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Le document traite des infrastructures aéroportuaires, en se concentrant sur les aérodromes et leurs caractéristiques, y compris la classification, les aires de mouvement et de trafic. Il décrit également les éléments constitutifs d'un aéroport et les différentes catégories d'aérodromes selon leur utilisation. Enfin, il aborde les équipements nécessaires pour assurer la sécurité et l'efficacité des opérations aériennes.

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Le document traite des infrastructures aéroportuaires, en se concentrant sur les aérodromes et leurs caractéristiques, y compris la classification, les aires de mouvement et de trafic. Il décrit également les éléments constitutifs d'un aéroport et les différentes catégories d'aérodromes selon leur utilisation. Enfin, il aborde les équipements nécessaires pour assurer la sécurité et l'efficacité des opérations aériennes.

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AGENCE POUR LA SECURITE DE LA NAVIGATION AERIENE EN AFRIQUE ET A

MADAGASCAR

ECOLE REGIONALE DE SECURITE INCENDIE

INFRASTRUCTURE BALISAGE
Formation initiale des pompiers d’aérodromes

Par Juliette EYOUM

EDITION 2025
Table des matières
CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR L’AERODROME .................................................................. 3
1.1 Généralités .................................................................................................................................. 3
1.2 Aéroport ....................................................................................................................................... 3
1.2.1 Classement des aérodromes suivant leur utilisation aéronautique ...................................... 3
1.2.2 Eléments constitutifs d’un aéroport ...................................................................................... 4
CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES DES AERODROMES ...................................................... 5
2.1 Classification des aérodromes (classification française) : ................................................... 5
2.2 Aire de mouvement.................................................................................................................... 6
2.3 L’aire de trafic ............................................................................................................................. 8
d) Configurations d’aires de trafic d’aérogare............................................................................. 9
e) Les dimensions des aires de trafic ......................................................................................... 10
f) Les équipements des aires de trafic : .................................................................................... 11
2.4 Les installations ........................................................................................................................ 12
2.4.1 Les zones d’exploitation ....................................................................................................... 13
2.4.2 Les zones d’activités industrielles ........................................................................................ 14
2.4.3 Les zones à usage particulier ................................................................................................ 14
2.4 4 Les zones de distribution ...................................................................................................... 14
2.5 Les équipements Divers ......................................................................................................... 14
2.6. Caractéristiques des pistes ................................................................................................... 14
CHAPITRE 3 : EQUIPEMENT DES AERODROMES .................................................................. 18
3.1 Généralités ................................................................................................................................ 18
3.2 Les aides visuelles ................................................................................................................... 18
3.2.1 Balisage................................................................................................................................. 18
3.2.2 Signalisation.......................................................................................................................... 26
3.3. Les aides non visuelles .......................................................................................................... 30
BIBLIOGRAPHIE : .............................................................................................................................. 31

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CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR L’AERODROME

L’infrastructure du transport aérien, prise dans son ensemble, regroupe tout


ce qui est nécessaire pour assumer la fonction transport aérien c’est à dire :

• les aérodromes,
• les installations de navigation aérienne et de météorologie,
• les installations des aérodromes.

De façon plus courante, on entend par infrastructures aéroportuaires, tout ce qui


touche aux aérodromes, à leurs installations techniques et à leurs installations
commerciales.

1.1 Généralités

L’Annexe 14 à la Convention relative à l’aviation civile internationale intitulée


« Aérodromes » donne les définitions suivantes :

L’aérodrome : ‘‘une surface définie sur terre ou sur l’eau (comprenant,


éventuellement, bâtiments, installations et matériels), destinée à être utilisée, en
totalité ou en partie, pour l’arrivée, le départ et les évolutions des aéronefs à la
surface ’’.

L’aéroport élargit cette définition : c’est un aérodrome spécialement équipé


pour le transport aérien commercial, donc possédant les installations nécessaires
au traitement des passagers et du fret, etc.

1.2 Aéroport

Un aéroport peut être décomposé en deux parties :

Côté piste ou « airside » : c’est la partie qui comprend tout l’infrastructure du


transport aérien (zone réservée)

Côté ville ou « landside » : c’est la partie qui comprend les boutiques, les hôtels,
les restaurants, les centres d’affaires. Cette partie contribue à l’économie de la
région.

1.2.1 Classement des aérodromes suivant leur utilisation aéronautique

Les différents types d’aérodromes sont :

• Les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique : ce sont des


aérodromes dont tous les aéronefs présentant des caractéristiques techniques
appropriés sont autorisés à faire usage
• Les aérodromes réservés à usage restreint : Ce sont des aérodromes destinés
à des activités telle que

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✓ fonctionnement des écoles de pilotage,
✓ essais d’appareils prototype non muni de certificat de navigabilité,
✓ travail aérien (épandage)
✓ vol tourisme
• Aérodrome à usage privé : C’est un aérodrome créé par une personne physique
ou morale de droit privé, pour un usage personnel ou celui de ses employés et
invités.

1.2.2 Eléments constitutifs d’un aéroport

L’aéroport couvre généralement plusieurs hectares (grand domaine).

C’est un ensemble domanial que l’on désigne parfois par « emprise aéroportuaire
». L’emprise aéroportuaire peut être clôturée totalement ou en partie.

Le patrimoine d’un aéroport est constitué de :

• l’aire de mouvement,
• les installations techniques et commerciales,
• les équipements divers,
• les dégagements et servitudes.

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CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES DES AERODROMES

Les aérodromes destinés à la circulation aérienne publique font l’objet d’une


classification établi en tenant compte de l’importance du trafic qu’ils assurent.

2.1 Classification des aérodromes (classification française) :

En France, comme dans d’autres Etats, il a paru préférable d’adopter une


classification fonctionnelle reposant sur les caractéristiques des activités aériennes
auxquelles l’aérodrome est destiné.

Ainsi, d’après le code de l’aviation civile française, « les aérodromes destinés à la


circulation aérienne publique font l’objet d’une classification établie en tenant
compte des caractères et de l’importance du trafic qu’ils doivent assurer ». Cette
classification peut être étendue aux aérodromes non destinés à la CAP, lorsque les
conditions d’utilisation de ces aérodromes le justifient. Les caractères du trafic
aérien dont il est tenu compte pour la classification des aérodromes sont
essentiellement :

• la nature du trafic assuré par l’aérodrome ;


• la longueur d’étape au départ de l’aérodrome ;
• la nécessité éventuelle d’assurer normalement le service en toutes circonstances.

Ainsi, le Code de l’aviation civile français répartit les aérodromes civils terrestres
ouverts à la circulation aérienne publique en cinq (5) catégories :

Catégorie A : aérodromes destinés aux services à grande distance


assurés normalement en toutes circonstances.

Catégorie B : aérodromes destinés aux services à moyenne distance


assurés normalement en toutes circonstances et, à certains services à grandes
distances assurés dans les mêmes conditions mais qui ne comportent pas
d’étapes longues au départ de ces aérodromes.

Catégorie C : aérodromes destinés aux services à courte distance et à


certains services à moyenne et même à longue distance qui ne comportent que
des étapes courtes au départ de ces aérodromes. Les aérodromes ouverts au
grand tourisme appartiennent à cette catégorie.

Catégorie D : aérodromes destinés à la formation aéronautique, aux


sports aériens et au tourisme et à certains services à courte distance.

Catégorie E : aérodromes destinés aux giravions et aux aéronefs à


décollage vertical et oblique.

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La longueur d’une étape est fondée sur la notion de distance entre le point de
départ et le point de la première escale. A cet effet et d’après le Code de l’aviation
civile français, une étape est dite :

- longue lorsque la distance entre le point de départ et le point d’arrivée dépasse


3000Km ;

- moyenne lorsque cette distance est au moins égale à 1000Km, mais inférieure à
3000Km ;

- courte lorsque cette distance est inférieure à 1000Km

2.2 Aire de mouvement

L’aire de mouvement est la partie de l’aérodrome utilisée par les aéronefs


pendant les opérations d’atterrissage, de décollage et leurs évolutions au sol. L’aire
de mouvement comprend :

• l’aire de manœuvre

⇒ La piste (aire d’atterrissage)

⇒ Les voies de circulation (taxiways).

• l’aire de stationnement/ aire de trafic.

► L’aire de manœuvre C’est la partie d’un aérodrome destinée à être utilisée pour
les décollages, les atterrissages et la circulation des aéronefs à la surface, à
l’exclusion des aires de trafic.

Elle comprend :

• l’aire d’atterrissage qui est destinée à l’atterrissage et au décollage des aéronefs,


• les voies de circulation aménagées pour la circulation au sol des avions et
destinées à assurer la liaison entre deux parties de l’aérodrome.

Le point d’attente ou point d’arrêt est la limite qu’un aéronef en instance de


décollage ne doit franchir que moyennant certaines précautions ou autorisations.

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On appelle aire d'attente, une aire aménagée à proximité d'un point d'arrêt
précédant une entrée de piste de manière à permettre à des aéronefs de
s’immobiliser sans interdire la circulation d’autres aéronefs.

L’axe de voie de circulation, c'est la ligne qui est en tous points équidistante
des bords de la voie théorique prise avec sa largeur standard.

La bande de voie de circulation : c’est une aire dépourvue de tout obstacle


susceptible d'endommager un aéronef se déplaçant sur ladite voie de circulation.

On désigne par abords de voie de circulation, une partie de la bande de


voie de circulation jouxtant la voie de circulation et aménagée de façon à limiter,
pour l’aéronef les conséquences d’une sortie accidentelle. Dans certains cas, les
abords peuvent devoir être traités de façon à éviter les projections ou ingestions de
corps étrangers par les propulseurs de certains types d'aéronefs empruntant la voie
de circulation.

► L’aire de stationnement : C’est une aire définie sur un aérodrome terrestre,


destinée aux aéronefs pendant l’embarquement ou le débarquement des
passagers, le chargement ou le déchargement de la poste du fret, l’avitaillement ou
la reprise du carburant, le stationnement ou l’entretien.

L’aire de stationnement comprend :

• l’aire de trafic pour les opérations d’escale (embarquement et débarquement des


passagers, chargement et déchargement du fret, ravitaillement en carburant).
• L’aire de garage pour le stationnement des aéronefs en dehors des opérations
d’escale.
• L’aire d’entretien pour les opérations de réparations et d’entretien qui ne peuvent
être effectuées sur les autres aires.

L’aire d’atterrissage est la partie de l’aire de manœuvre destinée au parcours


d’atterrissage et de décollage des aéronefs. Elle est constituée par la ou les pistes
et leurs prolongements éventuels (prolongement d’arrêt, prolongement dégagé, …)

La piste s’entend d’une aire rectangulaire aménagée afin de servir sur sa


longueur au roulement des aéronefs au décollage et à l’atterrissage

On appelle abords de piste la partie du terrain jouxtant les côtés d'une piste
revêtue (bords et extrémités de piste) et ses prolongements d’arrêt éventuels, qui
est aménagée de façon à limiter pour l’avion, les conséquences d’une sortie de
piste.

Les abords de piste peuvent être partiellement traités en accotements c'est-


à-dire une bande de terrain bordant une chaussée et traitée de façon à offrir une
surface de raccordement entre cette chaussée et le terrain environnant.

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2.3 L’aire de trafic

Une aire de trafic est une aire définie sur un aérodrome terrestre, destinée
aux aéronefs pendant l'embarquement ou le débarquement des passagers, le
chargement ou le déchargement de la poste ou du fret, l'avitaillement ou la reprise
de carburant, le stationnement ou l’entretien.

a) Types d’aires de trafic On distingue :

L’aire de trafic d’aérogare, désignée pour les manœuvres et le stationnement


des avions, adjacentes à l’aérogare des passagers ou facilement accessible
depuis celle-ci. Les points où les avions stationnent sur l’aire de trafic de
l’aérogare sont appelés des postes de stationnement ;
L’aire de trafic de fret, adjacente à l’aérogare de fret, est parfois prévue pour
les avions qui ne transportent que du fret et de la poste ;
L’aire de stationnement, distincte où les avions peuvent demeurer stationnés
longtemps ;
L’aire d’entretien, aire découverte adjacente à un hangar de réparations, sur
laquelle les opérations d’entretien des avions peuvent être effectuées
L’aire de hangar, aire sur laquelle les avions se déplacent pour entrer et sortir
d’un hangar de garage ;
L’aire pour l’aviation générale, utilisée pour les vols d’affaires ou les vols
privés ;

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L’aire de trafic pour avions de passage, proche habituellement de l’aire de
l’exploitant de base aérienne, utilisée par les avions de l’aviation générale de
passage.
b) Les dispositions de base des aires de trafic d’aérogare
Le type de disposition d’aire de stationnement d’aérogare qui convient le
mieux à un aérodrome donné dépend de nombreux critères étroitement liés
entre eux. Bien entendu, la conception de l’aire de trafic d’aérogare doit être
entièrement compatible avec la conception d’aérogare choisie, et vice-versa.

c) Embarquement des passagers

Dans la planification de la disposition de l’aire de trafic, il faut tenir compte de


la méthode utilisée pour l’embarquement des passagers. Certaines méthodes ne
peuvent être utilisées qu’avec une ou deux des dispositions de base de
stationnement des avions.

Un des grands changements que l’utilisation généralisée des gros avions à réaction
a apporté dans la conception des aérogares est l’embarquement des passagers au
niveau de la porte des avions. Les passagers peuvent embarquer directement dans
l’avion grâce :

- aux passerelles d’embarquement :

• Passerelles stationnaires,
• Passerelles télescopiques mobiles ; - ou à d’autres méthodes de base :
• Passerelle amovible,
• Véhicules transbordeurs,
• Avions à passerelle intégrée.

d) Configurations d’aires de trafic d’aérogare

• Système linéaire : c’est le système habituellement utilisé aux petits


aérodromes. Avec ce système, les distances de marche sont réduites ;
• Système de jetées : son utilisation peut considérablement augmenter la
surface d’aire de trafic disponible pour desservir une aérogare centrale
donnée. Il est généralement recommandé que les distances de marche
depuis le comptoir de délivrance des billets jusqu’à l’avion ne dépassent pas
300m ;
• Système de satellites : système imaginé pour libérer l’aire de trafic des
obstacles et permettre un stationnement plus concentré des avions. Efficace
lorsqu’un fort pourcentage de passagers en correspondance embarquent sur
un autre avion à partir du même hall satellite ;

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• Système d’aire de trafic dégagée : c’est un système dans lequel les avions
sont stationnés à une certaine distance de l’aérogare, en plusieurs rangées ;
l’accès aux avions se fait au moyen d’un véhicule transbordeur.

e) Les dimensions des aires de trafic

La superficie nécessaire pour une disposition donnée d’aire de trafic dépend


des facteurs ci - après :
• les dimensions et les caractéristiques de manœuvre des avions utilisant l’aire
de trafic,
• le volume du trafic aérien utilisant l’aire de trafic,
• les distances de séparation requises,
• le type d’accès aux postes de stationnement et de sortie,
• la disposition de base de l’aérogare ou les autres utilisations de l’aéroport,
• les opérations requises sur les avions au sol, et - les voies de circulation et
routes de service.

Dimensions des avions :

Avant d’entreprendre la conception détaillée d’une aire de trafic, il faut connaître les
dimensions et les caractéristiques de manœuvre des divers types d’avions appelés
à l’utiliser.

Volume de trafic :

Le nombre et la dimension des postes de stationnement nécessaires sur une aire


de trafic donnée peuvent être déterminés d’après les prévisions de mouvements
aériens à un aérodrome donné.

Dégagements sur les aires de trafic :

Un poste de stationnement devrait assurer les dégagements minimaux entre un


avion stationné à ce poste et toute construction voisine, tout avion stationné à un
autre poste et tout autre objet fixe.

Types d’entrée et de sortie de poste de stationnement :

Les avions utilisent plusieurs méthodes pour entrer et sortir d’un poste de
stationnement : ils peuvent entrer et sortir par leurs propres moyens, ils peuvent
être remorqués à l’entrée et à la sortie, ou ils peuvent entrer par leurs propres
moyens et être remorqués à la sortie.

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Toutefois, lorsque l’on examine les dimensions d’aire de trafic nécessaires, les
diverses méthodes peuvent être classées par la catégorie des « manœuvres
autonomes » ou de « l’assistance par tracteur » :

- manœuvre autonome : méthode par laquelle un avion entre et sort du poste par
ses propres moyens,

- assistance par tracteur : méthode d’entrée et de sortie exigeant l’utilisation d’un


tracteur et d’une barre de remorquage. C’est une méthode qui permet des postes
de stationnement beaucoup plus rapprochés, ce qui réduit la superficie d’aire de
trafic et d’aérogare nécessaire pour stationner un nombre élevé d’avions.

Services au sol :

Les opérations d’entretien des avions de passagers qui s’effectuent lorsqu’un avion
est arrêté à un poste de stationnement comprennent : le service d’hygiène, le
service de restauration, le déchargement et le chargement des bagages, le
ravitaillement en eau potable, le ravitaillement en carburant, le conditionnement
d’air, l’approvisionnement en oxygène, le remorquage l’alimentation électrique et
l’air comprimé pour le démarrage des moteurs.

f) Les équipements des aires de trafic :

On y trouve :

Les barrières anti-souffle :


installées pour servir d’écran et
par suite, protéger la route de
service, l’aérogare, le personnel
et le matériel de piste. Leur
installation vise à détourner les
courants d’air rapides, la
chaleur, les gaz et les bruits
associés à la mise en route des
réacteurs ;

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• L’éclairage des aires de trafic est assuré par des projecteurs sur pylône.
Son intérêt est surtout de permettre aux pilotes de voir le système de guidage
sur le sol, de repérer les obstacles et de faciliter les opérations d’escale de
nuit ;
• L’oléoréseau ou « hydrant system » est un système de canalisations
enterrées dans lesquelles le carburant est envoyé sous pression par une
station de pompage. Ces canalisations aboutissent à des oléoprises
disposées à proximité de la position occupée par des bouches d'avitaillement
de l'avion lorsqu'il est à l'arrêt sur son poste. Des véhicules oléoserveurs
équipés de pompes, viennent aspirer le carburant sur les oléoprises pour les
refouler dans les réservoirs des avions ;
• Les prises diverses : toutes les aires sur lesquelles sont effectuées des
opérations d'avitaillement doivent être équipées de prises pour la mise à terre
des avions. On y trouve également des prises pour téléphone, air conditionné
et courant électrique.

N.B. : En dehors de l’aire de trafic, Il existe d’autres aires destinées à :

- L’alerte à la bombe : c’est une zone dégagée, facilement accessible, peu


ou pas gênante pour les autres trafics qui pourra être recommandée. Cette aire
dégagée doit être strictement au-delà de 90m de tout immeuble ;

- La manutention des marchandises dangereuses : c’est un poste destiné


au chargement ou au déchargement des marchandises dangereuses
exceptionnellement autorisées dans le transport aérien.

- Le stationnement pour l’aviation légère : Il s’agit du stationnement des


avions légers n’effectuant pas du trafic commercial et appartenant aux aéro-clubs,
écoles, sociétés de tourisme et de travail aérien. Ces avions sont généralement
garés : - dans des hangars communs, - dans des hangars individuels, - dehors, à
l’air libre : dans ce cas, il est recommandé de prévoir des plots d’amarrage dont la
résistance à la traction sera liée à la résistance structurelle de l’avion et à la vitesse
du vent.

2.4 Les installations

En dehors de l’aire de mouvement, les ouvrages sont généralement


regroupés en zones spécifiques, dites zones d’installations.

En fonction des activités qui s’exercent dans les zones d’installations, on peut
distinguer les zones d’exploitation, les zones d’activités industrielles, les zones à
usage particulier et les zones de distribution.

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2.4.1 Les zones d’exploitation

Elles regroupent les ouvrages nécessaires au fonctionnement de


l’aérodrome. Elles comprennent la zone d’exploitation commerciale et la zone
d’exploitation technique.

a) La zone d’exploitation commerciale

Elle comprend :

- Les « parcs de stationnement et de circulation des véhicules » des passagers, des


employés, des loueurs de voitures, des taxis et autres transports en commun.

• L’aérogare passagers
• L’aérogare fret : Elle est généralement cloisonnée en magasins (sous douane
import, hors douane import, sous douane export, hors douane export).
• Les aérogares à usage particulier : On y trouve l'aérogare pour le traitement des
pèlerins, l'aérogare pour les vols charters, l'aérogare pour l'aviation générale, etc.

b) La zone d’exploitation technique

Elle regroupe les divers moyens nécessaires au contrôle et à la sécurité des


mouvements d’aéronefs, au fonctionnement et à l’entretien de l’aérodrome. On y
trouve : le bloc technique, la vigie, le SSLI, la centrale électrique, etc.

► Le bloc technique

Le bloc technique est le bâtiment qui abrite les organismes chargés de l’exploitation
technique de l’aérodrome

► Le service sauvetage et lutte contre l’incendie (SSLI)

Le positionnement du poste incendie d’aéroport doit répondre à certaines


exigences :

• les véhicules d’intervention doivent atteindre rapidement chaque extrémité de


piste
• les véhicules d’intervention doivent avoir un accès direct et dégagé à la zone des
pistes, sans virage et sur la plus courte distance possible.
• La salle de garde (vigie) doit permettre de voir la plus grande étendue possible
de l’aire de mouvement. Si par suite d’une indisponibilité dans les moyens
d’interventions SSLI mis en œuvre le niveau de protection correspondant à la
catégorie de l’aérodrome ne peut plus être assuré, les mesures suivantes sont
prises :
• si l’indisponibilité paraît devoir être de courte durée, et il est estimé y remédier
avant douze heures, il n’est envisager aucune mesure autre que celle consistant
à prendre toutes dispositions nécessaires en vue d’y remédier

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• si l’indisponibilité à de fortes possibilités de dépasser le délai de douze heures,
les exploitants aériens doivent être avisés, dès que possible par la publication
d’un NOTAM (Avis aux Usagers) et notification aux exploitants assurant des vols
programmés

2.4.2 Les zones d’activités industrielles

Les ouvrages nécessaires à l’entretien et aux réparations des aéronefs, tels que
les hangars ou les ateliers d’entretien, et d’autres ouvrages concourant à l’activité
de l’aéroport sont installés dans ces zones.

2.4.3 Les zones à usage particulier

Ce sont des zones comprenant les logements, les bureaux, les hôtels, etc…

2.4 4 Les zones de distribution

On distingue des zones de distribution d’eau, d’électricité, de téléphone, de


carburant, d’évacuation d’eau usagée, etc.

2.5 Les équipements Divers

Equipements et ouvrages peuvent être dispersés sur l’ensemble de l’emprise ou à


l’extérieur de celle-ci, notamment les aides visuelles (ligne d’approche), les aides
radioélectriques et les équipements météorologiques qui pourront se trouver sur
l’aire de mouvement, dans la zone des installations, ailleurs sur l’aérodrome ou
même en dehors de l’aérodrome proprement dit (balises par exemple).

2.6. Caractéristiques des pistes

Une extrémité de piste peut ne pas coïncider avec le seuil de piste, qui est le
début de la partie de la piste utilisable pour l’atterrissage ; on dit dans ce cas, qu'il
y a seuil décalé. La portion de piste comprise entre le seuil décalé et l'extrémité de
la piste est appelée tiroir.

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On appelle prolongement d’arrêt (PA) une aire rectangulaire coaxiale à la
piste, adjacente à l’une de ses extrémités d’une largeur au moins égale à celle de
la piste et aménagée de façon qu’un aéronef roulant au sol et venant à dépasser
occasionnellement l’extrémité de piste, soit à l’atterrissage soit en fin de manœuvre
d’accélération arrêt, puisse le faire sans subir de dommage et sans que ses
réacteurs n’absorbent des corps étrangers.

On appelle prolongement dégagé (PD) une aire rectangulaire débarrassée


d’obstacle pouvant présenter un danger pour un aéronef volant à faible hauteur en
fin de manœuvre de décollage.

Distances déclarées :

Pour informer les utilisateurs d'un aérodrome des conséquences résultant de


l'existence des seuils décalés, de prolongements d'arrêt et de prolongements
dégagés, quatre (04) distances appelées « distances déclarées » sont publiées
dans les publications d’informations aéronautiques pour chaque sens d'utilisation
de chacune des pistes de cet aérodrome. Il s'agit de :

- TORA (Take Off Run Available) : distance de roulement utilisable au


décollage
- TODA (Take Off Distance Available) : distance utilisable au décollage
- ASDA (Accelerate Stop Distance Available) : distance utilisable pour
l’accélérationarrêt
- LDA (Landing Distance Available) : distance utilisable d’atterrissage

Page 15 sur 31
La présence d ’un
obstacle
peut parfois conduire à
décaler provisoirement
le seuil.

Comme par exemple, la


présence d ’engins de
chantier en extrémité
de piste.

Page 16 sur 31
Nous avons alors les relations suivantes :

TODA = TORA + PD
ASDA = TORA + PA
LDA = TORA – Tiroir

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CHAPITRE 3 : EQUIPEMENT DES AERODROMES

3.1 Généralités

Les opérations d’atterrissage et de décollage sont facilitées par des aides


visuelles et non visuelles (radioélectriques).

On appelle balisage un ensemble de repères visuels artificiels servant à


guider les aéronefs dans leurs manœuvres.

On appelle signalisation un ensemble de signaux utilisés pour donner aux


pilotes des informations et des consignes destinées à assurer la sécurité des
aéronefs en vol ou au sol.

3.2 Les aides visuelles

Ces aides ne sont utilisables qu'au moment où la visibilité le permet (vol à vue lors
de l’approche finale, atterrissage, circulation au sol). Elles peuvent être utilisées
seules ou complétées par des aides radioélectriques. Les aides visuelles
comprennent :

• le balisage
• la signalisation

3.2.1 Balisage

Il ne faut pas confondre balisage et éclairage. En effet, les zones


opérationnelles d'un aérodrome ne sont pas illuminées (chose d'ailleurs irréalisable,
surtout dans l'espace aérien du secteur d'approche, étant donné ses dimensions).

Par balisage, il faut entendre l'ensemble des repères visuels, artificiels, fixes
qui sont mis en place pour aider les pilotes dans leurs manœuvres :

- au décollage,
- à l'atterrissage,
- en circulation au sol.

Le balisage peut être lumineux ou non lumineux. Il comprend :

- les marques au sol,


- les balises,
- les feux.

Les marques ne font pas saillies sur la surface qui les porte et sont visibles
en vol.

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Les balises font saillie au-dessus du sol, émergent de la végétation et sont visibles
pendant le roulement.

Les feux peuvent jouer le rôle de balises.

a) Le balisage non lumineux.

Il s'agit du balisage des pistes, voies de circulation et bandes aménagées, réalisé


soit par des marques, soit par des balises et marques suivant qu'il s'agit de parties
revêtues ou non revêtues.

La couleur des marques de balisage est :

- blanche sur toute la longueur de la piste


- jaune sur la voie de circulation
Marques d’identification de piste

C’est un nombre entier de deux


chiffres arrondi au dixième le plus
proche de l’orientation de la piste.

Elle est mesurée par rapport au


Nord magnétique dans le sens des
aiguilles une montre.

Dans le cas où le nombre obtenu


est inférieur à 10 ce nombre est
précédé d’un zéro.

L’orientation des pistes est indiquée à chaque extrémité par des marques
d’identification de piste qui donnent l’orientation ou l’azimut magnétique de la piste
dans le sens de l’atterrissage

Elles permettent aux pilotes d’identifier la piste en service.

Marques d’axe de piste : Série de traits blancs uniformément espacés

Page 19 sur 31
Marques de seuil de piste : Traits longitudinaux parallèles à l’axe de piste et
disposés symétriquement par rapport à cet axe.

Marques de distances constantes : Deux marques rectangulaires disposées


de part et d’autre de l’axe de piste indiquant les 300 derniers mètres de distance
de seuil de piste
Marques de zone de toucher des roues : Deux marques rectangulaires
précisant où l’aéronef doit prendre contact avec le sol.
Marques axiales de voie de circulation : Ligne ininterrompue raccordant l’axe
de piste au point de stationnement de l’aéronef sur l’aire de trafic.

Page 20 sur 31
Marques de point d’attente : Emplacement du point d’attente de la circulation
aérienne avant de pénétrer sur la piste.
Obstacles immobiles (balises) Il est recommandé de signaler par un damier
tout obstacle dont les surfaces sont d’apparences continue et dont la projection
sur le plan vertical mesure plus de 4.5m les couleurs employées sont le rouge
et le blanc

Il est recommandé de signaler par les bandes colorées tout obstacle dont les
surfaces sont d’apparence continue et dont la projection sur le plan vertical mesure
plus de 1,5 mètres. Les couleurs employées sont le rouge et le blanc.

Il est recommandé que tout obstacle dont la projection sur le plan vertical
mesure moins de 1,5m soit colorié uniformément de manière visible.

Obstacles mobiles :

Les véhicules de services seront balisés en une seule couleur uniformément jaune.
Les véhicules de secours sont rouges ou jaunes. Les autres véhicules sont balisés
à l’aide de fanions (Macarons

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Piste
neutralisée
(exemple: chantier en
cours ou imminent)

b) Le balisage lumineux

► Balisage lumineux de l’aire de mouvement

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Balisage électrique normal

Feux de bord de piste : Toutes les pistes utilisables de nuit sont pourvues de feux
de bord de piste de couleur blanche. Ces feux sont de basse intensité (BI) ou de
haute intensité (HI).

Feux de seuil de piste : ce sont des feux verts directionnels visible du coté du sens
à l’atterrissage au nombre de six (06) au moins et disposés perpendiculairement à
l’axe de piste à l’entrée de la piste.

Feux d’extrémités de piste : ce sont des feux directionnels visible du coté du sens
au décollage au nombre de six (06) au moins et disposés perpendiculairement à
l’axe de piste à l’extrémité de la piste. Feux de voie de circulation : ce sont des feux
bleus disposés sur les deux cotés de la voie de circulation et espacés de soixante
mètre (60m) au plus sur les lignes droites et un peu plus rapprochés sur les courbes.

Balisage de secours

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En cas de panne total du balisage électrique, les aéronefs se poseront sur la piste
balisé de lampes autonomes de secours. Deux modes de mise en œuvre de ce
balisage de secours sont définies et seront mise en œuvre selon le souhait du pilote.

Balisage de secours mode 1 :

Un seul côté de la piste est balisée par de lampes autonomes de secours à


raison de une lampes autonomes de secours à chaque balise électrique pour les
mille premiers mètres et une toutes les deux balises pour le reste de la piste. Les
deux seuils balisés par six lampes autonomes de secours chacun. Le véhicule de
piste sera positionné en fin de piste sauf pour les opérations de décollage. La durée
estimée de mise en œuvre est de vingt-cinq (25) minutes.

Balisage de secours mode N°2 :

Les deux côtés de la piste sont balisés en même temps à raison de une
lampes autonomes de secours à chaque balise électrique pour les mille premiers
mètres de la piste et une lampes autonomes de secours toutes les deux balises
jusqu’à la fin de la piste. Les deux seuils balisés par six lampes autonomes de
secours chacun. Le véhicule de piste sera positionné en fin de piste sauf pour les
opérations de décollage. La durée estimée de mise en œuvre est de trente (30)
minutes. Les autres lampes autonomes de secours seront placées sur la voie de
circulation en service.

► Balisage lumineux d’approche Le dispositif lumineux d’approche est constitué


par une ligne de feux situés dans le prolongement de l’axe de piste. On l’appelle
ligne ou rampe d’approche. Des barres transversales divisent cette ligne en partie
égales et qui situe le pilote sur la distance à parcourir. On distingue le balisage haute
intensité (HI) et le balisage basse intensité (BI).

Le balisage haute intensité : il est mis en service de jour par mauvaise


visibilité ou de nuit dans tous les cas à la demande du pilote. Il est constitué par une
ligne axiale de 1050 mètres de longueur et de trois barres transversales distantes
de 300 mètres, 600 mètres et 900 mètres.

Le balisage basse intensité : il est mis en service de jour en mauvaise visibilité


ou de nuit par bonne visibilité. Il est constitué par

• une ou deux barres omnidirectionnels de feux blancs perpendiculaires à l’axe de


piste situés de part et d’autre de celles-ci à 300 mètres en amont du seuil

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• une barre de pré signalisation du seuil composée de feux rouges, visibles du coté
de l’approche et situé à 60 mètres du seuil
• une ligne de feux omnidirectionnels située dans le prolongement de l’axe de piste
sur une longueur au moins égale à 450 mètres.

► Le PAPI (Precision Approach Path Indicator)

Le PAPI est un indicateur visuel de pente d’approche constitué par une barre
de quatre feux placés à gauche de la piste du côté des directions d’atterrissage
(sens de l’approche).

Les feux peuvent être rouges ou blancs, le nombre de feux allumés dans une
couleur donne l’indication de la pente d’approche.

• Quand l’aéronef est au-dessus de la pente, le pilote voit tous les feux blancs
• Quand l’aéronef est sur la pente correcte, le pilote voit deux feux blancs et deux
feux rouges
• Quand l’aéronef est en dessous de la pente, le pilote voit tous les feux en rouges.

► Balisage lumineux des obstacles Pour les bâtiments, les obstacles étendus ou
groupe d’obstacles, très rapprochés, les feux seront disposés sur les points ou sur
les arêtes de l’obstacle de côté maximum à des intervalles n’excédant pas 45
mètres.

Obstacles mobiles : Les véhicules autorisés à circuler de manière permanente sur


l’aire de mouvement devront être dotés de feux rotatifs (gyrophare).

Lien balisage lumineux

Matériel pour balisage lumineux

3.2.2 Signalisation

La signalisation est un ensemble de signaux lumineux ou non utilisés pour


donner aux pilotes des informations et des consignes destinées à assurer la sécurité
des aéronefs en vol et au sol.

Ces signaux sont soit installés sur une aire à signaux ou à tout autre endroit
approprié de l'aérodrome.

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But : Les panneaux de signalisation doivent permettre de faciliter l’acheminement
des aéronefs et d’améliorer la sécurité de leur déplacement sur l’aire de
mouvement.

Ils doivent être :

• placés aussi près que possibles du bord de la chaussée pour être facilement
visibles par le pilote ;

• montés sur des bases légères et frangibles ;

• suffisamment bas pour laisser une garde suffisante aux hélices et aux fuseaux -
moteurs des aéronefs à réaction ;

• éclairés de l’intérieur ou de l’extérieur lorsqu’ils sont prévus pour une utilisation


de nuit ou par mauvaise visibilité.

Signe d'identification d'aérodrome (ou repérage d'aérodrome)

Il est constitué par le nom de l'aérodrome marqué au sol ou peint sur le toit d'un
hangar dans une couleur tranchant nettement avec le fond sur lequel il est inscrit,
de façon à être reconnaissable sous tous les angles au-dessus de l'horizon.

Manche à vent

En forme de tronc de cône en tissu, la manche à vent est installée sur l'aérodrome
pour permettre d'avoir une identification sur la direction et éventuellement la force
du vent à partir d'un aéronef en vol ou sur l'aire de mouvement.

Tous les aérodromes doivent être dotés de cet indicateur de direction et de force
de vent. Sa longueur doit au moins être égale à 4,25 mètres. Sa couleur est
constituée de cinq bandes alternées de blanc et rouge. L’intérieur du manche à vent
doit être éclairé de nuit.

La manche à vent doit être placée de manière à être visible et à échapper aux
perturbations de l'air causées par les objets environnants.

La signalisation sera composée de deux groupes distincts de panneaux: (ces


permettent de faciliter l’acheminement des aéronefs et d’améliorer la sécurité de
leur déplacement sur l’aire de mouvement).

Il s’agit :

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- les panneaux d’obligation Ils transmettent des instructions qui doivent être
exécuté au pilote. Les inscriptions sont blanches sur fond rouge.

- les panneaux d’indication Ils indiquent un emplacement ou une destination


particulière sur l’aire de mouvement ou tout autre renseignement utile. Ils sont
inscrits en jaune sur fond noir ou noir sur fond jaune.

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3.3. Les aides non visuelles

Les aides non visuelles comprennent :

Le VOR/DME

VOR = VHF (Very High Frequency) Omni Range DME = Distance Measurement
equipment On appelle VOR/DME l’équipement radioélectrique qui donne le cap que
l’aéronef doit suivre pour se rendre sur l’aérodrome et la distance à parcourir. Cet
équipement a une grande portée (environ 400km)

Le NDB (NDB = Non Directional Beacon)

On appelle NDB l’équipement secondaire qui donne le cap à suivre par un aéronef
pour se rendre sur un aérodrome. Cet équipement a une moyenne portée (environ
200km).

L’ILS (Instrument Landing System)

On appelle ILS l’instrument d’aide à l’atterrissage qui fournit au pilote la pente et le


cap à faire suivre par l’aéronef pour toucher le sol à la zone définie sur la piste et
appelé zone de toucher.

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BIBLIOGRAPHIE :

- Annexe 14 à la Convention Internationale sur l’Aviation Civile

- Cours d’infrastructure aéronautiques de P. CARME, ENAC

- Cours d’infrastructures aéroportuaire et balisage de madame DOUMBIA


Georgette HOLLANDE, EAMAC

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