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REPUBLIQUE TUNISIENNE
***********
FACULTE DES SCIENCES
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE SFAX
SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE ******
SCIENTIFIQUE D EPARTEMENT DE L’ INFORMATIQUE ET
Par :
RANIA DEHMANI
Signature et cachet
J’autorise l’étudiant à faire le dépôt de son rapport de stage en vue d’une soutenance.
Dédicace
À ma chère Maman,
Mon roc inébranlable, ma lumière et ma force. Tes sacrifices et ton amour m’ont appris à ne jamais
abandonner. Je te serai éternellement reconnaissante.
À ma famille bien-aimée,
Pour votre soutien, votre amour et votre présence constante à mes côtés face à tous les obstacles. Merci
pour votre confiance.
À moi-même,
Pour ma force et ma persévérance. Malgré les doutes et les difficultés, je n’ai jamais baissé les bras. Je
suis fière du chemin parcouru.
Rania Dehmani
ii
Remerciements
Choura, pour sa disponibilité, ses conseils précieux et son soutien continu tout
au long de ce projet.
rigoureux.
environnement enrichissant.
Mes remerciements s'adressent aussi aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils
portent à ce travail, ainsi qu’à mes professeurs pour la qualité de leur formation.
Enfin, un grand merci à ma famille et mes amis pour leur soutien indéfectible et
Rania Dehmani
iii
Table des matières
Introduction Générale 1
2 État de l’art 11
2.1 Concepts fondamentaux du SOC moderne .................................................................................... 12
2.1.1 La centralisation et la corrélation (SIEM) ........................................................................ 12
2.1.2 La détection d’intrusions (NIDS et HIDS) ....................................................................... 12
2.1.3 L’orchestration et l’automatisation (SOAR) ..................................................................... 12
2.1.4 La gestion des incidents et l’investigation (DFIR) ........................................................... 13
2.2 Limitations des approches traditionnelles de surveillance ........................................................... 13
2.3 Étude comparative des outils de la solution SOC ........................................................................ 13
2.3.1 Filtrage et détection réseau : pfSense vs iptables/OVS ................................................. 13
2.3.2 Analyse réseau en temps réel : Suricata vs Snort ............................................................ 14
2.3.3 Centralisation SIEM et HIDS : Wazuh vs ELK Stack native ......................................... 14
2.3.4 Supervision de la disponibilité : Zabbix vs Nagios .......................................................... 15
2.3.5 Orchestration SOAR : Shuffle vs Node-RED.................................................................... 15
2.3.6 Gestion des incidents DFIR : DFIR-IRIS vs TheHive .................................................... 16
2.4 La dimension humaine et culturelle du SOC ................................................................................ 18
iv
3 Spécification et analyse des besoins 19
3.1 Objectifs du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.2 Identification des intervenants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.3 Analyse des besoins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.3.1 Besoins fonctionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.3.2 Besoins non fonctionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.4 Architecture de la solution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.5 Composants détaillés de l’architecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4 Réalisation 25
4.1 Environnement de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2 Environnement logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.1 Windows Server . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.2 Kali Linux 2024 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.3 Ubuntu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.4 Wazuh Master . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.2.5 Suricata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.2.6 hping3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.3 Mise en place du SOC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.3.1 Mettre à jour le système et installer les prérequis . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.2 Configuration pfsense . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.3 Configuration pfsense . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.4 Installer Docker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.5 Installer Wazuh (SIEM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.3.6 Installer Shuffle (SOAR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3.7 Installer DFIR-IRIS (Gestion des incidents) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3.8 Intégration IRIS et Wazuh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.3.9 Intégration MISP et Wazuh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.3.10 Intégration Shuffle, Wazuh et IRIS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.3.11 Attaque test par Kali-Linux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.3.12 Démonstration d’attaque par force brute SSH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.3.13 Suricata IPS/IDS (Système de Prévention/Détection d’Intrusions) . . . . . . . 45
4.3.14 Simulation d’une Attaque DoS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
Webographie 50
v
Table des figures
vi
4.29 Détail de l’attaque brute-force en format JSON 2....................................................................... 43
4.30 Attaque ratée .................................................................................................................................... 44
4.31 Tableau de bord Wazuh................................................................................................................... 45
4.32 Tableau de bord Wazuh + Suricata .............................................................................................. 47
vii
Liste des tableaux
viii
Liste des abréviations
ix
Introduction Générale
Face au volume massif d’alertes, l’intégration d’une plateforme de SOAR (Security Orchestration,
Automation and Response) comme Shuffle permet d’orchestrer et d’automatiser les réponses aux
incidents, notamment en déclenchant des blocages réactifs via F a i l 2Ban et en notifiant
instantanément les équipes via Slack. Enfin, la phase d’investigation numérique et le suivi des tickets de
sécurité sont centralisés sur la plateforme de gestion d’incidents DFIR-IRIS.
C’est dans ce cadre de défense en profondeur que s’inscrit le présent projet de fin d’études, intitulé
:
« Mise en place d’une solution SOC moderne avec automatisation SOAR et gestion des
incidents DFIR»
1
Liste des tableaux
2
ChaPItre 1
Plan
1 Cadre du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Contexte et enjeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3 Étude de l’existant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4 Problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
5 Solution proposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
6 Méthodologie adaptée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Chapitre 1. Présentation générale du projet
Introduction
Le présent projet intitulé « Mise en place d’une solution SOC moderne avec automatisation
SOAR et gestion des incidents DFIR » a été réalisé au sein de l’organisme d’accueil l’Aéroport International
de Sfax. Ce projet a pour ambition de renforcer la posture de sécurité et la résilience de l’infrastructure
informatique aéroportuaire par la conception et la mise en œuvre d’un Centre d’Opérations de Sécurité
(SOC) complet. Cette solution combine la surveillance réseau et hôte en temps réel, la supervision de la
disponibilité des équipements, l’orchestration automatisée des contre-mesures et la gestion centralisée
des incidents.
Le présent projet a été proposé dans le cadre d’un projet de fin d’études pour l’obtention du
Diplôme de Master en Sécurité Réseaux et Cloud Computing, dispensé par la Faculté des
Sciences de Sfax. Ce projet s’est déroulé au sein de l’organisme public de gestion aéroportuaire,
spécifiquement affecté à l’**Aéroport International de Sfax**.
Dans le tableau 1.1, nous présentons les principales informations relatives à l’organisme d’accueil
de ce projet, géré sous la tutelle de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA) au niveau de
l’Aéroport International de Sfax.
4
Chapitre 1. Présentation générale du projet
Dans un contexte marqué par la recrudescence et la sophistication des cyberattaques ciblant les
infrastructures de transport et les administrations publiques, la sécurisation des systèmes informatiques
aéroportuaires est devenue une priorité absolue. Les menaces telles que les attaques par déni de service
(DDoS), les rançongiciels (Ransomwares), les scans de vulnérabilités et les compromissions d’accès
internes peuvent paralyser des services essentiels.
Pour une infrastructure critique comme l’Aéroport de Sfax, la mise en place de simples barrières
statiques (pare-feux traditionnels) est insuffisante. Il est indispensable d’obtenir une visibilité continue et
corrélée sur l’ensemble de l’activité du réseau et des serveurs. De plus, la détection des menaces doit
s’accompagner d’une capacité de réaction immédiate pour contenir les incidents avant qu’ils n’impactent
la continuité des vols et la sécurité des données.
La mise en place d’un SOC (Security Operations Center) moderne répond précisément à ce
défi en centralisant la collecte des événements, en supervisant l’état des systèmes et en orchestrant de
manière automatique les réponses de remédiation face aux incidents identifiés.
5
Chapitre 1. Présentation générale du projet
1.4 Problématique
6
Chapitre 1. Présentation générale du projet
pour collecter les journaux d’événements des serveurs, surveiller l’intégrité des fichiers système
et détecter les anomalies de comportement des hôtes.
— Supervision de l’infrastructure : Intégration de la solution de monitoring Zabbix afin
de veiller à la disponibilité continue des équipements techniques et de remonter les alertes liées
aux pannes ou surcharges.
— Orchestration SOAR : Configuration de la plateforme Shuffle pour interconnecter le
SIEM avec les outils de réponse, permettant d’automatiser les flux de traitement des alertes
critiques sans intervention humaine initiale.
— Réponse réactive et notification : Mise en œuvre de mécanismes de blocage dynamique
via Fail2Ban combinés à l’envoi d’alertes enrichies en temps réel sur des canaux de communication
dédiés Slack.
— Gestion des incidents et DFIR : Déploiement de l’outil de gestion de tickets d’incidents
DFIR-IRIS, permettant de documenter, d’analyser et de centraliser le suivi des enquêtes
numériques menées par l’analyste SOC.
Cette démarche structurée fournit une solution de défense en profondeur, renforçant la visibilité et la
proactivité des équipes face aux menaces numériques.
Le choix d’une méthodologie de développement constitue une décision stratégique majeure dans
la conduite d’un projet informatique. Bien qu’il existe plusieurs approches possibles, il est essentiel de
procéder à une comparaison afin d’identifier celle qui s’adapte le mieux au contexte de l’implémentation
de cette architecture SOC.
Dans un premier temps, une étude comparative des principales méthodologies de gestion de projet
sera présentée. Ensuite, l’accent sera mis sur la méthodologie Agile, qui a été retenue pour ce projet, avec
une analyse détaillée de ses principes ainsi qu’une justification de son adoption.
7
Chapitre 1. Présentation générale du projet
Unifié Itératif, basé sur Gestion des risques, Lourd, très administratif.
l’architecture. solide.
Après l’étude comparative établie, nous avons décidé de piloter notre projet avec la méthodologie
Agile, et plus précisément avec la méthode Scrum, car ses particularités techniques répondent précisément
aux contraintes d’interconnexion de notre stack technologique.
Le déploiement successif d’outils complexes (comme Wazuh, Shuffle ou DFIR-IRIS) nécessite
une approche modulaire. Diviser la durée du projet en intervalles courts, appelés itérations ou sprints,
permet de configurer, valider et tester chaque interconnexion séparément. Cela facilite grandement
l’isolement des dysfonctionnements (problèmes de flux réseau, erreurs d’API) et garantit la livraison
progressive d’un SOC fonctionnel.
La méthodologie Scrum repose sur trois rôles principaux : Scrum Master, Product Owner
et équipe de développement. L’objectif est de générer une valeur métier ou une avancée technique
concrète à chaque fin de sprint.
8
Chapitre 1. Présentation générale du projet
La figure 1.1 illustre les différentes étapes de la méthode Scrum. Elle met en évidence le
déroulement cyclique des sprints, favorisant une validation continue de chaque outil déployé et une
amélioration progressive des règles de corrélation de notre SOC.
Afin d’assurer un suivi rigoureux, Scrum repose sur quatre événements essentiels :
— Sprint : Cycle de travail de deux à quatre semaines maximum durant lequel une brique
technique spécifique de l’architecture SOC (par exemple, la configuration des workflows
Shuffle) est finalisée et testée.
— La mêlée quotidienne (Daily Scrum) : Réunion quotidienne rapide de 15 minutes
permettant de faire le point sur les configurations de la veille, les tâches du jour et de
lever rapidement les blocages techniques (ex : un port réseau bloqué sur VMware).
— La planification de sprint (Sprint Planning) : Réunion au cours de laquelle les objectifs
techniques et les outils à intégrer lors du prochain sprint sont sélectionnés et planifiés.
— La revue de sprint (Sprint Review) : Organisée à la fin de chaque itération, elle permet
de faire la démonstration des fonctionnalités de sécurité implémentées (ex : démonstration
d’un blocage réussi suite à une fausse attaque) et de collecter les validations nécessaires.
Conclusion
9
Chapitre 1. Présentation générale du projet
10
ChaPItre 2
ÉTaT DE L’aRT
Plan
1 Concepts fondamentaux du SOC moderne ..................................................................12
Introduction
Ce chapitre présente un état de l’art des concepts, des technologies et des stratégies modernes liés
à la surveillance continue et à la réponse aux incidents au sein d’une infrastructure critique. Il couvre les
fondements d’un Centre d’Opérations de Sécurité (SOC), l’analyse des approches traditionnelles de
surveillance, ainsi que l’étude comparative des solutions de détection, d’orchestration (SOAR) et de
gestion des incidents (DFIR) retenues pour garantir la résilience du système.
Un Centre d’Opérations de Sécurité (SOC) est une structure centralisée chargée de superviser,
d’évaluer et de défendre la posture de sécurité d’une organisation. Face à l’évolution des cybermenaces,
le SOC moderne a évolué d’une simple cellule de collecte de journaux vers une architecture proactive
reposant sur quatre piliers technologiques majeurs.
Le SIEM (Security Information and Event Management) constitue le cœur analytique du SOC.
Son rôle est de collecter en temps réel les journaux d’événements (logs) générés par les hôtes, les
applications et les équipements réseau. Il normalise ces données et applique des règles de corrélation
complexes pour identifier des comportements suspects qu’un outil isolé ne pourrait détecter (par exemple,
la corrélation entre plusieurs échecs de connexion réseau et une modification de fichier système).
Pour alimenter le SOC en alertes qualifiées, la défense en profondeur impose deux types de
capteurs :
— Les NIDS (Network Intrusion Detection System) : Analysent le trafic réseau en temps
réel, à la recherche de signatures d’attaques (scans de ports, flux malveillants, exfiltration).
— Les HIDS (Host Intrusion Detection System) : Surveillent l’intérieur même des
machines (intégrité des fichiers sensibles, exécution de commandes suspectes, politiques de
sécurité locales).
12
Chapitre 2. État de l’art
outils de remédiation à l’aide de scénarios automatisés appelés Playbooks ou Workflows. Cela réduit
drastiquement le temps moyen de réponse (MTTR) en bloquant instantanément une menace évidente sans
intervention humaine.
Le DFIR (Digital Forensics and Incident Response) englobe la méthodologie d’analyse après une
attaque. Un SOC mature nécessite une plateforme de gestion des cas pour centraliser les preuves
numériques, documenter les étapes d’investigation, suivre la chronologie de l’intrusion et standardiser la
phase de remédiation.
L’analyse des architectures de supervision classiques met en évidence plusieurs faiblesses structurelles
qui compromettent la réactivité des équipes de sécurité, en particulier dans les environnements hébergeant
des infrastructures critiques :
— Le cloisonnement des outils : Les pare-feux, les moniteurs de performance et les systèmes
de logs fonctionnent en silos, empêchant une vision globale de la menace.
— La passivité face aux attaques : Les alertes sont souvent stockées pour un audit a
posteriori, plutôt que de déclencher des contre-mesures immédiates.
— Le manque de traçabilité : L’absence d’une plateforme d’investigation centralisée entraîne
une perte de données cruciales lors de l’analyse post-mortem d’un incident.
— La latence humaine : Compter uniquement sur une intervention manuelle pour bloquer
une adresse IP attaquante laisse une fenêtre d’action trop large aux scripts malveillants.
Cette section présente une étude comparative des technologies open source sélectionnées pour
l’architecture du SOC, organisée par domaine fonctionnel.
13
Chapitre 2. État de l’art
Pour l’analyse approfondie du trafic réseau (NIDS), deux moteurs open source de référence
s’affrontent.
La collecte et la corrélation des événements au niveau des hôtes nécessitent un moteur spécialisé
en sécurité.
14
Chapitre 2. État de l’art
Bien que le SOC se concentre sur la sécurité, la supervision de la performance est indispensable
pour détecter les dénis de service ou les anomalies de ressources.
15
Chapitre 2. État de l’art
Pour l’investigation numérique et le suivi des tickets d’incidents, l’interface doit être structurée
pour les analystes.
16
Chapitre 2. État de l’art
17
Chapitre 2. État de l’art
Conclusion
18
ChaPItre 3
Plan
1 Objectifs du projet ............................................................................................................... 20
Introduction
Après avoir présenté le cadre général du projet ainsi que l’état de l’art des technologies SOC
et DFIR, il est désormais nécessaire de définir précisément les besoins fonctionnels et techniques de la
solution proposée. Cette étape d’analyse permet d’identifier les exigences de sécurité, de supervision
et d’automatisation nécessaires à la mise en œuvre d’une architecture SOC moderne adaptée à un
environnement aéroportuaire critique.
Ce chapitre présente ainsi les objectifs du projet, les différents acteurs impliqués, les besoins
fonctionnels et non fonctionnels, ainsi que l’architecture globale retenue pour assurer la surveillance,
la détection et la réponse automatisée aux incidents de sécurité.
L’objectif principal de ce projet est de concevoir et de déployer une architecture SOC moderne
capable d’assurer une surveillance continue de l’infrastructure, de détecter les activités malveillantes
en temps réel et d’automatiser les mécanismes de réponse aux incidents de cybersécurité.
La solution proposée vise également à renforcer la visibilité sur l’ensemble du système d’information
aéroportuaire tout en améliorant la réactivité des équipes face aux menaces numériques.
Plus précisément, cette architecture doit permettre :
— La mise en place d’un environnement virtualisé complet sous VMware Workstation afin
de simuler une infrastructure réseau réaliste ;
— Le déploiement d’une sécurité périmétrique basée sur pfSense associée à Suricata pour
l’analyse et la détection des intrusions réseau ;
— La centralisation et la corrélation des journaux d’événements via le SIEM Wazuh ;
— La supervision continue des équipements et des ressources systèmes grâce à Zabbix ;
— L’automatisation des workflows de réponse aux incidents via la plateforme SOAR Shuffle ;
— Le blocage dynamique des comportements malveillants à l’aide de Fail2Ban ;
— La notification instantanée des alertes critiques via Slack ;
— La gestion centralisée des incidents et des investigations numériques avec DFIR-IRIS.
La réussite du projet repose sur la collaboration entre plusieurs intervenants ayant des responsabilités
complémentaires.
— Encadrants académiques : Supervisent l’avancement du projet, valident les choix techniques
20
Chapitre 3. Spécification et analyse des besoins
Les besoins identifiés dans le cadre du projet ont été classés en deux catégories : les besoins
fonctionnels et les besoins non fonctionnels.
Les besoins fonctionnels représentent les services et fonctionnalités que la solution SOC doit
fournir.
— Déployer une infrastructure virtualisée sous VMware Workstation ;
— Assurer le filtrage et la segmentation du réseau via pfSense ;
— Détecter les attaques réseau en temps réel grâce à Suricata ;
— Collecter et centraliser les journaux système et réseau avec Wazuh ;
— Superviser les performances et la disponibilité des équipements à l’aide de Zabbix ;
— Automatiser les réponses aux incidents via Shuffle ;
— Bloquer automatiquement les adresses IP malveillantes avec Fail2Ban ;
— Envoyer des alertes et notifications en temps réel sur Slack ;
— Centraliser la gestion des incidents et les investigations numériques avec DFIR-IRIS.
Les besoins non fonctionnels définissent les contraintes de qualité, de performance et de sécurité
que doit respecter la solution.
— Assurer une haute disponibilité des services de supervision et de sécurité ;
— Garantir la confidentialité et l’intégrité des données collectées ;
— Fournir une architecture modulaire et évolutive ;
21
Chapitre 3. Spécification et analyse des besoins
22
Chapitre 3. Spécification et analyse des besoins
23
Chapitre 3. Spécification et analyse des besoins
des équipements.
— Shuffle : Plateforme SOAR utilisée pour automatiser les workflows de réponse aux incidents.
— Fail2Ban : Solution de blocage dynamique des adresses IP suspectes.
— Slack : Plateforme de communication utilisée pour la diffusion des alertes et notifications
SOC.
— DFIR-IRIS : Plateforme de gestion des incidents et des investigations numériques.
Conclusion
Ce chapitre a permis d’identifier les objectifs principaux du projet ainsi que les besoins fonctionnels
et non fonctionnels nécessaires à la conception d’une architecture SOC moderne et automatisée.
L’analyse réalisée a également permis de définir les différents composants de la solution ainsi que
leurs interactions au sein de l’environnement virtualisé.
Cette phase de spécification constitue une base essentielle pour la suite du projet, notamment pour
la conception détaillée et la mise en œuvre pratique de l’infrastructure de sécurité présentées dans le
chapitre suivant.
24
ChaPItre 4
RéaLIsaTIon
Plan
1 Environnement de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2 Environnement logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Introduction
Ce chapitre constitue le corpus principal de ce travail où nous allons présenter la partie réalisation
tout en donnant un aperçu sur l’environnement de notre travail. Nous commençons par décrire en détail
l’environnement matériel et logiciel utilisé tout au long du processus de mise en place de notre solution.
Enfin, nous mettons en relief la démarche suivie pour mettre en œuvre notre solution, accompagnée
de quelques captures d’écran montrant ses principales fonctionnalités.
Pour savoir les conditions de travail, il est nécessaire de mentionner les caractéristiques de l’outil
de travail. C’est un PC portable msi ayant dans le tableau 4.1 :
Windows Server offre une variété de rôles et de fonctionnalités pour satisfaire les besoins variés
des environnements serveurs.
Kali Linux se concentre sur la sécurité informatique et le piratage éthique dans sa distribution
Linux.
4.2.3 Ubuntu
Ubuntu est une distribution Linux très appréciée, largement utilisée à l’échelle mondiale.
26
Chapitre 4. Réalisation
4.2.5 Suricata
4.2.6 hping3
hping3 est un outil de génération et d’analyse de paquets réseau, souvent utilisé pour tester les
pare-feu et les systèmes de détection d’intrusions. Il permet de simuler des attaques réseau, telles que les
attaques par déni de service (DoS), pour évaluer la résilience des infrastructures.
L'architecture SOC repose sur les étapes suivantes, la surveillance réseau est assurée par Suricata
(IDS/IPS) et la sécurisation par Wazuh Master, qui reçoit et corrèle les logs système (via agents
Wazuh) ainsi que les alertes réseau de Suricata. Les alertes générées sont ensuite transmises au moteur
IRIS pour orchestration, enrichies par les IOC provenant de MISP et traitées par la plateforme Shuffle
pour investigation et remédiation (enrichissement via VirusTotal API, notifications Slack, partage
d’IOCs).
Enfin, dans l’étape finale, une VM Kali Linux KaliLinux simule des attaques (pentesting,
SSRF, etc.) pour valider la robustesse et l’efficacité de l’ensemble de la chaîne de détection et de réponse
du SOC.
27
Chapitre 4. Réalisation
L’installation de Docker est une étape essentielle pour exécuter les conteneurs nécessaires au
SOC. Une fois Docker installé, il est important de vérifier que le service fonctionne correctement.
28
Chapitre 4. Réalisation
Cette étape peut prendre un certain temps selon la vitesse de votre connexion. Une fois
l’installation terminée, déployez l’agent Wazuh avec votre adresse IP.
Pour accéder à la plateforme Wazuh, l’utilisateur est invité à se connecter via l’interface web.
Cette étape permet d’accéder aux fonctionnalités de gestion des événements de sécurité.
29
Chapitre 4. Réalisation
L’interface d’accueil de Wazuh permet de visualiser en temps réel les alertes et les agents
connectés.
Elle fournit une vue d’ensemble de l’état de sécurité du système.
Cette étape peut prendre un certain temps selon la vitesse de votre connexion. Une fois
l’installation terminée, déployez shuffle docker avec votre adresse IP.
30
Chapitre 4. Réalisation
31
Chapitre 4. Réalisation
Étapes d’intégration
Exécutez l’étape 7. Entrez la clé API IRIS (voir profil Administrateur > Mes paramètres).
Puis vérifiez l’intégration via le menu Alertes d’IRIS. Si "0 alerte", exécutez l’étape 14 (cas de
force brute). Rafraîchissez, une alerte devrait apparaître.
32
Chapitre 4. Réalisation
Dans Shuffle : Workflow > Nouveau Workflow > nommez > Terminer. Cliquez sur l’icône Shuffle
> paramètre Call : exec > Enregistrer.
33
Chapitre 4. Réalisation
Cliquez sur le module Webhook > copiez "Webhook URI" > cliquez sur Démarrer.
Retournez à l’installateur et collez l’URI lorsque demandé. Vérifiez dans Shuffle > Show Executions.
34
Chapitre 4. Réalisation
35
Chapitre 4. Réalisation
36
Chapitre 4. Réalisation
37
Chapitre 4. Réalisation
Après avoir connecté toutes les machines à Wazuh, nous avons analysé les événements de sécurité
remontés par les agents.
La figure 4.22 présente le tableau de bord de Wazuh, qui affiche les événements de sécurité
collectés par l’agent. On peut y visualiser les alertes, leur niveau de risque, et les détails associés à chaque
événement.
Grâce à cette surveillance en temps réel, nous avons pu détecter et analyser divers incidents de
sécurité, notamment les tentatives d’accès non autorisées, les erreurs de configuration et les vulnérabilités
potentielles.
L’intégration de Wazuh dans notre infrastructure nous permet d’assurer une gestion proactive
38
Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.23 montre l’état de connexion des agents dans le tableau de bord Wazuh, y compris
l’état des machines Ubuntu surveillées. On y distingue les agents actifs, déconnectés ou jamais connectés,
ce qui permet un suivi efficace des systèmes.
ID : L’identifiant unique attribué à l’agent Wazuh sur la machine et ubuntu. Cet ID est utilisé
pour identifier de manière unique chaque agent connecté au serveur Wazuh.
Name : Le nom de l’agent ou de la machine. Cela peut être le nom d’hôte de la machine ou
un nom attribué à l’agent lors de sa configuration.
IP Address : L’adresse IP de la machine et ubuntu. Cela indique l’adresse réseau de l’agent.
Group : Le groupe auquel l’agent appartient. Les groupes peuvent être utilisés pour organiser
les agents en fonction de critères tels que leur fonction, leur emplacement ou leur type de système
d’exploitation.
Operating System : Le système d’exploitation de la machine, dans ce cas, ubuntu.
Cluster : Si vous utilisez une configuration Wazuh en cluster, cela indique le nœud du cluster
auquel l’agent est connecté.
Version : La version du logiciel de l’agent Wazuh installé sur la machine.
Status : L’état actuel de l’agent. Cela peut indiquer si l’agent est en ligne, hors ligne, ou s’il
rencontre des problèmes de communication avec le serveur Wazuh.
Action : Les actions que vous pouvez effectuer sur cet agent depuis le tableau de bord, comme
la suppression de l’agent, la mise à jour des configurations, ou la consultation des logs spécifiques à cet
agent.
39
Chapitre 4. Réalisation
La force brute est une méthode qui consiste à essayer tous les mots de passe ou clés possibles
jusqu’à ce que le bon soit découvert. Nous avons testé la protection offerte par Wazuh Master contre une
attaque SSH brute-force.
Nous avons utilisé Kali Linux comme machine d’attaque et avons commencé par l’installation de
la machine virtuelle.
La figure 4.24 illustre l’interface graphique de la machine Kali Linux utilisée dans le cadre de
la plateforme de supervision et d’analyse de sécurité.
Avant de lancer l’attaque, nous avons surveillé le tableau de bord Wazuh.
40
Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.25 présente l’état du tableau de bord Wazuh avant la survenue de toute attaque,
mettant en évidence les événements récents, la conformité et les données système surveillées.
Nous avons utilisé Hydra, un outil de force brute déjà préinstallé sur Kali Linux, pour simuler
une tentative d’attaque SSH sur Ubuntu.
La figure 4.26 illustre une attaque par force brute menée à l’aide de l’outil Hydra, souvent
utilisée pour tester la robustesse des identifiants d’accès.
Nous avons constaté que Wazuh a détecté et bloqué la tentative de connexion non autorisée.
41
Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.27 met en évidence une série d’alertes générées par Wazuh suite à des tentatives de
connexion SSH échouées, indiquant des échecs d’authentification et des tentatives de connexion avec des
utilisateurs inexistants.
L’alerte détaille l’IP source de l’attaque et l’IP cible.
La figure 4.28 montre un exemple détaillé d’une alerte générée par Wazuh au format JSON.
42
Chapitre 4. Réalisation
On y voit des informations cruciales telles que l’adresse IP source, le programme concerné (‘sshd‘),
l’utilisateur ciblé (‘root‘) ainsi que les identifiants tactiques MITRE.
La figure 4.29 montre un autre exemple détaillé d’une alerte brute-force détectée par Wazuh. Elle
met en évidence le mécanisme d’analyse avec des balises comme ‘description‘, ‘mitre‘, ‘technique‘,
‘tactic‘, et ’fullLog’. Ce qui permet de faire le lien entre les tentatives d’accès et les identifiants MITRE
tels que “Credential Access“ ou “Lateral Movement“.
Jusqu’à présent, aucune attaque n’a été effectuée sur notre point final
Nous utiliserons Hydra, un outil de force brute déjà préinstallé dans Kali Linux pour simuler
un échec d’attaque par force brute ssh sur notre point de terminaison Ubuntu.
43
Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.30 montre l’exécution d’une commande Hydra tentant une attaque brute-force SSH.
Cette tentative échoue, confirmant que les identifiants sont incorrects. Cette simulation vise à tester la
détection d’intrusion par l’outil Wazuh, qui génère ensuite une alerte correspondante dans son tableau de
bord.
Cette commande Hydra tentera de se connecter à un serveur SSH à l’adresse IP [Link]
en utilisant le nom d’utilisateur "admin" et le mot de passe "test". Hydra : C’est le nom de l’outil,
-l [Link] : Cette option spécifie le nom d’utilisateur à utiliser pour l’attaque. Ici, l’utilisateur est "admin",
-p password : Cette option spécifie le mot de passe à essayer pour l’attaque. Dans ce cas, le mot de
passe est "test", ssh ://[Link] : Cela indique que l’attaque cible un service SSH sur l’adresse IP
[Link].
Nous avons simulé avec succès une attaque par force brute SSH échouée juste pour voir si nous
pouvions obtenir le nom d’utilisateur et le mot de passe SSH et Passons maintenant au tableau de
bord wazuh et surveillons les alertes créées.
44
Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.31 illustre le tableau de bord de Wazuh affichant une alerte générée suite à une tentative
d’accès SSH échouée. Les détails incluent l’adresse IP source ([Link]), le nom d’utilisateur ciblé
(root), le service visé (sshd) et l’heure de l’événement. Ces informations permettent une corrélation rapide
avec une attaque brute-force détectée.
Nous pouvons voir que wazuh a capturé l’échec de la tentative de force brute ssh sur notre point
de terminaison Ubuntu.
Pour intégrer Suricata dans le Centre des Opérations de Sécurité (SOC), nous l’avons configuré
pour surveiller le trafic réseau et détecter les intrusions potentielles. Les étapes suivantes ont été réalisées
:
1. Installation de Suricata :
45
Chapitre 4. Réalisation
af-packet:
- interface: eth0
cluster-id: 99
cluster-type: cluster_flow
3. Intégration avec Wazuh : Nous avons intégré Suricata avec Wazuh pour centraliser la
détection et la réponse aux attaques réseau. Les alertes générées par Suricata sont transmises
à Wazuh pour une analyse approfondie et une corrélation avec d’autres événements de sécurité.
Une attaque par déni de service (DoS) vise à rendre une machine ou une ressource réseau
indisponible en la submergeant de requêtes illégitimes.
Pour tester la résilience de l’infrastructure face aux attaques DoS, nous avons utilisé l’outil
‘hping3‘ pour simuler une attaque DoS. Les étapes suivantes ont été réalisées :
1. Installation de hping3 :
2. Simulation d’une Attaque DoS : Nous avons utilisé la commande suivante pour simuler
une attaque DoS sur le serveur cible :
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Chapitre 4. Réalisation
La figure 4.32 présente le tableau de bord Wazuh intégré à Suricata. Ce tableau affiche les alertes
générées suite à la détection de trafic réseau suspect. Les règles comme ET DROP sont déclenchées par
47
Chapitre 4. Réalisation
Suricata lorsqu’un flux est identifié comme malveillant ou listé comme dangereux. Les alertes fournissent
des détails comme l’agent, l’horodatage, la description de la règle et son niveau de gravité.
Conclusion
Ce chapitre a présenté la mise en œuvre complète de la solution SOC dans un environnement virtualisé
sous VMware Workstation. Nous avons décrit l'environnement matériel et logiciel utilisé, puis détaillé les
étapes de déploiement et d'intégration des différents composants de l'architecture.
La surveillance réseau est assurée par pfSense pour le filtrage du trafic et Suricata pour la détection d'intrusions en
temps réel (IDS/IPS). La centralisation et l'analyse des journaux sont confiées à Wazuh, qui joue le rôle de SIEM
principal en collectant les alertes issues des agents installés sur les machines supervisées. La plateforme Shuffle
orchestre et automatise les réponses aux incidents, tandis que DFIR-IRIS assure la gestion et le suivi des tickets de
sécurité. Enfin, l'intégration de MISP enrichit les alertes avec des indicateurs de compromission (IoC) pour une
meilleure contextualisation des menaces.
Les scénarios de validation réalisés — notamment l'attaque par force brute SSH simulée avec Hydra depuis Kali Linux,
et la simulation d'une attaque DoS avec hping3 — ont confirmé l'efficacité de la chaîne de détection et de réponse mise
en place. Wazuh a détecté et enregistré chaque tentative d'intrusion, Suricata a bloqué le trafic malveillant, et Shuffle a
automatisé la création des tickets d'incidents dans DFIR-IRIS.
Ces résultats démontrent la robustesse de l'architecture SOC déployée et valident les choix technologiques effectués
tout au long de ce projet.
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Conclusions et Perspectives
Ce projet a permis de concevoir et de mettre en place une solution SOC moderne dédiée à la
surveillance, à la détection et à la gestion des incidents de sécurité. L’architecture réalisée repose sur
l’intégration de plusieurs outils open source complémentaires, notamment Wazuh pour la centralisation
et l’analyse des journaux, Suricata pour la détection des intrusions réseau, MISP pour l’enrichissement
par les indicateurs de compromission, DFIR-IRIS pour la gestion des incidents, ainsi que Shuffle pour
l’automatisation des workflows de réponse.
La mise en place de cette solution a permis d’améliorer la visibilité sur l’infrastructure supervisée,
de détecter les comportements suspects en temps réel et de faciliter le suivi des alertes de sécurité. Les
scénarios de validation réalisés, tels que la simulation d’attaques par force brute SSH, la détection de
malware, le défacement web et l’attaque par déni de service, ont confirmé l’efficacité de la chaîne de
détection et de réponse mise en œuvre.
Au-delà des résultats techniques, ce travail nous a permis de renforcer nos compétences dans
plusieurs domaines liés à la cybersécurité, notamment l’administration des systèmes, la supervision de la
sécurité, l’analyse des journaux, la détection d’intrusions, l’orchestration des réponses et la gestion des
incidents. Il a également mis en évidence l’importance d’une approche centralisée et automatisée pour
réduire le temps de détection et de traitement des incidents.
Comme perspectives, cette solution pourrait être améliorée par l’ajout de nouveaux scénarios
d’attaque, l’enrichissement des règles de corrélation, l’intégration d’autres sources de logs et le développement
de playbooks SOAR plus avancés. Il serait également intéressant d’exploiter l’intelligence artificielle
afin d’aider à la priorisation des alertes, à la réduction des faux positifs et à l’amélioration de la prise
de décision des analystes SOC.
49
Webographie
[WS] Microsoft, Windows Server 2022 – Active Directory Domain Services DNS, Microsoft Docs,
[Link]
[VMW] VMware, Inc., VMware Workstation Pro Documentation, VMware Docs, [Link]
[Link]
[Link]
50
Bibliographie
Résumé
Avec l’évolution des cybermenaces et l’importance croissante de la protection des infrastructures
critiques, les organisations doivent disposer de solutions capables d’assurer une surveillance
continue, une détection rapide et une gestion efficace des incidents de sécurité. Ce projet présente
la conception et la mise en place d’une solution SOC moderne basée sur des outils open source.
La solution repose principalement sur Wazuh pour la centralisation et l’analyse des journaux,
Suricata pour la détection des intrusions réseau, MISP pour l’enrichissement par les indicateurs
de compromission, DFIR-IRIS pour la gestion des incidents et Shuffle pour l’automatisation des
workflows de réponse. Les scénarios de validation réalisés, tels que la détection de malware, le
défacement web, les attaques par force brute SSH et les attaques par déni de service, ont permis
de vérifier l’efficacité de la chaîne de détection, d’analyse et de réponse. Les résultats obtenus
montrent l’intérêt d’une architecture SOC centralisée et automatisée pour améliorer la visibilité,
réduire le temps de réaction et renforcer la posture de sécurité de l’infrastructure supervisée.
Mots clés : SOC, cybersécurité, SIEM, SOAR, DFIR, Wazuh, Suricata, Shuffle, MISP, détection
d’intrusions, gestion des incidents
Abstract
With the continuous evolution of cyber threats and the growing need to protect critical
infrastructures, organizations require solutions capable of providing continuous monitoring,
rapid detection and effective incident management. This project presents the design and
implementation of a modern Security Operations Center based on open-source tools. The
proposed solution mainly relies on Wazuh for log centralization and analysis, Suricata for
network intrusion detection, MISP for threat intelligence enrichment, DFIR-IRIS for incident
management and Shuffle for response workflow automation. Several validation scenarios were
carried out, including malware detection, web defacement detection, SSH brute-force attacks
and denial-of-service attacks, in order to assess the effectiveness of the detection, analysis and
response chain. The obtained results demonstrate the value of a centralized and automated
SOC architecture in improving visibility, reducing response time and strengthening the security
posture of the monitored infrastructure.
Keywords : SOC, cybersecurity, SIEM, SOAR, DFIR, Wazuh, Suricata, Shuffle, MISP, intrusion det
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