CISAILLEMENT..................................................................................................................................32
4. CONSTANTES MECANIQUES DES AIRES PLANES..................................................................44
5. FLEXION..............................................................................................................................................57
6. FLEXION COMPOSEE....................................................................................................................99
7. DEFORMATIONS DES PIECES FLECHIES.................................................................................119
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT DU BATIMENT ET DES TRAVAUX


PUBLICS

I B T P/B U T E M B O

B U T E M B O

COURS DE RESISTANCE DES


MATERIAUX
G2 BTP

PAR

INGENIEUR CLEOPHAS MATHE VWIRA-VWA-MESSO

INGENIEUR CIVIL

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