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L'ostéoporose est une maladie systémique caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration de la microarchitecture osseuse, augmentant le risque de fractures. Le diagnostic repose sur des critères radiographiques, des mesures de densité osseuse et des facteurs de risque, notamment l'âge, le sexe et des antécédents familiaux. Le traitement inclut des interventions thérapeutiques adaptées, en particulier pour les femmes post-ménopausées.

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L'ostéoporose est une maladie systémique caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration de la microarchitecture osseuse, augmentant le risque de fractures. Le diagnostic repose sur des critères radiographiques, des mesures de densité osseuse et des facteurs de risque, notamment l'âge, le sexe et des antécédents familiaux. Le traitement inclut des interventions thérapeutiques adaptées, en particulier pour les femmes post-ménopausées.

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OSTEOPOROSE

SIGNES-DIAGNOSTIC-TRAITEMENT

Moustapha NIASSE
Pr Agrégé en Rhumatologie
Service de Rhumatologie, CHU A Le Dantec de Dakar
UE: Rhumatologie-Orthopédie-Traumatologie
Leçon présentée le 22 Décembre 2025

OBJECTIFS
1. Définir l’ostéoporose
2. Décrire les 7 caractères radiographiques des FV d’origine
ostéoporotique.
3. Citer les 7 types de fractures dites majeures au cours de
l’ostéoporose. GENERALITES
4. Donner les 4 résultats possibles au cours d’une mesure
ostéodensitométrique.
5. Enumérer 3 diagnostics différentiels de l’ostéoporose.
6. Etablir les indications thérapeutiques de l’ostéoporose post-
ménopausique

DEFINITION DEFINITION

L’ostéoporose est une maladie systémique du ▪ Définition densitométrique par OMS en 1993

squelette caractérisée par une masse osseuse basse ❖ Ostéoporose si T-score ≤- 2,5 DS
et une détérioration de la microarchitecture osseuse, ❖ T-score : écart entre la valeur du patient et la

responsable d’une augmentation de la fragilité valeur moyenne des sujets normaux de même

osseuse et d'un risque élevé de fractures âge et de même sexe


INTERET EPIDEMIOLOGIQUE INTERET PRONOSTIQUE
▪ Pronostic fonctionnel engagé

▪ Problème de santé publique ❖ Fractures

▪ Prédominance féminine ❖ Déformations rachidiennes

▪ Pronostic vital engagé


▪ Incidence augmente avec l'âge
❖ Complications de décubitus (FESF +++)

➢ Infectieuses

➢ Thrombo-emboliques

RAPPEL/ TISSU OSSEUX ET REMODELAGE RAPPEL/ TISSU OSSEUX ET REMODELAGE


Tissu osseux Remodelage osseux
▪ Cellules osseuses
▪ Renouvellement tissu vieilli par ostéoblaste, détruit
❖ Lignée ostéoblastique
par ostéoclaste
➢ Ostéoblaste
➢ Phase de résorption osseuse
➢ Cellule bordante
➢ Ostéocyte ➢ Phase de formation osseuse
❖ Lignée ostéoclastique ➢ Les 2 phases doivent être équilibrées
➢ Ostéoclaste ▪ Dans ostéoporose
▪ Matrice extracellulaire
❖ Découplage au profit de l’ostéorésorption
➢ Matrice organique
➢ Phase minérale

RAPPEL/ TISSU OSSEUX ET REMODELAGE

SIGNES

TDD: Ostéoporose primitive


post-ménopausique

Précurseur ostéoclaste (MCS-F donne ostéoclaste mature grâce à entre


RANK (porté par précurseur et RANKL (porté par ostéoblaste).
Ostéoprotégérine (OPG) permet de bloquer cette liaison freinant ainsi
la perte osseuse.
TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT
SIGNES CLINIQUES

▪ Patiente ménopausée
▪ Tableau clinique asymptomatique

▪ Dépistage systématique ▪ Examen clinique vise à rechercher

▪ Potentiel ostéoporotique lié à la ménopause ❖ Facteurs de risque de l’ostéoporose

❖ Calculer le FRAX

➢ Risque de fracture majeure dans 10 ans

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT


Facteurs de risque d’ostéoporose Facteurs de risque de l’ostéoporose

▪ Âge ▪ Carence en vitamine D

▪ Sexe féminin ▪ Consommation excessive de tabac, d’alcool


▪ Origine ethnique (sujets caucasiens) ▪ Sédentarité

▪ Antécédents familiaux de fractures ▪ Certains facteurs hormonaux

▪ Faible rapport poids/taille (IMC <18) ❖ Ménopause précoce


▪ Faible apport alimentaire en calcium ❖ Phases prolongées d’aménorrhée

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT

Outil de calcul du FRAX : détermine le risque de fracture majeure dans les 10 ans Seuil d’intervention thérapeutique avec le FRAX
TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT
BIOLOGIE BIOLOGIE
Bilan phosphocalcique
▪ Pas de bilan biologique spécifique à l’ostéoporose
▪ Dans le sang
❖ Calcémie
▪ Bilan minimum normal:
❖ Phosphatémie
❖ Créatinémie
❖ Inflammatoire ❖ Protidémie et Albuminémie
❖ Vitamine D (25 OH Vit D)
❖ Marqueurs du remodelage osseux
❖ Phosphocalcique ▪ Dans les urines
❖ Calciurie des 24 h normale
❖ Hormonal ❖ Marqueurs remodelage osseux

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT


BIOLOGIE BIOLOGIE
Marqueurs du remodelage osseux élevés Marqueurs du remodelage osseux élevés
▪ Marqueurs sériques de l’ostérésorption

▪ Marqueurs sériques de l’ostéoformation ❖ Pyridinoline

❖ Phosphatase alcaline (PAL) osseuse ❖ Télopeptides N et C terminaux collagène type I (NTX, CTX)

❖ Phosphatate acide tartate résistante


❖ Ostéocalcine sérique (OC)
▪ Marqueurs urinaires de l’ostérésorption
❖ Propeptides C et N terminaux du collagène de
❖ Pyridinoline et désoxypyridinoline
type I (PICP et P1NP)
❖ Télopeptides N et C terminaux collagène type I (NTX, CTX)

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT


BIOLOGIE IMAGERIE
Radiographie standard

Bilan hormonal normal dans ce TDD


▪ Incidences: face et profil
▪ PTH intacte
▪ Peu sensible
▪ Bilan thyroïdien (TSHus, T4 libre)
▪ Apparition tardive des signes
▪ Cortisolurie des 24 h et Cortisolémie
▪ Déminéralisation visible: perte osseuse de 30%
▪ Anticorps anti-transglutaminases
TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT
OSTEODENSITOMETRIE
▪ Sites à mesurer

❖ Rachis lombaire

❖ Extrémité supérieure du fémur

❖ Poignet si autres sites non exploitables

➢ Arthrose rachidienne sévère

➢ Matériel d’ostéosynthèse (rachis ou hanche)


Mesure ostéodensitométrique au niveau du rachis
➢ Hyperparathyroïdie primitive

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT


OSTEODENSITOMETRIE

▪ Ostéoporose si T-score ≤ -2,5 DS

▪ La DMO est corrélée avec le risque de fracture (RF)

▪ Chaque perte d’ 1 DS multiplie le RF par 1,5 à 2,7

Mesure ostéodensitométrique à la hanche

TDD: PHASE DE DEBUT TDD: PHASE DE DEBUT


EXAMENS PARACLINIQUES/ IMAGERIE EXAMENS PARACLINIQUES/ BIOSPSIE OSSEUSE

La scintigraphie osseuse corps entier ▪ Sites à biopsier


❖ Aile iliaque++++
▪ Visualise l’ensemble des fractures
❖ Biopsie ostéo-vertébrale
▪ Précise le caractère récent ou ancien de la fracture ▪ Apporte la preuve formelle sur l’ostéoporose

▪ Hyperfixation des zones fracturées ❖ Amincissement et fissure travées de l’os


trabéculaire
La TDM osseuse
❖ Une porosité de l’os corticale
Permet une analyse fine des contours vertébraux
▪ Technique invasive, non utilisée en routine
TDD: PHASE DE DEBUT
TDD: PHASE D’ETAT
EXAMENS PARACLINIQUES/ BIOSPSIE OSSEUSE

▪ Phase de complications fracturaires

▪ Fractures pathologiques

➢ Fractures squelette axial (vertèbres, bassin)

➢ Fractures périphériques (FESF+++)

TDD: PHASE D’ETAT TDD: PHASE D’ETAT


SIGNES CLINIQUES SIGNES CLINIQUES

▪ Déformations osseuses axiales


▪ Absence de douleur
❖ Hypercyphose dorsale
▪ Point douloureux exquis
❖ Hyperlordose lombaire
▪ Perte de taille
▪ Déformations osseuses périphériques
▪ Déformations osseuses
❖ Raccourcissement de membre

TDD: PHASE D’ETAT TDD: PHASE D’ETAT


Caractères radiographiques FV

Fractures périphériques ▪ Siège en dessous de T4

▪ Fractures souvent multiples


▪ Fractures de l‘extrémité supérieure du fémur (FESF)
▪ Pas de lyse sur les plateaux
❖ Plus fréquente
▪ Corps vertébral homogène

❖ Plus redoutable ▪ Mur postérieur intact

▪ Fracture pouteau-Colles ▪ Parties molles péri-vertébrales normales


TDD: PHASE D’ETAT TDD: PHASE D’ETAT
Caractères radiographiques FV

Il existe 3 types de FV selon Genant


▪ Vertèbre concave ou biconcave
❖ Enfoncement plateau vertébral
▪ Vertèbre cunéiforme
❖ Diminution hauteur du mur antérieur vertébral
❖ Déformation trapézoïdale

▪ Vertèbre en galette
❖ Fracture complète

Classification de Genant

TDD: PHASE D’ETAT

▪ TDM

❖ Meilleure analyse des FV par rapport à la radio


EVOLUTION
▪ Scintigraphie osseuse

❖ Cartographie des fractures

❖ Caractère récent ou ancien des fractures

ELEMENTS DE SURVEILLANCE ELEMENTS DE SURVEILLANCE


FACTEURS DE RISQUE DE CHUTE
Cliniques Age

Troubles de l'acuité visuelle


▪ Taille
Troubles neuromusculaires
▪ IMC Immobilisation très prolongée

▪ Déformations osseuses Carence en vitamine D

Consommation d'alcool
▪ Facteurs de risque de chute
Médicaments hypotenseurs orthostatiques
ELEMENTS DE SURVEILLANCE MODALITES EVOLUTIVES

Paracliniques
▪ Evolution favorable
▪ Marqueurs du remodelage osseux
❖ Stabilisation
▪ Ostéodensitométrie tous les 2 ans

❖ Comparaison des DMO et non les T-score ❖ Amélioration de la masse osseuse

❖ Mesure sur la même machine

▪ Radiographie standard

MODALITES EVOLUTIVES
▪ Défavorable (complications)
Survenue de fractures ostéoporotiques majeures
❖ Fracture extrémité supérieure du fémur (ESF)
❖ Fracture du fémur distal
FORMES CLINIQUES
❖ Fracture extrémité supérieure de l’humérus
❖ Fractures du tibia proximal
❖ Fracture vertébrale
❖ Fracture du bassin
❖ Fracture simultanée de 3 cotes
Complications de décubitus

FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES


OSTEOPOROSE SENILE
AUTRES FORMES PRIMITIVES

▪ Chutes fréquentes (1 cas/3)


▪ Ostéoporose sénile
❖ Troubles de l’acuité visuelle
▪ Ostéoporose masculine idiopathique
❖ Instabilité locomotrice
▪ Ostéoporose juvénile idiopathique
➢ Faiblesse musculaire

➢ Instabilité articulaire (arthrose+++)

❖ Causes iatrogène (psychotropes)


FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES
OSTEOPOROSE MASCULINE IDIOPATHIQUE OSTEOPOROSE JUVENILE IDIOPATHIQUE

▪ Ne concerne que 40% des cas ▪ Diagnostic difficile, croissance toujours en activité

▪ Les 60% d’ostéoporose masculine sont secondaires ▪ Z-score interprété et non le T-score

❖ Masse osseuse basse si Z-sore ≤ -2 DS

▪ Interprétation en référant à populations contrôles

▪ Prenant en compte l'âge et le sexe

FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES


OSTEOPOROSE IATROGENES
OSTEOPOROSES SECONDAIRES
Corticothérapie

▪ Causes iatrogènes ▪ Cause la plus fréquente d’ostéoporose secondaire

▪ Causes toxiques ▪ Risque de fracture augmente après prise de plus

de 3 mois (dose ≥7,5 mg/j)


▪ Causes inflammatoires
▪ Une densitométrie osseuse devient systématique
▪ Causes endocrino-métaboliques
dans cette situation

FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES


OSTEOPOROSE ITROGENES
OSTEOPOROSE IATROGENES
Autres médicaments entrainant une perte osseuse
▪ Anticonvulsivants
Autres médicaments entrainant une perte osseuse
▪ Neuroleptiques, les antidépresseurs
▪ Anticoagulants (héparines non fractionnées+++) ▪ Antirétroviraux: Ténofovir, Efavirenz, Ritonavir
▪ Antidiabétiques oraux (les thiazolidinediones)
▪ Hormones thyroïdiennes
❖ Rosiglitasone
❖ Pioglitazone
▪ Analogues de gonadotrophine releasing hormone
▪ Inhibiteurs de la pompe à protons
FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES
CAUSES INFLAMMATOIRES
CAUSES TOXIQUES
Ostéoporose et risque de fracture augmentées au
▪ Tabagisme
▪ Ethylisme chronique cours des rhumatismes inflammatoires chroniques

▪ Polyarthrite rhumatoïde (PR)

▪ Spondyloarthrites (SpA)

▪ Arthrites juvéniles idiopathiques (AJI) chez l’enfant

FORMES ETIOLOGIQUES FORMES ETIOLOGIQUES


AUTRES CAUSES
CAUSES ENDOCRINO-METABOLIQUES
▪ Maladies digestives chroniques et hépatiques
▪ Hypercorticisme

▪ Hypogonadisme ▪ Maladies neuro-dégénératives

▪ Hyperparathyroïdie primitive ❖ Maladie d'Alzheimer

▪ Hyperthyroïdie ❖ Maladie de Parkinson

▪ Diabète ❖ Autres démences

FORMES ETIOLOGIQUES
AUTRES CAUSES

▪ Maladies cardio-vasculaires
❖ Athérosclérose

▪ Hémoglobinopathies DIAGNOSTIC
❖ Drépanocytose
❖ Thalassémie
▪ Hémochromatose
▪ Mastocytose systémique
DIAGNOSTIC POSITIF DIAGNOSTIC POSITIF
Repose sur un faisceau d’arguments
On utilise le Z-score plutôt que le T-score chez
▪ Epidémiologiques
▪ Cliniques ▪ les enfants

▪ Paracliniques ▪ les femmes non encore ménopausées


▪ En accord avec les critères de l’OMS de 1993
▪ les hommes de moins de 50 ans
❖ T-score >-1 : densité normale
❖ T-score compris entre −1 et −2,5 : ostéopénie ▪ Masse osseuse basse si Z-score ≤- 2 DS

❖ T-score ≤−2,5 : ostéoporose ▪ Masse osseuse normale si Z-score >- 2 DS


❖ T-score ≤−2,5 + fracture : ostéoporose sévère

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

▪ Ostéomalacie

▪ Hyperparathyroïdie primitive
TRAITEMENT
▪ Myélome multiple dans sa forme décalcifiante

▪ Métastases osseuses

BUTS

▪ Identifier les personnes à risque et les traiter

▪ Améliorer la masse osseuse

▪ Réduire le risque de fracture et éventuellement les MOYENS


traiter
MOYENS NON PHARMACOLOGIQUES MOYENS NON PHARMACOLOGIQUES
Prévention des chutes/ Aménagement domicile
MOBILIER NUIT
▪ Information Dégager les espaces de circulation: Assurer un éclairage suffisant pour les
dégager les fils du téléphone déplacements la nuit

Enlever les tapis (ou les fixer au sol) Préférer les interrupteurs accessibles et
▪ Education thérapeutique Enlever les objets encombrants
lumineux

Eviter les déplacements la nuit


Stabiliser les fauteuils
▪ Mesures hygiéno-diététiques Préférer les fauteuils avec accoudoir
Ajouter un téléphone sur la table de chevet
avec les numéros d’urgence

❖ Riche en protides et en calcium LES SANITAIRES Habillement


Fixer une barre d’appui dans les toilettes Chaussures bien adaptés montantes

Poser un tapis antidérapant dans la Semelles antidérapants


❖ Eviction du tabac et alcool douche ou la baignoire et fixer une barre
Eviter les chaussures à talons
d’appui
Boubous bien adaptés
Mettre une chaise stable devant le lavabo
pour s’asseoir pendant la toilette

MOYENS PHARMACOLOGIQUES/SYMPTOMATIQUES
SUPPLEMENTATION VITAMINO-CALCIQUE

▪ Antalgiques paliers I et II de l’OMS

❖ Paracétamol: 15 mg/kg toutes les 4 à 6h ▪ Calcium: 1000-1200 mg/jour


❖ AINS ▪ Vitamine D 800 UI/ jour

TRAITEMENT ANTI-OSTEOPOROTIQUE MOYENS DE FOND


Inhibiteurs de la résorption osseuse
▪ Médicaments inhibant la résorption osseuse ▪ Bisphosphonates (BisP)

▪ Médicaments à action ostéoformatrice ❖ Amino-bisP : alendronate, pamidronate, ibandronate ;

❖ BisP cycliques : risédronate, zolédronate


▪ Médicaments à action mixte
❖ BisP non aminés : étidronate, clodronate

▪ SERMS: raloxifène (Evista,Optruma)

▪ Traitement hormonal substitutif

▪ Dénosumab (anti-RANKL)
MOYENS DE FOND MOYENS DE FOND
Les anabolisants (ostéoformateurs)
Les médicaments à action mixte

▪ Tériparétide ▪ Ranélate de strontium (Protelos)


❖ Forstéo

▪ Anti-sclérostines

❖ Romozosumab

MOYENS PHYSIQUES TRAITEMENTS LOCAUX


▪ Physiothérapie

❖ Massage
❖ Cimentoplastie
❖ Contention
❖ Cyphoplastie
❖ Canne

❖ Déambulateur

❖ Protecteurs de hanche

▪ Kinésithérapie: attention!

TRAITEMENTS CHIRURGICAUX

▪ Chirurgie conservatrice

❖ Ostéosynthèses

▪ Chirurgie radicale INDICATIONS


❖ Prothèse totale de hanche
OSTEOPOROSES PRIMITIVES OSTEOPOROSES PRIMITIVES
Ostéoporose post-ménopausique Ostéoporose post-ménopausique
▪ Fractures sévères
▪ Absence de fracture et facteurs de risque
❖ T-score ≤ -1 DS: traiter
❖ T-score > - 1 DS: (FRAX, avis du spécialiste) d'ostéoporose ou de chutes multiples
▪ Fractures non sévères (poignet, cheville, cote)
❖ T-score ≤ - 3 DS: traiter
❖ T-score ≤ - 2 DS: traiter
❖ T-score ≤ -2 DS et > - 3 DS: (FRAX et avis du
❖ T-score -1> T-score>- 2 DS: (FRAX, avis
spécialiste) spécialiste
❖ Si T-score >-1: (traitement non recommandé)
❖ T-score> - 2 DS: pas de traitement

OSTEOPOROSES PRIMITIVES OSTEOPOROSES PRIMITIVES


Ostéoporose post-ménopausique
Ostéoporose post-ménopausique

Fracture sévères non vertébrales


❖ Alendronate: (ALDN 70 mg/sem ou 10 mg/j
❖ Dénosumab (DEN): 60 mg en 1 inj en sc/sem
❖ Risédronate (RIS): 35 mg/sem ou 75mgx2/mois
ou 5 mg/j
❖ Acide zolédronique (ZOL): 5 mg en perf/an
❖ Si FESF: ZOL en 1ère intention

OSTEOPOROSES PRIMITIVES OSTEOPOROSES PRIMITIVES


Ostéoporose post-ménopausique
Ostéoporose post-ménopausique
Fractures sévères vertébrales
❖ Alendronate: (ALN) 70 mg/sem ou 10 mg/j Fractures sévères vertébrales
❖ Dénosumab (DEN): 60 mg en 1 inj en sc/sem
▪ Tériparatide en 1ère intention si ≥2 FV
❖ Risédronate (RIS): 35 mg/sem ou 75mgx2/mois
ou 5 mg/j
❖ Raloxifène (RLX): 60 mg/j si RFP faible
❖ Tériparétide (TDP): 20 µg en SC/j
❖ THS: entre 50 et 60 ans si troubles du climatère
❖ Acide zolédronique (ZOL): 5 mg en perf/an
OSTEOPOROSES PRIMITIVES OSTEOPOROSES PRIMITIVES
Ostéoporose post-ménopausique
▪ Ostéoporose sénile
Absence de fractures ❖ BisP: ZOL en 1ère intention si FESF, ALN, RIS
❖ Ranélate de strontium, TPD si ≤ 80 ans
❖ Alendronate: (ALN) 70 mg/sem ou 10 mg/j ▪ Ostéoporose masculine
❖ ALN, TPD
❖ Dénosumab (DEN): 60 mg en 1 inj en sc/sem
❖ Hypogonadisme: avis endocrinologue, injection de
❖ Risédronate (RIS): 35 mg/sem ou 75mgx2/mois testostérone en IM
▪ Ostéoporoses juveniles
ou 5 mg/j ❖ Pamidronate (Arédia) le plus utilisé: perfusions IV de 0.5–
1 mg/kg/jour 3 jours de suite tous les 4 mois pendant 1 an
❖ Raloxifène (RLX): 60 mg/j si RFP faible au minimum.
❖ THS: entre 50 et 60 ans si troubles du climatère ❖ ZOL: perfusions de30 min à la dose de 0,02- 0,05 mg/kg/j
tous les 3 mois.
❖ Acide zolédronique (ZOL): 5 mg en perf/an

OSTEOPOROSES SECONDAIRES OSTEOPOROSES SECONDAIRES


▪ Ostéoporose cortisonique ▪ Ostéoporose cortisonique
RECOMMANDATIONS
Si une corticothérapie prévue plus de 3 mois ▪ Recherche de la dose de corticoïdes la plus faible
▪ Privilégier les traitements d’épargne cortisonique
ou reçue au moins pendant 3 moins ▪ Prendre en compte les autres modes d’administration
de la corticothérapie (topiques, formes inhalées)
Respecter mesures générales dans tableau si ▪ Assurer des apports calciques (alimentation) et en
vitamine D suffisants
dessous. ▪ Promouvoir une activité physique régulière
▪ Promouvoir un arrêt du tabagisme et une diminution de
la consommation excessive d’alcool
▪ Prévenir le risque de chutes chez le sujet âgé

OSTEOPOROSES SECONDAIRES OSTEOPOROSES SECONDAIRES


▪ Ostéoporose cortisonique
▪ Ostéoporose cortisonique
Femmes ménopausées et hommes ≥ 50 ans Femmes non ménopausées et hommes ˂ 50 ans
▪ Traiter si
❖ dose de prednisone ≥ 7,5 mg/j ❖ Traitement non systématique; évaluation
❖ ou antécédent de fracture de faible traumatisme individuelle du risque et traiter en présence de
❖ ou âge ≥ 70 ans
❖ ou T-score ≤ - 2,5 DS à un des 2 sites fracture de faible traumatisme.
▪ Calculer FRAX ajusté et avis spécialiste si ❖ Les possibilités thérapeutiques sont:
❖ dose de prednisone ˂ 7,5 mg/j
❖ et pas ATCD de fracture de faible traumatisme BisP: ALN, RIS, ZOL
❖ et âge ˂ 70 ans TPD: 1ère intention chez patients à RF élevé
❖ et T score > - 2,5 aux 2 sites
OSTEOPOROSES SECONDAIRES CONCLUSION
▪ Autres formes secondaires ▪ Ostéoporose est un problème de santé publique
▪ Formes toxiques
▪ Etiologies multiples dominées par
❖ Arrêt tabac et alcool
❖ Formes primitives (post-ménopausiques et séniles ++++)
▪ Autres causes
❖ Causes iatrogènes (corticoïdes+++)
❖ Traitement de la cause
▪ Affection engageant le pronostic fonctionnel et vital

▪ Fractures majeures

▪ Dépistage des facteurs de risque et les traiter

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