Support de cours Informatique et réseaux
Université lumière Lyon 2 DEUG Sciences Economiques – 1ère année
I. Introduction à l’informatique
Jusqu’aux années 80, les ordinateurs dans l’entreprise étaient de gros systèmes, très coûteux et dont l’usage
était réservé à une élite : « les informaticiens ». Ils portaient le nom de Main Frames ou encore de Mini-
Ordinateurs. Depuis, la situation a changé, la taille et le coût des ordinateurs ont été considérablement réduits, on
parle de micro-ordinateurs, permettant la «démocratisationn » de l’outil informatique (un
bureau – un ordinateur), et donnant l’accès à l’informatique à des personnes non-
spécialistes.
Après une longue guerre de fabricants, le standard PC (personal computer) semble
Ordinateur de bureau s’imposer parmi les micro-ordinateurs, il s’agit en tous les cas du
système le plus vendu au monde. On distingue généralement deux
familles de machines : les ordinateurs de bureau et les ordinateurs portables. Les
premières sont généralement composées d’une unité centrale, d’un écran et d’une série de
Ordinateur portable
périphériques externes destinées à la saisie ou à production d’informations ; les secondes,
en revanche, présentent les mêmes fonctionnalités, mais les composants sont rassemblés autour d’une
architecture très compacte.
II. Composants d’un ordinateur
Nous nous concentrerons uniquement sur le modèle de bureau qui présente l’avantage de bien différencier les
différents éléments le composant.
1.1. Unité centrale
L’unité centrale renferme plusieurs composants destinés au traitement
et à la circulation de l’information. Elle peut prendre la forme d’une tour
(placé à côté de l’écran très souvent) ou d’un boîtier couché
horizontalement (très souvent placée sous l’écran, voir « Ordinateur de
bureau » plus haut).
Carte mère
La carte mère est très certainement le principal composant d’un
ordinateur. Il s’agit d’un circuit imprimé sur lequel vient se greffer une
Une carte mère avec ses composants série de composants.
• Le microprocesseur : c’est le cœur de l’ordinateur, il s’agit d’un circuit qui se charge de manipuler et de
faire circuler les données (par exemple, faire des calculs). Il
joue également le rôle de chef d’orchestre en pilotant et en
distribuant les tâches aux autres composants. Sa puissance n’a
cessé d’augmenter ces dernières années, donnant ainsi aux
machines modernes des capacités de calcul inimaginables il y
a une vingtaine d’années. L’unité d’évaluation de la puissance
d’un microprocesseur est le MIPS (millions d’instructions par
Processeurs Pentium
seconde) pour les entiers, et le MFLOPS (millions d’opérations de première génération
flottantes par seconde) pour les calculs avec virgule. Cette
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unité, comme son nom l’indique, quantifie tout simplement le nombre d’opérations simples que le processeur
est capable de faire en une seconde. Voici l’évolution de la puissance des processeurs du fabricant INTEL,
équipant une grande majorité des PC.
Année de sortie Puissance MIPS Horloge MHz
8086 78 0,33 5
80286 82 1,2 8
80386 DX 85 6 16
80486 DX 89 20 25
80486 DX2 92 40 50
Pentium 93 112 66
• L’horloge système : elle synchronise le microprocesseur et les autres composants. Sa vitesse, encore
appelée fréquence, est exprimée en Mégahertz (MHz). Plus elle sera élevée, plus la machine sera rapide.
• La mémoire : pour effectuer les différentes opérations qui lui sont demandées, le processeur a besoin d’une
unité de stockage : la mémoire (comme nous, le processeur ne peut pas tout faire ne même temps, il place
une information dans sa
mémoire pour exécuter une
tâche, une fois celle-ci
terminée, il s’attelle à la
tâche suivante en allant
chercher dans la mémoire
les informations qui s’y
rapportent, ainsi de suite…).
La capacité et la vitesse
d’accès quantifient la
puissance de la mémoire. La
capacité est traduite par la
quantité d’informations que
la mémoire peut stocker à
un instant donné. L’unité de
Schéma carte mère base est le bit, information
binaire de type 0 (lumière
éteinte, ou le courant ne passe pas) ou 1 (lumière allumée, ou le courant passe). Lors de leurs transferts, les
bits sont regroupés par blocs de 8, appelés octets. Les unités plus élevées sont : le Kilo-octet (Ko, 1024
octets), le Mega-octet (Mo, 1024 Ko) ou le giga-octet (Go, 1024 Mo). La vitesse d’accès, elle, correspond au
temps nécessaire pour accéder à une information élémentaire dans la mémoire, l’unité la plus souvent
utilisée est la nano-secondes (ns, 10-9 secondes).
On distingue trois types de mémoire :
• La mémoire morte (ROM : read only memory) : elle contient des instructions et des données
spécifiques à la machine (lancement, test…). Généralement, ces informations y sont inscrites lors de la
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fabrication de l’ordinateur, il est impossible pour un utilisateur normal de modifier le contenu de cette
mémoire, d’où l’appellation ROM (mémoire à lecture seule) ;
• La mémoire vive (RAM : random access memory) : appelée également mémoire centrale, elle participe
activement à la circulation des informations, en effet on peut y lire et écrire des informations très
fréquemment. De manière pratique, la mémoire se présente sous la forme de barrettes d’une longueur
d’une dizaine de centimètres, elles disposent d’un emplacement dédié sur les cartes mères. Sur les
machines modernes, la mémoire installée va de 32 Mo à plusieurs giga-octets.
• La mémoire cache : la vitesse transmission de l’information du processeur à la mémoire vive dépend
très souvent du temps d’accès de cette dernière, elle est beaucoup plus lente que le processeur. Pour
éviter le gaspillage des ressources du processeur, qui tourne à vide quand il attend les informations en
provenance de la mémoire, on a mis en place ces dernières années une mémoire de capacité limitée
(de 128 Ko à 1Mo) mais de performances nettement plus élevées (10 ns), son rôle est de stocker les
informations qui reviennent le plus souvent, accélérant ainsi le passage vers le processeur.
• Le Bus : Le bus sert à faire véhiculer des informations entre les différents composants d'un ordinateur de
façon assez rapide. Le premier PC avait 2 bus: le bus d'adresse et le bus de données. Le bus d'adresse
avait une largeur de 20 bits (de manière schématique, 20 fils parallèles qui transmettent ou ne transmettent
pas (0 ou 1) une information). On pouvait adresser 1 Mo de mémoire (2 puissance 20 égale à peu près 1
Million), par contre le bus de données avait une largeur de 8 bits, donc 256 valeurs possibles.
Le Bus ISA (Industry Standard Architecture) a une largeur de 16 bits et est cadencé à 8 Mhz. Après un
rapide calcul, on trouve qu'il peut transmettre 16 Mo de données par seconde, (les calculs sont relativement
simples : 1 Hz ! un cycle d'horloge par seconde, 8 Mhz ! 8 million de cycle par seconde, et comme il a
une largeur de 16 bits (2 octets) donc 16 millions d'octets par seconde...) Mais en fait, il ne transfère au
maximum que 8Mo/s car il doit rester compatible avec le premier. Après le bus ISA, il y a eu une petite
amélioration avec le bus EISA qui avait une largeur de 32 bits, donc transfère 32 Mo/s.
Pour le bus VESA, abréviation VLB (Vesa local Bus) est un bus cadence à 40 Mhz ( en fait c'est une limite
théorique, la fréquence réelle dépend du fonctionnement du processeur ) et a une largeur de 32 bits, ce bus
est plus rapide que le bus ISA. Au milieu des années 90, on trouve le bus PCI (Peripheral Component
Interconnect) d'Intel. Ce bus d'une largeur de 32 ou 64 bits et peut fonctionner jusqu’à 33 Mhz. Le dernier
bus en date est le bus AGP qui est cadencé à 66 Mhz et qui offre une bande passante de 528 Mo/s.
• Les connecteurs d’extension : ce sont des emplacements disponibles sur la carte mère, destinées à
recevoir des cartes d’usage divers : une carte son pour
écouter et/ou enregistrer les derniers « tubes » de Claude
François par exemple ; ou encore une carte MIDI qui pourra
piloter votre synthétiseur ; ou même une carte TV qui vous
permettra de suivre les programmes de TV tout en
travaillant…
Le type de connexion dépend du type de bus qu’il utilise,
plus le bus sera performant, plus la carte d’extension pourra
Introduction d ’une carte traiter de gros volumes d’informations. Le nombre et l’usage
sur un connecteur d ’extension des connecteurs d’extension dépendent à la fois de la carte
mère (les vielles cartes ne proposaient au maximum que deux connecteurs ISA) et de la place disponible
(une unité centrale au format « tour » a plus de chance de pouvoir recevoir de multiples cartes).
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• La carte graphique : appelé également adapteur vidéo, son rôle est de contrôler l’affichage sur l’écran (voir
plus bas). Elle dispose de sa propre mémoire (les cartes modernes peuvent aller jusqu’à 32 Mo), sa
puissance est traduite par :
• la résolution qui est calculée en pixel : une image est pour l’ordinateur une série de points, plus on
pourra afficher de points sur une surface donnée, meilleure sera la qualité de l’image reproduite ;
• le nombre de couleur qu’elle peut reproduire (16 couleurs, il y a 10 ans, plus de 16 millions de couleurs
maintenant).
La nécessité d’une carte graphique performante dépend de l’usage que l’on a de sa machine. Si l’on veut
essentiellement utiliser des programmes de jeux, une carte graphique performante est absolument
nécessaire. La vitesse de transfert des informations de la carte graphique vers le processeur dépend encore
une fois du bus sur lequel la carte est connectée.
• Les ports d’entrées et sorties (ports de communication): Les ports d'entrée - sortie sont des éléments
matériels de l'ordinateur, permettant au système de communiquer avec des éléments extérieurs, c'est-à-dire
d'échanger des données, d’où l’appellation d'interface d'entrée-sortie (notée parfois interface d'E/S). On
distingue principalement deux types de ports de communications :
• Le port série : Les ports série représentent les premières interfaces ayant permis aux ordinateurs
d'échanger des informations avec le "monde extérieur". Le terme série désigne un envoi de données via
un fil unique: les bits sont envoyés les uns à la suite des autres. A l'origine les ports série permettaient
uniquement d'envoyer des données, mais pas d'en recevoir, c'est pourquoi des ports bidirectionnels ont
été mis au point (ceux qui équipent les ordinateurs actuels le sont); les ports séries bidirectionnels ont
donc besoin de deux fils pour effectuer la communication.
La communication série se fait de façon asynchrone, cela signifie qu'aucun signal de synchronisation
(appelé horloge) n'est nécessaire: les données peuvent être envoyées à intervalle de temps arbitraire.
En contrepartie, le périphérique doit être capable de distinguer les
caractères (un caractère a une longueur de 8 bits) parmi la suite
de bits qui lui est envoyée... C'est la raison pour laquelle dans ce
type de transmission, chaque caractère est précédé d'un bit de
début (appelé bit START) et d'un bit de fin (bit STOP). Ces bits de Ports séries, 9 et 25 broches
contrôle, nécessaires pour une transmission série, gaspillent 20% de la bande passante (pour 8 bits
envoyés, 2 servent à assurer la réception). Les ports série sont généralement intégrés à la carte mère,
c'est pourquoi des connecteurs présents à l'arrière du boîtier, et reliés à la carte mère par une nappe de
fils, permettent de connecter un élément extérieur. Les connecteurs séries possèdent généralement 9
ou 25 (respectivement connecteurs DB9 et DB25). Ces dernières années, un nouveau type de port série
est apparu, le port USB (universal serial bus). Outre une meilleure capacité de transfert, il possède deux
qualités importantes : il permet le chaînage des périphériques (plusieurs périphériques peuvent être
connectés au même port via un outil spécial, le hub, qui joue le rôle de prise multiple) ; on peut
raccorder un nouveau périphérique à l’ordinateur sans qu’il soit nécessaire d’éteindre ce dernier.
• Le port parallèle : La transmission de données en parallèle consiste à envoyer des données
simultanément sur plusieurs canaux (fils). Les ports parallèles présents sur les ordinateurs personnels
permettent d'envoyer simultanément 8 bits (un octet) par l'intermédiaire de 8 fils. Les premiers ports
parallèles bidirectionnels permettaient d'atteindre des débits de l'ordre de 2.4Mo/s. Toutefois des ports
parallèles améliorés ont été mis au point afin d'obtenir des débits plus élevés. Les ports parallèles sont,
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comme les ports série, intégrés à la carte mère. Les connecteurs DB25 permettent de connecter un
élément extérieur (une imprimante par exemple).
1.2. L’écran (ou le moniteur)
C’est l’outil de visualisation par excellence. Il constitue une interface privilégiée entre l’ordinateur et l’utilisateur.
Quoique cela semble inimaginable aujourd’hui, l’écran n’a pas toujours été présent sur les ordinateurs, surtout les
mini et gros systèmes.
Les moniteurs sont la plupart du temps des tubes cathodiques, c'est à dire un tube en verre dans lequel un canon
à électrons émet des électrons dirigés par un champ magnétique vers un écran sur lequel il y a de petits
éléments phosphorescents (luminophores) constituant des points (pixels) émettant de la lumière lorsque les
électrons viennent les heurter. Pour les moniteurs couleur, trois faisceaux d'électrons sont utilisés simultanément
en visant chacun un point d'une couleur spécifique: un rouge, un vert et un bleu (RGB: Red/Green/Blue ou en
français RVB: Rouge/vert/bleu). Cependant ces luminophores sont situés de façon tellement proche que l’œil n'a
pas un pouvoir séparateur assez fort: il voit une couleur composée de ces trois couleurs.
Les moniteurs sont caractérisés par les paramètres suivants :
• La définition: c'est le nombre de points qu'il peut afficher, ce nombre de points est actuellement compris
entre 640x480 (640 points en longueur, 480 points en largeur) et 1600x1200.
• La taille: Il ne faut pas confondre la définition de l'écran et la taille de l'écran. En effet un écran d'une taille
donnée peut afficher différentes définitions. La taille se calcule en mesurant la diagonale de l'écran, elle est
exprimée en pouces, c'est-à-dire 2.55 cm. Les écrans les plus répandus il y a 4 ans étaient les 14 pouces,
actuellement un écran 17 pouce semble nécessaire pour profiter pleinement des interfaces graphiques.
• La résolution: Elle détermine le nombre de pixels par unité de surface (pixels par pouce carré en anglais DPI:
Dots Per Inch).
• Le pas de masque: C'est la distance qui sépare deux points, plus celle-ci est petite plus l'image est précise
• La fréquence de balayage: C'est le nombre d'images qui sont affichées par seconde, on l'appelle aussi
rafraîchissement, elle est exprimée en Hertz (Hz). Plus cette valeur est élevée, meilleur est le confort visuel
(on ne voit pas l'image scintiller), il faut donc qu'elle soit supérieure à 67 Hz (limite inférieure à partir de
laquelle l’œil remarque véritablement l'image "clignoter".
1.3. Mémoires de masse
La mémoire vive est volatile. Dès que l’on éteint la machine, toutes les informations saisies, manipulées,
produites, sont perdues. Des mémoires de masses sont donc nécessaires, afin de pouvoir conserver les données
de manière permanente.
a) Supports magnétiques : disques durs et disquettes
Les supports magnétiques sont les mémoires de masse les plus répandus. Le principe est simple : les
informations sont enregistrées sur des pistes, des cercles concentriques inscrites sur un disque. Pour repérer
chaque endroit, des secteurs sont créés sur le disque lors d’une première opération de mise en service dite de
formatage. L’accès aux données se fait donc par la suite grâce à une localisation de type secteur / piste.
Les opérations de lecture /écriture sont réalisées à l’aide de têtes spéciales qui se baladent au-dessus de la
surface du disque grâce à des bras. L’analogie avec le bon vieux tourne-disque qui balaie le vinyle est totale,
sauf que la tête de lecture ne touche pas le disque ici.
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Ces têtes de lecture/écriture sont dites "inductives", c'est-à-dire qu'elles sont capables de générer un champ
magnétique. C'est notamment le cas lors de l'écriture, les têtes en créant des champs positifs ou négatifs
viennent polariser la surface du disque en une très petite zone, ce qui se traduira lors du passage en lecture par
des changements de polarité induisant un courant dans la tête qui sera ensuite transformer par un convertisseur
analogique numérique (CAN) en 0 et en 1 compréhensibles par l'ordinateur. Les têtes commencent à inscrire des
données à la périphérie du disque (piste 0), puis avancent vers le centre.
On distingue deux types de mémoires de masse :
• Les disques durs : ce sont des boîtiers hermétiques situés à l’intérieur de
l’ordinateur (certains peuvent être retirés assez facilement, on parle alors
de disque amovible ). Leur mécanique est très complexe, ils sont
composés de plusieurs disques magnétiques, les plateaux, tournant
autour d’un axe commun. Leur vitesse de rotation peut atteindre 7200
Aspect interne d ’un disque dur
tours par minute, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et ils
peuvent créer un vent allant jusqu’à 250 km/h. Leur capacité peut atteindre plusieurs giga-octets, les
performances d’un disque dur dépendent essentiellement de sa vitesse de rotation et du type de bus sur
lequel il est connecté.
• Les disquettes : c’est un support de données magnétique qui offre le très appréciable avantage d’être
transportable aisément. La capacité des disquettes actuelles est de 1,44 Mo, un lecteur situé le plus souvent
sur la façade de l’unité centrale lui est dédié.
Récemment, des disquettes de capacités supérieures, les disquettes ZIP (100 Mo et même 250 Mo
maintenant) ont fait leur apparition. Ces disquettes sont certes plus puissantes en terme de capacité et de
vitesse de traitement, mais elles nécessitent des lecteurs spéciaux qui sont loin d’être généralisés sur les
ordinateurs actuels. Elles constituent néanmoins des outils privilégiés pour la sauvegarde des données.
b) Supports optiques : le CD-ROM
Le CD-ROM est un disque laser (connu également sous le terme disque optique). Il a le même format que les
disques laser audio utilisés par les appareils haute-fidélité. Il obéit à la même technologie, il est ainsi constitué de
matière plastique, recouvert d'une fine pellicule métallique sur une des faces, les pistes sont gravées en spirales,
ce sont en fait des alvéoles d'une profondeur de 0,83µ et espacées de 1,6µ. Ces alvéoles forment un code
binaire, une alvéole correspond à un 0, un espace à un 1.
La lecture des informations contenues se fait à l’aide d’un lecteur dédié, le lecteur de CD, situé généralement sur
la face avant des unités centrale. La diffusion généralisée de ce lecteur est assez récente, ses performances
dépendent essentiellement de son taux de transfert (quantifié en multiple de la vitesse d’un CD audio standard
qui fait 150 Ko/s, un lecteur faisant 300Ko/s est désigné sous le terme « lecteur 2X »).
Le CD-ROM a une grande capacité (650 Mo, près de 250
000 pages dactylographiés), il est donc un outil privilégié de
sauvegarde. Par rapport au support magnétique, il présente
le désavantage de ne pas être réinscriptible (on ne peut
écrire qu’une seule fois dessus, ceci fait les informations
inscrites ne pourront plus être effacées pour laisser la place
à de nouvelles données). L’écriture sur un CD se fait à
Mécanisme de lecture sur un CD
l’aide d’un outil spécial (le graveur de CD) qui reste
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relativement cher à l’heure actuel.
Très récemment, une nouvelle génération de CD-ROM réinscriptibles sont apparus. Il s’agit de supports non-
standards (le disque présente des caractéristiques différentes du CD-ROM standard), et ils exigent l’achat d’un
lecteur spécial. Le prix du support et du lecteur restent cependant prohibitif, le cantonnant à une diffusion
restreinte pour l’instant.
1.4. Périphériques de saisie
Il existe des périphériques de saisie incontournables sur les PC actuels : le
clavier et la souris.
Le clavier est un instrument qui permet d’envoyer des séries de codes vers
l’ordinateur : il permet la saisie de caractères (lettres, chiffres, symboles…), il
sert également à envoyer des commandes. Au fil du temps, les claviers se sont
Souris à deux boutons,
de plus en plus complexifiés, passant de 84 touches (milieu des années 80) à souris à un bouton
105 touches (avec des touches spécifiques à Windows 95). La multiplication de
touches qui servent essentiellement de raccourcis pour l’envoi de commandes est pourtant mise à mal par un
autre périphérique qui propose une ergonomie assez intéressante : la souris.
La souris permet d’activer et de manipuler les entités affichées à l’écran (une fenêtre sous Windows, une lettre
ou un groupe de lettres sous Word…). La souris comporte une bille sur laquelle tournent deux rouleaux. Ces
rouleaux comportent chacun un disque cranté qui tourne entre une photodiode et une LED (Diode
électroluminescente) laissant passer la lumière par séquence. Lorsque la lumière passe, la photodiode renvoie
un "1", lorsqu'elle rencontre un obstacle, la photodiode renvoie un "0". A l'aide de ces informations, le PC peut
connaître la position de votre curseur (voire la vitesse...!!). Les souris se distinguent par le nombre de boutons
qu’elles comportent (1, 2 voire 3 boutons), 2 boutons sont absolument nécessaires pour travailler sous Windows.
1.5. Périphériques externes
Les périphériques externes sont comme leur nom l'indique connectés à l'extérieur du PC, c'est-à-dire sur les
ports de communication (COM1, COM2, COM3 ..) ou le(s) port(s) imprimante (LPT1, LPT2 ...) Il s'agit
principalement:
• de l'imprimante ;
• du modem externe ;
• du scanner.
• Etc.
L’imprimante
L'imprimante permet de faire une sortie imprimée (sur papier) des données de l'ordinateur. Il est généralement
connecté sur le port parallèle. La procédure d’impression ne pose pas de problèmes particuliers quel que soit le
système, son pilotage est assuré par l’application (WORD, EXCEL…) qui envoie les informations à imprimer.
Les imprimantes diffèrent par la technologie qu’elles emploient, on en distingue plusieurs types :
• l'imprimante laser : c’est le nec plus ultra, la technologie qui assure la meilleure qualité d’impression. Elle
repose sur l’envoi de rayon laser sur un « toner » (contenant l’encre), ce qui provoque le dépôt de l’encre
sur le papier. La précision est quasi parfaite.
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• l'imprimante à jet d'encre : elle dispose d’une tête d’écriture composée d’une série de buses (petits tuyaux)
remplies d’encre, pointées vers le papier. Lorsque une buse est chauffée, l’encre est projetée en direction
du papier, il suffit donc de bien choisir les buses à chauffer pour former le caractère à
imprimer.
• l'imprimante matricielle (à aiguilles) : elle dispose d’une tête d’écriture composée d’une
série d’aiguilles disposés en matrice. Un ruban encreur est placé entre le papier et la
Tête de l ’imprimante matricielle
tête d’écriture. Selon le caractère que l’on veut imprimer, les aiguilles adéquates parcourant le ruban de carbone
viendront frapper le ruban, et ainsi imprimeront le texte voulu sur le papier. Particulièrement bruyante,
proposant une qualité d‘impression peu convaincante, cette technologie est totalement abandonnée de nos
jours.
Le modem externe
Le modem (modulateur – démodulateur) est un périphérique utilisé pour
transférer des informations entre plusieurs ordinateurs (2 à la base) via les
lignes téléphoniques. Les ordinateurs fonctionnent de façon digitale, ils
utilisent le langage binaire (une série de zéros et de uns), mais les modems
sont analogues. Les signaux digitaux passent d'une valeur à une autre, il n'y
a pas de milieu, de moitié, c'est du Tout Ou Rien (un ou zéro). L'analogue
Principe du modulateur - démodulateur
par contre n'évolue pas "par pas", il couvre toutes les valeurs. Ainsi vous
pouvez avoir 0, 0.1, 0.2, 0.3 ...1.0 et toutes les valeurs intermédiaires. Le rôle du modem est donc d’effecteur
cette conversion sans perte d’information.
Les modems se différencient par la vitesse de transmission de données, les plus récentes peuvent aller jusqu’à
56Kbits/s, certaines sont capables de réceptionner des données même si l’ordinateur est éteint. Leur
généralisation va de pair avec le développement inexorable d’Internet.
Le scanner
Le scanner est un outil qui permet de recueillir une image ou un texte disposé sur un support papier (livre, image
photographique…). L’image ainsi acquise peut être retravaillée et imprimée de nouveau.
Outre l’acquisition d’image, le scanner permet également de traiter du texte. Il est alors couplé avec un logiciel de
reconnaissance de caractères qui se charge de retraduire en suite de caractères (alphanumériques,
numériques…) les images importées, en cela il peut constituer un puissant outil de saisie. Il est par exemple
possible de saisir automatiquement avec un scanner les données du Bottin afin de lancer des prospects aux
futurs clients de votre entreprise.
Sources : 8
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