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La Science

Le document présente une analyse de la science, définie comme un ensemble structuré de connaissances basées sur des faits et des lois objectives. Il distingue différents types de sciences, aborde le positivisme d'Auguste Comte et le critère de falsifiabilité de Karl Popper, soulignant l'importance de l'observation et de la méthode dans la recherche scientifique. Enfin, il explore la quête de l'universel selon Aristote et les étapes de la connaissance selon Comte.

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Le document présente une analyse de la science, définie comme un ensemble structuré de connaissances basées sur des faits et des lois objectives. Il distingue différents types de sciences, aborde le positivisme d'Auguste Comte et le critère de falsifiabilité de Karl Popper, soulignant l'importance de l'observation et de la méthode dans la recherche scientifique. Enfin, il explore la quête de l'universel selon Aristote et les étapes de la connaissance selon Comte.

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COURS DE PHILOSOPHIE

CHAPITRE 2
LA SCIENCE
Mme Siwiec
Qu’est-ce que la science ?

Latin scientia, de scire « savoir »

Définition générale :

• Ensemble structuré de connaissances qui se rapportent à des faits obéissant à des lois
objectives (ou considérés comme tels) et dont la mise au point exige systématisation et
méthode.

On distingue :
• Les sciences exactes ou formelles : ce sont les sciences formelles qui procèdent par
démonstration. Ex : les mathématiques, les sciences mathématisées (comme la physique
théorique), et la logique.
• Les sciences physico-chimiques et expérimentales : elles portent sur des objets réels. Il
s’agit des sciences de la nature, au sens large de sciences de la matière et de la vie,
comprenant toutes les disciplines relevant de l’étude de l’Univers et du monde, et toutes
celles qui relèvent de la biologie et de la médecine. Les théories élaborées sont confirmées
ou réfutées par des tests effectués en laboratoire.
• Les sciences humaines : tous les discours théoriques à visée explicative concernant
l’homme, son histoire, son comportement linguistique, psychologique, social ou
politique. Elles étudient l’homme dans sa dimension spirituelle et culturelle (psychologie,
anthropologie, sociologie, histoire, etc.)

Positivisme : doctrine philosophie

Repères : croire/savoir

croire = adhérer à une idée sans que celle-ci fasse l’objet d’une démonstration. ∞

savoir = appréhender par l’esprit des connaissances rigoureuses reposant sur une démonstration
et/ou une expérimentation. ∞

intersubjectif : Qui concerne les relations de personne à personne ∞, chaque personne étant
considérée du point de vue de sa subjectivité.

Repères : Hypothèse/conséquence/conclusion/principe

Hypothèse : grec hypothesis, « action de mettre en dessous » d’où : « base du raisonnement », «


fondement », « principe », « supposition ».
1- Proposition d’explication pour résoudre un problème donné. ∞

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2- Proposition n’ayant pas nécessairement valeur de vérité, formant le point de départ d’une
démonstration. ∞

Conséquence : suite logique d’un principe ou d’une action. ∞

Conclusion : Résultat d’un processus ou d’un raisonnement. ∞

Principe : latin principium « commencement, origine », de princeps « qui occupe la première


place ».
1- Proposition posée au début d’une déduction… ∞
2- … ne se déduisant elle-même d’aucune autre dans le système considéré (et par suite mise,
jusqu’à nouvel ordre, en dehors de toute discussion).

I- La recherche de ce qui est universel (Aristote)

Aristote comprend que la science a pour finalité la recherche de l’universel, c’est-à-dire de


ce qui peut être « dit de plusieurs ». Il s’agit donc de la recherche des propriétés et qualités des
choses s’étendant à l’univers entier, et ne souffrant aucune exception. Contrairement à ce qui est
seulement général, l’universel est toujours vrai.
Pour ce faire, la science ne peut prendre appuie sur la sensation, car celle-ci n’a affaire qu’à
du singulier. Par exemple, la table que j’observe face à moi est singulière en tant qu’elle s’inscrit
dans un espace-temps particulier. Je peux la décrire sous tous ses angles, je n’aurai accès qu’à des
caractéristiques particulières (déf : Qui appartient en propre à un individu ou à une classe
restreinte d'individus).
Même dans le cas où, comme en géométrie, il serait possible de percevoir par la sensation
un savoir, il faudrait tout de même produire une démonstration. Deux exemples : le triangle a
ses angles égaux à deux droits (géométrie) ; le cas d’une éclipse (astronomie).

Repères : expliquer/comprendre
Expliquer : identifier la cause d’un phénomène ∞, ou dégager une loi à partir de faits observés.

Comprendre : saisir intellectuellement, de manière claire, la représentation d’une chose ou


d’un phénomène. ∞

II- La description de la réalité : la science observe les phénomènes pour en tirer des lois
(Auguste Comte)

Auguste Comte est un philosophe français du XIXème siècle, célèbre pour avoir créé la
doctrine positiviste : la science – y compris la philosophie - doit se contenter d’un savoir reposant
sur l’observation des phénomènes, ce que l’on appelle des faits. Elle a donc comme seule finalité

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la compréhension du réel par l’observation des phénomènes afin d’en tirer des lois positives.
Aussi, il est le précurseur de la sociologie, ce qu’il nomme comme étant la physique sociale.

Il crée également la loi des trois états, laquelle vaut autant pour un individu que pour une
société. Elle décrit les trois étapes successives de la connaissance :
• l'état théologique ou fictif (theos, qui veut dire Dieu) : ce premier état consiste à
comprendre la réalité par le prisme de la croyance envers un ou des dieux. Tous les
phénomènes observables sont compris au regard d’une cause originelle et
transcendante (hors de portée de l'expérience ou de la pensée humaine).
L’interprétation des évènements est donc toujours tributaire d’un propos mythologique
ou mystique.
• l'état métaphysique ou abstrait : cet état consiste à comprendre le réel à partir de
concepts abstraits fonctionnant comme des réalités transcendantes. Comte vise en
particulier les philosophes des Lumières comme Kant ou Rousseau.
• l’état scientifique ou positif : cet état signe l’abandon de toute recherche consistant à
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essayer de comprendre l’origine de toute chose. La question du sens du monde et de


l’existence devient obsolète. Il s’agit de se contenter de tirer, à partir des phénomènes,
des lois observables. Une société qui atteint cet âge positif s’appuie sur la rationalité et
sur l’objectivité.

Repère : genre/espèce/individu

Genre : classe d’êtres ayant des traits communs la plus grande qui soit. ∞
Espèce : division interne aux genres, qui repose sur l’établissement d’une différence. ∞
Individu : un être singulier dans une espèce. ∞

Exemple : Moby Dick est un individu appartenant à l’espèce des cachalots, lesquels
appartiennent au genre animal.

III- Le caractère falsifiable : le critère méthodologique de Karl Popper

Pour un falsificationniste comme Popper, l’observation est toujours influencée par la


théorie. Celle-ci guide l’expérience du chercheur afin d’en formuler de nouvelles. Elles sont des
conjectures(définition) et des suppositions librement créées.
Il est alors nécessaire de les soumettre de manière impitoyable à l’observation et à
l’expérience puisque la science évolue par essais et erreurs, par conjectures et par réfutations. Il
est ainsi nécessaire d’éliminer toutes les théories incapables de résister aux tests.
Cependant, une théorie qui résiste à l’expérience n’en est pas pour autant vraie. Elle est
simplement la plus adaptée et la meilleure disponible.

Pour qu’une hypothèse cependant puisse être considérée comme scientifique, celle-ci doit
être falsifiable. C’est-à-dire que la forme logique de son énoncé permette qu’elle soit vérifiée par
des tests observables.

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Exemples d’énoncés falsifiables :

1- Il ne pleut jamais le mercredi. => il suffit de vérifier si un mercredi il se met à pleuvoir.


2- Tous les corps se dilatent lorsqu’ils sont chauffés. => il suffit de faire bouillir de l’eau
pour voir que celle-ci cesse de se dilater à partir de 100°.
3- Les objets lourds, tels qu’une brique, lâchés près de la surface de la Terre, tombent
vers le bas si rien ne les retient. => il suffit de faire tomber des objets pour voir que cette
proposition se vérifie toujours.

Une hypothèse qui n’est pas falsifiable est problématique en tant qu’elle n’énonce rien de
nouveau. Avec un énoncé infalsifiable, aucune expérimentation, ni aucune proposition contraire,
ne peut venir les contredire.

4- Soit il pleut soit il ne pleut pas. => cette proposition est toujours vraie et aucune
expérience ne peut la contredire.
5- Tous les points d’un cercle euclidien sont équidistants du centre. => cette proposition
est tautologique, puisqu’il s’agit de la définition même d’un cercle.
6- On peut avoir de la chance dans les paris sportifs. => qu’une personne perde ou gagne
aux jeux ne peut invalider cette proposition. Si elle gagne, on pourra dire qu’elle a
raison, si elle perd, on pourra dire qu’elle aurait pu gagner. C’est en cela que le discours
des horoscopes est biaisé puisqu’il se présente de telle sorte qu’il ne peut pas être
contredit.

Un biais cognitif : une distorsion dans le traitement cognitif d'une information (+effet barnum)

Repères : preuve/exemple

Preuve : fait, résultat ou témoignage susceptible de démontrer la vérité d’une affirmation. ∞


Exemple : cas particulier qui permet d’expliquer ou de faire comprendre une affirmation. ∞

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