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Structural e

Le document traite de la géologie structurale et de la fracturation, abordant des concepts tels que la déformation des roches, les types de failles, et les régimes tectoniques. Il présente également des applications dans le domaine pétrolier, ainsi que des notions de plis et de chevauchements. Les chapitres détaillent les processus de déformation, les lois de comportement des roches, et les structures géologiques associées aux différentes contraintes tectoniques.

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Le document traite de la géologie structurale et de la fracturation, abordant des concepts tels que la déformation des roches, les types de failles, et les régimes tectoniques. Il présente également des applications dans le domaine pétrolier, ainsi que des notions de plis et de chevauchements. Les chapitres détaillent les processus de déformation, les lois de comportement des roches, et les structures géologiques associées aux différentes contraintes tectoniques.

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GEOLOGIE STRUCTURALE ET

FRACTURATION

Dr B. ADDOUM

Mai 2015
SOMMAIRE
CHAPITRE I : GENERALITES (INTRODUCTION A LA GEOLOGIE STRUCTURALE)
- Rappels sur la géologie structurale
-Notions d’échelle et de temps
- L’analyse des structures
-Notions de contraintes,
- La déformation, lois de comportement, processus de déformation
- Notions de niveau structural, inversion tectonique
- Les régimes tectoniques ( compressif, distensif: extensif, décrochant)
- Notions d'azimut, de pendage, monoclinal

CHAPITRE II : MODES DE DEFORMATION


A- Déformation souple
Les plis : définition, types, critères de différenciation entre un synclinal et un anticlinal (en coupe et sur carte),
notions d’anticlinorium et de synclinorium

B-Déformation cassante (tectonique cassante : failles)


- Failles (définition, géométrie, rejet (horizontal et vertical), détermination du sens du mouvement, calcul du rejet
- Failles normales et failles inverses , géométrie, critères de différenciation et reconnaissance
- Failles conjuguées (définitions et géométrie des horst et graben)
- Failles décrochantes (décrochements): définition, détermination du sens du mouvement Dextre et Senestre, structures en fleur :
positive et négative, critères de reconnaissance : illustration sur profils sismiques, déformation le long d’un décrochement majeur
(principal = PDZ : Principal Displacement Zone), exemples.

C-Notions de :
- discordance angulaire : définition, géométrie et critères de reconnaissance sur terrain et sur profil sismique
- disharmonie
- notion de faille synsédimentaire, datation d’évènements

CHAPITRE III : CHEVAUCHEMENTS ET NAPPES DE CHARRIAGE


- Définitions, géométrie , critères de reconnaissance en surface, sur profil sismique
CHAPITRE IV : LES STRUCTURES ASSOCIEES AU REGIME TECTONIQUE EXTENSIF
- notions de détachement,
- failles listriques, failles synthétiques et antithétiques

CHAPITRE- V : LES PLIS DE RAMPE (dans les régimes compressif et distensif)


Géométrie et Illustrations de terrain et sur profils sismiques

CHAPITRE- VI : TECTONIQUE SALIFERE


- définitions,
-définitions d’un diapir, d’un dôme de sel, géométrie en surface et en subsurface
-mécanismes et conditions de formation d'un diapir
- illustrations sur terrain et sur profils sismiques, exemples

CHAPITRE- VII : FRACTURATION & ANALYSE


- Définitions, échelle, méthodes et interprétation des résultats

CHAPITRE VIII : APPLICATIONS DANS LE DOMAINE PETROLIER


CHAPITRE I: GENERALITES (INTRODUCTION A LA GEOLOGIE STRUCTURALE)

Les couches géologiques se déposent dans le cas général, horizontalement. Au fil des temps, les roches
déposées horizontalment subissent l’action de diverses forces exercées dans la croûte terrestre, qui les
déforme. La géologie structurale permet d’étudier puis d’interpréter l’évolution des déformations
subies, donnant naissance à des structures géologiques.

Notions d’échelle et de temps : La déformation des roches se fait à différentes échelles :


- microtectonique (cm)
- mésoscopique (m à hm)
- mégascopique (bassins, planètes)

L’unité de temps est le million d’années ; un évènement de quelques millions d’années est bref . La
déformation liée au tremblement de terre est instantanée.

L’analyse des structures (déformations):


- renseigne sur l’état de déformation finie des roches dont l’interprétation permet de quantifier le
déplacement ainsi que les forces et les contraintes les ayant engendrées ;
- elle permet aussi de déterminer l’origine, l’amplitude et les orientations des contraintes.
- L’analyse structurale apporte également des informations sur le comportement physique (ou
rhéologie) des roches et également sur les conditions de la déformation (Vitesse de déformation, T, P,
présence de fluide…) qui contrôle le style des structures
La déformation : se fait selon 2 processus :

- déformation continue (aplatissement, étirement, plissement)


- déformation discontinue (fissures, diaclases, failles)

La science de la déformation des roches intervient dans différentes disciplines


aussi bien théoriques qu’appliquées (domaine pétrolier, génie minier, génie civil…)
Processus de déformation :
L’observation géologique montre que très fréquemment, les roches ont subit tout en restant
solides,1 déformation qui peut atteindre une grande ampleur.

Les paramètres qui interviennent dans la déformation sont :

- La V de déformation (rapide ou très lente)


- La nature de la roche
- L’intensité de la contrainte
- La T°
- La composition chimique du fluide d’imprégnation
- Toute l’histoire antérieure de la roche …
Influence de la T°
La T° a une grande influence sur la déformation des roches ; en effet, quand la T°
augmente, la déformation dominante est souple (ductile). A l’inverse, quand la T° diminue,
la déformation est cassante.

Influence de la P :
La pression intervenant dans la déformation est liée essentiellement à la charge
lithostratigraphique ; elle augmente avec la profondeur.
Lois de comportement :

Les relations entre les déformations et les contraintes étudiées en rhéologie sont appelées lois des
comportements des roches

- Comportement élastique :
Contraintes inférieures à un certain seuil ; pas de déformation : dès que la contrainte cesse, le corps
sollicité reprend sa forme initiale

- Comportement plastique :
Si on augmente la contrainte le corps se déforme et reste déformé même si on cesse la contrainte

- Rupture :
Au-delà d’un certain seuil de contrainte, le corps sollicité, casse ; on atteint le stade rupture

Notion de niveau structural :

Le niveau structural est défini comme étant une zone de l’écorce terrestre comprise entre 2
profondeurs où les conditions de P et de T° déterminent 2 types de déformation différentes.

On parle d’étage tectonique (dont la subdivision ne fait pas l’unanimité des auteurs)
EXEMPLES :

Etage tectonique superficiel à peu profond


- T° faibles
- P basses
- Existence de failles
- les plis sont concentriques

Etage tectonique profond


- peu ou pas de failles
-métamorphisme faible ou nul
- hautes pressions
- fortes T°
- déformation ductile importante

D’après Mattauer (1973)

Niveau structural sup.


- failles
Niveau structural moyen
- plis isopaques + qq failles
Niveau structural inférieur
- schistosité, déformation ductile
Vers la bas, plis d’écoulement puis granites
Notion de contrainte
La contrainte est l’ensemble des forces s’exerçant sur un corps (roche), tendant à le (la)
déformer.

df
C= - c’est en quelque sorte une pression orientée
ds

La contrainte a les propriétés d’un vecteur ; elle peut être compressive, extensive ou
décrochante selon les différents régimes tectoniques (fig. ci-dessous : 1 et 2).
Fig 1 : Les différentes contraintes : compressive, extensive et décrochante
Fig 2 : Les régimes tectoniques : compressif, distensif, décrochant et
la déformation engendrée
Inversion tectonique
Ce phénomène intervient après la naissance puis remplissage d’un bassin avant
sa déformation
et création de relief (chaîne de montagne, quand l’intensité des contraintes est
intense : fig 3a)
Fig.3a :Inversion tectonique (création de relief : chaine de montagne)
Exemple de la chaine des Pyrénées
Fig.3b :Modèle de chaine de montagne : exemple les rocheuses canadiennes
Crustal Scale Architecture

Fig. 3c : Coupe N S montrant le modèle des chaînes nord algériennes ( Roeder, 1991)
Fig.3 d :Inversion du sillon atlasique et création de l’Atlas saharien (Addoum, 1995)
Notions d'Azimut et pendage
- azimut : direction d'un plan mesurée à l'aide d'une boussole / au Nord géographique
(magnétique) ; il s'agit d'un angle de 000° à 180° ; ex azimut N045 correspond à l'orientation NE-SW.
En pratique (géossiences : géologie et géophysique), l'azimut d'un plan peut correspondre à la direction
d'un pli, d'une faille, d'un profil sismique…
.

Fig 4 : Utilisation
de la boussole pour déterminer
l’orientation des plis et des failles
-Notion de pendage : angle que fait un plan ou une direction de couche/ à une
horizontale, mesuré à l'aide d'un clinomètre (00° à 90°), peut être exprimé en grade

Pendage d’un plan


Direction et Plongement

Fig 5 Exemple de mesure d’un pendage d’une couche : N 045 140 SE


- N045 correspond à la direction de la couche (azimut, direction / nord)
- 140 : correspond au pendage de la couche (angle)
- SE : sens du pendage (direction)
Fig. 6 : Couches horizontales (sans pendage)
Fig 7 : Couches horizontales (pendage horizontal)
Fig 8 : Pendage vers le NE dans les gréseux du Miocène (Damous, W Tipaza)
Plis

Géométrie et caractéristiques
Fig 9 : La déformation souple : les plis

Un pli est une déformation de couches par


plissement, sans rupture, pour donner les
structures géologiques ci-contre : anticlinal et
synclinal
Fig 9 a : Plis symétriques
Fig 9 b : Plis dissymétriques (asymétriques)
Fig. 10 : Les différents types de plis
Eléments d’un pli

- la charnière
- le sommet (la crête, le top)
- le cœur
- l’axe (du pli)
- le plan axial
- les flancs

Anticlinal et synclinal (fig ) :Critères de différenciation :

- Par les pendages :

Un anticlinal est un pli caractérisé par une divergence des pendages vers le bas
Un synclinal est caractérisé par une convergence des pendages vers le bas

-Par l’âge des couches :

Dans un anticlinal, les couches les plus anciennes sont au cœur


Dans un synclinal, les couches les récentes sont au cœur
A B

Fig 11 : Photos de terrain montrant : A anticlinal B synclinal


Anticlinorium

Fig 12 : Anticlinorium : succession d’anticlinaux et de synclinaux donnant une allure


générale positive

Synclinorium : succession d’anticlinaux et de synclinaux donnant une allure générale


négative
Fig 13 a : Photos de terrain montrant des plis asymétriques (disymétrique)
Fig 13 b : Pli asymétrique (disymétrique)
B
A

Fig 13 c : A pli en chevron (V) B plis couchés


La tectonique cassante : Les failles
Les failles sont des cassures qui affectent les roches pendant ou après le dépôt ; dans
le 1 er cas, elles sont dites synsédimentaires.

Différents types de failles existent (fig 14) ; nous traitons dans le cours tout
particulièrement les failles normales, inverses et décrochantes
(fig 15).
Danbom Ge ophy si cs
Fault types

Les différents types de failles


Géométrie des failles

Fig 14 : a : faille normale, b : faille inverse, c: faille décrochante (décrochement)


Fig 15 a : Faille Normale

Eléments d’une faille

- Compartiments : bas (déscendu) et haut(surélevé)


- Le plan de faille (miroir, regard)
- Pendage du plan de faille
- orientation du plan de faille
- Rejet (déplacement) : vertical ou horizontal (parfois vertical et horizontal) ; la valeur du
rejet renseigne sur l’ampleur de la faille
Fig 15 b : Extension et faille
normale : la contrainte est
horizontale, le mouvement est
vertical
Gauche Droite

Fig 15 c : Photo montrant une faille normale : le compartiment de


gauche est descendu (bas) par rapport au compartiment de droite (haut)
Crochons :
courbure

Fig 15 d : Faille normale avec crochons indiquant le sens du mouvement


Fig 16 a : Compression et faille inverse
La contrainte est horizontale
Le mouvement est vertical
Cassure en faille inverse

Fig 16 b : à droite : état initial (avant déformation) ,


à gauche : faille inverse (état final ou après déformation)
Faille inverse en Tunisie

crochons

Fig 16 c : Photo montrant une faille inverse : le compartiment de


gauche (haut)glisse sur le compartiment de droite (bas)

Attention : les crochons ne sont observables sur toutes les failles


Failles décrochantes (décrochements)

Contrainte oblique, mouvement (déplacement) horizontal


(latéral) dans le cas du décrochement pur.

Contrainte oblique avec mouvement (déplacement) horizontal +


vertical selon les cas, dans le cas où le décrochement n’est pas
pur (détails voir cours).
fig 17a : Décrochement Dextre : compartiment de Droite
avance vers un observateur, debout en face du mouvement
Décrochement Senestre : compartiment de gauche avance
vers un observateur, debout en face du mouvement
On dit qu’un décrochement n’est pas pur quant le mouvement se fait en
même temps horizontalement et verticalement.

Fig 17b : Décrochement Senestre avec composante verticale, en jeu normal

Il est possible d’avoir un mouvement décrochant en plus de la composante


verticale inverse
Fig 18 : Photos montrant des décrochements :
Dextre à droite et Senestre à gauche
Fig 19 :Structure en fleur sur profil sismique (une ou deux faille (s) principale (s)
en profondeur et plusieurs branches dans la couverture) caractéristique d’un
mouvement décrochant.

Les structures en fleur peuvent être positive ou négative (détails en cours)


Fig 20 : Structures disposées selon des géométries particulières
caractérisant un mouvement décrochant
Fig 21: Déformation le long d’un décrochement principal (PDZ : principal displacement
zone), : différents types de structures peuvent apparaitre le long d PDZ (en queue de
cheval, parallèlement ou transversalement au PDZ, structures compressives
(chevauchements) , distensives (ouverture de bassins pull a part)…
Fig 22 a : Décrochements de grande ampleur au Moyen Orient à Gauche (faille du levant)
et aux USA (Californie : faille San Andréa) à Droite
Fig 22 b : Décrochements majeures au moyen orient,en Turquie et dans la partie
occidentale de l’Asie
Horst et graben : Failles conjuguées

Fig 23 :Quand on a association au moins de 02 failles (normales ou inverses)


on peut avoir des zones hautes et basses qu’on appelle respectivement
horst et graben
Fig 23 a : Photo de terrain montrant un horst (zone haute)
associé aux failles normales
Fig 23 b : Photo de terrain montrant un graben (zone basse ) lié à des failles normales

Obs. il est possible d’avoir des horst et graben associés à des failles normales ou à des
failles inverses
Notion de discordance angulaire : surface d’érosion séparant un
ensemble de strates plissées, d’un autre ensemble non plissé
(déposé postérieurement)

A
B

Fig 24 : A photo de terrain montrant une discordance angulaire

B profil sismique montrant une discordance angulaire


Fig 25 :Disharmonie : plis changeant de style d’une couche à l’autre,
phénomène fréquent dans les couches plastiques : sel, argiles,
marnes…

Fig 25 a :Ancienne interprétation des plis de l’Atlas


occidental

25 b :
Fig 26 a: Datation par ordre chronologique de différents évènements (datation relative)
1:Sédimentation,2: plissement ,3: intrusion granitique , 4: érosion

1 2

3 4
Fig 26 b :Datation relative (suite des événements de la diapos précédente)
5:Sédimentation (couches verte et marron),
6: faille Normale, 7: érosion, 8: volcanisme.

5 6

7
8
Les chevauchements

Chevauchement : Mouvement tectonique amenant un ensemble de terrain à recouvrir un autre,


par l’intermédiaire d’un contact anormal (peu incliné) : fig 27à 29

L’ensemble au dessus du contact est appelé chevauchant ; l’ensemble de dessous,


chevauché (fig 27)

Un chevauchement de grande ampleur (plus de 10 km) , devient un charriage (fig 28 b).

Chevauchements en écailles : plusieurs chevauchements proches les uns des autres,


donnant plusieurs unités chevauchantes

Chevauchement aveugle : quand le chevauchement n’est pas visible (n’arrive pas) en surface
(fig 28)

Chevauchement émergent : chevauchement visible (arrive) en surface

Rétrochevauchement (rétrocharriage) : chevauchement dont le déplacement (vergence)


est dans le sens contraire du déplacement principal (fig 28 b)
Sens du mouvement
Partie chevauchante (dessus)

contact
anormal :
chevauchement

Partie chevauchée (dessus)

Fig 27 :Photos montrant des chevauchements


déplacement

chevauchements

Fig 28a : Profil sismique montrant 02 chevauchements


Rétrochevauchement Charriage : déplacement supérieur à 10 km

Fig 28b : Coupe montrant des chevauchements et des charriages (Sud de l’Italie) ;
observer le rétrochevauchement dans la partie W ; la vergence (sens du déplacement, vers
l’Est)
Fig 29 : Profil sismique provenant du sud des Monts de Négrine (Tébessa) :
exercice (à interpréter en classe)
Plis de rampe (tectonique en rampe et palier): fig 30 à 36

Ce type de plissement est caractérisé par une géométrie particulière : présence


de kink, chevauchement en escalier, top plat.

Fait partie de la tectonique de chevachement

Leur présence est conditionnée entre autres , par l’existence d’un niveau de
décollement ;

La déformation est localisée uniquement au dessus du niveau de décollement ;

Au dessous du niveau de décollement, les couches sont horizontales


(non déformées)
A B

Fig 30 : A fault bend fold, B fault propagation fold


Fig 31 : Modèles élémentaires de la déformation en rampes et paliers (plats)
Fig 32 : Exemple d’évolution de la déformation de l’état initial au plissement
en rampes et paliers puis érosion
Fig 33 : Photos de terrain (Atlas
Saharien) montrant des plis dont la
géométrie impose une
interprétation plutôt en rampe et
palier

L’interprétation proposée sur les


photos n’est pas cohérente avec la
géométrie des plis

67
BGZ-1

Fig 34 : Profil sismique mal interprété ; profil ayant servi pour l’implantation du puits
BGZ (Boughzoul, Djelfa)
A réinterpréter en classe
Fig 35 a: Pop up (structure développée par le jeu en même temps d’un
chevauchement et d’un rétrochevauchement)
Fig 35 b : Pop down : structure développée en même par un chevauchement
et un rétrochevauchement ; à ne pas confondre avec le pop up
Fig 35c : Pop down sur section sismique
Fig 36 : Exemples d’évolution de la déformation après le dépôt
Structures associées au régime tectonique distensif

Détachement, failles normales: listriques, synthétique, antithétique, plis en rampes


e t paliers dans un régime extensif

Détachement : (faille normale particulière (accident soustractif de très grande


Ampleur : voir cours de géodynamique

Faille listrique : faille qui s’aplati vers le bas


Fig 37 : Failles normales synthétiques et antithétiques
Fig 38 a : Plis en rampes et paliers dans un régime distensif
Les nappes de charriage

Définition : une nappe de charriage est un ensemble de terrains ayant subi un


déplacement pour se trouver en position anormale (contact tectonique) par rapport
à d’autres terrains non déplacés.

Les terrains déplacés s’appellent : terrains allochtones


Terrains non déplacés (restent en place) : terrains autochtones

Types de nappes
Nappes gravitaires : nappes associées à la gravité (dans les parties à grands reliefs
(élevées) d’une chaîne de montagne =zones internes

Nappes de cisaillements : unités chevauchantes de grande ampleur (déplacement


sup à 10 km) ; ex grands chevauchements dans les zones internes des chaines de
montagnes (fig 28 b)
fig 39 a : Morphologie d’une nappe de charriage
Fig 39 b : Paysage de nappes de charriage
Fig 40 Photos de terrain montrant des nappes de charriage (kabylie)

Fig 41: Ancienne interprétation des nappes telliennes


Fig 42 : Coupes géologiques récentes à travers les nappes telliennes
(passant par le gisement de Oued Guetirini )
La tectonique salifère

La présence d’une couche salifère dans un bassin, dans certaines


conditions (mobilité du sel), peut donner des déformations dans les
couches sus djacentes, parfois le sel peut arriver en surface pour
former des diapirs.

Cette déformation particulière (associée au sel) est appelée la


tectonique salifère (halocinèse)

La contrainte est vertical, exercée par le poids des sédiments (dépôts)

Les couches situées au dessous de sel ne sont pas déformées

La tectonique salifère existent un peu partout dans le monde : Mer du


Nord, Algérie, Tunisie, Gabon , Iran…
Fig 43: Exemples de mobilité de sel en profondeur , donnant différentes structures
Fig. 44 : Diapir observable à la sortie sud de Ténès,
le long de la route menant vers Chlef
Fig 45 : Image satellitaire montrant des diapirs (en surface, Zagros : Iran)
Fig 46 : Coupe géologique à travers le Bassin du Chélif, montrant la présence
de sel, confirmée par forage
Fig 47 Gabon : Coupe géologique montrant la tectonique salifère (onshore – offshore)
Fig 48 a : Profil sismique montrant la tectonique salifère dans le Miocène (Messinien) dans l’offshore algérien
à interpréter en classe
SEISMIC LINE 02CH7

Fig 48 b : Profil sismique montrant la présence de sel et une qualité Médiocre ;


Bassin du Chélif 2002 ; la présence de sel influe souvent négativement la qualité
sismique ; à discuter en classe (critères et solutions)
La fracturation

La fracturation dérive du verbe fracturer (casser) ; après facturation d’un objet


(matériau quelconque, roche) , on obtient une fracture.

En géologie, le terme fracture est un terme trop général, désignant toute


cassure avec ou sans rejet, de roches ou de terrains.

En géologie appliquée, il faudra s’assurer de ce qui est désigné par fracture.

Pour être plus précis, on utilise les termes suivants :

Faille : cassure suivie d’un déplacement (rejet)


Fissure (fente de tension) : cassure avec juste une ouverture
Diaclase : cassure avec ni ouverture ni rejet

Dans la réalité, ces trois termes sont souvent englobés en fractures (fracturation)

L’étude de la fracturation pourrait se faire selon ce qu’on veut (domaine d’application)

A titres d’exemples :

Quand on veut étudier la déformation cassante d’une région donnée, on peut commencer
d’abord par les grandes failles (déformation à grandes échelles ), à déduire des observations
de terrain, des cartes géologiques ou à partir des photos aériennes et des images
satellitaires (fig 49 et 50)

Dans les études du réservoir, on s’intéresse à l’étude de la fracturation à une échelle


plus réduite (cn à dm) ; ce genre d’études est mené particulièrement sur les
réservoirs compacts (fig 51a, b et c).

L’intérêt d’un tel réservoir (compact) dépend de la présence ou l’absence de


fractures.
Quand il y a présence de fractures, il faut tenir compte aussi de leur densité
et de leur état (ouvertes ou fermées).

L’étude de la fracturation de réservoir peut se faire :

-sur les affleurements tout en gardant à l’esprit que les conditions de


surface et de profondeur ne sont pas les mêmes (fig 51a, b, c)
- sur carottes (fig 53)
- à laide des outils diagraphiques d’imagerie (fig 54 a, b).
ETUDE DES FAILLES MAJEURES

Fig 49 : Etude structurale (failles cartographiques) du Bassin d’Illizi


et détermination des phases tectoniques (détermination et datation des
contraintes) ayant engendrées (BEICIP, 1975)
Fig. 50 : Etude des failles cartographiques à partir des données de terrains et
des images satellites ; établissement de rosace pour déterminer les
populations de failles et leur fréquence ainsi que leur orientation ; dans ce cas, il
y a une population prédominante orientée NE-SW
ETUDE DE LA FRACTURATION A UNE ECHELLE REDUITE (cm à dm)

Fig 51a : Etude à l’échelle de l’affleurement : on peut distinguer au moins


02 populations représentatives de fissures (d’après leur orientation) : E-W & NW –SE.
Elles sont ouvertes.
Fig 51 b : Photo montrant des fissures ouvertes ; la fissuration est
moindre, comparée au site précédent fig 51a
Ca ou Si

Fig 51 c : Photo montrant des fissures fermées (remplies de calcite ou de silice)


SONATRACH
DIVISION EXPLORATION

Compression subméridienne Post – Villafranchienne


déduite des mesures microtectoniques

Fig 52 : Etude microtectonique (échelle cm à dm) ; détermination de la direction


des contraintes, cas du front atlasique oriental : mise en évidence d’une compression NS
Post villafranchienne (Addoum, 1995)
Étude de la fracturation à partir des carottes (échelle cm à dm)

Fig 53 : Carottes montrant la présence de fractures ; sur les carottes on peut


voir si les fractures sont ouvertes ou fermées, leur densité, leur géométrie
voire leur orientation si la carotte est orientée
Etude de la fracturation à partir des diagraphies

Fig 54 a : Etude des fractures à partir des outils diagraphiques d’imagerie ; il y a


possibilité de déduire si les fractures sont ouvertes ou fermées comme on peut
établir des rosaces pour déduire les populations des fractures et leur orientation
Fig 54 b : Détail des résultats concernant les fractures, obtenus
à partir des rosaces
CHAPITRE V APPLICATIONS DANS LE DOMAINE PETROLIER
(a discuter en cours : cas par cas )

Les études structurales (la tectonique) trouvent plusieurs applications


dansle domaine pétrolier :

-meilleure cartographie en surface puis une meilleure interprétation de la


structureen profondeur en combinant données et observations de surface
et de subsurface (forages et sismique).

-aide dans la conception des programmes sismiques ( orientation des


profils, localisation des profils / failles ….)

-Interprétation en profondeur permet de définir les zones les plus


favorables ainsi que la géométrie des piégeages à hydrocarbures (fig 45
a, b) , de retrouver les voies de migration des hydrocarbures (fig 46)
avant de choisir les points d’implantation lors de l’exploration puis lors de
la délinéation s’il y a découverte puis facilite la conception du plan de
développement du gisement en phase exploitation (localisation des puits
producteurs, injecteurs).
Fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique n’a aucune relation avec la fracturation naturelle,


étudiée plus haut.

Cette fracturation est provoquée volontairement dans les puits pétroliers,


en présence de réservoirs compacts ( tight sand, tight reservoirs), pour améliorer
la perméabilité de ces réservoirs et faciliter l’exploitation des hydrocarbures
qu’ils renferment.

Toutefois, avant toute opération de fracturation hydraulique il est impératif de faire


des études de fracturation naturelles : à discuter en cours

Remarque : la tectonique peut parfois jouer un rôle négatif dans le domaine


pétrolier tel que la dysmigration par exemple.
Fig 55 a : Exemples de pièges structuraux
Fig 55 b : Exemples de pièges structuraux (suite)
Fig 56 : Coupe géologique montrant le chemin (la voie) de migration des hydrocarbures ;
les failles et les discordances facilitent parfois leur circulation (déplacement)
en profondeur
Bibliographie

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Obs. : en plus des références citées, plusieurs sites Web ont été exploités pour finaliser ce document dont « la terre et
sa structure » et « cours de l’Université Rice », Travaux pratiques de géologie ; Faculté des Sciences, Rabat,
Structural analysis : an interactive course of earth sciences students

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