0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues31 pages

51027011

Ce mémoire présente une étude sur les modules sur les anneaux principaux, en les plaçant dans le contexte des groupes et des anneaux. Il est structuré en trois chapitres, abordant les définitions et résultats sur les groupes, les anneaux, et les modules, tout en mettant l'accent sur les propriétés des A-modules lorsque A est un anneau principal. Les auteurs expriment leur gratitude envers leurs enseignants pour leur soutien et leur enseignement.

Transféré par

toumbabertrand967
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
0 vues31 pages

51027011

Ce mémoire présente une étude sur les modules sur les anneaux principaux, en les plaçant dans le contexte des groupes et des anneaux. Il est structuré en trois chapitres, abordant les définitions et résultats sur les groupes, les anneaux, et les modules, tout en mettant l'accent sur les propriétés des A-modules lorsque A est un anneau principal. Les auteurs expriment leur gratitude envers leurs enseignants pour leur soutien et leur enseignement.

Transféré par

toumbabertrand967
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمھوريـة الجزائـريـة الديمقراطيـة الشعبيـة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليــم العالـي والبحـث العلمـي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

No Réf :……………

Centre Universitaire
Abd elhafid boussouf Mila

Institut des sciences et de la technologie Département de Mathématiques et Informatique

Mémoire préparé En vue de l’obtention du diplôme de


Licence

En: Filière mathématiques

Les modules sur les anneaux principaux

Préparé par: Amimour Amel


Bend jeddou Hemza
Bensghir Nadjet

Encadrer par: Halim Yacine


Grade: M.A.A

Année universitaire :2014/2015


‫كلمة شكر‬

‫ال بد لنا ونحن نخطوا خطواتنا األخيرة في الحياة الجامعية من وقفة نعود الى أعوام قضيناھا في رحاب‬
‫الجامعة مع أساتذتنا الكرام الذين قدموا لنا الكثير باذلين بذلك جھودا كبيرة في بناء جيل الغد لتبعث األمة‬
‫من جديد وقبل أن نمضي نقدم أسمى آيات الشكر و اإلمتنان و التقدير والمحبة إلى الذين حملوا أقدس‬
‫رسالة في الحياة إلى الذين مھدوا لنا طريق العلم والمعرفة‬

‫إلى جميع أساتذتنا األفاضل "كن عالما‪...‬فإن لم تستطع فكن متعلما‪ ,‬فإن لم تستطع فأحب العلماء فإن لم‬
‫تستطع فال تبغضھم"‬

‫وأخص بالتقدير والشكر‬

‫األستــــــــــاذ "حــــــــــــــــــــــــليم ياســـــــــــــــين"‬

‫الذي نقول له بشراك قول رســــــــول ? صـــلى ? عليه وسلم "إن الحوت في البحر‪ ,‬والطير في‬
‫الســماء‪ ,‬ليصــلون على معــلم النــاس"‬

‫كما أنني أتوجه له بخالص الشكر وأقول له شكـــــرا يامن علمتني التفاؤل والمضي إلى األمام‬

‫وكذلك نشكر كل من ساعد على إتمام ھذه المذكرة وقدم لنا العون ومد لنا يد المساعدة وزودنا‬
‫بالمعلومات الالزمة إلتمام ھذه المذكرة ونخص بالذكر‬

‫األستـــــــاذ "كعـــــــــــــواش إسماعيــــــل"‬


TABLE DES MATIÈRES

Introduction 1

1 Groupes et Anneaux 2
1.1 Groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1 Structure de groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.2 Morphisme des groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.3 Sous-groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Anneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Structure d’anneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.2 Anneaux commutatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.3 corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.4 Morphisme des anneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.5 Sous-anneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Idéaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.3.1 Opération sur les idéaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

2 Modules 8
2.1 Structure de A-module . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2 Morphisme de A-modules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

i
Table des matières

2.3 Sous-modules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4 Sommes de sous-modules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.5 Applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.6 Noyaux, images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.7 Produits directs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.8 Sommes directs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.9 Factorisation des morphismes de modules . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.10 Premier théorème d’isomorpie de Noether . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.11 Second théoreme d’isomorphie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3 Modules sur les anneaux principaux 17


3.1 Modules libres, générateurs, bases, rangs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.1.1 Modules libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.1.2 Modules générateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.1.3 Bases . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.1.4 Rang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.2 Suite exactes, torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.3 Anneaux principaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.4 Matrices à coéfficients dans un anneau principal . . . . . . . . . . . . . . 22
3.5 Structure des modules de type fini sur un anneau principal . . . . . . . . 24
3.5.1 Théorème de structure des modules . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

Bibliographie 25

ii
INTRODUCTION

En mathématiques, et plus précisément en algèbre générale, au sein des structures


algébriques, « un module est à un anneau ce qu’un espace vectoriel est à un corps »,
pour un espace vectoriel, l’ensemble des scalaires forme un corps tandis que pour un
module, cet ensemble est seulement muni d’une structure d’anneau (unitaire, mais non
nécessairement commutatif). Une partie des travaux en théorie des modules consiste
à retrouver les résultats spectaculaires de la théorie des espaces vectoriels, quitte pour
cela à travailler avec des anneaux plus maniables, comme les anneaux principaux.

Ce mémoire est réparti sur l’introduction générale et trois chapitres.

Dans le premier chapitre, nous avons donnés des définitions et résultats généraux
sur les groupes et les Anneaux.

Dans le deuxième chapitre, On s’intéressera aux modules, qui sont légèrement plus
généraux que les espaces vectoriels, avec comme objectif leétude des espaces vectoriels.

Dans le dernier chapitre, on s’est intéressé au A-modules dans le cas au A est un


anneau principale.

1
CHAPITRE 1

GROUPES ET ANNEAUX

1.1 Groupes

1.1.1 Structure de groupe

Définition 1.1.1 Un groupe commutatif (additif) est un ensemble G muni d’une loi de compo-
sition interne + vérifiant les xiomes :

1. (Existence d’un neutre additif) il existe 0G ∈ G tel que pour tout 1 ∈ G on ait :

0G + 1 = 1 + 0G = 1.

( )
2. (Existence d’un symétrique additif) pour tout 1 ∈ G il existe −1 ∈ G tel que :

( ) ( )
1 + −1 = −1 + 1 = 0G .

3. (Associativité additive) pour tout a, b, c ∈ G on a

2
Groupes et Anneaux

(a + b) + c = a + (b + c) .

4. (Commutativité additive) pour tout a, b, ∈ G on a

a + b = b + a.

1.1.2 Morphisme des groupes

Définition 1.1.2 Soit A et B deux groupes (additives). On appelle morphisme des groupes de
A dans B une application f : A → B compatible avec les structures des groupes c’est-à-dire
pour tout x, y ∈ A on ait :
( ) ( )
f x + y = f (x) + f y .

Définition 1.1.3 Soit f : A → B un morphisme des groupes (additifs) :

1. On appelle image de f et on note Im f le sous-groupe :

{ }
Im f = b ∈ B; ∃ a ∈ A, tel que b = f (a) .

2. On appelle noyau de f et on note Ker f le sous groupe :

{ }
Ker f = a ∈ A; tel que f (a) = 0B .

1.1.3 Sous-groupe

Définition 1.1.4 Soit G un groupe(additif). On appelle sous-groupe de G tout sous-ensemble


H de G vérifiant les axiomes

1. H , ϕ.

2. Pour tout a, b ∈ H, on a a + (−b) ∈ H.

3
Groupes et Anneaux

Proposition 1.1.1 Soit f : A → B un morphisme des groupes (additifs)


{ }
1. L’ensemble b ∈ B; ∃ a ∈ A. tel que b = f (a) est un sous-groupe de B.
{ }
2. L’ensemble a ∈ A; f (a) = 0B est un sous-groupe de A.

1.2 Anneaux

1.2.1 Structure d’anneaux

Définition 1.2.1 Un anneau A est un groupe additif muni d’une seconde loi de composition
interne(multiplication) × vérifiant les axiomes

1. (Existence d’un neutre multiplicatif). Il existe 1A ∈ A tel que pour tout a ∈ A;on ait

1A × a = a × 1A = a.

2. (Associativité multiplicative), pour tout a, b, c ∈ A, on a

a × (b × c) = (a × b) × c.

3. (Distributivité), pour tout a, b, c ∈ A, on a :

(a + b) × c = (a × c) + (b × c) ,

a × (b + c) = (a × b) + (a × c) .

1.2.2 Anneaux commutatifs

Définition 1.2.2 Lorsque A est un anneau et que la multiplication est commutative, on dit que
A est un anneau commutatif.

Remarque 1.2.1 Si A est anneau, l’ensemble A muni de la multiplication n’est pas un group

4
Groupes et Anneaux

puisqu’on ne suppose pas l’existence d’un inverse multiplicatif (une telle structure est parfois
appelée monoïde).

1.2.3 corps

Définition 1.2.3 Lorsque tous les éléments non nuls de A sont inversible on dit que A est un
corps.

Exemple 1.2.1

1. Les corps des nombres rationnels réels ou complexes(notés respectivement Q et C).

2. L’anneau des entiers rationnels noté Z.

3. Lorsque A est un anneau commutatif, l’anneau des polynomes à une indéterminée à


coefficients dans A, noté A [X] est un anneau.

4. Lorsque (As )s∈S est une famille d’anneaux le produit cartésien As muni des loi de
composition internes composantes par composantes précisées ci-dessous est un anneau

(as )s∈S + (bs )s∈S = (as + bs )s∈S ,

(as )s∈S × (Bs )s∈S = (as × bs )s∈S .

1.2.4 Morphisme des anneaux

Définition 1.2.4 Soient A et B deux anneaux. On appelle morphisme d’anneaux une applica-
tion f : A → B qui vérifie les axiomes suivants

( ) ( )
1. f est un morphisme de groupe : pour tout x, y ∈ A; f x + y = f (x) + f y .
( ) ( )
2. f est compatible avec la multiplication : pour tout x, y ∈ A; f x × y = f (x) × f y .

3. f est un morphisme unitaire : f (1A ) = 1B.

5
Groupes et Anneaux

Remarque 1.2.2 Soit de la définition de groupe que f (0A ) = f (0A ) . Mais cela utilise l’exis-
tence des inverses additifs et le point 3 n’est pas rendant. Soit A un anneau commutatif unitaire
muni de l’addition et la multiplication composant l’anneau produit A×A est bien un anneau. Le
morphisme des groupes additif a → (a, 0) de A dans A × A vérifie les deux premières propriétés
mais pas la dernière.

La structure d’anneaux est le cadre naturel pour généraliser les questions de divisi-
bilité (autrement dit d’arithmétique) que chacun a rencontré dans Z. Au contraire dans
un corps tous les éléments (non nuls) sont inversibles et se divisent les uns les autre : il
n’ya plus de question d’ordre arithméque. L’algèbre linéaire que vous connaissez sup-
pose que les coefficients appartiennent à un corps (en pratique les auteurs supposent
même très souvent le corps des coefficients égal à R ou C : une partie en généralité
regrettable). L’algèbre lineaire classique s’applique a de nombreux domaines des ma-
thématique, notamment la géométrie ou la théorie des des groupes à travers leurs
représentations(linéaire). Mais pour la raison évoquée plus haut cette algèbre linéaire
ne suffit pas aux applications par un anneau on obtient une structure de module.

1.2.5 Sous-anneaux

Définition 1.2.5 Soit A un anneau et B un sous-groupe(additif) de A. On dit que B est un


sous-anneau de A lorsqu’il satisfait en autre aux axiomes

1. 1A ∈ B.

2. Pour tout x, y ∈ B, on a x × y ∈ B.

1.3 Idéaux

Définition 1.3.1 Soit A un anneau et I un sous-groupe additif de A. On dit que I est idéal
bilatère de A lorsque I est multiplicativement absorbant à gauche et à droite c’est-à-dire lorsque :

6
Groupes et Anneaux

1. Pour tout a ∈ A et tout i ∈ I, on a a × i ∈ I.

2. Pour tout a ∈ A et tout i ∈ I, on a i × a ∈ I.

Remarque 1.3.1

1. Lorsque seul le point 1 est vérifié, on dit que I est un idéal à gauche.

2. Lorsque seul le point 2 est vérifié,on dit que I est un idéal à droite.

3. Lorsque A est commutatif les trois notions sont équivalentes(et on parle d’idéal sans
préciser bilatére).

Exemple 1.3.1 Soit A un anneau commutatif et a ∈ A. L’ensemble I = {x × a; x ∈ A} est un


idéal (forcèment bilatére) de A. On dit que I est l’idéal principal engendré par a. (En fait I est
le plus petit idéal contenant a c’est donc bien l’idéal ayant pour partie génératrice le singleton
{a}).

Définition 1.3.2 Soit A un anneau commutatif et I ∈ A un idéal de A :

1. On dit que I est principal lorsqu’il existe a ∈ A tel que

I = {x × a; x ∈ A} .

2. On dit que A est principal lorsque tous les idéaux de A sont principaux.

1.3.1 Opération sur les idéaux

Proposition 1.3.1 Soient A un anneau et I et J deux idéaux(à gauche si A n’est pas commutatif)
de A :

1. I ∩ J est un idéaux(à gauche) de A.

2. L’ensemble noté IJ formé des sommes finies de produit ij ou i ∈ I, j ∈ J est un idéal(à


gauche) de A. On l’appelle l’idéal produit de I par J.

7
CHAPITRE 2

MODULES

Le but de ce chapitre est de défnir leobjet de base de lealgèbre linéaire. On s’in-


téressera aux modules, qui sont légèrement plus généraux que les espaces vectoriels,
avec comme objectif leétude des espaces vectoriels, du Z-module associé à un groupe
abélien et du k[X]-module associé à un endomorphisme d’un espace vectoriel.

2.1 Structure de A-module

Définition 2.1.1 Un A-module (M, +, .) est un groupe abélien (M, +) muni d’une loi externe
(a, m) ∈ A × M → a.m ∈ M qui vérifie

1. (ab).m = a.(b.m) ,

2. (a + b).m = a.m + b.m ,

3. 1.m = m ,

4. a.(m + n) = a.m + a.n ,

8
Modules

pour tout (a, b) ∈ A2 et tout (m, n) ∈ M2 .

2.2 Morphisme de A-modules

Définition 2.2.1 Soient M et N deux A-modules. On appelle application A-linéaire ou mor-


phisme de A-modules un morphisme de groupes f : M → N compatible avec l’opération de
A, autrement dit tel que, pour tout m ∈ M et tout a ∈ A, on ait f (am) = a f (m). On note
HomA (M, N) l’ensemble des applications A-linéaires de M dans N.

2.3 Sous-modules

Définition 2.3.1 Soit M un A-module, N ⊂ M est un sous-module de M si et seulement si c’est


un sous-groupe de M stable par la loi externe. N est alors un A-module pour les lois induites.

Proposition 2.3.1

1. 0A m = 0M .

2. (−1A ).m = −m.

3. a.0M = 0M .

4. N est un sous-module de M si et seulement si N , ϕ et pour tout x, y ∈ N et tout α, β ∈ A


alors αx + βy ∈ N.

5. Une application f : M → P est A-linéaire si et seulement si pour tout α, β ∈ A et tout


x, y ∈ M on a
f (αx + βy) = α f (x) + β f (y).

Preuve.

1. On a 0A m + m = (0A + 1A )m = (1A )m = m. Et comme dans le groupe additif M on


peut simplifier par m, on obtient 0A m = 0M .

9
Modules

2. Il s’agit de montrer l’égalité (−1A )m + m = 0M . Cela suit du 1., car

(−1A )m + m = (−1A )m + (1A )m = (−1A + 1A )m = 0A m = 0M .

3. On a am = a(0M + m) = a0M + am. Pour conclure on simplifie par am dans le groupe


additif M.

4. On suppose que N est un sous-module de M. Alors N est un sous-groupe donc


non vide. Soient donc α, β ∈ A et x, y ∈ N. Puisque N est un sous-module αx ∈ N
et βy ∈ N. Puisque N est un sous-groupe αx + βy ∈ N. Cela montre le sens direct de
l’équivalence. Réciproquement on suppose N non vide et contenant αx + βy pour
tout α, β ∈ A et tout x, y ∈ N. En particulier pour β = 0, on voit que N contient αx
pour tout α ∈ A et tout x ∈ N. Il suffit de montrer que N est un sous-groupe de M.
Mais N est supposé non vide, et pour tout x, y ∈ N on a x − y = 1A x + (−1A )y ∈ N :
cela montre que N est un sous-module de M.

5. Soient x, y ∈ M et soit α, β ∈ A. Si f est A-linéaire c’est un morphisme de groupes.


Donc f (αx + βy) = f (αx) + f (βy). Puis comme f est A-linéaire on a f (αx + βy) =
α f (x) + β f (y). Cela donne le sens direct de l’équivalence annoncée.

Réciproquement on suppose que pour tout α, β ∈ A et tout x, y ∈ M on ait


f (αx + βy) = α f (x) + β f (y). Alors si on prend α = β = 1A dans la formule qui
précéde on montre que f est un morphisme de groupes. Si on prend β = 0A on
montre que f vérifie la seconde propriété des morphismes de A-modules.

10
Modules

2.4 Sommes de sous-modules


Définition 2.4.1 Soit (Ni )i∈I une famille de sous-modules de M. On note i∈I Ni le sous-module

de M engendré par l’ensemble i∈I Ni . On l’appelle la somme des sous-modules (Ni ) et on a
 
∑  
∑
 ∏ 

Ni = 
 m, (mi ) ∈ Ni , presque nulle 
 .
 
i∈I i∈I i∈I


Définition 2.4.2 Soit (Ni )i∈I une fammille de sous-modules de M. On dit que la somme i∈I Ni

est directe si et seulement si tout élément m ∈ i∈I Ni admet une unique décompotion m =
∑ ∏ ∑
i∈I mi avec (mi ) ∈ Ni presque nulle. On note alors i∈I Ni = ⊕i∈I Ni .

Proposition 2.4.1 :Soit M un A-module,sont (Ns )s∈S une famille quelconque de sous-modules
de M et P1 et P2 deux sous-module de M.


1. L’intersection N = s∈S Ns est un sous-module de M.

2. On note s∈S Ns l’ensemble des sommes finies d’éléments de Ns . C’est un sous-modules
de M. En particulier lorsque S = {1, 2} l’ensemble N1 + N2 des sommes d’éléments de N1
et de N2 est un sous-module de M.

3. Si P1 ∪ P2 est un sous-module de M alors P1 ⊂ P2 et P2 ⊂ P1 .

Exemple 2.4.1

1. Si A est un corps, la structure de A-module est identique à celle de A-espace vectoriel.

2. A est un A-module : la multiplication interne lieu d’opération externe.

3. Les sous A-module de A sont les idéaux de A.

4. Si M est un A-module il contient les sous modules triviaux{0M } et M. On dit que M est
simple s’il n’en contient pas d’autre (et si M , {0M }) .

11
Modules

2.5 Applications linéaires

Définition 2.5.1 Soient M et N deux A-modules. Une application f : M → N est dite linéaire
si et seulement si c’est un morphisme pour les lois internes et externes(ie : f (a.m) = a f (m) et
f (m + m′ ) = f (m) + f (m′ )). On dit alors que f est un morphisme de A-modules. Dans le cas
M = N, on parle d’endomorphisme.

Définition 2.5.2 Soient M et N deux A-modules.

1. On appelle endomorphisme de M une application A-linéaire de M dans M. On note donc


EndA (M) = HomA (M, N) l’ensemble des endomorphismes de M.

2. On appelle isomorphisme de M dans N un morphisme linéaire bijectif.

3. On appelle automorphisme de M un isomorphisme de M dans M. On note AutA (M)


l’ensemble des automorphismes de M.
La terminologie ≪ isomorphisme ≫ pour morphisme bijectif est justifiée car la bijection
réciproque d’un morphisme linéaire.

Proposition 2.5.1 Soient M et N deux A-modules et soit f : M → N un isomorphisme. Alors


la bijectoin réciproque de f est A-linéaire.

Exemple 2.5.1 1. Un groupe additif M est canoniquement un Z-module.

2. Se donne une structure de A-module sur un groupe additif M équivaut à se donner un


morphisme d’anneau A → EndZ (A) .

3. Soit k un corps(commutatif), V un k-espace vectoriel. Se donner une structure de k [X]-


module sur V qui étante la structure de k-espace vectoriel de V équivaut à se donner un
morphisme.

4. k-algèbre φ : k [X] → Endk (V) . Pour toute k-algèbre Bet tout b ∈ B,ilexiste un unique
morphisme de k-algèbre φ : k [X] → B tel que φ (X) = b. En résumé les structures de
k [X]-modules sur V compatibles avec la structure de k-espace vectoriel initiale sont en
bijection avec Endk (V) .

12
Modules

2.6 Noyaux, images

Proposition 2.6.1 Soit f : M → N un morphisme de A-modules(en particulier un morphisme


de groupes additifs).

{ }
1. Le noyau de f, Ker f = m ∈ M. f (m) = 0 est un sous-module de M.
{ }
2. L’image de f, Im f = n ∈ N; ∃m ∈ M tel que n = f (m) est un sous-module de N.

2.7 Produits directs


Définition 2.7.1 On appelle module produit des (Ms )s∈S et on note s∈S Ms le A-modules de
cette proposition.

Proposition 2.7.1 Soit S un ensemble et (Ms )s∈S une famille de A-modules indexée par S.

L’ensemble des (ms )s∈S ∈ s∈S Ms tel que ms = 0 pour tout s ∈ S sauf un nombre fini, est un

sous module de s∈S Ms .

2.8 Sommes directs

Définition 2.8.1 On appelle somme direct des (Ms )s∈S et on note ⊕s∈S Ms le sous-module de

s∈S Ms de cette proposition.

Proposition 2.8.1 Pour tout t ∈ S, on définit des applications it : Mt → ⊕s∈S Ms et pt :



s∈S Ms → Mt comme suit.

13
Modules
{ }
0 si s , t
pour m ∈ Mt on pose i (m) = (is (m)) =
m si s = t

pour (ms )s∈S ∈ s∈S Ms on pose pt ((ms )s∈S ) = mt .

On a :

1. Les applications pt et it sont A-linéaires.



2. Soit ι : ⊕s∈S Ms → s∈S Ms l’injection canonique. Alors le morphisme composé pt ◦ ι ◦ it
est égal à l’indentité de Mt .

Remarque 2.8.1
( )
1. Lorsque les modules Ms sont tous égaux à M l’application f → f (s) s∈S est un isomor-

phisme de Ms sur s∈S M. L’usage est d’identifier ces deux modules. Par cette identifi-
cation la somme directe ⊕s∈S M s’indentifie au sous-module M(S) formé des application
f : S → M à support fini (c’est-à-dire telle que f (s) = 0M pour tout s sauf éventuellement
pour un nombre fini de s).

2. Prenons S = N. Le module A(N) est naturellement isomorphe(en tant que module) au


module A [X] des polynômes à une indéterminée et à coefficients dans A. Le module AN
est naturellement isomorphe (en tant que module) au module A [[X]] des séries formelles
à une indéterminée à coefficients dans A. Pour A = F2 le corps à deux éléments le
module F(N)
2
est dénombrable tandis que FN
2
est en bijection avec l’ensemble des parties de
N,c’est-à-dire en bijection avec R. Il n’existe donc aucune bijection entre F2(N) et FN
2
.

Définition 2.8.2 Soient M un A-module, M1 et M2 des sous-modules de M.

1. On dit que M est somme directe de M1 et M2 lorsque M = M1 + M2 et M1 ∩ M2 = {0} .

2. Lorsque M est somme directe interne de M1 et M2 on dit que M1 est facteur direct de M,et
que M2 est un supplémentaire à M1 dans M.

14
Modules

Définition 2.8.3 Soient M un A-module et (Mi )i∈I une famille de sous-modules de M. On dite

que M est somme directe interne des Mi lorsque M = i∈I Mi et que pour tout j ∈ I l’intersection

M j ∩ j,i Mi est réduite à {0} .

Proposition 2.8.2 Soient M un A-module et (Mi )i∈I une famille de sous-modules de M. Soient
fi : Mi → M les injections canoniques. Les assertions suivantes sont équivalentes :


1. Pour tout m ∈ M il existe une unique famille finie de mi ∈ Mi telle que m = i mi

2. f est un isomorphisme.

2.9 Factorisation des morphismes de modules

Théorème 2.9.1 Soit f : M → N un morphisme de A-modules, et soit P un sous-module de


M. L’existence d’un morphisme f − : M/P → N tel que f = f − ◦ πp est équivalente à l’inclusion
P ⊂ Ker f.

1. Lorsque f − existe :

2. f − est unique.

3. f − est surjectif si et seulement si f l’est.

4. f − est injectif si et seulement si l’inclusion H ⊂ Ker f est une égalité.

2.10 Premier théorème d’isomorpie de Noether

Corollaire 2.10.1 Soient M et N deux sous-modules d’un même A-module. On a un isomor-


phisme naturel M
M∩N
 M+N
N
.

15
Modules

2.11 Second théoreme d’isomorphie

Corollaire 2.11.1 Soient P ⊂ N deux sous-modules d’un même A-module M. On a un iso-


M/P
morphisme naturel M
N
 N/P
.

16
CHAPITRE 3

MODULES SUR LES ANNEAUX


PRINCIPAUX

Dans ce chapitre on s’intéressera aux A-modules dans le cas ou A est un anneau


praincipale, et on donne les définition des modules libres, générateurs et les bases, et
la fin on donne la structure des modules de type fini sur un anneau principal.

3.1 Modules libres, générateurs, bases, rangs

3.1.1 Modules libres

Définition 3.1.1 Dorénavant on suppose en autre que l’anneau unitaire A est commutatif.
La notation de rang d’un module libre sur un anneau commutatif unitaire est analogue à la
dimension des espaces vectoriels. Elle nécessite cependant (au moins) une étape supplémentaire
pour être définie, et ne subsiste par en toute généralité. On définit ici le rang d’un module libre

17
Modules sur les anneaux principaux

sur un anneau commutatif unitaire. Signalons qu’il est possible de définir le rang d’un module
quelconque sur un anneau intègre et une famille de P-rangs (a priori distincts) d’un module
quelconque indexée par les les idéaux premiers P de l’anneau A.

3.1.2 Modules générateurs

Définition 3.1.2 Soit M un A-module, soit S un ensemble, T ⊂ M un sous-ensemble de M et


F = (ms )s∈S une famille d’élément de M.

1. On dite que T est un système générateurs de M (ou que T engendre M) lorsque pour
tout x dans M il existe une famille (λt )t∈T d’élément de A tous nuls sauf un nombre fini

et tels que x = t∈T λt t.

2. On dite que F est une famille générateurs lorsgue le sous-ensemble ∪s∈S {ms } ⊂ M est
un système générateur, c’est-à-dire lorsque pour tout x dans M il existe une famille (λs∈T )

d’éléments de A tous nuls sauf un nombre fini et tels que x = s∈S λs ms .

3. On dite que F est une famille libre lorsque la seule famille (λs )s∈S d’éléments de A tous

nuls sauf éventuellement un nombre fini et vérifiant 0 = s∈S λs ms est la famille nulle.

4. On dite que F est une base de M lorsque pour tout x dans famille (λs )s∈S d’élément de A

tous nuls sauf un nombre fini et tels que x = s∈S λs ms .

3.1.3 Bases

Définition 3.1.3 On dite que M est un A module libre (de base B) lorsqu’il existe une famille
B d’éléments de M qui soit une base de M.

On rencontre ici la première vraie différence entre la théorie des modules sus un anneau
et celle des espaces vectoriels sur un corps : ces derniers sont tous libres. Par exemple 2 et 3
engendrent Z mais sont liés par 2 × 3 = 3 × 2, et ni {2} ni {3} ne sont des systèmes générateurs
de Z. Le problème à ce que l’on ne peut pas plus diviser les relations de dépend ance linéaire

λ1 x1 = i,1 λi xi par λ1 méme si λ1 est non nul. De sorte qu’une telle relation linéaire n’implique
pas forcément que x1 appartient au sous-module engendré par les autres xi .

18
Modules sur les anneaux principaux

Proposition 3.1.1 Soit S un ensemble et soit F = (ms )s∈S une famille d’éléments d’un A-
module M.

1. La famille F est une A-base de M si et seulement si F est à la fois libre et génératrice.

2. On suppose que F est une A-base de M. Soit f : A(S) → M l’application définie par la

formule f ((as )s∈S ) = as ms . Alors f est un isomorphisme de A-modules.

3. Soit N le plus petit sous-module de M contenant F . Alors F est une famille génératrice
de N.

3.1.4 Rang

Définition 3.1.4 Soit M un module libre. On appelle rang de M le cardinal d’une base de M.

Bien entendu si S est un ensemble alors A(S) est un module libre avec sa base canonique. Le
rang de A(S) est donc le cardinal de S. Dans le cas particulier où S = {1, ........s} est l’ensemble
fini de cardinal s on retrouve la notation standard As = AS = A(S) .

3.2 Suite exactes, torsion

( )
Définition 3.2.1 Soit fn : Mn −→ Mn+1 n∈N une famille de morphisme de A-modules.

1. On dit que la suite


... Mn−1 fn−1 M fn Mn+1 ....

− −−→ → − →

( ) ( )
est exacte en Mn lorsque Im fn−1 = Ker fn .

2. On dit que la suite


... Mn−1 fn−1 Mn fn Mn+1 ....

− −−→ → − →

est exacte lorsqu’elle est exacte en Mn pour tout n.

19
Modules sur les anneaux principaux

3. Dire que M α N 0 est une suite exacte de module revient à dire que α est un morphisme
− →
→ −
de modules surjectif.

4. Dire que 0 M β N est une suite exacte de module revient à dire que β est un morphisme

− → −
de module injectif.

5. Si un module M apparaît dans une suite exacte 0 −→ M −→ 0 alors le module M est nul.

6. Dire que 0 M γ N 0 est une suite exacte revient à dire que γ est un isomorphisme.

− →− →−

Lemme 3.2.1 Soit 0 A α B β C 0 une suite exacte de A-modules.



− →− → − →−
Les assertions suivantes sont équivalentes :

1. Le sous-module α (A) est facteur direct de B.

2. Il existe un sous-module F ⊂ B tel que la restriction de β à F soit un isomorphisme F  C.

3. Il existe un morphisme a : B −→ A tel que a ◦ α = IdA .

4. Il existe un morphisme b : C −→ B tel que β ◦ b = IdC .


( )
Lorsque ces conditions sont vérifiées,le morphisme b −→ α (b) , β (b) est un isomor-
phisme B  A ⊕ C.

Exemple 3.2.1 Soit N ⊂ M des A-modules. On note ι : N −→ M et π : M −→ M/N les


morphismes canoniques. Alors la composée π◦ι est nulle et on a méme l’égalité Im (ι) = Ker (π) .
Cette situation se trés souvent et il commonde de parler dans ce ces de suites exactes de A-
modules :
0 N ι M π M/N 0.

− →
− →− →

Dans cette suite de morphismes les applications{0} −→ N et M/N −→ {0} sont les seules.

Possibles et on note 0 le module réduit à {0} par abus. Plus généralement on peut parler de
suite exacte de longueur quelconque.

Remarque 3.2.1 Lorsque A est un corps tous les sous-espaces vectoriels sont facteurs directs
et toutes les suites courtes sont scindées. Il est alors préférable d’utiliser la notion de somme

20
Modules sur les anneaux principaux

directe plus facile à manier et il serait ridicule de parler de suites exactes d’espaces vectoriels.
Bien entendu pour les modules il existe des suites qui ne sont pas scindées.

1. Soit .... M f N une suite exacte ne terminant pas par 0. Alors la suite .... M f

− → − →
− → −
Nπ f (M) N/ f (M) 0 est une suite exacte terminant par 0.
−−−−−→ →

2. Soit N 1 M ... une suite exacte qui commence par 0. Alors la suite0 Ker 1 N 1 M ...
− →
→ − →
− →
− →
− → −
est une suite exacte qui commence par 0.

3. Soit ... A B f C ... une suite exacte avec plus de trois modules non nuls. Alors on peut

− →
− →
− → −
la ≪ couper ≫ pour obtenir une suite exacte à trois termes non nuls(dite suite exacte
courte) et les deux suites moins longues qui suinent :.... −→ A −→ Ker f −→ 0

0 Ker f B f Im f 0

− →
− →
− →

0 −→ Im f −→ C −→ ...

4. On peut conclure des remarques 2, 3 et 4 ci-dessus que l’étude des suites exactes se ramène
à celle des suites exactes courtes c’est-à-dire aux modules quotients. Cependant il est plus
commode et élégant lorsque c’est possible de ne considérer qu’une seule suite longue plutôt
que de multiplier les suites courtes.

3.3 Anneaux principaux

Définition 3.3.1 Un A est dit principal s’il est intègre et si tous ses idéaux sont principaux.

Exemple 3.3.1

1. Tout corps est un anneau principal.


{ }
2. Les anneaux Z et Z(p) = a/b ∈ Q, p b sont principaux.

3. Si k est un corps, l’anneau des polynômes en une variable k [X] et l’anneau des séries
formelles en une variable k [X] sont principaux.

21
Modules sur les anneaux principaux

4. L’anneau Z [X] n’est pas principal, car l’idéal (2; X) n’est pas principal.

5. L’anneau Z [X, Y] n’est pas principal, car l’idéal (X; Y) n’est pas principal.

6. Si n > 2 est un entier composé, l’anneau Z = nZ n’est pas intègre donc n’est pas principal,
alors que tous ses idéaux sont principaux.

3.4 Matrices à coéfficients dans un anneau principal

Pour tout anneau commutatif A, nous notons Mn,p (A) le A−module des matrices
( )
de taille n, p , qui s’identifie au A−module des morphismes de AP dans An . C’est un
A−module libre de rang np, dont la base cononique est formée des matrices Ei, j avec
( )
1 ≤ j ≤ n et 1 ≤ j ≤ p, dont le seul coéfficient non nul est celui placé en position i, j
qui vaut 1 :
( j)
Ei,j = i → 1

Si Ei, j ∈ Mn,p (A) et Ek,l ∈ Mp,p (A) , on a :

Ei,j Ek,l = δ j,k Ei,l

où δ j,k désigne le symbole de kronecker.

Le A−module Mn (A) = Mn,n (A) des matrices carrées, qui s’identifie à End (An ) ,
est muni d’une structure d’anneau et même de A−algèbre. Le groupe de ses élèments
inversibles. Nous noterons aussi SLn (A) définies pour i , j et a ∈ A par :
 
 1 
 
 . 
Ei,j (a) = Id + aEi, j = i →  .. 

 
 
a 1 

On a clairement Ei, j (a) ∈ SLn (A) le sous-groupe de SLn (A) engendré par les Ei, j (a) ;
ce groupe a une importance algorithmique dans les calculs que nous ferons ci-dessous.

Lemme 3.4.1 Soient M ∈ Mi, j (A) , Li sa i−ième ligne et C j sa j−ième colonne.

22
Modules sur les anneaux principaux

1. Miltiplier M à droite par une matrice élèmentaire Ei, j (a) ∈ Mp (A) a pour seul effet de
remplacer la j−ième colonne C j par C j + aCi . En abrégé : C j −→ C j + aCi .

2. Miltiplier M à gauche par une matrice élèmentaire Ei, j (a) ∈ Mn (A) a pour seul effet de
remplacer la i−ième ligne Li par Li + aL j .En abrégé : Li −→ Li + aL j .

Définition 3.4.1 On dit que deux motrices M, M′ de Mn,p (A) sont :

1. Equivalentes s’il existe P ∈ GLn (A) et Q ∈ GLp (A) telles que M′ = PMQ; on note
M ∼ M′ .

2. S−équivalentes s’il existe P et Q peuvent être choisies dans SLn et SLp ; on note M ∼ M′ .

3. E−équivalentes s’il existe P et Q peuvent être choisies dans En et Ep ; on note M ∼ M′ .

Définition 3.4.2 Soit (G, .) un groupe, X un ensemble non vide.

On dit que ”G agit à droite sur l’ensemble X” ou que ”X est un G ensemble droite" si et
seulement si il existe une application noté :X × G −→ X tel que :

( ) ( )
1. x. 1.1′ = x.1 .1′ , ∀x ∈ X, ∀1.1′ ∈ G (associativité mixte) .

2. x.1G = x, ∀x ∈ X, 1G est le neutre de G (la neutralité) .

De même pour l’action à gauche.

Définition 3.4.3 Soit A une matrice carrée de taille n à coéfficients dans un anneau commutatif
( )
R. Fixons un couple i, j d’entiers entre 1 et n, et notons Mi, j la matrice obtenue à partir de A
en effaçant la i−ième ligne et la j−ième colonne.

( ) ( )
1. le mineur d’indice i, j de A est le déterminant ui, j = det Mi, j .

Notation 3.4.1 Soient A un anneau, M ∈ Mn,p (A) et r ≥ 0. On note Ir (M) l’ideal de A


engendré par les mineurs de taille r de M.

Proposition 3.4.1 Les idéaux Ir (M) vérifient les propriétés :

23
Modules sur les anneaux principaux

1. Ir (t M) = Ir (M) ,

2. Ir+1 (M) ⊂ Ir (M) ,

3. Ir+1 (MN) ⊂ Ir (M) ∩ Ir (N) pour M ∈ Mn,p (A) et Mp,q (A) ,

4. Ir (PMQ) = Ir (M)

5. pour p ∈ GLn (A) et Q ∈ GLp (A) ,

6. Soit D = dia1 (d1 , ..., dn ) avec d1 \...\dn . Alors Ir (D) = (d1 ...dr ) si 0 ≤ r ≤ n, et Ir (M) = (0)
si r > n.

Corollaire 3.4.1 Soient M, N des A−modules libres de type fini de rangs respectifs p et n. Soit
→ N un morphisme. Alors il existe des bases B et C pour M et N tels que MatB,C (u) soit une
matrice diagonale de smith dia1 (d1 , ..., dr ) ne dépendent que de [Link] plus :

1. u est injectif si et seulement si r = p,

2. u est surjectif si et seulement si r = n et di ∈ A∗ pour tout i.

3.5 Structure des modules de type fini sur un anneau prin-


cipal

Lemme 3.5.1 Soient A un anneau commutatif noetherien et n ≥ 1 un entier. Alors tout sous-
module de An est de type fini. Si A est principal, tout sous-module de An est engendré par ou
plus de n élèments.

Preuve. On fait une récurrence sur n. Si n = 1, un sous-module de A n’est rien


d’autre que idéal.

En général, soit M un sous-module de An avec n ≥ 2. Notrons An−1 le sous-module


libre de rang n − 1 engendrépar les n − 1 premiers vecteurs de la base cononique de An .

Par l’hpothèse de récurrence, le module N = M ∩ An−1 est de type fini. De plus,


l’inclusion M ⊂ An induit une application A-linéaire injective M/N −→ An /An−1 ≃ A

24
Modules sur les anneaux principaux

ce qui montre, encore par hypothèse de récurrence, que M/N est de type fini. Soient
x1 , ..., xr des générateurs de N et xr+1 , ..., xs des éléments de M dont les images dont M/N
sont des générateurs. Alors x1 , ..., xs sont des générateurs de M. Dans le cas où A est
principal, d’après l’hypothèse de récurrence on a r ≤ n − 1 et de plus M/N est engendré
par un seul élément xr+1 . Donc x1 , ..., xr+1 sont des générateurs de M en nombre r + 1 ≤ n.

3.5.1 Théorème de structure des modules

Soit A un anneau principal et M un A-module de type fni. Alors il existe un entier


n ≥ 0 et des éléments d1 , ..., dr de A non inventuellement nuls, tels que d1 | ... | dr et :

M ≃ A/ (d1 ) ⊕ ... ⊕ A/ (dn )

L’entier n et la suite d’idéaux (di ) ne dépendent que de M; ces derniers sont appelés
les facteurs invariants de M.

En notant q le nombre de di qui sont nuls (ce sont les derniers de la liste) et r = n − q,
on obtient une variante intéréssante de cet énoncé : il existe des entiers q, r ≥ 0 et des
éléments d1 , ..., dr de A, non nuls et non inversibles, tels que d1 | ... | dr et :

M ≃ Aq ⊕ A/ (d1 ) ⊕ ... ⊕ A/ (dr )

Les entiers q, r et la suite d’idéaux (di ) ne dépendent que de M. L’entier q est le rang
de M, défini comme nombre d’élément d’une partie libre maximale de M.

25
BIBLIOGRAPHIE

[1] E. Aubry, Algèbre linéaire et bilinéaire, France, 2012.

[2] A. Ducros, Modules de type fini sur un anneau pricipal, Université de Remes, 2001.

[3] D. Guin, Algèbre Tome 2, Anneaux, modules et algèbre multilinéaire, Eco sciences,
France, 2013.

[4] A. Tchoudjem, Math IV algèbre Formes (bi) linéaire, Université Claude Bernard LYON
1, 2011.

26
RESUMÉ

Le présent travail est un scène a présenté la structure des modules, cette notion
qui retrouve partout en algèbre moderne, Généralise le notions de l'espace
vectoriel sur un corps à une ensemble quelconque.

Mots clés: Modules, Anneaux principaux, corps, espace vectoriel.

‫ملخص‬

،‫ ھذا المفھوم الذي له أھمية كبيرة في الجبر المعاصر‬،‫نقوم في ھذا العمل بتقديم البنية الجبرية للمقاييس‬

.‫والذي ھو عبارة عن تعميم لبنية الفضاء الشعاعي على حقل الى مجموعة كيفية‬

.‫ فضاء شعاعي‬،‫ الحقول‬،‫ الحلقات األساسية‬،‫ المقاييس‬:‫الكلمات األساسية‬

Abstract

in this work we show the structure of the modules, this concept found in modern
Algébra generalised the concept of vector space.

Key Words: Modules, principal anneaux, corps, vector spaces.

Vous aimerez peut-être aussi