Odd
Odd
Augmente le risque d’HTA, de diabète de type 2, d’hypertriglycéridémie et de syndrome métabolique (pour l’obésité
androïde)
Bases physiopathologiques :
§ Augmentation de l’insulinorésistance, de la pression artérielle, de l’inflammation systémique
§ Entraîne une dyslipidémie athérogène : hypertriglycéridémie + hypo-HDLémie + augmentation des LDL petites et
denses
Favorise la sédentarité par difficulté d’accès aux activités sportives (cercle vicieux)
PRÉVENTION CARDIOVASCULAIRE
Prise en charge des FDR CV 🅰
Prévention cardiovasculaire centrée sur le patient en soins primaires : efficace, pertinente et réalisable
Les recommandations de l'HAS concernent les 4 grands FDR : Dyslipidémies, HTA, Diabète, Tabac
HTA :
§ Règles hygiéno-diététiques : perte de poids, activité physique, limitation de la consommation de sel
§ Traitement médicamenteux : inhibiteur du SRAA, inhibiteur calcique, diurétiques, bêtabloquants
Sevrage tabagique : méthodes non médicamenteuses, prescription de substituts nicotiniques
Contrôle du diabète : règles hygiéno-diététiques, antidiabétiques oraux, insulinothérapie
Dyslipidémie :
§ Règles hygiéno-diététiques : régime hypocholestérolémiant, activité physique
§ Traitement médicamenteux : statine, ézétimibe
Activité physique
Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques entraînant une dépense d’énergie supérieure à celle du
métabolisme de repos (pas seulement le sport !)
Diminue la mortalité CV de 30% que ce soit en prévention primaire, primo-secondaire ou secondaire
Effets bénéfiques : 🅰
§ Baisse de la pression artérielle, du LDL-c et des triglycérides
§ Augmentation du HDL-c
§ Perte de poids
§ Amélioration du contrôle glycémique par baisse de l’insulinorésistance
Modalités de prescription de l’activité physique dans un but de santé : 🅱
§ Prescription individualisée : adaptée à l’âge, au niveau habituel d’activité physique, à l’état de santé, aux capacités
physiques et cognitives
§ Prescription réaliste et réalisable
§ Évaluations et conseils réguliers pour favoriser l’observance
Quantité d’activité physique à conseiller en prévention primaire : 🅱
§ ≥ 150 minutes par semaine d’AP d’intensité modérée
§ Ou ≥ 75 minutes par semaine d’AP d’intensité élevée
§ Ou une combinaison des deux schémas précédents
§ Répartition des séances préconisée : > 3 séances dans la semaine (et si possible une séance par jour)
Prévention primaire
§ PEC des FDR CV
§ Arrêt total du Tabac
§ Alimentation et Activité physique → cf. Programme National de Nutrition et Santé
§ De nombreuses études ont scientifiquement établi les bénéfices CV et métaboliques de l'alimentation de type
« méditerranéen » riche en :
- Fruits / légumes
- AG insaturés (huile d’olive)
- Produits de la mer
- Faible consommation de viande rouge au profit de la volaille et du poisson
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
§ Au moins à 2-3 reprises, en calculant la moyenne des mesures à chaque bras
§ Aux 2 bras lors de la 1ère mesure, puis au bras montrant le niveau tensionnel le plus élevé
AMT MAPA
Patient lui-même avec appareil électronique Appareil de mesure automatique au bras,
(bras) prenant systématiquement la TA pendant 24h
Règle des 3 : 3 mesures matin + 3 mesures soir (diurne + nocturne)
sur 3 jours d’affilée, en position assise au repos
Mesures ambulatoires à différents profils d’HTA :
Forme la + commune : HTA légère. Une réduction de – 5-6 mmHg PAD et – 10 mmHg PAS pendant
5 ans permet de diminuer le risque d'AVC de 1/3, d'IDM d'I/6 et d'insuffisance cardiaque de 46 %.
PP (PAS-PAD) = reflète la pression artérielle et a une valeur pronostic négative si > 65 mmHg.
Objectifs :
Évaluation § Rechercher une atteinte des organes cibles (œil, rein, cœur…) et des pathologies associées
initiale 🅰 § Évaluer le risque CV global
§ Dépister une HTA 2ndaire et des facteurs aggravants
§ Rechercher une hTO
HTA non contrôlée à atteinte d’organes cibles : cœur, vaisseaux, cerveau, rein et œil ; avec un risque
Complications de complications déterminé par les valeurs de TA mais aussi :
🅰 § Atteinte préalable des organes cibles
§ Présence d’une atteinte CV antérieure ou concomitante majorant le risque CV (diabète, IRC…)
§ Niveau de risque CV global du patient
- Neuro : AIT, hémorragie cérébrale, encéphalopathie hypertensive, lacune cérébrale, démence
vasculaire, rétinopathie hyeprtensive
- CV : insuffisance cardiaque systolique, IVG, cardiopathie ischémique, FA, TV, mort subite
(multiplié par 3 si HTA, complications artérielles de l’athérosclérose
- Rénale : néphro-angiosclérose, IR par sténose athéromateuse,
Hyperaldostéronisme Hyperaldostéronisme
Autres
1ère 2ndaire
Aldostérone ↑ ↑ ↓
Rénine ↓ ↑ ↓
§ Biologie :
- Hypokaliémie sévère < 3,5 mmol/L (inconstante) majorée par les diurétiques
hypokaliémiants
- Kaliurèse inadaptée → normale ou augmentée (> 20 mmol/J)
- Natrémie normale ⚠ et Rapport Na / K urinaire > 1 → par échappement à la rétention
sodique
- Alcalose métabolique → excrétion de H+
- Hyperglycémie ou diabète → l'hypokaliémie diminue l'insulinosécrétion ⚠
§ ECG en urgence devant toute dyskaliémie : T'aplatis Hug Grant sous cette tornade
- T'aplatis → Aplatissement voire négativation des ondes T
- Hugh Grant → Apparition d'une onde U
- Sous Cette → Sous-décalage ST
- Tornade → Torsade de pointes, ESA, Flutter, FA, ESV, TV, FV …
§ Dosages hormonaux : ⚠
- ↑ Aldostérone plasmatique et urinaire
- ↓ Rénine plasmatique active
- ↑ Aldostérone urinaire des 24h
- Rapport plasmatique Aldostérone / Rénine ↑↑↑ > 63
§ Conditions de prélèvements :
- Arrêt 8 jours pour éviter une interférence avce le métabolisme des catécholamines → α- et
β-Bloquant
- Prélèvements sur 3 jours dans un flacon contenant de l'acide chlorydrique
§ 2 Examens Imageries :
1. Scanner (ou IRM) des surrénales
2. Scintigraphie au MIBG (Iode 123) → Tumeurs rondes, unique, hypodense, souvent
volumineuse, recherche de lésions ectopiques (paragangliome)
§ Traitement :
- Ablation de la surrénale avec risque de poussée hypertensive lors de la manipulation de la
tumeur → Préparation de l'intervention par un α-β Bloquant (Labétalol) ou anti-calcique.
PRÉSENTATIONS PARTICULIÈRES
HTA maligne (hospit impérative) :
Situations § Augmentation de la TA par rapport au niveau habituel du patient
d’urgence § Œdème papillaire au FO (Kirkendall stade III), témoin d'une atteinte microangiopathique
🅰 associant souvent des atteintes ophtalmo, neuro et rénale
Objectif de traitement = PAS 130-139 mmHg et PAD < 90 mmHg en mesure clinique, confirmées par
des mesures ambulatoires (AMT ou MAPA diurne) < 135/85 mmHg.
Ensuite :
§ Objectif tensionnel atteint à poursuite du traitement
§ Objectif tensionnel non atteint, adaptation thérapeutique : trithérapie à dose optimale
HTA résistante :
Quadrithérapie anti-hypertensive nécessaire, associant :
§ IEC/ARA2 + inhibiteurs calciques + thiazidique/thiazidique-like (indapamide) à dose optimale
§ Spironolactone en surveillant la kaliémie et la fonction rénale, ou un b-bloquant en 2e intention
en cas de contre-indication ou d’effets indésirables de la spironolactone
STADE 2 Stade 1 + Exsudats secs, hémorragies, nodules cotonneux Stade 1 + Rétrécissement artériel localisé
Ischémie chronique = affection du sujet âgé ++ (femme > 70% des cas), peu fréquente et témoignant
Signes cliniques d’une maladie athéromateuse évoluée et diffuse :
🅰 § Signes fonctionnels = triade associant :
- Douleur abdo post-prandiale (équivalent de claudication du grêle, ou angor mésentérique) à
type de crampe péri-ombilicale débutant 15-30 min après l’ingestion et s’estompant en 1-2h
- Éviction et fractionnement alimentaire, par crainte des douleurs : risque de dénutrition +++
- Amaigrissement souvent important associée à une AEG
§ Autres symptômes moins typiques : diarrhée, vomissement
Examen clinique : rechercher un souffle abdominal (très inconstant), étayer les localisations de
l’athérome
Examen paraclinique : échodoppler des artères digestives, angio-TDM ou angio-IRM
Pronostic spontané extrêmement péjoratif en absence de traitement avec décès rapide du patient.
Même en cas de rétablissement du flux, pronostic sombre et fonction de l’étendue de la nécrose
intestinale.
§ Signes fonctionnels :
- Douleur abdo = signe le plus constant, douleur soudaine et intense à type de crampes péri-
ombilicales ou en FID, dont l’intensité contraste avec l’examen physique (pauvre) et
l’absence d’AEG au début de l’évolution. Au stade précoce, hyperpéristaltisme fréquent à
diarrhée
- En quelques heures, occlusion intestinale avec vomissements, défense et signes généraux
(fièvre, état de choc et DMV), traduisant l’existence d’un infarctus irréversible
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
Diagnostic = clinique/hémodynamique, basé sur la recherche des symptômes et la mesure de
pressions de perfusion : index systolique de pression (IPS = rapport de pression cheville / pression
brachiale), à la cheville et au gros orteil. On distingue ainsi :
§ IPS normale entre 1 et 1,4, si > 1,4 présence d’une rigidité artérielle (médiacalcose)
§ Patients asymptomatiques = IPS < 0,90
§ Claudication = stade d’ischémie d’effort = IPS < 0,90 mais pression de cheville ≥ 50 mmHg
§ Symptômes au repos = stade d’ischémie permanente = pression de cheville < 50 mmHg ou
pression au gros orteil < 30 mmHg
En cas de diabète ou d’IRC, IPS et pression de cheville sont souvent pris à défaut à diagnostic basé
sur la pression au gros orteil. En outre, un IPS > 1,4 doit faire mesurer la pression au gros orteil.
🔔 La classification de Leriche et Fontaine n'est plus utilisée. On utilise dorénavant la classification
de Rutherford (cf. tableau)
Focus claudication :
La claudication intermittente correspond à l’apparition d’une douleur à type de crampes au mollet,
déclenchée après une certaine distance de marche, et conduisant à l’arrêt de la marche. La douleur
disparait généralement en moins de 5min.
FdR principaux = tabagisme, âge avancé, sexe masculin et ATCD familiaux d’AAA.
Épidémio AAA souvent associé à des lésions athéromateuses sur d’autres territoires artériels (coronaires,
🅰 carotides, artères viscérales, artères des membres inférieurs).
Prévalence = 5 % chez les H > 65 ans vs mal connue chez la femme (mais inférieure ++).
12.000 décès/an en Europe sur rupture d’AAA
GÉNÉRALITÉS
Anévrisme artériel = dilatation focale et permanente de l’artère avec une perte du parallélisme de
Définition ses parois, et dont le diamètre est supérieur à 1,5 fois le diamètre d’amont.
🅰 Localisation la plus fréquente = aorte abdominale puis artères poplitées pour les artères périph.
Anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) : développement préférentiel en sous-rénal mais parfois
limité à l’aorte sous-rénale ou étendu aux artères iliaques.
FR principaux = tabagisme, âge avancé, sexe masculin et ATCD familiaux d’AAA.
Épidémio AAA souvent associé à des lésions athéromateuses sur d’autres territoires artériels (coronaires,
🅰 carotides, artères viscérales, artères des membres inférieurs).
Prévalence = 5 % chez les H > 65 ans vs mal connue chez la femme (mais inférieure ++).
Augmentation du diamètre de l’AAA avec le temps mais de façon non linéaire chez un même
Histoire naturelle patient, ainsi qu’entre les patients. Cependant, vitesse de croissance d’autant plus rapide que le
🅰 diamètre aortique est plus grand : « croissance rapide » = augmentation > 1 cm/an.
Risque évolutif de l’AAA = rupture, dont le risque augmente avec le diamètre : faible < 40 mm, élevé
> 55 mm. À diamètre égal, risque de rupture majorée chez la femme.
§ Âge > 65 ans
§ Sexe Masculin (x 13)
FDR § Tabagisme
§ ATCD Familiaux d'anévrisme
§ Pathologies CV
1. Anévrismes des artères poplitées : association la plus fréquente de l’AAA, touchant quasi-
Autres localisations exclusivement les hommes et bilatéraux dans 50% des cas. Modes de découverte :
🅰 § Asymptomatique : découvert lors de l’examen clinique (pouls poplité trop ample) ou lors
d’une écho (ex : bilan d’AAA)
§ Symptomatique : tableau d’ischémie aiguë, critique voire d’effort (rare)
Risque évolutif principal = ischémie du MI (aiguë ou critique), par embolies itératives à bas
bruit obstruant le réseau d’aval, ou par thrombose de l’anévrisme (2 mécanismes souvent
associés). Risque d’amputation du MI élevé après thrombose d’anévrisme poplité.
Rarement, anévrisme poplité à compressions locales (veines, nerfs) : compression veineuse
parfois responsable d'une thrombose veineuse poplitée et sous-poplitée.
Rupture exceptionnelle et devant faire suspecter une origine infectieuse.
2. Anévrismes des artères iliaques ou fémorales : plus rares mais systématiquement recherchés par
une écho ou un angioscan si réalisé.
3. Anévrismes de l'aorte thoracique : angioscan TAP recommandé pour le bilan d’extension.
§ AAA fréquemment associés à une athérosclérose (coronaire, carotides, MI, artères rénales et
Étiologies 🅱 digestives)
§ Forme fortement familiale à penser à une composante génétique
§ Prothèses vasculaires à risque de faux anévrismes anastomotiques
§ Rares : anévrisme infectieux (= mycotique), évolution anévrismale d’une dissection aortique,
dystrophies héréditaires du tissu conjonctif (Marfan, Ehlers Danlos vasculaire, sd de Loeys
Dietz), aortite inflammatoire (Takayasu, Horton et Behçet)
AAA à dépister par une écho de l’aorte abdominale chez les patients à risque :
§ Tous les artériopathes
§ Hommes âgés de 60 à 85 ans ;
§ Femmes âgées de 60 à 85 ans (hypertendues ou tabagiques) ;
§ Personnes > 50 ans avec ATCD familiaux d’anévrisme aortique chez des apparentés de 1er
degré
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
Surveillance de l’AAA :
Calendrier de surveillance de l’AAA asymptomatique selon son diamètre maximal et la valeur à
partir de laquelle se discute l’indication opératoire :
§ Diamètre maximal < 40 mm : écho annuelle de surveillance
§ Diamètre maximal = 40-49 mm : écho semestrielle de surveillance
§ Diamètre maximal > 50 mm : indication chirurgicale discutée
Principe = exclure la zone anévrismale du flux circulatoire par interposition d’une prothèse
vasculaire, selon 2 techniques actuellement utilisées, chir conventionnelle ou endovasculaire :
§ Chir conventionnelle = mise à plat-greffe : après laparotomie ou lombotomie, clampage
aortique, ouverture de la coque de l’AAA et ablation du thrombus, tube prothétique suturé à
l’aorte saine au-dessus et en dessous de l’anévrisme pour reconstruire l’aorte
§ Chir endovasculaire moins invasive : introduction par voie intra-artérielle fémorale d’une
endoprothèse déployée dans l’anévrisme. Étanchéité obtenue en proximal sur un segment
d’aorte saine au-dessus de l’AAA et en dessous des artères rénales (collet), et en distal, dans les
artères iliaques. Cependant, geste nécessitant des conditions anat particulières en limitant les
indications. TTT endovasculaire préféré chez les malades à risque opératoire élevé ou proposé
en cas d’anat favorable
Survie des malades (mêmes opérés) < pop G : âge avancé, FRCV, athérosclérose associée, BPCO &
autres pathologies post-tabagiques. Ainsi, surveillance médicale du malade opéré = dépistage de la
survenue secondaire ou l’évolution d’autres localisations de la maladie anévrismale ou de la maladie
athéromateuse.
§ Anévrismes rompus : opération en extrême urgence. Le plus souvent, rupture contenue dans
Situations le rétro-péritoine à scan à réaliser en urgence si état HD compatible. Mortalité post-chir =
d’urgence 30%
🅰 § Anévrismes douloureux : opération rapide, avec scan en urgence et PEC de l’état
général/CV/rénal/respi
§ Ischémie aiguë de membre inférieur par embolie à partir du thrombus (rare) : PEC spécifique
immédiate par embolectomie puis TTT secondaire de l’anévrisme
§ Fistules aorto-cave/aorto-digestive = rupture de l’anévrisme dans un organe creux voisin :
duodénum ou VCI. Fistule aorto-cave à défaillance HD sans déglobulisation / fistule aorto-
digestive à défaillance HD avec hémorragie dig (hématémèse ou rectorragie) ; situations rares
mais graves nécessitant une PEC en chir vasc en urgence absolue
PHYSIOPATHOLOGIE 🅱
Triade de Virchow :
1. Stase veineuse
2. Lésion de la paroi veineuse
3. Hypercoagulabilité
Point de départ distal dans des zones de ralentissement du flux (veines soléaires, valvules, abouchement de collatérales)
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
ALGORITHMES DIAGNOSTIQUES
TVP
PROBABILITÉ CLINIQUE
Négatifs Positifs
Pas de traitement
Échographie veineuse
des MI
NON OUI
PROBABILITÉ CLINIQUE
D-dimères Angioscanner
Échographie
Et/ou
scintigraphie
Traitement
EP à haut risque
ANGIOSCANNER IMMÉDIATEMENT RÉALISABLE
NON OUI
Échographie cardiaque
Dilatation des cavités cardiaques droites
Scanner accessible
NON OUI Angioscanner
et patient stable
Pas d’autre test disponible POSITIF NÉGATIF
ou patient instable
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
FOCUS ANTICOAGULANT🅰
HNF :
§
- TTT recommandé chez les patients IR sévères, patients instables, patients traités par fibrinolyse
- Posologie de 500UI/kg/j et adaptée à un test d’hémostase
- Administration par voie SC ou IV
- Surveillance des plaquettes 2 fois par semaine pdt 21j en raison du risque de TIH
§ HBPM et fondaparinux :
- Préféré aux HNF car absence de TIH, pas d’adaptation en fonction du bilan d’hémostase
- TTT curatif de l’EP avec ou sans TVP par Enoxaparine (seul ayant l’AMM)
- Pas de surveillance nécessaire de l’activité anti-Xa
- CI si IR sévère avec DFG < 30mL/min
§ AOD :
- Apixaban et rivaroxaban
- CI si IR sévère avec DFG < 30mL/min
- Référence dans la PEC de la MTEV
§ Thrombolytique :
- EP grave
§ AVK :
- Relais par AVK si utilisation d’HNF, d’HBPM ou de fondaparinux
- Surveillance nécessaire de l’INR
- INR cible à 2.5
- Éducation thérapeutique nécessaire
TVP 🅰
Traitement ambulatoire sauf :
§ TVP sous anticoagulant
§ Insuffisance rénale sévère
§ Comorbidité : cancer, maladie cardiorespiratoire sévère, > 75 ans
§ TVP sévère (phlébite bleue) ou TVP bilatérale
§ Hémorragie active ou risque hémorragique majeur
§ Contexte médicosocial défavorable
Anticoagulation curative + Bas de contention
DURÉE DU TRAITEMENT ANTICOAGULANT 🅱
1ère EP ou TVP proximale :
Traitement court § Provoquée par un facteur majeur transitoire
(3 à 6 mois) § Non provoquée chez une femme < 50 ans
Durée incertaine 1ère EP à risque faible ou intermédiaire faible ou TVP proximale non provoquée avec ou sans
(au moins 6 mois) facteur mineur
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
THROMBOSES RÉCIDIVANTES
DÉFICIT EN ANTITHROMBINE
Physiopathologie § Inhibe la coagulation en neutralisant la thrombine
§ L’héparine augmente la cinétique d’action de l’AT III avec la thrombine
Déficit
Transmission AD, peut expliquer l’absence d’efficacité d’un traitement par
constitutionnel en ATIII
héparine
DÉFICIT EN PROTÉINE C
Physiopathologie § Inhibition de la coagulation Vitamine K dépendant
§ Inactive les facteurs FV et FVIII en présence de protéine S
Déficit § Transmission AD
§ Peut expliquer l’apparition de nécrose cutanée à l’introduction d’un
constitutionnel
traitement par AVK
Traitement § Relais par AVK en cas de thrombose, uniquement après une héparinisation
efficace de plusieurs jours.
§ Concentré de protéine C IV dans les formes sévères ou en cas d’ATCD de
nécrose cutanée lors d’un relais héparine-AVK
DÉFICIT EN PROTÉINE S
Les déficits sont équivalents à ceux en protéine C, que ce soit pour la clinique ou le traitement
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
FDR DE MTEV
« CATI CAGE le CMV et AMOCHA Son Néphro déjà Tombé »
Ce livre a été acheté, scanné et publié par Faille du forum Amis-Med. Toute copie, redistribution, vente ou vol est strictement interdite, en particulier par le groupe du Dr Voleur
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur [Link] et sur [Link]
DIAGNOSTIC POSITIF ET ÉTIOLOGIQUE
Une TVP peut générer un syndrome post-thrombotique (SPT) par 2 mécanismes : signes d’IVC
Sd post- jusqu’à claudication veineuse :
thormbotique § Destruction valvulaire = source de reflux
🅰 § Obstruction veineuse résiduelle
Sévérité selon score de VILLALTA :
§ Score ≤ 4 : absence de SPT
§ Score 5-9 : SPT modéré
§ Score 10-14 : SPT intermédiaire
§ Score ≥ 15 ou ulcère présent : SPT sévère
NB : les composantes du score de Villalta ne sont pas à connaître
Conséquence = signes d’insuffisance veineuse pouvant aller jusqu’à la claudication veineuse, dont
la sévérité dépend de l’importance du dysfonctionnement veineux séquellaire (destruction
valvulaire, obstruction veineuse résiduelle et reflux veineux). Évaluation à l’aide du score de Villalta,
basé sur des signes cliniques subjectifs et objectifs d’insuffisance veineuse (calcul à ne pas
apprendre !) :
Principales caractéristiques :
Ulcère veineux/ § Grande taille,
variqueux § Caractère indolore ou peu douloureux,
🅰 § Aspect superficiel non creusant,
§ Exsudatif, fibrineux, de siège péri-malléolaire,
§ Signes d'IVC et/ou de varices
2. Compression élastique = appliquer sur un segment de membre une pression par un matériel
élastique (bandes, chaussettes, bas auto-fixants, collants), naturellement dégressive de la cheville
à la cuisse en raison de la morpho du MI. Action = effet HD (troncs veineux) et microcirculatoire,
d’efficacité maximale si posée le matin dans l’heure qui suit le lever.
ANNEXE
• Paresthésies
• Impatience
• Claudication veineuse
• Œdème jambe
COMPLICATIONS IVC
« COUTURE »
Ainsi, devant tout ulcère de jambe : examen clinique vasculaire complet + ED veineuse et/ou
artérielle.
1- Dermatites de contact fréquentes (grand nombre de topiques sur barrière cutanée altérée) =
Complications érythème microvésiculeux prurigineux limité à la zone d’application puis diffusant.
🅰 Produits incriminés nombreux (baume du Pérou, antiseptiques, conservateurs, pansements
modernes…) et DD parfois difficile avec la dermatite de stase (intrication fréquente des 2
mécanismes).
2- Colonisation à aucun prélèvement ou TTT systématique mais ulcère = porte d’entrée patente
parfois, à évoquer en cas de :
§ Douleur locale
§ Inflammation des bords (non spécifique)
§ Lymphangite
§ Fièvre
Tableau de DHBNN >>>> fasciite nécrosante ou gangrène gazeuse à anaérobies (sur ulcères
artériels). Prévention systématique du tétanos +++.
Dermatite ocre persistante sous traitement mais aggravation limitée par la contention.
2 Mesures principales :
Prévention 1. Ulcère : prévention de la maladie post-thrombotique par traitement correct des
🅱 thromboses et prévention dans les situations à risque ; traitement des varices au stade non
compliqué
2. Récidive : chir de l’insuffisance veineuse superficielle et port d’une contention de classe 3
ou 2
« DADO »
• Dermo-hypodermite
• Atrophiebhlanche
• Dermite ocre, eczéma
• Œdème lymphatique
Dissection aortique = PEC chir urgente (dissection type A de Stanford et I/II de De Bakey) sauf pour
les formes limitées à l’aorte descendante sans complication périphérique. 🔔 TA à contrôler +++.
1. ETT
Examens § Examen simple, disponible en urgence au lit du malade
complémentaires § Diagnostic possible de dissection (flap dans l’aorte, dilatation de l’aorte ascendante), de
de la dissection complication (hémopéricarde, insuffisance aortique) ou de diagnostics différentiels (SCA avec
🅱 troubles de cinétique, cœur pulmonaire aigu dans l’EP)
§ En 1ère intention chez les patients instables hémodynamiquement
2. Angioscan thoracique
§ Examen de choix pour le diagnostic positif
§ Bilan d’extension pré-opératoire (vrai/faux chenal, porte d’entrée)
§ Chez un patient stabilisé
3. ETO :
§ Complète l’ETT chez un patient instable
§ À réaliser sous AG au bloc pour éviter l’agitation du patient et donc les pics tensionnels
GÉNÉRALITÉS
A analyser :
ECG normal
§ Fréquence cardiaque : 60 à 100/min (astuce : 300/nombre de grands carreaux)
🅰
§ Rythme sinusal = onde P avant chaque QRS, QRS après chaque onde P, onde P positive en
inférieur
§ Rythme régulier = intervalle R-R constant
§ Axe normal : entre – 30° et + 90°
§ Espace PR = 120 à 200 ms, QRS fins < 100 ms à absence de troubles de la conduction
§ Segment ST et onde T dans toutes les dérivations à absence de troubles de la repolarisation
§ Absence d’onde Q de nécrose et de rabotage des ondes R
§ QTc normal = 340 à 440 ms (QTc long ≥ 480 ms)
§ Onde P < 120 ms et < 0,25 mV à absence d’hypertrophie atriale
§ Indice de Sokolow < 35 mm à absence d’hypertrophie ventriculaire
§ Ligne isoélectrique : absence de microvoltage et de trémulation
Définitions :
§ Bigéminisme = une ES pour un QRS, trigéminisme = une ES pour deux QRS
§ Doublet = deux ES successives, triplet = trois ES successives
HYPERTROPHIES
Hypertrophie
OG Onde P > 120 ms
🅱
Hypertrophie
OD Onde P > 0,25 mV
🅱
Hypertrophie
Indice de Sokolow : onde S en V1 ou V2 + onde R en V5 ou V6 > 35 mm
VG
🅰
Hypertrophie
VD
Onde R > onde S en V1 ; onde S > onde R en V6 ; axe droit
🅱
DIAGNOSTIC POSITIF
FA potentiellement asymptomatique (importance du dépistage) ou se manifestant par :
Signes Symptômes usuels Symptômes trompeurs Complications
cliniques - Lipothymies/chutes inexpliquées - AVC
- Palpitations
🅰
- Dyspnée d’effort/angor - Douleur thoracique, Fatigabilité - Insuffisance cardiaque
fonctionnel - Impression de -OAP
- Asthénie tachycardie/flushes
ECG de FA
1. Embolies
Complications 2. Insuffisance cardiaque secondaire à une chute du QC
3. Récidives → 30-60 % à 1 an
4. Maladie Rythmique Auriculaire sur FA ancienne
§ Alternance d’épisodes d’Hyperexcitabilité auriculaire et Bradycardie par dysfonction sinusale
(bloc sino-auriculaire)
§ Impose la mise en place d’un stimulateur cardiaque pour pouvoir garder les traitements anti-
arythmiques ⚠
5. Angor fonctionnel voir nécrose myocardique
6. Cardiomyopathie rythmique → apparition progressive d'un CM liée à une FA rapide permanente
7. Complications iatrogènes
Embolies
§ Dépend de la cardiopathie sous-jacente → x 15 si FA valvulaire vs x 5 si valvulaires
§ Même risque embolique pour FA paroxystique, récurrente, persistante ou permanente
Évaluation du risque embolique pour les FA NON VALVULAIRE via le score CHA2DS2 VASc