U.P.B. Sci. Bull., Series D, Vol. 68, No.
1, 2006
NOUVEAU ALGORITHME POUR LA METHODE DE
COMPTAGE DE CYCLES MODIFIEE POUR PRENDRE
L’EFFET DE SEQUENCE EN CONSIDERATION
A. E. BOUGLOULA, K. REFASSI*
Un algoritm pentru a obţine metoda de evaluare a ciclurilor rainflow
(metoda picaturii) mai performanta luand în considerare efectul de secvenţa, intr-o
incarcarea ciclica, a fost prezentata prin un alt autor. S-au efectuat modificari
pentru a remedia căteva lipsuri. Astfel, acumularea deteriorarilor prin oboseala
poate fi calculata mai corect dacă se folosesc şi modele care iau in considerare
efectul de secvenţă. O organigramă modificată care poate fi integrată intr-un model
de oboseală este presentată aici.
Un algorithme pour rendre la méthode de comptage de cycles rainflow
(comptage des étendues en cascade) plus performante en prenant l’effet de
séquence, dans un chargement cyclique, en considération a été présenté un autre
auteur Des modifications pour remédier à quelques manques dans cet algorithme
ont été effectuées. Par ceci, l’accumulation d’endommagement par fatigue peut être
calculée plus correctement s’il y a utilisation des modèles qui considèrent l’effet de
séquence. Un organigramme modifié, qui peut être intégré dans un modèle de
fatigue est présenté ici.
Mots clés: Méthode de comptage rainflow, effet de séquences.
Introduction
L’identification des évènements endommageant dans un chargement
cyclique à amplitudes variables ce fait généralement par la méthode rainflow [1].
Les boucles d’hystérésis qui se forment lors du comptage sont traitées comme des
cycles correspondant à un chargement cyclique avec amplitudes constantes.
Généralement l’endommagement est quantifie en utilisant des courbes de fatigue
pour des chargements cycliques à amplitudes constantes, ce qui fait perdre l’effet
induit par l’ordre d’application de chaque cycle. Alors on constate que dans
plusieurs cas l’effet de séquence n’est pas pris en considération ou même s’il est
pris en considération, il sera pris incorrectement. Dans cet article, un nouveau
algorithme est proposé pour remédier à quelques manques présentés par l’ancien
algorithme [2] proposé par Anthes.
*
Eng., Eng., Dept. of Materials Strength, University POLITEHNICA of Bucharest, Romania
68 A. E. Bougloula, K. Refassi
1. La méthode de comptage de cycles rainflow
A présent plusieurs algorithmes ont étés proposés pour mettre cette
méthode en œuvre. Algorithme de Clormann et Seeger [2], algorithme de
Downing et Socie [3] et algorithme de Glinka et Kam [4].
La méthode de comptage rainflow enregistre les boucles d’hystérésis
fermées en fin de comptage. Tandis que la plus part des boucles se forment le long
du temps du chargement, ce qui ne permet pas de prendre en considération l’effet
de chaque boucle déjà fermée sur le reste dans le temps de chargement.
L’exemple de la Fig. 1 montre trois schémas qui représentent: l’histoire de
chargement contrainte en fonction du temps Fig. 1.a, la courbe contrainte en
fonction de la déformation Fig. 1.b et une représentation des boucles d’hystérésis
résultantes du comptage de cycles Fig. 1.c.
a
Fig. 1. Exemple b
de comptage de cycles par rainflow classiquec[2].
Si la séquence présentée ici est utilisée tel qu’elle est Fig. 1.c, l’influence
de la boucle (3-4) sur les boucles (5-6) et (1-2) sera pris en considération. Mais
cette séquence n’est pas totalement correcte car les pics 1 et 2 sont exécutés avant
les autres pics.
2. La méthode de comptage de cycles rainflow modifiée
Anthes [2] propose la méthode de comptage de cycles rainflow avec
quelques modifications pour prendre l’effet de séquence en considération et qu’il
lui a donné le nom “Méthode de comptage de cycles rainflow modifiée”. Les
modifications effectuées sont simples mais décisives. Si, un demi-cycle est
enregistré, il sera traité comme un évènement endommageant, mais si ce demi-
Nouveau algorithme pour la methode de comptage de cycles modifiee 69
cycle ne ferme pas une boucle d’hystérésis, donc il sera considéré comme s’il
constituait une boucle d’hystérésis virtuelle. Trois cas de figure peuvent êtres
distingués :
1. La boucle d’hystérésis virtuelle se fermera un peu plutard par un autre
demi-cycle; la Fig. 2 montre cette situation. Dans ce cas l’incrément
d’endommagement sera déterminé et ajouter à l’endommagement total.
2. Le demi-cycle traité comme une boucle virtuelle continuera sa trajectoire
un peu plutard, Fig. 3. Une nouvelle boucle d’hystérésis virtuelle plus
large sera formée, et l’incrément d’endommagement sera calculer par la
différence d’endommagement causé par la nouvelle boucle virtuelle et
celui causé par l’ancienne boucle virtuelle. La Fig. 3 illustre un exemple
où l’incrément d’endommagement de b à d est déterminé comme suit :
ΔDb − d = ΔDa − d − ΔDa − b (1)
Si ce nouveau cycle ne ferme pas une boucle il sera traité une autre fois
comme s’il constituait une boucle d’hystérésis virtuelle.
Fig. 2. Boucle d’hystérésis fermée par un demi-cycle [2].
3. La boucle d’hystérésis ne se fermera pas jusqu’à la rupture et l’incrément
d’endommagement causé par cette boucle restera valide et pris en compte.
Ce qui montre la différence entre les deux méthodes.
70 A. E. Bougloula, K. Refassi
Fig. 3. L’incrément induit par un demi-cycle [2].
Les modifications portées sur la méthode de comptage de cycles rainflow,
proposée par Anthes, donnent une nouvelle définition des cycles et des demi-
cycles sous formes de boucles d’hystérésis fermées et virtuelles, les boucles
d’hystérésis virtuelles servent à déterminer les incréments d’endommagement
entre un pic et une vallée, un pic et un pic ou une vallée et une vallée de l’histoire
de chargement. Ces modifications n’influent pas sur les principes d’identification
des cycles de la méthode rainflow. Mais la différence réside dans le traitement des
résultats d’identification et leurs influences sur l’estimation d’endommagement,
car le but est de prendre en considération l’effet d’ordre d’application des cycles
dans l’estimation d’endommagement et des durées de vie à la fatigue. Dans ce cas
le calcul de l’endommagement se fait au fur et à mesure que le comptage de
cycles et n’en pas comme la procédure classique de comptage où on compte tous
les cycles jusqu’à la fin et puis on fait le calcul à partir du nombre de cycles à
chaque niveau de contrainte. Ce qui permet d’effectuer le calcul en respectant
l’ordre des cycles dans l’histoire de chargement.
3. Les remarques et les modifications portées à cette démarche
L’auteur dans son article a tracé un organigramme qui explique la parcours
nécessaire pour appliquer cette démarche. L’application de cet organigramme
conduit à faire les remarques suivantes :
1-Dans le cas d’un chargement croissant comme illustré sur la Fig. 4, il
n’y aura jamais d’endommagement car tous ces cycles se concordent avec la
première règle mémoire, ‘memory rules’, (si la boucle d’hystérésis se ferme à la
courbe contrainte-déformation cyclique et après le chargement suit la même
trajectoire que cette courbe).
Nouveau algorithme pour la methode de comptage de cycles modifiee 71
2- Si on prend l’exemple de la Fig. 1, l’effet du demi-cycle qui part du
point 1 jusqu’au point 2 n’est pas pris en considération et il cause peut être la
majorité d’endommagement.
σ
σ
t ε
Fig. 4. Sollicitation cyclique croissante.
Pour remédier à ces manques présentés par cet organigramme on doit
procéder à des modifications qui prennent en compte les remarques déjà citées au-
dessus. La Fig. 6 montre cet organigramme qui est écrit de façon à utiliser des
séquences déformation-temps comme données d’entré. Deux variables sont
utilisées et qui contiennent les points de départ des demi-cycles qui ne servent pas
à fermer des boucles ; ER pour les valeurs de déformation et SR pour les valeurs
de contrainte. Deux compteurs sont définis pour organiser le contenue des deux
variables. Le premier IZ, qui représente les points à la position où le dernier point
du commencement d’un demi-cycle est localisé. Le deuxième IR, qui représente
les points à la position où le premier point du commencement d’un demi-cycle qui
peut former une boucle d’hystérésis fermée est localisé. Les valeurs de contrainte
sont déterminées en utilisant l’équation de la courbe contrainte-déformation
cyclique (FC) et une autre équation pour les demi-cycles (FH) Fig. 5. Pour FC,
l’équation utilisée est
ε =σ + σ
E
(K )
'
1
n' (2)
et pour FH, l’équation utilisée est :
Δε = Δσ + 2 Δσ
E
(2K ) '
1
n' . (3)
Cet organigramme inclus aussi une référence pour calculer l’incrément
actuel d’endommagement ΔD et la somme actuelle d’endommagement.
Tel qu’on peut voir cet algorithme est basé essentiellement sur la
comparaison des deux compteurs.
72 A. E. Bougloula, K. Refassi
Fig. 5. Diagramme contrainte-déformation cyclique.
Les données d’entrées nécessaires pour effectuer un calcul à l’aide de cet
algorithme sont: histoire de chargement (déformation-temps) ou un fichier qui
contient des valeurs de déformations correspondantes aux pics et vallées de
l’histoire de chargement, les données concernant le matériau utilisé (module
d’élasticité (E), coefficient de contrainte cyclique ( K ′ ), exposant de la loi de
consolidation cyclique ( n′ ), coefficient de résistance à la fatigue ( σ ′f ), exposant
de contrainte de fatigue (b), coefficient de ductilité en fatigue( ε ′f ), exposant de
ductilité en fatigue(c)) et le coefficient de concentration de contrainte (Kt) si c’est
nécessaire.
L’incrément d’endommagement est calculé par une relation de cumul du
dommage par fatigue et la durée de vie est déterminer par l’endommagement total
causé par cette histoire de chargement. La durée de vie est donnée par le nombre
de bloques, si cette histoire se constitue d’un bloque de référence qui se répète
jusqu’à la rupture, ou du nombre de cycles à la rupture.
Nouveau algorithme pour la methode de comptage de cycles modifiee 73
DEBUT
Initialiser
IZ = 0, SR(IZ) = 0
IR = 1, ER(IZ) = 0
1
Non
Lire le prochain ε FIN
Oui
Δ ε = ε - ER(IZ)
2
= >
IZ ? IR
Non
<
ABS(ε) > ABS(ER(IZ)) ABS(Δε) < ABS(ER(IZ) – ER(IZ - 1))
Oui Non Oui
Boucle fermée
σ = FC(ε) σ = SR(IZ) σ = SR(IZ) +
σmax = max(SR(IZ-1),SR(IZ))
IR = IR + 1 + FH(Δε) FH(Δε) σmin = max(SR(IZ-1),SR(IZ))
εmax = max(ER(IZ-1),ER(IZ))
Non Non εmin = max(SR(IZ-1),ER(IZ))
ε > ER(IZ) ER(IZ) > ε Det ΔD
Det D = D + ΔD - ΔDold .
Oui Oui ΔDold = 0.
Boucle virtuelle Boucle virtuelle
σmax = max(SR(IZ-1),SR(IZ)) σmax = max(SR(IZ-1),SR(IZ))
σmin = max(SR(IZ-1),SR(IZ)) σmin = max(SR(IZ-1),SR(IZ)) Non
εmax = max(ER(IZ-1),ER(IZ)) εmax = max(ER(IZ-1),ER(IZ)) IZ – IR ≥ 1
εmin = max(SR(IZ-1),ER(IZ)) εmin = max(SR(IZ-1),ER(IZ))
Det ΔD Det ΔD Oui
Det D = D + ΔD - ΔDold . Det D = D + ΔD - ΔDold .
ΔDold = 0. ΔDold = 0. σmax = max(SR(IZ-1),SR(IZ-2)) ΔDold
σmin = max(SR(IZ-1),SR(IZ-2))
=0
εmax = max(ER(IZ-1),ER(IZ-2))
εmin = max(SR(IZ-1),ER(IZ-2))
Det ΔDold
σ = FC(ε)
ΔDold= 0
IZ = IZ - 2
Fig.6. L’organigramme de la méthode rainflow modifiée.
IZ = IZ + 1, 4. Exemple
SR(IZ) = σ,ER(IZ) = ε démonstratif
Le déroulement de l’estimation d’endommagement, en prenant l’effet
d’ordre d’application de chaque cycle en considération, avec l’utilisation de cet
algorithme va être illustré par l’exemple de la Fig. 4 redessiné ci-dessous.
74 A. E. Bougloula, K. Refassi
5 σ
σ 3 3
1 1 5
0
0
ε
t
2 2 4
4
Fig. 7 Exemple démonstratif.
Les valeurs initiales des compteurs sont IZ=0 et IR=1, aussi SR(0)=0 et
ER(0)=0.
Les étapes sont les suivantes :
• Lire la valeur suivante ε(0).
• Déterminer la variation de déformation Δε=ε(0)-ER(0).
• Comparaison IZ=0<IR=1.
• Déterminer la contrainte σ(0)=FC(ε(0)).
• IZ=IZ+1=1, SR(1)=σ(0), ER(1)=ε(0). Retour à 1.
• Lire la valeur suivante ε(1).
• Déterminer la variation de déformation Δε=ε(1)-ER(1).
• Comparaison IZ=1=IR=1.
• Vérifier si ABS(ε(1))>ABS(ER(1)). Oui.
• Déterminer la contrainte σ(1)=FC(ε(1)). Et IR=IR+1=2.
• Vérifier si ε(1) > ER(1). Oui.
• Déterminer ΔD = 0 et D = 0.
• IZ=IZ+1=2, SR(2)=σ(1), ER(2)=ε(1). Retour à 1.
• Lire la valeur suivante ε(2).
• Déterminer la déformation Δε=ε(2)-ER(2).
• Comparaison IZ=2=IR=2.
• Vérifier si ABS(ε(2))>ABS(ER(2)). Non.
• Déterminer la contrainte σ(2)=SR(2)+FH(ε(2)).
• Vérifier si ε(2) > ER(2). Non.
• IZ=IZ+1=3, SR(3)=σ(2), ER(3)=ε(2). Retour à 1.
• Lire la valeur suivante ε(3).
• Déterminer la déformation Δε=ε(3)-ER(3).
• Comparaison IZ=3>IR=2.
• Vérifier si ABS(Δε)<ABS(ER(3)-ER(2)). Non.
• Boucle fermée.
• Déterminer ΔD1-2 et D=D+ΔD1-2-ΔDold.
Nouveau algorithme pour la methode de comptage de cycles modifiee 75
• IZ-IR≥1. Oui. Déterminer ΔDold=D1-0. IZ=IZ-2=1. Retour à 2.
• Comparaison IZ=1<IR=2.
• Déterminer la contrainte σ(3)=FC(ε(3)).
• IZ=IZ+1=2, SR(2)=σ(3), ER(2)=ε(3), maxε=ε(3). Retour à 1.
• Lire la valeur suivante ε(4).
• Déterminer la déformation Δε=ε(4)-ER(2).
• Comparaison IZ=2=IR=2.
• Vérifier si ABS(ε(4))>ABS(ER(2)). Non.
• Déterminer la contrainte σ(4)=SR(2)+FH(ε(4)).
• Vérifier si ε(4) > ER(2). Non.
• IZ=IZ+1=3, SR(3)=σ(4), ER(3)=ε(4). Retour à 1.
Le calcul continue de cette façon jusqu’au dernier cycle.
L’endommagement total causé par l’histoire de chargement sera déterminé et la
durée de vie à la fatigue sera estimée en fonction de cet endommagement.
Conclusion
Les effets de séquences sont connus être un facteur important dans
l’accumulation d’endommagement par fatigue. Ils sont induits par la quantité des
irrégularités dans l’histoire de chargement qui sont généralement augmentées par
les surcharges et les sous-charges.
Un algorithme qui a été mis en place pour rendre la méthode de comptage
de cycles rainflow plus performante en prenant l’effet de séquence en
considération. Il a été modifié pour remédier à quelques manques. Celui ci a
tendance à fournir des données correctes pour des modèles d’accumulation
d’endommagement. Avec celui ci on peut s’attendre à une amélioration de la
prédiction de la durée de vie à la fatigue en comparaison avec celle déterminer par
la méthode classique.
Il faut mentionner que dans la littérature de spécialité il y a peu de données
sûr relatives à cette procédure et au cumul de dommage en fatigue.
Les résultats des simulations numériques effectuées lors d’implantation de
cet algorithme dans un programme de calcul à la fatigue montre une amélioration
de la prédiction de la durée de vie par fatigue.
76 A. E. Bougloula, K. Refassi
REFERENCES
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edition, AE-22, 1997.
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7. F. Richards, N. LaPointe and R. Wetzel, A Cycle Counting Algorithm For Fatigue Damage
Analysis. Paper N° 740278 presented at: SAE Automotive Engineering Congress, Detroit,
Michigan, 1974.