Cours Sémio Générale
Cours Sémio Générale
COURS DE SEMIOLOGIE
DES ANIMAUX DOMESTIQUES
SEMIOLOGIE GENERALE
1- Contact avec l’animal et moyens de contention.
2- Symptomatologie et langage médical
3- Anamnèse
4- Examen clinique
Examen général
Examen approfondi
5- Diagnostic et pronostic
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SEMIOLOGIE SPECIALE
1- Habitus extérieur
2- Thermopathologie
3- Système nerveux
4- Peau et dépendances
5- Œil et dépendances
6- Oreilles et dépendances
7- Goût et odorat
8- Système locomoteur
9- Système digestif
10- Système respiratoire
11- Système circulatoire et hématologie
12- Système urinaire
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INTRODUCTION
Définitions
Sémiologie: étude des signes cliniques, des symptômes des maladies
(dictionnaire de la médecine)
= étude des signes mis en évidence par l’examen clinique du patient.
= partie de la médecine qui étudie les signes cliniques.
= étude de l'ensemble des signes apparents
Propédeutique = ensemble des techniques d’examen qui permettent
de détecter les signes cliniques
Elle nécessite la connaissance de gestes précis et méthodiques,
effectués en fonction des connaissances anatomiques et
physiologiques.
Importance
BASE DE LA CLINIQUE = synthèse des études médicales qui s'occupe des
malades chez lesquels elle cherche à dépister par l'analyse, les signes de la
maladie, à rassembler et synthétiser tous les éléments permettant de poser un
diagnostic à partir duquel sera instauré un traitement rationnel
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1ère PARTIE: SEMIOLOGIE GENERALE
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1. Contact avec l’animal et moyens de contention
Contact avec un animal connaître:
- son comportement
- son anatomie et sa physiologie (cv: ruade, Bo: coup de patte latéral)
Contention:
Technique d’immobilisation de l’animal,
Permettant d’effectuer ou d’exécuter l’examen
clinique sans risques et sans accidents aussi bien
pour l’animal que pour le clinicien.
Moyens de contention
- Physiques: manuels ou utilisation des instruments
et/ou des dispositifs particuliers
- Chimiques: utilisation des substances chimiques
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Moyens de contention
- Physiques
Manuels: - Bo:
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Moyens de contention
Manuels:
-Cv et Bo: contre les coups de patte, flexion de la patte du côté où se
trouve le clinicien.
- PR: attraper l’animal par une des pattes postérieures et saisir le cou.
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Moyens de contention
couloirs de contention
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Moyens de contention
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Moyens de contention
- Physiques
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Moyens de contention
- Physiques
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Moyens de contention
- Physiques
- Chimiques: font partie des moyens spéciaux ou exceptionnels.
Utilisés lorsqu’il y a nécessité de tranquilliser l’animal pour examen
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2. Symptomatologie et langage médical
Symptomatologie
Symptôme = toute manifestation par laquelle les processus pathologiques (ou
états morbides) se révèlent. Couramment appelé signe.
Ex.: toux dans la bronchite; diarrhée dans l’entérite.
Syndrome: ensemble de symptômes associés dans certaines maladies.
Ex.: la fièvre est un syndrome qui associe les symptômes d’hyperthermie,
de troubles respiratoires, circulatoires et sécrétoires…
Classification des symptômes
+++ classes en fonction de +++ facteurs:
Nature
- symptômes matériels = statiques = anatomiques: caractérisés par:
un trouble physique (fracture)
un trouble chimique (albuminurie)
un trouble morphologique (tumeur), …
Ils forment le domaine de l’anatomie pathologique et s’observent sur le vivant ou sur le
cadavre s’ils laissent des lésions
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Nature
- symptômes matériels = statiques = anatomiques
-symptômes fonctionnels = dynamiques = physiologiques: caractérisés par
un trouble de la fonction qui peut être:
augmentée (polyurie)
Diminuée (oligurie)
Pervertie (hématurie), …
Ils sont du domaine de la physiologie pathologique et ne s’observent que
sur le vivant.
Siège
- symptômes locaux
- symptômes généraux
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Nature
Siège
- symptômes locaux
- symptômes généraux: se manifestent dans tout l’organisme ou sur une
grande partie de celui-ci ou encore sur une des
grandes fonctions. Ex.: fièvre.
Ces symptômes font défaut dans les affections légères (rhinite banale)
Parfois associés aux symptômes locaux graves qui retentissent sur
l’organisme entier (abcès avec fièvre)
peuvent exister seuls dans certaines maladies à évolution rapide et à
localisations difficiles à déceler (charbon)
Ordre d’apparition
- symptômes précurseurs
- symptômes primaires
- symptômes secondaires
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
- symptômes précurseurs = prodromiques: se présentent sous forme
d’indisposition, de symptômes vagues ou d’un syndrome banal
généralement constaté au début de nombreuses maladies.
Sont cependant insuffisants pour permettre un diagnostic symptômes
avant – coureurs ou prémonitoires.
Ex: inappétence, dépression, inrumination, diminution de la
lactation chez la vache laitière.
- symptômes primaires = primitifs: ce sont les premiers qui peuvent
permettre une appréciation diagnostique.
Ex.: la température , la conjonctivite et la toux sont des symptômes
primaires de la maladie de Carré chez le jeune chien.
- symptômes secondaires = tardifs: surviennent vers la fin de la maladie
du fait que les lésions ont mis plus de temps à se former ou alors qu’ils
proviennent des complications
Ex.: encéphalite dans la maladie de Carré; Emphysème dans la
pneumonie du veau.
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
- symptômes essentiels
- symptômes principaux
- symptômes accessoires
- symptômes accidentels
- symptômes essentiels = constants: sont inséparables du trouble
existant. Ex.: fièvre dans toute infection aigue.
- symptômes principaux: dépendent du trouble principal. Occupent le 1er
rang par leur gravité et leur importance. Ex.: toux, jetage et
dyspnée dans une bronchiolite.
- symptômes accessoires = contingents: ne sont pas nécessaires. Leur
absence ne change pas l’aspect de la maladie. Leur présence peut
cependant rendre les symptômes principaux plus explicites. Ex.:
glucosurie et pica dans la rage.
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
- symptômes essentiels
- symptômes principaux
- symptômes accessoires
- symptômes accidentels = épiphénomènes: n’ont aucun lien avec la
maladie courante. Ils sont dus à des causes accidentelles, des
circonstances étrangères, fortuites. Ex.: fracture d’un membre
chez un chien souffrant d’une virose.
Durée
- symptômes permanents
- symptômes passagers
- symptômes rémittents
- symptômes intermittents
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
Durée
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
Durée
Relations avec la lésion
Signification diagnostique
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
Durée
Relations avec la lésion
Signification diagnostique
Mode de perception
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Nature
Siège
Ordre d’apparition
Importance
Durée
Relations avec la lésion
Signification diagnostique
Mode de perception
Moyens de reconnaissance
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Symptomatologie
Langage médical
En médecine vocabulaire spécial pour désigner les maladies et leurs
manifestations. On peut distinguer:
- une nomenclature scientifique
- des nomenclatures profanes.
- Nomenclature scientifique: elle utilise:
- des noms propres: maladie de Carré, de Johne, de Basedow, etc…
- des pays ou des localités où la maladie a été constatée pour la première
fois: maladie de Teschen, de Borna, le mal
napolitain ou français (syphilis), maladie de
Newcastle…
- les couleurs des humeurs: charbon, ou des tissus: jaunisse.
- le symptôme dominant: avortement épizootique.
- des analogies variables: cancer, choléra,…
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Symptomatologie
Langage médical
- Nomenclature scientifique
- des noms propres
- des pays ou des localités
- les couleurs des humeurs
- le symptôme dominant
- des analogies variables
- le siège et la nature du mal: la plus moderne et la plus générale.
Utilise le latin ou le grec pour former les
mots, constitués en général d’un radical
qui est le nom de l’organe atteint et
d’une terminaison ou suffixe qui
spécifie la variété de lésion. On ajoute
même le pus souvent un préfixe.
l’inflammation: suffixe ite: glossite, gastrite, entérite, bronchite,
néphrite, cystite, métrite, myocardite, phlébite, péritonite, …
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Symptomatologie
Langage médical
- Nomenclature scientifique
- des noms propres
- des pays ou des localités
- les couleurs des humeurs
- le symptôme dominant
- des analogies variables
- le siège et la nature du mal
la douleur: suffixe algie ou dynie: gastralgie, névralgie, pleurodynie, …
l’hémorragie: suffixe rhagie: entérorhagie, métrorrhagie, …
les écoulements: suffixe rhée: otorrhée, leucorrhée, …
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Symptomatologie
Langage médical
- Nomenclature scientifique
- le siège et la nature du mal
l’inflammation
la douleur
l’hémorragie
les écoulements
les paralysies: suffixe plégie: hémiplégie, paraplégie, …
les altérations du sang: suffixe émie: urémie, anémie,
hémoglobinémie, bactériémie, septicémie,
toxémie,…
les altérations urinaires: suffixe urie: polyurie, oligurie, albuminurie
pyurie, acétonurie, …
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Symptomatologie
Langage médical
- Nomenclature scientifique
- le siège et la nature du mal
l’inflammation
la douleur
l’hémorragie
les écoulements
les paralysies
les altérations du sang
les altérations urinaires
les syndromes généraux: suffixe pathie: gastropathie, cardiopathie.
Ou le suffixe ose: néphrose, névrose, encéphalose.
Ou le suffixe ase: lithiase, helminthiase, otocariase, …
Suffixe ome réservé à l’oncologie: sarcome, fibrome, carcinome, …
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Symptomatologie
Langage médical
- Nomenclature scientifique
Elle peut préciser le trouble ou l’altération pathologique: gastrite
hémorragique, néphrite purulente, cystite calculeuse, endocardite
rhumatismale, …
- Nomenclatures profanes
varient à l’infini suivant les contrées, les localités. Le Clinicien établi
dans une localité aura intérêt à connaître ce langage, puisqu’il base en
partie son diagnostic sur les renseignements qui lui sont fournis par le
propriétaire de l’animal.
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2. Symptomatologie et langage médical
3. Anamnèse ou commémoratifs
= Histoire de la maladie :
Ensemble des renseignements fournis par le propriétaire au cours de son
interrogatoire sur les circonstances qui ont précédées la maladie et son
début chez l’animal.
Les éléments obtenus sont dits anamnestiques ou commémoratifs.
Doivent cependant être contrôlés par l’examen objectif du malade!!!
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L’interrogatoire: étape-clé dans l’établissement de la relation
propriétaire-Vétérinaire. Il vise:
- l’identification du malade: espèce, race, âge, sexe (signalement de
l’animal), caractère, utilisation, alimentation, logement
(environnement de l’animal), antécédents pathologiques et même
héréditaires
- le motif de la consultation
- les circonstances et la date du début de la maladie en visant
notamment l’étiologie probable, les possibilités de contagion (y-a-
t-il eu transport, déplacement, achat, contact direct ou indirect
avec un animal malade); début lent ou subit?
- les symptômes présentés et leur évolution jusqu’au moment de la
consultation; la maladie a-t-elle progressée ou est restée
stationnaire?
- le traitement éventuel: l’animal a-t-il été traité? Quel TT? Quels
résultats?
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4. Examen clinique
= examen objectif du malade. Doit être complet. Il comporte:
- l’examen général ou superficiel = vue d’ensemble
- l’examen approfondi ou détaillé (des divers appareils et régions)
Examen général
Commence par une observation à distance de l’animal en même temps
que se fait le recueil des commémoratifs
- à distance: d’un coup d’œil rapide, le Vétérinaire pourra déterminer:
l’aspect extérieur, le faciès, l’attitude, le tempérament, le poids,
l’état de nutrition (embonpoint), la taille, …
couleur de la crête, état des plumes, de l’œil chez les oiseaux.
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Examen général
Examen approfondi = Systématique ou détaillé
= examen appareil par appareil.
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L’examen d’un appareil comprend les étapes suivantes:
- inspection
- palpation
- pression
- percussion (pour les organes cavitaires)
- auscultation
- succussion
- mobilisation (appareil locomoteur)
- examens complémentaires
Inspection
=exploration par la vue. Permet de constater l’absence ou la présence d’un élément.
Permet de noter des modifications macroscopiques et un
dysfonctionnement de l'appareil atteint
Le sujet est examiné soit au repos (anatomique), soit en mouvement (fonctionnel):
cas des boiteries, de l’exploration du cœur , de l’appareil respiratoire, …
L’efficacité de l’inspection varie avec le degré d’entraînement l'animal et du
praticien.
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Inspection
Etat de dénutrition
chez une vache locale
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Inspection
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Inspection
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Inspection
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Inspection
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Inspection
Palpation et pression
= exploration par le toucher.
Technique permettant de mettre en évidence une tuméfaction, une
déformation, une zone de chaleur, une anomalie de consistance... ainsi que
l'existence d'une éventuelle sensibilité à la pression
Palpation: application méthodique et légère de la main ou des doigts sur une partie
du corps accessible.
Pression: palpation énergique.
Toucher: mode de palpation destiné aux organes contenus dans des cavités
naturelles (rectum, vagin, bouche, cavités nasales) ou artificielles
(fistules) donnant accès aux doigts ou à la main.
Ex.: toucher rectal= fouiller rectal chez les grands animaux.
Technique d’exécution: la palpation doit être méthodique et menée avec douceur
(main de velours) pour ne pas perturber l’animal, ce qui
aboutirait à des réponses erronées.
La palpation doit commencer préférentiellement par les
r égions saines, puis progressivement intéresser les régions
suspectes ou malades.
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Inspection
Palpation et pression
Technique d’exécution:
Peut être pratiquée avec un ou plusieurs doigts, une ou deux mains ou alors avec le
poing fermé
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Inspection
Palpation et pression
Technique d’exécution:
Lors des opérations de palpation, de pression, de fouiller ou du toucher, la
connaissance parfaite de la topographie, de la forme, des dimensions, des rapports
des organes à l’état sain peut remplacer la vue jusqu’à un certain niveau pour
dépister les anomalies de situation, de forme, de rapports et de nombre de divers
organes.
Renseignements fournis par la palpation et la pression:
L’état de consistance:
dure, peut indiquer un corps solide (ex. consistance pierreuse calcul;
consistance ligneuse tumeur)
Molle: présence d’un tissu mou ou d’un liquide (sang, exsudat, transsudat)
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Inspection
Palpation et pression
Renseignements fournis par la palpation et la pression:
La température:
L’état de consistance:
dure,
Molle: cas de l’œdème: sous la pression du doigt, le liquide fuit doucement,
puis revient lentement occuper sa position initiale, de sorte que
l’empreinte digitale persiste un certain temps comme si elle avait été
faite dans une pâte ou dans de la cire molle (signe du godet)
La mobilité:
normale entre la peau et les muscles, la peau et un groupe ganglionnaire,
une glande et les tissus environnants.
Anormale: luxation, fracture, diminution des mouvements(ankylose,
contracture, rétraction).
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Inspection
Palpation et pression
Renseignements fournis par la palpation et la pression:
La température:
L’état de consistance:
La mobilité
La crépitation:
L’état pulsatile
*Mensuration: destinée à apprécier les dimensions, le poids, la capacité , … de
certains phénomènes pathologiques. En clinique, on utilise généralement la
mensuration approximative en comparaison avec des objets de dimensions connues.
Ex.: trajet de la longueur d’un doigt; tumeur du volume d’un grain de mil, d’un pois
ou d’un œuf de poule, de la tête d’un enfant; dépilation de la dimension d’une pièce
de 100 francs, …
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Il s’agit de frapper plus ou moins fortement les parties à examiner de manière que
leur ébranlement produise des vibrations susceptibles de renseigner sur leur
sonorité, leur résistance et leur sensibilité.
Elle nécessite un long apprentissage clinique.
Elle est interdigitale ou instrumentale.
Dans la percussion de la cage thoracique par exemple, procéder par bandes
verticales d’abord, puis horizontales;
Les mouvements de choc doivent être égaux et réguliers dans
leur force et leur fréquence.
Doit se faire dans un environnement silencieux et de préférence
dans un local pas trop spacieux.
La percussion interdigitée est surtout conseillée chez les petits
animaux.
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Percussion interdigitale
chez les petits animaux
Percussion instrumentale
chez les grands animaux
(marteau plessimétrique) 52
L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Résultats: principalement trois sons: la sonorité; la matité; la submatité.
La sonorité: lorsque les parties percutées contiennent des gaz, il se produit un son
composé d’intensité et de timbre considérables, se prolongeant pendant un certain
temps: c’est le son clair. Il peut être:
pulmonaire ou pulmonal: s’obtient en percutant le poumon normal. Il
provient de l’air alvéolaire, du tissu pulmonaire très élastique et de la cage
thoracique qui vibrent simultanément. Ces vibrations sont de longue durée.
Tympanique: lorsque les vibrations sont de courte durée. Peut être aigu ou
grave selon les dimensions de l’organe percuté.
La matité: lorsque les parties percutées sont privées d’air comme les solides et les
liquides, on obtient un son mat qui est sans timbre, sans résonnance et de courte
durée. Il est comme étouffé et s’éteint si tôt produit. Il est parfois qualifié de son
fémoral parce que ressemblant à celui produit en percutant les grosses masses
musculaires entourant le fémur = matité absolue.
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Résultats
La sonorité
La matité:
- constatée normalement au niveau du foie, du cœur chez certains
animaux, mais surtout au niveau des grosses masses musculaires.
- constatée d’une manière anormale dans certains organes qui
habituellement contiennent de l’air et qui n’en contiennent plus.
C’est le cas lors d’induration pulmonaire, d’épanchement cavitaire
(pleural, péricardique, péritonéal), de réplétion d’un sinus,…
La percussion ne permet pas de déceler les matités profondes.
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Résultats
La sonorité
La matité
La submatité:
Son intermédiaire entre la sonorité et la matité. Résulte:
- parfois de l’épaisseur plus grande du tissu recouvrant l’organe sonore
- de la pauvreté de la région examinée en gaz
- de la raréfaction des gaz dans une partie normalement sonore.
On peut déceler la submatité dans les cas suivants:
- poumon normal avec cavité thoracique épaisse;
- bords des poumons (normalement);
- induration partielle du tissu pulmonaire (bronchopneumonie, pneumonie
lobulaire, nodule tumoraux ou divers tubercules…)
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Résultats
La sonorité
La matité
La submatité
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Auscultation
= exploration par l’oreille pour recueillir des bruits produits chez un animal par
certains organes afin de déceler d’éventuelles altérations pathologiques.
Elle peut être médiate ou immédiate.
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Auscultation
Auscultation du rumen
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L’examen d’un appareil
Inspection
Palpation et pression
Percussion
Auscultation
Succussion
Consiste à imprimer à une partie du corps des secousses brusques ou assez fortes.
Réservée exclusivement à l’exploration de l’abdomen.
Permet de mettre en évidence:
Examens complémentaires
Ils viennent en complément de l’observation clinique
Au terme de l’examen clinique, le Praticien peut tirer une conclusion clinique qui,
dans certains cas devrait être confortée par des examens complémentaires
(épreuves fonctionnelles, biologie clinique, imagerie médicale,
anatomopathologie,…)
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4. Examen clinique
5. Diagnostic et Pronostic
Diagnostic = art de reconnaître (de déceler) les maladies et de les différencier entre
elles.
Divers types de diagnostic:
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Diagnostic
- symptomatique
-anatomique
-étiologique
Détermination de la cause ou des causes de la maladie. Fait intervenir très souvent
Le laboratoire.
Par exemple, on dira que l’ictère (diagnostic symptomatique) d’origine
hépatique (diagnostic anatomique) est du à une leptospire (diagnostic
étiologique).
Ou encore, l’urémie d’origine rénale est due à un calcul du bassinet.
Ou alors que le météorisme est dû à l’hypertrophie des ganglions médiastinaux
tuberculeux.
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Circonstances pouvant compliquer ou faciliter le diagnostic
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5. Diagnostic et Pronostic
Diagnostic
Pronostic
Jugement porté d’avance sur l’évolution , la durée et l’issue de la maladie.
Il s’agit d’apprécier la gravité ou la bénignité de la maladie.
En médecine vétérinaire, le pronostic est médical et économique.
« les animaux n’ont de valeur que par les services qu’ils rendent ou par l’agrément
qu’ils procurent. Leur vie est une ruine ou une charge du moment qu’ils deviennent
inutiles ou dangereux (tuberculose) »
Le pronostic peut être favorable, défavorable ou réservé.
-Favorable: lorsque la guérison peut survenir dans de bonne conditions
économiques;
-Défavorable ou fâcheux quand la maladie est reconnue comme incurable (cancer
de l’œsophage par exemple) ou lorsque l’issue fatale est presque certaine ou encore
Quand la guérison ne peut survenir que dans des conditions économiques trop
onéreuses (fracture d’un membre chez le cheval, gale démodectique chez le chien)
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Diagnostic
Pronostic
-Favorable
-Défavorable
-Réservé ou douteux: lorsque les éléments recueillis sont trop vagues ou
insuffisants pour une appréciation ferme.
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