UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE
DAKAR
EXPOSE DE RELATION BANQUE ENTREPRISE
MASTER 2 FINANCE, FASEG
THEME N°1 : L’ENVIRONNEMENT BANCAIRE AU SENEGAL ET DANS
L’UEMOA
Sous-groupe n°1
LES EXPOSANTS :
AISSATOU BADJI 202009X1F
DJIBY DIALLO 202009SJ2
AMADOU DIOP 202009V9C
NDEYE DABA GUEYE 202009PRT
FATOUMATA KA 202009MZL
YAMA KEITA 202009YZL
PROFESSEUR: M. SENAN ESAIE AGONMA
Année académique 2024-2025
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PLAN
INTRODUCTION
I. Structure du système bancaire dans l’UEMOA
A. Le rôle central de la BCEAO
B. Cadre règlementaire
C. Les infrastructures financières régionales
II. Les acteurs et le fonctionnement du système bancaire au SENEGAL
A. Les banques commerciales
B. La Microfinance
C. Le rôle des institutions de régulation
III. Les enjeux et défis de l’environnement bancaire
A. L’inclusion financière
B. L’accès au financement
C. La modernisation du secteur
CONCLUSION
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INTRODUCTION
L’environnement bancaire constitue un élément central du financement de l’économie dans
les pays de l’UEMOA. Dans cet espace caractérisé par une monnaie commune (le franc CFA)
et une politique monétaire centralisée par la BCEAO, les banques jouent un rôle clé dans la
mobilisation de l’épargne et le Financement des agents économiques.
Au Sénégal le secteur bancaire s’est fortement développe ces dernières décennies, avec une
diversification des acteurs, une modernisation des services et une intégration progressive dans
les normes internationales.
Dans ce contexte, il convient de s 'interroger sur comment s’organise l’environnement
bancaire au Sénégal et dans l’UEMOA, quels sont ses acteurs et ses caractéristiques, et quels
défis doit-il relevé aujourd’hui ?
Pour répondre à cette problématique, nous analyserons la structure, le fonctionnement, et les
défis de l’environnement bancaire dans l’UEMOA en générale et au Sénégal en particulier.
I. Structure du système bancaire dans l’UEMOA
A. Le rôle central de la BCEAO
La BCEAO constitue le cœur décisionnel du système bancaire. Son importance est encore
plus grande que celle d’une banque centrale nationale classique, car elle agit à l’échelle de 8
États membres.
❖ Une souveraineté monétaire partagée
Dans l’UEMOA, les États ont volontairement abandonné une partie de leur souveraineté :
➢ Une seule monnaie : le Franc CFA
➢ Une seule politique monétaire pour tous
➢ Des décisions prises de manière centralisée
Cela signifie que les pays ne peuvent pas dévaluer seuls leur monnaie ou ajuster leurs taux
d’intérêt individuellement sans l’intervention de la banque centrale.
C’est un avantage pour la stabilité, mais cela peut être un inconvénient en cas de crise
spécifique à un pays.
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❖ Les instruments de la politique monétaire
La BCEAO utilise plusieurs outils techniques :
➢ Taux directeur : influence le coût du crédit
➢ Réserves obligatoires : les banques doivent garder une partie de leurs fonds
➢ Opérations d’open market : injection ou retrait de liquidités
Exemple : Si l’inflation augmente, la BCEAO peut augmenter les taux, ce qui réduit les
crédits et ralentit l’économie.
❖ Le rôle de prêteur en dernier ressort
La BCEAO joue un rôle crucial en cas de crise :
➢ Elle peut soutenir une banque en difficulté
➢ Elle évite les faillites en chaîne
➢ Elle protège les dépôts des clients
Cela renforce la confiance dans le système bancaire.
❖ Le rôle dans le financement de l’économie
La BCEAO encourage :
➢ Le financement des PME
➢ Le crédit agricole
➢ Les investissements productifs
Elle met en place des politiques pour orienter les banques vers certains secteurs.
B. Cadre réglementaire
❖ Le cadre réglementaire dans l’UEMOA
Le cadre réglementaire bancaire dans l’UEMOA repose sur l’ensemble de textes juridiques et
institutionnels. Fixé par le conseil des ministres, il est harmonisé et piloté par la BCEAO et la
Commission Bancaire de l’UEMOA. Il repose sur une loi-cadre (la loi uniforme portant
réglementation bancaire dans l’UEMOA) commune qui définit les règles d’agrément, de
contrôle, de protection des déposants et de sanctions, complétée par des textes spécifiques au
Sénégal.
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Il s’appuie notamment sur le traité de l’UEMOA, les statuts de la BCEAO, la loi bancaire,
l’acte uniforme de l’OHADA, la convention de la commission bancaire, le plan comptable
bancaire révisé, les circulaires et instruments.
Loi-cadre portant réglementation bancaire (UEMOA) :
➢ S’applique à tous les établissements de crédit opérant dans l’Union, quelle que soit
leur forme juridique ou nationalité des actionnaires.
➢ Définit les opérations de banque : réception de fonds du public, octroi de crédits,
gestion des moyens de paiement.
➢ Encadre l’agrément et le retrait d’agrément des établissements de crédit.
➢ Fixe les obligations de capital minimum et de réserves spéciales.
➢ Prévoit le contrôle prudentiel par la Commission Bancaire de l’UEMOA.
❖ Autres réglementations régionales :
➢ Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT).
➢ Réglementation des systèmes financiers décentralisés (SFD).
➢ Encadrement de l’émission de monnaie électronique et de la finance islamique.
❖ Cadre réglementaire au Sénégal
Au Sénégal, le cadre réglementaire des banques est harmonisé au niveau communautaire par
la loi uniforme de l’UEMOA, complétée par les règlements de la BCEAO et le contrôle de la
Commission Bancaire.
Application locale :
➢ Les banques doivent obtenir un agrément délivré par le ministère des Finances après
avis de la BCEAO et de la Commission Bancaire.
➢ Les règles de gouvernance bancaire (qualification des dirigeants, obligations de
transparence) sont renforcées.
➢ Les procédures de gestion des comptes dormants et la centralisation des risques
bancaires sont encadrées.
➢ Supervision : La BCEAO et la Commission Bancaire assurent le contrôle, mais l’État
sénégalais conserve un rôle dans l’application des lois nationales.
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C. Les infrastructures financières régionales
Les infrastructures financières régionales de l’UEMOA reposent sur des systèmes modernes
de paiement et de règlement gérés par la BCEAO, notamment SICA-UEMOA, STAR-
UEMOA et SAGETIL-UEMOA, qui assurent la sécurité et l’efficacité des transactions
bancaires et financières dans toute la zone. Elles sont complétées par des initiatives
d’inclusion financière et de microfinance pour élargir l’accès aux services financiers.
➢ SICA-UEMOA (Système Interbancaire de Compensation Automatisée)
Il gère les paiements interbancaires de masse (chèques, virements, prélèvements), et il permet
une compensation électronique rapide et sécurisée entre banques.
➢ STAR-UEMOA (Système de Transfert Automatisé et de Règlement)
C’est une plateforme de règlement brut en temps réel (RTGS). Il est utilisé pour les paiements
de gros montants et les règlements interbancaires, il réduit les risques systémiques en assurant
un règlement immédiat.
➢ SAGETIL-UEMOA (Système Automatisé de Gestion des Titres et de Liquidités)
Il gère l’émission, la conservation et le règlement des titres publics et privés et permet aux
banques et investisseurs d’accéder aux adjudications de titres d’État.
➢ Le GIM-UEMOA : (Le Groupement Interbancaire Monétique de l’UEMOA)
Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Union Économique et Monétaire Ouest
Africaine (GIM-UEMOA) est une organisation créée pour promouvoir et gérer la monétique
dans l’espace UEMOA. Il joue un rôle essentiel dans la modernisation des systèmes de
paiement électroniques.
Rôle du GIM-UEMOA
- Assurer l’interopérabilité des systèmes de paiement par carte dans l’UEMOA.
- Faciliter les transactions électroniques entre banques.
- Promouvoir l’inclusion financière grâce aux moyens de paiement modernes.
Services offerts
- Cartes bancaires interbancaires (GIM).
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- Retraits sur distributeurs automatiques (DAB/GAB)..
- Plateformes de paiement électronique.
II. Les acteurs et le fonctionnement du système bancaire au SENEGAL
A. Les banques commerciales
Les banques commerciales (ou établissements de crédit)
Au 31 décembre 2025, le paysage bancaire sénégalais comptait plus de 30 banques et
établissements financiers agréés.
Acteurs principaux : CBAO Groupe Attijariwafa Bank, Société Générale Sénégal, BICIS,
Bank of Afrika (BOA) Sénégal, Banque Islamique du Sénégal (BIS), Coris Bank, Ora
Bank.
➢ Fonctionnement :
Collecte de dépôts : Les banques sénégalaises gèrent plus de 5 900 milliards de FCFA
d'encours de dépôts (fin 2020), avec une croissance continue.
Octroi de crédits : Elles financent les entreprises (PME/PMI), l'État, et les particuliers,
bien que l'accès au crédit reste un défi pour certaines PME.
Transformation digitale : Elles intègrent de plus en plus la monétique (cartes prépayées,
distributeurs automatiques) et les services financiers mobiles, notamment avec le
développement des Fintechs.
➢ Réglementation : Les banques sont assujetties à la nouvelle loi bancaire n°2025-03
portant sur la réglementation bancaire, entrée en vigueur le 11 février 2025.
B. La Microfinance
❖ Définition de la microfinance
La microfinance désigne l’ensemble des services financiers de petite taille (crédit, épargne,
transfert d’argent, assurance) destinés aux personnes à faibles revenus ou exclues du système
bancaire.
Au Sénégal, ces services sont fournis par des institutions appelées Systèmes Financiers
Décentralisés (SFD).
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❖ Caractéristiques de la microfinance au Sénégal
Elle concerne surtout le secteur informel (petits commerçants, artisans, agriculteurs)
Les montants prêtés sont faibles mais accessibles. Elle fonctionne souvent sous forme de :
mutuelles d’épargne et de crédit, coopératives, ONG ou institutions privées.
Le secteur est aujourd’hui très développé avec des centaines d’institutions et des millions de
clients.
❖ Rôle et importance
La microfinance joue un rôle clé au Sénégal :
➢ Inclusion financière : elle permet aux populations pauvres d’avoir accès à des services
financiers de base.
➢ Lutte contre la pauvreté : elle aide les ménages à financer des activités génératrices de
revenus, de scolarité et des dépenses de santé.
➢ Développement économique : elle soutient les PME et microentreprises, l’emploi des
jeunes, l’entrepreneuriat féminin.
Aujourd’hui, elle est considérée comme un levier stratégique de développement au Sénégal.
❖ Encadrement et réglementation
La microfinance est bien encadrée par l’État sénégalais, par la BCEAO (Banque centrale de
l’UEMOA), et par la loi n°2008-47 du 03 septembre 2008 portant sur la réglementation des
Systèmes Financiers Décentralisés (SFD).
❖ Limites et défis
Malgré son importance, il existe des difficultés comme un taux d’intérêt parfois élevés, un
faible accès dans certaines zones rurales, un risque de surendettement et un besoin de
professionnalisation.
C. Le rôle des institutions de régulation
La régulation est principalement assurée au niveau régional par la banque centrale,
garantissant la stabilité du système.
➢ BCEAO (Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) : Elle définit la politique
monétaire, émet la monnaie et assure la tutelle réglementaire.
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➢ Commission Bancaire de l'UEMOA : Elle est chargée de la supervision des banques
et établissements financiers. Elle délivre les agréments, édicte des normes
prudentielles (ratios de liquidité et de solvabilité) et effectue des contrôles sur place et
sur pièces pour préserver la solidité du système.
➢ AMF-UMOA (Autorité des Marchés Financiers de l'UMOA) : Elle régule le marché
financier régional, incluant les émissions obligataires des banques.
➢ Nouveaux Cadres 2026 : Une nouvelle loi portant réglementation bancaire a été
adoptée début 2025 pour renforcer la surveillance, notamment des Fintechs et de la
monnaie électronique, afin de lutter contre le blanchiment et protéger les
consommateurs.
Le fonctionnement global repose sur un équilibre entre la conformité aux exigences
prudentielles de la BCEAO et la nécessité d'innover pour financer le développement
économique du Sénégal, notamment par le biais de la finance digitale.
III. Les enjeux et défis de l’environnement bancaire
A. L’inclusion financière
L’inclusion financière dans l’UEMOA vise à garantir l’accès de tous aux services financiers
adaptés à leurs besoins, comme l’ouverture d’un compte, l’épargne, le crédit ou encore les
moyens de paiement. Elle constitue un enjeu majeur de développement économique et social
dans cette union qui regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest partageant la même monnaie et
un cadre financier commun, sous la supervision de la BCEAO.
Au cours des dernières années, l’inclusion financière dans l’UEMOA a connu une progression
importante. De plus en plus de personnes ont désormais accès à des services financiers, avec
un taux qui avoisine aujourd’hui les 70 % de la population. Cette amélioration s’explique en
grande partie par le développement rapide des technologies numériques, en particulier le
mobile money, qui permet d’effectuer des transactions financières simples (envoi d’argent,
paiement de factures, réception de fonds) à partir d’un téléphone portable, même sans compte
bancaire classique. Ce système a permis d’atteindre des populations auparavant exclues,
notamment en zones rurales ou dans le secteur informel.
Par ailleurs, les banques et les institutions de microfinance jouent un rôle complémentaire
important. Les banques offrent des services plus structurés comme les comptes bancaires et
les crédits à moyen ou long terme, souvent destinés aux entreprises ou aux salariés. De leur
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côté, les structures de microfinance facilitent l’accès aux services financiers pour les
populations à faibles revenus, les petits commerçants ou les agriculteurs, en proposant des
crédits de faible montant et des solutions d’épargne adaptées.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. L’accès aux services financiers reste limité
dans certaines zones rurales, où les infrastructures sont insuffisantes. De plus, une partie de la
population manque encore d’éducation financière, ce qui limite l’utilisation efficace des
services disponibles. L’accès au crédit demeure également difficile pour les jeunes, les
femmes et les petites et moyennes entreprises, souvent considérés comme des profils à risque
par les institutions financières.
Face à ces enjeux, l’UEMOA, à travers la BCEAO, met en œuvre des politiques et des
stratégies visant à renforcer l’inclusion financière, notamment par la digitalisation des
services, l’amélioration de la réglementation et le développement des infrastructures
financières. L’objectif est d’atteindre environ 90 % d’inclusion financière d’ici 2030, afin de
favoriser une croissance économique plus inclusive, réduire la pauvreté et améliorer les
conditions de vie des populations.
En résumé, l’inclusion financière dans l’UEMOA est en forte progression, portée par le
numérique et la microfinance, mais elle doit encore relever plusieurs défis pour devenir
totalement effective et profiter à l’ensemble de la population.
B. L’accès au financement
L’accès au financement, c’est tout simplement le fait de pouvoir obtenir de l’argent pour
réaliser un projet. Par exemple, une personne peut avoir besoin d’argent pour créer un
commerce, acheter du matériel ou agrandir son activité. Au Sénégal et dans les pays de
l’UEMOA, il existe plusieurs moyens pour se financer, mais ce n’est pas toujours facile.
D’abord, il y a les banques. Elles prêtent de l’argent aux particuliers et aux entreprises. Mais
pour obtenir un crédit, il faut souvent remplir beaucoup de conditions. Les banques
demandent des garanties, comme une maison ou un terrain, pour être sûres de récupérer leur
argent. Cela veut dire que seules certaines personnes peuvent vraiment en profiter.
Ensuite, il y a la microfinance, qui est plus adaptée aux petites activités. Elle permet aux
personnes qui n’ont pas accès aux banques d’obtenir de petits crédits. Par exemple, un
vendeur ou un artisan peut emprunter une petite somme pour développer son activité. C’est
plus simple que les banques, mais les montants sont souvent limités.
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On trouve aussi aujourd’hui le mobile money et les services numériques. Ils permettent
d’envoyer de l’argent facilement et parfois d’obtenir de petits prêts. Cela a beaucoup aidé les
populations, surtout dans les zones rurales.
Malgré toutes ces possibilités, l’accès au financement reste difficile pour beaucoup de
personnes. La première difficulté, c’est le manque de garanties. Beaucoup d’entrepreneurs
n’ont pas de biens à donner en garantie, donc les banques refusent de leur prêter de l’argent.
La deuxième difficulté, ce sont les conditions compliquées. Il faut souvent présenter des
documents, tenir une bonne comptabilité et prouver que l’activité est rentable. Or, beaucoup
de petites entreprises ne sont pas bien organisées et ne peuvent pas fournir ces informations.
Il y a aussi un manque de confiance entre les banques et les petites entreprises. Les banques
pensent que ces entreprises sont risquées, donc elles préfèrent ne pas leur prêter d’argent.
En plus, le coût du crédit peut être élevé. Les taux d’intérêt sont parfois trop importants, ce
qui rend le remboursement difficile. Certaines personnes préfèrent alors ne pas emprunter.
Enfin, il y a un manque d’information. Beaucoup de personnes ne savent pas comment faire
pour demander un crédit ou ne connaissent pas les solutions disponibles.
En résumé, même si le Sénégal et l’UEMOA offrent plusieurs moyens de financement,
l’accès reste limité. Les principales difficultés sont le manque de garanties, les conditions
strictes, le coût élevé des crédits et le manque d’information. Cela empêche beaucoup de
personnes et de petites entreprises de développer leurs activités.
C. La modernisation du secteur
La modernisation du secteur bancaire au Sénégal et dans l’UEMOA correspond aux
transformations visant à rendre les services financiers plus efficaces, accessibles et adaptés
aux évolutions économiques et technologiques. Elle est principalement pilotée par la Banque
Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, qui met en place des réformes pour améliorer le
fonctionnement du système bancaire.
Cette modernisation se traduit surtout par la digitalisation des services, avec le développement
des applications mobiles et du mobile money, facilitant les transactions et élargissant l’accès
aux services financiers, même pour les populations non bancarisées. Elle s’accompagne aussi
de l’essor des FinTech, qui proposent des solutions innovantes et renforcent la concurrence
dans le secteur.
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Par ailleurs, les systèmes de paiement ont été modernisés pour rendre les transactions plus
rapides et sécurisées, favorisant ainsi l’intégration économique entre les pays de l’UEMOA.
Le cadre réglementaire a également été renforcé afin d’assurer la stabilité du système
financier et la protection des usagers.
L’un des objectifs majeurs est l’inclusion financière, permettant à un plus grand nombre de
personnes d’accéder aux services bancaires. Cependant, des défis persistent, notamment
l’accès limité à Internet, le faible niveau d’éducation financière et les risques liés à la
cybersécurité.
En somme, la modernisation bancaire est un processus essentiel qui améliore l’accès et la
qualité des services financiers, mais qui nécessite encore des efforts pour être pleinement
efficace et inclusif.
Conclusion
En définitive, l’environnement bancaire au Sénégal ne peut être analysé indépendamment du
cadre communautaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine, qui assure une
organisation harmonisée et une stabilité monétaire à travers l’action de la Banque Centrale des
États de l’Afrique de l’Ouest. Ce système intégré constitue un atout majeur pour les
économies de la zone, en favorisant la confiance des investisseurs et la sécurité des
transactions financières.
Cependant, malgré ces acquis, le secteur bancaire sénégalais reste confronté à des défis
importants, notamment en matière d’inclusion financière, d’accès au crédit pour les petites et
moyennes entreprises, ainsi que d’adaptation aux mutations technologiques. La modernisation
du système bancaire, portée par la digitalisation et l’essor des services financiers innovants,
apparaît ainsi comme une condition essentielle pour renforcer son efficacité et son rôle dans le
financement du développement économique.
Dès lors, l’avenir de l’environnement bancaire dans l’UEMOA dépendra de sa capacité à
concilier stabilité, innovation et accessibilité, afin de répondre aux besoins croissants des
populations et des acteurs économiques.
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SOURCES
➢ Rapports annuels de la BCEAO (2022, 2023, 2024)
➢ Rapport BCEAO sur l’inclusion financière dans l’UEMOA
➢ Documents institutionnels UEMOA
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