1.
INTRODUCTION GÉNÉRALE (VERSION APPROFONDIE)
Les escarres, également appelées ulcères de pression, constituent un problème majeur de
santé publique dans les établissements hospitaliers, en particulier dans les unités de chirurgie
où les patients sont exposés à des périodes prolongées d’immobilisation. Elles résultent d’une
compression prolongée des tissus mous entre une surface osseuse et un support externe,
entraînant une altération de la circulation sanguine locale, une hypoxie cellulaire et, à terme,
une nécrose tissulaire.
Dans les pays en développement comme le Cameroun, et plus précisément dans la ville de
Douala, la prévention des escarres reste un défi en raison de contraintes telles que :
l’insuffisance de matériel adapté
la surcharge du personnel soignant
le manque de formation continue
L’Hôpital Général de Douala (HGD), structure de référence, accueille de nombreux patients
chirurgicaux présentant un risque élevé d’escarres. Dès lors, la mise en œuvre de mesures
préventives efficaces constitue un enjeu majeur pour améliorer la qualité des soins et réduire la
morbidité.
🧠 2. CADRE CONCEPTUEL (VERSION APPROFONDIE)
2.1 Analyse conceptuelle des termes clés
🔹 Escarre
L’escarre est définie comme une lésion localisée de la peau et/ou des tissus sous-jacents,
généralement située sur une proéminence osseuse, résultant d’une pression ou d’une
combinaison de pression et de forces de cisaillement. Elle évolue en plusieurs stades, allant de
l’érythème simple à la nécrose profonde.
🔹 Immobilisation
L’immobilisation correspond à une réduction ou une absence de mobilité, pouvant être
temporaire (postopératoire) ou permanente (pathologies neurologiques). Elle constitue le
principal facteur déclenchant des escarres.
🔹 Prévention
La prévention des escarres regroupe l’ensemble des mesures visant à éviter leur apparition,
incluant des interventions physiques, nutritionnelles et organisationnelles.
2.2 Interrelations entre les concepts
Les concepts de ce thème sont interdépendants :
L’immobilisation entraîne une pression prolongée
La pression provoque une ischémie
L’ischémie conduit à la nécrose
La nécrose aboutit à l’escarre
La prévention agit à chaque niveau de ce processus.
2.3 Variables de l’étude
Variables indépendantes
Fréquence du repositionnement
Qualité des soins infirmiers
Disponibilité du matériel
Variables dépendantes
Incidence des escarres
Gravité des lésions
🔄 3. DÉROULEMENT DES CONCEPTS (PHYSIOPATHOLOGIE APPROFONDIE)
Le développement des escarres repose sur un mécanisme physiopathologique complexe.
3.1 Pression et occlusion vasculaire
Lorsque la pression exercée dépasse la pression capillaire (environ 32 mmHg), la circulation
sanguine est interrompue, entraînant une hypoxie tissulaire.
3.2 Ischémie et hypoxie
La réduction de l’apport en oxygène provoque une accumulation de déchets métaboliques,
aggravant les lésions cellulaires.
3.3 Nécrose tissulaire
Si la pression persiste, les cellules meurent, conduisant à une destruction progressive des
tissus.
3.4 Facteurs aggravants
humidité (macération)
friction (lésions superficielles)
cisaillement (glissement des tissus)
📊 4. SCHÉMA CONCEPTUEL (VERSION DÉVELOPPÉE)
👉 À représenter graphiquement dans ton mémoire :
Facteurs intrinsèques Facteurs extrinsèques
(âge, nutrition, pathologie) (pression, friction, humidité)
↓
Immobilisation
↓
Compression prolongée
↓
Ischémie tissulaire
↓
Nécrose
↓
Escarre
↓
Complications
↓
Interventions préventives
↓
Amélioration de la qualité des soins
📚 5. REVUE DE LITTÉRATURE (VERSION TRÈS APPROFONDIE)
5.1 Épidémiologie des escarres
Les escarres représentent une complication fréquente en milieu hospitalier. Leur prévalence
varie selon les contextes, mais reste élevée dans les services de chirurgie et de réanimation.
Dans les pays à ressources limitées, leur incidence est souvent sous-estimée en raison d’un
manque de systèmes de surveillance.
5.2 Facteurs de risque
🔹 Facteurs intrinsèques
âge avancé
malnutrition
maladies chroniques
altération de la sensibilité
🔹 Facteurs extrinsèques
pression prolongée
humidité
mauvaise literie
Les études montrent que la combinaison de plusieurs facteurs augmente exponentiellement le
risque.
5.3 Stratégies de prévention
🔸 Repositionnement
Le repositionnement est la stratégie la plus efficace. Il permet de restaurer la circulation
sanguine et de réduire la pression.
🔸 Supports spécialisés
Les matelas à air alterné et les coussins anti-escarres sont essentiels pour redistribuer les
pressions.
🔸 Soins cutanés
La surveillance régulière de la peau permet de détecter précocement les signes d’escarre.
🔸 Nutrition
Un apport adéquat en protéines et en calories est indispensable pour maintenir l’intégrité
cutanée.
5.4 Rôle du personnel soignant
Le personnel infirmier est au cœur de la prévention. Il assure :
l’évaluation du risque
la mise en œuvre des soins
l’éducation du patient
5.5 Contraintes en milieu hospitalier africain
Dans des contextes comme le Cameroun, plusieurs obstacles sont identifiés :
manque de matériel
insuffisance de formation
surcharge de travail
5.6 Apports et limites des études
Les recherches démontrent l’efficacité des mesures préventives, mais soulignent :
un manque d’application des protocoles
des disparités entre les structures
🧩 6. CADRE THÉORIQUE (VERSION APPROFONDIE)
6.1 Théorie de Virginia Henderson
Cette théorie repose sur 14 besoins fondamentaux, dont :
se mouvoir
maintenir l’intégrité de la peau
👉 Application :
La prévention des escarres répond directement à ces besoins.
6.2 Modèle de Avedis Donabedian
Ce modèle analyse la qualité des soins selon trois dimensions :
Structure
ressources humaines
équipements
Processus
pratiques de soins
Résultats
réduction des escarres
6.3 Théorie du risque
Elle met en évidence la relation entre :
exposition aux facteurs de risque
probabilité de survenue
📌 7. SYNTHÈSE GÉNÉRALE
L’analyse de la littérature montre que :
les escarres sont évitables dans la majorité des cas
la prévention est multifactorielle
l’implication du personnel est essentielle
🧾 8. CONCLUSION GÉNÉRALE
La prévention des escarres en unité de chirurgie est une priorité pour améliorer la qualité des
soins. Une approche intégrée combinant évaluation, interventions et formation est
indispensable pour réduire leur incidence.
Introduction
Les escarres (ou lésions de pression) sont des lésions localisées de la peau et/ou des tissus
sous-cutanés, résultant généralement d’une pression prolongée ou d’une pression associée à
un cisaillement. Elles constituent un problème majeur de sécurité des patients, particulièrement
chez les patients alités en unité de chirurgie où l’immobilisation per- et post-opératoire
augmente le risque.
Selon les guidelines internationales (NPIAP/EPUAP/PPPIA, 2019), une approche
multifactorielle est recommandée pour la prévention. Cependant, la mise en œuvre effective de
ces mesures reste souvent insuffisante en raison de multiples barrières organisationnelles,
humaines et contextuelles. Cette revue vise à synthétiser les données actuelles sur
l’épidémiologie, les facteurs de risque et surtout les facteurs influençant l’application des
mesures préventives, avec un focus sur le contexte chirurgical et les pays à ressources
limitées.
2. Définition et classification
Une escarre est définie comme une lésion ischémique due à une pression soutenue (> pression
capillaire pendant plus de 2 heures). Elles sont classées en 4 stades (I à IV), plus les catégories
« tissus profonds suspects » et « non classables ». En chirurgie, les escarres peropératoires et
postopératoires sont fréquentes au niveau du sacrum et des talons.
3. Épidémiologie
Mondiale : Prévalence hospitalière moyenne de 12,8 % chez les adultes hospitalisés. Incidence
des escarres acquises à l’hôpital (HAPI) : environ 8,4 %.
En chirurgie : Incidence moyenne de 17,2 % (extrêmes 0,05 % à 74,2 %). Les taux sont
particulièrement élevés en chirurgie orthopédique (hanche) et cardiaque. Une étude récente
rapporte une incidence peropératoire de 18,8 % dans une cohorte de 138 patients.
En Afrique : Données limitées. Prévalence ponctuelle autour de 11 % en Afrique
subsaharienne. En Éthiopie : 10,2 % en services chirurgicaux. Au Cameroun, peu d’études
spécifiques existent en unité de chirurgie à l’HGR, avec des cas rapportés dans des contextes
de paralysie et de soins prolongés. En Côte d’Ivoire (CHU Cocody), prévalence de 16,7 % en
neurologie avec incidence hospitalière de 7,1 %. Ces chiffres soulignent une sous-déclaration
probable dans les pays à ressources limitées.
L’âge > 65 ans, l’alitement > 48 h et la durée opératoire > 4 h multiplient fortement le risque.
4. Physiopathologie et facteurs de risque
L’escarre résulte d’une ischémie tissulaire, d’un cisaillement et d’une macération.
Facteurs intrinsèques (liés au patient) :
Âge avancé, dénutrition (basse albuminémie), incontinence, troubles sensitifs, hypotension,
obésité ou cachexie, diabète, antécédents d’escarre.
En chirurgie : Anesthésie générale, vasopresseurs, hypothermie peropératoire, durée
d’intervention prolongée.
Facteurs extrinsèques : Pression prolongée, friction, macération, supports de surface inadaptés.
5. Mesures de prévention selon les guidelines (NPIAP/EPUAP/PPPIA 2019)
Les recommandations reposent sur une stratégie multifactorielle :
Évaluation systématique du risque (échelles Braden, Waterloo, Munro en peropératoire) à
l’admission et régulièrement.
Repositionnement : Toutes les 2 heures au lit (30° latéral), toutes les 1 heure au fauteuil.
Supports anti-pression : Matelas haute spécification ou dynamiques, cales pour talons.
Soins cutanés : Maintien de la peau propre et sèche, pansements prophylactiques.
Nutrition : Apport protéino-énergétique adapté.
Mobilisation précoce dès que possible.
Éducation du patient, de la famille et de l’équipe.
En peropératoire : optimisation de la position et de la surface de table.
6. Facteurs influençant la mise en œuvre des mesures préventives
De nombreuses études (revues systématiques mixtes 2023-2025) identifient des barrières et
facilitateurs à travers le Theoretical Domains Framework (TDF) : connaissances, compétences,
contexte environnemental, ressources, rôle professionnel, influences sociales.
Barrières principales (surtout en chirurgie) :
Charge de travail élevée et manque de personnel.
Manque de temps et de formation continue.
Ressources insuffisantes (matelas anti-escarres, cales).
Absence ou faible adhésion à un protocole écrit.
Priorité donnée aux soins vitaux post-opératoires.
Perception que la prévention est une « basse priorité ».
Oubli des repositionnements (adhésion souvent < 50 %).
Facilitateurs :
Formation multidisciplinaire et leadership infirmier.
Collaboration interprofessionnelle (infirmiers, aides-soignants, médecins, kinés).
Protocole clair avec rappels (horloges, alertes).
Implication du patient et de la famille.
Culture de prévention dans l’établissement.
Disponibilité de matériels et d’outils d’évaluation.
En contexte chirurgical, l’instabilité hémodynamique, la sédation et la durée opératoire limitent
souvent le repositionnement.
7. Études spécifiques en unités de chirurgie
Les bundles de prévention (ex. SKIN bundle) réduisent l’incidence de 30 à 80 % lorsqu’associés
à une formation et des rappels.
En pays à ressources limitées (Maroc, Algérie, Éthiopie), les mobilisations sont irrégulières, les
supports adaptés manquent et les inspections cutanées sont insuffisantes. Les facteurs
organisationnels dominent.
Études qualitatives montrent que les soignants rapportent souvent un manque de temps et une
priorisation des tâches vitales.
8. Lacunes dans la littérature
Peu d’études ciblées sur les unités de chirurgie en Afrique subsaharienne et particulièrement au
Cameroun/HGR.
Manque de données locales sur les barrières spécifiques (charge de travail, ressources, culture
de prévention à l’HGR).
Nécessité d’études mixtes (quantitatives + qualitatives) pour explorer à la fois la fréquence des
mesures et les perceptions des soignants et patients.
Absence d’évaluation de protocoles locaux adaptés au contexte camerounais.
9. Conclusion
La prévention des escarres repose sur des mesures fondées sur des preuves, mais leur mise
en œuvre est fortement influencée par des facteurs organisationnels, humains et contextuels,
particulièrement marqués en unité de chirurgie. Les barrières dominantes (manque de
personnel, de temps, de ressources et de formation) expliquent une adhésion souvent
insuffisante.
Cette revue justifie la réalisation d’une étude locale à l’HGR afin d’identifier les facteurs
spécifiques influençant la prévention et de concevoir un protocole réaliste, adapté et durable.
L’identification et la levée de ces barrières devraient permettre d’améliorer significativement
l’adhésion aux mesures préventives et de réduire l’incidence des escarres chez les patients
alités en chirurgie.
Références (format APA – à compléter et vérifier dans ton protocole) :
Wu Z. et al. (2023). Barriers and facilitators to pressure injury prevention in hospitals: A mixed
methods systematic review. Journal of Tissue Viability.
Wan C.S. et al. (2023/2025). Barriers and facilitators to implementing pressure injury
prevention. Journal of Advanced Nursing.
Kurian S. et al. (2025). The incidence of pressure ulcers in surgical patients: A systematic
review.
NPIAP/EPUAP/PPPIA (2019). Prevention and Treatment of Pressure Ulcers/Injuries: Clinical
Practice Guideline.
Beriso H.B. et al. (2024). Prevalence of pressure ulcers... Scientific Reports.
Autres : études africaines (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Maroc), revues récentes 2024-2025 sur les
bundles et les barrières en contexte limité.
Dans cette étude, le cadre théorique est construit autour de trois éléments complémentaires :
Le modèle physiopathologique des lésions de pression ;
Les recommandations internationales de prévention des escarres (NPIAP/EPUAP/PPPIA, 2019
– mise à jour en cours en 2025) ;
Le Theoretical Domains Framework (TDF) (Cane et al., 2012 ; Michie et al., 2005), cadre
intégratif largement utilisé pour identifier les barrières et facilitateurs à l’implémentation des
pratiques basées sur les preuves.
Ce cadre intégré permet d’expliquer pourquoi, malgré l’existence de mesures efficaces, leur
mise en œuvre reste souvent limitée en unité de chirurgie, particulièrement dans un contexte
hospitalier à ressources limitées comme l’HGR.
2. Modèle physiopathologique des escarres (lésions de pression)
Les escarres résultent d’une ischémie tissulaire provoquée par une pression externe soutenue
supérieure à la pression capillaire (environ 32 mmHg) pendant plus de deux heures, associée à
un cisaillement, une friction et une macération cutanée.
Facteurs de risque intrinsèques (liés au patient) :
Âge avancé, dénutrition (hypoalbuminémie), incontinence urinaire ou fécale, troubles de la
sensibilité, hypotension, obésité ou cachexie, diabète, antécédents d’escarre.
Spécifiques à la chirurgie : anesthésie générale prolongée, utilisation de vasopresseurs,
hypothermie peropératoire, durée d’intervention > 4 heures et position opératoire (dorsale ou
prone).
Facteurs extrinsèques : pression prolongée due à l’alitement, supports de surface inadaptés et
macération.
Ce modèle justifie la nécessité d’une prévention précoce et multifactorielle chez les patients
alités en unité de chirurgie, qui cumulent souvent plusieurs facteurs de risque.
3. Cadre des recommandations internationales de prévention
Les guidelines internationales NPIAP/EPUAP/PPPIA (2019, avec mises à jour continues en
2025) préconisent une stratégie structurée et evidence-based :
Évaluation du risque : Utilisation systématique d’échelles validées (Braden, Waterloo, Norton ou
Munro en peropératoire) à l’admission et régulièrement.
Repositionnement : Toutes les 2 heures au lit (position latérale à 30°) et toutes les 1 heure au
fauteuil.
Supports anti-pression : Matelas haute spécification ou dynamiques, cales pour talons, oreillers
pour décharge des zones à risque.
Soins cutanés : Maintien de la peau propre et sèche, pansements prophylactiques sur zones
vulnérables.
Nutrition et hydratation : Apport protéino-énergétique adapté.
Mobilisation précoce et éducation du patient, de la famille et de l’équipe soignante.
Ces mesures sont efficaces lorsqu’elles sont appliquées de manière cohérente et systématique.
Cependant, leur mise en œuvre dépend fortement de facteurs comportementaux et
organisationnels, ce qui nécessite un cadre d’analyse spécifique.
4. Theoretical Domains Framework (TDF) : cadre d’analyse des facteurs d’influence
Le Theoretical Domains Framework (TDF) est un cadre théorique robuste issu de 33 théories
du changement de comportement. Il regroupe 14 domaines permettant d’identifier de manière
systématique les déterminants des pratiques professionnelles en santé.
De nombreuses revues systématiques (Wu et al., 2023 ; Wan et al., 2023 ; Roddis et al., 2024)
ont appliqué le TDF à la prévention des escarres et ont identifié les domaines les plus influents :
Connaissances, Compétences, Contexte environnemental et ressources, Rôle professionnel et
identité, Influences sociales, Optimisme et Croyances sur les capacités.
Tableau des domaines TDF les plus pertinents en prévention des escarres en chirurgie :
Domaine TDF
Description principale
Exemples de barrières en unité de chirurgie à l’HGR
Exemples de facilitateurs
Connaissances
Niveau de connaissance sur les risques et mesures
Méconnaissance des guidelines ou des échelles de risque
Formation continue sur les recommandations
Compétences (Skills)
Capacité pratique à réaliser les gestes
Technique inadéquate de repositionnement ou d’utilisation des cales
Ateliers pratiques et supervision
Contexte environnemental et ressources
Disponibilité de temps, personnel et matériel
Manque de matelas anti-escarres, charge de travail élevée
Mise à disposition de supports adaptés
Rôle professionnel et identité
Perception du rôle dans la prévention
Priorité donnée aux soins post-opératoires urgents
Leadership infirmier fort et valorisation du rôle
Influences sociales
Soutien ou pression des collègues et hiérarchie
Culture d’équipe peu orientée prévention
Collaboration multidisciplinaire (infirmiers, kinés)
Optimisme / Croyances sur les capacités
Confiance en l’efficacité des actions
Croyance que « les escarres sont inévitables en chirurgie »
Retour d’expérience positif sur les succès
Application au contexte de l’HGR : En unité de chirurgie, les barrières dominantes relèvent
principalement des domaines Contexte environnemental et ressources (manque de personnel
et de matériel) et Rôle professionnel (priorisation des soins vitaux). Les facilitateurs incluent une
formation régulière, un protocole écrit clair et une culture de prévention partagée.
5. Modèle conceptuel intégré
Le cadre théorique proposé combine les trois piliers :
Schéma conceptuel (à reproduire dans Word avec SmartArt ou formes) :
Patients alités en unité de chirurgie à l’HGR
↓ (Risque élevé – facteurs intrinsèques/extrinsèques)
Évaluation du risque (Échelles Braden / Waterloo)
↓
Mesures de prévention recommandées
(Repositionnement + Supports anti-pression + Nutrition + Soins cutanés)
Facteurs d’influence (Theoretical Domains Framework - TDF)
┌──────────────────────┬──────────────────────┐
BARRIÈRES FACILITATEURS
(Manque de ressources, temps, formation, (Formation, protocole clair,
priorisation des soins vitaux, etc.) leadership, collaboration)
Niveau d’adhésion aux mesures préventives
Incidence et gravité des escarres
Ce modèle permet d’émettre les hypothèses suivantes :
H1 : Les facteurs organisationnels et environnementaux (domaine TDF « Contexte
environnemental et ressources ») exercent l’influence la plus forte sur la mise en œuvre des
mesures préventives.
H2 : L’identification et la levée des barrières via le TDF permettront d’améliorer significativement
l’adhésion aux pratiques recommandées à l’HGR.
6. Justification et pertinence du cadre pour l’étude
Ce cadre est particulièrement adapté car :
Il est fondé sur des preuves (guidelines internationales et revues systématiques récentes).
Il est opérationnel : il permet de mesurer à la fois les pratiques (quantitatif) et les
perceptions/barrières (qualitatif).
Il est contextuel : il tient compte des contraintes spécifiques aux unités de chirurgie dans les
hôpitaux à ressources limitées (charge de travail, disponibilité de matériel).
Il oriente directement la méthodologie (étude mixte) et les recommandations futures (conception
d’un protocole local réaliste et durable).
Références principales
European Pressure Ulcer Advisory Panel, National Pressure Injury Advisory Panel and Pan
Pacific Pressure Injury Alliance (2019). Prevention and Treatment of Pressure Ulcers/Injuries:
Clinical Practice Guideline. (Mises à jour 2025 en cours).
Cane, J. et al. (2012). Validation of the theoretical domains framework for behaviour change.
Implementation Science.
Wu, Z. et al. (2023). Barriers and facilitators to pressure injury prevention in hospital settings: A
mixed methods systematic review.
Wan, C.S. et al. (2023). Barriers and facilitators to implementing pressure injury prevention.
Journal of Advanced Nursing.
Kurian, S. et al. (2025). The incidence of pressure ulcers in surgical patients: A systematic
review.