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La croissance économique est définie comme une augmentation durable de la production de biens et services, résultant de l'accumulation des facteurs de production et de l'accroissement de la productivité globale. Les théories de la croissance économique se divisent en croissance exogène, où le progrès technique est considéré comme extérieur à l'économie, et croissance endogène, où le progrès technique est intégré comme un moteur de croissance. La mesure de la croissance économique se fait généralement par le Produit Intérieur Brut (PIB), bien que ce dernier présente des limites dans l'évaluation du bien-être et des disparités économiques.
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inales L-OSE-S
Sciences Economiques et Sociales
- Qu’est-ce que la croissance économique?
On définit la croissance économique comme une augmentation durable et soutenue de la
production de biens et services sur un territoire donné.
La croissance économique est donc un indicateur permettant de mettre en évidence une
augmentation des richesses d'une nation au cours du temps.
2- Quelles sont les sources de la croissance économique ?
A 6 .
Pour créer des richesses, les agents économiques
vont mobiliser des facteurs de production. En effet,
afin de produire des biens ou des services, ils vont
devoir mobiliser du capital, qui correspond aux
moyens de production durables qui vont étre
utilisés, et du travail, qui représente l'ensemble de
la. main-d'ceuvre disponible. La combinaison
productive résulte de utilisation conjointe de ces
facteurs de production. Ainsi, plus une économie
accumule de facteurs de production, plus elle va
6tre en mesure de produire des richesses. On parle
de croissance extensive pour qualifier ce type de
croissance économique —résultant =~ d'une
accumulation des facteurs de production, c'est-a-
dire de l'augmentation de la quantité de facteurs de
production disponibles dans une économie.
B- L’accroissement de Ia productivité globale te
Si la croissance économique peut résulter d'une accumulation des facteurs de production,
elle peut aussi étre la conséquence d'une augmentation de la productivité globale des
facteurs. La productivité représente le rapport entre une production et les ressources
mobilisées pour la produire. Ainsi, produire la méme quantité de biens ou de services en
mobilisant moins de facteurs de production témoigne d'une hausse de la productivité. Des
économistes ont observé que la croissance économique ne pouvait étre expliquée en totalité
par l'accumulation des facteurs de production: il existe un «résidu» qui ne peut étre
expliqué par une mobilisation plus importante des facteurs de production. Cette partie non
expliquée est le résultat d'une amelioration de la productivité globale des facteurs de
production, ce qui signifie que les combinaisons productives utilisées au cours du temps sont
de plus en plus efficaces. On utilise la notion de croissance intensive pour qualifier ce type
de croissance, caractérisé par |'augmentation de la production qui ne s‘explique pas par une
augmentation de la quantité de facteurs de production mobilisés, mais par leur productivité
plus élevée. La croissance économique peut donc résulter d'une accumulation des facteurs
de production, mais aussi d'un accroissement de la productivité globale des facteurs.
Mr TIANIARA, Enseignant deta cliscipline SES du Lyoée Antsrabe «Nord | ||Scienc les
C- Le lien entre progrés technique et accroissement de la productivité globale des
fi
Si une croissance intensive résulte d'une amélioration de la productivité globale des facteurs,
C'est que les facteurs de production mobilisés pour produire sont plus efficaces. On qualifie
de progrés technique l'ensemble des innovations qui permet une amélioration de la
productivite des facteurs. Une innovation correspond a I'adaptation économique d'une
invention. Le progrés technique permet ainsi de rendre plus efficaces les facteurs de
production, de produire de nouveaux biens ou services mais encore dinstaurer de nouveaux
procédés commerciaux. II peut ainsi résulter de [utilisation de nouvelles machines, de
formations professionnelles permettant une augmentation de la productivité des salariés ou
encore d'une nouvelle organisation de la production. C’est l'ensemble de ces innovations qui
va permettre un accroissement de la productivité globale des facteurs, et expliquer le résidu
de croissance économique qui ne résulte pas d'une augmentation de la quantité de facteurs
mobilisés lors du processus de production.
3- Les théories de la croissance économique
Les analyses du réle du progrés technique comme source de croissance ont été
profondément renouvelées depuis le début des années 80. Le changement réside dans la
maniére d'expliquer l'origine de la croissance économique.
A- La croissance exogéne
Liéconomiste américain R. SOLOW (néo-classique, prix Nobel d'économie en 1987) propose en
1957 un modéle mettant en évidence les facteurs de la croissance du PIB par téte : dans ce modéle,
le progrés technique est exogene, « tombé du ciel ».
Ce modéle repose sur cing hypotheses :
> le marché est en situation de concurrence pure et parfaite
> une fonction de production & deux facteurs, le travail et le capital : Y =f (L, K)
> les facteurs de production sont substituables
les rendements factoriels sont décroissants a partir d'un certain seuil => par
exemple, & quantité de travail inchangée, une augmentation de la quantité du facteur
capital engendre une hausse de la production moins que proportionnelle => la
productivité marginale du capital est décroissante.
> les rendements d’échelle sont constants : la production augmente au méme
rythme que les facteurs de production qui varient dans la méme proportion
we
On parle du « résidu de Solow » ou encore d'une « mesure de notre ignorance » : il mesure
la part de la croissance de la production qui n'est pas le résultat de l'utilisation d'une plus
grande quantité de travail ou de capital => il est assimilé a la productivité globale des
facteurs de production.
+ Le progrés technique permet d'engendrer des rendements d’échelle croissants : la
production augmente plus vite que la quantité de facteurs => la croissance devient intensive
C'est-a-dire qu'elle repose en partie sur I'augmentation de la productivité des facteurs.
(Mr TIANIARA, Enseignant de la discipline SES du Lycée Amuirabe Nord | EaSciences Economiques et Sociales Terminales L-OSE-S
+ Dans ce modéle le progrés technique est un facteur exogéne, clest-a-dire indépendant
de l'activité économique : il semble donc « tombé du ciel », il est le fruit du hasard et reste
de ce fait inexpliqué ([Link] ne dit rien sur ses origines).
B- La croissance endogéne
Dans les années 1980, d'autres économistes contemporains (Paul Romer, Robert Barro et Robert
Lucas, Philippe Aghion et Peter Howitt) endogénéisent le progrés technique dans la croissance.
lls se fondent sur I'hypothése que la croissance génére par elle-méme le progrés technique :
le PT est a la fois une cause et une conséquence de la croissance.
* Ainsi, il n'y a plus de fatalité des rendements décroissants, l'investissement dans les
sources de PT produit des extemalités positives qui permettent des rendements
d'échelle croissants.
* La croissance économique trouve donc sa source dans |'accumul:
différentes formes de capitaux :
Y le capital physique productif: capital fixe et capital circulant ([Link], 1986)
¥ |e capital technologique => investissement dans la R&D ([Link], 1987)
Y le capital humain : terme utilisé par G. Becker et désignant un stock de
connaissances, de savoir-faire et savoir-étre incorporé par chaque individu
et pouvant étre utilisé 4 des fins productives ; il peut étre amélioré par
des effets d'apprentissage ou « Learning by doing » (Paul ROMER, 1986)
(Robert LUCAS, 1988)
Y |e capital public => investissement dans les infrastructures publiques (R. BARRO,
1990)
+ Le progrés technique dépend donc des décisions volontaires et rationnellement
fondées des agents économiques diinvestir dans différentes activités qui permettent
'émergence de l'innovation.
* Cette these de la croissance endogéne remet en cause la théorie libérale néo-
classique sur plusieurs points :
@ 1° point: le processus de croissance est donc cumulatif et auto-entretenu
® Les économies ne vont donc pas tendre vers un état stationnaire => la
croissance endogéne contredit I'idée de la convergence des économies.
@ 2°"° point : les rendements factoriels ne sont pas décroissants mais constants.
@ 3 point : les rendements d’échelle ne sont pas constants mais croissants
grace aux externalités positives.
®@ £* point : 'Etat doit encourager l'innovation et 'accumulation de capital en
menant une politique structurelle a long terme :
% protéger l'innovation parle biais de droits de propriété (ex : brevets) qui donnent un
monopole d'exploitation temporaire (explication : les agents sous-investissent dans
les projets qui ont un rendement privé inférieur au rendement social)
financer lui-méme I'effort de R&D (recherche fondamentale et appliquée)
réaliser des investissements publics,
inciter économiquement les agents (entreprises, ménages) a investir ou a chercher ou
s'éduquer en subventionnant les externalités positives.
n de
CFFSciences Economiques et Sociales Eee
4- Mesure de la croissance économique :
On la mesure en général par la variation, exprimée en pourcentage, de son Produit Intérieur
Brut (PIB), qui correspond & la somme des valeurs ajoutées créées sur ce territoire pour une
période donnée (en général, on la mesure pour un pays sur une année).
Pour mesurer la croissance économique, on a deux indicateurs :
S Le PNB : (Produit National Brut) mesure la somme des valeurs ajoutées des agents
économiques nationaux.
'S Le PIB.: (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées réalisées par les
entreprises et les administrations résidant sur le territoire national.
A- Calcul du PIB:
Pour calculer le P.I.B, on utilise 3 approches :
a- Approches par la production:
PIB = ») valeur ajoutées + impéts sur les produits
— subventions sur les produits
PIB = Dépenses de Cosnommation finale + FCBF + exportations
— importations
¢- Approche par le revenu :
PIB = Rémuneration des salariés + EBE (et revenus mixtes)
+ Imp6ts(sur la production et lesimportations)
— subventions
On distingue ainsi le PIB en volume ou en valeur et le PIB nominal et le PIB réel. Les séries
«non déflatées » et « déflatées » peuvent prendre différentes dénominations,
correspondant a quatre couples de termes :
En valeur En volume
Nominal Réel
En monnaie courante En monnaie constante
A prix courants Aprix constants
Le montant réel ou a prix constants d'une variable est égal a :
Mr TIANIARA, Enseignant deta discipline SES du Lycée Antsrabe - Nord | LdPIB nominal
Coefficient multiplicateur des prix
i Von dis de des
PIB réel = WEB nominat =< 100
veel ~ TF dice des prix
Déflateur du PIB :
Déflat a Pip. omit 100
éflateur du PIB=—“pipreet *
Indicatewr nie ~ IndicateUt rmien-t
Indicateur pine y-t
Taux de croissance = x 100
B- Les limites qualitatives et quantitatives du [Link] :
Le PIB ne peut pas compter que ce qui est « déclaré » :
* Le PIB sous-estime la production des activités domestiques. Par exemple, une
femme au foyer qui lave ses vétements.
+ La difficulté de mesure des richesses des activités bénévoles (c'est-a-dire pas
d'échange monétaire)
* Le PIB ne voie pas la production des activités informelles. Que l'on appelle
économie souterraine. c’est-a-dire, travail au noir, trafics illicites, ..)
« Le PIB néglige les dégdts environnementaux causés par la production. La
pollution, la déforestation, I'épuisement des ressources dues a la surexploitation
ne sont pas comptabilisés.
* Le PIB/habitant est une moyenne qui peut masquer de fortes disparités. c'est-
a-dire le PIB ne voit pas la mal répartition des revenus au sein d'une société. La
‘Mr TIANJARA, Enseignant de la discipline SES du Lycée Amtsirabe - Nord |Sciences Economiques et Sociales Eee
majorité des richesses sont a la main des minorités. Ce qui va erroné le
PIB/Habitant.
* Le PIB sous-estime le bien-étre de la population. Tout accroissement du PIB ne
signifie pas le développement. La plupart des pays qui a le PIB élevé connait une
forte détérioration de qualité de vie. (faible taux de scolarisation, précarité de
santé, ..)
« PIB nest qu'un phénoméne quantitatif, comptable, il ne mesure pas la qualité de
production. Exemple : la production d'un sous-marin nucléaire fera augmenter le
PIB que celle d'un lycée. De méme, raser un musée pour construire un parking &
la place sera plus profitable au PIB.
|-_LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
1- Qu’est-ce que le développement ?
Le développement économique correspond a l'ensemble des transformations
structurelles (économiques, sociales, politiques) qui accompagnent et entretiennent la
croissance économique. Ces mutations sont structurelles (industrialisation, urbanisation,
salarisation, tertiarisation...) et qualitatives (transformations des _comportements,
amélioration de la santé, allongement de l'espérance de vie, progrés des connaissances....)
2- Quels sont les caractéristiques du pays en développement ?
* Désarticulation de l'économie : Utilisation des méthodes archaique et de la technique
moderne dans la production
= Dominés par les pays riches sur le plan économique, culturel et politique
= Ne couvre pas les besoins fondamentaux (Faible .D.H)
3- Citer les différentes causes du retard du développement
a Le cercle vicieux du sous-développement
Mr TIANIARA, Enseignant deta discipline SES du Lycée Antsirabe «Nord | eoSciences Economiques et Sociales
b- Les causes démographiques
Y Population pauvre et nombreuse,
probléme qualitative de la population
active (niveau d'instruction faible)
Y Inégalité de genre
v Faiblesse de I'IDH :
© Esperance de vie a la naissance faible
© Taux et durée de scolarisation faible
© Faible revenu par habitant
c- Mauvaise insertion dans le commerce mondial :
Y Solde extérieur déficitaire : L'importation est largement supérieure a l'exportation
¥ Les exportations sont basées sur les matiéres premiéres. (Conséquence de la
faiblesse d'industrialisation)
4- Quels sont les politiques économiques de développement ?
A- Moderniser l'agriculture :
a La réforme agraire :
II consiste & distribuer les terres agricoles. Un accés plus égalitaire au terres est un
déterminant du développement en favorisant l'autosuffisance alimentaire,
Vamélioration des conditions de vie, la hausse du pouvoir d'achat ou encore la
stabilité économique et sociale.
b- La révolut verte :
Elle désigne la modernisation croissante des agricultures de certains pays. L'objectif
est de réduire la sous-alimentation et les famines par l'intégration du progres
technique aux techniques de productions agricoles.
La modernisation agricole favorise le développement industriel, permet aussi de
dégager un surplus d’épargne et donc de briser le cercle vicieux de l'insuffisance du
capital au sein des pays pauvres.
B- Les stratégies d'industrialisation et d’insertion dans le commence mondial :
a- Le développement d’industries industrialisantes :
Llobjectif est de générer des effets d'entrainement sur l'ensemble des secteurs
industriels a partir d'un soutien étatique massif aux secteurs de l'industrie « lourde ».
(Hydrocarbures, sidérurgie, électricité, cimenteries, ...)
b- L'industrialisation par substitution d’importation :
II s'agit de répondre a la demande nationale par une production industrielle nationale
remplagant les biens jusqu’alors importés. Il de protéger le marché intérieur des
importations de biens de consommation courante. L’objectif est le rééquilibrage de la
balance commerciale du pays et lindépendance économique dans le commerce
international.
c- L'industrialisation par la promotion des exportations :
Lobjectif est ici industrialisation par I'essor des exportations et insertion dans le
commerce international. II faut done favorisés l'exportation des produits primairesSciences Economiques et Sociale Eine
pour financer les investissements dans l'industrie et les importations des biens
d'équipement.
C- Le réle des institutions ;
4 Les institutions formelles et informelles encadrent les interactions humaines.
Liexistence d'un droit de propriété garantit le rendement de linnovation.
4 Les institutions diminuent le niveau d'incertitude lié a toute activité économique
4 Les institutions favorisent les incitations a investir et a produire.
+ Les institutions sont des créattices des marchés : droits de propriétés, infrastructures,
permettent le décloisonnement des marchés locaux.
4 Elles assurent le réle de réglementation des marchés dans les secteurs des biens
publics, des transports, des communications, des banques, de travail, ...
4 Elles conduisent des politiques face a des éventuels chocs économiques.
4 Enfin, les institutions assurent son réle de protection sociale.
D- L’aide au développement : par les pays riches et les rdles des institution:
int ti les :
L’aide au développement est l'ensemble des actions mises en ceuvre par les pays
développés au bénéfice des Pays En Développement.
Le Fonds Monétaire International (FMI) et la banque Mondiale (BM) sont créés en juillet
1944,
La Banque mondiale est chargée de fournir des préts pour financer la reconstruction et
le développement économique des pays européens et des pays pauvres.
Le FMI remplit le rle d'assistance financiére aux pays confrontés a des déséquilibres
structurels de leurs balances commerciales. Il accorde des préts 4 ces pays a condition
que ces derniers adoptent une libéralisation de leurs structures économique.
1- Qu’est-ce que le développement durable ?
Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures de répondre aux leurs.
2- Quels sont les trois domaines du développement durable ?
(Mr TIANIARA, Enseignant de la discipline SES du Lycée Amsirabe Nord | oeles Terminales L-OSE-S
Sciences Economiques et So
3- Enumérez les limites écologiques qui freinent la croissance
onomique
+ L’épuisement des ressources (énergétiques, halieutiques...) lié a la production
et a la consommation de biens ou de services.
+ La déforestation liée a la hausse des surfaces agricoles et le besoin en bois.
+ Le changement climatique lié & la hausse de la concentration de gaz a effet de
serte (GES).
+ Les biens communs, sils sont livrés a la seule logique de la concurrence et du
marché, risquent d’étre surexploités et de disparaitre.
4- Qu’est-ce que la soutenabilité de la croissance ?
La soutenabilité de la croissance « économique est une condition du développement
durable.
Liapproche en termes de _soutenabilité faible considére que lensemble des
capitaux sont au moins partiellement substituables. Une dégradation du capital naturel
peut étre compensée par un surcroit de capital technique et de capital humain.
Ces économistes considérent donc que la croissance économique n’est pas un obstacle &
la préservation de l'environnement. IIs donnent plusieurs arguments :
v Le marché est capable de réguler les déséquilibres environnementaux :
Y La croissance dégage des ressources pour mieux exploiter les ressources
naturelles ;
¥ La croissance va permettre de financer le capital humain et le capital technologique
nécessaires & la substitution du capital naturel par du capital technique ;
Y Les économies deviennent de plus en plus tertiaire au fur et a mesure
quelles se développent économiquement.
Les partisans de la soutenabilité dite forte considérent que lé/ Capital naturel est
un capital spécifique, qui a une valeur autre quiinstrumentale. lls considérent que les
atteintes au capital naturel sont, dans une certaine mesure au moins irréversibles : les
dommages causés a l'environnement restent en partie irréparables et certaines
ressources épuisables sont irremplacables. A ce titre, ils considérent durable seulement
un développement qui laisse intact l'environnement. Dans l'approche de la soutenabilité
forte, les capitaux sont complémentaires et non pas substituables
Ces économistes hétérodoxes avancent comme arguments :
Le capital naturel est constitué d’éléments vitaux pour le maintien des grands équilibres
6cologiques :
© Ine peut étre remplacé
La croissance actuelle est insoutenable
‘ Les solutions technologiques ont un « effet rebond »
5- Les principales politiques de protection de l'environnement :
La politique climatique : ensemble des instruments mis en ceuvre par les pouvoirs
publics pour réduire les émissions de gaz a effet de serre, celles-ci étant a lorigine
d'un changement climatique, notamment le réchauffement climatique.
Mr TIANIARA, Enseignant deta discipline SES du yoée Antsrabe - Nord | SaTerminales L-OSE-S
instruments « ntaires » : C’est la réqiementation.
Il s’agit des ragles et des sanctions nécessaires établissent par les pouvoirs publics pour :
v La protection des couches d'ozone par Ia réduction de I'émission des gaz.
¥ Appliquer les normes aux moteurs et limiter les émissions des véhicules ;
Vv Instaurer les normes de construction afin de limiter la consommation d’énergie ;
¥ Adopter la politique d'urbanisation pour favoriser les déplacements doux.
B- Les instruments « économiques » :
Les instruments économiques se décomposent eux-mémes en « politiques de prix » et
en « politiques de quantités ».
a iti rix : La taxatior
On parle ordinairement d’écotaxe et de principe « pollueur/payeur ». Ces taxes constituent
un coat supplémentaire qui s'ajoute au coat privé marchand, ce qui modifie son calcul de
production optimale. La taxe qui permet un contréle du prix payé par le pollueur.
b- La politique de quantité : Le marché de quotas d’émission
Le volume total d’émission autorisées est alors fixé par les pouvoirs publics, qui les
distribuent ces «quotas d’émission » aux agents émetteurs. Ces quotas sont ensuite
échangeables sur le marché ainsi crée afin de contréler les quantités de pollution émises.
Les trois instruments présentent chacun des avantages et des limites. C'est la raison
pour laquelle les pouvoirs publics les combinent pour rendre la politique climatique plus
efficace dans la réalisation de ses objectifs de réduction des émissions de GES.
(Mr TIANIARA, Enseignant de la discipline SES du Lycée Amsirabe Nord | 10inales L-OSE-S
Sciences Economiques et Sociales ary
1- Qu’est-ce que le commerce international ?
Le commerce international désigne l'ensemble des échanges des biens et services qui
s'effectuent entre les pays. (Exportations et Importations).
2- Décrivez les principales évolutions du commerce international
© Le commerce international connait un essor remarquable a partir de 1945.
© A partir de 1960, le développement du Firme Multinationale a accompagné et accéléré
lessor des échanges commerciaux.
= Avant 1945, 'échange des matiéres premiéres représente 2/3 des échanges mondiaux.
= Apartir de 1950, les échanges mondiaux sont basés sur des produits manufacturés.
= Les échanges des services sont développés, et ils représentent plus de 20% des
échanges aujourd'hui.
3- Les interactions de la croissance des échanges et la croissance
économique.
Le commerce international est un facteur de la croissance économique
@- Les avantages du libre-échange pour les producteurs : I'extension des marches &
échelle internationale permet de dégager des économies d'échelle (la production
augmente plus vite que les quantités de facteurs d’ou une baisse des couts unitaires)
qui peut se traduire par une hausse des profits et/ou une baisse des prix, d’ou des
gains de compétitivité-prix. Ces gains peuvent étre obtenus aussi en internationalisant
la chaine de valeur mondiale. Le libre-échange permet aux producteurs de se
spécialiser en fonction de leurs avantages comparatifs et d'abandonner les
productions dans lesquelles ils subissent un désavantage comparatif. L'accroissement
de la concurrence incite & faire des efforts de baisse des couts pour gagner en
compétitivité-prix et a innover pour gagner en compétitivité hors-prix. Le commerce
international favorise l'entrée des devises et augmente la taille du marché
(débouchés). Le libre-échange permet aux producteurs d'importer les matériaux de
production a meilleurs prix.
b- Les avantages du libre-échange pour les consommateurs : les prix baissent, d'ol
des gains en termes de pouvoir d’achat ; les consommateurs ont acc&s a une variété
plus grande de biens et services.
c- Siinsérer dans les échanges permet aux pays en développement de_se
spécialiser dans les productions intensives en travail peu qualifié, peu couteuses. Les
exportations progressent et sont sources de croissance : par conséquent, les revenus
distribues augmentent, ce qui favorise l'essor d'une demande domestique. Les pays
‘en développement ne seraient pas en mesure de se spécialiser en I'absence de libre-
&change, ce qui interdirait leur participation aux chaines de valeur mondiales.
Mr TIANIARA, Enseignant deta discipline SES du Lye Antsrabe «Nord | ElSciences Economiques et Sociales Eee
d-Les entreprises _participant_aux_chaines_de _valeur_mondiales sont _plus
productives: Parce qu'elles sont trés spécialisées et parce qu'elles bénéficient de la
diffusion de linnovation et d'un meilleur accés au capital.
Ces gains de productivité ont des effets bénéfiques dans les pays en développement : la
production et l'emploi augmentent. Par conséquent, s'opérent des transferts de main-
d'ceuvre des activités les moins productives vers des activités plus productives, ce qui
stimule a nouveau la croissance et l'emploi, et permet a ces pays d’entamer une
stratégie de remontée des filiéres.
B- Les problémes liés aux libres échanges
* Les gains de I'échange ne sont pas répartis équitablement
© Les entreprises vieillissantes ne sont suffisamment pas compétitives pour faire face a la
concurrence internationale
* Les industries naissantes supportent des couts de production plus élevés que les
concurrents étrangers déja présents sur le marché car elles ne bénéficient pas des
économies d'échelle lies a I'extension des marches et des effets d'apprentissage lies &
lamélioration du processus productif : par conséquent, les couts unitaires sont élevés
* Les couts d'une industrie naissante étant plus élevés que ceux de concurrents étrangers
déja présents sur le marché, le prix des importations est moindre que celui des produits
nationaux. Elles risquent de ne pas se développer.
C- Le protectionnisme
a- Définition
Ensemble de mesures prises par un gouvernement visant A empécher ou limiter les
importations de biens et de services pour protéger les activités du pays.
b- Le protectionnisme peut étre néfaste a I’économie
Pour les producteurs et les consommateurs, les politiques protectionnistes se traduisent par
une moindre variété des produits auxquels ils ont accés (par exemple les consommations
intermédiaires et le capital fixe pour les producteurs). Le prix des biens importes augmente,
dou une baisse du pouvoir d'achat des consommateurs ; les couts de production s’élévent
pour les producteurs, d’autant plus que la taille des marches et les économies d’échelle sont
réduites en raison des mesures de rétorsion adoptées par les pays partenaires : la
compétitivité-prix des entreprises se dégrade donc.
Une escalade de imposition de mesures de rétorsion peut se traduire par une baisse des
importations et des exportations mondiales, qui peut contribuer au ralentissement de la
croissance mondiale.
Imposer des droits de douane sur les importations a peu d’effets sur les quantités importées
compte tenu de l'internationalisation de la chaine de valeur mondiale, des productions ont été
abandonnées dans certains pays, d’oli la nécessite d'importer pour satisfaire la demande
domestique (par exemple de Smartphones).
Mr TIANJARA, Enseignant deta discipine SES du Lycée Antsrabe «Nord | ES]
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