Pr.
Ahmed AIT HOU
Cours :
Structure et Etats de la Matière
Module C121
Parcours: MIP (Section 2)
Année universitaire : 2019-2020
COPYRIGHT
Ce cours est destiné aux étudiants.
Toute autre utilisation, SANS l’autorisation de l’auteur, n’est pas permise.
PARTIE II:
Cours de
Atomistique
Parcours: MIP (section 2)
Pr. Ahmed AIT HOU
Année universitaire : 2019-2020
COPYRIGHT
Ce cours est destiné aux étudiants.
2 .
Toute autre utilisation, SANS l’autorisation de l’auteur, n’est pas permise
CHAPITRE II
LA QUANTIFICATION DE L’ENERGIE
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L’évolution du modèle atomique
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Modèle de Rutherford ou Modèle planétaire:
Modèle planétaire: le noyau ( p + n ) placé au centre est immobile et les électrons gravitent
autour de lui sur une orbite circulaire de rayon r.
Le noyau porte une charge positive + Ze et la neutralité électrique de l’atome est due à
l’existence des Z électrons de charge négative -Ze.
Les lois de l'électromagnétisme imposent que:
- l'électron en mouvement doit perdre de l'énergie sous forme de rayonnement par
conséquent après un laps de temps suffisamment cours, il finirait par s'écraser sur le noyau
en 10-8 s, suivant une spirale d’une part.
- D’autre part, la diminution continue de r implique la variation continue de la
fréquence de rayonnement et un spectre d’émission de l’atome continu alors qu’il est
discontinu.
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Depuis le modèle de RUTHERFORD, d’autres
modèles beaucoup plus performants ont été
imaginés
Afin de rendre compte de cette stabilité atomique, Niels Bohr a postulé un modèle dont lequel:
- Les orbites des électrons ne sont pas quelconques mais «quantifiées» c’est-à-dire
que l'électron tourne autour du noyau, sur une orbite bien définie.
- Seules certaines orbites particulières sont permises pour l'électron.
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I- II- Rappels sur les échanges d’énergie entre la
matière et le rayonnement
1- Le rayonnement électromagnétique
a- LES ONDES
L’exemple le plus connu du rayonnement électromagnétique est la lumière qui est une forme
d’énergie. C’est aussi une ONDE donc un phénomène ondulatoire caractérisée par :
1- Une fréquence ν
2- Une longueur d’onde λ
3- Une vitesse de propagation c
Ces grandeurs sont liées par la relation suivante :
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a- LES PHOTONS
La mécanique quantique nous apprend que la lumière peut également
être caractérisée comme étant un flux de particules, c’est donc aussi un
phénomène corpusculaire et chaque corpuscule s’appelle : PHOTON.
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c-LES échanges d’énergie
les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement peut se faire
dans deux sens :
Emission : la matière émet un rayonnement (flamme, ampoule)
Absorption : la matière absorbe l’énergie d’un rayonnement (chauffe
d’un objet au soleil)
Absorption et émission
Absorption Émission
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Absorption:
l’énergie d’un rayonnement peut être absorbée par la matière.
Ex: absorption des rayons solaires par une plante.
Emission:
La matière peut émettre du rayonnement
Ex: une source lumineuse (soleil, flamme, lampe, ...)
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21- L’analyse spectrale, spectres continus et discontinus
Faire l’analyse spectrale d’un rayonnement consiste à rechercher
comment se répartit son énergie en fonction de sa fréquence
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Le spectre discontinu où le spectre de raies
Les éléments (atomes) possèdent un spectre caractéristique à chacun, qui se
présente comme spectre discontinu, ou un spectre de raies.
L’expérience montre que les atomes n’émettent un rayonnement que si on les soumet à une
excitation. On appelle spectres de raies, les spectres ainsi obtenus à partir de ces rayonnements, ils
comportent un ensemble de fréquences caractéristiques de chaque éléments, ils peuvent ainsi
constituer une méthode d’analyse chimique.
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III- Théorie des quanta et le modèle de BHOR
1- La théorie des quanta:
La théorie des quanta nous apprend que:
• Des échanges d'énergie entre matière et rayonnement de fréquence ν se produisent
par quantités discrètes appelées quanta d'énergie hν.
• Les ondes électromagnétiques se comportent parfois comme des particules. Elles
parviennent à arracher des électrons à la matière; c'est l'effet photo-électrique. Ces
particules sont des photons
• La vision de l'onde électromagnétique est maintenant double puisqu'elle
est à la fois onde et corpuscule: E= hν et p=h/
p=h/λλ
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Le spectre des atomes
- Quand un atome absorbe un rayonnement de fréquence ν, l'énergie
correspondante hν est transférée à l'atome.
Atome + Photon → Atome excité
Il passe dans un état excité d’énergie E*=E + hν
- Quand un atome émet un rayonnement de fréquence ν,
Atome excité → Atome + Photon E=E* - hν
• Ces échanges de photons se font à des fréquences {ν }
caractéristiques de la nature de l’atome considéré.
ν}
{ν
Elles constituent le Spectre de l’atome
Bohr en a donné une première interprétation
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2- Le Modèle atomique de Bohr
Le modèle de BOHR est basé donc sur la théorie des quanta, il est défini de
la façon suivante:
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Le Premier postulat de Bohr
1. L’électron se déplace uniquement sur certaines orbites circulaires appelées
« états stationnaires ».
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Le Second postulat de Bohr
2. Émission d’un rayonnement seulement si l’électron passe d’une orbite
permise supérieure à une orbite permise inférieure.
hν = Ei – Ef
où, h est la constante de Planck et Ei et Ef représentent l’énergie initiale (i)
et l’énergie finale (f).
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Le Troisième postulat de Bohr
3. Le moment cinétique de l’électron ne peut prendre que des valeurs
entières multiples de .
l = mvr = nh = nh (n = 1, 2, 3, 4…)
2π
Le moment cinétique de l’électron est quantifié :
•me: masse de l’électron,
•V: vitesse de l’électron gravitant sur une orbite circulaire de rayon r
•et n:nombre entier.
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3- Application du modèle de BHOR à l’atome d’HYDROGENE
L'hydrogène 1H est constitué d'un noyau de charge (+e) et d'un
électron de charge (-e), séparés par une distance r.
Electron
Noyau r
Dans le modèle atomique de Bohr, l'électron tourne autour du
noyau en suivant un mouvement circulaire uniforme avec une
vitesse V, sur une orbite de rayon r.
L'application du principe fondamental de la mécanique
permettra alors de déterminer l'énergie de l'électron.
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L'électron chargé négativement est soumis à la force d’attraction coulombienne du
noyau chargé positivement. (Le poids des électrons est considéré comme
négligeable).
L’électron est aussi soumis à la force centrifuge due à son
mouvement circulaire :
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Energie totale = Energie cinétique + Energie potentielle
Donc:
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L’équation ci-dessus semble indiquer que toutes les valeurs de l’énergie sont
possibles de 0 (r tend vers l’infini) à l’infini (r=0), c’est-à-dire que E est une
fonction continue. Or ce n’est pas vrai.
A partir du troisième postulat de BOHR:
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Quantification du moment cinetique
mevr = nh/2π
En remplaçant V par sa valeur dans l’équation
on détermine le rayon des orbites:
Le rayon des orbites permises aux électrons dans l’atome d’hydrogène est donc en fonction du
nombre quantique n puisque h, ε , π, m
0 e et e sont des constantes. Il est quantifié.
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e =1,602.10-19 C;
h= 6,624.10-34 J.s ;
m = 9,109.10-31 kg
ε0 = (1/36π).109 (SI).
Rn=0,53.n2 Å
d’où En = -13,6 /n2 (eV)
L'énergie totale d'un électron est donc discrète ou quantifiée 25
Pour n = 1 (état fondamental : l'électron occupe l'orbite de rayon r1 et d'énergie E1)
r1 = 5,29.10-11 m = 0,529 Å (1Å = 10-10 m)
E1 = -21,78.10-19 j = -13,6 eV (1eV = 1,6.10-19 j)
Pour n = 2 ( Premier état excité )
r2 = 4r1 = 2,116 Å
E2 = E1/4 = -3,4 eV
Pour n = 3 ( Deuxième état excité )
r3 = 9r1 = 4,761 Å
E3 = -1,51 Ev
n est appelé le nombre quantique principal, c’est un nombre entier caractérisant les orbites
permises.
n=1, E1= -13.6eV, elle correspond à l’orbite de plus basse énergie, soit la trajectoire la plus
proche du noyau, l’atome d’hydrogène est dans ce cas, dans son état fondamental.
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Les différents états quantifiés de l’énergie sont :
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L’énergie d’excitation
L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire
passer l’électron de l’orbite n1 à une orbite n2 (n1 ≠ n2).
L’énergie d’ionisation
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire
passer l’électron de l’orbite n = 1 à n = ∝ Ce phénomène correspond à
l’arrachement de l’électron de l’atome :
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est :
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Transitions entre niveaux électroniques.
D’après la seconde hypothèse de Bohr, le passage d’un e- d’une orbite définie par ni à une orbite
définie par nf , se fait par un échange d’un quantum d’énergie :
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4- Spectre d’émission de l’atome l’hydrogène
Imaginons que l’on excite un gaz d’hydrogène par des courants électriques.
L’électron gravitant autour du noyau va alors acquérir de l’énergie et va passer
sur un niveau excité (du niveau n=1(niveau fondamental) au niveau n=3 par
exemple).
Apport d’énergie
n=2 n=3
n=1 -3,4eV -1,51eV
-13,6eV
hν hν noyau
électron
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Un électron ne peut absorber ou libérer de l'énergie c.à.d rayonner qu'en passant
d'un niveau (orbite) à un autre.
La quantité d'énergie absorbée ou émise est égale à la différence d'énergie entre
les deux niveaux (relation de Planck) :
ΔE = ET(f) – ET(i)= hν
En tenant compte de l’expression de ET, donnée auparavant, on obtient :
ΔE = EH (1/n2f -1/n2i)
Sachant que ν = C/λ (λ étant la longueur d’onde du rayonnement et C la
célérité de la lumière) l’équation précédente donne :
1/λ = σ = EH/hC (1/n2f -1/n2i) (nombre d’onde)
= RH (1/n2f -1/n2i) (Formue de RITZ)
RH constante de RYDBERG (RH=10967758m-1)
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Suivant la valeur de n, cette formule permet de trouver plusieurs séries de raies.
n =∞
Lymann n = 1 et p > 1 Ultraviolet : UV
Balmer n = 2 et p > 2 Visible: Vis
Paschen n = 3 et p > 3 Infrarouge : IR
Brackett n = 4 et p > 4 Infrarouge : IR
PFund n = 5 et p > 5 Infrarouge : IR
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Application du Modèle de BOHR au Spectre d’émission de
l’atome l’hydrogène (Suite)
1nm =10-9 m
n = 1 série de Lymann (Ultravilet : UV)
n = 2 série de Balmer (Visible: Vis)
n = 3 série de Paschen (Infrarouge : IR)
n = 4 série de Brackett (IR)
n = 5 série de Pfund (IR) nm
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la série LYMAN:
première raie: p=2, 1 / λ = RH (1 - 1/4)= λ=1,215.10-7m, UV
Dernière raie: p=infini∞ 1 / λ = RH (1 - 0)= λ=0,91.10-7m, UV
La série LYMAN est dans le domaine U.V. nm
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5- Application aux ions hydrogènoïdes
Un hydrogénoïde ou atome hydrogénoïde est un ion monoatomique ne possédant
qu'un seul électron.
Il a alors une structure semblable à celle de l'atome d'hydrogène, hormis la charge de
son noyau Ze où Z est le numéro atomique de l'élément chimique et e la charge
élémentaire.
C'est donc un atome auquel on a arraché tous les électrons sauf un.
Exemple : 2He+, 3Li2+, 4Be3+…….
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Application aux ions hydrogènoïdes (SUITE):
Ce sont des ions qui ne possèdent qu'un seul électron.
Exemple : He (Z=2) -------> He+ (1e- et 2p)
Li (Z=3) -------> Li2+(1e- et 3p)
He+et Li2+ sont des ions hydrogènoïdes. Leurs énergie totale s'écrit :
Z 2
− me 4
Z 2
ET = ET = E1
n 2
8ε h n
2 2 2
n2
Avec E1= -13,6 eV , l'énergie de l'atome d'hydrogène à l'état fondamental.
Le rayon d'une orbite de rang n d'un ion hydrogènoïde est :
n 2 h 2ε 0 n2
r = r = r1
Z m πe 2 ou encore Z avec r1= 0,529 Å ,
étant le rayon de l'atome d'hydrogène à l'état fondamental.
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6- Insuffisance de la théorie de Bohr
Lorsqu’on place l’atome de l’hydrogène excité dans un champ
magnétique, de nouvelles raies non prévues par la théorie de Bohr
apparaissent sur le spectre.
Pour interpréter ce phénomène, Sommerfeld introduit un nombre
quantique secondaire, appelé l, lié au nombre quantique principal n par la
relation l ≤n-1.
Toutefois, le modèle de Bohr, Sommerfeld ne pouvait pas décrire les
spectres d’atomes autres que l’hydrogène. Ce modèle est remplacé par la
théorie fondamentale de la physique atomique formulée par De Broglie,
Heisenberg et Schrödinger : c’est la mécanique quantique ( ou
ondulatoire) qui a conduit à la conception actuelle de la structure
atomique.
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Insuffisance de la théorie de Bohr (suite)
Le modèle de Bohr a permis de lever l’instabilité de l’atome selon Rutherford. Il a aussi
permis l’interprétation du spectre d’émission de H. Ce modèle reste toutefois insuffisant
pour expliquer les spectres des atomes autres que les Hydrogénoïdes. Sommerfeld a
amélioré ce modèle en proposant des trajectoires elliptiques au lieu des trajectoires
circulaires.
Toutefois, le modèle de Bohr, Sommerfeld ne pouvait pas décrire les spectres d’atomes
autres que l’hydrogène. Ce modèle est remplacé par la mécanique
quantique
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FIN
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