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Obc

Le document présente un cours sur les opérations de banque et de crédit, visant à familiariser les étudiants avec les principales opérations bancaires, notamment les dépôts, les crédits et les garanties. Il aborde également le financement propre, les notions de crédit, les types de crédits à court et long terme, ainsi que le rôle et les catégories de banques dans l'économie. Les apprenants acquerront une compréhension des mécanismes financiers et des enjeux liés aux décisions bancaires.

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Le document présente un cours sur les opérations de banque et de crédit, visant à familiariser les étudiants avec les principales opérations bancaires, notamment les dépôts, les crédits et les garanties. Il aborde également le financement propre, les notions de crédit, les types de crédits à court et long terme, ainsi que le rôle et les catégories de banques dans l'économie. Les apprenants acquerront une compréhension des mécanismes financiers et des enjeux liés aux décisions bancaires.

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INTRODUCTION AU COURS DES OPÉRATIONS DE

BANQUE ET DE CRÉDIT « O.B.C »


Dans une économie moderne, les banques occupent une place centrale en tant
qu’intermédiaires financiers. Elles jouent un rôle fondamental dans la collecte de
l’épargne, la distribution du crédit et la facilitation des paiements. Comprendre le
fonctionnement des opérations bancaires et de crédit est donc essentiel pour
quiconque s’intéresse à la finance, à la gestion ou à l’économie.

Ce cours a pour objectif de familiariser les élèves de la troisième année des


humanités commerciales avec les principales opérations réalisées par les
établissements de crédit, aussi bien avec la clientèle qu’au sein du système
bancaire. Nous aborderons notamment les opérations de dépôt, les moyens de
paiement, les opérations de crédit, ainsi que les garanties associées. Une attention
particulière sera portée aux types de crédits (à court, moyen et long terme), à leurs
conditions d’octroi, ainsi qu’aux risques qu’ils comportent pour la banque et pour
l’emprunteur.

À travers ce cours, les apprenants développeront une compréhension concrète des


mécanismes financiers qui soutiennent l’activité économique, ainsi qu’une
capacité à analyser les enjeux et les implications des décisions bancaires, tant du
point de vue du prêteur que de l’emprunteur.
CHAPITRE I. FINANCEMENT PROPRE
I.1 Définition
Le financement propre (ou autofinancement) désigne l'ensemble des ressources
financières qu'une entreprise peut mobiliser sans recourir à des financements
externes (comme les emprunts ou les apports de nouveaux investisseurs). Il s'agit
donc de ressources internes à l'entreprise.
I.2. Les composantes du financement propre
I.2.1. Pour les agents économiques non financiers
Ce sont des acteurs de l’économie qui produisent, consomment, ou investissent
mais dont l’activité principale n’est pas financière (c’est-à-dire qu’ils ne sont pas
des banques, assurances, ou institutions financières). Parmi ces agents nous avons
:
 Ménages
 Entreprise
 Administration publique
1. Ménage
En économie, le ménage désigne un
ensemble de personnes vivant sous
le même toit.
Le terme "ménage" ne signifie pas
forcément une famille, mais plutôt
une unité de consommation.
Pour le ménage, le financement
propre est composé du
revenu disponible et de l’épargne.

- Revenus disponibles
Le revenu disponible est le revenu dont dispose réellement un ménage pour
consommer ou épargner, après avoir payé les impôts et reçu les aides ou transferts
sociaux.
Revenu disponible (RD) = Revenu brut - Impôts + Prestations sociales
- Epargne
L’épargne est la part du revenu disponible qui n’est pas utilisée pour la
consommation immédiate. Elle peut être conservée sous forme d'argent
liquide, placée en banque, investie, ou utilisée pour acheter des biens durables.
Formule

Épargne = Revenu disponible – Consommation


1. Entreprises

Pour les entreprises, le financement propre


est composé de capitale et
de l’autofinancement.

- Capital
Le capital correspond aux apports des
associés ou actionnaires dans l’entreprise,
en numéraire (argent) ou en nature
(matériel, bâtiment, etc.), lors de la création
ou lors d’une augmentation de capital
Capacité d’autofinancement

L’autofinancement est la part des bénéfices que l’entreprise conserve (c’est-à-dire


non distribuée aux actionnaires) pour réinvestir dans l’activité.

Il est constitué de :

• Résultat net non distribué,


• Amortissements (capacité d’autofinancement)

2. Administration Publique

Pour l’administration publique, le financement propre est composé de Recettes


fiscales et des recettes non fiscales.

Les recettes fiscales sont les sommes d’argent perçues par l’État ou les
collectivités publiques grâce aux impôts et taxes.
Les recettes non fiscales sont les ressources publiques qui ne proviennent pas des
impôts ou taxes, mais d’autres activités ou droits perçus par l’État.
I.2.2. Les agents économiques financiers
Les agents économiques financiers sont les acteurs dont l’activité principale
consiste à fournir des services financiers : collecter l’épargne, accorder des crédits,
gérer les moyens de paiement, assurer des risques, etc.

Ils jouent un rôle central dans le financement de l’économie en mettant en relation


les agents qui ont un excédent de capitaux (épargnants) et ceux qui ont besoin de
financement (emprunteurs). Leur financement propre et composé du capital et de
service rendu
CHAPITRE II : NOTIONS DE CRÉDIT

II.1. DÉFINITION
 Le crédit est une assistance
financière du banquier à l'égard de
son client.
 E n économie, le crédit est une
opération par laquelle un prêteur met
à la disposition de l'emprunteur une
somme d'argent ou des moyens de
paiement moyennant une promesse
de remboursement dans un délai
généralement convenu à l'avance.
 Selon la loi bancaire, un crédit est un
acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou promet de
mettre des fonds à la disposition d'une autre personne ou prend dans l'intérêt
de cette autre personne, un engagement par signature tel qu'un aval, un
cautionnement ou une garantie.
 Le droit commercial définit l'aval comme une garantie donnée sur un effet
de commerce par une personne appelée donneur d'aval qui s'engage à payer
tout ou partie du montant dû à l'échéance.
II.2. ÉLÉMENTS RELATIFS AU CRÉDIT
Les éléments qui caractérisent le crédit sont au nombre de quatre :
1. Échéance
2. Risque
3. Intérêt
4. Taux
- L'échéance
L’échéance désigne la date à laquelle une dette ou un paiement doit être effectué.
Il n'y a pas de crédit s'il n'y a pas une certaine échéance. Toutefois cette échéance
ne connaît pas de minimum car la pratique bancaire autorise les banquiers à
accorder des crédits consentis pour quelques heures.
- Le risque
Risque est la probabilité de subir un
dommage, une perte ou un danger.
Le risque de crédit est le risque
qu'un emprunteur ne rembourse
pas tout ou partie de son crédit aux
échéances prévues par le contrat
signé entre lui et l'organisme
prêteur (généralement
une banque). La maîtrise du risque
de crédit est au cœur du métier du
banquier car il détermine la rentabilité des opérations effectuées. Si
l'établissement financier sous-évalue ce risque, le montant prêté et les intérêts
dus ne seront pas perçus et s'inscriront en perte
L'évaluation du risque de crédit passe par une bonne connaissance du client et, si
c'est une entreprise, par une bonne évaluation de son projet et du secteur dans
lequel elle exerce son activité. La banque s'appuie pour son évaluation du risque
de crédit sur son expérience et éventuellement sur des outils statistiques (scores
ou systèmes experts).
Pour une opération donnée, le risque de crédit peut être minoré par la prise de
garanties cautionnées d'une personne ou d'une société de cautionnement, de
sûretés réelles comme des hypothèques...) mais également en incorporant au taux
d'intérêt une marge dont la valeur dépend du niveau de risque.
Les principaux risques pour les banques sont :
- Le risque de change
C’est le risque encouru par le propriétaire d'un bien, d'une créance ou d'une dette,
lorsque son montant est exprimé en devises, du fait de la dépréciation d'une
monnaie par rapport à une autre.
- Le risque d'insolvabilité
C’est le risque pour un créancier de perdre définitivement sa créance dans la
mesure où le débiteur ne peut plus rembourser la totalité de ses engagements
même en liquidant l'ensemble de ses avoirs
L'intérêt
C'est la rémunération de l'argent prêté.
- Le taux
C'est le coût de l'emprunt. Plus le montant prêté est important, plus le taux sera
élevé. Plus la durée de remboursement est longue, plus le taux sera élevé.
II.3. CATÉGORIE DE CRÉDIT
On distingue deux grandes catégories de crédits : le crédit à court terme et le crédit
à long terme.
II.3.1. Crédit à court terme
Le crédit à court terme est un crédit dont la durée est inférieure à deux ans. Ce
type de crédit est la plupart du temps accordé par un établissement financier. Dans
le cadre de l'entreprise, le crédit à court terme est majoritairement utilisé pour
financer les besoins de trésorerie et en assurer l'équilibre. Il peut être souscrit pour
parer un délai de paiement clients ou couvrir un délai de fabrication sans mettre
en difficultés les dépenses courantes de l'entreprise.
On distingue quatre principaux types de crédit à court terme :
 La facilité de caisse
 Le découvert bancaire
 L'escompte
 L'affacturage

- La facilité de caisse
C’est un crédit bancaire à très court terme accordé par une banque pour permettre
à une entreprise ou un particulier de faire face à un décalage temporaire de
trésorerie.

Elle permet de couvrir un solde bancaire négatif pendant quelques jours, sans
dépasser un montant fixé à l’avance.

- Le découvert bancaire

C’est une autorisation donnée par la banque à un client de retirer plus d’argent que
le solde disponible sur son compte courant, jusqu’à une certaine limite.

Contrairement à la facilité de caisse, le découvert peut durer plusieurs semaines


ou mois, mais reste temporaire.
- L’escompte

C’est une opération par laquelle une entreprise cède un effet de commerce (comme
une traite ou une lettre de change) à sa banque avant son échéance, pour obtenir
immédiatement les fonds.

La banque avance l’argent à l’entreprise en déduisant des frais et intérêts, puis se


fait rembourser par le client de l’entreprise à l’échéance.
- L’affacturage (ou factoring)

C’est une technique de financement où une entreprise vend ses factures clients à
une société spécialisée appelée factor.

En échange, le factor avance immédiatement les fonds, se charge du recouvrement


des créances, et supporte parfois le risque d’impayé.

La rémunération du factor comprend deux éléments : La commission d'affacturage


et Les intérêts débiteurs
La commission d'affacturage est calculée sur le montant de créance transféré et
constitue le service de paiement de gestion comptable de recouvrement et de
garantie de bonne fin.
Les intérêts débiteurs ou commissions de financement sont calculés au prorata
temporise qui représentent le coût de financement anticipé.
Cette liste peut être complétée par les crédits de campagne et la cession Dailly
(possibilité de céder ses créances professionnelles à un établissement de crédit),
plus rarement.
II.3.2. Crédit à long terme

Un crédit à long terme est un emprunt accordé pour une durée supérieure à 5 ans,
généralement utilisé pour financer des investissements importants comme l’achat
de bâtiments, de machines, ou d’équipements lourds.

Il est souvent remboursé par échéances régulières (mensuelles, trimestrielles...)


sur une période allant jusqu’à 20 ou 30 ans selon le projet et la capacité de
remboursement de l’emprunteur.

Parmi les crédits à long terme, le banquier distingue


- Le crédit-bail

Le crédit-bail (appelé aussi leasing) est une opération financière par laquelle une
entreprise utilise un bien (machine, véhicule, bâtiment, etc.) mis à sa disposition
par un établissement financier (le bailleur), contre paiement de loyers périodiques,
avec la possibilité de l’acheter à la fin du contrat.

C’est une location avec option d’achat.

- Le crédit documentaire
Le crédit documentaire est un mécanisme de paiement sécurisé utilisé dans le
commerce international, par lequel une banque (la banque émettrice) s’engage,
pour le compte de l’acheteur, à payer le vendeur à condition que ce dernier
présente les documents exigés prouvant l’expédition de la marchandise (facture,
connaissement, certificat d’origine, etc.).
II.4. PROCÉDURE DE MOBILISATION DES CRÉANCES
La mobilisation des créances est une opération financière par laquelle une
entreprise transforme ses créances clients en liquidités avant leur échéance, en les
cédants à une banque ou un organisme financier.

Autrement dit, l’entreprise obtient rapidement de l’argent en échange de créances


qu’elle détient sur ses clients.
Les garanties et les cautions
Le dépôt de garantie est une somme d'argent versée par le locataire au bailleur au
moment de la signature du contrat de caution afin de garantir l'exécution de ses
obligations (article 22 alinéa 1ª de la loi du 06 juillet 1989 tendant à améliorer les
rapports locatifs).
En conséquence, ce dépôt est une garantie intrinsèque à la personne du locataire.
Il correspond à un mois de loyer hors charges pour les locations non meublées
(article 22 alinéa 1º de la loi du 06 juillet 1989) ou à deux mois de loyer hors
charges pour les locations meublées (article 25-6 de la loi du 06 juillet 1989).
A la fin du contrat de caution, le dépôt de garantie est restitué par le bailleur au
locataire, déduction faite, le cas échéant, des sommes restant dues au bailleur et
des sommes dont celui-ci pourrait être tenu, au lieu et place du locataire, sous
réserve qu'elles soient dûment justifiées (article 22 alinéa 3 de la loi du 6 juillet
1989).
Ainsi, le cautionnement est une garantie extrinsèque, c'est-à-dire extérieure à la
personne du locataire.
En conclusion, le dépôt de garantie n'est qu'une somme d'argent versée par le
locataire en garantie de ses obligations tandis que le cautionnement consiste, pour
un tiers, à se porter garant des obligations du locataire.
CHAPITRE III : ÉTABLISSEMENT DE CRÉDIT ET DE
PAIEMENT
SECTION 1 : LA BANQUE
III.1.1. DÉFINITION
Les banques sont des entreprises ou établissements qui utilisent les dépôts reçus à
la distribution de crédit, aux placements (achat d'actions et d'obligations) et à
d'autres investissements rentables comme par exemple les immeubles de rapport.
Le banquier fait le commerce de l'argent. Il reçoit en dépôt l'argent de personnes
qui en ont momentanément trop et le prête à d'autres qui en ont momentanément
trop peu.
III.1.2. RÔLE ÉCONOMIQUE DES BANQUES
Le rôle économique des banques consiste avant tout à récolter l'épargne et à la
redistribuer ensuite aux entreprises :
- Industrielles pour l'achat de matières premières et de biens d'équipement ;
- Commerciales en finançant par exemple des achats par escompte ;
- Agricoles pour l'achat de semences, de machines, etc
- Aux pouvoirs publics Par la souscription d'un certificat de trésorerie. - Aux
particuliers.
Sans les banques épargnantes, elles ne pourraient difficilement placer et faire
fructifier leur argent, tandis que les entreprises, les pouvoirs publics et les
particuliers seraient paralysés faute de pouvoir obtenir les crédits qui leur sont
indispensables.
Les banques jouent ainsi un rôle essentiel d'intermédiaire, de vases communicants
en faisant circuler les capitaux d'un côté à l'autre.
III.1.3. CATÉGORIES DE BANQUES
Il existe plusieurs catégories de banques qui sont regroupées en deux :
- Banque centrale,
- Banque de second rang (ou commerciales).
1. Banque Centrale (BC)
La Banque centrale est un organisme étatique ou paraétatique. Cet organisme est
une administration publique. Ou bien il est mandaté par l'État. Il a pour mission
d’imprimer la monnaie et de gérer le monopole monétaire de l'État.
2. Banque du second rang (ou commerciales)
Une banque commerciale est un établissement financier dont les activités, de base,
sont majoritairement tournées vers les particuliers (dépôts, placements, solutions
d'épargne, crédit), les entreprises ou les collectivités publiques.
III.1.4. Les opérations bancaires
Les opérations bancaires sont définies par la loi bancaire et comprennent :
• La réception des fonds du public
• Les opérations de crédit
• La mise à disposition des moyens de paiement.
a) La réception des fonds du public
Constitue une opération bancaire le fait de recueillir des fonds du public, avec le
droit d'en disposer pour son propre compte et à charge de restitution. La réception
des fonds du public à vue ou à moins de deux ans de terme relève du monopole
bancaire
b) Les opérations de crédit.
Article 1. 313-1 CMF dispose en son premier alinéa que « Constitue une opération
de crédit tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou promet
de verser des fonds à la disposition d'une autre personne ou prend, dans l'intérêt
de celle-ci, un engagement par signature tel qu'un aval, un cautionnement ou une
garantie. »
Une double condition est ainsi nécessaire au caractère habituel et onéreux des
opérations.
Le commerce des crédits est réservé aux établissements de crédit (article L. 5111
du code monétaire et financier). Le non-respect de cette disposition est sanctionné
pénalement.
Le critère de l'habitude est considéré comme satisfait par la jurisprudence dès la
deuxième opération. Quant au critère de la rémunération, il faut en conclure que
le prêt gratuit n'est pas une opération de crédit visée par le monopole bancaire.
Si l'une de ces deux conditions n'est pas remplie, le monopole bancaire des
opérations de crédit ne s'applique pas.

c) La mise à disposition de moyens de paiement


Constitue une opération bancaire le fait de mettre à disposition et de gérer des
instruments qui permettent à une personne de transférer des fonds, quels que
soient le support ou le procédé technique utilisé.
d) Les opérations de change
Une opération de change est une opération de conversion d'une devise en une autre
devise. Il existe différentes catégories avec le change manuel, le change comptant,
le change à terme ou le swap de change. Toutes ces opérations impliquent un
échange entre 2 devises. Avec le change manuel, il va s'agir de convertir des avoirs
en compte en une monnaie étrangère sous forme papier. L'opération de change
comptant consiste à échanger 2 devises à un cours négocié immédiatement, avec
une livraison habituellement de 2 jours ouvrables (parfois 1 jour) après la date de
négociation. L'opération de change à terme permet à une entreprise ou à une
banque de fixer dès aujourd'hui un futur pris d'achat ou de vente d'une devise
contre une autre devise avec livraison de deux devises X temps plus tard. Cet
engagement est normalement irrévocable. Le swap de change est une double
opération de change. D'une part, une opération de change effectuée dès la mise en
place du contrat et d'autre part un change à terme. Le swap de change permet à
son initiateur de se procurer immédiatement des devises, puis de les revendre au
dénouement du swap, à un cours négocié lors de la mise en place du contrat.
- La cote des changes
Pour parler de la cote des changes, familiarisons-nous avec les sigles officiels de
quelques monnaies importantes. Une monnaie est toujours représentée par un
sigle de trois lettres, les deux premières indiquent le pays. La troisième le nom de
la devise. Ainsi nous avons :
 CDF : Congo Démocratique Franc
 BEF : Belgique Franc
 CHF : Confédération Helvétique Franch
 DEM : Deutshland Mark
 USD : United States Dollar

- Le taux de change est le prix officiel des devises.


1 USD 1560 CDF
La confiance ou la méfiance à l'égard de la monnaie
En période d'inflation, les épargnants auront tendance à acheter des actions dont
la valeur augmente en même temps que le prix, plutôt que des obligations dont la
valeur nominale reste constante.
De même, en période d'inflation, les épargnants achèteront des valeurs étrangères
plutôt que nationales.
III.1.4. LE MARCHÉ DES CHANGES
C'est le marché où le taux de change est déterminé. Les fluctuations du taux de
Change ont d'importantes conséquences sur l'économie.
Le risque de change est le risque encouru par le propriétaire d'un bien, d'une
créance ou d'une dette, lorsque son montant est exprimé en devises, du fait de la
dépréciation d'une monnaie par rapport à une autre.
NB : il est tout à fait bien qu'en octroyant du crédit, la banque assume le risque
soit de ne pas être remboursée, soit d'être remboursée en retard.
Pour faire face à tous ces risques, le banquier Doit :
Diviser les risques ; c’est-à-dire, il doit éviter de prêter un montant trop élevé à un
seul client ou dans une succursale professionnelle.
1. Il vaut mieux prêter de petites sommes à un grand nombre de clients que de
grandes sommes à un petit nombre de clients ;
2. Il doit limiter les risques
3. Il doit évaluer les risques en étudiant l'affaire de son client.
III.1.5. LE COMPTE DE PAIEMENT
Le compte de paiement désigne le compte ouvert par un établissement de
paiement. Également appelé prestataire de services de paiement (PSP), il n'est pas
un établissement de crédit et est utilisé exclusivement pour les opérations de
paiement. Il permet d'effectuer des dépôts et des retraits d'espèces, des virements,
des prêts, d'encaisser des chèques et de disposer d'une carte de paiement.
C'est l'article L522-4 du code monétaire et financier qui définit ce type de compte.
Étant uniquement consacré aux opérations de paiement, les fonds disponibles sur
le compte de paiement ne peuvent jamais être placés sur des produits d'épargne
ou d'investissement. Il n'est plus possible de posséder un chèque avec ce type de
compte et d'être en position débitrice.
- La responsabilité de la banque en matière de crédit
Il est tout à fait normal qu'en octroyant du crédit, la banque assume le risque soit
de ne pas être remboursée, soit d'être remboursée en retard
Le banquier est celui qui gère le mieux le risque. D'où les meilleurs risques sont
bien plus importants que le banquier gagnera.
- Le secret Professional d'un banquier
En tant que banquier professionnel, le banquier est amené à détenir des
informations anonymes et confidentielles sur ses clients. Le secret bancaire peut
être défini comme une obligation de discrétion imposée aux banques et à leurs
professionnels sur les clients. La violation du secret bancaire est un délit ou une
fraude passible de la peine.
L'escroquerie bancaire est pour le banquier le devoir de se taire et pour le client le
droit au respect. Mais toutes les informations détenues par le banquier ne relèvent
pas du secret professionnel.
Le secret bancaire est fondé sur l'intérêt privé du client. Cependant, la protection
de l'intérêt privé du client trouve des limites lorsqu'il y a un intérêt supérieur à
surveiller.
III.2. LES COMPTES BANCAIRES
1. Définition
Un compte en banque est un compte attribué à ses clients par une banque afin
d'enregistrer leurs entrées et sorties d'argent. Il existe différents types de comptes
(dépôts, courants, joints...) en fonction des attentes du client.
2. Les comptes courants
Le compte courant, également appelé compte à vue, compte chèque ou compte de
dépôt, est un compte bancaire. Il est utilisé comme support pour les opérations de
versement, de retrait, de virement, de prélèvement et de paiement et
d'encaissement de chèques
Ce compte est réservé exclusivement aux commerçants. Le solde de ce compte
peut être aussi bien débiteur que créditeur.
Notez que ces comptes ne peuvent être considérés comme une ressource bancaire
que si leur solde est créditeur.
3. La distinction entre un compte courant et un compte de dépôt
Le compte de dépôt, c'est un compte bancaire de base qui a vocation à fonctionner
en position créditrice, et un compte courant, conçu dès son ouverture pour être
aussi bien créditeur que débiteur
CHAPITRE IV. SYSTÈME FINANCIER CONGOLAIS
SECTION 1 : ORGANISATION DU SYSTÈME BANCAIRE
CONGOLAIS 1. LA BANQUE CENTRALE DU CONGO (BCC)
La BCC n'est pas une banque commerciale mais un service public qui dépend de
l'État.
Fonction
La Banque Centrale du Congo (BCC) joue un rôle essentiel dans l'économie de la
République Démocratique du Congo (RDC). Ses fonctions sont similaires à celles
des autres banques centrales dans le monde, mais elles sont adaptées au contexte
économique, monétaire et financier spécifique du pays. Voici les principales
fonctions de la BCC :
1. Émission de la monnaie
La BCC est la seule institution habilitée à émettre la monnaie nationale, le franc
congolais (CDF). Elle contrôle la quantité de monnaie en circulation pour éviter
l'inflation excessive ou la déflation.
2. Définition et mise en œuvre de la politique monétaire La
BCC élaborer et applique la politique monétaire pour :

• Stabiliser la monnaie nationale,


• Contrôler l'inflation,
• Assurer la stabilité des prix,
• Soutenir la croissance économique.

3. Supervision et régulation du système bancaire

La BCC supervise les banques commerciales et les institutions financières. Elle


veille à :

• Leur solvabilité,
• Leur bonne gouvernance,
• Leur conformité aux normes prudentielles.

4. Gestion des réserves de change

La BCC détient et gère les réserves de devises étrangères. Ces réserves permettent
de :
Stabiliser la monnaie nationale,
Intervenir sur le marché des changes,
Soutenir la balance des paiements.
5. Banquier de l'État
La BCC joue le rôle de banquier du gouvernement. Elle :

• Gère les comptes du Trésor public,


• Finance temporairement le déficit budgétaire dans certaines limites,
Intervient dans la gestion de la dette publique intérieure et
extérieure.

6. Agent de stabilité financière

La BCC veille à la stabilité du système financier du pays en :

Prévoyant et gérant les risques systémiques,


Prévenant les crises bancaires.

7. Production et diffusion de l’information économique Elle


publie régulièrement :

• Les statistiques monétaires et financières,


• Des rapports économiques,
• Des bulletins de politique monétaire, utiles pour les chercheurs,
investisseurs et décideurs publics.

8. Lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme

La BCC participe à la mise en œuvre de la législation sur la transparence


financière, en collaboration avec les autorités nationales et internationales.

2. BANQUES DE DÉPÔT
Ce sont les plus nombreuses. La BCC mise à part, toutes les banques de RDC sont
des banques de dépôt.
Elles reçoivent des dépôts à vue et à court terme et octroient du crédit à court
terme.
SECTION 2. ÉTABLISSEMENT DE CRÉDIT NON BANCAIRES
Les institutions financières non bancaires poursuivent des activités financières
autres que les opérations bancaires traditionnelles et comprennent les institutions
de microfinance, les sociétés de crédit-bail et les fonds de placement privés. - La
microfinance
La microfinance est un système de gestion qui a pour rôle la mise en place de
microfinances simples et s'adapte aux besoins de la population exclue du système
bancaire classique, des services tels que le microcrédit (individuel et collectif), le
ré épargne, l'assurance-maladie, le transfert d'argent afin de lutter contre les
nombreuses conséquences de la pauvreté, d'augmenter leurs
Revenus, d'améliorer leurs conditions de vie, de soutenir les PME et de les sortir
de la pauvreté
Selon Pierre Forestier dans son article intitulé « Les enjeux de la micro finance
quel que soit le financement rural et agricole qui définit la micro finance comme
une institution financière consistant à fournir l'ensemble des produits financiers à
tous ceux qui sont exclus du système classique formel. Ainsi, la micro finance a
pour objectif principal de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des
pauvres. Parmi les programmes de micro finance, certains se donnent pour objectif
spécifique de toucher les populations pauvres, parfois même « les plus pauvres ».
Leurs Initiateurs affirment que même des familles démunies peuvent améliorer
leur situation grâce à la micro finance, qui est, selon eux, un outil de lutte contre
la pauvreté.
CHAPITRE IV : LE SYSTÈME FINANCIER INTERNATIONAL
1. LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL (FMI)
Le FMI, ou Fonds monétaire international, est une organisation internationale
créée pour assurer la stabilité financière dans le monde. Il aide les pays membres
à faire face aux difficultés économiques, en leur fournissant des conseils, des
financements et un appui technique.
1.1. Moyens
Capital du FMI est constitué de l'ensemble des souscriptions des États membres
dont la quote-part de participation varie en fonction de l'importance économique
de chacun d'eux. 25 % de la participation sont versés en or ou en devises et le reste
en monnaie nationale.
1.2. Moyens
Lorsqu'un des États membres présente un solde de paiement déficitaire, il peut
obtenir du FMI un prêt à court terme en devises pour régler ses paiements
internationaux. De cette manière, le FMI stabilise la monnaie entre les différents
pays.
2. LA BANQUE INTERNATIONALE DE RECONSTRUCTION ET DE
DÉVELOPPEMENT (BIRD)
Appelée plus couramment la Banque Mondiale.
La BIRD compte environ 120 pays membres. Elle n'intervient qu'en faveur des
pays membres et surtout de ceux en voie de développement.
Les moyens financiers ne disposent pas des souscriptions des États membres. Six
pays donnent à eux seuls plus la moitié du montant total des souscriptions. Et des
emprunts qu'elle émet dans le public.
La BIRD consent surtout des crédits à long terme qui ne peuvent cependant pas
dépasser 20 ans.
Elle favorise principalement trois secteurs : l'énergie électrique, le transport et
l'industrie lourde.
Elle avance également des fonds aux banques régionales de développement,
comme la SOFIDE, qui répartissent alors elles-mêmes les sommes octroyées pour
soutenir des projets locaux de développement.
3. L'ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT
(AID)
Alors que la BIRD n'accorde des crédits que pour des projets économiques
rentables, l'AID finance plutôt des projets sociaux (enseignement, hôpitaux,
travaux d'irrigation, etc.) en accordant des prêts sans intérêts
4. LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT (BAD)
Il s'agit d'une institution financière multinationale de développement, établie dans
le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains.
La mission de la Banque est de lutter contre la pauvreté et d'améliorer les
conditions de vie sur le continent, via la promotion des investissements à capitaux
publics et privés dans des projets et des programmes aptes à contribuer au
développement économique et social dans la région. La BAD est un fournisseur
financier pour bon nombre de pays africains et d'entreprises privées investissant
au sein des pays membres de la région.
CHAPITRE V. NOTION SUR LA BOURSE
V.1. DÉFINITION
Les bourses sont des marchés où les biens à échanger sont seulement représentés
par des titres, des documents de propriété comme des actions, des obligations, etc.
Il est préférable de se rappeler que les bourses sont considérées comme des
marchés abstraits par position sur des marchés concrets où les marchandises sont
elles-mêmes exposées.
V.2. PRINCIPAUX INSTRUMENTS
Ces instruments sont les actions et les obligations.
Une action : c'est un titre de propriété représentant une partie de l'actif net de
l'entreprise. (Actif net actif totalise les non-valeurs : les dettes, la perte et les actifs
fictifs ou les frais de 1ª établissement cad, les actifs incorporels).
Une obligation est un titre de dette qui promet des paiements périodiques sur une
base déterminée. Tout en fixant un taux d'intérêt.
V.2. L'ORGANISATION DES MARCHÉS FINANCIERS
Les marchés financiers constituent le lieu de transfert des fonds des agents
économiques à capacité de financement et veulent avoir besoin de financement.
Les marchés financiers sont des marchés d'obligations et des actions
Ces marchés financiers qui fonctionnent bien sont un facteur clé dans la
production d'une croissance économique élevée.

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