TP DE RISQUES MINIERS
Par
David TSHEKA ILUNGA
Promotion : Bac 4
Orientation : Géologie de l’Ingénieur
O
Spécialité : Exploration et Géologie Minière
I
Département de Géologie
République Démocratique du Congo
Aout 2026
RESUME DES RISQUE MINIERS
Voici un résumé sur les risques miniers demandés
1. RISQUES GÉOLOGIQUES
Les risques géologiques proviennent de la structure et du comportement du
massif rocheux ou des terrains meubles. Ils peuvent apparaître dans les
mines à ciel ouvert comme dans les mines souterraines. Ils sont souvent
aggravés par les vibrations, les infiltrations d’eau, les fortes pluies, les tirs de
mines ou une mauvaise conception des excavations
.Les principaux risques sont les suivants :
Les éboulements et les chutes de blocs : rupture des talus, des fronts
de taille, des parois ou du toit des galeries. Ces événements peuvent
ensevelir ou écraser les travailleurs et les engins.
Les affaissements et les effondrements : ils peuvent être causés par la
présence de vides souterrains, un soutènement insuffisant ou une
exploitation mal planifiée.
Les irruptions d’eau, de boue ou de matériaux semi-solides : elles
peuvent provoquer l’inondation rapide des travaux et empêcher
l’évacuation du personnel.
Les fissures et les failles : elles peuvent entraîner l’instabilité locale ou
générale du terrain, surtout après les tirs de mines ou les pluies
importantes.
La présence de gaz dangereux : certains travaux souterrains peuvent
être exposés à des gaz inflammables, toxiques ou à un manque
d’oxygène.
Pour réduire ces risques, il faut réaliser des études géotechniques, surveiller
les talus et les parois, installer un soutènement adapté, assurer le drainage
et inspecter les zones de travail après les tirs et les intempéries.
Les recommandations internationales identifient notamment les
mouvements de terrain, les coups de terrain, les éboulements et les
irruptions d’eau comme des risques importants nécessitant une planification
particulière.
2. RISQUES LIÉS AUX EXPLOSIFS
Les explosifs sont utilisés pour fragmenter la roche. Cependant, leur
transport, leur stockage, leur chargement et leur mise à feu peuvent
provoquer des accidents graves lorsque les règles de sécurité ne sont pas
respectées.
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Les principaux dangers sont :
L’explosion prématurée pendant le transport, le stockage, le
chargement ou le raccordement des explosifs.
La projection de roches, les vibrations, la surpression et les
poussières lors du tir.
Les ratés de tir, qui laissent des explosifs non détonés dans le massif
rocheux.
L’explosion secondaire pendant le déblaiement ou lors d’une
intervention réalisée après un tir.
Les incendies et les explosions en chaîne dus à une mauvaise
conservation, à la chaleur, à l’électricité statique ou au mélange de
produits incompatibles.
L’accès de personnes non autorisées à la zone de tir ou au dépôt
d’explosifs.
Les mesures de prévention comprennent le stockage des explosifs dans des
dépôts sécurisés, leur contrôle permanent, l’utilisation de produits approuvés
et la présence de boutefeux ou de spécialistes compétents. La zone de tir
doit être évacuée et balisée avant la mise à feu. Une alerte sonore ou radio
doit être donnée et personne ne doit retourner sur le site avant la fin du délai
de sécurité.
Les opérations de manutention et de transport doivent respecter les règles
nationales et les procédures de l’entreprise. Les tirs doivent être réalisés par
des personnes formées et autorisées. Les explosifs et les détonateurs utilisés
dans une mine doivent également être approuvés par l’autorité compétente.
3. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
Les activités minières peuvent modifier les sols, l’eau, l’air et les
écosystèmes. Ces impacts peuvent affecter les travailleurs, les communautés
voisines et les générations futures.
Les principaux risques environnementaux sont :
La pollution des eaux de surface et des eaux souterraines par
les stériles, les effluents, les hydrocarbures et les produits chimiques
Le drainage minier acide, qui peut mobiliser certains métaux et
dégrader la qualité de l’eau.
Les poussières et les émissions atmosphériques provenant du
concassage, des tirs, du transport et de la circulation des engins.
La dégradation des sols et l’érosion causées par l’excavation, les
dépôts de stériles et la circulation des véhicules.
La perte de végétation et de biodiversité, notamment lorsque les
zones forestières ou agricoles sont transformées en zones
d’exploitation.
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La rupture des bassins de résidus ou des digues, pouvant
provoquer une pollution importante et rapide.
La prévention nécessite la surveillance régulière de la qualité de l’eau et de
l’air, la limitation des poussières par l’arrosage, l’entretien des bassins de
résidus et la gestion correcte des déchets dangereux. Il faut également éviter
les déversements d’hydrocarbures et réhabiliter progressivement les zones
exploitées.
La fermeture de la mine doit être préparée dès le début du projet. Les
excavations, les dépôts de stériles, les bassins de résidus et les zones
contaminées doivent être sécurisés et surveillés après l’arrêt de
l’exploitation.
4. RISQUES LIÉS AUX ÉQUIPEMENTS ET AUX ENGINS
Les équipements miniers sont lourds, puissants et souvent utilisés dans des
espaces réduits, poussiéreux ou peu éclairés. Les accidents sont
généralement liés à la circulation, aux pièces en mouvement, aux problèmes
électriques ou à un manque d’entretien.
Les principaux risques sont :
Les collisions entre engins lourds, véhicules légers, piétons et
installations.
Le renversement ou la chute des engins, notamment sur des
pistes dégradées, glissantes ou proches des talus.
L’écrasement et le coincement entre un engin et une paroi, un
camion ou une charge.
Le happement par les pièces mobiles comme les convoyeurs, les
courroies, les treuils et les foreuses.
L’électrocution, les courts-circuits et les incendies liés aux
installations électriques ou aux opérations de maintenance.
L’exposition au bruit, aux vibrations, aux fumées diesel et aux
huiles.
Les mesures de prévention comprennent l’établissement d’un plan de
circulation, la séparation des voies réservées aux piétons et aux engins, la
limitation de vitesse et l’installation d’une signalisation claire. Les
conducteurs doivent être formés, autorisés et soumis à des contrôles avant
le démarrage.
Les engins doivent être régulièrement inspectés et entretenus. Les alarmes
de recul, les feux, les freins, les pneus, les caméras et les ceintures de
sécurité doivent être contrôlés. Avant toute réparation, les sources d’énergie
doivent être arrêtées et consignées afin d’empêcher un redémarrage
accidentel.
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5. RISQUES SANITAIRES
Les risques sanitaires résultent de l’exposition des travailleurs à des
poussières, des produits chimiques, du bruit, des vibrations, de la chaleur et
des conditions de travail difficiles. Ces risques peuvent provoquer des
maladies professionnelles ou aggraver les accidents en réduisant la
vigilance.
Les principaux risques sanitaires sont :
Les poussières respirables et la silice, qui peuvent provoquer des
irritations, des maladies pulmonaires et la silicose.
Le bruit, qui peut entraîner une perte progressive de l’audition.
Les vibrations, qui peuvent provoquer des douleurs, de la fatigue et
des troubles musculosquelettiques.
Les produits chimiques et les métaux, qui peuvent intoxiquer les
travailleurs par inhalation, ingestion ou contact avec la peau.
La chaleur et la déshydratation, particulièrement lors des travaux
extérieurs ou dans les zones mal ventilées.
La fatigue et le stress, qui diminuent la concentration et
augmentent le risque d’erreur.
Les troubles liés aux efforts physiques, aux mauvaises postures et
à la manutention manuelle.
Les maladies infectieuses, favorisées par une mauvaise hygiène,
l’eau contaminée ou des conditions de logement inadéquates.
La prévention doit d’abord chercher à réduire les dangers à la source. Il faut
améliorer la ventilation, arroser les pistes, utiliser des systèmes de captage
des poussières, réduire le bruit et remplacer les substances dangereuses
lorsque cela est possible.
Ces mesures doivent être complétées par l’accès à l’eau potable, des
installations sanitaires propres, des examens médicaux, la formation du
personnel et le port d’équipements de protection individuelle adaptés :
casque, lunettes, masque ou respirateur, gants, chaussures de sécurité,
protection auditive et vêtements de travail.