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PLAN :
INTRODUCTION
CAT
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Les lésions spléniques constituent la 1èrecause d'hémorragie chez les contus de l'abdomen.
- Le traitement est conditionné par la tolérance hémodynamique du saignement et l'étendue de la lésion.
- Un traumatisme splénique doit toujours être évoqué devant :
• Plaie pénétrante de l’HCG et plus généralement toute plaie de l'abdomen.
• Tout traumatisme abdominal fermé.
- Signes cliniques non spécifiques.
CAT :
A-Diagnostic :
1- Signes cliniques :
- Signes d'une instabilité hémodynamique ou d'un choc : hypotension, tachycardie, marbrures, nécessité
d'un remplissage massif, oligurie, sueurs...
- Fracture des dernières côtes gauches évocatrices.
- Douleur de l'HCG voire défense.
- Abdomen distendu, mat, augmentant rapidement de volume : hémopéritoine massif.
- Scanner réalisé si patient stable+++ :
. Bilan des lésions spléniques
. Volume de l'hémopéritoine
. Exploration complète de l'abdomen.
2- Hématome sous-capsulaire+++ :
- Diagnostic : échographie ou TDM.
- Contenu par le péritoine : Risque de rupture secondaire+++ (jusqu'au 15èmejour à la suite du traumatisme).
- Surveillance prolongée en milieu hospitalier, voire chirurgie préventive.
B-Prise en charge :
- La PEC initiale doit être commune à celle d'un polytraumatisé.
- L'évaluation initiale doit permettre de différencier deux types de traumatisé :
• Les patients stables ayant donc eu un scanner et chez qui un traitement conservateur va être envisagé.
L'embolisation artérielle peut être un traitement complémentaire pour éviter la chirurgie ou la rendre moins
morbide.
• Les patients instables malgré un remplissage adapté ou ceux stables mais nécessitant des transfusions > 2
culots, chez qui une laparotomie s'impose en urgence.
- En pratique : traitement médical chez >50% des traumatismés de la rate, avec surveillance en milieu hospitalier de
plusieurs jours, et intervention secondaire chez <10% des patients.
Traitement médical : on peut proposer un traitement non opératoire chez les patients STABLES et sans signe
en faveur d'une péritonite.
-Les principes sont les suivant :
• Hospitalisation en réanimation
• 2 VVP, voire une voie veineuse centrale et une prise de la PA en continu
• Maintien d'une bonne hémodynamique, correction des troubles hydro-électrolytiques
• A jeun, prévention de l'ulcère de stress
• Antalgiques, voire sédation
• Réchauffage du patient
• Surveillance++++
*Clinique : constantes hémodynamiques, température, transit, douleur, conscience
*Biologie : NFS, ionogramme, hémostase, bilan hépatique, lipase...
*Imagerie : contrôle régulier par scanners abdominaux répétés afin de vérifier la bonne
évolution et la résorption des lésions.
- Durée de surveillance : adaptée aux lésions sur le scanner qui doit être répété au cours de l'hospitalisation.
- Maintenir l'hospitalisation en moyenne une semaine (dépister la rupture d'un hématome sous-
capsulaire/exemple).
- Si nécessité, les principes du traitement chirurgical :
• Incision médiane
• Exploration, prélèvement de l'hémopéritoine pour examen bactériologique.
• Evacuation de l'hémopéritoine.
• Splénectomie+++, envoi de la pièce en anatomopathologie
• D'autres thérapeutiques sont possibles mais déconseillées chez le polytraumatisé : mise en place d'un filet,
splénectomie partielle, tamponnement par mèche ou colle...
• Drainage aspiratif, fermeture
C-Suite de la prise en charge : les complications à surveiller :
• Pancréatite aiguë par lésion de la queue du pancréas
• Thrombocytose réactionnelle
• Infections du splénectomisé (OPSI)
Le patient doit être éduqué aux risques inhérents à une splénectomie et :
PROPHYLAXIE POST-SPLENECTOMIE
• Antibioprophylaxie par amoxicilline post opératoire immédiate (1 gx3/j) avec relais dans les 30 jours qui
suivent par oracilline : 1MU x2/j pendant 5ans chez l'enfant et 2ans minimum chez l'adulte
• Vaccination anti-pneumocoque tous les 5 ans,
• Vaccination anti-grippe tous les ans,
• Vaccination anti-hœmophilus tous les 10 ans,
• Vaccination anti-méningocoques A +C si adulte jeune.
NB : Aspirine à faible dose si thrombocytémie.
CONCLUSION :
- Organe le plus souvent atteint lors des contusions abdominales
- Urgence médico-chirurgicale+++
Introduction :
Pathologie traumatique dont la gravité est liée à l’association de dégâts locaux menaçant le pronostic fonctionnel et de dégâts
généraux engageant le pronostic vital : choc – acidose – IRA – hyperkaliémie…
Il peut s’agir d’un :
– Fracas ouvert avec lésions importantes des parties molles.
– Broiement des membres ou tout les éléments sont atteints (Vx, Nfs, et masses musculaires).
– Contusion fermée avec compression prolongée, réalisant un effet de garrot artériel entraînant ischémie et nécrose
musculaire (Crush syndrome).
I. Diagnostic :
1) Interrogatoire :
Traumatisme : heure, lieu, circonstances, mécanismes : écrasement instantané (AVP), Crush Sd...
Traumatisé : âge, profession, tares surtout cardio-vasculaires et rénales, conditions d’évacuation…
2) Examen physique :
Etat hémodynamique : pâleur, tachycardie, hypotension.
Etat respiratoire
Etat de conscience
Appréciation de la diurèse : coloration et débit
Examen local : état vasculo-nerveux (bilatéral et comparatif)
– Coloration, chaleur, pouls périphériques.
– Motricité et sensibilité.
– Etat cutané, des parties molles et des lésions osseuses.
Examen général : recherche de lésions associées (crâne, rachis, thorax, abdomen)
3) Bilan biologique :
Urée créatinine – Ionogramme (K+) – Groupage – hémostase – GDS
Myoglobinémie et myoglobinurie – Enzymes (CPK, LDH, GOT et GPT).
4) Bilan radiologique :
Radiographie du membre atteint : Afin d’apprécier les dégâts ostéo -articulaires.
Echo doppler – Artériographie : Exploration des axes vasculaires en cas d’abolition des pouls.
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A l’hôpital :
1) Mesures de réanimation :
Remplissage si état de choc :
– Macromolécules et solution isotonique : en cas de compression prolongée fermée.
– Sang iso groupe, iso Rh : en cas d’écrasement ouvert avec hémorragie importante.
Lutte contre l’acidose : par sérum bicarbonaté 14%.
Relancer la diurèse par du furosémide : jusqu’à 1g/jour (Lasilix*).
Lutte contre l’hyperkaliémie : (potentialisée par l’acidose).
– Alcalinisation : bicarbonate de sodium.
– Furosémide : augmentation de l’excrétion urinaire du potassium K+.
– Gluconate de Ca++ 1% : 10 – 30 cc sous surveillance scopique.
– Sérum glucosé hypertonique + insuline (rentrée de k+ en intracellulaire).
Prévention de l’insuffisance rénale : toutes les mesures précédentes pouvant aller jusqu’à l’hémodialyse.
Lutte contre l’infection : SAT + ATB en IV (péni G + métronidazole).
Héparine : pour prévenir les thromboses.
2) Traitement local :
Stabilisation des foyers de fracture (1er geste à faire). La fixation externe est la méthode de choix car :
– Assure une immobilisation précoce et stable du foyer.
– Coupe court l’infection et facilite les soins locaux.
Aponévrotomies : en cas de compression prolongée, avec œdèmes des masses musculaires et effet de garrot interne.
(excision large et étendu : fascia d’enveloppement).
Excisions musculaires : ↓ le grenier de K+, et ↓ la septicité en éliminant les masses musculaires nécrosés (vu la
pullulation microbienne).
Restauration vasculaire : (après angiographie préopératoire ou peropératoire).
– Fogartisation des deux bouts artériels et leur héparinisation.
– Suture termino-terminale si section artérielle franche.
– Résection, suture si plaie contuse.
– Greffon veineux autologue si perte de substance.
Amputation : en cas de phénomènes septiques incontrôlables par ATB et excision, et en cas de dégâts très importants
incompatibles avec un traitement conservateur.
Traitement des lésions associées.
175
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I. Introduction :
Inflammation de la vésicule biliaire et de son contenu
Due le plus souvent à un calcul enclavé dans le canal cystique, empêchant la vidange vésiculaire.
Affection fréquente
Diagnostic clinique, confirmé par échographie
Urgence médico-chirurgicale
Sous traitement bien conduit, l’évolution est généralement favorable.
b. Examen clinique :
Évaluation initiale : État HD ( pouls , TA ..) , état neurologique ( GCS ) , état respiratoire ( FR ...)
Local : Palp : défense de l’HCdt avec signe de Murphy ( dlr qui inhibe l’inspiration )
B. Paraclinique :
a. Biologie :
17. NFS : hyperleucocytose à PNN - CRP : ⬆
18. Hémoculture : lors des pics fébriles
b. Imagerie :
15. Echo : examen clé +++
- Épaississement de la paroi vésiculaire > 4 mm +++ ou aspect feuilleté de la paroi
- Présence de calcul dans le collet ou dans le cystique : image hyperéchogène avec cône d’ombre
- Épanchement vésiculaire fréquent
- Sx de Murphy échographique ( dlr au passage de sonde )
16. TDM : pour les formes compliquées : gangreneuse , emphysémateuse , abcès hépatique , péritonite
4. Ttt médical :
Antibiothérapie IV en urgence puis adapté à l’ATB :
Ceftriaxone 2g/j + Gentamicine 160mg/j + Metronidazole 1g/j
Antalgiques , antispasmodiques
5. Ttt chirurgical : ( KB )
Grade 1 & 2 ⟹ Cholecystectomie dans les 24 heures par coelioscopie +++ ou laparotomie
Grade 3 ⟹ Drainage percutané echoguidé + cholecystecomie à discuter à distance
Envoyer la piece operatoire à l’anapath +++
IV. Conclusion :
Urgence fréquente
Dg clinique , confirmé par écho
Ttt selon les grades de Tokyo
Évolution svt bénigne
4. Appendicites aiguës et leurs complications : diagnostic et conduite à tenir.
Introduction :
Inflammation aigue de l’appendice. Urgence abdominale chirurgicale la plus fréquente
Diagnostic facile dans les formes typiques – Difficulté Dc ↔ polymorphisme clinique (siège anatomique variable)
I. Diagnostic :
1) Forme typique : AA de l’adulte jeune en position iliaque
1.1) Clinique : +++ Douleur de la FID + Défense douloureuse de la FID + Etat général conservé.
SF :
– Douleur de la FID, d’apparition rapide, ±intense, lancinante, continue, sans irradiation
– Nausées ou vomissements.
– Troubles du transit : constipation, parfois diarrhée (en faveur de la forme toxique).
SG :
– Etat général conservé.
– T° : Discrète ↑ (38°5) – Si très ↑ = complication ou autre Dc
SP :
– Défense douloureuse de la FID+++.
– Douleur à la flexion de la cuisse (signe du psoas)
– Douleur à la décompression brutale de la FIG (signe de Rowsing)
– Touchers pelviens souvent douloureux.
1.2) Paraclinique :
NFS : Hyperleucocytose à PNN +++ ; CRP ↑.
ASP : Hydroaéroiléite (/iléus réflexe), stercolithe au niveau de la FID.
Echographie : appendice à paroi épaissie.
TDM abdominale : rarement demandé, si doute diagnostique.
2) Formes atypiques :
Formes topographiques :
– Rétrocaecale : douleur lombaire, psoïtis +++.
– Pelvienne : irritation pelvienne, signes urinaires parfois prépondérants (BU-), signes rectaux…
– Mésocœliaque : occlusion fébrile (Iléus réflexe par inflammation du grêle), Diagnostic opératoire le plus souvent.
– Sous hépatique : tableau de cholécystite aigue, Diagnostic échographique ou opératoire.
Abcès appendiculaire :
– Il associe : Douleur lancinante pulsatile de la FID + Syndrome infectieux franc + Tuméfaction douloureuse de la FID.
– D`emblée ou au décours d`un plastron – Non opéré → rupture (péritonite aigue généralisée ou fistule)
– Echographie: collection au niveau de la FID.
Péritonite appendiculaire :
– Le tableau associe : Une douleur diffuse ayant débuté dans la FID + une contracture abdominale douloureuse
généralisée + TR douloureux + syndrome infectieux franc.
– Echographie : épanchement liquidien intra-abdominal
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4) Diagnostic différentiel :
Forme iliaque et pelvienne :
– Affections gynécologiques : GEU à droite, kyste ovarien tordu, salpingite, syndrome du 15ème jour.
– Affections urinaires : cystite, pyélonéphrite),
– Affections digestives : adénite mésentérique, gastroentérite infectieuse, maladie Crohn, cancer du caecum,
diverticule de Meckel.
Appendicite rétrocæcale : colique néphrétique à droite, pyélonéphrite à droite.
Appendicite mésocoeliaque : diverticule de Meckel, occlusion du grêle.
Appendicite sous hépatique: cholécystite aigue, ulcère perforé.
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163
I. Introduction :
C’est une souffrance intestinale due à une brusque diminution de la circulation mésentérique.
Secondaire à 3 mécanismes :
o Occlusion artérielle
o Occlusion veineuse
o ischémie non occlusive : par hypovolémie.
Diagnostic souvent tardif
C'est une urgence médico-chirurgicale
Mortalité élevée
2. Paraclinique :
a. Biologie : préop & de retentissement
9. Bilan inflammatoire : NFS ( hyperleucocytose , Hte elevée ) – CRP
10. Ionogramme sanguin : Acidose métabolique
11. Bilan enzymatique : CPK – LDH – Amylase – PAL ..
12. Fonction rénale : urée / créa
13. Groupage – TP – TCA
b. Imagerie :
6. TDM avec inj de PDC ++++ : dg positif & de gravité
- Épaississement pariétal, ascite, infiltration de la graisse mésentérique
- Visualisation directe du thrombus au niveau des vaisseaux après injection du PDC
- Absence de prise de contraste de la paroi intestinale atteinte+++
4. Ttt médical :
Antibiothérapie par voie générale : large spectre.
Anticoagulants + antiagrégants plaquettaires.
Vasodilatateurs
6. Surveillance :
Clinique : Etat HD , température , etat de conscience , suites post-op
Paraclinique : NFS , GDS , ionogramme
7. Prévention:
Lutter contre les FDR cv-x : arrêt de tabac , équilibrer HTA , diabète , ttt de la dyslipidémie ...
IV. Conclusion :
Accident rare mais grave
Tableau clinique : Dlr abdominale diffuse + etat de choc
Mortalité élevée malgré progrès de l’imagerie & la réanimation
Intérêt de la prévention ++++
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06. CAT devant une occlusion intestinale aigue
I. Introduction III. CAT thérapeutique
II. CAT Diagnostique IV. Conclusion
I. Introduction :
Définie par l’arrêt des matières et des gaz dans un segment intestinal
Mécanisme : obstacle / strangulation (Occlusion mécanique) , arrêt du péristaltisme (occlusion fonctionnelle)
Siège : Colique ou Grelique
Syndrome occlusif : arrêt des matières et des gaz + douleur abdominale + météorisme + vomissements
Complications : locales ( nécrose & perforation) – Générales ( Choc hypovolémique / septique , HD )
Urgence médico-chirurgicale
Pc dépend de la rapidité de prise en charge
II. Diagnostic :
1. Dg positif :
a. Clinique :
Interrogatoire:
Terrain : Age, tares associés, ATCD médico-chirurgicaux
Mode d’installation : brutal ou progressif , Horaire , transit habituel
SF : syndrome occlusif :
1. Dlr abdominale : brutale ou progressive , permanente ou paroxystique , intensité
2. Vomissements : alimentaires puis bilieux et enfin fécaloïdes à un stade tardif
3. Arrêt des matières et des gaz : sx constant
4. Météorisme
L’atténuation d’une douleur intense est un signe de gravité : « nécrose intestinale » !!!!!
[Link] :
Local :
Insp : CICATRICES , distension abdo
Palp : rechercher défense ou contracture , ORIFICES HERNIAIRES
Percussion : matite des flancs ( épanchement )
Auscultation : recherche d’un silence auscultatoire
TR : recherche : une vacuité de l’ampoule , fécalome , tm rectale
General :
Déshydratation ( Hypotension , TA , Pli cutané ..) - Sx de choc ( Hypo TA , marbrures ... )
Fièvre : élément étiologique / gravité +++
Examen complet : Aires Gg , HMG ...
b. Paraclinique :
Biologie : préop & de retentissement
1. Bilan inflammatoire : NFS ( anémie ) , CRP
2. Groupage – TP – TCA
3. Ionogramme sanguin : Glycémie , kalièmie , natremie , chlore ..
4. Fonction rénale : urée / créa
Imagerie :
1. ASP ( debout – couché – coupoles) : NHA ( siège , aspect , nb )
2. TDM abd : Confirmation – topographie – Étiologie – Gravité
3. Autres : Echo abd – Lavement ...
2. Dg de Gravité :
⚠ b.
c.
Biologique : Hyperleucocytose – Hte élevée – Créa/urée élevée – Acidose hypochlorémique
Radiologique : Anses epaisses – Bulle d’air dans la paroi – Épanchement – Pneumoperitoine
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3. Dg Etiologique:
a. Siège :
Occlusion du grêle Occlusion colique
1. Début : brutal 1. Début : progressif
2. Vomissements : précoces & fréquents 2. Vomissements : tardifs
3. Arrêt des matières et des gaz : retardé 3. Arrêt des matières et des gaz : précoce
4. Météorisme : modéré , central 4. Météorisme : important , en cadre
5. Etat générale : rapidement altéré 5. Signes généraux : état générale conservé
6. ASP : NHA centraux, plus larges que hauts 6. ASP :NHA périphériques, plus hauts que larges
b. Mécanisme :
Occlusions fonctionnelles Strangulation Obstruction
Début progressif, sujet âgé Début brutal Début Progressif
Sd occlusif incomplet Douleur intense , vomissements précoces Douleur moins intense
SG : Fièvre SG : AEG voire etat de choc SG : État générale non altéré
ASP : Distension gazeuse ASP : image en U renversé / grain de ASP : Niveau hydro-
globale du grêle et du café aériquesmultiples & diffus
côlon
Étiologies : Étiologies : Étiologies :
1. Sd Ogilvie : Inertie colique 1. Grelique : 1. Grelique :
aigue chez sujet agé , post- Volvulus du grele Iléus biliaire
chirurgie pelvienne , suite à Invagination intestinale Tm du grele
une infection severe ou AVC Etranglement herniaire Adhérences & brides post-op
Crohn
2. Agression peritonéale : 2. Colique : Bezoard & CE
septique Volvulus du colon sigmoide +++ 2. Colique :
, chimique , hémorragique Volvulus du coecum Tm colo-rectales
Sigmoidite , Fécalome ..
3. Hypoxie intestinale :
Infarctusentero-mesenterique
4. Causes metaboliques
& médicamenteuses :
DHA , hypoK+ , NLP ...
4. Ttt médical :
Antalgiques , anti-spasmodiques
Pas d’ATB systématique : sauf en cas de Sd septique ou ATBioprophylaxie peroperatoire
6. Ttt instrumental :
Invagination intestinale : Lavement désinvaginant
Syndrome d'Ogilvie : Exsufflation endoscopique
IV. Conclusion :
Urgence médico-chirurgical
Dc doit être précoce pour éviter les complications mettant en jeu le pc vital
Intervention d’autant plus que rapide que la viabilité intestinale est menacée
206
I. Introduction :
Pénétration d’un segment intestinal dans le segment sous jacent entrainant une occlusion par strangulation
Affection fréquente chez l’enfant , à prédominance masculine
Souvent primitive chez le nourrisson
Diagnostic : Clinique + Échographie.
Urgence médico-chirurgicale
SF : Triade
Douleur abdominale paroxystique +++ : crises de pleurs avec accalmies
Vomissements : avec refus de biberon
Rectorragies
b. Examen clinique :
Local : normal en dehors des crises !
Palp : Boudin d'invagination , sous forme de masse ovoïde , élastique , peu mobile & sensible ,
épigastrique ou péri-ombilicale
TR : doigtier souillé de sang
Orifices herniaires libres
General :
Au début : bon état général
aux stades avancés : sx de déshydratation , état de choc , fièvre
D. Paraclinique :
a. Biologie : pré-op et de retentissement
1. NFS - CRP
2. Ionogramme sanguin
3. Fonction rénale : urée / créa
4. Groupage – TP – TCA
b. Imagerie :
1. ASP :
- Sx direct spécifique : Opacité du boudin
- Sx indirects non spécifiques : raréfaction des clartés digestives
- Sx tardifs non spécifiques : NHA , pneumoperitoine
2. Echo : examen clé +++
- Coupe longitudinale : aspect en sandwich
- Coupe transversale : aspect en cocarde
- + DOPPLER : chercher souffrance digestive
3. Lavement opaque :
- Intérêt diagnostique : image d'arrêt du produit de contraste : en pince de crabe
- Intérêt thérapeutique : Réduction de l'invagination
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6. Surveillance : Clinique : État HD , Dlr , vomissement , rectorragie / Échographie : contrôle dans les 24 h
IV. Conclusion :
Douleur abdominale paroxystique chez nourisson = Invagination intestinale aigue JPDC !!
Dg clinico-radiologique
Pc dépend de la précocité & la rapidité de la PEC
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I. Introduction :
Réponse inflammatoire à une agression bactérienne ou chimique ( suc gastrique )
Péritonites aigues généralisées : les plus fréquentes
Causes multiples
Dg clinique +++ : CONTRACTURE ( sx pathognomonique )
Pc dépend de la rapidité de la PEC & l’étiologie responsable
b. [Link] :
Local :
Insp : Abdomen ne respirant pas
Palp : Ventre de bois : contracture abd , permanente , généralisée , douloureuse & invincible
Percussion : Tympanisme global ( iléus ) – matité des flancs ( épanchement ) – disparition de la
matité pré hépatique ( pneumopéritoine )
TR : douloureux , cri de Douglas
General :
Facies pale , fièvre , sueurs , pouls accéléré
! Si stade avancé : sx de choc septique ( fièvre , hypotension , marbrures , oligurie ...)
~ Péritonite asthénique : fébricule, pas de contracture
2. Paraclinique :
1. Biologie : préop & de retentissement
1. Bilan inflammatoire : NFS ( hyperleucocytsoe à PNN) , CRP élevée
2. Ionogramme sanguin : Glycémie , kaliémie , natrémie , chlore ..
3. Fonction rénale : urée / créa
4. Groupage – TP – TCA
3. Étiologies :
1. Par perforation :
Appendicite , Ulcère GD , Cholécystite , Sigmoïdite ( Pc réservé : péritonite stercorale +++ )
Gynécologique : Perforation uterine , Infection génitale haute compliquée
2. Par diffusion : A partir d’un foyer septique intra-peritoneal
3. Primitive : sans cause retrouvée , inf. Par voie hématogène +++
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4. Ttt médical :
Antibiothérapie parenterale à large spectre puis adapté à l’ATB
C3G 2g/j + Gentamicine 160 mg/j + Metronidazole 1g/j
Antalgiques
Conclusion :
Urgence fréquente
Dc clinique ++++
Étiologies nombreuses
TTT chirurgical après rééquilibration hydro-électrolytique
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I. Introduction :
Solution de continuité de la paroi thoracique faisant communiquer la plèvre avec l'extérieur
Traumatismes graves avec plusieurs tableaux cliniques, qui touchent sujet jeune le plus souvent.
Gravité : Détresse respiratoire et/ou circulatoire
2. Bilan lésionnel :
a. Radio thorax face +/- Fast-Écho : l'état de la paroi thoracique, des plèvres, du parenchyme pulmonaire et du médiastin
b. Examens standards :
ECG
Groupage – hémostase – NFS
Ionogramme
GDS
Bilan hépatique et CPK
c. Au terme de ces 1ers exams , on décidera la réalisation de : TDM thoracique (patient stable ) , angiographie thoracique ,
fibro bronchique , ETT & ETO
3. Tableaux Cliniques :
a. Plaies pariétales:
- Peuvent occasionner une l* des vx mammaires internes & intercostaux, à l'origine d'un état de choc et d'un
hémothorax
b. Plaies pleuro-pulmonaires : les plus fréquentes
Plaies non soufflantes : donnent un épanchement pleural : sanguin ou gazeux.
Plaies soufflantes : traumatopnée (la plaie est aspirée à chaque inspiration et rejette de l'air et du sang
à chaque expiration) , asphyxie grave
c. Plaies cardiaques :
Etat de mort apparente ⟹ indication d'une thoracotomie de sauvetage
Tamponnade cardiaque : malade bleu.
Tableau de choc hémorragique : blessé blanc.
d. Plaies thoraco-abdominales : suspectées devant toute plaie par arme blanche au-dessous du 4ème EIC.
e. Plaies thoraco-médiastinales :
Plaies trachéo-bronchiques : Tableau fait de :
Pneumothorax uni ou bilatéral.
Pneumomédiastin avec emphysème S/C
Hémoptysies d'abondance variable.
Syndrome d'exclusion ventilatoire, voire atélectasie.
L'endoscopie en urgence : confirme le diagnostic
Plaies des gros vx : Dg difficile . Généralement, décès survient sur le lieu de l'accident
Plaies œsophagiennes.
Chylothorax post-traumatique : par rupture de canal thoracique
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2. Plaies pleuro-pulmonaires :
Plaies non soufflantes:
Mesures de réanimation + Drainage thoracique ( reste le meilleur moyen +++)
Controle de la position du drain : clichés thoraciques successifs
Thoracotomie si : l'instabilité de l'état HD ou d’emblée 1500 ml ou > 200 ml/ h
Plaies soufflantes :
Sur le lieu d’accident : Pansement occlusif + Mesures de réa ( VVP & perfusion )
Rx thorax
Parage et fermeture de la plaie
Drainage pleural
3. Plaies thoraco-abdominales :
Si l'EHD est stable : écho et/ou TDM thoracique.
Sinon : laparotomie après drainage thoracique + remplissage.
4. Plaies thoraco-médiastinales :
Plaies trachéo-bronchiques : thoracotomie pour réparation des lésions.
Plaies des gros vaisseaux ou du cœur : ttt en milieu spécialisé avec ou sans CEC
IV. Conclusion :
Plaies thoraciques : graves +++
Gravité peut etre immédiate ou différée
Toute plaie du thorax doit etre considérée comme potentiellement grave
Le Pc est fonction de la rapidité & la qualité de la PEC thérapeutique
Temps perdu ne se rattrape pas
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I. Introduction :
Conséquences tissulaires de l’interruption brutale du flux artériel au niveau d’un membre
L* tissulaires nerveuses & musculaires irréversibles si durée dépasse les 6 heures
Mécanisme : Thrombose ou embolie
Pc fonctionnel & vital mis en jeu
Urgence médico-chirurgicale
2. Diagnostic differentiel :
a. Ischémie critique : symptômes > 15j
b. Sciatique hyperalgique , paralysante
c. Neuropathie periph hyperalgique
d. Crise de goutte
e. TVP
f. Traumatisme de membre – Hématome musculaire
g. État de choc
b. [Link]:
Cardiaque (auscultation + ECG --> TDR )
Abdominale ( Anévrysme de l’aorte) – Axes artériels ( anevrysme arteriel )
c. [Link] :
Echo-doppler des MI – Angioscanner – Artériographie : étude siège & nature de l’obstacle
Bilan cardiaque : ETT , ETO
Biologie : Kalièmie ++ , Urée-créat , CPK
d. Étiologies :
1. Embolie ( svt sur artère saine ) : [Link] rythme (ACFA ) , valvulopathies , IDM , Aortite emboligène , [Link]...
2. Thrombose ( svt artère patho ) : AOMI , trb de coagulation ( hypercoagulabilité) ..
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5. Ttt étiologique :
Traitement d’un trouble de rythme.
Correction des FDRCV
6. Surveillance :
Clinique : EHD , sx d’ischémie
Biologique : Plq , TCA (anticoagulant), créatinine…
IV. Conclusion :
Diagnostic clinique : À évoquer devant tout douleur aigue du MI !!
Dg paraclinique ne doivent pas retarder la PEC
Héparinothérapie : dès le dg posé
TTT chirurgical : base du ttt
Intérêt de la prévention ++++
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I. Introduction :
infection aigue des voies biliaires intra et extra-hépatiques
Diagnostic évoqué devant la triade : Douleur biliaire + fièvre + ictère ⟹ triade de Charcot
Urgence médico-chirurgicale
Risque d'évolution vers le sepsis et le choc septique
b. Examen clinique :
Évaluation initiale : État HD ( pouls , TA ..) , état neurologique ( GCS ) , état respiratoire ( FR ...)
Local :
Insp : ictère , l* de grattage
Palp :
- HMG à bord mousse (incst)
- VB non palpable ( sinon évoquer l’obstacle tumorale ⟹ Loi de courvoisier Terrier )
- Rechercher contracture ( péritonite )
Signes de gravité :
Etat de choc CIVD
IR , Ins respiratoire Hmg dgestive
Trb neuro-psychique Complication locale ( abcès hepatique , fistule .. )
2. Paraclinique :
a. Biologie :
11. NFS : hyperleucocytose à PNN
12. Hémoculture : lors des pics fébriles ( + dans 50 % des cas )
b. Imagerie :
10. Echo :
- Dilatation des VB extra et/ou intrahepatique , etude de la VB
- Mev de l’obstacle : calcul de la VBP , tm du pancréas/foie...
- Mev de complications : abcès intra-hepatique ...
11. Écho-endoscopie : le plus performant pour les VBP +++
12. Bili-IRM : dilatation – obstacle - complications
13. CPRE : interet dg mais surtout thérapeutique
14. Autres : ASP , TDM ( calcifications , aerobilie )
3. Etiologies :
a. Angiocholite obstructive : Lithiase biliaire +++ , néoplasie biliaire et/ou digestive , fistule bilio-digestive , sténose inflam ,
parasitose , CE ..
b. Angiocholite non obstructive : souvent cause congénitale ( Maladie de Caroli )
c. Angiocholite iatrogène : CPRE , biopsie du foie , chirurgie biliaire
170
4. Ttt médical :
Antibiothérapie IV en urgence puis adapté à l’ATB :
Ceftriaxone 2g/j + Gentamicine 160mg/j + Metronidazole 1g/j pdt 5 – 10 j
Antalgiques , antispasmodiques
Vit K : si hemostase perturbée
5. Drainage des voies biliaires :
Absence de signes de gravité ⟹ drainage bilaire chirurgical +++ : ( si CI --> SE )
Extraction calcul + Drainage externe : par drain de Kehr
Extaction calcul + Drainage interne : par anastomose bilio-digestive
IV. Conclusion :
Triade de charcot : Douleur + fièvre + ictère
Confirmation radiologique : écho , echo-endoscopie ...
TTT : Mesures de réanimation + ATB + Drainage + ttt étiologique
Pec précoce pour éviter complications
Q 12 : – CAT DEVANT UN BRULE GRAVE
PLAN :
INTRODUCTION
PEC PRE-HOSPITALIERE
PEC HOSPITALIERE
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Brûlure = destruction du revêtement cutané et tissus sous-jacents, souvent par agent thermique, rarement par
agent électrique, chimique ou radiations.
- Souvent accidents domestiques+++, de travail, AVP, tentatives de suicide, incendies, agressions.
- Conséquences pathologiques graves à court terme (pronostic vital) et à long terme (pronostic fonctionnel)
=> PEC doit être précoce, intense et multidisciplinaire.
PEC PRE-HOSPITALIERE :
A- Premiers secours :
Refroidissement par eau à 15° pendant 15min.
Enlever vêtements imprégnés de liquides brûlants ou d'agents chimiques acides ou caustiques.
Couvrir victime par champs stériles ou à défaut par draps propres.
B- Evaluation de gravité :
1. Étendue de surface brûlée : en % de surface corporelle totale (%SC)
a. Règle des 9 de Wallace :
Segment corporel Surface atteinte
Adulte Enfant
Tête et cou 9% 17%
Face antérieure du tronc 18% 18%
Face postérieure du tronc 18% 18%
Chaque jambe 18% 14%
Chaque bras 9% 9%
Périnée 1% 1%
b. Tables de Lund-Browder : évaluation plus précise surtout l'enfant+++.
c. Paume de main et doigts du patient : équivalents 0,8%SC (homme) et 0,7%SC (femme), surtout pour brûlures peu
étendues et disséminées.
2. Profondeur des brûlures :
Premier degré Deuxième degré Troisième degré
Erythème, œdème localisés Superficiel : Insensible, pas de saignements,
douloureux Phlyctènes, très douloureux. peau d'aspect blanc à brun
Guérison spontanée en 5j Cicatrisation spontanée en 10j. cartonné.
Profond : Cicatrisation spontanée impossible
Douleur, rougeur, suintement. => PEC chirurgicale.
Cicatrisation en 3-4 semaines.
3. Localisations à risque :
Zones fonctionnelles :
Cervico-faciales (péri-orificielles+++).
Mains.
Plis de flexion articulaire.
Périnée, OGE.
Seins (femme)
Brûlures des voies aériennes.
Brûlures circonférentielles (MI, MS, tronc) : crush syndrome par effet garrot.
4. Lésions associées : polytraumatisme, inhalation suie/fumée, intoxication oxycarboné ou cyanhydrique.
5. Terrain : sujets âgés, tares (classification ASA).
Brûlure grave si :
Superficie >25%SC adulte, >20% extrêmes âges
PEC HOSPITALIERE :
A- Mise en condition :
Monitorage (scope, PA, SpO2, T°), VVP, VVC, PAI, sondage urinaire, sonde gastrique.
B- Bilan initial :
NFS, TP, TCA, groupage, ionogramme, GDS, CPK.
Prélèvement bactériologiques répétés des surfaces brûlées.
Radiographie thoracique, ECG, TDM corps entier (polytraumatisme).
C- Réanimation hydro-électrolytique :
Formule Parkland Hospital :
1er jour : 4ml/kg/%SCB Ringer lactate dont 50% (2ml/kg/%SCB) durant premières 6h.
2ème jour : apports = moitié ceux apportés 1er jour.
Formule Brooke :
1er jour : 1,5ml/kg/%SCB Ringer lactate + 0,5ml/kg/%SCB colloïdes + 2000ml/j cristalloïdes
Formule Carvajal (enfant) :
1er jour : 2000ml/m2 surface corporelle totale + 5000ml/m2 surface corporelle brûlée.
OBJECTIFS : PAM>70mmHg, FC<100bpm, diurèse+++.
D- Catécholamines :
Si choc persistant malgré apport adéquat : dobutamine (5µg/kg/min), noradrénaline (0,5µg/kg/min).
E- Réanimation respiratoire :
Oxygénothérapie voire intubation-ventilation.
Fibroscopie bronchique (si inhalation fumées/suies ou brûlures des voies aériennes).
F- Sédation et analgésie : dérivées morphiniques+++.
G- Nutrition : entérale+++, parentérale.
H- Gestion locale des brûlures :
Lavage des brûlures avec un savon antiseptique (Bétadine®).
Rasage des zones brûlées et adjacentes.
Mise à plat des phlyctènes.
Rinçage à l’eau du robinet ou faiblement javellisée (bain).
Pansements à base de sulfadiazine d’argent pour prévenir l’infection.
Traitement chirurgical : 2 indications
Brûlures circonférentielles (tronc, extrémités, doigts) : aponévrotomie en urgence.
Brûlures profondes étendues : excision-greffe précoce.
I. Introduction :
Lésion d’un ou plusieurs composants du globe oculaire ou de ses annexes par une brulure qui peut être : chimique ou physique
Mise en jeu du pronostic visuel
Prise en charge urgente et adéquate
b. Examen clinique :
AV:
Paupières : brulure des paupière +++ , symblépharon
L’appareil lacrymale : Sténose des voies lacrymales.
L’état de la conjonctive :
Hémorragie
Ischémie et son étendue
L’état du segment antérieur :
Transparence cornéenne et son intégrité ;
Chambre anterieur : Tyndall , hypopion ?
Etat de l’iris
Etat du cristallin ;
L’état du segment postérieur : Choriorétinite ..
d. CAT thérapeutique
Medicale :
➲ Lavage abondant : par du sérum stérile à defaut par de l’eau pendant 20 à 30 minutes
➲ Ablation de grumeaux de la chaux incrustés : au niveau de la conjonctive et lavage des voies lacrymales
➲ Sérum anti-tétanique
➲ Antibiothérapie locale & générale ( cyclines ) à large spectre
➲ Vitamine C par voie locale et générale
➲ Atropine collyre (Cycloplégiques) ;
➲ Corticoïdes locaux : uniquement au cours de la première semaine
237
Chirurgicale :
➲ Débridement : des tissus nécrosés
➲ Eviter les symblépharons :
Conformateur et/ou pommade + passage biquotidien de coton-tige au niveau des CDS conjonctivaux
➲ Ttt chirurgical : si complications cornéennes severes : Ulcère – Perforation – Pannus cornéen
2. Physique :
Atteinte cornéennes « ophtalmie des neiges » :
- Clinique : douleur intense , larmoiement , photophobie .. qlq h après une expostion prolongée aux UV
➲ Pommade antibiotique +/- cicatrisants et agents mouillants.
IV. Conclusion :
La gravité des brûlures oculaires est maximale pour les brûlures caustiques surtout pour les BASES +++
Lavage abondant +++
Toute brûlure oculaire avérée doit faire l'objet d'une prise en charge ophtalmologique rapide
234
I. Introduction :
Les traumatismes oculaires sont des accidents souvent graves, On distingue :
Les traumatismes à globe ouvert avec ou sans corps étrangers ;
Les contusions oculaires ;
Les brûlures oculaires ( cours suivant )
Mise en jeu du pronostic visuel
Une prise en charge urgente et adéquate même si le traumatisme semble minime.
b. Examen clinique :
Evaluation des fonctions vitales : si polytraumatisé
Examen ophtalmologique :
AV
Paupières : symblépharon
Appareil lacrymale : Sténose des voies lacrymales.
L’état de la conjonctive : Hémorragie pouvant cacher une plaie sclérale
L’état du segment antérieur :
Transparence cornéenne et son intégrité ;
Hémorragie de la chambre antérieure : hyphéma
Intégrité de l’iris et motilité pupillaire
Etat du cristallin
L’état du segment postérieur :
Hémorragie du vitré ;
CE intraoculaire à rechercher systématiquement : en cas de traumatisme à globe ouvert !!!
2. Paraclinique :
Imagerie : en fonction de l’orientation clinique
1. Radiographies standard
2. Echo
3. TDM
❱ SAT
❱ ATB IV à large spectre : Quinolones + C3G
❱ Pansement occlusif stérile
❱ Suture en urgence de la plaie : dans les 6h !!
❱ Extraction en urgence de tout CE : soit par électro-aimant ou par chirurgie endo-oculaire
❱ Traitement des lésions associées : Cataracte, hémorragie du vitré, décollement de rétine...
IV. Conclusion :
Urgence fréquente
Gravité variable
Toujours chercher un CE devant un traumatisme à globe ouvert
Prévention +++
230
I. Introduction :
La dyspnée laryngée est la conséquence d'une diminution du calibre de la filière laryngée, au niveau de l’un de ses trois
étages: sous-glottique, glottique, ou sus-glottique
D' origine tumorale, inflammatoire ou traumatique
Diagnostic essentiellement clinique : bradypnée inspiratoire
Peut nécessiter un geste d’urgence lorsqu’elle est aiguë
b. Examen clinique :
Evaluation des FV : neurologique ( GCS ) , hémodynamique ( pouls, TA ..) , respiratoire ( FR , ventilation )
Examen respiratoire : BTB
Bradypnée inspiratoire : temps inspiratoire > temps expiratoire.
Tirage : sus claviculaire, sus sternal voire intercostal ou xiphoidien.
Bruit de cornage caractéristique associée : bruit grave perçu à l’inspiration.
Examen ORL :
- Laryngoscopie indirecte au miroir
- L'examen cervical local recherche : une cicatrice, des signes d'une irradiation cervicale antérieure
- Palpation des aires ganglionnaires cervicales Systematique ❗⚠❗
Eléments de gravité :
Signes respiratoires :
⚠
1. Durée de le D.L > 1 h – Irrégularité du rythme respiratoire avec des pauses > 20s
2. Cyanose – pâleur intense.
3. Signes d'hypercapnie : Sueurs, HTA, tachycardie
2. Paraclinique :
a. Bilan radiologique :
29. Radiographie du larynx face/profil
30. Radiographie du thorax face
31. TDM du larynx
b. Bilan endoscopique:
1. Laryngoscopie directe : diagnostique & thérapeutique ( en cas de corps étranger)
systématique chez nouveau-né et nourrisson !
231
3. Dc differentiel:
o Dyspnée cardio-pulmonaire : tachypnée, battement des ails du nez.
o Dyspnée asthmatiforme : Dyspnée expiratoire
o Dyspnée trachéale : Dyspnée en 2 temps avec wheezing
o Dyspnée supra-laryngée : associée au trouble de déglutition, troubles respiratoires
4. Étiologies : (6)
a. Tm du larynx : B et M
- Terrain : sujet de sexe masculin, âgé de plus de 40 ans, alcoolo-tabagique
- SF : 3 D : dyspnée , dysphonie , dysphagie
- SG : AEG
- SP : masse tumorale à la laryngoscopie indirecte, parfois adénopathies cervicale métastatiques
- Paraclinique : Laryngoscopie directe + des biopsies pour étude anat-path.
b. Traumatisme laryngé :
- Traumatismes accidentels externes.
- Corps étrangers laryngés
- Brûlures par ingestion de produits caustiques
c. Inflammatoires :
- Oedeme de Quincke pharyngo-laryngé
- Épiglottite aiguë (rare chez l’adulte) : infection à hémophilus influenzae ( pas d’abaisse langue ? )
d. Paralysies laryngées :
- Centrale : d’origine infectieuse ou dégénérative
- Périphérique : d’origine tumorale ou traumatique accidentelle ou iatrogène
e. Sténoses laryngées :
- Après un traumatisme du larynx méconnu ou traité, ou après intubation laryngotrachéale ou trachéotomie
haute ou chirurgie du larynx
f. Corps étranger laryngé : rarement chez l'adulte
IV. Conclusion :
Devant une dyspnée laryngé : préciser siège , gravité , étiologie
Pas de bilan pour un patient instable ( la priorité au sauvetage )
Si epiglotite : pas d’abaisse langue – ne pas allonger l’enfant !!!
Q 16 : - DIAGNOSTIC ET CONDUITE A TENIR DEVANT UNE OTITE AIGUE DE
L’ENFANT
PLAN :
INTRODUCTION
OMA
OEA
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Otite moyenne aiguë+++ : Une inflammation aigue, infectieuse de l'ensemble des cavités de l'oreille moyenne.
Germes responsables : Les plus retrouvés : Haemophilus influenza (HI), Streptococcus pneumoniae (SP).
- Otite externe aiguë : Dermo-épidermite du conduit auditif externe (CAE) +/-pavillon de l'oreille.
- Facteurs favorisants : anatomique et environnementaux.
- Diagnostic essentiellement clinique.
- Traitement : essentiellement antibiothérapie probabiliste
OTITE MOYENNE AIGUE :
DIAGNOSTIC :
A- Interrogatoire :
Terrain : âge, ATCD médico-chirurgicaux
Signes fonctionnels : Otalgie récente, Otorrhée (spontanée parfois purulente).
Chez le nourrisson : Troubles digestifs, Troubles de sommeil, agitation, convulsion
B- Signes généraux +/- : AEG, Fièvre.
C- Signes physique :
- Examen otologique : Otoscopie, affirme le diagnostic de l'otite et son stade évolutif.
- Examen ORL et examen général complet.
Signes d'orientation :
- Otite +conjonctivite purulente : HI.
- Otite hyperalgique hyper fébrile : pneumocoque.
TRAITEMENT :
A- Hospitalisation : Traitement en ambulatoire sauf pour les formes compliquées ou chez nourrisson< 3mois
B- Traitement médical :
- Antibiothérapie : Voie orale.
´En cas d’OMA congestive ou séro-muqueuse : pas d’antibiotique.
´En cas d’OMA purulente :
• enfant< 2 ans : amoxicilline, 80 ou 90mg/kg/j, pendant 8-10jours.
• enfant >2ans avec symptômes peu bruyants : pas d’antibiotique.
• enfant >2ans avec symptômes bruyants (fièvre élevée, otalgie intense) : amoxicilline, 80 ou 90mg/kg/j,
pendant 5jours.
. Si syndrome otite-conjonctivite : amoxi-clav
- Antalgique et antipyrétique :
*Paracétamol.
*Gouttes auriculaires à titre antalgique : Otipax® (CI : si tympan perforé).
- Anti-inflammatoire : Corticoïdes.
C- Traitement chirurgical : Paracentèse :
Enfant< 3 mois, Enfant immunodéprimé
Otite hyperalgique résistant aux antalgiques.
Otite compliquée.
Échec du traitement ou Récidive.
Suspicion de PSDP.
D- Traitement des complications :
Mastoïdite, labyrinthite, méningite, thrombophlébite du sinus latéral.
Paralysie faciale.
Abcès cérébral et cérébelleux.
I. Introduction :
Saignement d’origine endonasale extériorisé soit par les narines (épistaxis antérieure) soit par le rhinopharynx (épistaxis
postérieure), ou les 2.
Causes locales et générales, épistaxis essentielle : fréquente.
Diagnostic est clinique
Urgence fréquente en ORL, Traitement d’un éventuel choc hémorragique.
Pronostic vital peut être mis enjeu par l’abondance.
b. Examen clinique :
ORL: permet d’apprécier : Le côté du saignement, siège ant ou post, caractère localisé ou diffus
Ex des fosses nasales : Après un mouchage, on réalise une rhinoscopie antérieure :
Le vaisseau qui saigne
Une cause locale : au niveau de la tâche nasale , une tumeur, un angiome...
3. Étiologies :
a. Causes locales :
1. Traumatique :
- Accidentel : traumatisme maxillo-facial, lésion de la carotide interne ( épistaxis cataclysmique)
- Iatrogènes : au décours d’une intubation, ou chirurgie
2. Tumorale :
- B : Polype – fibrome nasopharyngien – angiofibrome – Angiome
- M: Kc de cavum – ADK de l’éthmoide
3. Infectieuse & inflammatoire : Rhinosinusite aigues ou chroniques - Corps etranger - Ulcere de la cloison nasal
b. Causes générales:
1. HTA :
2. Maladies hémorragiques : Anomalies de l’hémostase primaire – de coagulation – iatrogene ( Anticoagulations , Aspirine)
3. Maladies infectieuses : Grippe , Typhoide
c. Épistaxis essentiel :
- Anomalies les plus fréquents avant la puberté , Favorisé par : grattage, exposition solaire, effort
223
Rassurer le patient.
Position ½ assise , tête penchée en avant !
Évacuation des caillots par mouchage, ou aspiration.
Compression entre pouce et index de l’aile narinaire pendant 10 min
5. Ttt étio: ttt d’un traumatisme , Tm , contrôle d’une HTA , eviter AINS ..
IV. Conclusion :
Situation fréquente en urgence ORL , à ne pas banaliser
Apprécier la gravité +++
Ttt d’un éventuel choc hémorragique
Ttt de la cause
Q 20 : - PRISE EN CHARGE D’UN TRAUMATISE CRANIEN GRAVE
INTRODUCTION :
- Traumatisme crânien grave=patient comateux avec un score de Glasgow≤8, ou avec des lésions cérébrales
potentiellement évolutives.
- Problème de santé publique majeur
- Causes : AVP-Chutes-Agression
- Buts de la PEC initiale :
* Traitement des lésions initiales
* Prévention des lésions secondaires+++
Qualité PEC initiale : élément pronostic+++=>GOLDEN HOUR
PRISE EN CHARGE :
A- Sur le lieu d'accident : évaluer la conscience :
1- Coma d'emblée :
- Recherche de détresse vitale (respiratoire, circulatoire, neurologique)
- Mesures de réanimation (VVP, remplissage, si arrêt MCE+++)
- Oxygénothérapie, intubation-ventilation
- Transport rapide, blessé immobilisé surtout le rachis++++.
2- Blessé conscient :
- Surveillance clinique
- Examen neurologique sommaire
B- PEC HOSPITALIERE INITIALE
- Reconnaître et traiter une détresse circulatoire :
.En rapport avec lésions associées
.Risque d’ACSOS+++
Objectif : PAS >120mmHg, PAM >90mmHg
- Reconnaître et traiter une détresse respiratoire :
.Atteinte centrale
.Rachis cervical+++
.Atteinte pulmonaire associée
Objectif : recours à l’intubation, ventilation à temps
- Evaluation initiale :
* Circonstances-mécanisme exact.
* Référence pour la suite de la PEC.
* Echelle de Glasgow coma scale : GCS détaillé
.Ouverture des yeux : 4
.Réponse motrice : 6
.Réponse verbale : 5
=>TCG si GCS≤ 8
* Le mode évolutif du coma : IL ou non
* Etat des pupilles+++
* Déficit neurologique ou non+++
* Stimulation recommandée : lit unguéal, paroi orbitaire
* Best GCS : GCS après restauration des fonctions vitales++++
* Examen local : otorrhée, otorragie, épistaxis, plaie crânio-cérébrale
* Examen général (autres organes)
* Un traumatisé crânien est un traumatisé du rachis cervical jusqu’à preuve de contraire.
- Bilan radiologique : TDM cérébrale+++
C-PEC MEDICALE
1- Ventilation artificielle :
.Prévention inhalation
.Normoxie, hypocapnie légère (35mmHg)
2- Sédation : retentissement resp/HD++
.Protection cérébrale
.Traitement préventif de l’HTIC
Sara Ben Addou Idrissi Imad Daoudi Salma Lamsyah
.Adaptation à la VA
.Barbituriques, BZD, morphiniques…
3- Intubation-ventilation si
- Troubles de déglutition
- Chute de langue
- Trouble de la commande ventilatoire
- Atteinte thoraco-pulmonaire
- Risque d’inhalation
4- Position de la tête :
- Tête droite avec surélévation de 20 à 30°
- Facilitation drainage veineux cérébral
5- Stabilité hémodynamique :
-Remplissage vasculaire?
-Drogues vasoactives+++ PPC>70mmHg et PAM >90mmHg
6- Milieu intérieur :
- volémie normale ou augmentée
- hématocrite au moins 30%
- Normoglycémie+++ (pas de SG chez un TC)
- Eviter hyposomolarité : Na=140meq/l
Sérum Salé Hypertonique 20%
*Posologie=40mL (=4 ampoules de 10mL) en 30min à la SE
*Actions
. Transfert d’eau des compartiments cellulaire et interstitiel vers les compartiments intravasculaire
. QSC par déshydratation endothéliale et des GR
. Adhésion des polynucléaires : effet anti-inflammatoire
*Inconvénients
. Variation natrémique brutale avec risque d ’OAP, d’hémolyse intravasculaire et de myélinolyse centro-
pontine.
. Majoration œdème si BHE lésée
*Contre-indications : Natrémie >155mmol/L, Osmolarité >320mosm/L
Drogues cardio-vaso-actives : NA, Neosynephrine, dopamine
En cas de défaillance cardiaque : adrénaline, dobutamine+/- NA.
7- Prévention des convulsions :
- Phénobarbital : 10mg/kg en 30min
- BZD : midazolam (0,1 mg/kg)
8- Mannitol : 0,25 – 0,75 g/kg toutes les 4 à 6 heures.
10- Drainage ventriculaire externe : en cas d’hydrocéphalie aigue
11- Volet décompressif :
- Si HTIC menaçante
- Craniectomie Décompressive :
- Volet fronto-pariéto-temporal uni ou bilatéral
- Mise en nourrice dans la paroi abdominale
- Toujours associé à une plastie de dure-mère
- Indications :
. Age< 40 ans
. Œdème cérébral diffus sans lésions ischémiques
. Absence d’engagement prolongé
. PIC incontrôlable par de moyens médicaux.
CONCLUSION :
Les complications, fréquentes, peuvent survenir dans l'immédiat ou tardivement
Les séquelles sont nombreuses posant des problèmes de réinsertion socio-professionnelle
Avancées thérapeutiques : Mortalité/morbidité lourde+++
Pronostic : Rapidité de PEC+++
Association lésionnelle+++
Système SAMU, Centres spécialisées+++
Prévention : accidents de circulation
I. Introduction :
Épanchement du sang dans les espaces sous-arachnoïdiens
Étiologies : anévrysmes intracrâniens +++ ( [Link] willis , bifurcation) , MAV , Trb d’hémostase
Diagnostic à évoquer devant un syndrome méningé brutal
Urgence médico-chirurgical
Pronostic redoutable d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce et d’une PEC eu milieu spécialisé.
b. Examen clinique :
Général :
Trb de conscience (de l'obnubilation au coma profond) +/- agitation
Trb végétatifs : instabilité tensionnelle , bradycardie/tachycardie , polypnée
Absence de fièvre ou simple fébricule ! # méningite
Neurologique :
Sd méningé +++:
Photophobie – phonophobie – attitude en chien de fusil
Raideur de la nuque , sx de Brudzinski & de Kernig
Sx de focalisation : évoque un hématome intra-cranien associé ---> CI à la PL
Sx de souffrance encéphalique : ROT vifs , Babinski bilatéral
Att des [Link] : unilatérale du III (anévrysme de la termaison de l’ACI homolatérale )
2. Examens complémentaires :
a. Imagerie :
TDM cérébral C- : en urgence
Dg positif : Hyperdensité spontanée des espaces s/s arachnoidiens ( sillons & citernes de la base )
Dg topographique : montre la lésion causale.
Complications svt précoces : Œdème - Hématome intra-cérébrale - Hydrocéphalie aiguë
Normale n’élimine pas le dg !
Angio-TDM / Angio-IRM / artériographie : Dg étiologique
c. PL : ( que si TDM normal ) LCR rouge ou rosé, incoagulable ( xanthochromique après centrifugation )
d. Bilan biologique standard: Groupage , Hémostase , NFS , Ionogramme , fonction rénale ..
⚠
Grade I : asymptomatique - céphalées minime
Grade II : Céphalées sévères - raideur de la nuque
Grade III : Confusion - déficit focal minime
Grade IV : Coma léger
199
Grade V : coma profond
a. Hospitalisation
b. Mise en condition : position ½ assise , sonde gastrique , sonde urinaire , Monitorage ( TA , Fc , FR ..)
c. Regle des ABC :
A : Libérer les VA
B : Oxygénothérapie , aspiration des sécrétions +/- intubation & VM ( si trb de conscience ou DR )
C :
o 2 VVP de bon calibre ( ou VVC si choc persistant ) + Bilan pré-op
o Rétablir la volémie : remplissage – drogues vasoactives
d. Ttt médical :
Antalgiques : paracétamol IV, voire morphiniques ( pas d’aspirine ! )
Anti-émétique
Anti-convulsivants : Phénobarbital ( la crise d’épilepsie augmente la TA et l’agitation )
Anti-œdémateux : Mannitol
Antihypertenseurs : Nicardipine IV (Loxen) --> en evitant l’hypoTA
Antivasospastiques : Nimodépine IV : 0,5 - l mg/kg/j ( lutter contre l’ischémie par vasospasme )
Ce traitement sera poursuivi 2-3 semaines en post opératoire ?
e. Ttt chirurgical :
Anévrysme : clippage du collet ( chirurgie ) / occlusion par spires ( endovasculaire )
MAV : Exérèse chirurgicale / embolisation ..
Ttt des complications : évacuation d’hématome , dérivation ventriculaire ..
f. Ttt préventif :
Prévention de l’ulcère de stress
Prévention des complications de décubitus ( escarre , thrombo-embolique ..)
Prévention des infections nosocomiales
g. Surveillance :
Clinique : état de conscience , état HD , Tº , sx neurologiques
Paraclinique : TDM de contrôle si aggravation
IV. Conclusion :
Céphalée brutale & intense = maitre symptôme
La cause la plus fréquente : rupture d’anévrysme intra-cranien
TDM C- à réaliser en urgence
Pas de PL avant TDM surtout si sx de focalisation
TTT approprié en milieu spécialisé
Q.27 CAT DEVANT UNE SCIATIQUE HYPERALGIQUE
b3- Syndrome sous lésionnel : [Traduit la souffrance
28. CAT DEVANT UNE fasciculaire : atteinte des voies longues ascendantes
COMPRESSION MEDULLAIRE (sensitives) et descendantes (motrices)] :
Troubles moteurs : syndrome pyramidal :
LENTE : o Fatigabilité à la marche.
o Claudication intermittente non
INTRODUCTION : douloureuse.
- Définition : perte progressive (lente) des fonctions o Hypotension spastique.
médullaires, secondaire à une compression par tout o Tardivement : paraplégie ou tétraplégie
processus pathologique non traumatique à point de départ flasque.
rachidien ou intra rachidien. Troubles sensitifs :
- Pathologie fréquente. o Picotement, fourmillement, sensation de
- Urgence neurochirurgicale. strictement, trouble de la sensibilité
- IRM : examen clé. profonde.
- Grande variété étiologique. o Signe de Lhermitte (décharge électrique
- Intérêt d’une prise en charge précoce. parcourant le rachis et les jambes lors de la
flexion cervicale).
o Hypoesthésie tactile et algique.
I – CAT DIAGNOSTIQUE : o Niveau sensitif : +++
Mamellaire : T4.
A – Diagnostic positif : Xiphoïdien : T6.
Ombilical : T10.
1 – Clinique : Pubien : T12.
a Phase de début : Troubles génito-sphinctériens :
- Compression radiculaire franche. o Dysurie, rétention ou incontinence
- Début de compression médullaire. urinaire.
Rachialgies : Douleurs segmentaires, tenaces, o Constipation ou incontinence anale.
persistantes au repos, en regard du siège de la o Dysfonctionnement érectile.
compression.
Radiculalgie (Plusieurs dermatomes) : Névralgies 2 – Paraclinique :
cervico-brachiales, névralgies intercostales, a Radiographies standard :
sciatalgies (Augmentent lors des efforts de toux, - Aspect normal.
défécation, rebelles au antalgiques habituels). - Modification osseuses :
Douleurs cordonales : intercostales, à distance de la Erosions d’un pédicule vertébral borgne.
compression ; brûlures, constriction, ruissellement Elargissement d’un trou de conjugaison.
(eau froids / chaude). Elargissement du diamètre transversal ou
antéropostérieur du canal.
b Phase d'état : Ostéolyse = géode.
b1- Syndrome rachidien : [témoin de la souffrance ostéo- Aspect condensant d’une vertèbre "ivoire".
disco-articulo-ligamentaire] : Tassement vertébral.
Douleurs rachidiennes spontanée ou provoquées Pincement discal, fuseau para-vertébral.
(valeurs localisatrice++).
Raideur rachidienne (par contraction musculaire). b IRM : examen de choix :
Déformation rachidienne (cyphose, scoliose, saillie - Topographie lésionnelle (hauteur et largeur).
d’une épineuse). - Cartographie de la lésion (signe, taille, aspect).
b2- Syndrome lésionnel : [traduit la souffrance d’un - Renseignement sur le codon médullaire.
métamère / racine directement comprimée par le processus, - Rapport lésion / moelle.
témoin de l’atteinte radiculaire] :
c Myélographie / Myéloscanner :
Douleur +++
- Si CI à l’IRM.
o Fixe.
- Résultats :
o Topographie métamérique radiculaire.
Arrêt complet ou irrégulier « en peigne » =
o Intensité variable.
extradural.
Examen clinique = Signes neuro-déficitaires :
Arrêt cupuliforme ou en dôme = intra dural extra
o Hypo ou anesthésie en bande.
médullaire.
o Déficit moteur localisé.
Aspect en navette = intra médullaire.
o Abolition d’un réflexe.
d Angiographie :
- Suspicion de tumeur ou de malformation vasculaire.
e Autres examens selon le contexte : - Infectieuses : mal de pott, spondylodiscite à pyogène, KH.
- TDM rachidienne avec reconstruction 3D. - Myélopathie cervico-arthrosique.
- Radio poumons.
- TDM TAP. 2 – Causes intra-durales-extra-
- Scintigraphie osseuse. médullaires :
- Marqueurs tumoraux. - Neurinomes (schwanome).
- Bilan inflammatoire, bactériologique… - Méningiomes intra-duraux-extra-médullaires.
NB : PL = C.I +++
3 – Causes intra-médullaires :
3 – Formes cliniques : - Tumorale : astrocytome, épendymome.
a Compressions topographiques en hauteur : - Malformative : kyste épidermoïde, lipome.
- Compressions cervicales hautes : - Infectieuse : abcès intra médullaire, tuberculome.
Syndrome rachidien : Torticolis. - Inflammatoire : sarcoïdose.
Syndrome lésionnel : Névralgies d’Arnold.
Syndrome sous lésionnel : Tétraparésie ou C – Diagnostic différentiel :
tétraplégie.
- Affections essentiellement médicales :
- Compression cervical basse :
SEP, SLA, Sclérose combinée de la moelle.
Syndrome rachidien : Torticolis.
Syringomyélie.
Syndrome lésionnel : Névralgies d’Arnold.
Myélite virale
Syndrome sous lésionnel : ROT abolis.
Polyradiculonevrite.
- Compression dorsales : les plus fréquentes
Syndrome rachidien : dorsalgies.
Syndrome lésionnel : II – CAT THERAPEUTIQUE :
o Douleurs en hémi- ceinture ou en ceinture.
o Abolition des réflexes cutanéo-abdominaux.
o Hypertonie spastique : ROT vifs et diffuses.
A – Buts :
- Décompression radiculo-médulaire.
Syndrome sous lésionnel :
- Diagnostic étiologique (étude anatomopathologique).
o Paraparésie spasmodique, paraplégie
flasque. - Traitement étiologique.
- Stabilité rachidienne.
- Compression du cône médullaire :
Syndrome du cône terminal.
Troubles génitosphintériens. B – Moyens :
Abolition du réflexe crémastérien. 1 – Médicaux :
Babinski. Antalgiques, AINS, anti bacillaires, ATB.
2 – Kinésithérapie :
b Formes topographiques en largeur : Prévention des complications de décubitus.
- Compression antérieure : 3 – Chirurgie :
Atteinte motrice. Abord postérieur (laminectomie).
- Compression postérieure : Abord antérieur (cervicotomie, thoracotomie,
Atteinte sensitive ou syndrome cordonal post. lombotomie…).
- Compression latéro-médullaire : Ostéosynthèse si instabilité rachidienne.
"Syndrome de Brown Séquard" 4 – Traitement adjuvent :
- Compression centro-médulaire : Radiothérapie, chimiothérapie.
Syndrome médullaire déficitaire, défict sensitif 5 – Rééducation.
suspendu.
C – Indications :
c Formes évolutives :
- Décompressions chirurgicale le plus tôt possible.
- Formes à évolution lente +++
- Traitement étiologique.
- Formes à évolution rapide (phénomène vasculaire
- Traitement adjuvent adapté à la cause.
ischémique prédominant).
- Formes évoluant par poussées : intermittents (pseudo
SEP).
D – Evolution – Pronostic :
- Multifactoriel, dépend du délai de la PEC, de l’étiologie,
du terrain et de l’importance de la compression.
B – Diagnostic étiologique :
CONCLUSION :
- Urgence diagnostique et thérapeutique.
1 – Causes intra-durales :
- Reconnaissance rapide des formes débutantes.
- Métastases vertébrales tumorales avec épidurites. - Diagnostic positif : IRM +++
- Hémopathies : lymphomes, myélome. - Traitement : chirurgical.
- Tumeurs osseuses primitives bénignes ou malignes. - Pronostic favorable si PEC précoce.
Q 29 : - DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES HEMATOMES INTRACRANIENS
SPONTANES
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Irruption spontanée et brutale de sang dans le parenchyme cérébral/cérébelleux, indépendamment de toute autre
cause connue.
- Contexte non traumatique
- Urgence vasculaire fréquente
- Recherche étiologique+++
DIAGNOSTIC CLINIQUE :
La symptomatologie clinique, son mode d’installation et son évolution dépendent du siège de l’hématome, de son
volume et de la vitesse de sa constitution.
A- Interrogatoire
- Début brutal/rapidement progressif
- Troubles de vigilance
- Déficit neurologique : hémiplégie, aphasie, syndrome cérébelleux
- Vomissements
- Céphalées
- Crises comitiales
B- Examen clinique
- Conscience
- Syndrome méningé
- Atteinte des voies longues
- Equilibre
- Coordination motrice
- CV et oculomotricité
- Reste des paires crâniennes
- Fonctions supérieures
- Examen général+++
PARACLINIQUE :
A- Imagerie :
1) TDM cérébrale+++ :
- Coupes axiales, C-
- PC si suspicion de tumeur ou malformation vasculaire ayant saigné ou thrombophlébite.
- Précise :
*Volume de l’hématome
*Localisation
*Effet de masse
*Inondation ventriculaire/HM associée
*Effacement des citernes de base
*Hydrocéphalie
- Hyperdensité homogène maximale au centre
- Après les premiers jours, l’hyperdensité s’atténue et ↘taille tandis qu’apparait un halo hypodense périlésionnel
(réaction œdémateuse)
- L’hyperdensité s’estompe progressivement en 2 à 8semaines, suivant la taille de l’hématome et donne une
hypodensité séquellaire
2- IRM cérébrale/ARM :
- Intérêt :
Sara Ben Addou Idrissi Imad Daoudi Salma Lamsyah
*Visualiser une malformation passée inaperçue au scanner et à l’artériographie
*Hématomes du TC+++
3- Artériographie :
Sujet jeune avec un HIP d’origine non hypertensive
Recherche une malformation vasculaire
Explore les 6axes vasculaires+++
B- Biologie :
- NFS
- Hémostase
- Bilan hépatique/lipidique
=>En urgence : Scanner cérébral C-
=>Quand demander plus? (Artériographie/IRM)
*Sujet jeune
*Pas d’HTA connue
*Hématome lobaire superficiel
*Hétérogénéité de l’hyperdensité au scanner
*HM associée
*Hématome en rapport avec le polygone de Willis ou la vallée sylvienne
TRAITEMENT :
A- Buts :
Maintenir les grandes fonctions vitales.
Evacuer l’hématome
Lever la compression
Lutter contre l’HTIC
Drainage d’une hydrocéphalie aigue (HA)
Prévenir les récidives
Education sanitaire+++
B- Moyens :
1- Traitement médical :
- Maintien d’une PA adéquate (120mmHg+++)
- Prévention des crises comitiales
- Lutte contre l’œdème cérébral et l’aggravation secondaire :
Agents hyperosmolaires (Mannitol)
VA avec sédation et hyperventilation
- Lutte contre le vasospasme
- Produits antihémorragiques : Facteur VII recombinant activé
- Lutte contre complication de décubitus
- Kinésithérapie précoce
- Si comateux, les bases du traitement médical s’apparentent à celles des TCG
2- Traitement chirurgical :
- Principe :
- Pose d’une DVE : HA
- Evacuer l’hématome :
. Abord direct
. Evacuation stéréotaxique
. Evacuation sous endoscopie
- Traiter la cause (malformation vasculaire ou tumeur)
- Chirurgie :
- En urgence si :
*HA
*Troubles de conscience
*Hématome compressif
I. Introduction V. Traitement
II. Étiologies / mécanismes VI. Conclusion
III. Diagnostic
IV. Complications
I. Introduction :
– Communication entre le foyer de la fracture & l’extérieur
– 25 % des fractures de la jambe sont ouvertes : Situation superficielle du tibia
– L’infection & le sd de loges sont les complications les plus redoutées nécessite d’un TTT urgent et adapté
III. Diagnostic :
1. Interrogatoire :
– Traumatisme: circonstances, mécanisme et heure ( > 6h ⇒ risque infectieux accru ++++ )
– Traumatisé: Age, ATCDs ( diabète , AOMI , IR , ID ) , heure du dernier repas , SF ( douleur, IF )
2. Examen clinique :
Local :
Inspection : Déformation, membre raccourci désaxé , plaie , exposition de l’os
Palpation : Douleur , crépitation osseuse , mobilité anomale
Loco-régional :
a. Examen cutané : ouverture cutanée ---> Classification Cauchoix & Duparc ( ou celle de Gustillo )
Type 1 : plaie punctiforme ou linéaire simple sans décollement ni contusion , suturable sans tension
Type 2 : Plaie avec contusion ou décollement cutanée , suturable sous tension ( risque de nécrose )
Type 3 : Perte de substance , non suturable
b. Examen vasculaire : recherche des pouls tibial post , pédieux , coloration & chaleur du membre
c. Examen nerveux :
Motricite : [Link]ène poplité externe ( deficit de la dorsofléxion du pied ) & [Link] post ( deficit en
flexion plantaire )
Sensibilité du pied & orteils
d. Examen musculo-aponévrotique: déchirure , contusion , hématome ( syndrome de loges ! )
e. Examen ostéoarticulaire : genou , cheville , hanche
Général : Polytraumatisé , etat de choc , décompensation de tares ..
3. Examen paraclinique :
Radiostandard de la jambe : Face / profil en prenant les articulations sus & sous-jacentes
Trait de fracture :
- siege & type ( transversale – oblique – spiroide )
- Déplacement : translation – rotation – chevauchement – angulation
- Corps etrangers
Echodoppler et/ou artériographie : si suspicion d’une lésion vasculaire ( sans retarder l’acte chirurgical )
IV. Complications :
Immédiates : Embolie graisseuse , L* vasculaires avec ischémie du Mb , L* nerveuses
Secondaires:
1. Infection +++
2. Sd de loges ++ : rétraction douloureuse des orteils avec trb sensitivo-moteurs ttt urgent : ablation platre ,
aponévrotomie + stabilisation
3. Déplacement IIere , nécrose cutanée , embolie graisseuse , complications TE , décompensation de tares
130
Tardives :
1. Pseudo-arthrose : retard de consolidation
2. Pseudoarthrose inféctée :
Clinique : douleur du foyer + mobilité anormale , fistule productive
Rx : condensation , ostéolyse , sequestes osseux
Bio : VS , CRP , NFS , PCT
3. Ostéite chronique
4. Cal vicieux
V. Taitement :
1. Buts:
- Stabiliser le foyer de fracture
- Traiter les l* cutanées et des parties molles
- Lutter contre l’infection
- Sauver le membre
2. Moyens :
Médicaux :
1. Mesures de réanimation en cas de choc : Mise en condition , remplissage , oxygenation …
2. Antalgiques
3. SAT +/- VAT
4. ATB +++ : parenterale à large spectre
5. Anti-coagulants
Orthopédiques :
- Relaxation de la jambe par simple traction
- Mettre la jambe dans une atelle d’immobilisation provisoire
- Pansement stérile
Chirurgicaux :
Préparation du Mb : rasage , ablation de souillures , rincage , débridement & parage ( le plus
économique possible )
Fixation osseuse : enclouage , fixateur externe ..
Gestes de couverture
Amputation : si dégâts trop importants
3. Indications:
Preparation du Mb : Toujours
Stabilisation :
1. Type 1 & 2 : Enclouage : si la fracture est vue tot ( < 6h ) , etat local propre ou peu souillé
2. Type 3 : Fixateur externe
Couverture :
3. Type 1 & 2 : Suture
4. Type 3 : Lambeaux musculo-cutanés
VI. Conclusion:
– Fracture fréquentes & graves
– Pc dépend des l* initiales & du ttt initial
– Sd de loges – infection : complications les plus redoutables
131
I. Introduction :
– Main est l’organe de préhension , de toucher , outil de travail ....
– Traumatisme de la main sont fréquentes
– Lésions multiples : osseuses , tendineuses , vasculaires & nerveuses .
– Toute plaie de la main doit être explorée
II. Diagnostic :
1. Interrogatoire :
– Traumatisme: circonstances, agent responsable , heure , Mécanisme ( section , arrachement , écrasement )
– Traumatisé: Age, profession , ATCDs & tares , coté dominant , SF ( douleur, IF , ... )
2. Examen clinique :
Local :
Inspection : Déformation, état de la peau ( ecchymose , plaie ..)
Palpation : Douleur , mobilité anomale
Loco-régional :
a. Examen vasculaire : recherche du pouls , coloration & chaleur du membre
b. Examen nerveux :
Motricité:
1. [Link] : Extension & suppination , abduction du pouce
⟹ si paralysie : Aspect en main tombante « en col de cygne » , « signe d’Auto-stop impossible »
2. [Link] : écartement & rapprochement des doigts , flexion du 5eme doigt , adduction du pouce
⟹ si paralysie : « griffe cubitale » , « sx de Froment »
3. N.médian : Flexion ( pouce – index – majeur ) & pronation
⟹ si paralysie : « pouce – 5eme doigt impossible » , « sx du prédicateur » , «sx main de singe »
Sensibilité : Test de WEBER
1. [Link] : Face dorsale du 1er espace
2. [Link] : Pulpe du 5eme doigt
3. N.médian : Pulpe de l’index
c. Examen des tendons :
Plaie sur le trajet du tendon + deficit moteur
Plaie partielle sans déficit moteur = > exploration pour faire le dg :
Tester les fléchisseurs :
1. [Link] : Plier le doigt traumatisé en maintenant les autres doigts en extension passive
2. [Link]: Plier la dernière phalange en bloquant les 2 premières ( pour le pouce en bloquant la
phalange proximale )
Tester les extensseurs :
1. Extensseurs commun & propre : perte de l’extension métacarpo-phalangienne
2. Bandelette médiane : perte de l’extension de l’articulation IPP ( en boutonnière )
3. Bandelette latérale & terminale : perte de l’extension de l’articulation IPD ( en maillet )
4. Ext du Pouce : test de rétropulsion (demander sujet de décoller le pouce de la table )
5. Ext. Index & petit doigt : neutraliser l’extenseur commun par flexion du III & IV et demander au sujet
de faire l’extension du II & V ( spider-man )
d. Examen de la plaie : Siege , etendue , franche ou contusion , décollement , perte cutanée ...
e. Examen des os & des articulations
Général : Polytaumatisé ...
3. Examen paraclinique :
Radiostandard de la main : Face / profil / ¾ en prenant le poignet
- Recherche de fractures et de luxations
132
III. Taitement :
1. Premiers gestes :
1. Lavage , désinfection d’une plaie ou effraction cutanée
2. Pansement compressif en cas de saignement
3. SAT +/- VAT , ATB devant plaie souillée
2. Exploration au bloc:
L* vasculaires ou nerveuses : réparation chirurgicale rapidement
Lésions tendineuses : suture + immobilisation courte + rééducation
Fracture osseuse : ttt orthopédique ou chirurgical + rééducation
Luxation : réduction orthopédique + immobilisation + rx de contrôle + rééducation
Plaie simple : suture sans tension + pansement stérile
IV. Conclusion:
– Exploration de toute plaie de la main
– Examen de la motricité & sensibilité +++
– Pronostic fonctionnel peut être engagé
– PEC doit être précoce
Q 33: – LESIONS DE L'APPAREIL EXTENSEUR :
ANATOMOPATHOLOGIE ET TRAITEMENT
PLAN :
INTRODUCTION
ANATOMOPATHOLOGIE
TRAITEMENT
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Lésions fréquentes car peau dorsale très fine, fausse réputation de bénignité.
- Souvent traumatisme avec effraction cutanée (plaie), au niveau de la face dorsale de la main ou des doigts.
- Lésions anatomopathologiques très variables.
- Déformation des chaines digitales si prise en charge tardive.
- Réparation difficile, résultats restent aléatoires.
ANATOMOPATHOLOGIE :
L’appareil extenseur peut être sujet à des lésions récentes ou anciennes (déformations).
A- Types de lésions :
Lésions ouvertes : plaies simples ou complexes.
Traumatismes fermés : rupture sous-cutanée tendineuse (surtout si tendon fragilisé : frottement sur cal vicieux,
polyarthrite rhumatoïde…).
B- Différentes zones de lésions :
Classification topographique selon fédération internationale
Doigts longs :
Zones impaires = en regard des articulations : I (IPD)-III (IPP)-V (MCP)-VII (carpe).
Zones paires = en regard des diaphyses : II (P2)-IV (P1)-VI (métacarpe)-VIII (en amont du
poignet).
Pouce :
4 propres au pouce : TI-TII-TIII-TIV.
2 communes : VII et VIII.
III Rupture de bandelette médiane => déficit actif Déformation en boutonnière : luxation
d’extension P2 sur P1. progressive des bandelettes latérales =>
hyperflexion d’IPP et hyperextension d’IPD.
Pouce :
Zones TI et TII : avulsion sous-cutanée du long extenseur du pouce => pouce en maillet (rare).
Zone TIII : lésions variables du long et court extenseurs.
Zone TIV et VII : lésions d’un des 2 tendons.
TRAITEMENT :
A- Lésions récentes :
1. Plaies :
Traitement médical : antalgiques, VAT–SAT, ATB (si délai important, souillure, plaie articulaire zone 5+++).
Traitement chirurgical : urgence différée
Asepsie, anesthésie, garrot, loupe grossissante.
Débridement de plaie : parage, lavage articulaire, ablation corps étrangers.
Exploration chirurgicale+++.
Réparation tendineuse : suture fil à résorption lente, surjet ou points en X, point en cadre (zone 5).
Immobilisation :
Orthèse post-opératoire 21jrs en permanence puis 21jrs la nuit.
Indication en fonction de localisation, nombre tendons touché…
Rééducation :
21-45jr : mobilisation douce, physiothérapie massage cicatriciel.
Après 45jr : récupération de flexion MCP.
2. Ruptures sous-cutanées : traitement surtout orthopédique, parfois chirurgie.
B- Lésions anciennes :
Doigt en maillet : traitement chirurgical (ténodermodèse, ténotomie, arthrodèse).
Col-de-cygne : traitement chirurgical (plaque ou ténotomie).
Boutonnière :
Traitement orthopédique : attelle segmentaire : immobilisation IPP en extension (6 semaines), mobilisation IPD.
Traitement chirurgical : raccourcissement + suture.
Luxation : traitement chirurgical (réparation directe).
CONCLUSION :
- Très grandes variétés lésionnelles+++ => connaissance exacte des lésions anatomo-pathologiques.
- Traitement chirurgical et/ou orthopédique + rééducation+++.
CLINIQUE :
A- Interrogatoire :
Traumatisé : âge, profession, main dominante, antécédents, date de dernier repas.
Traumatisme :
Mécanisme lésionnel :
Section doigts en flexion : extrémités des tendons à distance de la plaie (agression…).
Section des doigts en extension (accident domestique…).
Si force musculaire important : l’extrémité proximale du tendon se rétractera de plusieurs cm réalisant un coup de
fouet.
Nature d’agent et degré de contamination.
Horaire
Signes fonctionnels : douleur, impotence fonctionnelle.
B- Examen clinique :
Examen de la plaie : siège, étendue, nature : section franche (pronostic favorable), contusion (pronostic moins
bon), décollement, degré de contamination.
Bilan des lésions tendineuses :
Perte d’effets cascade de fléchissement : au niveau des doigts dont tendon est lésé.
Test de pression sur l’avant-bras :
- Normalement compression sur masse musculaire d’avant-bras => flexion de tous les doigts.
- Absente => pathognomonique d’une lésion en aval d’avant-bras.
Perte d’effet ténodèse du poignet (normalement poignet mis en extension fléchit les doigts).
Test du fléchisseur commun superficiel : flexion impossible d’IPP après suppression d’action du FCP par maintien
des autres doigts en extension.
Test du fléchisseur profond : flexion impossible d’IPD, lorsque l’IPP et MCP bloquées en extension.
Bilan des lésions vasculaires : conditionne pronostic : chaleur, temps de recoloration pulpaire et unguéal (pouls
capillaire).
Bilan des lésions nerveuses :
Motricité :
Nerf médian : Opposition du pouce
Nerf cubital :
Ecartement et rapprochement des doigts.
Recherche signe de Froment (flexion d’IP du pouce lors du serrage pouce-index).
Sensibilité :
Test de discrimination aux 2 points de Weber (normal ≤2-4mm).
Examen des hémi-pulpes de chaque doigt (nerfs collatéraux).
Bilan des lésions associées : écorchures, ecchymoses, hématomes, fractures…
TRAITEMENT :
A- Pré-hospitalier : protéger main blessée, retrait des bagues…, pansement stérile
(compressif si hémorragie), garder à jeun.
B- Aux urgences : ATG, ATB, SAT-VAT, traitement local (badigeonnage, lavage abondant, ablation corps étrangers,
pansement stérile).
C- Au bloc :
1. Anesthésie (locale, locorégionale, générale), garrot pneumatique.
2. Débridement de plaie : lavage abondant, ablation corps étrangers, parage avec excision tissus nécrosés.
3. Exploration : toute la plaie, recherche d’une plaie articulaire associée+++.
4. Réparation :
- Stabilisation du squelette : ostéosynthèse des foyers fracturaires.
- Lésions vasculaires : réparation microchirurgicale par suture directe (URGENCE ABSOLUE).
- Lésions tendineuses : récupération des extrémités tendineuses, reconstruction des poulies (conserver
obligatoirement A2 et A4), suture directe ou greffe selon l'étendue des lésions.
- Lésions nerveuses : réparation microchirurgicale par suture directe ou greffe selon l'étendue des lésions.
- Lésions musculaires : seules lésions des extrémités tendineuses sont suturables efficacement.
- Puis couverture cutanée (lambeaux).
D- Post-opératoire :
Immobilisation : 3 premiers jours pansement compressif (évitant l’hématome) + attelle plâtrée
CONCLUSION :
- Bilan lésionnel repose sur clinique+++.
- Lésions vasculo-nerveuses associées+++.
- Réparation chirurgicale urgente+++, minutieuse et atraumatique.
I. Introduction :
– Ce sont des traumatismes graves mettant en jeu le pronostic vital et fonctionnel du membre lésé
– Contexte : AVP, agression , accident de travail , guerre
– Souvent association lésionnelle
– Urgence chirurgicale
b. Examen clinique :
Evaluation initiale : État HD ( pouls , TA ..) , état neurologique ( GCS ) , état respiratoire ( FR ...)
Local :
[Link] : Coloration et température du membre, pouls, auscultation
Signes hémorragiques :
- Hémorragie externe : Jet artériel , pulsatile
- Hématome: Expansif, compressif
Signes ischémiques :
- Ischémie aigue : Loi des 6P : Pâleur , Absence de pouls, froideur , douleur, pareshtésie , paralysie
- Ischémie sub-aigue : pâleur , Absence de pouls, froideur , [Link] normal
Fistule artério-veineuse : (rarement dans l'immédiat) thrill , souffle continue à renforcement systolique
2. Hospitalisation
5. Ttt médical :
Antibiothérapie
SAT / VAT
Héparinothérapie post-op
6. Ttt chirurgical :
Restauration vasculaire : suture , pontage, embolectomie, ligature (à éviter au max) , ttt endovasculaire
Stabilisation des foyers de fracture : La fixation externe est la méthode de choix
Élimination des tissus nécrosés
Amputation ( si pc vital mis en jeu) : Infection incontrôlable - dégâts importants - ischémie tardive
Aponévrotomie : Œdème compressif ---> prévention du sd de loges
Gestes associés : Lavage du membre , ttt des l* ostéoarticulaire, nerveuses ou des parties molles
7. Surveillance :
Clinique : État HD , température , état de conscience , suites post-op
Paraclinique : Biologie , radiologie
IV. Conclusion :
Urgence extrême
Pouls absent ou diminué : lésion vasculaire jusqu'à preuve du contraire, pouls présent n'élimine pas une lésion vasculaire
Le Pc est fonction de la rapidité & la qualité de la PEC thérapeutique ainsi que de la gravité des L*
Temps perdu ne se rattrape pas
Q38 : - LES ARTHRITES SEPTIQUES : DIAGNOSTIC POSITIF-TRAITEMENT
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC POSITIF
TRAITEMENT
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- L’arthrite suppurée est très généralement monoarticulaire.
- Urgence diagnostique et thérapeutique.
- Il existe des terrains propices au développement de cette infection : polyarthrite rhumatoïde, patients prothésés,
diabétiques, éthyliques chroniques, immunodéprimés.
- Articulations les plus souvent touchées sont dans l’ordre : le genou, la hanche et la sacro-iliaque.
DIAGNOSTIC POSITIF :
A-Tableau clinique :
Les signes d’appel sont :
- douleur inflammatoire, augmentée à la mobilisation articulaire
- Articulation superficielle : signes locaux inflammatoires, épanchement articulaire.
- signes trompeurs pour la sacro-iliaque pouvant mimer une affection viscérale
- syndrome infectieux avec fièvre et frissons.
- Rechercher un facteur favorisant (prothèse articulaire, infiltration intra-articulaire, arthroscopie) et une porte
d’entrée.
B-Examens biologiques :
- Syndrome inflammatoire inconstant (VS, CRP, NFS).
- Ponction de l’articulation et analyse du liquide : éléments centraux du diagnostic.
- Hémocultures systématiques.
- Biopsie synoviale à l’aveugle : plus sensible que la simple ponction, pratiquée en cas de ponction négative,
d’antibiothérapie préalable, suspicion d’infection par un germe fragile.
- Germes les plus fréquemment retrouvés :
- Staphylocoque doré (à coagulase positive)
- Staphylocoque epidermidis (à coagulase négative)
- Streptocoques
- autres : BGN, anaérobies, germes multiples.
C-Imagerie :
1- Radiographie standard
- Normale à la phase aiguë, mais systématique pour avoir un cliché de référence.
- Signes classiques lors de l’évolution sont :
- déminéralisation sous-chondrale
- puis pincement global de l’interligne
- et développement d’érosions de l’os sous-chondral avec apparition de géodes.
2- Échographie
Facile à exécuter mais dépendante de l’opérateur, elle est intéressante dans l’étude des articulations profondes
(hanche) et le guidage d’une ponction.
3- Scintigraphie
La scintigraphie est surtout utilisée devant un doute diagnostique, ou pour différencier un descellement prothétique
septique ou mécanique.
4- Scanner et IRM
Le scanner apporte peu dans le diagnostic au stade précoce, il permet de visualiser l’épanchement.
L’IRM montre bien l’épanchement articulaire et la synovite. Elle précise également les abcès des parties molles et la
nécrose osseuse.
TRAITEMENT
Il consiste en urgence en une antibiothérapie, un lavage articulaire et une immobilisation.
A-Antibiothérapie :
I. Introduction :
Inflammation articulaire due à la présence de germes dans l’articulation
Le plus souvent : atteinte mono-articulaire au niveau du genou +++
Contamination par : infection de voisinage , iatrogène ...
Principal germe : staphylocoque doré +++
Trépied thérapeutique : ATB + drainage + Rééducation
Intérêt : Véritable urgence médico-chirurgicale avec m.e.j du pc fonctionnel voire vital
2. Examens complémentaires :
a) Biologie :
1. Bilan inflammatoire : NFS (hyperleucocytose à PNN) ; VS/CRP : élevée , PCT ⟹ INCONSTANT
2. Hémoculture répétées +++ : au moment des pics
3. Ponction articulaire +++ : Impose une asepsie rigoureuse & acheminement rapide
Macro : liquide louche , ou franchement purulent
Biochimie : Riche en protide , pauvre en glucose
Cytologie : PNN altérés > 100.000 / mm3 ( aucun chiffre n’est pathog ou peut l’éliminer)
Bactériologie : [Link] , culture , antibiogramme
4. Biopsie synoviale : meilleur sensibilité que la simple ponction pour identifier le germe
b) Radiologie :
1. Radiographie F+P :
Normale au début +++
Déminéralisation s/s chondrale – Pincement global de l’interligne – Érosions & géodes
2. Echographie : Confirme l’epanchement articulaire ( surtt articulation de la hanche +++ ) + guider biopsies
3. TDM: l’entedue & l’importance des l* osseuses
4. IRM : si doute dg
211
e. Réeducation :
Précédée par une mise en décharge ( remise en cause par certains )
3. Surveillance :
Clinico biologique : NFS, VS, CRP ( élément important pour l’arrêt du ttt )
Radiologique : après 1 mois
IV. Conclusion :
Tout genou gonflé & chaud est une arthrite septique JPDC !
Urgence diagnostique & thérapeutique
Dg : clinique , biologique , Rx et surtout bactériologique
Trépied thérapeutique : ATB + drainage + Rééducation
Ne pas traiter à l’aveugle
212
I. Introduction :
Infection osseuse par voie hématogène à partir d’un foyer infectieux à distance
Localisation classique près du genou, loin du coude: extrémité inf du fémur++, sup du tibia
S’observe à tous les âges avec un pic de fréquence entre 6 et 12ans et prédominance masculine
Dans 40% notion de traumatisme, source d’erreur diagnostique
Dc clinique repose sur l’association douleur métaphysaire brutale + fièvre
Traitement médico chirurgical repose sur le trépied ATB + Drainage + Immobilisation
Intérêt : Urgence orthopédique médicochirurgicale engageant le pronostic vital & fonctionnel
2. Examens complémentaires :
a) Biologie :
1. Bilan inflammatoire : NFS (hyperleucocytose à PNN) ; VS/CRP : élevée
2. Bilan infectieux :
. Hémoculture urgente (1/3 des cas positive)
. Prélèvement périphérique : porte d’entrée (cutanée , ECBU, ..)
. Ponction osseuse : de la région métaphysaire
b) Radiologie :
1. Radiographie :
Normale au début +++
œdème des parties molle à 4-5J
Réaction périostée et ostéolyse osseuse 7 à 15 J après le début de l’infection
2. Echographie : recherche un abcès sous périosté, évalue son importance +/- ponctions échoguidées
3. Autres : Scintigraphie, TDM, IRM : utile pour les forme inhabituelle : du rachis et du bassin
3. Diagnostics différentiels :
Atteinte articulaire : Arthrite septique ++, Rhumatisme articulaire aigu
Atteinte osseuse : Tumeurs malignes (sarcome d’Ewing)
Leucémie , drépanocytose
Contusion, entorse : pas de notion d’intervalle libre
213
b. Traitement orthopédique :
Mise au repos du membre par immobilisation plâtrée durant 15j avec surveillance quotidienne
c. Traitement chirurgical :
Drainage d’abcès
Décompression métaphysaire : trépanation ou forage
3. Surveillance :
Clinico biologique : NFS, VS, CRP ( element important pour l’arret du ttt )
Radiologique
IV. Conclusion :
Toute douleur métaphysaire fébrile d’apparition brutale doit faire évoquer le diagnostic d’OMA et faire démarrer un
traitement ATB
Urgence diagnostique et thérapeutique
Trépied thérapeutique (ATB, immobilisation, et drainage) +++
Pronostic corrélé à la précocité diagnostique et l’efficacité de la prise en charge
Attention : svt notion de traumatisme pouvant égarer le dg !!!
141
I. Introduction :
– Lésion des ligaments de l’articulation de la cheville
– Urgence traumatologique frequente
– L* la plus fréquente : Ligament collateral latéral ++++
– PEC essentiellement fonctionnelle ou orthopedique
– TTT inadapté expose à une instabilité chronique voire arthrose
2. Examen clinique :
Local :
Inspection : Cheville en varus équin , hématome en oeuf de pigeon ( précoce & fugace ) , gonflement
localisé ou diffus , ecchymose ( plus tardive )
Palpation : rechercher épanchement , point douloureux , mouvements anomaux dans le plan frontal &
sagittal ( --> affirme la rupture ligamentaire )
Loco-régional :
i. [Link] :
Rupture du tendon d’achille : appui impossible sur la pointe des pieds + sx de Thompson ( pression du
mollet ne provoque pas de fléxion plantaire du coté rompu)
Luxation des tendons péroniers
j. [Link]éo-articulaire : Malléole interne , base du 5eme métatarsien ..
3. Examen paraclinique :
Radiostandard de la cheville : Face / profil en cas d’entorse grave à la recherche de lésions associées
Fractures malléolaires - Fracture de la base du 5eme metatarsien
Fracture ostéochondrale du dome astragalien
4. Critères de gravité :
Entorse benigne Entorse grave
IV. Taitement :
4. Buts:
- Cheville stable , mobile , indolore
- Eviter complications
5. Moyens :
Médicaux :
1. Protocole GREC : Glace , Repos , Elevation , Contention
2. Antalgiques , AINS
3. Anti-coagulants
6. Indications:
Entorse benigne ou moyenne :
GREC , antalgiques , AINS , Strapping ou atelle aircrast x 15 j + réeducation +++
Si évolution défavorable : clichés dynamiques
Entorse grave : Botte platrée pdt 6 semaines + antalgiques + anti-coagulants + rééducation +++
Cas particuliers :
Sujet sportif : Suture ligamentaire , botte plâtrée puis rééducation
L* osseuses associées : Ostéosynthèse puis rééducation
V. Conclusion:
– L* fréquente
– TTT inadapté expose à une instabilité chronique voire arthrose
– Refaire l’examen à distance en cas de doute ++++
190
I. Introduction :
C’est la solution de continuité utérine non chirurgical, survenant sur un utérus gravide ( sain ou cicatriciel )
Une des causes des hémorragies du 3 T
Diagnostic est clinique
Urgence chirurgicale
Peut mettre en jeu aussi bien le pronostic fœtal (SFA, MFIU) que maternel (vital et fertile)
b. Tableaux cliniques :
Forme sur utérus sain = BRUYANTE
Syndrome de pré-rupture :
SF : - contracture utérine : hypercinésie, travail long
- tension douloureuse du ligament rond (SFA)
Syndrome de rupture :
SF : - douleur abdominale en coup de poignard puis sédation
- hémorragie génitale avec sensation d’eau chaude en intra-abdominal.
4. Laparotomie exploratrice :
Extraction du foetus
Faire le bilan lésionnel ( siège , aspect , intégrité des pédicules ) :
Femme jeune , pauci ou nullipare , rupture pas très importante ⇒ Ttt conservateur
Femme multipare et / ou L* importantes ⇒ Hysterectomie
IV. Conclusion :
Une des causes de l’hémorragies du 3T
Complication obstétricale rare mais grave
186
I. Introduction :
C’est l’insertion d’une partie du placenta sur le segment inférieur de l’utérus
Peut être recouvrante ou non recouvrante
Cause d'hémorragie de 3ème trimestre
Diagnostic est échographique
Urgence gynéco-obstétricale
Met en jeu le pronostic fœtal et maternel
SF : Métrorragies du 2ème ou 3ème trimestre : sang rouge , d’apparition brutale , souvent au repos , Indolore
b. Examen clinique :
Général : retentissement du saignement : paleur , pouls , TA ..
Gynécologique
Palpation : Utérus : souple , apprécier la présentation
BCF : percus
Speculum : origine endo-utérine du saignement
TV : CONTRE INDIQUÉ 🔱🔱🔱🔱 ⇒ après échographie et élimination d’un P.P. recouvrant !
2. Paraclinique :
a. Biologie : NFS : retentissement du saignement
b. Imagerie : Echo - pelvienne : Dg positif – Type anatomique ( Class. de Bessis Denhés ) - Vitalité & présentation foetale
Tout saignement du T3 impose de faire une échographie en urgence avant le TV !
> 37 SA
Si placenta non recouvrant : attendre la mise en travail ou déclenchement si Bishop favorable
Si placenta recouvrant : césarienne programmée
Si hémorragie maternelle importante et/ou anomalies du RCF
Extraction fœtale par césarienne après mesures de réanimation
5. Suite de couches :
Prévention des accidents TE : lever précoce , heparinothérapie ...
CPN +++ : risque de récidives
IV. Conclusion :
Cause majeure des hémorragies du 3T
Intérêt de l’échographie : diagnostic & stadification
TTT conservateur : à chaque fois que possible pour éviter la prématurité
Risque de complication grave : Hémorragie de délivrance !!
PEC mutlti-disciplinaire
Q : 44 – DIAGNOSTIC ET CAT DEVANT UNE INERTIE UTERINE
INTRODUCTION :
- Trouble secondaire de rétraction utérine, entrainant une hémorragie du post-partum.
- Première cause d’hémorragie du post-partum.
- Urgence diagnostic et thérapeutique, mettant en jeu le pronostic vital maternel.
- Surveillance post-patum attentive obligatoire.
DIAGNOSTIC :
A- Clinique :
1- FDR :
Travail prolongé.
Sur-distension utérine (macrosomie, grossesse gémellaire …).
Multiparité.
Age maternel élevé.
Utérus fibromateux.
Utilisation récente de tocolytiques.
Anesthésie profonde par halogénés.
Anomalies de l’hémostase primaires (maladie de Willebrand), acquises (Thrombopénie) ou iatrogènes (anti-
coagulants)
2 - Signes fonctionnels :
- Saignement d’origine intra-utérine d’importance variable avec absence de globe de sécurité survenant en général
dans le post-partum précoce.
3- Examen :
- Signes généraux : hypotension, tachycardie, pâleur, lipothymie.
- Signes physique :
Utérus mal involué, mou et dépasse l'ombilic, mais sans signe d'endométrite.
Spéculum : saignement d’origine endo-utérine.
Palpation pelvienne : utérus augmenté de taille, de consistance molle atone.
B- Paraclinique :
1- Echographie :
- Débris placentaires ou membraneux intra-utérins peuvent être mis en évidence.
2- Biologie :
- Evaluer le retentissement du saignement.
- NFS (anémie possible), CRP normale, bilan de crase (Plaquettes, TP, TCK, fibrinogène, déficit en facteurs de
coagulation)
PRISE EN CHARGE (PEC) :
A- Préventive :
- Dépistage et prise en charge des grossesses à risque.
- Respect de la physiologie de délivrance.
- Délivrance dirigée systématique.
- Délivrance artificielle systématique après 30 minutes d’attente (sans retard en cas de rétention placentaire totale,
sous asepsie, sédation, et couverture ATB).
- Examen systématique du placenta et annexes + révision utérine.
- Surveillance 2HEURES en salle d’accouchementet 24 à 48 HEURES dans les services de suites de couche.
B- Curative : PEC multidisciplinaire, nécessite la présence d’un réanimateur.
1- Mesures de réanimation :
- Contrôle de la TA.
- Remplissage.
- Oxygénothérapie.
- Si pertes importantes : réanimation intense avec transfusions.
2- Traitement obstétrical :
- Révision utérine : Systématique en cas d’hémorragie du post-partum. NE JAMAIS SUTURER UNE EPISIOTOMIE
AVANT UNE REVISION UTERINE (Eliminer : rupture utérine, rétention placentaire ou des membranes)
- Examen sous valves systématique : Eliminer une déchirure vaginale, cervicale ou vulvaire
- Massage utérin :
I. Introduction :
C’est décollement prématuré d’un placenta normalement inséré (DPPNI)
Il survient surtout dans un contexte de pré-éclampsie
Une des principales causes des hémorragies du 3 T
Diagnostic essentiellement clinique +++
Urgence obstétricale extrême : Met en jeu le pronostic fœtal et maternel
SF : début brutal & évolution extrêmement rapide « coup de tonerre dans un ciel serrein »
1. Douleur en coup de poignard au niveau de l'utérus : brutale, intense, permanente .
2. Métrorragies : noirâtres, peu abondantes
b. Examen clinique :
Général : rechercher etat de choc ( non corrélé au saignement extériorisé ) - parfois TA ↑ si pré-eclampsie
Gynécologique :
Palpation :
Utérus de bois hypertonique, douloureux
Augmentation de la hauteur utérine,
BCF : souvent absents
Speculum : origine endo-utérine du saignement
TV : CONTRE INDIQUÉ 🔱🔱🔱🔱 ⇒ après échographie ! ⇒ [Link] dur en « sébile de bois »
Sx de pré-eclampsie : Proteinurie & Oèdemes
2. Paraclinique :
a. Biologie : NFS : retentissement du saignement
IV. Conclusion :
Cause majeure des hémorragies du 3T
Extrême urgence : évacuer l’utérus dans les plus brefs délais
Risque de complication grave : Hémorragie de délivrance !!
180
I. Introduction :
Nidation et développement ectopique de l’œuf fécondé en dehors de la cavité utérine.
1er cause de mortalité au 1er trimestre de grossesse
Localisation : Tubaire ++++
Urgence chirurgicale : à évoquer devant toute hémorragie ou algie pelvienne chez une femme en âge de procréer !!
Mej du pronostic vital ( hémorragie interne ) & fonctionnel ( infertilité par atteinte des trompes )
b. Examen clinique :
Général : normal ( si GEU non compliquée ) – état de choc ( sx d’hémorragie – sx d’irritation peritonéale )
Gynécologique
palpation : douloureuse , sans défense !
Speculum : col violacé – saignement provenant de l’endocol
TV : . uterus plus petit que ne le voudrait l’AG
. rechercher masse latéro-utérine , mobile , douloureuse
. sensibilité du CDS de Douglas
2. Paraclinique :
a. Biologie :
4. B-HCG plasmatique :
positif dès j10 – dédoublement du taux tous les 2 jours
Si négatif : élimine GEU
Si positif ⟹ Grossesse mais quelle localisation ?
Si >1000 : sac normalement visible à l’écho
Si doute : refaire dosage 48 h après
Lors d’une GEU : stagnation & taux disparates fréquents
5. Autres : Bilan pré-op ( NFS – Groupage – Hémostase – Urée/créat ..)
b. Imagerie :
4. Echo :
- Dg de certitude : Sac ovulaire typique extra-utérin avec embryon & activité cardiaque
- Sx indirects : Masse latéro-utérine ( Hematosalpinx ) – Épanchement du CDS de Douglas – Vacuité utérine
- Écho normale n’élimine pas le diagnostic !!
181
11. Ttt médical : Méthotrexate : si GEU débutante & respect des CI ( rarement dans notre contexte )
2. Indications :
GEU rompue + etat de choc
⟹ Mesure de réa + Laparotomie en urgence : SALPINGECTOMIE + Hémostase + toilette peritonéale
3. Surveilance : En cas de ttt conservateur --> une surveillance post-op du taux de B-HCG indispensable !
IV. Conclusion :
Diagnostic à évoquer devant toute hémorragie ou algie pelvienne chez une femme en age de procréer !!
Clinique : Métrorragies + Dlr pelviennes + Retard des règles
Couple Écho / B-HCG
Ttt conservateur ou radical
Prévention ++++ : . primaire : Dépistage des IST - dg & ttt adéquat des infections génitales – Pas de tabac
. secondaire : dépistage patientes à risque – Dg précoce des GEU
182
I. Introduction :
Infection de l’endomètre survenant souvent dans les suites de couches
1ère cause de fièvre du post partum. +++
Les germes les plus fréquents sont les pyogènes : strepto – Staph
Diagnostic clinique
Fréquente & grave
b. Examen clinique :
Général : Syndrome infectieux+++ : AEG, Fièvre : 39 - 40 C°, tachycardie
Gynécologique
palpation :
Utérus : gros, mou, mal involué
Abdomen et pelvis souples
Speculum : Col béant
TV :
Douleur à la mobilisation de l'utérus
Culs de sac vaginaux libres
2. Paraclinique :
a. Biologie :
6. NFS ( Hyperleucocytose à PNN ) , VS , CRP
7. Hémocultures : si pic fébrile
8. Prelevement vaginal ++++ : [Link] , culture , ATBiogramme
b. Imagerie :
5. Echo - pelvienne : Pour éliminer une rétention placentaire - thrombose pelvienne profonde
183
6. TDM ou IRM pelvienne : si fièvre persiste > 5j ⟹ rechercher thrombophlébite pelvienne ou abcès profond
8. Surveillance : Clinique ( EHD , aspect des loches , Tº , Dlr ) – Paraclinique ( NFS , VS , CRP )
IV. Conclusion :
Principale cause de fièvre du post partum
ATB instauré rapidement après prélèvements pour éviter les complications (choc septique +++ )
Intérêt de la prévention +++ : respect des règles d’asepsie
Q : 48 – CAT DEVANT UNE TORSION DU CORDON SPERMATIQUE
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC POSITIF
A- Interrogatoire
B- Examen clinique
C- Examens complémentaires
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
A- Hospitalisation
B- Traitement chirurgical
C- Evolution et pronostic
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- Torsion du cordon spermatique = tortillement du cordon contenant les nerfs et les vaisseaux qui irriguent le
testicule.
- Pic de fréquence entre 12 et 18 ans, rare après 40 ans.
- C’est une urgence chirurgicale ++.
- Le diagnostic est clinique ++.
- Lésions irréversibles après six heures d’ischémie ++.
DIAGNOSTIC POSITIF:
A- Interrogatoire :
- Facteurs de risque : traumatisme testiculaire, antécédent de torsion du cordon spermatique controlatéral.
- Circonstances de survenue : au réveil, après une douche …
- Heure de survenue (délai de 6 heures) +++.
- Signes fonctionnels : Douleur scrotale brutale, unilatérale, intense, vive et continue, irradiant vers la région
inguinale, le long du cordon spermatique.
- Signes associées : nausées, vomissements.
B- Examen clinique : Bilatéral et comparatif.
- Inspection : Grosse bourse, légèrement œdématiée, parfois rouge.
- Palpation : très douloureuse, parfois il est possible de palper le tour de spire du cordon.
Signe du gouverneur : testicule rétracté, haut situé et projeté en avant.
Signe de Prehn négatif : Douleur non soulagée à la surélévation du testicule.
Abolition du réflexe crémastérien.
Transillumination négative.
- Les signes négatifs :
Absence de : fièvre, brûlures mictionnelles, écoulement urétral.
Absence de parotidite récente (orchite ourlienne).
Testicule controlatéral normal.
Abdomen souple à la palpation, toucher rectal normal.
Orifices herniaires libres.
C- Examens complémentaires : Inutile devant un tableau clinique évident +++.
- L’échographie scrotale avec examen doppler du cordon ne remplacera jamais l’exploration chirurgicale mais peut,
néanmoins, s’avérer utile lorsque le patient est vu tardivement ou dans l’exploration des douleurs testiculaires
douteuses pour conforter le diagnostic Absence de flux vasculaire testiculaire.
- Bilan biologique : exclure une origine infectieuse.
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL :
Orchi-épididymite aigue.
Torsion d’hydatide sessile pédiculée.
Hernie inguinale étranglée.
Cancer du testicule.
Traumatisme testiculaire.
Sara Ben Addou Idrissi Imad Daoudi Salma Lamsyah
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE:
Premiers gestes :
- Tentative de détorsion par manœuvres externes : dans le sens horaire à gauche et antihoraire à droite Même en
cas de cessation de la douleur, l’intervention chirurgicale reste indispensable +++.
- Prévenir le patient ou les parents (si patient mineur) du risque d’orchidectomie et d’hypofertilité ultérieure.
A- Hospitalisation et mise en condition :
- Voie veineuse périphérique.
- Bilan biologique initial : NFS, Ionogramme, urée, créatinémie, glycémie, TP, TCA.
B- Traitement chirurgical :
Incision par voie scrotale.
Ouverture de la vaginale testiculaire.
Prélèvements bactériologiques en cas d'hydrocèle réactionnelle.
Extériorisation du testicule.
Détorsion du cordon spermatique et vérifier la viabilité du testicule dans du sérum tiède :
Si le testicule est viable : il est conservé et fixé au raphé médian (orchidopexie). L'orchidopexie controlatérale
peut être réalisée dans le même temps ou ultérieurement.
Si le testicule n'est pas viable (noir) : orchidectomie + envoi de la pièce en anatomopathologie. Pas de pose de
prothèse testiculaire dans le même temps devant le risque infectieux, celle-ci pourra être proposée dans un second
temps.
C- Evolution et pronostic :
- Dépend du temps écoulé entre le début de la douleur et la détorsion :
< 6 heures : taux de récupération de 90 à 100%
12 - 24 heures : 20 - 50%
24 heures : 0 - 10%
CONCLUSION :
- La torsion du cordon spermatique constitue une urgence fonctionnelle imposant une exploration chirurgicale au
moindre doute clinique.
- La conservation du testicule concerné dépend principalement de la durée d’évolution et du degré de torsion.
I. Introduction :
L’impossibilité brutale et totale d’uriner, avec vessie pleine .
Principal dg différentiel : Anurie ( pas de globe , pas de douleur , pas d’envie d’uriner )
Diagnostic clinique : signes fonctionnels + globe vésical
Soulager le malade en urgence puis un traitement étiologique
b. Examen clinique :
Local :
Inspection : Voussure hypogastrique
Palpation : Augmente le besoin d’uriner , douloureuse
Percussion: Matité convexe vers le haut ( # matité convexe vers le bas si ascite )
TR: Facilite le dg de globe , surtout chez l’obèse , oriente vers l’étiologie ( HBP , Kc prostate ..)
b. Imagerie :
4. ASP : recherche une lithiase vésicale
5. Echo ( rein-vessie-prostate ) : Vessie de lutte , RPM , calculs , distension vesicale , dilatation du haut
appareil
6. Autres : Cystographie sus-pubienne ( si on a pose un cathé sus-pubien ) – Urétrocystocopie …
3. Étiologies :
a. Chez l’homme : HBP , Kc de la prostate , Prostatite , Phimosis …
b. Chez la femme : Tm maligne pelvienne ( ovaire , utérine ..) , fibrome , rétroversion d’un utérus gravide ..
c. Chez les 2 sexes :
Causes urologiques : Sténose urétral (iatrogène, infectieux, traumatique) ,Calcul, CE intra-vésical ,Tm vésicale ou urétrale.
Causes neurologiques : Traumatisme médullaire , SEP …
Causes médicamenteuses : Atropiniques, neuroleptiques
Fécalome ?
d. Chez l’enfant : Phimosis serré - Infection urinaire - Valve de l’urètre postérieur chez le garçon - Hématocolpos de la fille
pubère.
217
2. Ttt étiologique :
- Après dérivation des urines, réexaminer le patient et investigations complémentaires
- Prélèvement à visée bactériologique ECBU, Une antibiothérapie adaptée en cas d’infection des urines.
- ALPHA- Bloquants et l’adresser à un urologue ( HBP cause la plus fréquente )
3. Surveillance :
- Noter la quantité d’urine évacuée et l’aspect
- Ne jamais déconnecter la sonde et sac urinaire.
- Maintenir la poche en position déclive.
IV. Conclusion :
Dg clinique
Drainage vésical s’impose
Respecter les indications
Recherche étiologique après sondage
Q : 50– CONDUITE A TENIR DEVANT UN PRIAPISME
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC
A- Interrogatoire
B- Clinique
C- Paraclinique
ETIOLOGIES
PRISE EN CHARGE
A- Priapisme à haut débit
B- Priapisme à bas débit
EVOLUTION
CONCLUSION
INTRODUCTION :
-Priapisme : état d’érection prolongée au-delà de 4 heures, parfois douloureux, en dehors de toute stimulation
sexuelle en relation avec un trouble de l’hémodynamique érectile.
- Concerne essentiellement le corps caverneux.
- Deux types : à haut débit et à bas débit.
- Priapisme à bas débit : véritable urgence urologique ++ risque de dysfonction érectile définitive par fibrose du
corps caverneux.
DIAGNOSTIC :
A- Interrogatoire :
- ATCD : épisode d’érection anormalement prolongée, injections intracaverneuses, maladie hématologique …
- Contexte de survenue.
- Durée.
B- Clinique :
- Signes généraux : Agitation, angoisse.
- Inspection : érection irréductible, n’intéressant que le corps caverneux en général.
- Palpation : Corps caverneux durs, très fermes. Le gland est mou, flaccide.
- Douleur : Si priapisme à bas débit +++.
Savoir différencier ++ :
Bas débit Haut débit
Corps caverneux douloureux Sensation d’inconfort souvent localisé
Erection rigide, gland flaccide Tumescence
Pas d’activité sexuelle Activité sexuelle conservée
Depuis quelques heures Depuis plusieurs jours
Pas de traumatisme Traumatisme
Urgence Pas d’urgence
C- Paraclinique :
- Artériographie pelvienne : Recherche une fistule artério-veineuse (priapisme à haut débit).
- Si doute diagnostic : l’écho-doppler permet d’identifier une fistule artério-caverneuse.
- En dehors d’’une cause évidente : NFS-plaquettes, TP, TCA, réticulocytes, électrophorèse de l’hémoglobine.
- Gazométrie sanguine : si priapisme ischémique pO2< 30 mmHg, pCO2> 60 mmHg et pH < 7.25.
ETIOLOGIES :
Priapisme à bas débit :
Hématologiques :Leucémie myéloide chronique, drépanocytose.
Vasculaires :Thrombophlébites, états d’hypercoagulabilité.
Néoplasique : Locale (cancer de la verge), régionale (cancer de la vessie, prostate), à distance (métastases de
cancer urologique ou digestif).
Traumatiques : Traumatisme médullaire.
Iatrogènes : Injection intracaverneuses ++ (Papavérine).
Introduction :
Syndrome douloureux aigu lomboabdominal résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil
urinaire en amont d’un obstacle, quelle qu’en soit la cause.
I. Diagnostic :
1) Diagnostic positif :
1.1) Anamnèse :
Circonstances de survenue :
– Activité physique, voyage long en voiture,
– Restriction hydrique ou forte chaleur.
Antécédents :
– CN, lithiase connue, hématurie, émission de calcul.
– Uropathie connue, diabète, drépanocytose, goutte.
– Maladie hypercalcémiante (sarcoïdose, ttt par vit D).
1.2) Signes fonctionnels :
La douleur est caractéristique de la colique néphrétique :
– Brutal, intense, paroxystique.
– Unilatérale, lombaire ou lomboabdominale.
– Irradie vers l’avant et le bas en direction de la FI et OGE.
– Pas de position antalgique.
Signes associés :
– Signes digestifs : nausées, vomissements et constipation.
– Signes urinaires : Pollakiurie, dysurie, impériosités mictionnelles, ± hématurie macroscopique.
– Signes généraux : agitation et anxiété.
1.3) Examen clinique :
Tachycardie (en rapport avec la douleur)
Température normale dans la forme simple.
Douleur à la percussion de fosse lombaire (signe de Giordano).
Douleur sur le trajet urétéral.
Eliminer une urgence chirurgicale : Abdomen souple et indolore, sans masse battante et/ou soufflante, Orifices
herniaires libres, Contenu scrotal normal.
Examen des urines :
– BU : hématurie microscopique, nitrites (infection associée)
– Quantifier la diurèse horaire (oligurie)
1.4) Examens complémentaires : soulager d’abord le patient.
Ils sont demandés en urgence uniquement si doute diagnostique ou forme compliquée.
Biologiques :
Formes non compliquées : créatininémie, ECBU si BU anormale.
Formes compliquées : en plus
– Ionogramme sanguin, NFS, RAI, TP, TCA.
– Groupe sanguin rhésus.
– Hémocultures et ECBU si fièvres.
Radiologiques :
Abdomen sans préparation (ASP) : Recherche calculs radio-opaques sur trajet voies urinaires
Echographie réno-vésicale :
– Formations hyperéchogènes + cônes d’ombre.
– Dilatation unilatérale des cavités pyélocalicielles.
– Reconnaît les lithiases radio transparentes et les tumeurs.
– Vérifie le rein controlatéral.
Urographie intraveineuse (UIV) ou au mieux Uroscanner:
– Examen de référence si doute ou discordance ASP – écho.
– Montre la dilatation et le niveau de l’obstacle.
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2) Diagnostic de gravité :
En rapport avec des signes de gravité et/ou un terrain précaire.
Ces formes dites graves nécessitent hospitalisation en urgence.
CN fébrile : T° ≥ 38 °C
CN hyperalgique ou persistante.
CN anurique ou avec IRAO.
Femme enceinte : risque d’accouchement prématuré et de RPM.
CN et comorbidités : IRC, uropathie préexistante, rein transplanté, patient HIV sous trithérapie.
3) Diagnostic différentiel :
Un grand classique : « rupture d’anévrysme de l’aorte abdominale»
Autres urgences chirurgicales :
– Appendicite - Cholécystite aigue - Pancréatite aigue
– Ulcère compliqué – Sigmoïdite - Infarctus entéro mésentérique
– Etranglement herniaire - Torsion kyste de l’ovaire - GEU
Autres affections urologiques :
– Torsion testiculaire - Epididymite
– Infarctus rénal - Hématome péri-rénal
– Infection ou hémorragie kystique sur polykystose.
Affections vertébrales ou radiculaires
II. Traitement :
1) Traitement de la crise :
Mesures générales :
– Restriction hydrique : 500cc/24h tant que le syndrome douloureux persiste.
– Repos au lit.
CN non compliquée : traitement ambulatoire.
– En urgence : AINS +++ Diclofénac (Voltarène*) 75mg 1 amp en IM (si pas de CI : grossesse, IR…)
– Ensuite rédiger une ordonnance :
o Voltarène* 50mg 1cp 3/j x 7j.
o En cas de CI aux AINS : Paracétamol + codéine (Codoliprane*) 2cp 3/j x 7j
– RDV de consultation urologie dans 8 jours avec bilan radiologique et biologique.
– Consignes écrites expliquées et remises aux patients+++
o Manger et boire normalement pour éviter la DSH
o Tamiser les urines dans un filtre à café et conserver tous les calculs expulsés pour la consultation prévue.
o Mesurer la température tous les matins
o Consulter en urgence si : T ≥ 38°, frissons, vomissements, malaise, réapparition de la douleur, urines rouges,
arrêt des urines pendant 24h
Colique néphrétique compliquée : hospitalisation obligatoire avec VVP.
– Soulager la douleur en fonction de l’EVA : Kétoproféne Morphine.
Si ces mesures antalgiques échouent on fait un drainage des urines en urgence à but antalgique.
– CN fébrile : ATB par voie parentérale, Drainage des urines en amont de l’obstacle (Montée de sonde urétérale ou
Néphrostomie percutanée).
– Anurie ou IRAO : Drainage des urines en urgence sous couverture ATB, Prévenir le syndrome de levée d’obstacle.
2) Traitement étiologique : A distance de l’épisode douloureux.
L’évolution spontanée favorable en cas de lithiase avec émission du calcul est fréquente. Si elle persiste, on peut
envisager, selon la nature du calcul, sa taille et sa localisation : traitement médical, LEC, NLPC, chirurgie.
Si l’origine n’est pas lithiasique : traitement en fonction de l’étiologie.
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Q : 52– CONDUITE A TENIR DEVANT UNE PROSTATITE AIGUE (PA)
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC
A- Interrogatoire
B- Clinique
C- Paraclinique
PRISE EN CHARGE
A- Mesures générales
B- PA simple
C- PA compliquée
D- Surveillance
CONCLUSION
INTRODUCTION :
- PA = inflammation aigue d’origine microbienne de la prostate.
- Les germes en cause sont habituellement ceux d’une infection urinaire : Escherichia Coli ++, Protéus …
- L’examen clinique initial devra rechercher des signes de gravité, une rétention vésicale, un terrain à risque de
complications.
- Traitement : antibiothérapie visant les entérobactéries.
- Pronostic bon si traitement adapté.
DIAGNOSTIC :
Toute infection urinaire fébrile chez un homme est une PA jusqu’à preuve du contraire
A- Interrogatoire :
- Terrain :
Le plus souvent, sujet âgé avec prostate adénomateuse.
Rechercher les facteurs de risque de PA : chirurgie endo-urétrale, sonde vésicale à demeure …
Rechercher un terrain à risque : diabète, immunodépression, uropathie.
- Signes fonctionnels :
Signes urinaires irritatifs : brûlures mictionnelles, pollakiurie …
Signes urinaires obstructifs : dysurie, voire rétention aigue d’urine.
Signe généraux : fièvre > 38.5°, frissons, sueurs, asthénie, malaise, myalgies.
Autres : Douleurs périnéales, ténesme rectal …
B- Clinique :
- Evaluer d’abord la gravité ++ : rechercher des signes de sepsis (hypotention, tachycardie, polypnée …)
- Toucher rectal : doit être prudent :
Prostate très douloureuse, chaude, oedémateuse.
Rechercher un abcès (mou et rénitent).
- Rechercher un globe vésical.
- Reste de l’examen recherche les diagnostics différentiels.
C- Paraclinique :
1- Biologie :
- Syndrome inflammatoire : hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, accélération de la VS, élévation de la
CRP.
- ECBU : leucocyturie, bactériurie.
- Hémocultures : systématiques si fièvre> 38.5°.
- PSA : élevé, inutile au diagnostic.
2- Imagerie :à distance.
- Echographie prostatique endo-rectale : si suspicion d’abcès prostatique.
- Echographie vésicale : mesure du résidu post-mictionnel.
PRISE EN CHARGE :
A- Mesures générales :