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SYLLABUS

Le document traite des aspects du droit fiscal, notamment la définition, les caractères et les fonctions de l'impôt, ainsi que les sanctions en cas de concurrence déloyale. Il présente également une classification des impôts en droit congolais, incluant les impôts sur les revenus locatifs, mobiliers et professionnels, ainsi que les impôts applicables aux expatriés. Enfin, il détaille les bases de l'imposition, les taux et les exemptions associés à ces différents types d'impôts.

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SYLLABUS

Le document traite des aspects du droit fiscal, notamment la définition, les caractères et les fonctions de l'impôt, ainsi que les sanctions en cas de concurrence déloyale. Il présente également une classification des impôts en droit congolais, incluant les impôts sur les revenus locatifs, mobiliers et professionnels, ainsi que les impôts applicables aux expatriés. Enfin, il détaille les bases de l'imposition, les taux et les exemptions associés à ces différents types d'impôts.

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DROIT FISCAL

7° faire un emploi non autorisé du matériel d’un concurrent, de l’emballage, de récipients de


ses produits, même sans l’intention de s’en attribuer la propriété, ni de créer une confusion
entre les personne, les établissements, ou les produits ;
8° utilisé des dénomination, marques, emblèmes créant une confusion entre les personne,
les établissements ou les produits.
Section 3 les sanctions
En cas de concurrence déloyale, la législation a prévu deux types de sanctions :
- la cessation de l’acte de concurrence déloyale ordonnée par le tribunal de
commercial à la requête du commerçant lésé ;
- ou à défaut les dommages – intérêts en vertu de l’article 258 du CCCLIII.

CHAPITRE I. LA FISCALITE
SECTION 1 L’impôt : définitions , caractères et fonctions
§1. Définition de l’impôt
Plusieurs définitions de l’impôt ont été proposées. la définition la plus célèbre est
celle de GASTON JEZE, qui fut l’un des plus grands parmi les financiers classiques que les
auteurs modernes n’ont pas contredit .

GASTON JEZE définit l’impôt comme une prestation pécuniaire, requise des
particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie , en vue de la couverture
des charges publiques .

La critique formulée à l’égard de cette définition qui est encore admise à l’heure
actuelle moyennant quelques retouches par les auteurs modernes est que l’impôt n’a pas
seulement pour objet la couverture des charges publiques mais aussi permet à l’Etat
d’intervenir dans la vie économique .

Ainsi pour ces auteurs , l’impôt est une prestation pécuniaire directe requise des
particuliers par voie d’autorité à titre définitif et sans contre partie en vue de couverture des
charges publiques et de l’intervention de l’Etat dans la vie économique .

IL est une prestation pécuniaire directe pour le distinguer des manipulations


monétaires qui aboutissent parfois à un prélèvement indirect sur les biens des particuliers ;
couverture des charges publique et de l’intervention de l’Etat par ce que certain impôt
modernes ne servent pas à couvrir les dépenses publiques à proprement parler au
proprement dites .

Certains auteurs définissent actuellement l’ impôt comme « une prestation


pécuniaire requise des membres de la collectivité , perçue par voie d’autorité à titre deténtif
et sans contre partie .

§2. Les caractères de l’impôt


Des ces définition (classique et moderne) découlent les caractères fondamentaux
de l’impôt qui sont :
-une prestation pécuniaire c'est-à-dire en une prestation en argent. Elle est
rarement en nature , ceci pour le différencier d’autres prestations ou services que les
membres de la collectivité doivent à l’Etat ou aux autres collectivités publiques ;
DROIT FISCAL

-l’impôt est une prestation requise des membres de la collectivité qui sont les
personnes physiques et les personnes morales de droit privé et même de droit public ;
-l’impôt est une prestation perçue à titre définitif car le contribuable qui verse
l’impôt ne sera jamais remboursé.IL se distingue ainsi de l’emprunt ;
-l’impôt est perçue par la voie d’autorité pour se distinguer de la contribution
volontaire et de l’emprunt car l’impôt a un caractère obligatoire ;
-l’impôt est perçue sans contrepartie , c'est-à-dire les contribuables ne s’attend à
rien en retour en payant l’impôt, pas de contrepartie directe , pas de corrélation directe
entre les sommes versées par le contribuable et la quantité ou la nature des services
consommés par lui.

§3. Les fonctions de l’impôt


L’impôt remplit à l’heure actuelle 3 fonctions principales , à savoir :

-La répartition des charges publiques, c'est-à-dire la couverture de ces charges est
la raison essentielle de l’impôt et Il est le seul procédé permettant de couvrir les dépenses
des services publics qui ne peuvent être vendus . IL est déterminé en fonction de la capacité
contributive des citoyens et non des services consommés. IL est en outre le procédé
permettant de faire fonctionner les services publics.
- l’interventionnisme : c'est-à-dire l’impôt est souvent utilisé à des fins d’incitations
(l’investissement, assurance) et des protections (le droit de douane).
- La redistribution des revenus ou des richesses c'est-à-dire l’impôt est ou peut être
employé pour des aides diverses, pour réduire les injustices sociales, de façon ponctuelle
( personnes âgées, personnes de revenus modestes).
- La parafiscalité est presqu’ un impôt mais n’est pas un impôt. Elle est l’impôt
parce qu’elle est obligatoire pour ceux à qui il s’impose et elle n’a pas de contrepartie. Elle
n’est pas un impôt parce qu’elle profite à l’organisme publique, à son bien être. Soit à une
personne morale.
-l’impôt se distingue de la taxe administrative en ce que l’impôt est obligatoire et
sans contrepartie alors que la taxe administrative est facultative et comporte une
contrepartie.

SECTION 2 .CLASSIFICATION DES IMPOT EN DROIT CONGOLAIS


Les principales classifications des impôts sont : les impôts cédulaires sur les revenus,
les impôts des expatriés, l’impôt réel et la TVA.
1. Les impôts cédulaires sur les revenus
Les impôts cédulaires sur les revenus sont organisés par l’ordonnance loi
n° 69 /009 du 10 février 1969 telle que modifié en ce jour. Les impôts cédulaires sur les
revenus comprennent : impôt sur les revenus locatifs, impôts de capitaux mobiliers ou
impôts mobiliers, impôt sur les revenus professionnels ou impôts professionnels.

A.L’impôt sur les revenus locatif


1 ; base de l’impôt
Sont imposables , les revenus provenant de la location des bâtiments et
des terrains situés en république démocratique du Congo quelque soit le pays du domicile
ou de la résidence des bénéficiaires.
DROIT FISCAL

Sont assimilés à des revenus de location, les indemnités de logements


accordées à des rémunérés occupant leur propre habitation ou celle de leurs épouses.
Est également imposable à (impôt) sur les revenus locatifs, la mise à
disposition, à titre gratuit, des bâtiments et terrains en faveur d’une entreprise ou de toutes
autre personne pour usage professionnel . dans ce cas , la base d’imposition est déterminée
suivant les tarifs minima prévus à l’article 4 de la loi 83-001 du 23 février 1983. Toute fois
cette disposition ne s’applique pas à la personne physique qui utilise ses bâtiments et
terrains pour une exploitions professionnelle.

L’impôt est Assis :


1° sur les revenus brut des bâtiments et terrains donnés en location ;
2° sur le profit brut de la sous-location totale ou partielle des mêmes propriétés.
Le revenu brut comprend éventuellement le loyer des meubles, du matériel, de
l’outillage , du cheptel et de tous objets quelconque.
2. Les revenus imposables : l’article 6 de l’ordonnance loi n° 69 /009 du 10 février
1969.
L’impôt est établi sur les revenus (montant cumulé du loyer, impôt de
toute nature acquitté par les locataires à la charge du bailleur, charges autres que les
réparations locatives supportées par le locataire pour le compte du bailleur…) de l’année
civile antérieure. Il est appliqué sur l’ensemble des revenus annuels de chaque redevable ou
a raison de toute somme proportionnellement équivalente pour les périodes inferieures à
un an.
En cas d’aliénation de tout les droits immobiliers d’un redevable, une
cotisation spéciale est réglée d’âpres les revenus recueillis depuis le 1 er janvier de l’année de
l’aliénation. Cette cotisation est rattachée à l’exercice désigné par le millésime de l’année de
cette aliénation
1.3 Le redevable de l’Impôt
Sont redevable de l’impôt :
a) Le propriétaire, le possesseur ou titulaire d’un droit immobilier ;
b) Les bénéficiaires du profit brut de la sous- location des bâtiments et terrains.
Les revenus des époux son cumulé quelque soit les régimes matrimoniaux adoptés. La
cotisation est établie au nom du mari.
1.4 Le taux de l’Impôt
Le taux de l’impôt sur le revenus de la location des bâtiment et terrains et les profit de sous
location est fixé à 22%.
- Les exemptions
Sont exemptés de l’impôt sur les revenus locatifs :
1° L’Etat, les provinces, les villes, les communes et les territoires, ainsi que les offices et
autres établissements publics de droit congolais n’ayant d’autres ressources que celles
provenant de subventions budgétaire ou qui assurent, sous la garantie de l’Etat , la gestion
d’assurances sociales ;
2° Les institutions religieuses, scientifiques ou philanthropiques créées par application de
l’article 1er du décret du 28 Décembre 1888 et satisfaisant aux conditions requises par le
décret-loi du 18 Septembre 1965 ;
3° Les associations privés ayant pour but de s’occuper d’œuvres religieuses, scientifiques
ou philanthropiques qui ont reçu la personnalité civile par application de l’article du décret
du 28 Décembre 1888 et visée a l’article 5 du décret du 18 Septembre 1965 ;
DROIT FISCAL

4° Les établissements d’utilité publique crées par application du décret du 19 juillet 1926 ;
5° Les associations sans but lucratif ayant pour fin de s’occuper d’œuvres religieuses ,
scientifiques ou philanthropiques quo ont reçu la personnalité civile en vertu de décrets
précités ;
6° Les organisations internationales ;

B. L’impôt sur les revenus de capitaux mobilier ou impôt mobilier


1. Base de l’impôt : l’article 13 de l’ordonnance loi n° 69 /009 du 10 février 1969
L’impôt mobilier s’applique :
1° aux revenus d’actions ou parts quelconques et aux revenus d’obligations à charge des
sociétés par actions civiles ou commerciales ayant en République démocratique du Congo
leur siège social et leur principal établissement administratif ;
2° aux revenus des parts des associés autres que par actions qui possèdent en République
démocratique du Congo leur siège social et leur établissement administratif
3° Aux revenus, y compris tous les intérêts et avantages, des capitaux empruntés à des fins
professionnelles par des associés ou par des personnes physiques qui ont en République
démocratique du Congo leur domicile et leurs résidences ou établissements ;
4° Aux revenus d’actions ou parts quelconques à charge des associés par actions civiles ou
commerciales étrangères, ayant un établissement permanent ou fixe en République
démocratique du Congo ;
5° Aux revenus des parts des associés non actifs dans les sociétés autres que par actions
étrangères, ayant un établissement permanent ou fixe en République démocratique du
Congo ; d’où , nous avons trois régimes matrimoniaux qui sont :
- Les régimes de séparation, partage des biens ;
- Les régimes des communautés aux acquis
- Régime des communautés universel des biens.
6° Aux tantièmes parts alloués dans les sociétés étrangères par action ayant un
établissement permanent ou fixe en RDC, aux membres du conseil général ;
7° Aux montants nets de redevances. « le terme redevance » désigne les rémunérations de
toutes nature payées pour usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une
œuvre littéraire, artistiques ou scientifique y compris les films cinématographiques, d’un
brevet , d’une marque de fabrique ou de commerce , d’un dessin ou d’un modèle …
2 . Les revenus imposables
Les revenus des actions ou des parts assimilées visées à l’article 13
comprennent :
1° les dividendes , intérêts , parts d’intérêts ou de fondateur et tous autres profits attribués
à quelques titres et sous quelques formes que ce soit ;
2° les remboursements totaux ou partiel du capital social , dans la mesure où ils
comprennent des bénéfices , des plus values ou des réserves incorporés antérieurement ou
capital social ;

Est assimilée aux revenus d’actions la partie , fixée en fonction des bénéfices , des revenus
attribués aux porteurs d’obligations et de tous autres titres constitutif d’emprunts.
Les revenus d’actions ou parts quelconques visés à l’article 13 , 5°sont fixés
forfaitairement à 40% des revenus réalisés et imposés tant à (impôt) professionnel qu’à
(impôt)sur les revenus locatifs
3. Les redevables de l’impôt
DROIT FISCAL

Sont tenus de payer l’impôt mobilier :


1° les sociétés visées à l’article 13 précité ;
2° les sociétés et les personnes qui paient les revenus spécifiés à l’article 13 précité .
4° le taux de l’impôt (article 26)
L’impôt mobilier est fixé à 20%.
§ l’impôt sur les revenus professionnels ou impôt professionnel
1. Base de l’impôt (article 27)
RDC alors même que le bénéficiaire n’y aurait pas son siège social , son principal
établissement administratif , son domicile ou sa résidence permanente :
1° les bénéfices de toutes entreprises industrielles , commerciales , agricoles , artisanales ou
immobilières ,y compris les libéralités et avantages quelconques accordés aux associés non
actifs dans les sociétés autres que par actions ;
2° les rémunérations diverses de toutes personnes rétribuées par un tiers , de droit public ou
de droit privé , sans être liées par un contrat d’entreprises , celles des associés actifs dans les
sociétés autres que par actions ou que l’exploitant d’une entreprise individuelle s’attribue ou
attribue aux membres de sa famille pour leur travail ainsi que les pensions , les
rémunérations diverses des administrateurs, gérants , commissaires , les liquidateurs des
sociétés , et de toutes personnes exercent des fonctions analogues ;
3° les profits , quelle que soit leur dénomination , des professions libérales (avocats ,
médecins, pharmaciens), charges ou offices .
2. Les revenus imposables (art 30)
les bénéfices d’une entreprise industrielle , commerciale , artisanale , agricole ou
immobilière sont ceux qui proviennent de toutes les opérations traitées par ses
établissements en RDC ainsi que tous accroissements des avoirs investis en vue des
susdites activités y compris les accroissements qui résultent des plus –values et
moins –values soit réalisées , soit exprimées dans les comptes ou inventaires du
redevable , quelles qu’en soient l’origine et la nature .
§2. Les impôts des expatries (O.L n°69 /007 relative à l’impôt exceptionnel sur les
rémunérations versées par les employeurs à leur personne expatrié ), étranger , il n’est pas
le notre.
Il est établi un impôt exceptionnel sur les renumérotions versées par les employeurs
à leur personnel expatrié.
A. Base de l’impôt
L’impôt est assis sur le montant des rémunérations payées par chaque employeur à
son personnel expatrié.
Entrent en ligne de compte les rémunérations des personnes rétribuées par un tiers ,
de droit public ou de droit privé , sans être liées par un contrat d’entreprise ainsi que
celles des associés dans les sociétés autres que par action à l’exception de celles
versées aux associés actifs ou à l’exploitant individuel.
B. Les revenus imposables
L’impôt est établi sur le montant brut des rémunérations (art.4)
C. Les redevables des l’impôt
L’impôt est dû par les personnes et par les sociétés qui payent les rémunérations.
Cet impôt ne peut être mis à la charge ou bénéficiaire des rémunérations (art 5). Le
taux de l’impôt exceptionnel sur les rémunérations est fixé à 33%
D. Les exemptions
Sont exemptés de l’impôt exceptionnel :
DROIT FISCAL

1° les employeurs ci-après : l’état , les provinces , les villes , les communes , les
circonscriptions administratives ainsi les offices et autres établissements publics de droit
congolais , les institutions religieuses , scientifiques , ou philanthropiques pour les
rémunérations payées aux employés des organismes internationaux , des ambassades ,
consultants et missions diplomatiques .

CHAPITRE 2 . L’IMPOT REEL


L’impôt réel est établi sur les bases suivantes :
- La superficie des propriétés foncières bâties et non bâties situées en RDC ;
- Les véhicules ;
- La superficie des concessions minières et d’hydrocarbures (art.1 l’ol. Précitée).
Section 1. impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et non bâties ou impôt
foncier
§1. Impôt foncier
1. Base de l’impôt
Cet impôt porte sur les propriétés foncières bâties et non bâties situées en RDC.
2. Des exemptions et exonérations
Sont exemptées de l’impôt foncier , les propriétés appartenant :
1° à l’Etat , aux provinces , aux villes , aux communes , aux circonscriptions administratives ,
ainsi qu’aux offices et autres établissements publics de droit congolais n’ayant d’autres
ressources que celles provenant de subventions budgétaires ;
2° a) aux institutions religieuses, scientifiques ou philanthropiques et satisfaisant aux
conditions requises ;
b) aux associations privées ayant pour but de s’occuper d’œuvres religieuses ,
scientifiques ou philanthropiques qui ont reçu la personnalité civile ;
c) les établissements d’utilité publique créés par application de décret du 19 juillet 1926 ;
etc.
3. les redevables
l’impôt foncier et dû par les titulaires du droit de propriété, de possession,
d’emphytéose , de superficie , de cession , ou d’usufruit des biens imposables , ainsi
que par les personnes occupants , en vertu d’un bail , des biens immobiliers …
4. le taux et la période imposable
la détermination du taux de l’impôt foncier varie suivant la nature des immeubles et
le rang des localités. Toute fois , s’agissant des villas situées dans les localités de
1er ,2e , 3e et 4e rang il est imposé en fonction de la superficie . Quant à la période
imposable , l’impôt foncier est dû pour l’année entière sur la superficie imposable
existant au 01 janvier de l’année qui donne son nom à l’exercice fiscal , sans que la
mutation de propriété dans le cours de la dite année puisse donner lieu à
dégrèvement .

B. l’impôt sur les véhicules


1. Des exonérations
L’impôt sur les véhicules n’est pas établi en ce qui concerne :
1° les véhicules appartenant à L’Etat , aux provinces , aux villes , aux communes , aux
circonscriptions administratives , ainsi qu’aux offices et établissement publics de droit
congolais n’ayant d’autres ressources que celles provenant de subventions budgétaires ;
DROIT FISCAL

2° les véhicules appartenant aux instructions, et associations religieuses ,scientifiques ou


philanthropiques ;
3° les véhicules appartenant aux Etats étrangers, et affectés exclusivement à l’usage d’agents
ayants le statut d’agents diplomatiques. Cette exemption n’est consentie que sous réserve
de réciprocité ;
4° les véhicules appartenant aux organismes internationaux et utilisés exclusivement pour
les besoins desdits organismes ;
5° les véhicules appartenant aux membres des corps diplomatique étranger de même qu’aux
consuls et agents consulaires accrédités en RD, Congo à la triple condition :
a) qu’ils soient sujet de L’Etat qu’ils représentent ;
b) que les gouvernements dont ils sont les mandataires accordent la même immunité
aux agents diplomatiques et consulaires congolais ;
c) qu’en ce qui concerne les agents consulaires, ils n’exercent aucune activité
professionnelle autre ;etc.
3. les redevables (art 40)
l’impôt sur les véhicules est dû par les personnes physiques et juridiques qui utilisent
un ou plusieurs véhicules
hormis les véhicules appartenant aux personnes physiques ou morales exemptées
par la loi ou des conventions particulières, tous les véhicules immatriculés en IT sont
imposables à l’impôt sur les véhicules après un délai de trois mois à compter de
l’attribution du numéro dans la série IT

l’impôt sur les véhicules est dû par les offices et autres établissements publics
disposant de ressource autres que les subventions de l’Etat , nonobstant les
dispositions contraires prouvent figurer dans leurs statuts.
[Link] détermination du taux de impôt
Le taux de l’impôt sur les véhicules est fixé comme suit :
a) Motocycles : 5Ff
b) Véhicules automobiles utilitaires :
- de mois de 2500KGS 9Ff
- de mois de 2500KGS à 10.000KGS 14Ff
- de plus de 10.000KGS 17Ff
C) véhicules de tourisme :

Appartenant aux personnes physiques


- De 01 à 10 chevaux – vapeurs 14Ff
- De 11 à 15 chevaux –vapeurs 17Ff, etc.
C. L’impôt sur la superficie des concessions minières et d’hydrocarbures (art
54)

Le titulaire d’un permis de recherche est redevable de l’impôt sur la superficie


des concessions minières et d’hydrocarbures aux taux en francs congolais équivalent à
0, 02 USD par hectare pour la première année, en francs congolais équivalent à 0, 03
USD par hectare pour la deuxième année, en fracs congolais équivalent 0,035 USD p=r
hectare pour la troisième année et en francs congolais équivalent à 0, 04 USD par
hectare pour les autres années suivants
DROIT FISCAL

Le titulaire d’un droit minier d’exploitation est redevable sur la superficie des
concessions minières et USD par hectare pour la première année, en francs congolais
équivalent à 0, 06 USD par hectare pour la deuxième année en francs congolais
équivalent 0, 07 USD par hectare pour la troisième année et en francs congolais
équivalent à 0, 08 USD par hectare pour les autres années suivent.
L’impôt est dû pour l’année entière si les élément imposables existent dès le mois de
janvier. Aucun impôt n’est dû pour les concessions accordées après le 31 janvier.
Tout redevable de l’impôt sur la superficie des concession doit remettre par
écrit, avant le 15 janvier de l’année, au vérificateur des impôt dans le ressort duquel se
trouvent les éléments imposables, une déclaration énonçant tout les éléments dont il
dispose au début de l’année.
Section 2 la taxe sur la valeur ajoutée
1. L’historique et la définition de la TVA

A. L’historique
Avant 2010 l’impôt indirect en RDC comprenait essentiellement
l’impôt sur le chiffre d’affaire (ICA) qui est une modalité d’imposition en cascade telle
qu’instituées par l’O-L n°069/058 du 5 décembre 1969 relative à l’impôt sur le chiffre
d’affaires. Cet impôt frappait certaines opérations à l’intérieur, et d’autres à
l’importation. Il comprenait l’ICA à l’intérieur, l’ICA à l’importation et l’ICA à
l’exportation. L’ICA à l’exportation sera supprimé par l’article 3 da la loi n°04/013 du 15
juillet 2004 modifiant et complétant l’O-L du 5 décembre 1969.
La TVA à été instaurée par l’O-L n°10/001 du 20 aout 2010 portant
institution da la TVA telle modifiée et complétée par l’O-L n° 13 /007 du 23 février
2013.
Les droit de douanes et accises qui relèvent da la compétence de la
DGDA font également partie des impôt indirect en RDC.
B. LA définition da la TVA.
La TVA est un impôt indirect qui touche tous les biens et services de toutes
origines, consommes en RDC. Elle est en principe une synthèse de l’impôt unique et de
la taxe en cascade dont elle réunit des avantages respectifs : neutralité et rendement.
En effet, la taxe du est calculée sur le prix des biens vendus ou des services rendus,
déduction faite de celle da la TVA ayant grevé des éléments constitutifs dû de revient
Autrement dit, lors de chaque transaction la valeur du produit est frappée à un prix
uniforme.
Mais chaque redevable est autorisé à imputer sur la TVA qu’il doit (TVA brute) le
montant de la TVA qui a déjà grevé le produit au stade antérieur (TVA déductible) : il
ne versera au trésor public que la différence (TVA nette).
Ex : pour un produit passant entre les mains de 3 intermédiaire A, B et C vendu
respectivement par ces derniers à un prix de 200 FC, 300 FC, et 400 FC supportant le
taux de la TVA de 2%, on aura du point de vue de la TVA impôt de 4FC au premier
stade, 2 FC au second stade (6-4) et de 2 FC au troisième stade (8-6) . L’impôt total
supporté par le produit est e 8 FC.
C. Le champ d’application de la TVA
Ici , il ya deux sortes d’opération : celles situées dans le champ
d’application de la TVA et celles situées dans le même champ mais exonérées
DROIT FISCAL

1° les opérations situées dans le champ d’application de TVA


Elles sont imposables soit par nature soit par la volonté du législateur.
a) Les opérations imposables par nature
Ce sont des opérations qui relèvent d’une activité économique et
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.
 Il doit s’agir des livraisons des biens meubles corporels ou des prestations de
services faites à des tiers (ces opérations portent sur les actes translatifs de
propriété des biens meubles corporels : échange des bien, l’apport en société,
location- vente, vente d’articles et matériels, etc.) ;
 L’opération doit se faire entre deux personnes juridiquement distinctes ;
 L’opération doit être à titre onéreux ;
 L’opération doit être faite par les assujettis en tant que tel ;
 L’opération doit être faite dans le cadre d’une activité économique.

b) Les opérations imposables par la volonté du législateur

Ce sont des opération qui ne remplacent pas les intérêts évoques pour les
opérations imposables par nature. L’imposition de ces opérations relève da la
volonté du législateur. Il s’agit notamment :
- La livraison des biens à soi-même ;
-Les prestations des services à soi-même ;
-Les importations.
CHAP III Les opération exonérées (imposable)
Section Les exonérations à la TVA et la TVA l’importation
§1 Les exonérations à la TVA
-Les opérations à caractère social et culturel ;
-Les exonérations de pure technique fiscale (pour éviter la double
imposition ) ;
-Les opérations de souveraineté
1. La TVA à l’importation.
Elle à pour but de protéger la production intérieure contre la concurrence
étrangère et de rapporter à l’Etat des ressources fiscale supplémentaires. Ces deux objectifs
sont dans une certaine mesure contradictoire en ce sens que si cet impôt réussissait à
décourager l’importateur, le trésor public percevrait moins des recettes fiscales.

a) Les matérielles imposables et la fait générateur


La TVA à l’importation frappe toutes les marchandises importées en RDC et
destinées à la mise en consommation40. Le fait générateur de la TVA à l’importation ainsi que
celui des droits d’entres et de la taxe statistique sont constitués par l’introduction des biens
sur le territoire nationale. C’est donc au moment de la mise en consommation en RDC que
l’impôt est acquitté.
Par mise en consommation, Il faut entendre le passage de la frontière c’est-à-dire la
déclaration faite par l’importateur ou son représentant de son intention de faire entre des
marchandises en sa possession sur le territoire national.
b) Les importations exonérées
Sont notamment exonérés de la TVA à l’importation :
DROIT FISCAL

- Les marchandises qui de part leur nature sont destinées à l’agriculture, à l’élevage
et à la pèche ;
- Les produits alimentaires de consommation des masses (les poissons frais
réfrigérés et congèles, le riz, la farine de manioc, les arachides, l’huile de palme…)
- Les pièces de rechange si elles sont destinées à l’entretien du matériel industriel de
l’importateur etc.
C) les redevables de l’ impôt et le taux
Le redevable de la TVA à l’importation est l’importateur, personne physique ou
morale. Le taux de l’impôt est variable et fixe à 16%.
Section :4. Les droits de douanes (DGDA)
§1. Les droits d’entrée et sortie
Les droits de douanes à l’importation (droit d’entrée) ont pour objectif de protéger
la production intérieure contre la concurrence étrangère et de fournir à L’Etat des
ressources fiscales supplémentaires. Par contre les droits de douanes à l’exportation qui sont
propres au pays en voie de développement frappent les matières premières exportées
comme le pétrole, le cacao, le sucre, le bois en grume. Le taux doit être aménagé de façon à
être répercuté dans les prix afin de ne pas entraver les échangés.
§2. Les droits d’accises
Au début les droits d’accises désignes les prélèvements intérieures effectués sur la
production de certains produits. Ce concept a pris de l’extension, englobant aujourd’hui
aussi bien les taxes sur la vente que sur la production de certaines marchandises
particulières à un taux spécifique au à un taux ad valorem.42
En droit français les accises sont principalement considérées comme des taxes
fiscales spéciales frappant à l’importation quelques produits tels que les bois ou les huiles
végétales ou animales. Il s’agit également des taxes indirectes à l’importation sur des
denrées telles que le café ou le thé43.

Bibliographie
I. Lois et règlements
1. Acte uniforme sur les sociétés commerciales et le groupement d’intérêts
économiques.
2. Décret du 27 févier 1887 sur les sociétés commerciales.
Décret-loi du 19 septembre 1965 sur les sociétés commerciales.
3. O.L. n°69/009 du 10/2/1969 relative aux impôts séculaires sur les revenus
telle que modifiée et complète à ce jour.
4. O.L n°69/009 du 10/2/1969 relative aux impôts séculaires sur le revenus
telle que modifiée et complète à ce jour.
5. Ord loi n°41-63 du 24 février 1950 sur la concurrence déloyale.
II. Ouvrages
1. BAKANDEJA WA MPUNGU, finances publiques éd. Nora, Kinshasa 1999.
2. BORRIS MARTOR, NANETTE PILKING STONE et alite , [Link].
3. De CORDT, Yves DELGORGE, C. LEONARD, Tp. POULET et Manuel de droit
commerciale, deuxième Ed. LIMAL, Anthémis, 2011
4. F. GUIRAMAND et A. HERAUD, Droit des sociétés, des groupements des
entreprises en difficulté, 9e éd. Paris, éd. Dunod, 2002, p. 13, cité par
KUMBU-KI-NGIMBI, [Link].
5. G. CORNU, Vocabulaire juridique, paris, PUF, 1987.
DROIT FISCAL

6. GARRY SAKATA, droit commerciale congolais : jurisprudence, commerçants,


actes de commerce, capacité, fonds de commerce, concurrence déloyale,
faillite, PUK, Kinshasa, 2012
7. J.F DUE, l’impôt direct au service du développement, Ed. Tendances
actuelles, paris, 1988.
8. KOLA GONZE, droit fiscale, cours polycopié, faculté de droit, université de
Kinshasa 2014-2015.
DROIT FISCAL

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