UNIVERSITE CATHOLIQUE
PROJETDE
DEL’AFRIQUE
MEMOIRE
Présenté
Sous la direction
par
DE :L’OUEST
de :
Thème : La responsabilité
(UCAO-UUA)civile des
Mrdirigeants
Mr de société
N’guessantchie
Siriki Soro
Promotion Denis
2025
anonyme en droit OHADA Charles Emmanuel Yann
FACULTE DE DROIT CIVIL
Introduction
« Comme un organe vivant, l’entreprise naît vit et peut être le siège de désordre divers dont
les plus graves sont susceptibles de provoquer sa disparition, par arrêt du Crédit et des flux
financiers »1 . Cette assertion se justifie par le fait que l’entreprise peut, dès sa création,
être ponctuée par des périodes normales ou des périodes de crise susceptibles de provoquer
sa disparition » 2 . Cette assertion se justifie par le fait que de sa création à sa liquidation peut
être ponctuée par des périodes normales et des périodes de crises. Quelle que soit la forme
de société, seuls les dirigeants de droit sont habilités à la gérer . Mais il y’a
d’autres dirigeants tels que les dirigeants de fait et les dirigeants occultes qui s’immiscent
dans la gestion de la société.
Les dirigeants de droit sont des personnes ( physiques ou morales) ou les organes
régulièrement désignés pour gérer la société et qui, à ce titre, assurent légalement les
fonctions de direction ou d’administration en son sein, et l’engagent normalement à
l’extérieur. Dans la société anonyme avec conseil d’administration les dirigeants de de droit
sont : le conseil d’administration, le président directeur général, le président du conseil
d’administration et le directeur général tandis que dans la société anonyme sans conseil
d’administration seul l’administrateur général est un dirigeant de droit.
Les dirigeants de faits sont des dirigeants qui sans aucun titre, accomplissent des actes de
gestion en lieu et place des dirigeants de droit.
Les dirigeants apparents supposent l’existence d’un mandat apparent.
Les dirigeants occultes sont des personnes qui assurent la direction réelle de la société derrière
1
André Akam<< la responsabilité des dirigeants sociaux en droit ohada>>
2
André Akam<< la responsabilité des dirigeants sociaux en droit ohada>>
un écran.
Parmi tous ces dirigeants, seuls les dirigeants de droit sont des représentants légaux de la
société. Dans l’exercice de leurs fonctions, ils doivent se conformer aux dispositions
législatives ou réglementaires applicables à la société ainsi qu’aux stipulations des
statuts. Aussi ils doivent faire preuve de compétence, de diligence et de loyauté pour assurer
la bonne marche des affaires car une mauvaise gestion de la société peut être source de
dommages pour celle-ci , ainsi que pour les associés ou les tiers.
En effet la responsabilité du dirigeant sera mise en cause si l’on prouve qu’il a commis une
faute et que celle-ci a eu des conséquences dommageables pour la société, les associés ou les
tiers.
Le droit OHADA appréhende bien cette problématique de la responsabilité des dirigeants à
tous les stades de la vie sociale.
PROBLÈME : les dispositions édictées par l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés
commerciales et groupements d’intérêt économique (ci-après l’« AUDSGIE » résolvent-elles
vraiment le problème de responsabilité de façon satisfaisante ?
OBJECTIF : Comprendre les mécanismes mis en place pour encadrer les actes des dirigeants,
prévenir les abus, et protéger les intérêts de la société, des actionnaires et des tiers.
INTÉRÊT : Ce sujet permet d’explorer les mécanismes juridiques encadrant les obligations et
les fautes des dirigeants dans l’espace OHADA, en particulier à travers l’AUDSGIE. . Il s’agit
d’une thématique riche,
car elle implique l’analyse de notions clés comme la faute de gestion, le préjudice subi par la
société ou les tiers, et le lien de causalité. l’analyse transversale, outre de l’AUDSGIE, de
l’Acte uniforme sur le droit commercial général (notion de représentants apparents) et de
l’Acte uniforme relatif aux procédures collectives d’apurement du passif (extension des
procédures aux dirigeants de droit et de fait).
PROPOSITION DE PLAN DÉTAILLÉ
PREMIÈRE PARTIE : Le cadre légal de la responsabilité civile des dirigeants
de la société anonyme en droit OHADA
CHAPITRE 1 : Fondement et source de la responsabilité civile des dirigeants
SECTION 1 : Le cadre légal issu de l’AUDSGIE
PARAGRAPHE 1 : La responsabilité civile délictuelle des dirigeants
A- Condition d’engagement de la responsabilité délictuelle
B- Illustration jurisprudentielle en droit OHADA
PARAGRAPHE 2 : La responsabilité contractuelle envers la société
A- Obligation contractuelle des dirigeants envers la société
B- Nature et limite de la responsabilité contractuelle
SECTION 2 : Les acteurs et les types de responsabilité civile
PARAGRAPHE 1 : les dirigeants concernés par le régime de responsabilité
A- Les dirigeants de droit
B- Les dirigeants de faits
PARAGRAPHE 2 : Typologie des fautes engageant la responsabilité
A- Abus de pouvoir
B- Inobservation des règles légales
CHAPITRE 2 : Les mécanismes de mise en œuvre de la responsabilité
SECTION 1 : L’action en responsabilité contre les dirigeants
PARAGRAPHE 1 : L’action sociale et son régime juridique
A- Action exercée par la société elle-même
B- Action exercée par les actionnaires
PARAGRAPHE 2 : L’action individuelle des tiers
A- Condition spécifique d’admissibilité
B- Difficultés pratiques de la mise en œuvre
SECTION 2 : Les effets de la responsabilité civile des dirigeants
PARAGRAPHE 1 : Conséquences juridique et patrimoniale
A- Réparation des préjudices subis
B- Paiements des dommages et intérêts
PARAGRAPHE 2 : L’extinction de l’action en responsabilité civile
A- Renonciation
B- Prescription
DEUXIÈME PARTIE : Les insuffisances du régime actuel et les perspectives d’amélioration
CHAPITRE 1 : Les limites du régime de responsabilité civile des dirigeants en droit OHADA
SECTION 1 : Insuffisance normative et pratique
PARAGRAPHE 1 : Lacunes du texte de l’AUSCGIE
A- Imprécision sur les types de fautes engageant la responsabilité
B- Absence de disposition claire sur les dirigeants de fait
PARAGRAPHE 2 : Obstacle à l’effectivité de la responsabilité
A- Difficulté probatoire et accès à l’information
B- Faiblesse du contrôle des actionnaires minoritaires
SECTION 2 : Insuffisance dans la mise en œuvre juridictionnelle
PARAGRAPHE 1 : Défaillance des mécanismes juridictionnel
A- Faible influence du juge
B- coût économique de l’intervention du juge
PARAGRAPHE 2 : Déficit de transparence et de gouvernance
A- Insuffisance des mécanismes d’audit
B- Faible implication des organes de contrôle interne
CHAPITRE 2 : Pour une amélioration du régime de responsabilité civile des dirigeants
SECTION 1 : Réforme normative et institutionnelle souhaitable
PARAGRAPHE 1 : propositions de révisions de l’AUSCGIE
A- Clarification des obligations des dirigeants
B- Reconnaissance explicite de la responsabilité des dirigeants de faits
PARAGRAPHE 2 : Renforcement du rôle des organes de contrôle
A- la nécessité d’assurer une diffusion simultanée de l’information aux salariés
B- la reforme de l’alerte et de l’expertise de gestion
SECTION 2 : Bonnes pratiques et mécanisme préventifs
PARAGRAPHE 1 : Solution issue de la pratique
A- La délégation des pouvoirs
B- L’assurance responsabilité civile
PARAGRAPHE 2 : Sensibilisation et formation des acteurs
A- Formation continue des dirigeants
B- Implication des actionnaires dans le suivi de la gestion