Odd
Odd
Origine :
■ ES atriales : départ des oreillettes avec onde P' suivie d'un QRS identique au QRS de base
■ ES ventriculaires : départ des ventricules avec QRS large, différent du QRS de base et sans
onde P devant
■ ES jonctionnelles : départ des voies de conduction hissiennes avec QRS identique au QRS de
base sans onde P préalable
Caractérisation des ES :
Paramètres Critères d'ES maligne
- Fréquence - Fréquentes
- Répétitivité : isolée, doublets, triplets, salves - En salves
- Couplage court, long ou variable (proximité de - En couplage court (phénomène R sur T)
l'extrasystole par rapport à l'onde T précédente)
- Morphologie : retard droit/gauche, monomorphe -Polymorphes
ou polymorphe -Terrain de cardiopathie
- À l'effort ou au repos ___________ jJw*' - Déclenchées à l'effort
Causes générales :
■ Ivresse
■ Électrocution
■ Pathologies respiratoires dont SAOS
■ Hyperthyroïdie
■ Anomalie électrolytique (dyskaliémie)
■ Anxiété, dépression
■ Grossesse
■ Bradycardie sinusale (inadaptée aux besoins physiologiques)
Dysfonction ■ Pause sinusale : absence d'activité sinusale > 3 secondes
sinusale ■ Bloc sino-atrial (BSA) :
U Type 1 = allongement de la conduction entre le nœud sinusal et l'oreillette, non visible à l'ECG
Type 2 = absence inopinée d'une onde P
Type 3 = absence complète d'onde P à l'ECG, présence d'un rythme d'échappement
GÉNÉRALITÉS 🅰
Adaptation § Suppression circulation placentaire + diminution des résistances pulmonaires =>
hémodynamique à augmentation du débit pulmonaire => fermeture des shunts (canal artériel et foramen ovale
la vie extra-utérine inter atrial) => déplissement des alvéoles et résorption du liquide alvéolaire permettant une
ventilation pulmonaire efficace
Souffle cardiaque § Si découverte avant 1 an : consultation cardio-pédiatrique avec ETT systématique
§ Si découverte après 1 an : examen cardio-pédiatrique uniquement si drapeau rouge
§ Présence d’un retentissement fonctionnel
Drapeaux rouges en § Âge < 1 an
défaveur d’un § Souffle holosystolique : CIV ou IM
souffle bénin § Souffle frémissant ou râpeux
§ Dédoublement du B2 (CIA)
§ Intensité maximale au bord gauche (coarctation aortique)
§ Click systolique (obstacle)
§ Souffle diastolique (jamais fonctionnel)
§ Secondaire à l’écoulement du sang à travers le cœur ou les vaisseaux
Souffle bénin § La fièvre, l’orthostatisme et l’anémie augmente la vélocité des flux et donc l’intensité du
souffle
§ Souffle bref, méso-systolique, sans irradiation, d’intensité < 3/6, localisé en endapexien ou
au foyer pulmonaire
§ Réassurance parentale
Facteurs de risque :
Cardiopathie § Antécédent familial de cardiopathie congénital ou de mort subite
congénitale § Complication au cours de la grossesse
🅰 § Trisomie 21 : 50% de cardiopathie congénitale, CAV +++
§ Syndrome de Turner : Coarctation aortique
§ Syndrome de Di George (del 22q11) : T4F
§ Syndrome de Marfan : anévrisme aortique, insuffisance aortique ou mitrale
🅱 Épidémiologie :
§ Concerne 0,8% des naissances vivantes
§ Shunt gauche-droit : CIV, CIA, PCA, CACV
§ Obstacles du cœur droit : T4F, SVP
§ Obstacles du cœur gauche : CoA, Rao
§ Malconnexions : TGV
🅰 Clinique :
§ Mauvaise prise alimentaire et dyspnée au biberon chez le nourrisson
§ Retard de croissance
§ Asthénie, dyspnée d’effort
§ Syncope, douleur thoracique, palpitation, signes d’insuffisance cardiaque
§ Souffle cardiaque
§ Anomalie des pouls fémoraux ou axillaires
§ Cyanose, désaturation
§ Dysmorphie, hippocratisme digital
5-10% (++ enfant prématuré). Apparaît quelques jours après la naissance, ++ filles.
Petite taille :
Clinique § Souffle continue sous-claviculaire gauche
§ Asymptomatique
Large :
§ Souffle continue sous-claviculaire gauche
§ Proportionnel au shunt
§ B1 fort à la pointe
§ PA différentielle élargie par vol systémique diastolique par le canal artériel entrainant une
baisse de la PAd et une augmentation de la PA pulsée
§ Pouls hyperpulsatiles
§ Éclat B2 si HTAP
§ Dyspnée, difficultés alimentaires et retard pondéral
§ Infections respiratoires récidivantes
Sténose pulmonaire => passage du sang non oxygéné par la CIV => shunt droit-gauche =>
Physiopathologie
cardiopathie cyanogène
2 Types de T4F selon l’importance de la sténose pulmonaire
Clinique 1. T4F rose : sténose pulmonaire peu serrée, enfant asymptomatique, saturation en oxygène
normale,
2. Bleue : cyanose réfractaire car sténose pulmonaire serrée = shunt D -> G
- Malaise de Fallot : malaise avec tachycardie lors des pleurs du fait de l’augmentation de
la consommation en oxygène
Radiographie de Pas de cardiomégalie car shunt droit => gauche mais aspect en sabot avec absence de thymus si
thorax syndrome de micro-délétion 22q11
« CF C3 »
• Coarctation de l’aorte
• Fallot : tétralogie
• Communication inter-ventriculaire
• Communication inter-auriculaire
• Canal artériel persistance
INR cible
INR
INR cible 2,5 INR cible 3
mesuré
(fenêtre entre 2 et 3) (fenêtre 2,5-3,5 ou 3-4,5)
Pas de saut de prise
INR <4 Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie
Saut d'une prise Pas de saut de prise
4< INR <6 Pas d'apport de vitamine K Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie lors de la Adaptation de la posologie
reprise du traitement
Arrêt du traitement par AVK 1 à 2 mg Saut d'une prise
de vitamine K per os Avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient est
Adaptation de la posologie lors de la porteur d'une prothèse valvulaire mécanique)
6 < INR < 10 reprise du traitement recommandé pour discuter un traitement
éventuel par 1 à 2 mg de vitamine K per os
Adaptation de la posologie lors de la reprise du
traitement
Arrêt du traitement par AVK 5 mgde Avisspécialisé sansdélai ou hospitalisation
vitamine Kperos (% ampoule buvable recommandé
INR >10 forme adulte)
Adaptation de la posologie lors de la
reprise du traitement
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FICHE E-LISA N°330b
Item 330 – ACCIDENTS DES ANTICOAGULANTS
Tableaux cliniques :
§ Surdosage asymptomatique : TCA > 3N, INR > cible
§ Anémie, typiquement microcytaire ferriprive sans hémorragie apparente à NFS régulières
§ Hématome ou hémorragie extériorisée, grave ou non
Traitement préventif = respect des règles de prescription des héparines :
§ Bien peser l’indication
§ Adapter les doses en fonction du poids pour les HBPM
§ Surveiller quotidiennement la bio (TCA) si HNF
§ Respecter la CI des HBPM en cas d’IRC sévère
§ Prescrire prudemment les HBPM chez les sujets âgés en surveillant la fonction rénale
CÀT en cas d’accident :
§ Évaluer la gravité : clinique, TA, FC, signes de choc, dosage Hb + Ht
§ Accident mineur à adaptation posologique et surveillance rapprochée clinico-biologique
§ Accident majeur à mettre en balance le risque hémorragique et le risque thrombotique (ex :
porteur de valve +++), procéder à un remplissage/transfusion si besoin, évaluer l’intérêt d’un
antidote
Véritable incidence de la TIH méconnue : 0,05-3% mais beaucoup plus fréquente sous HNF et en
milieu chir (surtout cardiaque/ortho), avec un délai de survenue de 5-8 jours après début de
l’héparinothérapie mais attention, délai plus court possible chez les patients déjà exposés à
l’héparine sous 3 mois.
Reco HAS = évoquer le diagnostic de TIH devant :
§ Plq < 100 G/L et/ou chute relative des plq sur 2 numérations successives
§ Apparition ou extension de thromboses
§ Résistance biologique à l’HNF : peu de variation du TCA malgré majoration des doses
§ Placards inflammatoires au site d’injection (formes SC)
§ Rarement, insuffisance surrénale aiguë sur nécrose des surrénales
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Principes de gestion initiale d’une hémorragie :
§ Compression mécanique : suture d’une plaie vasculaire
§ Application locale d’agent hémostatique : colle à la fibrine ou à la thrombine
§ Injection locale de vasoconstricteurs (adrénaline), ++ lors des endoscopies pour hémorragie
dig
§ Embolisation par radiologie interventionnelle
3. Polytraumatisé : INR en urgence et CÀT similaire à celle d’une hémorragie grave ou non, le cas
échéant. Si TC, hospit > 24h avec scan cérébral en urgence.
Conduite à tenir lors d’un accident hémorragique lié aux AOD proposée par le GIHP (Groupe
d’Intérêt en Hémostase Périopératoire)
§ Noter : âge, poids, nom du médicament, dose, nombre de prises par jour, heure de la
dernière prise, indication
§ Prélever :
- Créatinine (clairance d’après Cockroft)
- Dosage spécifique du médicament
§ Contacter le laboratoire d’hémostase
§ Interrompre le traitement
VAS :
§ Libération des VAS et Bascule de la tête en arrière ⚠
§ ⚠ Q. Il n'est plus recommandé de pratiquer systématiquement une
ventilation artificielle lors de la PEC précoce d'un ACR par un témoin non
médical (les réserves respiratoires étant suffisantes les 1ères minutes)
§ Au-delà des 1ères minutes, le MCE est combiné à une ventilation
artificielle (bouche à bouche ou ventilation au ballon en contexte
médicalisé)
§ Tête en Extension
§ 2 Insufflations < 5 sec (1 sec par insufflation) → élévation visible du
thorax
§ Intubation si possible
Décision difficile, devant considérer les circonstances de survenue, l’organisation des premiers gestes
Critères d’arrêt de secours et le contexte lié au patient et à son environnement (+ si possible, une éventuelle volonté
de la RCP exprimée par le patient). Habituellement, réanimation stoppée en cas d’asystolie persistante malgré 30
🅱 min de réanimation bien conduite, sauf en cas de neuroprotection (hypothermie, intoxication) ou de
persistance d’une cause favorisante et curable.
Exceptionnellement, certains patients en AC réfractaire sont transportés rapidement pour la mise en
place d’une assistance mécanique circulatoire (CEC veinoartérielle), réservée à certains centres ultra-
spécialisés et dans des contextes très particuliers (pronostic neurologique encore préservé).
La PAS est maintenue normale plus longtemps que chez l'adulte, en situation
Situations pathologique. Les causes ne sont pas les mêmes que chez l'adulte → ACC secondaire (+++)
particulières liée à l'insuffisance respiratoire (Asphyxie +++) ou circulatoire.
Pronostic sombre → < 5 % survie à 1 an
§ Particularités de la RCP : ⚠
- Commencer par 5 insufflations avant le massage⚠Q
- Compression dans la moitié inférieure du sternum
- Dépression thoracique d'environ ⅓ de son diamètre antéro-postérieur
Enfants - Même rythme → 100 – 120 compressions/minutes
- ⚠ 15 compressions pour 2 insufflations
§ Technique de massage :
- < 1 an → extrémités de 2 doigts ou au mieux par technique d'encerclement du
thorax si plusieurs sauveteurs
- > 1 an → talon d'une seule main
VVP intra-osseuse ⚠ Adrénaline à 10 μg/kg et Amiodarone à 5 mg/kg → après le 3ème CEE
puis le 5ème CEE (idem adulte)
GÉNÉRALITÉS
Infarctus du myocarde (IDM) : définition histo = nécrose des cardiomyocytes liée à une ischémie
Définitions aiguë du myocarde se traduisant par une élévation des marqueurs enzymatiques du myocarde
🅰 (troponine et CPK), avec 5 types :
1. Type 1 = conséquence d’une rupture/ulcération/fissuration/érosion de plaque
athéromateuse induisant la formation d’un thrombus
2. Type 2 = conséquence d’un déséquilibre entre apport et demande en oxygène du myocarde
(anémie, hypoxie, trouble du rythme)
3. Type 3 = infarctus compliqué de mort subite
4. Type 4 = secondaire à une angioplastie coronaire
5. Type 5 = secondaire à un pontage aorto-coronaire
Les SCA regroupent Angor instable + IDM car même origine physiopathologique → rupture de
plaque d'athérome jeune avec réaction thrombotique locale (nb : Le thrombus, riche en
plaquettes, va libérer du Thromboxane A2 et de la sérotonine → vasoconstriction coronaire
accentuant l'ischémie myocardique)
Tant que le thrombus n'est pas totalement occlusif, on n'aura pas de DT permanente ni de sus-
décalage du segment ST, ni de nécrose myocardique (pas d'augmentation de la Troponine)
Diagnostic d'IDM aiguë posé s'il existe l'association ↑ Troponine Tc ou Ic (nécrose myocardique)
ET de signes cliniques d'ischémie myocardique :
§ Douleurs Angineuses
§ Modifications récentes du segment ST et / ou de l'onde T, apparition d'un BBG ou d'une
onde Q de nécrose
§ ETT : Hypokinésie ou Akinésie segmentaire d'apparition récente, avec hyperkinésie
compensatrice des zones saines dans les 2ères semaines
§ Coronarographie → existence d'un thrombus intracoronaire
Syndrome coronarien aigu (SCA) : définition clinique = douleur thoracique angineuse de repos ou
d’effort d’aggravation ou d’apparition récente (< 3 semaines), avec 2 types :
1. SCA ST+ : sus-décalage permanent du segment ST à l’ECG, douleur > 20min
2. SCA ST- : absence de sus-décalage permanent du segment ST à l’ECG (tous les autres, dont
ECG normal), douleur de durée variable mais transitoire
§ La nécrose débute 15 à 30 min après le début de l'occlusion et est complète en 12h
Angor stable : aussi appelé syndrome coronarien chronique, est un signe d’ischémie myocardique
qui survient lorsque les besoins d’O2 sont supérieurs aux apports, par un défaut d’irrigation.
Épidémio Environ 60.000 personnes prises en charge pour un SCA (ST+ ou ST-) en France par an, avec une
🅱 mortalité globale à 6 mois de 6% et une mortalité intra-hospitalière de 3% pour le SCA ST+.
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TROPONINE
§ Les Isoformes Tc et Ic sont spécifiques du myocyte cardiaque
Examens § Toute élévation de la troponine ne veut pas dire SCA ⚠
complémentaires § ⚠ Pas de dosage de Troponine avant la Coronarographie lors des SCA ST+ Typique (DT +
🅰 Anomalies ECG)
§ Élévation de la Troponine dans le SCA :
- Débute à H6 -> nécessité de doser une 2ème fois 6 à 12h après le début des DT ou du début
présumé du SCA
- Peut persister jusqu’à 15 jours
- Proportionnelle à l’étendue de la nécrose
§ Il existe désormais des kits de détection de la troponine ultrasensible qui permettent de
détecter une élévation plus précoce à H3
SCA ST+ :
§ ECG (PCZ : un ECG doit - être réalisé dans les 10 min après le 1er contact médical) : grande
onde T ample et symétrique puis sus-décalage de ST ≥ 1 mm dans 2 dérivations contiguës
englobant l’onde T (onde de Pardee), sous-décalage du ST en miroir (inconstant) dans les
dérivations opposées puis onde Q de nécrose et négativation des ondes T
§ Apparition d’un BBG de même valeur que le ST+ dans ce contexte de douleur thoracique
§ Troponine dosée mais sans attendre son résultat : prise en charge en urgence +++
§ Séquelles d’infarctus : vont persister comme séquelles d’IDM et sont localisatrices de l’IDM :
- Onde Q > 0,04 sec (1 petit carreau) et profondes apparaissant entre la 6ème et la
12ème heure = Aspect QS
- Rabotage de l'onde R → Ondes Q = 1/3 de l'onde R
- Microvoltage
- QRS Fragmentés
Oui Non
Fibrinolyse immédiate
Angioplastie primaire ET
Transfert dans un centre de cardiologie
Avec capacité d’angioplastie
Angioplastie coronaire de
sauvetage
NON
La fibrinolyse
OUI est-elle un succès ?
Coronarographie
dans les 24 heures
Le niveau de risque est évalué de manière objective par un score de risque = (Global Registry
of Acute Coronary Events) score de GRACE
§ > 140 → haut risque
§ 109-140 → risque intermédiaire
§ < 109 → bas risque
Il prend en compte :
§ Âge
§ FC
§ PAS
§ Créatininémie
§ Stade Killip (signesd'IVG)
§ Survenue d'arrêt cardiaque
§ Sous-décalage ST
§ Troponine :
- Un patient avec au moins 1 critère mineur → Coronarographie < 72 h
- Un patient avec au moins 1 critère majeur → Coronarographie < 24 h
GÉNÉRALITÉS
§Malaise = indisposition, gêne, trouble ou « mal-être », sensation de tbs des fonctions
Définitions physio : terme non médical, employé par les patients comme motif de recours aux soins
🅰 § Perte de connaissance brève (PDCB) = état réel ou apparent de perte de conscience avec
amnésie de l’épisode, perte du contrôle de la motricité, de la réactivité. 2 types de PDCB :
- Non traumatiques : syncopes, crise d’épilepsie, PDCB psychogènes
- Traumatiques
§ Syncopes = PDCB par hypoperfusion cérébrale, de survenue rapide et de récupération
spontanée et complète avec un état neuro normal (orientation +++). Prodromes = signes
précédant la survenue de la syncope. Lipothymie = prodromes sans syncope / syncope « à
l’emporte-pièce » = sans prodrome
§ Causes rares de PDCB : AIT vertébrobasilaire (sur vol sous-clavier parfois : rechercher une
Autres états de différence de TA entre les 2 bras), HSA à aide du contexte et des signes associés (déficit
conscience altérée neuro, céphalées…)
🅰 § Coma : perte de connaissance très prolongée
§ Confusion : conscience conservée mais troubles d’attention et de concentration
§ Cataplexie = perte brusque du tonus musculaire avec chute possible mais sans PDCB ni
amnésie
§ Drop-attacks (terme à éviter) = femmes d’âge mûr rapportant des chutes dont elles se
souviennent très bien et se relèvent sans difficulté
§ Arrêt cardiaque : retour de la conscience possible seulement après réanimation
Parmi les 3 causes de PDCB vraie, différence essentielle = physiopath :
Physiopath
1. Syncope = hypoperfusion cérébrale par baisse de la TA : un arrêt de 6-8 sec du flux suffit. PDCB
🅱
liée au manque d’oxygène de la substance réticulée activatrice ascendante dans le TC. Baisse
de TA par :
§ Baisse du débit cardiaque : bradycardie, tachycardie trop rapide, déplétion/spoliation
veineuse, obstacle à la circulation sanguine ; et/ou
§ Baisse des RVP (vasodilatation) : syncope réflexe levant le tonus sympathique, dysautonomie,
TTT
🔔 Myoclonies possibles dans la syncope, à ne pas confondre avec l’épilepsie : secousses brèves,
souvent des épaules, de durée < 15 sec et débutant toujours après la PDCB (souvent > 30 sec
de PDC)
2. Épilepsie = hyperactivité cérébrale : seules les crises généralisées sont des causes de PDCB
vraie
3. PDCB psychogène = phénomène de conversion, souvent prolongé et se répétant plusieurs
fois/jour.
ÉTIOLOGIES ET CLASSIFICATION DES SYNCOPES
Présence d’un obstacle à la circulation systémique ou pulmonaire avec effondrement de la TA :
Causes cardiaques § Rétrécissement aortique à syncope d’effort
par obstacle § CMH obstructive, souvent d’origine génétique (mutations AD du sarcomère) : hypertrophie
🅰 du SIV à obstacle sur la chambre de chasse du VG. Souffle systolique éjectionnel au bord
sternal gauche et syncopes à l’effort ou en post-effort immédiat
🅰 § Acrosyndromes vasomoteurs :
§ Acrosyndrome vasculaire = trouble vasomoteur des extrémités touchant - Paroxystiques : phénomène Raynaud (le + fréquent) et érythérmalgie
petits vaisseaux (artères, artérioles, capillaires, veinules post-cap) - Permanents : acrocyanose
§ Acrosyndromes trophiques :
- Engelures : récidivantes en saison froide
- Ischémie digitale permanente : urgence car risque nécrose
PHÉNOMÈNE DE RAYNAUD (5% de la population)
DG + § Localisation : 1/plusieurs phalanges d’1/plusieurs doigts (atteinte orteils, nez, oreilles possibles)
🅰 § Circonstances déclenchantes : froid, changement T° (passage l’été ds un milieu climatisé), humidité, émotions ou stress
§ 3 phases successives :
- PHASE SYNCOPALE (ou blanche) à Obligatoire +++ : pâleur (aspect exsangue) + froideurs des extrémités ± ↓ sensibilité
(anesth au froid) à Qq min-qq h
- PHASE CYANIQUE (ou asphyxique) à Inconstante : extrémités bleues ± douloureuses à Qq min
- PHASE HYPERHÉMIQUE à Inconstante : extrémités rouges ± douloureuses + recolorat°/réchauffement + dysesthésie (phase
pseudo-érythermalgique) à Qq min
§ 20 min en moyenne (durée très variable)
GÉNÉRALITÉS
Définition Endocardite infectieuse (EI) = infection de l'endocarde intéressant le plus souvent une ou plusieurs
🅰 valves cardiaques natives mais pouvant également toucher l'endocarde pariétal ou du matériel
prothétique (prothèse valvulaire, sondes de stimulateur cardiaque...) ; le plus souvent liée à une
infection bactérienne, plus rarement à un champignon et 2ndaire à la circulation sanguine du germe,
provenant d’une porte d’entrée et infectant secondairement l'endothélium valvulaire cardiaque.
Physiopathologie L'inflammation est secondaire à des turbulences du flux au niveau valvulaire → les bactéries
🅰 adhèrent à l'endocarde lésé → multiplication (cœur gauche +++ > cœur droit).
Seuls certains agents infectieux sont capables de causer une EI car ils doivent être équipés de
facteurs d'adhésion à l'endothélium lésé → ex : Cocci Gram + mais pas les entérobactéries qui ne
sont que très exceptionnellement responsables d'EI ⚠
Épidémio § EI = maladie rare (incidence annuelle d’environ 35 cas/million d’habitants) mais grave (mortalité
🅱 hospitalière proche de 20%).
§ Au cours des années, incidence stable mais modification du profil des patients avec
augmentation des EI liées à des procédures médicales à risque (cathéters, implantation de
stimulateur cardiaque, procédures endovasculaires...), représentant désormais 25-30% des cas.
§ Infection principalement des sujets d’âge mûr et du sujet âgé (âge moyen de survenue = 62 ans)
avec une prépondérance chez l’homme (x 3)
Hémocultures négatives = absence d’identification d’un pathogène après 5 jours de culture. Dans
Stratégie en cas moins de 5 à 10% des cas, il peut s’agir de :
d’hémocultures § Bactéries à croissance lente ou difficile :
négatives - Bactéries du groupe HACEK à croissance lente
🅱 - Streptocoques déficients (ex : Granulicatella spp., Abiotropria spp...)
- Bactéries à développement IC et non cultivables (ex : Coxiella burnetii, Bartonella spp…)
§ Levure (Candida étant le plus fréquemment en cause)
§ Antibiothérapie préalable
§ Endocardites non infectieuses : rares endocardites lupiques ou marastiques d'origine
néoplasique
Première cause à évoquer = administration préalable d’ATB +++, qu'il convient de rechercher à
l’interrogatoire. Dans ce cas, interrompre les ATB pour 72h avant de répéter les hémocs
(3 prélèvements sur 24h), en absence de critères nécessitant un traitement urgent (sepsis ou choc
septique, végétation, abcès ou destruction valvulaire).
En absence d’ATB préalable, compléter le bilan d’EI à hémocultures négatives :
§ Hémocultures à incubation prolongée
§ Sérologie Coxiella burnetti
§ Sérologie Bartonella spp
§ Avis spécialisé à demander en informant le labo de microbio sur la suspicion d’EI pour discuter
d'investigations complémentaires (PCR, sérologies, techniques particulières d'hémocultures...)
Enfin, si indication chir posée avant identification du germe : analyse bactério de la valve, des
végétations ou de tout matériel retiré pour essayer d'étayer le diagnostic.
Taches de ROTH
4. Complications infectieuses :
- Sepsis et choc septique, associés à une morbi-mortalité importante
- Abcès périphériques pouvant nécessiter un drainage chirurgical
5. Autres complications emboliques :
- Localisations emboliques spléniques à l'origine de rupture splénique
- Spondylodiscites pouvant se compliquer d’une compression médullaire
- Ischémie aiguë de membre
- Anévrysme infectieux à risque de rupture
- EP dans le cadre d’une EI du cœur droit
- Embolie splénique
Embole splénique
Terrain fragile et comorbidités (insuffisances d'organes, diabète, immunosuppression...) sont des
facteurs de mauvais pronostic.
EI certaine :
Critères § Critères histologiques avec mise en évidence du micro-organisme
§ Critères cliniques à 2 critères majeurs ou 1 critères majeurs et 3 mineurs ou 5 mineurs
diagnostics
EI possible :
🅱
1 critères majeurs et 1-2 mineurs ou 3mineurs
Rationnel :
Place de l’antibio- § EI dans les suites d’une bactériémie, pouvant faire suite à un acte à risque (certains soins
prophylaxie dentaires)
🅰 § Plupart des bactéries d’origine dentaire sensibles à des ATB de spectre « étroit » comme
l’amox
§ Objectif de l’antibioprophylaxie = limiter la survenue ou la durée de la bactériémie en
administrant un ATB juste avant le geste à risque, afin d’obtenir le pic de concentration au
moment de l’épisode de bactériémie
Dans toutes les autres situations (autres cardiopathies ou autres procédures portant sur les voies
aériennes, digestives, urinaires ou cutanées), l’antibioprophylaxie n’est pas justifiée.
Modalités :
§ Amoxicilline per os en dose unique dans l’heure précédent le geste
§ En cas d’allergie : clindamycine
§ Patients à haut risque porteurs d’une carte à présenter avant toute procédure bucco-dentaire
- L’endocardite revêt différentes formes cliniques qui peuvent être isolés donc à bien connaître
- Classer les patients à risque groupe A ou B + antibioprophylaxie
- Hémocultures négatives + conduite à tenir
« L’endocardite DEPRAVÉ »
• DEsinsertion de prothèse
• Perforation
• Rupture de cordage
• Abcès péri-annulaire (30% !) et abcès septal
• VÉgétation : masse mobile, finement mobile, retard de 8 jours par rapport à la fièvre
Souffle :
§ Systolique majoré = thrombose de prothèse aortique ou fuite de prothèse
Anomalie mitrale (fuite en faveur d’une désinsertion)
auscultato § Diastolique =🔔 toujours pathologique : IA en aortique, roulement
ire diastolique en mitral
§ Disparition ou modification d’un bruit (B1 en mitrale ou B2 en aortique) :
thrombose de valve
Sans FdR ≥ 1 FdR FdR
INR
(À faire Risque - Position : mitrale, tricuspide
biologiques
Désinsertion
de prothèse
🅱
ETO d'une fuite paraprothétique mitrale (flux de régurgitation rétrograde à droite en Doppler)
🆕 Pseudo-asthme cardiaque : il s’agit d’un équivalent de l’OAP. On retrouve une orthopnée avec
sibilants et ± crépitants à l’auscultation pulmonaire.
BILAN INITIAL 🅰
En 1ère intention :
DÉFINITIONS 🅰
§ Athérome :
- Maladie inflammatoire systématique
- Association variable de remaniements de l’intima des artères de gros et de moyen calibre
§ Plaque d’athérome : accumulation focale de lipides, glucides complexes, sang, produits sanguins, tissus fibrineux et
dépôts calcaires dans l’intima, le tout s’accompagnant de modifications de la média
§ Athérosclérose : réponse inflammatoire à une agression de l’endothélium artériel
§ Malade poly-athéromateux ou poly-vasculaire : au moins 2 sites anatomiques différents atteints, que cette atteinte
soit symptomatique ou non.
ÉPIDÉMIOLOGIE 🅱
e
§ 2 cause de mortalité en France et dans les pays à revenus élevés après le cancer
§ 1ère cause de mortalité dans les autres pays
§ Prédominance masculine (mais atteinte des femmes sous-estimée)
§ Début vers 50 ans chez les hommes et environ 60ans chez les femmes
§ Aggravation progressive avec l’âge en l’absence de prise en charge
§ Gradient Nord/Sud et Est/Ouest
§ Incidence plus faible en Europe du Sud, en Chine et au Japon
§ Incidence des AVC et de la cardiopathie ischémique en France : 120.000 à 130.000 nouveaux cas par an pour
chaque pathologie
§ Taux de décès attribuable aux maladies cardiovasculaires : 230 pour 100.000 habitants
§ Tendance à la baisse de la mortalité CV mais augmentation de la prévalence des maladies CV par vieillissement
de la population
PHYSIOPATHOLOGIE 🅱
Formation de la plaque d’athérome :
§ Accumulation de lipoprotéines dans l’intima (stries lipidiques)
§ Augmentation de la composante lipidique
§ Modification du phénotype des cellules musculaires vasculaires lisses sous-jacentes qui deviennent contractiles
§ Croissance de la plaque d’athérome
§ Remodelage de la plaque d’athérome
§ Diminution progressive de la lumière de l’artère
Début de l'athérome très précoce dès l'enfance, puis la vitesse de progression est fonction des FDR (+++) et des
processus de vieillissement (+++).
§ Les réductions successives des lumières artérielles provoquent des tableaux d'ischémie chronique stable → AOMI,
Angor d'effort, Claudication digestive (post-prandiales) …
§ Les ruptures de plaques provoquent des complications aiguës cliniques → gravité pas toujours proportionnelle à
l'ancienneté ou à l'étendue de l'athérome
⚠Cependant, la probabilité de survenue d'une complication de la maladie athéromateuse ou d'une récidive est très
dépendante du nombre de FDR présents
Complications possibles :
§ Altération du flux d’aval à partir d’un certain degré de sténose liée à la plaque : ANGOR STABLE
§ Formation d’une thrombose sur rupture de plaque : SYNDROME CORONARIEN AIGU
§ Survenue d’une hémorragie intra-plaque majorant la sténose : SYNDROME CORONARIEN AIGU
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Activité physique régulière :
§ Au moins 150 minutes par semaine d’intensité modérée (30 minutes, 5 fois par semaine, à
type de marche, course, vélo, natation)
§ Adaptée à chaque patient, réaliste et réalisable
Antiplaquettaire :
Médicaments § Systématique chez les patients symptomatiques (prévention secondaire)
§ N’a pas prouvé son efficacité en prévention primaire
Statine :
§ Systématique en prévention secondaire
§ A discuter en prévention primaire en fonction du niveau de risque cardiovasculaire
IEC/ARA2 :
§ Réduction du risque d’IDM, AVC, décès d’origine vasculaire
§ Traitement préférentiel de l’HTA chez un patient poly-vasculaire, insuffisant rénal et/ou
diabétique
Prise en charge du stress et des conditions psychosociales défavorables
ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE 🅱
§ Compréhension par le patient de la maladie athéromateuse et des FDR CV
§ Explication des signes d’appel de la maladie et de la conduite à tenir en cas de symptômes
§ Définition d’objectifs thérapeutiques à réévaluer régulièrement
§ Sensibilisation du patient à l’importance de l’adhésion au suivi et au traitement, à la surveillance de l’efficacité et
de la tolérance des médicaments
§ Réalisation d’entretiens motivationnels répétés afin de permettre des changements du mode de vie (sevrage
tabagique, alimentation et activité physique)
« CHARADE »
• Calcifications
• Hémorragie intra plaque
• Anévrisme
• Rupture
• Augmentation volume
• Dysfonction endothéliale
• Emboles
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Traitements médicamenteux : prescription d'un principe actif pour la prévention cardiovasculaire avec éducation
thérapeutique et cibles thérapeutiques à atteindre
■ Médicaments antihypertenseurs
■ Médicaments de support du sevrage tabagique
■ Médicaments antidiabétiques
■ Médicaments hypolipémiants
■ Médicaments antiplaquettaires
Probabilité de survenue chez une personne d'un évènement cardiovasculaire majeur (décès cardiovasculaire, AVC, IDM)
sur une période donnée :
■ Très élevé
■ Élevé
■ Intermédiaire
■ Faible
Évalué par l'outil SCORE 2 (voir fiche 221)
B
ÉPIDÉMIOLOGIE
HTA :
■ 1 adulte sur 3 en France
■ Augmentation du risque relatif : AVC x7, IDM x3, AOMI x2
Tabac :
■ Environ % de la population (en diminution)
■ Augmentation du risque relatif : décès CV x2,8
Diabète :
■ 4 à 5% de la population (en augmentation ; 90% de type 2)
■ Augmentation du risque relatif : événement CV x2
Dyslipidémie :
■ Environ 20% des 18-74 ans avec LDL-c > 1,6 g/L, environ 6% des 18-74 ans avec LDL-c > 1,9 g/L
■ Corrélation linéaire puis exponentielle entre valeur de LDL-c et risque d'événement CV
B
PHYSIOPATHOLOGIE
______________________________ Quid de l'alcool ? _________________________________________
Effets négatifs en cas de consommation chronique importante :
■ Favorise l'obésité
■ Augmente la pression artérielle, les triglycérides et le risque de diabète
■ Risque de cardiomyopathie dilatée éthylique
| ■ Sur-risque CV si la consommation dépasse 30-40 g/j 2 proportionnellement à la dose
Augmentation de 40% du risque relatif de SCA et de mortalité CV en post intoxication aiguë (binge-drinking)
Effets potentiellement protecteurs à doses faibles à modérées :
■ Augmente le HDL-c et la sensibilité à l'insuline
■ Effets antioxydant, anti-inflammatoire, antiplaquettaire
■ Diminution de 15 à 30 % du risque relatif de SCA et de décès CV
Pas d'effet significatif sur le LDL-c
__________________________________________Quid du stress ? __________________________________________
Population générale : augmentation du risque relatif par 1,1 à 1,6 (bien moins important que le sur-risque inhérent aux
facteurs de risque CV majeurs)
Patients à haut risque CV et en prévention secondaire : potentiel déclencheur d'évènement CV (entrée dans la maladie
ou accélération de la maladie athéromateuse déjà établie)
Facteur à prendre en compte notamment en prévention primo-secondaire et secondaire
___________________________________
Quid de l'hypertriglycéridémie ? ___________________________________
Serait un marqueur de risque CV malgré un traitement abaissant le LDL-c
Souvent associée à une baisse du HDL-c et à une augmentation des LDL petites et denses
Baisse isolée des triglycérides de 40 mg/dL diminution absolue des évènements CV de 4 à 5% (vs 20% pour la même
baisse de LDL-c)