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Module ORL

L'otite moyenne aiguë (OMA) est une inflammation infectieuse de l'oreille moyenne, plus fréquente chez les enfants en raison de la structure de leur trompe auditive. Les symptômes incluent l'otalgie, la fièvre et une baisse de l'acuité auditive, tandis que le traitement vise à soulager la douleur et à traiter l'infection. L'évolution est généralement favorable, mais des complications peuvent survenir, notamment chez les adultes où une pathologie cancéreuse doit être envisagée.

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L'otite moyenne aiguë (OMA) est une inflammation infectieuse de l'oreille moyenne, plus fréquente chez les enfants en raison de la structure de leur trompe auditive. Les symptômes incluent l'otalgie, la fièvre et une baisse de l'acuité auditive, tandis que le traitement vise à soulager la douleur et à traiter l'infection. L'évolution est généralement favorable, mais des complications peuvent survenir, notamment chez les adultes où une pathologie cancéreuse doit être envisagée.

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Module : ORL Dr: 2010/2011

Touati

L’Otite moyenne aigue


(OMA)
I. Définition:
- On appel l’otite moyenne aigue (OMA) l’inflammation aigue d’origine infectieuse de
l’oreille moyenne

II. L’étiopathogénie :
- L’infection ou l’inflammation se propage généralement par contiguïté à travers la trompe
auditive, cette dernière étant courte et horizontale chez l’enfant => l’OMA est plus fréquente
chez l’enfant que chez l’adulte qui a la trompe auditive inclinée en avant et bas ,elle est mesurée
un peu plus de 3cm .
- Les germes incriminés par ordre de fréquence : 1- streptocoque pneumoniae
2- Haemophilus influenzae
3- Moraxella catarrhalis

III. La clinique :
le type de description OMA de jeune enfant .
1. Les signes fonctionnels :
a) - L’otalgie :- signe constant ,précoce et spécifique de OMA
- elle peut se traduire de façon indirecte, en particulier chez le nourrisson ,il
faut l’évoqué devant des pleurs, des insomnies et tous trouble de comportement

b) - La fièvre : il peut s’agir d’une fébricule ou d’une fièvre importante ou modérée dans ces
cas l’origine bactérien est probable .
c) - Baisse de l’acuité auditive : due à la présence du pus au niveau de la cavité de l’oreille
moyenne (hypoacousie de type de transmission).
d) – L’autophonie : qui peut se manifester par une baisse de l’intensité de la parole
e) Autres signes : les signes des complications à type de paralysie faciale périphérique, …

2. Les signes physiques :


a) - L’examen otoscopique : le tympan est rouge congestif par fois bombé ou même perforé
dans sa région antérieure dans ce cas on trouve également une otorrhée purulente

b) - L’examen rhinologique : retrouve des signes en faveurs d’une rhinite à une


muqueuse congestive, hypertrophie des cornets et une rhinorhée muqueuse ou
mucopurulente .
c) - L’examen oropharyngé : peut retrouve une pharyngite et un jetage postérieur.

IV. L’examen paraclinique :


- Le DGC est clinique
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- On peut retrouver une VS et CRP élevés


- hyperleucocytose à la FNS.
- En cas d’otorrhée purulente un prélèvement avec étude cytobactériologique peut être
réaliser .
V. Les formes cliniques :
1)- L’OMA suppurée : - dans ce cas on retrouve une otorrhée purulente
- l’otalgie soit disparus soit elle est devenue supportable.
- l’hypoacousie est améliorée.
- l’autophonie disparue.
- la fièvre est le dernier signe qui s’améliore.
2)-L’OMA de l’adulte :elle est rare mais son caractère répétitif doit faire suspecter Kc du cavum
NB : . L'otalgie révélatrice chez l’adulte n'est pas toujours synonyme d'OMA et l'on
s'attachera à éliminer d'autres pathologies sous-jacentes, notamment néoplasiques.
VI. Le traitement :
1)- Le but : - calmer la douleur
- Traiter l’infection
- Prévenir les complications
2)- Les moyens :
a) - Médicamenteux :

 Les anti-inflammatoires stéroïdiens : les corticoïdes en cure courte 5-6 j prise


unique matinale à dose de 1mg/kg/j avec arrêt brutal à la fin du TRT .
 Les ATB : spectre adapté
* Amoxicilline + acide clavulanique (Augmentin®, Ciblor®)
* céphalosporine de 2ieme ou 3ime génération exp voie orale type céfuroxime
axétil (Zinnat®),cefpodoxime proxétil (Orelox®)
* si allergie aux B lactamines : on donne d'érythromycine sulfisoxazole
(Pediazole®), de cotrimoxazole (Bactrim®)
 Les antalgiques :
b) Instrumentaux : paracentèse
- Elle consiste à l’ouverture du tympan dans sa region antéro-infarieure à fin de drainer
la collection de la caisse

3) –Les indications :
* ATB +/- Corticothérapie et/ou antalgique
* Paracentèse : on la pratique lorsque la fièvre ne décroche pas , associe à des signes
généraux tel que diarrhée déshydratation et lorsque elle est associe à des trouble
centraux tel que l’obnubilation.
VII. L’évolution et les complications :
- L’évolution est favorable même sans TRT
- Les complications sont possibles (mastoïdite, paralysie faciale, labyrinthite, méningite...)
VIII. La conclusion :
- L’OMA est une pathologie inflammatoire bénigne fréquente notamment chez les enfants
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- Elle est le plus souvent d’évolution favorable


- Elle doit cependant tirer l’attention chez l’adulte sur l’éventuelle pathologie
cancéreuse constitue le facteur déclenchant

L’Otite moyenne chronique


(OMC)
I. Définition:
- l’otite moyenne chronique un processus inflammatoire chronique est actif de revêtement de
l’oreille moyenne avec ou sans écoulement avec ou sans perforation tympanique .

A)- L’OMC à tympan fermé


1) - définition : elle se définie par l’existence au niveau de l’oreille moyenne d’un
épanchement séreux , sero-muqueux ou muqueux généralement amicrobien.
2) - L’étiopatogenie :
- Il s’agit d’une affection généralement à l’âge périscolaire
- Chez l’enfant la bilatéralité est une règle
- Il existe plusieurs facteurs favorisants :
a) - Facteurs d’environnement : tel que:* le tabagisme passif qui ralentit
* le climat: c’est une pathologie hivernal
b) - La prématurité et la souffrance fœtale
c) - Les facteurs congénitaux : tel que : * la fonte vélaire
* La fonte vélo palatine
d) - Les facteurs immunoallergiques et les infections ORL à répétition
- La pathogénie est exprime par 2 facteurs le dysfonctionnement tubaire et
l’inflammation de l’oreille moyenne .

3) - La clinique :
a) - Les circonstances de découverte :
 L’hypoacousie : de type de transmission qui peut se manifeste par un retard de
l’acquisition du langage, la difficulté scolaire , un comportement évoquant une
hypoacousie ( faire répéter les gent augmenter le sons ou rapprocher au télévision)
 Parfois l’OMC peut être découverte lors d’une poussée de réchauffement évoquant
une OMA.
b) - L’examen clinique :

- L’otoscopie : le tympan est toujours modifié soit dan sa couleur ou dans sa texture
ou dans sa mobilité ,il parait épais perd sa transparence ,par fois rétracté mais le plus
souvent bombé de couleur sombre ou bleuté ou bleu violacée ; parfois on peut
perçoir un niveau liquidien ou des bulles d’aires au travers .
- Le reste de l’examen ORL apprécié l’état des fosses nasales et du cavum.

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- L’examen de l’oropharynx recherche une anomalie vélaire ou vélopalatine .

4) - Les examens paraclinique :


a) - Le tympanogramme : nous renseigne sur la mobilité de la membrane tympanique
qui est très ralentit en cas d’otite séreuse et qui se manifeste par une courbe en dôme
b) - L’audiométrie : permet de confirmer l’existante de surdité de transmission ,mais
sans nous renseigner sur la cause .

5) – Le TRT :

a) Le but : - restaurer l’audition


- Eviter les récidives.

b) Les moyens :

 Médicamenteux : corticoïde + ATB thérapie


 Instrumentaux : - insufflation tubulaire
- les aérosols mano-sonique permet de donner des corticoïdes à
l’intérieur de la caisse sans d’être agressif
 Chirurgicaux :
- la mise en place d’un aérateur transtympanique dans le quadrant ant-inférieur
- l’ablation des végétations adénoïdes

B) L’OMC à tympan ouvert

1) - définition :
C’est une inflammation chronique sécrétoire de l’oreille moyenne se drainant dans le
conduit auditif externe à travers une perforation tympanique.
2) – La clinique :
a) - Les signes fonctionnels :

 L’otorrhée : elle est muqueuse verdatre non purulente evoquant des


sectrétions nasales ( l’enfant mouche par l’oreille)
 L’hypoacousie de transmission : d’intensité variable constituée rarement
le motif de consultation.
b) - Les signes physiques :
- L’otoscopie : retrouve une perforation tympanique antérieur non marginal
(épargnant de cadre osseux)
- Le reste de l’examen ORL peut retrouver des signes entretenant le processus
inflammatoire tel que l’hypertrophie des cornés , rhinite chronique ,déviation
des cloisons nasale ….

3) - Les examens complémentaires :

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- Le DGC est clinique


- L’audiométrie nous renseigne sur le type et le degré de la surdité

4) - Le TRT : le même que l’OMC a tympan fermé

C) L’OMC cholesteatomateuse

1) - Définition : c’est la présence au niveau de l’oreille moyenne d’un épithélium


malpighien kératinisé qui a une propriété ostéolytique et qui se surinfecte constamment
2) - La pathogénie : il est du à une migration épidermique à travers une poche de
rétraction rompue ou une perforation tympanique marginale
3) - La clinique
a) - Les signes fonctionnels :
 L’hypoacousie de transmission : discrète d’installation progressive
et peu importante .
 L’otorrhée purulente : constante mais minime , caractérisée par sa
fétidité qui évoque l’odeur du poisson……
 Elle peut se manifester également par des complications : vertiges,
paralysie faciale périphérique
b) - Les signes physiques :
- L’otoscopie : retrouve une perforation tympanique postérieure ou post-
supérieure volontiers marginale laissant parfois apparaitre des paillettes
blanchâtres c’est le cholestéatome .
4) - Les examens complémentaires :

- Le scanner du roché est l’examen complémentaire du choix car il permet defaire un


bilan d’extension locale du cholesteatome (états de la chaine, des osselets, du canal
facial, du canal semi circulatoire externe et de la base du crane )

5) - l’évolution :
 Sans TRT : l’évolution se fait vers les complications locales ou générales
pouvant mettre en jeu le pronostic fonctionnel (surdité) et/ou esthétique
(paralysie faciale) et/ou vital (abcès du cerveau, méningite….)

6) – le TRT :
- Le TRT est exclusivement chirurgical
- Le but : * l’exérèse complète de cholesteatome
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* éviter les récidives


- la chirurgie : comprend 2 temps :
* 1ier temps anti-inflammatoire : étape de l’exérèse
* 2ieme temps :12 -18 mois après le 1ier temps à fin anti-inflammatoire
sur les résidus ou les récidives et fonctionnel en rétablissant
l’effet choléminaire ( tympan et chaine )
* 2 techniques : - ouverte
- fermée

Les Mastoïdites
I.Définition:
- La mastoïdite est une infection de la muqueuse des cellules mastoïdiennes et l’os mastoïdiens
par fois considérée comme ostéite.
II. L’etiopathogénie :
- La mastoïdite fait souvent suite à une OMA non ou mal traitée ou OMC en période de
réchauffement (surinfection ).
- Elle est la conséquence soit de la virulence du germe ou d’un état anatomo-physiologique
favorable tel que : une trompe auditive obstruée , un aditus ad antrum non fonctionnel
, le rôle tampon de la mastoïde dépassé , diabète, l’immunodépression passagère ou
permanente et en fin les âges extrêmes
III. La clinique :
TDD : mastoïdite retroauriculaire chez un adulte jeune
a) - Les signes fonctionnels :
 L’otalgie : - elle diffuse à toute la région auriculaire par fois à l’hémicrâne.
- Elle est d’aggravation nocturne souvent insomniante
 L’otorrhée : peu abondante et représente rarement le motif de consultation

 Une hypoacousie : de transmission constante mais de gravité variable

 Autres : l’élévation de la température soit fébricule ou fièvre


b) - Les signes physiques :
 Le décollement du pavillons
 Le comblement du sillon retroauriculaire (pus ou oedéme)
 La peau en regard de la mastoïde est rouge inflammée, parfois on trouve
orifice de fistulisation rétroauriculaire
 La palpation:- de la région rétoauriculaire exacerbe la douleur
-Retrouve un empâtement on palpant la région rétroauriculaire
 La ponction : peut ramener du pus.
 L’otoscopie: - Chute de la paroi posterosupérieure du conduit auditif ext

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- Le tympan lorsqu’ il est vu, il est rouge congestif bombé


comprenant une petite perforation laissant sourdre du pus
rappelant l’aspect de Pie de Vache.
 Le reste de l’examen apprécier l’état du cavum, l’état des fosses nasales et
recherche un éventuel facteur favorisant.
IV. Les examens paracliniques :
- L’examen clé est le scanner du rochet, il nous renseigne sur l’état de la caisse de la mastoïde
(aérée ou pas ) sur leur contenu densité (parenchymateuse ou liquidienne), sur l’état de la
Chaine auriculaire, le canal facial, et les canaux semicirculaires.
- Il permet également au chirurgien d’anticiper d’emblé des éventuels difficultés chirurgicales
- L’examen cytobactériologique n’est pas très indiqué .

V. Les formes cliniques :


a) Les formes selon l’âge :
1. La forme de sujet âgé : l’état général du sujet âgé peu faire en sort que la
mastoïdite s’exprime à un stade + /- évolué avec : cervicalgie, douleur de
l’ATM (articulationtemporo-mandibulaire) irradiante , presbyacousie ,
dépression … etc.
2. La forme du nourrisson : c’est l’otoentrite du nourrisson on distingue 2 forme.
 La forme générale (pédiatrique): elle rêvait un tableau de gastroentérite fébrile
 La forme otologique (ORL) : la symptomatologie proche de TDD

b) Les formes anatomiques :


1. La Mastoïdite à développement temporal : le pavillon est décollé vers le bas , la
tuméfaction est localisée dans la région temporozygomatique

2. La Mastoïdite à développement inférieur : elle se manifeste par torticolis qui est


une contraction permanente, douloureuse et réductible de muscle SCM dans un
contexte inflammatoire et infectieux ; avec un passé otologique.

VI. Le traitement :
a. Le but du TRT : - stériliser la mastoïdite
- prévenir le complications et les récidives .
b. Les moyens :
1- Médicamenteux :
 ATB : adapté à la diffusion osseuse pendant 15 j peut être efficace lorsque le
DGC est précoce .
 Antalgique
2- Chirurgicaux : - le TRT de choix de la mastoïdite
- Consiste : * à la mise à plat de la cellule mastoïdienne
* et l’exérèse de l’os infecté
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VII. Le DGC différentiel :


1. Le mastoidisme : il s’agit d’une inflammation passagère de la mastoïde ou la
région mastoïdienne
2. Le furoncle rétro auriculaire
3. ADP retro auriculaire ( Adénite) lésion de cuire chevelu

Les Complications des Otomastoïdites


I. Les thrombophlébites des sinus latérales :

- Le sinus latérale est une formation veineuse (structure histologique différent que celle
d’une veine) constitue par un repli des méninges, elle se prolonge au niveau cervical par
la veine jugulaire interne elle sert à drainer le sang veineux de l’hémi carne homolatérale.

- La thrombophlébite du sinus latérale se manifeste par :


 Céphalées : - localisées à hémicrâne permanente.
- ne sédant pas aux antalgique usuels.
 L’oedéme de l’hémiface
- Actuellement la thrombophlébite du sinus latéral est une complication rare du faite de
l’automédication par les antibiotiques et les anti inflammatoires
- Le tableau le plus grave correspond à des signes du déficit moteur dû à des emboles
septiques dans un tableau infectieux
II. La labyrinthite :
Elle correspond à un syndrome vertigineux périphérique associé parfois à des signes
cochléaires tel que acouphènes (bourdonnement) , surdité de perception ou mixte .

III. Les complications méningo-encéphalitiques :


Peuvent être due soit à l’irritation des méninges soit à la propagation de l’infection vers les tissues
sous arachnoïdiens par des orifices préformés le long des gaines nerveuses et / ou vasculaires ou
bien par des orifices constitués suite au processus infectieux (ostéolyse)
IV. La paralysie faciale périphérique :
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1- Cliniquement :
a) Au repo : - chute de la commissure labiale
- Effacement du pli nasogénien
- Elargissement de la fente palpébrale
- Effacement des rides frontales
b) A la mimique : - fuite d’air et impossibilité de gonfler la joue de coté paralysé
- Immobilité de la commissure labiale lors des sourires
- Occlusion palpébrale impossible avec déplacement du globe
oculaire en haut et en dehors ( signe de CHARLE BELL)
- Impossibilité de froncer les sourcils du coté paralysé
2- Les examens complémentaires :
Ils ont une valeur localisatrice et pronostic
 Le test de SHIRMER : apprécie les sécrétions lacrymales
 Le reflexe stapédien
 La gustométrie : le gout
 L’EMG des muscles de la face n’a d’indication qu’après 3
semaines d’évolution

3- Les complications :
Elles sont d’ordre oculaire, allant de la conjonctivite à la kératite et parfois cécité
4- Le traitement :
a) Le but : - restaurer , retrouver une mobilité de la face
- Prévenir les complications oculaires
b) Les moyens :
 Médicamenteux : - corticothérapie
- Antibiothérapie
- Vitaminothérapie neurotrope B1, B6
- Collyre et larmes artificielles
 Chirurgicaux :

 Réparation statique :
* suspension de la commissure labiale
* alourdissement de la paupière supérieure

 Réparation dynamique :
 La décompression du nerf facial
 L’anastomose hypoglossofacial XII .VII
Le lambeau du muscle temporal

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Les explorations fonctionnelles de l’audition


Quelques définitions :
a) La surdité : se définit par la ↓ ou la suppression de l’audition, due à une lésion siégeant en
un pont quelconque de l’appareil auditif la lésion touche :
 Soit l’appareil de transmission (oreille externe, oreille moyenne )
=> surdité de transmission ST
 Soit l’appareil de perception (cochlée, nerf cochléaire, voies cochléaires centrales)
=> surdité de perception SP
 Soit les 2 formes peuvent se combiner => surdité mixte
- Cette classification se fait grâce à l’audiogramme ( audiométrie)

b) Les conditions pour une bonne transmission sonore :


1. L’intégrité du tympan
2. L’intégrité de la chaine ossiculaire
3. L’intégrité de la trompe auditive
4. L’intégrité du jeu des fenêtres
c) Les conductions aérienne ou osseuse :
L’application des stimuli sonores peut se faire par conduction aérienne ou osseuse

1) En conduction aérienne : (conductions dites physiologiques)


Le son émis dans l’air et doit donc être capté par le pavillon de l’oreille , mettre en
vibration le typon, être transmis par la chaine des osselets et mobiliser la platine de étrier
pour provoquer des oscillations de pression du liquide péri lymphatique

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2) En conduction osseuse :
- En conduction osseuse, le stimulus vibratoire est directement appliqué sur la boite
crânienne et se propage dans l’os pour atteindre ainsi la cochlée sans passer par
l’appareil de transmission
- L’intérêt de cette conduction osseuse est donc qu’elle permet de tester la fonction
de réception auditive et compris lorsque l’appareil de transmission est lésé
- Le DGC devient ainsi non seulement quantitatif (évolution de la sévérité d’une
surdité) mais aussi qualitatif (détermination de la topographie de l’atteinte)
- NB : la conduction osseuse est plus importante que la conduction aérienne

d) Les tests de l’audition :


1) L’acoumétrie :
 L’acoumétrie vocale n’a pas d’intérêt

 L’acoumétrie instrumentale : épreuves de Rinne et deWeber c’est un examen


subjectif consiste à explorer l’audition à l’aide d’un diapason les épreuves de
weber et Rinne essentiellement qualitatives , permettent de différencier les
surdités neurosensorielles des surdités de transmissions

• L’épreuve de WEBER
- Le diapason est appliqué sur le front. On peut utiliser différentes fréquences.
- Le weber est dit indifférent lorsque le patient entend le diapason des deux côtés
- Il est latéralisé du côté sourd dans les surdités de transmission ( pas de perte)
- Il est latéralisé du côté sain dans les surdités de perception

• L’épreuve du RINNE
- Avec le diapason, on compare la durée de perception de la vibration sonore par
voie aérienne et par voie osseuse. Une oreille normale entend plus longtemps les
vibrations par voie aérienne que par voie osseuse

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- Réalisation : le diapason est appliqué sur la mastoïde. Lorsque le patient cesse de


percevoir la vibration, on place le diapason en regard du conduit auditif :
 si le patient entend encore pendant un certain temps, on dit que le
Rinne est positif. Il s’agit d’une audition normale, ou d’une surdité
de perception.
 si le patient, qui a entendu par voie osseuse, n’entend plus par voie
aérienne, on dit que le Rinne est négatif. Il s’agit d’une surdité de
transmission.

NB : le diapason ne donne pas de renseignement sur : - la gravité de la surdité ( légère, moyenne ou sévère )
- si la surdité est mixte

2) audiométrie tonale liminaire


a) Principe : On recherche les seuils auditifs pour chaque oreille, à différentes
fréquences, en conduction aérienne et en conduction osseuse. La conduction osseuse
évalue les performances de l’oreille interne et du nerf auditif ; la conduction
aérienne évalue les performances de l’oreille externe, de l’oreille moyenne, de
l’oreille interne et du nerf auditif.
b) Les inconvénients : - exploration auditive subjective
- cabine isolé du bruit ( cabine insonorisée)
c) Les avantages : - facile à réaliser , répétitive, transcriptible
- chiffrer les déficits auditifs et donc de classer la surdité ( le degré)
- préciser le type de surdité ( perception, transmission ou mixte
d) Réalisation :
- Chaque oreille est testée séparément, dans une cabine isolée du bruit.
- Pour la conduction aérienne, on utilise un casque.
- L’audiomètre délivre des sons purs de 125Hz (graves) à 8000 Hz (aigus), à
des intensités croissantes de 0 dB (seuil auditif normal) à 120 dB. Il s’agit de
sons continus, ou discontinus, ou wobulés.
- Pour la conduction osseuse, on utilise un vibrateur, appliqué sur la mastoïde,
et relié à l’audiomètre.

e) Résultats :

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- Les seuils sont reportés sur un graphique appelé audiogramme. Les fréquences
sont en abcisses, les décibels (dB) de perte auditive sont placés en ordonnées.
Les seuils normaux correspondent à 0 dB (0dB de perte auditive).
- La différence des seuils de conduction aérienne et de conduction osseuse est
appelé Rinne audiométrique

1- Pour une audition normale :

les courbes de conduction osseuse et aérienne


sont superposées

(seuils normaux : 0 dB en CA et en CO)

2- Pour une surdité de transmission

- la conduction osseuse est normale


(seuil 0 dB)
- la conduction aérienne est diminuée
(perte auditive supérieure à 0 dB)

3- Pour une surdité de perception

- la conduction osseuse est diminuée.


- La conduction aérienneest superposée à
la conduction osseuse.

4- Pour une surdité mixte :

la conduction osseuse est diminuée, et la


conduction aérienne est encore plus diminuée
que la conduction osseuse.

3) L’audiométrie vocale
a) Principe : L’audiométrie vocale mesure l’intelligibilité des mots.

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b) Réalisation : On teste chaque oreille séparément, à l’aide d’écouteurs.


L’audiométriste lit au patient des listes de mots étalonnés en fréquence et en
durée, à une intensité croissante.

c) Interprétation
- Le seuil d’intelligibilité, en dB, correspond à l’intensité sonore permettant
la reconnaissance de 50 % des mots.
- Le maximum d’intelligibilité, en pourcentage, correspond à la meilleure
intelligibilité obtenue.
- Le pourcentage de discrimination, est le pourcentage de mots répétés pour
une intensité supérieure à 35 dB au dessus du seuil d’intelligibilité.
- La courbe est reportée sur un graphique.

NB : - les fréquences aigue => discrimination


- Les fréquences graves => conversation

Remarque : les examens ( acoumétrie audiométrie tonale, audiométrie vocale ) sont des examens
subjectifs et limité d’âge
4) Le reflexe stapédien :
Le reflexe stapédien ( du latin stapia : étrier) consiste en contraction du muscle de l’étrier de
l’oreille moyenne visant à atténuer le niveau d’intensité des sons transmis à l’oreille interne
- Se déclenche entre 85-95Db
- Le muscle de l’étrier empêche l’enfoncement de l’étrier
- Le reflexe acoustico-facial
L’intérêt : - localiser la paralysie faciale
- Apprécier le seuil de la surdité chez l’enfant
** Otospongiose :
- C’est une pathologie de l’oreille interne et moyenne qui touche principalement les femmes en
règle lors de la troisième décennie, et atteint les deux oreilles le plus souvent mais de façon
décollée dans le temps
- Le facteurs génétique est prédominant et l’apparition de la maladie se fait au détour de
modifications hormonales importantes comme pendant la pubérté ou le début d’une grossesse
certain considèrent également que la prise d’un TRT hormonal ( exp : contraception) peut
jouer un rôle

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- C’est l’évolution pathologie des dessus osseux ( ostéodystrophie de la capsule optique ) et il en


existe deux types :
 Un premier type consiste en la fixation de la platine de l’étrier dans la fenêtre ovale
 Le second type , appelé otospongiose cochléaire, fais intervenir une calcification du
labyrinthe osseux de l’oreille interne
 Le DGC :
 Il est le plus souvent époqué devant une surdité de transmission progressive à tympan
normal
 Il peut exister des acouphènes
 L’audiogramme suffisant à évoquer le DGC dans un contexte classique ( surdité de
transmission à tympan normal chez une femme jeune d’une trentaine d’année
aggravée après une grossesse et avec des ATCDs familiaux d’otospongiose )
 Le tympan gramme ne retrouve plus les reflexes stapediens qui sont abolis de façon
précoce dans d’évolution de la maladie
 Le TRT : il consiste généralement à l’exciser chirurgicalement le tissu en excès ou à remplacer
les osselets ou le fenêtre des vestibules,le remplacement de l’étrier par une prothèse est nommé
la spatédectomie ,mais la plupart d temps c’est en réalité un estapédotomie qui est pratiquée

5) Tympanométrie
 La tympanométrie sert à évaluer la souplesse du systéme tympano-ossiculaire, et
l’impédance de l’oreille moyenne sous l’influence d’une hyperpression ou d’une
dépression créée dans le conduit auditif externe.
 La tympanométrie ne peut être réalisée que si le tympan est fermé

1. Réalisation :
- Les deux oreilles sont testées séparément.
- On fait varier la pression d’air dans le CAE à l’aide d’une micro-pompe, qui permet de créer une
hyperpression, ou une dépression dans le conduit. Les variations de mouvement du tympan sont
enregistrés sous forme de courbe de compliance, avec en abcisse la pression (mm d’eau) et en
ordonnées le déplacement du tympan. La compliance maximale est obtenue lorsque les pressions
endo et rétro-tympaniques sont équilibrées.
2. Interprétation : On obtient des graphiques types de tympanométrie (cf fig. jointe)
- oreille normale : pic centré sur le zéro
- obstruction tubaire : pic déplacé vers les pressions négatives
- liquide rétrotympanique: courbe plate
- otospongiose : courbe centrée mais d’amplitude diminuée
- rupture de la chaine ossiculaire : augmentation de l’amplitude du pic

3. Les contres indications : - la perforation du tympan (courbe plate => inutile)


- le pus dans la caisse (risque de diffusion)
6) oto émissions acoustiques

1. Principe : - En 1978 Kemp a découvert que la cochlée émettait des sons en réponse à une
stimulation acoustique : les otoémissions acoustiques provoquées.
- Ces sons produits par la cochlée sont émis par les cellules ciliées externes.
- Ils sont dus à leurs propriétés contractiles.

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- Leur seuil est inférieur au seuil subjectif (ils ne sont pas audibles par le sujet qui
les produit).
- On peut les enregistrer à partir d’un microphone hypersensible placé dans le
conduit auditif externe.

2. Réalisation : - L’enregistrement se fait à partir d’une microsonde placée dans le CAE, et


contenant un haut parleur et un microphone. On émet un clic non filtré, à une
fréquence de 20 stimuli par econdes, et la réponse est moyennée.
- Les paramètres pertinents sont : * la latence d’apparition de la réponse
* son seuil
* son spectre (analyse de Fourier)
- Les otoémissions sont différentes d’un sujet à l’autre, mais parfaitement
reproductibles chez le même sujet.
- Elles disparaissent au delà de 30 dB de surdité.
3. les avantages : - on peut l’utiliser à tout âge
- c’est un examen objectif
4. Applications cliniques

- dépistage de la surdité chez le jeune enfant : si des OEA sont présentes, on peut être sur que
l’enfant entend au moins jusqu’à 30dB. Si elles sont absentes, on ne peut pas conclure.
- dépistage des simulateurs

7)potentiels évoques auditifs ( PEA)


1 - Principe : - En présence d’un signal acoustique, la dépolarisation des fibres auditives
provoque un champ électrique.
- Ce champ peut être enregistré à distance, par des électrodes de surface.
- Les potentiels évoqués auditifs représentent la sommation de la dépolarisation
des différents étapes de la transmission auditive.
2 - Réalisation : - Le patient est placé dans une cabine insonorisée, avec des électrodes collées
sur la mastoïde, le vertex et la région pré auriculaire.
- Il est soumis à une stimulation acoustique dont on peut régler le niveau
sonore. Chaque oreille est enregistrée séparément.
- La stimulation est un click, son bref, aigu (1 kHz, 2 kHz, 4 kHz), répété 10 à
50 fois par seconde. Le signal nerveux est recueilli, amplifié, filtré et
moyenné, afin de pouvoir l’extraire du bruit de fond.

3- Interprétation : - On recueille 5 pics (ondes I à V) correspondant aux différentes synapses de


la voie auditive dans le tronc cérébral :
* Onde I : ganglion spiral et nerf auditif
* Onde II : noyau cochléaire
* Onde III : olive protubérancielle
* Onde IV : noyau ventral du lemniscus latéral
* Onde V : tubercule quadrijumeau postérieur

- Les paramètres essentiels de ces ondes sont leur latence et leur seuil. Les pics
les plus importants sont ceux des ondes I, III et V.

4- Indications : - Mesure objective des seuils auditifs (uniquement pour les fréquences aigues)
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- Dépistage des lésions rétro-cochléaires


- Evaluation de la maturité du système nerveux (normalement acquis à 1 mois)

5- Résultats :
Le type de surdité PEA
- retard de latence de l’onde I
Surdité de transmission - délai entre les ondes normaux
- diminution du seuil
- latences des ondes I et V normales aux fortes intensités
Surdité endocochléaire - les temps de latence augmentent plus vite que du côté sain lorsqu’on
diminue l’intensité de la stimulation
- latence de l’onde I normale
- retard de latence de l’onde V
Surdité rétrocochléaire - augmentation du délai I-V
- augmentation de la différence inter-aurale (IT I-V, IT I-III)
- détérioration du seuil auditif
- altération de la synchronisation des ondes

NB : si rétrocochéaire le neurinome de l’acoustique le plus fréquent ou Schwannome vestibulaire


6 . Les avantages : - examen objectif
- seuil de surdité ( de perception)
- permet de localiser un déficit endocochleaire ou rétrocochléaire
7. les inconvénients : - n’explore qu’une plage de fréquence aigue entre 2000 -4000 Hz
- Ne permet pas de classer le déficit auditif

Remarque : le déficit auditif


 0 - 20 audition normale
 20 - 40 surdité légère
 40 - 60 surdité moyenne
 60 - 80 surdité sévère
 > 90 surdité profonde

Le diagnostic de surdité de l’adulte


I. Définition :
- La surdité se définit par la ↓ ou la suppression de l’audition, due à une lésion siégeant en un
pont quelconque de l’appareil auditif la lésion touche :
 Soit l’appareil de transmission (oreille externe, oreille moyenne )
=> surdité de transmission ST
 Soit l’appareil de perception (cochlée, nerf cochléaire, voies cochléaires centrales)
=> surdité de perception SP
 Soit les 2 formes peuvent se combiner => surdité mixte
II. Le DGC positif :
A. La clinique :
1- L’interrogatoire : fondamental
- Recherche d’ATCDs ORL personnel et /ou familiaux

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- Recherche d’une affection congénitale


- Prise médicamenteuse
- Date d’installation de la surdité , mode de survenue, évolution dans le temps
- Signes d’accompagnement : vertige, acouphène, paralysie faciale
1- L’examen clinique :
- L’examen ORL complet centré sur l’examen otoscopique qui pourra s’aider
d’une loupe ou d’un microscope. l’examen clinique vestibulaire sera toujours
pratiqué
- L’acoumétrie : voix chuchotée montre , mais surtout au diapason
- Les epreuves sont habitullement réalisées :
 L’epreuve de RINNE : compare la CA et CO

 L’epreuve de WEBER
A. Les examens complémentaires :
1- Le bilan audiométrique :
a) l’audiometrie tonale : va préciser les épreuves précédentes et va chiffrer le déficit auditif
 WEBER audiométrique ≡ WEBER acoumetrique
 RINNINE audiométrique s’observe par l’importance de la surface
comprise entre la CO et la CA :
*sujet normal : RINNE (+) ou =
*en cas de ST : seule CAest atteinte = RINNE (-)ou ouvert
*en cas de SP : l’appareil de transmissionetant intact intact
CA≥CO ≡ sujet normel => RINNE =
b) l’audiomerie vocale : confirme les résultats précédentes

2- Tympanometrie et le reflexe stapedien


- La tympanometrie étudie la dynamique du systéme typano-ossiculaire
- Le réflexe stapédien peut être atéré dans sa dynamique ou aboli
3- Les potentiels évoqués auditif (PEA)
4- Le bilan radiologique
 Standard : SHULLER , STENVERS ,CH AUSSE III et IV , GHULLEN
 Tomographie voire scanner
III. Le DGC étiologique :
A. Surdité de transmission :
- sont liées à des lésions de l’oreille moyenne et plus accessoirement de l’oreille externe
- correspondent à un trouble de la transmission des ondes sonores à cochlée
- la ST n’excède jamais 60dB, généralement corrigée par une thérapeutique adaptée à
l’étiologie ce qui l’opposer à la SP
1) par atteinte de l’oreille externe :le DGC est otoscopique
a- bouchon de cérumen
b- corps étrangers du CAE
c- otites externes
d- ostéomes du CAE : - surtout fréquents chez les nageurs et les plongeurs
- le TRT est chirurgical

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e- tumeurs du CAE : bénignes ou malignes


f- Atrésies du CAE : secondaires à traumatisme, congénitales
2) par atteinte de l’oreille moyenne :
a- surdités à tympan normal :
 otospongiose : - c’est une ostéodystrophie primitive de la capsule labyrinthique
entrainant une ankylose de la platine de l’étrier au niveau de la
fenêtre ovale .
- c’est une affection familiale le plus souvent
- plus fréquente chez la femme jeune , avec notion d’hérédité .
- elle peut être bilatérale et s’aggrave pendant le grossesse.
 malformations de la chaine ossiculaire : l’anomalie peut être unilatérale ou
bilatérale, habituellment associé à une malformation plus ou moins importante du
pavillon et du CAE
b- surdité à tympan pathologique
 OMA
 OMC : - à tympan fermé (otites séromuqueses)
- à tympan ouvert
- simples ou choléstétomateuses
 Séquelles d’otites chroniques :
- perforation tymapnique séquellaire avec +/- des anomalies ossiculaire
variables ( destruction , fixation)
- otite fibroadhésive : tympan fermé mais atrophie , rétracté, moulant les reliefs
de la caisse

 Traumatismes de l’oreille moyenne : secondaire à un hémotympan ou à la luxation


d’un osselet
 Tumeurs du glomus jugulaire :
 la surdité peut être révélatrice et s’accompagne souvent d’acouphènes
pulsatiles, synchrones au pouls
 A l’otoscopie , le tympan est bombé, rouge ou rouge sombre, animé de
mouvements pulsatiles, le DGC repose sur la phlébographie
 En absence de TRT ,l’envahissement se fait vers le rocher, la base du crane et
même le cou
B. Surdité de perception : sont liées à une atteinte de l’oreille interne, des voies
cochléaires ou des centres
1) SP endocochléaires :
a- Surdité brusque :
 ce sont des atteintes brutales ou rapidement progressives d’une oreille ,survenant
de façon isolée, le plus souvent sans signes d’accompagnement .
 A l’otoscopie le tympan est normal
 2 étiologies sont évoquées : vasculaire et virale
 c’est une urgence médicale et son TRT doit être entrepris en urgence en milieu
hospitalier
b- Surdité toxiques :
 Ce sont surtout les intoxications médicamenteuses par les ATB de la famille
des aminosides (streptomycine, kanamycine, gentamycine)
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 La surdité est bilatérale, définitive , peut survenir au cours ou au décours du


TRT et s’aggraver après l’arret du TRT
 Certains facteurs favorisent l’apparition de cette ototoxicité ( insuffisance
rénale, prise antérieure de médicaments ototoxique )
 D’autre médicament sont moins fréquemment en cause : quinine et ses
dérivés , certain diurétiques(édecrine) , certains dérivés salicylés
 L’alcool et le tabac , l’oxyde de carbone, plomb…. Ont été incriminés
 Le TRT est préventif, repose sur une prescription justifiée et adaptée en
fonction de l’état rénal
 La surveillance audiométrique est indispensable
c- Presbyacousie :
 c’est une altération physiologique de l’audition , bilatérale, à peu prés
symétrique, apparaissent vers 50-60 ans et qui s’aggrave progressivement
 La surdité s’accompagne souvent d’acouphène et de troubles de l’intelligibilité
 Le TRT : vasodilatateurs périphérique, vitaminothérapie ; l’appareillage doit
toujours être essayé
d- Maladie de ménière :
 elle associe un triade symptomatique : surdité, vertige, acouphènes.
 L’atteinte est unilatérale ; l’affection est due à un hydrops labyrnthique
 Le TRT est médical et en cas d’échec chirurgical

e- SP inféctieuse et inflammatoire :
f- SP traumatiques
2) SP rétrocochléaires
3) SP centrales

IV. Conclusion

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Le Diagnostic des vertiges


I. Définition :
 Le vertige est un symptôme subjectif c’est une sensation erronée de déplacement du sujet
ou de son environnement
 Il peut s’agir d’un grand vertige rotatoire, d’un simple déséquilibre ou d’une sensation des
flottement des objets lors des mouvements de la tète c’est le signe d’une perturbation
vestibulaire pouvant être périphérique ou centrale .
II. Rappel anatomopathologique :
 L’équilibre repose sur 3 biquets : * la vision
* proprioception

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*le labyrinthe postérieur ( vestibule)


 Le système vestibulaire comporte le saccule, l’utricule et les 3 canaux semi-circulaires
( externe ,interne et postérieur )
 Le mouvement du liquide endo-labyrinthique dans ses canaux informe les noyaux
vestibulaires centraux de la position du corps dans l’environnement permettant ainsi le
maintien permanant de l’équilibre

III. Le DGC ( + ) :
 Le DGC repose principalement sur l’interrogatoire

1) L’interrogatoire : +++ va préciser


a. Les caractéristiques du vertige :
 Le type du vertige : rotatoire, déséquilibre instabilité, si chute de quel coté
 La chronologie : date de début, le nombre et fréquence de crise et leur durée
 L’intensité : discret ou obligeant un arrêt de toute activité
 Les circonstances d’apparition : début brutal ou progressif ; au décours
d’une prise médicamenteuse lors d’un épisode infectieux ou apparaissant
avec certain mouvement ( position) .
b. Les signes associés :
 Signe neurovégétatif : nausées vomissement, pâleur et sueur
 Signe cochléaire : acouphène, hypoacousie , hyperacousie
 Signes neurologique : syndrome cérébelleux , syndrome pyramidal
c. Le mode évolutif: - vertige à épisode unique
 Vertige répétitif
 Etat vertigineux chronique
2) L’examen clinique :
a) L’examen vestibulaire :
 Nystagmus : - il peut être spontané ou provoqué lors de la latéralisation du
regard ou par des mouvements, il est apprécier au mieux en utilisant des
lunettes de FRENZEL
 Il s’agit des secousses cycliques des globes oculaires comprenant 2
phases l’une est rapide l’autre est lent, il est désigne par la phase
rapide mais le vestibule atteint est désigne par la phase lente
=> C’est signe Vestibulo-oculaire
 Les déviations segmentaires
- L’épreuve de bras tendus : patient non adossé assis , les index peuvent dévient
du coté atteint .
- L’épreuve de la marche aveugle lorsque elle est (+) le patient décrit une
marche étoilée dévié du coté atteint .
- L’épreuve de piétement aveugle : Elle doit comporter 50 pas pour être
sensible , elle est (+) si déviation
a) Le reste de l’examen :
Doit comporter un examen otologique neurologique , somatique complet
3) Les examens complémentaires
- Audiogramme (audiométrie tonale)
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- PEA
- L’imagerie : qui comporte TDM du roché et un IRM de CAI et de l’angle
pontocerebeleux
- La vidéo nystagmographie : elle étudie le mouvement des globes oculaires
lors des différentes épreuves
- Autres : doppler cervical, bilan biologique (lipidique , glycémie)
IV. Les DGCs différentiels : Ce sont les faux vertiges
 Vasculaire : HTA , hypotension artérielle lipothymie
 Métabolique : hypoglycémie
 Neurologique :syndrome cérébelleux
 Psychiatrique : les phobies

V. Le DGC étiologique :
 L’atteinte périphérique est confirmer lorsqu’il s’agit d’un syndrome harmonieux c à d
que toute les épreuves dévient vers le coté atteint ; on distingue :
a) Le syndrome endo-labyrinthique
1. Les causes traumatiques : observé dans les traumatismes du roché fait par des traits
la fracture passant par le labyrinthe ou par des traits de refond observable à distance
du traumatisme
2. Les infections labyrinthiques : elles peuvent être virale ou bactérienne consécutive
d’une OMA ou OMC
3. Cause médicamenteuse ototoxique : surtout glucoaminoside
4. Cause tumorale : tumeur du roché , tumeur du glomus tympano-jugulaire

5. La maladie de minière :
- due à une hyperpression du liquide endolymphatique c’est l’Hysdrops labyrinthique
- elle se manifeste par des vertiges, surdité et par des acouphènes en conque marine
- l’audiométrie répétée montre une surdité fluctuante de perception
- le TRT repose sur la neurotomie vestibulaire ou la destruction labyrinthique lorsque
les crises sont très répétées
- Vertige positionnel paroxistque benin (VPPB) : des vertiges paroxistiques
déclenchés par certain mouvement de la tête de durée très courte due à des
canalolithiase empêchant en mouvement naturel du liquide endolabyrinthique
b) Le syndrome rétrolabyrinthique :
- Le schwanome vestibulaire
- Neurinome du VII
- Méningiome de l’angle ponto-cerebéleux
- Autre tumeur de l’angle pontérocerebeleux
c) Les causes centrales :
- L’insuffisance vestibulaire
- La sclérose en plaque
- Syndrome de Wallenberg
VI. Traitement des vertiges :
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a) Le But : - arrêter les crises vertigineuses


- prévenir les récidives

b) Les moyens :
1. La mise en condition du patient :
- Chambre sombre et calme
- Pas d’excitant

2. Médicamenteux :
- Anti vertigineux : * Torganil ( action rapide ) pendant 10 j
* Betaserc (action centrale et lente)
- Diurétique ( lasilix,diamax) : maladie de minière et le syndrome
miniériforme on peut utilisé aussi le mannitol après hospitalisation
pour but DGC et thérapeutique
- D’autres médicaments : vasodilatateurs, vit neurotrope, les
antiémétiques
3. Chirurgicaux :
- Destructionww labyrinthique
- Décompression du sac endolabyrinthique
- Neurotomie vestibulaire

4. Rééducation vestibulaire

Les obstructions nasales


I. Définition :
- la respiration normale est une respiration nasale calme et non bruyante
- on appel ON : toute obstacle complet ou incomplet au passage de l’air par la fosse nasales
II. Rappel anatomo-physiologique :
- Les fosses nasales sont 2 cavités séparés par le septum nasal (cartilagineux en
avant et osseux en arriere)

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- Latéralement elles sont limitées par les parois intersinusonasales, ses parois
contient des reliefs osseux appelés cornets au nombre de 3 chaque cornet
referme un méat : * le méat inférieur draine le canal lacrymal
* le méat moyen et supérieur d raine les sinus de la face
antérieur et postérieur
- Les fosses nasales sont ouvertes sur l’air ambiant en avant par les orifices
narinaire et en arrière sur le cavum par les choanes
- La muqueuse des fosses nasales est de type respiratoire et celle des cornets
reforme le tissu caverneux à propriété érectile
- Le rôle des fosses nasales :
 Raisonnance de la voix
 Humidification et rechauffement et la filtration de l’air inspiré
 Les 2 fosses nasales fonctionnent en alternance toute les 3 h c’est
le cycle respiratoire nasal

III. Etude clinique :


a) Les circonstances de découverte :
- Elle immédiate lorsque elle est bilatérale
- Elle peut passer inaperçue lorsque elle est unilatérale

b) Les signes fonctionnels :


1. les signes directs :
- respiration buccale - rhinolalie fermée (voix nasonée)
- respiration bruyante - ronflement nocturne
2. les signes indirects :
- bouche sèche - paresthésie pharyngée - hyposmie ou anosmie
c) Les signes physiques :
- L’inspection recherche une éventuelle déformation nasale au repos ou à la
respiration
- La palpation apprécie mieux l’état de la pyramide nasale
- La rhinoscopie antérieure précise l’état des cornets et des méats et
recherche une éventuelle déformation de la cloison et du planché nasal
- La rhinoscopie postérieure apprécie l’état du cavum
- L’examen oropharyngé apprécie l’état de la denture et du pallier
- L’examen cervical recherche une éventuelle tuméfaction orientant =>ADP
- L’examen clinique doit être terminé par un examen neurologique des
paires crâniennes
- Le flux expiratoire nasal est apprécié on faisant expirer le patient sur
miroir de GLATZEL
IV. Les examens paracliniques :
a) L’endoscopie nasale : c’est l’examen du choix ( rigide ou souple )
b) Rhino manométrie : elle sert à mesurer la pression au niveau de plusieurs points
au niveau des fosses nasales et détecter les obstructions nasales dysfonctionnelles
c) L’imagerie :
1. Rx standard : - incidence de GOSSEREZ qui montre des enfoncements latéraux
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- incidence de BLONDEAU qui visualise les fosses nasales, le


nombre des cornets et la cloison postérieure et les sinus
2. Scanner : examen de choix permet de faire une étude morphologique fine des
fosses nasales et des sinus explorer le contenu de ses derniers
3. L’IRM : n’a d’intérêt que dans les bilans d’extension des tumeurs des fosses
nasales , n’est pas utile au DGC
4. la biologie : en fonction des signes recherche des éosinophiles dans secrétions
nasales permet le DGC des NARES (syndrome non allergique rhinite avec
éosinophilie nasale)
V. Le DGC étiologiques
a) Les anomalies architecturales
1. chez le nourrisson :
- c’est l’atrésie choanale bilatéral ( urgence chirurgicale)
- cliniquement : syndrome de détresse respiratoire , tirage cervico-facial ou
lors des tétés le Nné s’asphyxié le dépistage se fait à la naissance par
l’introduction d’une sonde +/- rigide dans les fosses nasales
- le TRT doit être immédiat reperméabilision et le calibrage des choanes
pendant 6 mois

2. chez le jeune enfant :


* l’atrésie choanale unilatérale : elle est de découverte tardive , elle est
évoquée devant : rhino rée unilatérale +/- verdâtre incessante
- Le TRT est chirurgicale pendant 6 mois
* l’hypertrophie des végétations adénoïde : Elle est constitutionnelle qui
peut combler la totalité du cavum ( ne due pas à une inflammations)
3 . chez l’adulte :
 Les vulves narinaires :
- c’est une immaturité du cartilage alaire qui fait claper lors de certain
inspiration
- le TRT est chirurgical est contriste un renforcement du cartilage de
l’orifice narinaire
 La déviation de la cloison nasale :
- elle est généralement d’origine traumatique
- La déviation peut être antérieure cartilagineuse , postérieur osseuse ou
antéropostérieure
- Le TRT est chirurgical mais ne doit pas être envisager avant 18 ans et
consiste à une résection si l’atteinte est postérieure, reposition si
l’atteinte est antérieure ; ou une résection et reposition si l’atteinte est
antéropostérieure c’est (la septoblastie )
b) Les causes tumorales:
1. Les tumeurs bénignes :
a) l’angiofibrome de la cloison : c’est une tumeur qui se développe au
dépend de la tache vasculaire de KIESSELBACH
- fréquente chez la femme enceinte
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- le TRT est chirurgical par résection de l’angiofibrome et son socle


cartilagineux
b) le fibrome nasopharyngé :
- c’est une tumeur vasculaire siège au niveau du cavum qui à une propriété
ostéolytique et des ramifications dans le massif facial et la base du crane
- elle s’observe chez le garçon à l’âge pubertaire
- le DGC se fait par TDM : masse au niveau du cavum ,la prise du produit de
contraste très précoce => temps vasculaire ( tumeur vasculaire)
- l’artériographie n’a d’intérêt que pour une cartographie préopératoire ou
embolisation
- le TRT est principalement chirurgical
- la radiothérapie est réservé aux reliquats tumoraux ou aux formes étendues
- le principal DGC différentiel du cancer du cavum
2. Les tumeurs malignes :
a) l’adénocarcinome : c’est un Kc de sinus ethmoïde fréquent chez les
travailleurs du bois
b) Estesioneuroblastome : c’est un Kc de la plaque haute olfactive
c) tout les autres Kc des fosses nasales : peuvent être d’origine sinusal ou
inversement
3. Les pseudotumeurs :
a) le polype nasosinusienne :
- il s’agit d’une hyperplasie œdémateuse du chorion de la muqueuse
sinusienne
- il prend naissance au niveau de l’ethmoïde s’étend vers le sinus
maxillaire et les fosses nasales
- il est toujours bilatéral blanchâtre rétractile ou vasoconstricteur
- le TRT repose sur la corticothérapie par voie générale et locale( inhalé)
- dans les formes résistantes la chirurgie peut être envisagé

b) cas particuliers :
* le polype solitaire de Killian : (polype entrochoanal bipolaire)
- c’est un polype a 2 composantes maxillaire et nasale accouché
généralement dans le cavum,il est toujours unilatéral ,rosé et non
rétractile aux vasoconstricteurs
- TRT est exclusivement chirurgical .
*la maladie de Ferman Vidal :
- elle associe asthme corticodependant , intolérance au AINS, polype
nasosinusien
- TRT est chirurgical d’emblé mais on peut tenter un corticothérapie mais
pour une seule fois.

c) Les causes inflammatoires :


1. Rhinite virale
2. Rhinite bactérienne

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3. Rhinite allergique:
- elle se manifeste par le syndrome hyperréactivité nasosinusienne qui associe
l’obstruction nasale, rhinorhée claire ,prurit nasale éternuement nasal
- Le DGC se fait principalement par le test cutané hypersensible
- Le TRT dépend des résultats du test : * d’évection de l’allergène,
* immunothérapie spécifique
* la prise d’antiallergique

d) Des autres causes :


1. Les corps étrangers nasaux :
- surtout fréquent chez le jeune enfant ,
- Se manifeste par rhinnorrée nasal fétide unilatérale et purulente
- son TRT est l’extraction

2. rhinolitiase : * primitive : se développe aux tours des poils ou des croutes


* secondaire : sur un corps étranger méconnu ou négligé
3. l’hématome de la cloison :
- fréquent chez l’enfant fait suite à un traumatisme nasal , il est douloureux .
- la rhinoscopie antérieure montre un bombement dans la fosse nasale dépend de
la cloison, sa palpation fait le DGC
- le TRT repose sur la ponction évacuatrice et méchage pendant 24h peut => 48h
=> si négligence évolue vers l’abcès de la cloison
- l’abcès de la cloison : a évoqué devant un contexte traumatique , le DGC se
fait de la même manière que l’hématome et le TRT et le même
=> si négligence évolue vers un chondrite septal à l’origine d’une chute de la
pointe ou bien une perforation septal à l’origine d’un saignement itératif répétitif
, respiration sifflante et céphalée rhino gène .

4. OZENE : (c’est une obstruction nasale paroxystique)


- il s’agit d’une rhinite atrophique due à un germe Klebssella oznie
- elle associe : * une atrophie des cornets
* rhinite crouteuse
* cacosmie ( perception de mauvaise odeur )
- le TRT repose sur la reconstitution chirurgicale des reliefs des cornées

Les épistaxis
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I. Définition :
- l’épistaxis est un saignement artériel extériorisé par les fosses nasales en amont par les orifices
narinaires et en arrière par les choanes et la cavité orale.
- c’est l’urgence ORL la plus fréquente remet toujours un caractère alarment pour le patient et
son entourage cependant elle est bénigne dans la grande majorité des cas.
II. Rappel anatomo-physiologique :
- la vascularisation des fosses nasales se fait par l’intermédiaire des 2 systèmes
* le système carotidien externe : - l’artère maxillaire interne donne l’artère sphénopalatine
- L’artère faciale donne l’artère de sous cloison
* le système carotidien interne : artère ophtalmique donne 2 artères ethmoïdales antérieure et
Postérieure
- Les systèmes vasculaires s’anastomose à la région antéro-inférieure de la cloison nasal est
donne la tache vasculaire de KISSELBACH
III. L’étude clinique :
 l’interrogatoire : - recherche un facteur déclenchant
- le caractère répétitif ou non
- la notion de prise médicamenteuse
 la rhinoscopie antérieure : après mouchage et aspiration recherche l’origine de saignement
IV. Le DGC étiologique :
a) l’epistaxis spontané :
1. épistaxis par lésion des fosses nasales :
 L’épistaxis essentiel du sujet jeune : c’est la cause la plus fréquente , elle est due
à une congestion de la tache vasculaire ,elle fait suite à une exposition au soleil ,à
une activité physique +/- soutenue parfois à des pleurs ou un état coléreux
 Ulcére de HAJECK : c’est une ulcération généralement unique de la muqueuse
nasale qui peut être d’origine vasculaire
 L’angiomatose hémorragique familiale : ou la maladie de Rondu Osler , se sont
des ulcérations diffuse à toute la fosses nasale , il s’y associe également d’une
rhinite crouteuse
 L’angiofibrome de la cloison
 Le fibrome nasopharyngé
 Le cancer des fosses nasales et des sinus
2. épistaxis aux cours d’une maladie générale :
 la maladie cardiovasculaire : HTA, TRT du RM
 troubles de la crase sanguinne : hémophilie, maladie de willbron, PTI

 insuffisance hépatocellulaire : par carence en vitamine K


 les leucoses : leucémies aigues, parfois chroniques

 au cours de certaines maladie infectieuses : rougeole, diphtérie, scarlatine


3. épistaxis par intoxication :
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 intoxication à CO
 AINS l’aspirine
 Anti coagulants
 Certain protocole de chimiothérapie qui induise une aplasie médullaire
b) l’épistaxis provoquée :
1. un traumatisme minime : tel que mouchage
2. traumatisme de la face : tout traumatisme de l’étage moyen de la face entraine
une épistaxis qui ne constitue pas forcement un élément de gravité.
V. La CAT :
a) confirmer le DGC et éliminer un DGC différentiel
b) le DGC de gravité :
 Cliniquement à la recherche des signes d’états de choc
 Biologiquement : bilan d’hémostase + NFS
 Imagerie : si nécessaire tel que en cas de traumatisme de la face ou syndrome tumoral
c) CAT proprement dite :
La cascade thérapeutique devant une épistaxis se fait comme suit :
1- Mouchage efficace + compression bi digital , la tète est penchée en avant pendant
10 minutes puis mouchage
2- Méchage antérieur
3- Méchage postérieur et antérieur
4- Ligature vasculaire : artère carotide externe ou artère maxillaire interne.

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Le DGC des dyspnées laryngées


I. Introduction :
La dyspnée laryngée est définie comme étant une Brady-orthopnée inspiratoire
II. DGC positif :
- A l’inspection : * ↓ de la fréquence respiratoire
* tirage sus claviculaire et sus stérnal et parfois intercostal
- La laryngoscopie indirecte :
* lorsque elle est possible montre une réduction de la filiane laryngé par congestion des
cordes vocales ou bien par carrément une obstacle mécanique( tumeur, corps étranger )
empâtant le passage de l’air
* Parfois elle peut retrouver une immobilité des cordes vocales (une diplégie laryngé en
fermeture )
** Les examens complémentaires :
- Nasofibroscopie :
* apprécie l’état des fosses nasales du pharynx et de l’espace glottique
* apprécie également la mobilité des 2 cordes vocales
- Laryngoscopie directe en suspension :
 elle se fait sous intubation après trachéotomie ,
 elle permet en plus l’exploration du larynx de pratiqué un geste
thérapeutique tel que la désobstruction ou bien DGC tel que biopsie

III. Le DGC différentiel :


- La polypnée
- Dyspnée asthmatiforme : bradypnée expiratoire
- Dyspnée d’origine cardiaque : * tachypnée sur les 2 temps respiratoire
* sans bruit ni modification de la voix.
- Dyspnée d’origine trachéale : * touche les 2 temps
* s’accompagné d’un weezing
- Dyspnée métabolique : *dans l’IRA (dans les 2 temps mais à prédominance inspiratoire),
* coma diabétique

IV. Le DGC de gravité :


- La durée > 1h
- Signes d’hypoxie : cyanose et agitation principalement
- Signes d’hypercapnie : * HTA
* Tachycardie
* sueur
- Signes d’épuisement : * respiration superficielle avec des pauses respiratoires
* le rythme respiratoire est irrégulier,
* l’apparition d’une tachypnée superficielle
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V. Le DGC étiologique :
1) Chez l’enfant :
a. Les étiologies congénitales :
- Le Diastème laryngé : c’est une fente laryngé postérieur faisant communiqué
le larynx avec l’œsophage, le TRT est chirurgical
- Les palmures laryngées : c’est une membrane persistante entre les cordes
vocales
- Les sténoses laryngés congénitales : elles sont généralement dues à un
angiome et rentre généralement dans le cadre d’angiomatose
(délicats entrainent un saignement) ; le trt est chirurgical
- Le stridor laryngé : il ne s’agit pas d’une dyspnée vraie mais d’un bruit
inspiratoire sans tirage due à une immaturité des cartilages laryngé, il disparait
a partir de l’âge de 6 mois
b. Les étiologies infectieuses :
- L’épi glottite : elle associe une dyspnée , hyper salivation, parfois une
dysphonie , otalgie ( douleur projetée)
* l’examen orobuccale et laryngé est absolument proscrit du fait du risque du
spasme laryngé
* c’est l’indication d’hospitalisation
- La laryngite sous glottique : elle s’observe à l’age de 3 ans , elle est le plus
souvent virale , elle peut nécessite l’hospitalisation
c. Les étiologies traumatiques :
- Les corps étrangers laryngé : ils peuvent parfois être très dangereux lorsque ils
sont enclavés (bloqué)
- Les traumatismes iatrogènes : notamment dans les intubations difficiles
- Les brulures laryngées : par inhalation ou ingestion d’un produit caustique

d. Les étiologies tumorales :


- La papillomatose laryngée : c’est un processus tumoral bénin due au papiloma
virus , elle est caractérisé chez l’enfant par son fort potentiel de récidive
* le TRT repose sur l’épluchage chirurgical, la désobstruction au laser et la
sérothérapie
- Les laryngoceles : c’est un hernie gazeuse du larynx elle peut être soit externe,
interne ou les 2 à la fois .
e. Les paralysies laryngées : peuvent être consécutive à un hématome cervical à un
abcès cervical
2) Chez l’adulte
a. Le cancer du larynx : est souvent associe à une dysphonie , la notion du
tabagisme doit être faire pratiqué une laryngoscopie dirécte
b. Les tumeurs bénignes :
- la papillomatose laryngée mais dans ce cas elle constitue une lésion précancéreuse,

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- elle doit bénéficier d’une surveillance régulière


c. Laryngocele : son apparition chez l’adulte est due à une fragilisation d’un
complexe cartilagineux laryngé qui doit faire suspecter une néoplasie maligne
débutante
d. Les kyste laryngé : se sont des kystes rétentionnels , ils sont rares , la dyspnée
n’apparait généralement qu’en cas de surinfection
e. Les polypes des cordes vocales : ils s’agit d’un processus cicatriciel exubérant de
la corde vocale , observé surtout chez des personnes sujettes au surmenage vocale
- Le TRT consiste une polytectomie et rééducation orthophonique

f. Les nodules des cordes vocales : il s’agit dans ce cas d’une dyspnée
dysfonctionnelle , elle commence par une corde vocale puis touche les 2 donnant
ainsi des Kissing nodale
- Le TRT repose sur la rééducation orthophonique et l’hygiène de vie
g. Le traumatisme :
- Le traumatisme est surtout dans les accidents de la circulation et s’y associe
souvent à un emphysème cervical sous cutané ;
- D’autres lésions doit être rechercher notamment les traumatismes du rachis
cervical
h. Les causes infectieuses et inflammatoires :
- Laryngite non spécifique : elles sont le plus souvent virales ou bactériennes,
très violente dans un contexte grippal
- Les laryngites spécifiques : TBC, syphilis
* le DGC est souvent difficile la biopsie laryngé et l’examen qui peut faire
l’appart des choses
i. Une paralysie laryngée :
- chez l’adulte seules les diplégie en fermeture peuvent entrainer une dyspnée ,
- elles sont le plus souvent dans la chirurgie thyroïdienne ,parathyroïdienne et
peuvent être d’origine central

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