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DM1SeriesNum

Le document présente des exercices de mathématiques sur les séries numériques, incluant des concepts tels que la fonction gamma, l'intégration, et des suites convergentes. Chaque exercice demande des démonstrations, des calculs d'intégrales, et des limites, tout en se basant sur des théorèmes mathématiques. Les exercices sont extraits de différentes sources, notamment e3a, CCP et CNC.

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Le document présente des exercices de mathématiques sur les séries numériques, incluant des concepts tels que la fonction gamma, l'intégration, et des suites convergentes. Chaque exercice demande des démonstrations, des calculs d'intégrales, et des limites, tout en se basant sur des théorèmes mathématiques. Les exercices sont extraits de différentes sources, notamment e3a, CCP et CNC.

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My Ismail Mamouni

http ://[Link]

MP*. 1 (Rabat)
Devoir Maison n° 1 ÉJ« AÖÞ @ ø BñÓ úG ñÜØ
Groupe 2
Séries numériques
Extraits e3a-CCP et CNC
Exercice 1 (extrait e3a) Z +∞
1. Pour tout réel x, on pose, lorsque cela est possible, Γ(x) = tx−1 e−t dt.
0

(a) Déterminer l’ensemble de définition ∆ de Γ.


(b) Démontrer que pour tout réel x de ∆, Γ(x + 1) = xΓ(x).

 
1
(c) On admet que Γ = π.
2
 
1
Calculer Γ n + pour tout entier naturel n. On exprimera le résultat à l’aide de factorielles.
2
Z +∞
t2n exp −t2 dt.

2. Pour tout entier naturel n, on pose In =
0

(a) Justifier l’existence de In .


(b) En utilisant la question 1. calculer In .
Z +∞
cos(xt) exp −t2 dt.

3. Pour tout réel x, on pose, lorsque cela est possible, H(x) =
0

Justifier que H est définie sur R et l’exprimer à l’aide de fonctions usuelles.


On citera les théorèmes utilisés en s’assurant que toutes leurs hypothèses sont bien vérifiées.

Exercice 2 (extrait e3a)


(a) Soit f une fonction continue sur le segment [a, b]. n−1  
b−aX b−a
Donner, sans démonstration, la limite quand n tend vers l’infini de l’expression: f a+k .
n n
k=0
n−1  
1X j m
(b) Soit m ∈ N. Déterminer en fonction de m la valeur de lim .
n→+∞ n n
j=0

Exercice 3 (extrait e3a)


Soit (wn )n∈N∗ une suite réelle convergente de limite `.
Pour tout n ∈ N∗ , on définit sur [0, 1] la fonction en escalier fn par :
· ·
k−1 k
∀k ∈ J1, nK, ∀t ∈ , , fn (t) = wk et fn (1) = wn .
Z 1 n n
1. Déterminer fn (t) dt.
0
2. Prouver que l’on a, pour tout t ∈ [0, 1[, fn (t) = wbntc+1 où bxc désigne la partie entière du réel x.
3. En déduire, pour tout t ∈ [0, 1], la valeur de lim fn (t).
n n→+∞
1X
4. Prouver alors que l’on a : lim wk = `.
n→+∞ n Page 1 sur 4
k=1
T. SVP
Exercice 4 (extrait CCP)

+∞
1 π2
On admet que = et on pose A = N∗ × N∗ .
n=1
n 2 6
 
1
Q3. Démontrer que la famille 2 2 est sommable et calculer sa somme.
p q (p,q)∈A
 
1
Q4. Démontrer que la famille 2 n’est pas sommable.
p + q2 (p,q)∈A

Exercice 5 (extrait CCP)

III.1. On considère une suite de réels (an ), une suite de complexes (bn ) et on note pour tout

n n
entier naturel n : Sn = ak bk et Bn = bk .
k=0 k=0
En remarquant que, pour k ≥ 1, bk =Bk − Bk−1 , démontrer que, pour tout entier naturel
n non nul,

n−1
Sn = (ak − ak+1 )Bk + an Bn (transformation d’Abel).
k=0

III.2. On suppose que la suite (Bn ) est bornée et que la suite (an ) est décroissante de limite
nulle.

III.2.a Démontrer que la série (ak − ak+1 ) converge.
k≥0

III.2.b En déduire que la série an bn converge.
n≥0

III.2.c En appliquant le résultat précédent au cas où bn = (−1)n , donner une démonstration
du théorème des séries alternées, après l’avoir énoncé.
III.3. Exemple.
Dans cette question, θ est un réel différent de 2kπ (k ∈ Z) et α ∈ R.

n
III.3.a Calculer pour n entier naturel non nul, eikθ .
k=1
 einθ
III.3.b Discuter en fonction du réel α la nature de la série .
n≥1

Page 2 sur 4
T. SVP
Mini Problème 1 (extrait CNC)
Soit λ ∈ C \ [−1, 1]. On considère le polynôme Pλ = X 2 + 2λX + 1 ∈ C[X], et on définit la fonction de la variable
réelle Fλ par:
1
∀x ∈ R, Fα (x) = .
λ + cos x
0.1 Étude des racines du polynôme Pλ
On note z1 et z2 les racines complexes du polynôme Pλ et on suppose que |z1 | ≤ |z2 |.
0.1.1 Préciser les valeurs de z1 + z2 et z1 z2 .
0.1.2 On suppose que |z1 | = 1 et on choisit θ ∈ R tel que z1 = eiθ . Justifier que z2 = e−iθ puis trouver une
contradiction.
0.1.3 Montrer que 0 < |z1 | < 1 < |z2 |.
1
0.2 Décomposer la fraction rationnelle en éléments simples dans C(X).

0.3 Développement de la fonction Fλ en série trigonométrique
2eix
0.3.1 Vérifier que pour tout réel x, Fα (x) = .
Pλ (eix ) 
z1 eix

2 1
0.3.2 Montrer que pour tout réel x, Fλ (x) = + .
z1 − z2 1 − e−ix z1 1 − eix z1
X
0.3.3 Justifier que, pour tout réel x, la série numérique z1n cos(nx) est convergente et que
n≥1

+∞
!
2 X
Fα (x) = 1+2 z1n cos(nx) .
z1 − z2
n=1

1.1 Une inégalité utile


Soit ϕ : [0, 1] → R une fonction de classe C 2 telle que ϕ00 ≤ 0 et ϕ(0) = ϕ(1) = 0.
Zt
1.1.1 Montrer que, pour tout t ∈ [0, 1], ϕ(t) = tϕ (0) + (t − s)ϕ00 (s)ds.
0

Z1 0

1.1.2 En déduire que ϕ0 (o) = − (1 − s)ϕ00 (s)ds.


0 Z1
1.1.3 Montrer que, pour tout (s, t) ∈ [0, 1] , ϕ(t) = − (min(s, t) − st)ϕ00 (s)ds.
2
0
2 1
1.1.4 Montrer que, pour tout (s, t) ∈ [0, 1] , 0 ≤ min(s, t) − st < , puis en déduire que
4
ϕ0 (0) − ϕ0 (1)
∀t ∈ [0, 1], 0 ≤ ϕ(t) ≤ .
4
1.2 Étude de la convergence d’une intégrale et d’une série numérique Z +∞
1 1
1.2.1 Montrer que la fonction t 7→ 2 est intégrable sur l’intervalle [2, +∞[ et calculer dt.
t ln t 2 t ln2 t
X 1
1.2.2 En déduire que la série numérique 2 est convergente.
n≥2
n ln n

Page 3 sur 4
T. SVP
Mini Problème 2 (extrait CNC) n
X 1
Pour tout entier naturel non nul n, on pose Hn = et un = Hn − ln(n),
k
k=1

1
1. a) Montrer que (un − un+1 ) ∼ .
n→+∞ 2n2
P
b) En déduire que (un − un+1 ) est une série convergente.
n≥1

c) Justifier que la suite (un )n≥1 converge. On note γ ta limite.


n n−1
X 1 X 1
d) Montrer que pour tout entier n tel que n ≥ 2, ≤ ln n ≤
k k
k=2 k=1
e) En déduire que 0 ≤ γ ≤ 1.

2. On pose pour tout entier naturel non nul n, vn = un − γ.


+∞   
X 1 n
a) Vérifier que γ = 1 + − ln .
n=2
n n−1
+∞    
X k 1
b) En déduire que vn = ln − .
k−1 k
k=n+1
 
1 1
c) Conclure que Hn = ln(n) + γ + + o .
2n n

1
3. On pose pour tout entier naturel non nul n ; wn = un − γ − .
2n
a) Donner un équivalent simple de wn+1 − wn .
+∞
1 1 2 X 1 1
b) Vérifier que 2 − ∼ puis que ∼ .
n (n + 1)2n→+∞ n 3 k n→+∞ 2n2
3
k=n
 
1 1 1
c) Conclure que Hn = ln(n) + γ + − + o .
2n 12n2 n2

4. Pour tout entier naturel non nul n, on note mn = min {k ∈ N∗ | Hk ≥ n} et on pose εn = 1 1



2n +o n .

a) Justifier l’existence de mn .
b) Etablir que exp (n − γ − εmn ) ≤ mn < 1 + exp (n − γ − εmn −1 )
c) En déduire un équivalent de mn .
mn+1
d) Conclure que lim = e.
n→+∞ mn

Page 4 sur 4

FiN
Exercice 1 (e3a 2022) Corrigé
Z +∞
1. Γ(x) = tx−1 e−t dt.
0

(a) Soit x ∈ R. Soit f : t ∈]0, +∞[7−→ tx−1 e−t ∈ R.


• f est continue par morceaux sur ]0, +∞[.
• En 0. f (t) ∼ tx−1 . Or t 7−→ tx−1 est intégrable sur ]0, 1] si et seulement si x > 0. Donc par
comparaison, f est intégrable sur ]0, 1] si et seulement si x > 0.
tx−1  
• En +∞. f (t)et/2 = t/2 −−−−→ 0. Donc f (t) = 0 e(t/2) . Or t → e(t/2) est intégrable sur
e t→+∞ t→+∞
[1, +∞[ donc, par comparaison, f aussi.
Z
Ainsi f est intégrable sur ]0, +∞[ si et seulement si x > 0. Comme f est positive, f (t) dt
]0,+∞[
est convergente si et seulement si x > 0.
Ainsi Γ est définie sur ∆ =]0, +∞[
(b) Soit x ∈ ∆ i.e. x > 0. Soit u : t → 7 tx et v : t 7→ −e−t . u et v sont de classe C 1 sur ]0, +∞[
et uv possède des limitesZfinies (et nulles) Z en 0 et en +∞. Donc par théorème d’intégration par

parties généralisée, on a u v et u′ v sont de même nature et en cas de convergence
Z ]0,+∞[ ]0,+∞[
h i+∞ Z
′ ′
u v = uv − u v.
]0,+∞[ Z 0 ]0,+∞[

Or dans u v ′ on reconnait Γ(x + 1) qui est donc une intégrale convergente, et on a alors :
]0,+∞[
h i+∞ Z +∞
x −t
Γ(x + 1) = − t e + xtx−1 e−t dt = xΓ(x).
0 0
Ainsi ∀x ∈ ∆, Γ(x + 1) = xΓ(x)
 
1
(c) Pour n ∈ N, on pose un = Γ n + .
2

 
1 2n + 1 (2n + 2)(2n + 1)
On a u0 = Γ = π et, ∀n ∈ N, un+1 = un = un .
2 2 4(n + 1)
n−1
!
Y (2k + 2)(2k + 1) (2n)!
Ainsi, ∀n ∈ N∗ , un = u0 = n u0 ce qui est également vrai pour n = 0.
4(k + 1) 4 n!
k=0
√ (2n)! √
 
1
Compte tenu de u0 = π, on en déduit ∀n ∈ N, Γ n + = n π
2 4 n!
Z +∞
t2n exp −t2 dt.

2. In =
0
2
(a) Soit n ∈ N et gn : t ∈ [0, +∞[7−→ t2n e−t .
gn est une fonction continue sur [0, +∞[ et gn (t) = o e−t avec t 7→ e−t qui est intégrable sur

+∞
[0, +∞[. Donc par comparaison, gn est intégrable sur [0, +∞[ et donc :
∀n ∈ N, In est une intégrale convergente

(b) On considère la fonction φ : x ∈]0, +∞[7−→ x et on considère la restriction de gn à ]0, +∞[ que
l’on note encore gn .
φ est une bijection strictement croissante de classe C 1 de ]0, +∞[ vers ]0, +∞[ et gn est une fonction
continue sur ]0, +∞[ et intégrable
Z sur ]0, +∞[.
Z Donc par théorème de changement de variables sur
une intégrale impropre, on a gn et φ′ × gn ◦ φ sont de même nature et égales en cas
]0,+∞[ ]0,+∞[
de convergence, ce qui est
Z +∞le cas ici car gn est Z
intégrable sur ]0, +∞[. 
xn −x 1 +∞ n− 1 −x
Z 
1 1
Ainsi In = gn = √ e dx = x 2 e dx = Γ n + .
]0,+∞[ 0 2 x 2 0 2 2
(2n)! √
Ainsi ∀n ∈ N, In = π
n! 2(2n+1)
Exercice 2 (e3a 2022)
(a) Soit f une fonction continue sur [a, b]. Par théorème de convergence des sommes de Riemann,
n−1  ! Z b
b−aX b−a
f a+k converge vers f (t) dt
n n a
k=0 ∗ n∈N
[0, 1] 7−→ tm . f est continue sur [0, 1] donc d’après le résultat précédent,
(b) Soit m ∈ N et f : t ∈ !
n−1   Z 1
1X 1−0
f 0+k converge vers f (t) dt i.e.
n n 0
k=0 ∗ n∈N
n−1
X m Z 1
1 j 1
lim = tm dt =
n→+∞ n n 0 m+1
j=0

Exercice 3 (e3a 2020)

Par dénition de l'intégrale d'une fonction en escalier, on a


Z 1 n n
X 1 1X
1. fn (t) dt = wk = wk
0 n n
k=1 k=1

Soit n ∈ N . Pour t ∈ [0, 1[, on pose k = bntc la partie entière de nt. On a k 6 nt < k + 1 donc
 
∗ k k+1
2. t∈ ,
et donc f n(t) = w .
n n

Ceci étant vrai pour tout t, on a donc : ∀t ∈ [0, 1[, f (t) = w


k+1
n bntc+1

3. Soit t ∈ [0, 1].


• Si t = 1. Alors ∀n ∈ N , f (t) = w qui tend vers ` lorsque n tend vers l'inni.

n n
• Si t ∈]0, 1[. Alors ∀n ∈ N , f (t) = w

donc par composition des limites, f (t) tend vers ` lorsque n
tend vers +∞
n bntc+1 n

• Si t = 0. Alors ∀n ∈ N , f (t) = w .

n 1

Ainsi la suite (f ) converge simplement sur [0, 1] vers la fonction δ : t 7→ 0` sisit t∈]0,

1]
n n∈N∗
=0
4. • Toutes les fonctions f sont continues par morceaux sur [0, 1].
n

• La suite (f ) converge simplement sur [0, 1] vers la fonction δ : t 7→ 0` sisit t∈]0, qui est une fonction

1]
n n∈N∗
=0
continue par morceaux sur [0, 1]
• On pose ϕ la fonction constante sur [0, 1] égale à sup w , qui existe car la suite (w )
n est convergente
n n∈N∗

donc bornée. Cette fonction ϕ est continue par morceaux et donc intégrable sur le segment [0, 1] et de plus :
n∈N∗

∀n ∈ N∗ , ∀t ∈ [0, 1], |fn (t)| 6 ϕ(t)

Ainsi, on a bien vériée ici les hypothèses du théorème de convergence dominée et on a : converge
Z !
fn
[0,1]
n∈N∗

et sa limite vaut . On en déduit le résultat : , résultat connu sous le nom de lemme


Z n
1X
δ lim wk = `
[0,1] n→+∞ n

de Cesaro
k=1
Exercice 4 (CCP 2017)
Comme les familles proposées sont à valeurs positives, le caractère sommable équivaut au caractère
borné des sommes finies. Et dans ce cas, on sait que l’on peut obtenir la somme en sommant dans
l’ordre que l’on veut.
π2 P
3. A q fixé, ( p21q2 )p≥1 est une série convergente et sa somme est Sq = 6q
P
2. (Sq )q≥1 converge et
la famille proposée est ainsi sommable et X  2 2
1 π
2 2
=
p q 6
p,q≥1

4. Il suffit de montrer qu’il existe des sous-familles finies de somme arbitrairement grande. Remar-
quons que p2 + q 2 ≤ (p + q)2 . On considère la sous-famille constituée des éléments d’indice (p, q)
avec p + q ≤ r. La somme associée est
r r r
X X 1 X X 1 X k+1
2 2
≥ 2
=
p +q (p + q) k2
k=2 p+q=k k=2 p+q=k k=2

Comme k+1k2
∼ k1 est le terme général d’une série positive divergente, les sommes précédentes
peuvent effectivement être arbitrairement grandes et la famille est non sommable.

Exercice 5 (CCP 2014)


Partie 1 : convergence de séries par transfo d’Abel
1. Soit n ∈ N∗ .
Xn n
X n
X n
X
Sn = ak bk = a0 b0 + ak (Bk − Bk−1 ) = a0 b0 + ak Bk − ak Bk−1 .
k=0 k=1 k=1 k=1
Dans la dernière somme, on effectue le changement d’indice j = k − 1.
Xn n−1
X n−1
X
Sn = a0 b0 + ak Bk − aj+1 Bj = a0 b0 + (ak − ak+1 )Bk + an Bn − a1 B0
k=1 j=0 k=1
n−1
X n−1
X
= a 0 b0 + (ak − ak+1 )Bk − (a0 − a1 )B0 + an Bn − a1 b0 = (ak − ak+1 )Bk + an Bn
k=0 k=0
X
2. (a) Par théorème, la suite (an ) étant convergente, la série ak − ak+1 est également convergente (c’est même une CNS).
k≥0
(b) Vérifions que la suite (Sn ) des sommes partielles est convergente.
n−1
X
D’après la question précédente, ∀n ∈ N∗ , Sn = (ak − ak+1 )Bk + an Bn .
k=0
Le second terme (an Bn ) tend vers 0 car produit d’une suite convergente vers 0 et d’une suite bornée.
Le premier terme est une somme partielle de la série de TG (ak − ak+1 ) × Bk .
Notons M > 0 un majorant de la suite (|Bn |).
Alors ∀k ∈ N, |(ak − ak+1 )Bk | ≤ |ak − ak+1 | × M = (ak − ak+1 ) × M car (ak ) est une suite décroissante.
Ainsi, (ak − ak+1 )Bk est dominée par une le TG d’une série absolument convergente.
Donc (ak − ak+1 ) × Bk est lui même le TG d’une série AC ce qui termine la démonstration de cette question.
X
(c) • Soit (ak )k∈N une suite décroissante de limite nulle. Alors (−1)k ak est une série convergente.
k≥0 !
n
X
• Il suffit d’appliquer le résultat de la question précédente après avoir justifié que la suite (Bn ) = (−1)k est une suite
k=0
bornée.
On a ∀n ∈ N, Bn ∈ {1, 0} donc ∀n ∈ N, |Bn | ≤ 1 ce assure bien le résultat demandé.
3. (a) • On demande de calculer la somme des termes d’une suite géométrique de raison eiθ . Notons que, par hypothèse, eiθ 6= 1.
n
X 1 − einθ iθ e
inθ/2
(−2i) sin(nθ/2) sin(nθ/2)
• Par théorème, eikθ = eiθ = e = ei(n+1)θ/2
1 − eiθ eiθ/2 (−2i) sin(θ/2) sin(θ/2)
k=1

einθ
(b) • Lorsque α > 1, la série de TG α est absolument convergente donc convergente.
n
• Lorsque α ≤ 0, le module du terme général ne tend pas vers 0 donc la série est grossièrement divergente.
• Soit α ∈ ]0, 1].
On va montrer que la série est convergente par application du résultat de la question 2b2.
Notons tout de même que le fait que la série commence à n = 1 à la place de n = 0 n’a pas d’incidence.
La suite (1/n) est clairement décroissante et tend vers 0.
n
X 1
D’après la question précédente, ∀n ∈ N∗ , eiθ ≤ donc la suite des sommes partielles qui va bien est bornée.
|sin(θ/2)|
k=1
Conclusion : la série est convergente.
Mini Problème 1 (CNC 2022)
0.1 Étude des racines du polynôme Pλ
0.1.1 D’après la relation entre les coefficients et les racines d’un polynôme z1 + z2 = −2λ et z1 z2 = 1.
1
0.1.2 Comme z1 z2 = 1, alors z2 = = e−iθ . Dans ce cas 2λ = eiθ + e−iθ , donc λ = cos θ ce qui est
z1
absurde puisque λ ∈ / [−1, 1].
0.1.3 0 n’est pas une racine de Pλ , donc |z1 | > 0. Si |z1 | > 1, alors |z2 | ≥ |z1 | > 1 ce qui donne
|z1 z2 | > 1. Mais ceci est impossible puisque z1 z2 = 1. Donc, compte tenu de la question 0.1.2,
nécessairement |z1 | < 1.
On ne peut pas avoir |z2 | ≤ 1, sinon z1 z2 serait différent de 1. En conclusion, 0 < |z1 | < 1 < |z2 |.
1 α β 1 1
0.2 On a Pλ = (X − z1 )(X − z2 ), donc = + avec α = et β = . D’où :
Pλ X − z1 X − z2 z1 − z2 z2 − z 1
 
1 1 1 1
= − .
Pλ z 1 − z2 X − z 1 X − z 2

0.3 Développement de la fonction Fλ en série trigonométrique


0.3.1 Pour tout x ∈ R, on a :

1 2 2eix 2eix
Fα (x) = = = = .
λ + cos x 2λ + eix + e−ix 2λeix + e2ix + 1 Pλ (eix )
1
0.3.2 D’après le décomposition en éléments simples de , on obtient :

2eix
   
1 1 2 1 1
Fλ (x) = − = −
z1 − z2 eix − z1 eix − z2 z1 − z2 1 − z1 e−ix 1 − z2 e−ix
et comme z1 z2 = 1, alors :

z1 eix
 
2 1
Fλ (x) = + .
z1 − z2 1 − z1 e−ix 1 − z1 eix
X
0.3.1 On a |z1 cos(nx)| ≤ |z1 |n et la série |z1 |n converge ( série géométrique de raison |z1 | < 1 ),
n∈N∗
X
donc la série z1n cos(nx) converge absolument, donc elle converge. D’autre part, on sait que
n∈N∗
∞ ∞
X
−ix
n 1 X
ix
n
pour tout x ∈ R et puisque |z1 | < 1, alors e z1 = , de même, e z 1 =
1 − e−ix z1
n=0 n=0
1
, d’où pour tout x ∈ R, on a :
1 − eix z1
∞ ∞
!
2 X n X n
Fα (x) = e−ix z1 + z1 eix eix z1
z1 − z2
n=0 n=0
∞ ∞
!
2 X
−ix
n X
ix
n
= e z1 + e z1
z1 − z2
n=0 n=1

!
2 X
= 1+ z1n (einx + e−inx )
z1 − z2
n=1

!
2 X
= 1+2 z1n cos(nx)
z1 − z2
n=1
1.1 Une inégalité utile
1.1.1 La fonction ϕ de classe C 2 sur [0, 1], donc on peut lui appliquer la formule de Taylor avec reste
intégrale sur l’intervalle [0, t] où t ∈ [0, 1]. On a :
Z t Z t
0 00 0
ϕ(t) = ϕ(0) + tϕ (0) + (t − s)ϕ (s)ds = tϕ (0) + (t − s)ϕ00 (s)ds
0 0

1.1.2 Il suffit de remplacer t par 1 dans la formule précédente.


1.1.3 Appliquons la relation de Chasles :
Z 1 Z t Z 1
(min(s, t) − st)ϕ00 (t)ds = (min(s, t) − st)ϕ00 (t)ds + (min(s, t) − st)ϕ00 (t)ds
0 0 t
Z t Z 1
Or = (s − st)ϕ00 (t)ds + (t − st)ϕ00 (t)ds.
0 t
Z t Z t 
t
Z t   0
00 00

0 0
ϕ (s)ds = (1 − t) tϕ (t) − ϕ(t)

(s − st)ϕ (t)ds = (1 − t) sϕ (s)ds = (1 − t) sϕ (s) 0 −
0 0 0
Z 1 Z 1  Z 1 
et 1 0
00
(1 − s)ϕ (s)ds = t (1 − s)ϕ0 (s) t +
00 0
 
ϕ (s)ds = −t −(1 − t)tϕ (t) + ϕ(t) .

(t − st)ϕ (t)ds = t
t t t

D’où Z 1
(min(s, t) − st)ϕ00 (t)ds = (1 − t) tϕ0 (t) − ϕ(t) − t −(1 − t)tϕ0 (t) + ϕ(t) = −ϕ(t).
   
0

1.1.4 Pour s ∈ [0, 1] fixé, on pose h(t) = min(s, t) − st. On a :



(1 − s)t si 0 ≤ t ≤ s
h(t) =
s(1 − t) si s < t ≤ 1

Cette fonction h est positive sur [0, 1], croit sur [0, s] et décroit sur [s, 1], donc 0 ≤ h(t) ≤ h(s) =
1 1
s − s2 . La fonction s 7→ s − s2 admet un maximum en qui égal à . D’où :
2 4
1
∀(s, t) ∈ [0, 1]2 , 0 ≤ min(s, t) − st ≤ .
4
L’inégalité de la question 1.1.3 montre que ϕ(t) ≥ 0 pour tout t ∈ [0, 1]. Ainsi, par inégalité
triangulaire des intégrales :
Z 1
1 1 0
−ϕ00 (s)ds = ϕ (0) − ϕ0 (1) .

0 ≤ ϕ(t) ≤
4 0 4

1.2 Étude de la convergence d’une intégrale et d’une série numérique


1
1.2.1 La fonction f : t 7→ est continue sur [2, +∞[, de plus, pour x ≥ 2, on a :
t ln2 t
1 x
Z x  
dt 1 1
2 = − ln t =
ln 2

ln x
2 t ln t 2
Z +∞
dt
Cette quantité admet une limite finie quand x tend vers +∞, donc l’intégrale converge
2 t ln2 t
1
et sa valeur vaut .
ln 2 Z +∞
dt X 1
1.2.2 La fonction f étant croissante sur [2, +∞[, donc l’intégrale et la série
2 t ln2 t n≥2
n ln2 n
X 1
sont de même nature, comme elle s’agit d’une intégrale convergente alors la série
n≥2
n ln2 n
converge.
Mini Problème 1 (CNC 2021)
1. a) On a
un − un+1 = Hn − ln(n) − Hn+1 + ln(n + 1)
1 1
= ln(1 + ) −
n n+1
De plus
1 1 1 1
ln(1 + ) = − 2 + o( 2 )
n n 2n n

et
1 1 1 1 1 1
= 1 = − 2 + o( 2 )
n+1 n1+ n
n n n

1 1 1
Par suite un − un+1 = 2
+ o( 2 ) et (un − un+1 ) ∼ .
2n n n→+∞ 2n2
1 P 1
b) Comme (un − un+1 ) 2

alors (un − un+1 ) est positive à partir d’un certain rang , la série n2
2n n→+∞ n≥1
P
converge , par comparaison la série (un − un+1 ) converge .
n≥1
P
c) Soit Sn la somme partielle de la série (un − un+1 ) . On a
n≥1

n
X
Sn = (uk − uk+1 ) = u1 − un+1
k=1
P
donc un = u1 − Sn−1 . La convergence de (un − un+1 ) entraine la convergence de (Sn )n≥1 et de la suite
n≥1
(un )n≥1 .
1 1 1
d) Soit n ≥ 2,et 1 ≤ k ≤ n − 1 . Pour t ∈ [k, k + 1] on a ≤ ≤ ce qui donne
k+1 t k
Z k+1
1 dt 1
≤ ≤ .
k+1 k t k

n−1 Z n n−1 n n−1


Donc X 1 dt X 1 1 X1
≤ ≤ ainsi
X
k+1 t k ≤ ln n ≤
k=1 1 k=1 k k
k=2 k=1

e) D’après d) Hn −1 ≤ ln n ≤ Hn − n1 , donc 1
≤ Hn −ln(n) ≤ 1 , par passage à la limite on obtient 0 ≤ γ ≤ 1 .
n
 
n+1 1
2. a) D’après c) on a un = u1 − Sn−1 et u1 = 1 de plus un − un+1 = ln − , donc
n n+1
n−1
X 1 1
un = 1− ln(1 + )−
k k+1
k=1
n
X 1 k
= 1+ − ln( )
k k−1
k=2

+∞   
X 1 n
Par passage à la limite on obtient γ = 1 + − ln .
n=2
n n−1

n +∞ +∞    
P 1 k
P 1 k
X k 1
b) vn = un − γ = k − ln( k−1 ) − k − ln( k−1 ), donc vn = ln − c’est le reste de
k=2 k=2 k−1 k
k=n+1
P 
k

1

la série ln k−1 − k .
k≥2

c) On a 
k

1

1

1
ln − = − ln 1 − −
k−1 k k k
1 1
= 2
+ o( 2 )
2k k
   
k 1 k
∼ 2k12 1 1
P P
donc ln k−1 − k n→+∞ , les deux séries ln k−1 − k et 2k2 convergents donc les restes sont
+∞
X 1
équivalents , ce qui donne vn ∼ , ainsi
n→+∞ 2k 2
k=n+1

1
vn ∼
n→+∞ 2n
+∞
1 1
P
car si α > 1 alors ∼ (α−1)n
kα n→+∞ α−1 .
k=n+1
1
+ o( n1 ) donc Hn = ln(n) + γ + vn = ln(n) + γ + 1 1

On a vn = 2n 2n +o n .

1
3. On pose pour tout entier naturel non nul n ; wn = un − γ − 2n .

a) On a
1 1
wn+1 − wn = un+1 − un + −
2n 2(n + 1)
et
1 1
un − un+1 = ln(1 + )−
n n+1
donc
1 1 1
wn+1 − wn = − ln(1 + )+ + .
n 2(n + 1) 2n
Comme
1 1 1 1 1
ln(1 + ) = − 2 + 3 + o( 3 )
n n 2n 3n n
et
1 1 1
=
n+1 n 1 + n1
1 1 1 1
= − + 3 + o( 3 )
n n2 n n
alors
   
1 1 1 1 1 1 1
wn+1 − wn = − + 2− 3 + − 2 + 3 + o( 3 )
n 2n 3n n 2n 2n n
1 1
= 3
+ o( 3 )
6n n
1
et wn+1 − wn ∼ .
n→+∞ 6n3
b) On a
 −2 !
1 1 1 1
− = 1− 1+
n2 (n + 1)2 n2 n
  
1 2 1
= 1 − 1 − + o( )
n2 n n
2 1
= + o( 3 )
n3 n
donc
1 1 2
− ∼
n2 (n + 1)2 n→+∞ n3
1 1 2
P P
les deux séries n2 − (n+1)2 , n3 convergent donc les restes sont équivalents , de plus
+∞   N  
X 1 1 X 1 1
− = lim −
k2 (k + 1)2 N →+∞ k2 (k + 1)2
k=n+1 k=n+1
 
1 1
= lim −
N →+∞ (n + 1)2 (N + 1)2
1
=
(n + 1)2
Ainsi
+∞
X 1 1

k3 n→+∞ 2n2
k=n

c) On a pour tout entier naturel non nul n,


1 1
wn = un − γ − et wn+1 − wn ∼
2n n→+∞ 6n3
P
donc la série(wn+1 − wn ) converge.
n−1
X
Remarquons que la somme partielle (wk+1 − wk ) = wn − w1 et wn → 0 donc
n→+∞
k=1

+∞
X
(wk+1 − wk ) = −w1
k=1

et le reste
+∞ +∞
X 1X 1
(wk+1 − wk ) ∼
n→+∞ 6 k3
k=n k=n

donc
+∞
X 1 1
(wk+1 − wk ) = + o( 2 ).
12n2 n
k=n

Des relations
+∞
X
(wk+1 − wk ) = −w1
k=1
n−1
X +∞
X
= (wk+1 − wk ) + (wk+1 − wk )
k=1 k=n
1 1
= wn − w1 + + o( 2 ).
12n2 n

on a
−1 1
wn = 2
+ o( 2 ).
12n n

1
Comme Hn = wn + ln(n) + γ + 2n alors

1 1 1

Hn = ln(n) + γ + 2n − 12n2 +o n2

4. Pour tout entier naturel non nul n, on note mn = min {k ∈ N∗ | Hk ≥ n} et on pose εn = 1 1



2n +o n .

a) Comme la suite (Hk )k≥1 est croissante et tend vers l’infini, alors l’ensemble {k ∈ N∗ | Hk ≥ n} est une
partie infinie de N∗ et admet donc un plus petit élément.
b) Par définition de mn on a Hmn ≥ n et Hmn −1 < n . De la question 1)d) on a n ≤ Hmn ≤ ln mn + 1 donc
en−1 ≤ mn et mn → +∞ .
n→+∞
De la question 2) c) on a Hn = ln(n) + γ + εn donc

ln(mn ) + γ + εmn ≥ n et ln(mn − 1) + γ + εmn −1 < n

Ainsi exp (n − γ − εmn ) ≤ mn < 1 + exp (n − γ − εmn −1 )


c) La relation précédente donne
mn
exp (−εmn ) ≤ < exp (−n + γ) + exp (−εmn −1 )
exp (n − γ)
mn
Comme εmn → 0 alors → 1 et mn ∼ exp (n − γ) .
n→+∞ exp (n − γ) n→+∞ n→+∞

d) La question b) donne
 
exp n + 1 − γ − εmn+1 mn+1 1 + exp n + 1 − γ − εmn+1 −1
< <
1 + exp (n − γ − εmn −1 ) mn exp (n − γ − εmn )

après simplification
 
exp 1 − εmn+1 mn+1 exp (−n + γ) + exp 1 − εmn+1 −1
< <
exp (−n + γ) + exp (−εmn −1 ) mn exp (−εmn )

mn+1
Le théorème d’encadrement donne lim =e.
n→+∞ mn

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