Cours
Cours
Pré-requis
Notions de mécaniques (cinématique, actions mécaniques, principe fondamental de la statique)
Objectifs
Calculer/Simplifier/Transporter une matrice d’inertie
Être capable de déterminer une action mécanique en connaissant le mouvement des solides
1 Introduction
Nous nous intéresserons notamment à l’étude de la voiture utilisée pour réaliser le looping présenté sur la première
figure. À la fin du chapitre, nous pourrons déterminer :
1
• La vitesse atteinte à la fin de la phase d’accélération (en entrée du looping) ;
• La vitesse nécessaire pour que la voiture fasse le tour du looping.
Pour un point matériel M dans un référentiel galiléen R, la somme des forces s’exerçant sur ce point matériel est égale au produit de la masse par
l’accélération :
X −−−−→
Fex t→M = m · −−→
a M /R
P −−−−→
• Fe x t→M : la somme des forces extérieures s’appliquant sur le point matériel M
• m : la masse du point matériel
• −−→
a M /R : le vecteur accélération du point matériel M par rapport au repère galiléen R
Cette formulation, bien que juste, n’est pas suffisante en sciences de l’ingénieur. Cela est notamment lié au fait que les
rotations ne sont pas prises en compte dans cet énoncé. Il sera donc nécessaire de faire intervenir la notion de torseurs.
À retenir
Dans un repère Galiléen R, le torseur des actions mécaniques appliquées à un ensemble de solides (E) est égale
au torseur dynamique de cet ensemble de solides dans son mouvement par rapport à R.
X
{e x t → E} = {D E/R }
Cette égalité est une égalité torsorielle. À partir de ce principe, il est donc possible d’écrire les deux théorèmes
suivants :
La plupart du temps, on préfèrera travailler sur une équation scalaire. On écrira donc l’un de ces deux théorèmes
en projection sur une direction particulière.
2
Résolution du problème : la voiture peut-elle faire le tour du looping ?
xv
Gmot
Oar : Centre de gravité de la roue arrière
Gch : Centre de gravité du châssis r
Oar Oav
Mv : Masse de la voiture
Mmot : Masse du moteur
Mav : Masse de la roue avant
y
Mar : Masse de la roue arrière
Roue arrière : Rar
A B Roue avant : Rav Mch : Masse du châssis
α
O
Modélisation simplifiée yv z x
GΣ
0
z
h
xv
L/2 L/2
Hypothèses :
• La voiture complète, notée Σ, est composée de son châssis, de ses roues et de son moteur. Elle est, dans le pire des cas, en haut
du looping. La structure fixe du looping est notée 0.
• La voiture complète a une masse M = 1360 kg. On suppose que le centre de gravité de l’ensemble est GΣ .
−
→ −−→ −−→
• AB = L −
→
x v ; AGΣ = 2L −
→
x v + h−
→
y v ; GΣ B = 2L −
→
x v − h−
→
yv
• On suppose que la voiture se déplace à vitesse constante V dans le looping.
• On considère des contacts ponctuels unilatéraux au niveau des contacts roue/sol. Compte-tenu du rayon important du looping,
on considère que ces liaisons ponctuelles sont de normale −
→
y . On aura donc : v
( −
→ ( −
→
A −
A R A = Y0Σ .→
yv B R B = Y0ΣB −
.→
yv
{0 −→ Σ} = −
→
0−→Σ
−
→ {0 −→ Σ} = −
→
0−→Σ
−→
M A = 0 M B = 0
A A,0−→Σ B B,0−→Σ
Question 1 : Donner les conditions à respecter pour respecter les contraintes d’unilatéralité.
Question 2 : Donner la/les stratégies d’isolement afin de déterminer la vitesse V afin de respecter les contraintes
d’unilatéralité.
3
2 Définition
Le torseur dynamique d’un solide S dans un référentiel R, écrit en un point A quelconque, se définit de la manière
suivante :
..............................................................................................................
{DS/R } =
..............................................................................................................
A
..............................................................................................................
{DS/R } =
..............................................................................................................
A
Les calculs à partir de la définition - notamment à cause des intégrales - vont rapidement s’avérer complexes. Il est donc
nécessaire d’introduire au préalable certaines notions concernant la géométrie des masses pour simplifier ces calculs.
On ne prendra pas le temps de tout démontrer mais on admettra qu’il est donc possible d’écrire le torseur dynamique
de la manière suivante :
À retenir
−
→ −
→
Rd S/R = m · Γ G∈S/R (résultante dynamique de S par rapport à R)
{DS/R } = −
→ d −→ −→ −→
δ A,S/R = σ A,S/R R + m · V A/R ∧ V G∈S/R (moment dynamique en A de S par rapport à R)
A dt
−
→ −→ d −
→
avec Γ G∈S/R : le vecteur accélération en G de S par rapport à R et tel que : Γ G∈S/R = V G∈S/R
dt R
4
Et bien entendu, une propriété des torseurs permet d’écrire :
−−−→ −−−→ − → − →
δB,S/R = δA,S/R + BA ∧ Rd S/R
On peut aussi montrer que, pour un solide S de centre d’inertie G dans un référentiel R, le torseur cinétique
s’écrit, en un point A quelconque :
¨ −−→ −−−−→
pS/R = m · VG∈S/R (résultante cinétique - ou quantité de mouvement - de S par rapport à R)
{CS/R } = −−−→ −−→ −→ −−−→
σ = I(A, S) · Ω + m · AG ∧ V
A,S/R S/R (moment cinétique en A de S par rapport à R)
A∈S/R
A
Avec I(A, S), la matrice d’inertie du solide S au point A. Elle contiendra notamment les moments d’inertie du
solide.
−−−→ −
→ −→
σB,S/R = −−−→
σA,S/R + BA ∧ −
pS/R
Pour un ensemble de solides Σ composé des solides S1 , S2 , S3 ... on calculera les torseurs cinétique et dynamique
de la manière suivante :
Attention !
−−→
−−→ d OO A −−−→
VA/R = ??? VA∈S/R
dt
R
−−→
−−→ d OO A
VA/R = dt est la vitesse du point géométrique A dans le référentiel R
R
−−−→
VA∈S/R est la vitesse du point A appartenant au solide S dans le référentiel R
5
3 Quelques notions autour de la masse des solides
3.1 Définition
S
y
Un système matériel S est constitué d’un ensemble de points
M M de masse élémentaire d m. La masse mS de ce système
dm
est donc :
O Z
M2
mS = dm (en kg)
M ∈S
z x
On calculera souvent la masse infinitésimale d m à partir de la masse volumique du solide considéré notée ρ et son
volume infinitésimal d V . On a effectivement d m = ρ.d V avec ρ en kg/m3 .
S Z
y −−→ −→
GM · dm = 0
M M ∈S
dm
Ou encore :
G
O
À retenir
M2 Z
−→ 1 −−→
x OG = · OM · d m
z m M ∈S
Avec O un point quelconque et m la masse du solide.
S1
y
S2
La masse est additive. Cela signifie que la masse mΣ de
G1 l’ensemble Σ = {S1 , S2 , S3 , ...} s’écrit:
G2
O
S3
mΣ = m1 + m2 + m3 + ... (en kg)
On pourra également calculer le centre d’inertie ou le barycentre, noté GΣ , d’un ensemble de solides Σ = {S1 , S2 , S3 , ...}.
À retenir
nb de solides
−−→ 1 X −−→
OGΣ = · mi · OGi
mΣ i=1
6
3.5 Centre d’inertie d’un solide à symétrie matérielle
À retenir
Si le solide présente un élément de symétrie matérielle, alors le centre de gravité appartient à cet élément
de symétrie.
On parle de symétrie matérielle si le solide présente une symétrie géométrique et une symétrie du matériaux.
Vue en coupe
Pour trouver le centre d’inertie d’un solide qui n’a pas de formes élémentaires et de plan de symétrie, il faut décomposer
celui-ci. La décomposition doit permettre de déterminer directement la position des centres de gravité de chacun des
solides élémentaires. Pour exemple, le solide S ci-dessous a été décomposé en trois solides élémentaires Sa , S b et Sc .
La recherche du centre de gravité pour chacun des trois solides est immédiate. Il ne reste qu’à utiliser la formule du
barycentre pour déterminer la position du centre de gravité de l’ensemble.
y y y y
S Sa
Sc
O O
O O
z x x z Sb x x
z z
7
Application : détermination du centre d’inertie du châssis de la voiture
On souhaite déterminer le centre d’inertie GCh du châssis de la voiture. La géométrie de ce châssis est donnée
sur la figure ci-dessous. La géométrie, représentée sur les figures ci-dessous, a volontairement été simplifiée.
Réel
Vue en 3D
Modélisation
x
z
Vue de côté
l l l l l l
y
h
h
R O
z x
8
9
4 Simplification du torseur cinétique
Le torseur cinétique a déjà été défini dans la partie précédente. Pour un solide S dans un référentiel R, ce torseur s’écrit,
en un point A quelconque :
Z
−
→ −
→
p S/R = V M ∈S/R .d m
{CS/R } = ZM ∈S
−
→ −→ − →
σ A,S/R = AM ∧ V M ∈S/R .d m
A M ∈S
Le plus simple est de partir de la définition du centre d’inertie d’un solide, puis de la dériver par rapport au temps. On
obtient ainsi, pour un solide S, de masse m et de centre d’inertie G :
Z Z
−→ −−→ d −→ d −−→
m · OG = OM · d m ⇒ m· OG = OM · d m
M ∈S dt R dt M ∈S R
Z
−−−−→ d −−→
⇒ m · VG∈S/R = OM · d m
M ∈S dt R
Z
−−−−→ −−−−→
⇒ m · VG∈S/R = VM ∈S/R · d m
M ∈S
À retenir
− −−−−→
p−→
S/R = m · VG∈S/R
• −
p−→
S/R : quantité de mouvement de S par rapport à R en kg.m/s
• m : masse du solide S
−−−−→
• VG∈S/R : vitesse du centre d’inertie appartenant à S par rapport à R
Z Z
−→ −−−−→ −→ −−−→ −→ −−→
AM ∧ VM ∈S/R · d m = AM ∧ VA∈S/R + M A ∧ ΩS/R · d m
M ∈S
Z M ∈S Z
−→ −−−→ −→ −→ −−→
= AM ∧ VA∈S/R · d m − AM ∧ AM ∧ ΩS/R · d m
M ∈S
Z Z M ∈S
−→ −−−→ −→ −−→ −→
= AM · d m ∧ VA∈S/R + AM ∧ ΩS/R ∧ AM · d m
M ∈S
Z M ∈S
−→ −−−→ −→ −−→ −→
= m · AG ∧ VA∈S/R + AM ∧ ΩS/R ∧ AM · d m
M ∈S
Le terme de gauche est relativement simple. Pour le terme de droite, la présence de l’intégration laisse présager des
calculs laborieux. Les résultats qui suivent seront "admis" d’un point de vue mathématique puisque vous ne maitrisez
pas encore les outils nécessaires (cours de maths). Une relecture en fin d’année pourra être bénéfique.
10
Z
−→ −−→ −→
Le terme AM ∧ ΩS/R ∧ AM · d m est une opération linéaire (composition d’opérations linéaires : intégration et
M ∈S
produit vectoriel). Il est donc possible de l’écrire comme le produit d’une matrice que l’on appellera matrice d’inertie
−−→
de S en A et du vecteur ΩS/R . Cette matrice d’inertie ne dépend que du solide étudié (mais se définit en un point).
Sachant que cette matrice d’inertie ne dépend que du solide étudié, ce sera donc une donnée du problème (tout comme
la masse du solide par exemple). On a donc :
Z
−→ −−→ −→ −−→
AM ∧ ΩS/R ∧ AM · d m = I(A, S) · ΩS/R
M ∈S
À retenir
−−−→ −−→ −→ −−−→
σA,S/R = I(A, S) · ΩS/R + m · AG ∧ VA∈S/R
• −−−→
σA,S/R : moment cinétique en A de S par rapport à R en kg.m2 /s
• I(A, S) : matrice d’inertie en A du solide S en kg.m2
−−→
• ΩS/R : vitesse de rotation du solide S par rapport à R en rad/s
−−−→
• VA∈S/R : vitesse du point A appartenant à S par rapport à R en m/s
4.3 Récapitulatif
On a donc montré que, pour un solide S de centre d’inertie G dans un référentiel R, le torseur cinétique s’écrit, en un
point A quelconque :
À retenir
¨ −−→ −−−−→
pS/R = m · VG∈S/R
{CS/R } = −−−→ −−→ −→ −−−→
σ = I(A, S) · Ω + m · AG ∧ V
A,S/R S/R A∈S/R
A
−−−→ −
→ −→
σB,S/R = −−−→
σA,S/R + BA ∧ −
pS/R
On a donc été capable de simplifier l’écriture du torseur cinétique. Cette simplification a cependant fait intervenir la
matrice d’inertie dont l’expression reste encore, pour le moment, inconnue. On sait simplement que cette matrice est
la représentation d’une application linéaire intervenant dans le calcul du moment cinétique. Il est donc nécessaire de
la définir plus en détail.
M
y0
A
Solide S
x
O
z
z0 x0
11
x ωx
−→ −−→ R −→
On considère dans le repère lié au solide S : AM = y et ΩS/R = ω y , il faut donc calculer M ∈S AM ∧
z ωz
−−→ −→
ΩS/R ∧ AM · d m. On pourra ensuite identifier I(A, S) sachant que :
Z
−−→ −→ −−→ −→
I(A, S) · ΩS/R = AM ∧ ΩS/R ∧ AM · d m
M ∈S
ωx
x ω y · z − ωz · y
−−→ −→
ΩS/R ∧ AM = ω y ∧ y = ωz · x − ω x · z
ωz z ωx · y − ω y · x
On a ensuite :
x ω y · z − ω z · y ω x · y 2
− ω y · x · y − ω z · x · z + ω x · z 2
−→ −−→ −→
AM ∧ ΩS/R ∧ AM = y ∧ ωz · x − ω x · z = ω y · z 2 − ωz · y · z − ω x · x · y + ω y · x 2
z ωx · y − ω y · x ωz · x 2 − ω x · x · z − ω y · z · y + ωz · y 2
y 2 + z 2 −x · y −x · z ωx
= −x · y x + z 2 2
− y · z · ω y
−x · z − y · z x2 + y2 ωz
Z y 2 + z2 −x · y −x · z
−−→ −−→
I(A, S) · ΩS/R = −x · y x 2 + z2 − y · z · ΩS/R · d m
M ∈S
−x · z −y · z x2 + y2
Z Z Z
2 2
(y + z ) · dm −x · y · d m −x · z · d m
M ∈S
Z Z M ∈S Z M ∈S
2 2
I(A, S) =
−x · y · d m (x + z ) · d m −y · z · dm
ZM ∈S M ∈S
Z Z M ∈S
−x · z · d m −y · z · dm (x 2 + y 2 ) · d m
M ∈S M ∈S M ∈S (−
→ y ,−
x ,−
→ →
z)
On considère ici un point matériel M , de masse m et un axe quelconque ∆. Le point M est situé à une distance r de
l’axe ∆.
12
y Δ
M
r
O
z x
I∆ (M ) = m · r 2
Une première interprétation physique est possible. Lorsqu’un point matériel est en mouvement rectiligne, on comprend
bien que plus sa masse est importante plus il sera difficile de l’accélérer ou de le freiner. Lorsque ce point matériel est
maintenant en rotation autour d’un axe, si on souhaite l’accélérer ou le freiner, on comprend également que d’une part
sa masse intervient mais également l’écartement entre l’axe de rotation et la position de la masse. C’est donc bien la
rotation éventuelle des solides qui impose d’introduire ce concept de moment d’inertie.
Dans le cas général, le solide en mouvement peut tourner autour des trois axes de l’espace. C’est cela qui nécessite
d’introduire la notion de matrice d’inertie. Considérons maintenant que le point M , de masse élémentaire d m, soit de
−→
coordonnées (x, y, z) dans le repère (A, −
→ y ,−
x ,−
→ →
z ), cela signifie donc que AM = x · −
→ y +z·−
x + y ·−
→ →
z.
M
y0
A
Solide S
x
O
z
z0 x0
On peut donc définir les différents moments d’inertie en calculant la distance de la masse à l’axe considéré :
Il sera aussi nécessaire d’introduire les produits d’inertie (dont le sens physique est plus difficile à saisir) :
y ) et (O, −
• Produit d’inertie de la masse M par rapport aux axes (A, −
→ →
z ) : dD = dm · y · z
−
→ −
→
• Produit d’inertie de la masse M par rapport aux axes (A, x ) et (O, z ) : d E = d m · x · z
• Produit d’inertie de la masse M par rapport aux axes (A, −
→
x ) et (O, −
→
y ) : dF = dm · x · y
−d E −d D d C −→−→− → (x,y,z)
13
4.5.3 Matrice d’inertie d’un solide
M
y0
A
Solide S
x
O
z
z0 x0
Pour obtenir les éléments de la matrice d’inertie en A pour le solide S, il suffit de passer à la limite en considérant que
le solide est composé d’une infinité de points M , de masse élémentaire d m. On a donc :
A −F −E
I(A, S) = −F B −D
−E −D C −
→−→− → (x,y,z)
Avec :
Z Z
2
(x z + y 2 ) · d m
R
A= z
(y + z ) · dm B = M ∈S
(x + z ) · d m C =
z 2
(1)
M ∈S M ∈S
Z Z
R
D= y · z · dm E= M ∈S
x · z · dm F= x · y · dm (2)
M ∈S M ∈S
(3)
4.6 Récapitulatif
La matrice d’inertie permet de prendre en compte le caractère inertiel des solides lorsque ces derniers sont en rotation.
La masse et la répartition de celle-ci ont une influence sur l’inertie en rotation. Il s’agit bien d’une matrice puisqu’il
peut y avoir trois rotations dans l’espace. Par exemple, il est plus simple de faire un tour sur soi-même qu’un salto. Cela
s’explique simplement par le fait qu’à masse égale, votre masse est plutôt répartie sur une ligne verticale (voir figure
ci-dessous).
y y
O O
14
À retenir
.....................................................................................................
.....................................................................................................
.....................................................................................................
Cette matrice représente la masse du solide mais aussi la répartition de la masse (c’est un calcul intégral). Cette
matrice sera donc une donnée du problème. Elle est quasi-toujours donnée dans une base (− →x ,−
→y ,−
→
z ) qui est
associée au solide considéré. Elle sera souvent exprimée de la manière suivante :
A −F −E
I(A, S) = −F B −D
−E −D C
(−
→ y ,−
x ,−
→ →
z)
Avec :
L’unité des moments d’inertie, des produits d’inertie (et donc de la matrice d’inertie) est le kg · m2.
La notion de "moment" d’inertie n’a rien à voir avec la notion de "moment" dans un torseur.
15
5 Quelques notions autour de la matrice d’inertie
f1(x) = y1 = x
f2(x) = y2 = x²
-x0 x
x0
On considère ici le châssis de la voiture. On cherche à simplifier la matrice d’inertie (sans calculer tous les termes).
Réel
Vue en 3D
Modélisation
x
z
On sait que :
R R R
M ∈Ch
( y 2
+ z 2
) · d m −x · y · d m −x · z · d m
R M ∈Ch 2 R M ∈Ch
I(O, Ch) = M ∈Ch −x · y · d m
R
(x + z 2
) · d m −y · z · dm
R R ∈Ch
M R M ∈Ch 2
M ∈Ch
−x · z · d m M ∈Ch
−y · z · dm M ∈Ch
(x + y 2 ) · d m −→ −→ −→
(x,y,z)
16
5.1.3 Symétrie par rapport à un axe de révolution
On considère ici une des roues de la voiture. On cherche toujours à simplifier la matrice d’inertie (sans calculer tous
les termes).
Réel Modèle y
z Oar x
On sait que :
R R R
M ∈R ar
( y 2 + z2) · d m M ∈R ar
−x · y · d m −x · z · d m
R R R M ∈R ar
I(Oar , R ar ) = −x · y · d m (x 2 + z 2 ) · d m −y · z · dm
RM ∈R ar R ∈R ar
M R M ∈R ar
−x · z · d m −y · z · dm (x 2 + y 2 ) · d m
M ∈R ar M ∈R ar M ∈R ar (−
→ y ,−
x ,−
→ →
z)
17
5.2 Matrice d’un point matériel
Ce théorème permet de changer le point d’écriture de la matrice. Plus exactement, il permet de passer du centre
d’inertie G d’un solide S à un autre point A quelconque.
18
La plupart du temps, compte-tenu des symétries, on vous
donnera la matrice au centre d’inertie :
S
y A −F −E
I(G, S) = −F B −D
A
−E −D C
G (−
→ y ,−
x ,−
→ →
z)
z x À retenir
Avec :
−→
GA = (x A − x G ) · −
→ y + (zA − zG ) · −
x + ( yA − y G ) · −
→ →
z = x GA · −
→ y + zGA · −
x + yGA · −
→ →
z
Où x A, yA, ... sont les coordonnées des points A et G dans le repère (O, −
→ y ,−
x ,−
→ →
z ) et x GA, yGA et zGA sont les coordonnées
−→ −
→ −
→ −
→
du vecteur GA dans la base ( x , y , z ).
On a ensuite :
À retenir
m · ( yGA
2
+ zGA
2
) −m · x GA · yGA −m · x GA · zGA
I(G → A, S) = −m · x GA · yGA m · (x GA
2
+ zGA
2
) −m · yGA · zGA
Attention !
Cette relation n’est valable que si G est le centre d’inertie de la pièce.
Remarque -
19
5.5 Application : calcul de la matrice d’inertie de l’ensemble {châssis, moteur}
On donne, en kg · m2 :
0 0 1247 −→ −→ −→
(x,y,z)
0 0 210 −→ −→ −→
(x,y,z)
On donne également, en mètres, les coordonnées des points GCh et G M ot , dans le repère (O, −
→ y ,−
x ,−
→ →
z):
1.5 0
−−−−→ −−−→
OG M ot ≈ 0.75 et OGCh ≈ 0.85
0 0
(−
→ y ,−
x ,−
→ →
z) (−
→ y ,−
x ,−
→ →
z)
Le châssis a une masse mCh ≈ 815 kg et le moteur a une masse m M ot ≈ 510 kg.
Châssis : Ch
y
Gch
Moteur : Mot
O Gmot
x
z
20
6 Exemples
Sol : 0 0 0 CCh −→ −→ −→
(x,y,z)
21
6.2 Roue de la voiture
Trajectoire du
point B Є Rar
v.x
Oar(t0)
22
Méthode de calcul pour déterminer le moment dynamique en A de la roue par rapport au sol
23
Méthode 2 : Calcul du moment dynamique en A de la roue par rapport au sol ?
24
Attention !
−−→
Il y a 2 cas où il faut faire très attention au calcul de VA/0 :
O0 D
25
7 Première application
Gmot
Oar : Centre de gravité de la roue arrière
Gch : Centre de gravité du châssis r
Oar Oav
Mv : Masse de la voiture
Mmot : Masse du moteur
Mav : Masse de la roue avant
y
Mar : Masse de la roue arrière
Roue arrière : Rar
A B Roue avant : Rav Mch : Masse du châssis
α
O
Modélisation simplifiée yv z x
GΣ
0
z
h
xv
L/2 L/2
Hypothèses :
• La voiture complète, notée Σ, est composée de son châssis, de ses roues et de son moteur. Elle est, dans le pire des cas, en haut
du looping. La structure fixe du looping est notée 0.
• La voiture complète a une masse M = 1360 kg. On suppose que le centre de gravité de l’ensemble est GΣ . L’inertie et la masse
des roues sont négligées. La matrice d’inertie de l’ensemble V = {châssis, moteur} est la suivante :
Av 0 0
I(GΣ , V ) = 0 B v 0
0 0 Cv →− →
(−
x→ −
v , yv , z )
• On considère que l’ensemble V se déplace à une vitesse constante v dans le looping et que son torseur cinématique est le
suivant : ¨ −−→
ΩV /0 = α̇−→
z v
{VV /0 } = −−−−→ avec α̇ =
GΣ
VGΣ ∈V /0 = v −
→
xv r
−
→ −−→ −−→
• AB = L −
→
x v ; AGΣ = 2L −
→
x v + h−
→
y v ; GΣ B = 2L −
→
x v − h−
→
yv
• On considère des contacts ponctuels unilatéraux au niveau des contacts roue/sol. Compte-tenu du rayon important du looping,
on considère que ces liaisons ponctuelles sont de normale −
→
y . On aura donc : v
( −
→ ( −
→
A −
A R A = Y0Σ .→
yv B R B = Y0ΣB −
.→
yv
{0 −→ Σ} = −
→
0−→Σ
−
→ {0 −→ Σ} = −
→
0−→Σ
−→
M A = 0 M B = 0
A A,0−→Σ B B,0−→Σ
Question 1 : Donner les conditions à respecter pour respecter les contraintes d’unilatéralité.
−
→
La voiture reste en contact avec le sol si : R A · −
→
y v > 0 et donc Y0Σ
A
> 0.
0−→Σ
Question 2 : Donner la/les stratégies d’isolement afin de déterminer la vitesse V afin de respecter les contraintes
d’unilatéralité.
26
B
• 0 −→ Σ
• poids → Σ
A
Pour déterminer Y0Σ , j’écris le théorème des moments en B et en projection sur −
→
z.
−
→ −
→ −
→
M A ·−
→
z +M B ·−
→
z + M B,poids→Σ · −
→
z = ......................
B,0−→Σ B,0−→Σ
27
28