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Le projet d'oléoduc Keystone XL, soutenu par Justin Trudeau et TC Energy, a été abandonné par Joe Biden, qui souhaite respecter ses engagements environnementaux. Les écologistes et les populations autochtones s'opposent au projet en raison de ses impacts environnementaux, tandis que les travailleurs syndiqués craignent des licenciements. Ce projet, qui visait à transporter du pétrole canadien vers les États-Unis, a été un point de discorde majeur entre le Canada et les États-Unis.

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Le projet d'oléoduc Keystone XL, soutenu par Justin Trudeau et TC Energy, a été abandonné par Joe Biden, qui souhaite respecter ses engagements environnementaux. Les écologistes et les populations autochtones s'opposent au projet en raison de ses impacts environnementaux, tandis que les travailleurs syndiqués craignent des licenciements. Ce projet, qui visait à transporter du pétrole canadien vers les États-Unis, a été un point de discorde majeur entre le Canada et les États-Unis.

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QUI ?

1) Justin Trudeau et son gouvernement

2) Joe Biden

3) Groupements écolos

4) TC Energy

5) Travailleurs syndiqués

6) Barack Obama

7) Donald Trump

8) Populations autochtones amérindiennes

POURQUOI ?
MOTIVATIONS 1) Souhait de concrétiser le projet Keystone XL pour développer le
marché du pétrole canadien. Souhait de créer de l’emploi (60 000).
Réduction de la dépendance énergétique envers le Moyen Orient et
le Venezuela pour toute l’Amérique du Nord.

2) Souhaite annuler le projet Keystone XL pour maintenir ses


promesses en terme d’objectifs liés au réchauffement climatique.
Dans la lignée de la politique d’Obama. Symbole fort de sa politique
environnementale. Opposition face à Trump. Accord de Paris, objectif
neutralité carbone 2050.

3) Souhait de stopper le projet Keystone XL car jugé trop polluant et


dénoncent la déforestation nécessaire à sa construction. Dénoncent
l’exploitation du pétrole d’Alberta.

4) Souhait de concrétiser leur projet. Cherchent à rattraper leur


investissement.

5) Souhaitent conserve leur emploi.

6) Développement d’une politique environnementale, opposé au


projet Keystone XL.

7) Souhait de développer le projet Keystone XL car climatosceptique


assumé.

8) Souhait de conserver leurs réserves naturelles et ne pas voir la


construction de Keystone XL empiéter sur leurs territoires.
1) Développer son marché du pétrole vers de nouveaux marchés.
Militer pour la concrétisation du projet Keystone XL et obtenir un
COMMENT ? meilleur prix. Investissement de 5 milliards d’euros. Création
Actions d’emplois

2) Annulation du permis présidentiel permettant à Keystone XL de


continuer à développer son projet.

3) Dénoncent la pollution, la déforestation et l’exploitation du pétrole


d’Alberta. Actions militantes

4) Annulation du projet et licenciements de millier de travailleurs


syndiqués. Cherche à récupérer son investissement.

5) /

6) Opposition au projet Keystone XL.

7) Lègue la permission de reconstruction du projet Keystone XL.

8) Soulèvement contre le projet Keystone XL. Procès en justice


remporté.

RAPPORTS DE
FORCE ? Acteurs Forts ?

1 – Trudeau + gouvernement
2 – Biden
4 – TC Energy
6 – Obama
7 – Trump

Acteurs faibles ?

3 – Ecolos
5 – Travailleurs
8 – Autochtones

Qui est allié avec qui ?

Trudeau (gouvernement) + Trump + TC Energy + travailleurs

Biden + Obama + Ecolos + Autochtones


Première pomme de discorde entre Justin Trudeau1 et Joe Biden2 il y a près de cinq mois (donc
janvier 2021), le projet controversé d’oléoduc3 Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis,
dénoncé par les groupements écologistes, a été officiellement abandonné, mercredi 9 juin. « TC
Energy4 a confirmé aujourd’hui après un examen complet de ses options et en consultation
avec son partenaire, le gouvernement de l’Alberta 5, avoir mis fin au projet d’oléoduc Keystone
XL », a annoncé l’opérateur canadien dans un communiqué.

TC Energy avait annoncé la suspension des travaux quelques heures avant la signature du décret
par M. Biden, le 20 janvier, dès son entrée en fonctions. L’organe de communication de TC
Energy, dans l’Ouest canadien, avait fait part de sa déception, annonçant prévoir en
conséquence « le licenciement de milliers de travailleurs syndiqués6 ». De son côté, le
gouvernement de l’Alberta a expliqué avoir également quitté le projet et dit « explorer toutes
les options » pour récupérer son investissement, selon un communiqué. Il estime que l’abandon
du projet devrait lui coûter 1,3 milliard de dollars canadiens (882 millions d’euros).

« Nous restons déçus et frustrés par les circonstances entourant Keystone XL, y compris
l’annulation du permis présidentiel permettant au pipeline7 de traverser la frontière », a
regretté le premier ministre de l’État d’Alberta, Jason Kenney. L’Alberta concentre l’essentiel
des réserves de pétrole du pays, principal produit d’exportation du Canada. Ce projet, soutenu
par le gouvernement canadien (incarné par Justin Trudeau) mais critiqué par les écologistes,
avait été lancé en 2008. Annulé une première fois par Barack Obama8 car jugé trop polluant, il
avait été remis sur les rails par Donald Trump9 pour des raisons économiques.

La révocation du décret de son prédécesseur était une des promesses de campagne de M. Biden,
dans le cadre de son plan de lutte contre le changement climatique. Elle avait également suscité
la déception du premier ministre canadien (Justin Trudeau), qui s’était engagé à mener à terme

1
Premier ministre canadien.
2
Président des Etats-Unis actuellement.
3
Conduite sous forme de grands tubes qui permettent de conduire le pétrole d’un point à un autre.
4
Entreprise multinationale américano-canadienne qui construit des oléoducs et gazoducs.
5
État canadien riche en pétrole.
6
Syndiqués : qui bénéficient d’une protection et de droits légaux.
7
Au conduit, à l’oléoduc.
8
44e Président des Etats-Unis entre 2009 et 2017.
9
45e Président des Etats-Unis entre 2017 et 2021.
Keystone XL ainsi que d’autres oléoducs afin d’acheminer le pétrole canadien vers d’autres
marchés et d’en obtenir un meilleur prix.
Le Canada, 4e producteur mondial de pétrole, après les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et la
Russie, possède des gisements importants principalement contenus dans des sables bitumineux
de l’Ouest dont l’exploitation est critiquée par les écologistes.

L’oléoduc Keystone XL devait permettre d’acheminer, dès 2023, plus de 800 000 barils de
pétrole par jour entre l’Alberta et les raffineries américaines du golfe du Mexique.

Selon les écologistes, l’extraction du


pétrole en Alberta est jugée trop polluante
(émissions de gaz à effet de serre élevée).
De plus, ils dénoncent les déforestations
nécessaires à la construction de l’oléoduc
et les risques de fuites. Les populations
autochtones amérindiennes s’étaient aussi
soulevées contre le projet. En 2012, la
justice américaine leur avait donné raison
en ordonnant à TC Energy de mettre en
place un nouveau tracé évitant les réserves
naturelles. En 2015, le président Barack
Obama décide de mettre fin aux
discussions en bloquant le projet.

Mais, à peine arrivé au pouvoir en janvier


2017, Donald Trump le relance et délivre
de précieux permis de construire à TC
Energy.

TC Energy avait donc repris l’an dernier


les travaux de construction sur la portion nord de l’oléoduc, longue de 1 947 kilomètres, entre
la frontière canadienne et l’État du Nebraska, ceux sur la portion sud vers le Texas étant déjà
terminés. TC Energy estimait les coûts de ces travaux à 9,1 milliards de dollars américains
(7,5 milliards d’euros). Comme Barack Obama, Joe Biden était depuis le départ fermement
opposé à ce projet. Le nouveau président américain voulait faire de cet oléoduc un symbole fort
de sa politique environnementale qui se veut à l’opposé de celle de Donald Trump,
climatosceptique assumé. Pour rappel, en plus de faire revenir les Etats-Unis au sein de
l’Accord de Pairs sur le climat, Joe Biden a annoncé un ambitieux plan de 1700 milliards de
dollars pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Le projet Keystone XL était pourtant bien défendu par le gouvernement canadien (incarné par
le Premier Ministre Trudeau) pour plusiseurs raisons. Le gouvernement a investi près de 5
milliards d’euros et de fonds publics sur ce projet. Le gouvernement comptait sur les 60 000
opportunités d’emplois qu’aurait permis la construction de l’oléoduc. Justin Trudeau évoquait
aussi un projet essentiel pour la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord grâce à une
réduction de la dépendance envers le Venezuela et le Moyen-Orient.

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