INSTITUTION D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
DÉPARTEMENT D’INFORMATIQUE DE GESTION
COURS DE BASE DE DONNÉES
Licence 2 — Informatique de Gestion
Support de cours universitaire
Année académique 2026–2027
Document scientifique et pédagogique
Base de données — L2 Informatique de Gestion | 1
AVANT-PROPOS
Les bases de données constituent un composant fondamental des systèmes d’information
modernes. Dans une organisation, les données relatives aux personnes, aux opérations, aux
ressources et aux résultats doivent être enregistrées de manière structurée afin de permettre
leur exploitation, leur mise à jour, leur sécurisation et leur analyse.
Ce cours est destiné aux étudiants de deuxième année de Licence en Informatique de Gestion.
Il vise à établir une progression allant des fondements théoriques vers la conception,
l’implémentation et l’exploitation d’une base de données relationnelle. Une attention
particulière est accordée à la démarche de conception, notamment au passage du modèle
conceptuel de données au modèle logique puis au modèle physique.
Le support associe notions théoriques, exemples contextualisés, figures, exercices, travaux
pratiques et étude de cas. L’objectif est de permettre à l’étudiant non seulement de connaître
SQL, mais surtout de comprendre pourquoi et comment une base de données doit être conçue.
OBJECTIFS DU COURS
Objectif général
À l’issue de ce cours, l’étudiant devra être capable d’analyser un besoin de gestion, de
concevoir un modèle de données cohérent, de le transformer en schéma relationnel, de
l’implémenter dans un SGBD et de manipuler les données à l’aide de SQL.
Objectifs spécifiques
définir les concepts fondamentaux des bases de données et des SGBD
expliquer le modèle relationnel et son vocabulaire
identifier les entités, attributs, associations et contraintes
construire un MCD et déterminer les cardinalités
transformer un MCD en MLD
normaliser les relations jusqu’à la troisième forme normale
construire un MPD adapté à un SGBD
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écrire et exécuter des commandes SQL
appliquer les règles d’intégrité et de sécurité
réaliser un mini-projet de base de données
COMPÉTENCES À ACQUÉRIR
L’étudiant développera des compétences d’analyse, de modélisation, de programmation SQL,
de contrôle de qualité des données et de documentation technique.
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TABLE DES MATIÈRES
1. Avant-propos
2. Objectifs et compétences
3. Chapitre I : Fondements théoriques des bases de données
4. Chapitre II : Analyse et modélisation des données
5. Chapitre III : SQL et manipulation des bases de données
6. Chapitre IV : Administration, sécurité et projet
7. Travaux dirigés et travaux pratiques
8. Étude de cas intégrée
9. Glossaire
10. Bibliographie
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CHAPITRE I — FONDEMENTS THÉORIQUES DES BASES DE
DONNÉES
1.1. Introduction
L’informatisation des organisations produit de grandes quantités de données. Une entreprise
conserve les informations sur ses clients, ses produits et ses ventes ; une institution
d’enseignement conserve les données relatives aux étudiants, aux enseignants, aux cours, aux
inscriptions et aux résultats. Sans mécanisme structuré, ces informations deviennent difficiles
à contrôler.
1.2. Donnée, information et connaissance
La donnée constitue une représentation élémentaire d’un fait. Elle peut prendre la forme d’un
nombre, d’un texte, d’une date ou d’un code. L’information correspond à une donnée placée
dans un contexte et interprétée. La connaissance résulte d’une compréhension permettant
d’agir ou de prendre une décision.
Concept Illustration
Donnée 18
Information L’étudiant a obtenu 18/20
Connaissance L’étudiant maîtrise le module selon le critère
retenu
1.3. Définition d’une base de données
Une base de données peut être définie comme un ensemble organisé de données persistantes,
structurées et liées, destiné à être exploité par des utilisateurs ou des applications. La notion
d’organisation est essentielle : une simple collection de fichiers ne constitue pas
nécessairement une base de données bien conçue.
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1.4. Système de gestion de base de données
Un système de gestion de base de données, ou SGBD, est un logiciel qui fournit les
mécanismes nécessaires à la définition, au stockage, à la consultation, à la modification et à la
protection des données. Il assure également des fonctions d’intégrité, de concurrence et de
récupération.
définition des structures
gestion des données
interrogation
gestion des utilisateurs
contrôle d’intégrité
gestion des transactions
sauvegarde et récupération
optimisation
1.5. Architecture générale
Figure 1 — Exemple visuel de relations entre objets d’un domaine ; l’architecture générale
d’un SGBD comprend l’utilisateur, l’application, le SGBD et les données.
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Dans une architecture classique, l’utilisateur interagit avec une application. L’application
transmet des opérations au SGBD. Le SGBD interprète ces opérations, applique les contrôles
nécessaires et accède aux données persistantes.
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1.6. Historique des modèles de données
Les premiers systèmes de gestion de données ont utilisé des organisations hiérarchiques ou en
réseau. Le modèle relationnel, proposé par Edgar F. Codd en 1970, a profondément transformé
la conception des bases de données en proposant une représentation sous forme de relations et
une approche fondée sur la théorie des ensembles et la logique.
1.7. Principaux modèles
Modèle Principe Exemple d’usage
Hiérarchique Organisation en arbre Systèmes anciens
Réseau Relations navigables Applications historiques
multiples
Relationnel Tables et relations Gestion courante
Objet Objets et comportements Applications spécialisées
NoSQL Documents, graphes, clé- Données massives ou semi-
valeur, colonnes structurées
1.8. Le modèle relationnel
Le modèle relationnel représente les informations sous forme de relations. Une relation est
généralement matérialisée par une table. Les lignes représentent les tuples ou occurrences,
tandis que les colonnes représentent les attributs.
1.9. Vocabulaire relationnel
Une table possède un schéma composé de ses attributs. Chaque attribut est associé à un
domaine de valeurs. Une clé permet d’identifier les tuples. Une clé étrangère permet d’établir
une référence vers une autre relation.
1.10. Clés
La clé primaire est choisie pour identifier de manière unique une occurrence. Une clé
candidate est une clé susceptible de jouer ce rôle. Une clé étrangère est un attribut ou groupe
d’attributs faisant référence à une clé d’une autre table.
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1.11. Avantages du modèle relationnel
simplicité conceptuelle
réduction de la redondance par normalisation
puissance des requêtes
contrôle d’intégrité
standardisation autour de SQL
possibilité de travailler avec plusieurs utilisateurs
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1.12. Fichiers traditionnels et bases de données
Dans une organisation reposant uniquement sur des fichiers indépendants, une même
information peut être répétée dans plusieurs fichiers. Une modification doit alors être
répercutée partout. La base de données permet de centraliser les données et d’établir des
relations explicites.
1.13. Indépendance des données
L’indépendance des données vise à limiter la dépendance des applications à l’organisation
physique des données. On distingue l’indépendance physique, relative au stockage, et
l’indépendance logique, relative à l’évolution du schéma logique.
1.14. Systèmes multi-utilisateurs
Un SGBD moderne doit gérer les accès concurrents. Deux utilisateurs peuvent consulter ou
modifier des informations au même moment. Des mécanismes de verrouillage et de
transaction permettent de préserver la cohérence.
1.15. Résumé du chapitre
Une base de données est une composante du système d’information. Le SGBD fournit les
mécanismes nécessaires à son exploitation. Le modèle relationnel constitue la base des
principaux systèmes de gestion étudiés en Informatique de Gestion.
Questions de contrôle
11. Définir une base de données.
12. Définir un SGBD.
13. Distinguer donnée, information et connaissance.
14. Expliquer le modèle relationnel.
15. Définir clé primaire et clé étrangère.
16. Pourquoi la redondance peut-elle être problématique ?
17. Citer trois fonctions d’un SGBD.
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CHAPITRE II — ANALYSE ET MODÉLISATION DES DONNÉES
2.1. Introduction
La qualité d’une base de données dépend d’abord de la qualité de son analyse. Une mauvaise
compréhension des règles de gestion conduit généralement à une mauvaise structure de tables.
La conception doit donc précéder l’implémentation.
2.2. Analyse du domaine
L’analyste étudie les documents, les procédures, les acteurs, les données manipulées et les
règles de fonctionnement. Il cherche à transformer le langage métier en éléments formels
utilisables par le concepteur.
2.3. Règles de gestion
Une règle de gestion exprime une contrainte ou un fait du domaine. Exemple : « Un étudiant
appartient à une seule classe » ou « Une classe peut contenir plusieurs étudiants ». Ces
formulations servent à déterminer les cardinalités.
2.4. Dictionnaire de données
Le dictionnaire de données recense les informations manipulées. Il précise leur signification,
leur nature et éventuellement leur domaine de valeurs. Il constitue un document de référence
entre analyste, développeur et utilisateur.
2.5. Dépendances fonctionnelles
Une dépendance fonctionnelle X → Y signifie que la valeur de X détermine une valeur de Y.
Par exemple, si id_etudiant identifie un étudiant, alors id_etudiant → nom, postnom, prénom.
Cette notion est importante pour la normalisation.
2.6. Entités
Une entité représente un objet identifiable du domaine : ETUDIANT, COURS,
ENSEIGNANT, CLASSE, PRODUIT ou CLIENT. Une entité doit être suffisamment stable et
pertinente pour le système étudié.
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2.7. Attributs et identifiants
Les attributs décrivent les entités. Un attribut doit avoir une signification claire et un domaine
défini. L’identifiant est l’attribut ou groupe d’attributs qui permet d’identifier chaque
occurrence de manière unique.
2.8. Associations
Une association décrit un lien entre deux ou plusieurs entités. Dans un système académique,
INSCRIPTION peut relier ETUDIANT et COURS.
2.9. Cardinalités
La cardinalité minimale indique si la participation est obligatoire ou facultative. La cardinalité
maximale indique le nombre maximal d’occurrences liées. La combinaison 0,N signifie une
participation facultative et potentiellement multiple ; 1,1 signifie une participation obligatoire
et unique.
2.10. Construction du MCD
18. recenser les entités
19. déterminer les attributs
20. choisir les identifiants
21. identifier les associations
22. déterminer les cardinalités
23. vérifier les règles de gestion
24. valider le modèle avec le domaine
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Figure 2 — Modèle conceptuel de données (MCD) : exemple de gestion académique.
2.11. Interprétation du MCD
Dans le modèle illustré, un étudiant peut effectuer plusieurs inscriptions. Chaque inscription
est liée à un étudiant. Une inscription concerne un cours, tandis qu’un cours peut apparaître
dans plusieurs inscriptions. La table d’association qui sera produite au niveau logique permet
donc de représenter une relation de type plusieurs-à-plusieurs entre ETUDIANT et COURS.
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2.12. Passage du MCD au MLD
Le modèle logique de données traduit le modèle conceptuel dans un modèle relationnel.
Chaque entité devient une relation. L’identifiant devient la clé primaire. Une association 1,N
est généralement représentée par une clé étrangère du côté N. Une association N,N devient une
relation d’association.
2.13. Cas 1–1
Pour une relation un-à-un, une clé étrangère peut être placée dans l’une des deux tables. Une
contrainte d’unicité peut être utilisée lorsque la correspondance doit être strictement unique.
2.14. Cas 1–N
Pour une relation un-à-plusieurs, la clé primaire du côté 1 est introduite comme clé étrangère
dans la table du côté N. Exemple : id_classe est placé dans ETUDIANT.
2.15. Cas N–N
Pour une relation plusieurs-à-plusieurs, on crée une relation intermédiaire. Dans l’exemple
académique, INSCRIPTION contient les références de l’étudiant et du cours, ainsi que les
informations propres à l’inscription.
Figure 3 — Modèle logique de données (MLD) correspondant au MCD.
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2.16. Normalisation
La normalisation consiste à structurer les relations afin de réduire les redondances et d’éviter
les anomalies d’insertion, de modification et de suppression.
2.17. Première forme normale
Une relation est en première forme normale lorsque chaque attribut contient une valeur
atomique et qu’il n’existe pas de groupe répétitif dans une cellule.
2.18. Deuxième forme normale
La deuxième forme normale suppose la première forme normale et l’absence de dépendance
partielle d’un attribut non clé par rapport à une partie seulement d’une clé composée.
2.19. Troisième forme normale
La troisième forme normale suppose la deuxième forme normale et l’absence de dépendance
transitive problématique entre attributs non clés.
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2.20. Passage du MLD au MPD
Le modèle physique dépend du SGBD choisi. Il précise les types de données, contraintes,
index, règles de stockage et autres options techniques. Cette étape doit rester cohérente avec le
modèle logique.
Figure 4 — Modèle physique de données (MPD) : implémentation technique.
2.21. Principes de qualité d’un modèle
chaque donnée importante doit avoir une signification claire
les identifiants doivent être stables
les relations doivent respecter les règles métier
les redondances doivent être justifiées
les contraintes doivent être explicites
le modèle doit pouvoir évoluer
la sécurité doit être prise en compte
2.22. Erreurs fréquentes
commencer par SQL sans analyse
mettre plusieurs valeurs dans une cellule
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confondre entité et attribut
oublier une cardinalité
utiliser un nom comme identifiant sans justification
dupliquer les mêmes informations dans plusieurs tables
ne pas tester les règles de suppression
Exercice de modélisation
Une institution gère des étudiants, filières, classes, cours, enseignants, inscriptions, paiements
et résultats. L’étudiant doit proposer les règles de gestion, construire le MCD, produire le
MLD, normaliser les relations et proposer le MPD.
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CHAPITRE III — SQL ET MANIPULATION DES BASES DE DONNÉES
3.1. Introduction à SQL
SQL, Structured Query Language, est le langage largement utilisé pour définir, manipuler et
interroger les bases relationnelles. Les syntaxes précises peuvent varier selon les SGBD ; les
exemples de ce cours utilisent une syntaxe relationnelle courante.
3.2. Catégories de commandes
DDL concerne la définition des structures ; DML la manipulation ; DQL les requêtes ; DCL
les privilèges ; TCL la gestion des transactions.
3.3. Création de tables
La commande CREATE TABLE permet de définir une relation et ses contraintes.
Exemple :
CREATE TABLE etudiant (
id_etudiant INT PRIMARY KEY,
nom VARCHAR(100) NOT NULL,
postnom VARCHAR(100),
prenom VARCHAR(100)
);
3.4. Types de données
Type Utilisation
INT Entiers
DECIMAL Valeurs numériques précises
VARCHAR Texte variable
DATE Dates
BOOLEAN Vrai/Faux
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3.5. Insertion
INSERT ajoute des lignes. Il convient de respecter les types et les contraintes définis.
INSERT INTO etudiant (id_etudiant, nom) VALUES (1, 'Muwana');
3.6. Interrogation avec SELECT
SELECT récupère des informations. La clause WHERE permet de sélectionner les lignes
correspondant à une condition.
SELECT nom, postnom FROM etudiant WHERE id_etudiant = 1;
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3.7. Tri et filtrage
ORDER BY trie les résultats. Les opérateurs =, <>, >, <, >=, <= permettent de comparer des
valeurs. IN, BETWEEN et LIKE facilitent certaines recherches.
3.8. Agrégations
COUNT, SUM, AVG, MIN et MAX permettent de produire des résultats synthétiques.
GROUP BY permet de regrouper les lignes avant agrégation.
Exemple : SELECT id_cours, AVG(note) FROM inscription GROUP BY id_cours;
3.9. Jointures
Les jointures permettent de reconstruire une information répartie entre plusieurs relations.
INNER JOIN conserve les correspondances. LEFT JOIN conserve toutes les lignes de la
relation gauche et ajoute les correspondances disponibles.
Exemple : SELECT [Link], [Link] FROM etudiant e JOIN inscription i ON
e.id_etudiant=i.id_etudiant JOIN cours c ON c.id_cours=i.id_cours;
3.10. Sous-requêtes
Une sous-requête est une requête imbriquée. Elle peut être utilisée avec IN, EXISTS ou dans
des expressions comparatives selon le besoin.
3.11. Modification et suppression
UPDATE modifie des données existantes. DELETE supprime des lignes. Dans les deux cas,
l’utilisation prudente de WHERE est essentielle.
3.12. Vues
Une vue est une définition de requête enregistrée. Elle peut simplifier les consultations et
limiter l’exposition de certaines colonnes.
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3.13. Contraintes SQL
PRIMARY KEY, FOREIGN KEY, NOT NULL, UNIQUE, CHECK et DEFAULT permettent
d’exprimer les règles d’intégrité directement dans le schéma.
3.14. Index
Un index accélère certaines recherches en créant une structure supplémentaire. Il faut
cependant éviter de créer des index inutiles, car ils consomment de l’espace et peuvent ralentir
certaines opérations d’écriture.
3.15. Exercices progressifs
25. Créer les tables ETUDIANT, CLASSE et COURS.
26. Insérer dix étudiants.
27. Afficher tous les étudiants.
28. Afficher les étudiants d’une classe.
29. Trier les étudiants par nom.
30. Compter les étudiants par classe.
31. Calculer la moyenne par cours.
32. Écrire une jointure entre étudiant et classe.
33. Écrire une jointure entre étudiant, inscription et cours.
34. Créer une vue de consultation.
3.16. Travail pratique
L’étudiant crée une base de test dans le SGBD retenu par l’enseignant. Il exécute les scripts,
introduit un jeu de données, réalise les requêtes demandées et documente les résultats. Les
captures d’écran doivent montrer les structures et les sorties significatives.
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CHAPITRE IV — ADMINISTRATION, SÉCURITÉ ET PROJET
4.1. Intégrité
L’intégrité garantit que les données restent valides et cohérentes. Elle est assurée par les
contraintes de schéma, les transactions et les contrôles applicatifs.
4.2. Sécurité
La sécurité des bases de données comprend l’authentification, l’autorisation, la confidentialité,
l’intégrité et la traçabilité. Le principe du moindre privilège consiste à accorder à chaque
utilisateur uniquement les droits nécessaires.
4.3. Rôles et privilèges
Les droits peuvent être regroupés par rôles : administrateur, développeur, agent de saisie,
consultation. La séparation des responsabilités réduit le risque d’erreurs ou d’accès abusifs.
4.4. Sauvegarde et restauration
Une stratégie de sauvegarde doit préciser ce qui est sauvegardé, la fréquence, le support, la
durée de conservation et la procédure de restauration. Une sauvegarde n’est réellement utile
que si la restauration a été testée.
4.5. Transactions et ACID
Une transaction est une unité logique d’opérations. ACID désigne Atomicité, Cohérence,
Isolation et Durabilité. Ces propriétés contribuent à la fiabilité des opérations critiques.
4.6. Concurrence
La concurrence apparaît lorsque plusieurs utilisateurs travaillent simultanément. Les
mécanismes d’isolation et de verrouillage permettent de contrôler les interactions entre
transactions.
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4.7. Maintenance et performance
surveiller les temps de réponse
examiner les requêtes coûteuses
utiliser des index pertinents
archiver les données selon les règles de l’organisation
mettre à jour le SGBD
contrôler les journaux
tester les sauvegardes
4.8. Projet intégrateur : gestion académique
Le projet consiste à concevoir une base de données destinée à un établissement
d’enseignement supérieur. Le système doit gérer les étudiants, filières, classes, cours,
enseignants, inscriptions, paiements et résultats.
4.9. Cahier des charges
enregistrer les étudiants
gérer les filières et classes
gérer les cours
associer les enseignants aux enseignements
enregistrer les inscriptions
enregistrer les paiements
enregistrer les notes
produire des listes et statistiques
contrôler les droits d’accès
prévoir la sauvegarde
4.10. Méthode de réalisation
35. analyse des besoins
36. règles de gestion
37. dictionnaire de données
38. MCD
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39. validation du MCD
40. MLD
41. normalisation
42. MPD
43. script SQL
44. jeu de données
45. tests
46. documentation
4.11. Jeu d’essai
Étudiant Cours Note
Muwana Guelord Base de données 15
Kanku Marie Base de données 12
Nsimba Jean SQL 16
Mabiala Aline SQL 14
4.12. Critères d’évaluation du projet
Critère Pondération indicative
Analyse et règles de gestion 15 %
MCD 20 %
MLD et normalisation 20 %
MPD et SQL 20 %
Tests 10 %
Documentation et présentation 15 %
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TRAVAUX DIRIGÉS
TD 1 — Analyse
Une entreprise souhaite gérer ses clients, produits, commandes et paiements. Identifiez les
acteurs, entités, attributs, associations et règles de gestion. Proposez les cardinalités.
TD 2 — Normalisation
La relation suivante est donnée : COMMANDE(id_commande, date_commande, id_client,
nom_client, id_produit, libelle_produit, prix, quantité). Analysez les dépendances et proposez
une décomposition en relations normalisées.
TD 3 — SQL
47. Créer les relations proposées.
48. Insérer un jeu de données.
49. Afficher les commandes d’un client.
50. Calculer le chiffre d’affaires par produit.
51. Afficher les produits jamais commandés.
52. Créer une vue de synthèse.
TP — Mini-projet
Chaque groupe choisit un domaine de gestion : bibliothèque, pharmacie, établissement
scolaire, commerce, ressources humaines ou gestion académique. Le livrable comprend
l’analyse, les modèles MCD/MLD/MPD, le script SQL, les données de test, les requêtes et un
rapport.
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ÉTUDE DE CAS : BASE DE DONNÉES ACADÉMIQUE
Énoncé détaillé
Un établissement souhaite informatiser la gestion des étudiants. Chaque étudiant appartient à
une classe et chaque classe appartient à une filière. Les cours sont dispensés aux classes. Un
étudiant peut s’inscrire à plusieurs cours. Pour chaque inscription, une note peut être
enregistrée. Les paiements sont enregistrés au nom de l’étudiant.
Travail demandé
53. Formuler au minimum dix règles de gestion.
54. Construire le dictionnaire de données.
55. Construire le MCD.
56. Justifier les cardinalités.
57. Transformer en MLD.
58. Normaliser jusqu’à 3FN lorsque nécessaire.
59. Construire le MPD.
60. Écrire les scripts CREATE TABLE.
61. Insérer des données.
62. Écrire quinze requêtes SQL.
63. Tester les contraintes.
64. Présenter les résultats.
Questions d’analyse
65. Pourquoi INSCRIPTION est-elle nécessaire dans une relation N–N ?
66. Où placer la clé étrangère entre CLASSE et ETUDIANT ?
67. Pourquoi la note ne doit-elle pas être placée dans COURS ?
68. Comment empêcher une note supérieure à 20 ?
69. Comment protéger les données des étudiants ?
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GLOSSAIRE SCIENTIFIQUE
Terme Définition
Attribut Propriété caractérisant une entité ou une
relation.
Cardinalité Nombre minimal et maximal d’occurrences
participant à une association.
Clé étrangère Attribut référant une clé d’une autre relation.
Clé primaire Attribut ou groupe d’attributs identifiant de
façon unique une occurrence.
Entité Objet identifiable du domaine étudié.
MCD Modèle conceptuel de données.
MLD Modèle logique de données.
MPD Modèle physique de données.
Normalisation Démarche de structuration des relations
visant notamment à réduire les anomalies.
SGBD Logiciel permettant de gérer une base de
données.
SQL Langage structuré de manipulation et
d’interrogation des données relationnelles.
Transaction Ensemble d’opérations traité comme une
unité logique.
CONCLUSION GÉNÉRALE
La conception d’une base de données est une démarche d’analyse et de formalisation avant
d’être une opération de programmation. La réussite d’un système dépend de la compréhension
du domaine, de la qualité des règles de gestion, de la pertinence du MCD, de la cohérence du
MLD et de la qualité de l’implémentation physique.
Base de données — L2 Informatique de Gestion | 28
L’étudiant de L2 Informatique de Gestion doit donc être capable de passer progressivement du
besoin exprimé par l’utilisateur à une base relationnelle fonctionnelle. La maîtrise de SQL
complète cette compétence en permettant d’exploiter les données, tandis que les notions
d’intégrité, de sécurité, de sauvegarde et de transaction assurent leur fiabilité.
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BIBLIOGRAPHIE
Les références suivantes constituent une base bibliographique indicative pour approfondir le
cours.
CODD, E. F. (1970). A Relational Model of Data for Large Shared Data Banks.
Communications of the ACM, 13(6), 377–387.
ELMASRI, R. & NAVATHE, S. B. Fundamentals of Database Systems. Pearson.
SILBERSCHATZ, A., KORTH, H. F. & SUDARSHAN, S. Database System Concepts.
McGraw-Hill.
DATE, C. J. An Introduction to Database Systems. Pearson.
Documentation officielle du SGBD utilisé pour les travaux pratiques.
ANNEXE — FICHE DE CONCEPTION
Élément Travail de l’étudiant
Domaine ........................................................
Acteurs ........................................................
Règles de gestion ........................................................
Entités ........................................................
Attributs ........................................................
Identifiants ........................................................
Associations ........................................................
Cardinalités ........................................................
MCD Voir schéma joint
MLD Voir schéma joint
MPD Voir schéma joint
Tests ........................................................
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