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S3TCmicroTD01cprof

Le document présente des exercices de microéconomie abordant des concepts tels que la contrainte de budget, les courbes d'indifférence et le taux marginal de substitution. Il explore des scénarios d'achat de biens variés, en utilisant des équations pour déterminer les choix optimaux des consommateurs. Les problèmes traités incluent l'analyse des effets de changements de prix et de budgets sur la consommation optimale.

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Koffi Fortune BEYLLAH
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TD de microéconomie L2

Thibault Fally
email: fally@[Link]

2 novembre 2005

1 Problème 1
1.1 Question 1
L’équation de la contrainte de budget s’écrit:

R = p1 x1 + p2 x2

où x1 se réfère au nombre de bandes dessinées achetées et x2 aux barres chocolatées. Cette
équation décrit une droite. Il suffit d’en trouver deux points pour pouvoir la tracer.
Ces deux points sont donnés par l’énoncé: il peut soit acheter (x1 ,x2 ) = (3,5), soit
(x1 ,x2 ) = (1,15).

1.2 Question 2
Le nombre de BD que Stanislas peut acheter correspond au maximum des x1 satisfaisant
la contrainte de budget. Graphiquement, on lit ce nombre à l’intersection entre la droite
de budget et l’axe correspondant aux x1 . Il peut acheter au plus 4 BD.

1.3 Question 3
De même pour les barres chocolatées, on voit graphiquement qu’il peut en acheter au
maximum 20.
Le prix des barres chocolatées étant de 5 euros, on en déduit que son budget est de
100 = 20 × 5 euros.
Comme il peut acheter au maximum 4 BD, on déduit que le prix des BD est de 25
euros.

1
1.4 Analytiquement
Sans passer par le graphique, on peut raisoner en utilisant la contrainde budget. A la
question 2, en sachant que (3,5) et (1,15) satisfont tout juste la contrainte de budget, on
peut en déduire que:
R = 3p1 + 5p2 = 1p1 + 15p2
Ce qui nous donne:
p1 = 5p2
Le nombre maximal de BD qu’il peut acheter est alors égal à:
R 3p1 + 5p2 3 × 5p2 + 5p2
xmax
1 = = = =4
p1 p1 5p2
En sachant que p2 le prix des barres chocolatées est égal à 5 euros, on déduit aussi que
p1 = 5 × 5 = 25 et que son budget est de:
R = 3p1 + 5p3 = 3 × 5 × 5 + 5 × 5 = 100

2 Problème 2
2.1 Question 1
Notons x1 la consommation en France et x2 à l’étranger. Sans la carte, l’équation de
la droite de budget s’écrit:
10000 = x1 + 5x2
Avec la carte, en déduisant du budget le coût de la carte, l’équation de la droite de budget
s’écrit:
10000 − 36 = x1 + 4,7x2

2.2 Question 2
L’ensemble de budget est la réunion des deux ensembles de budget, avec ou sans carte:
B = {(x1 ,x2 ),x1 + 5x2 ≤ 10000} ∪ {(x1 ,x2 ),x1 + 4,7x2 ≤ 10000 − 36}
Graphiquement, c’est la réunion des ensembles situés sous la première et la seconde
droite.

2
2.3 Question 3
Dans cette question, on suppose qu’il choisit de prendre une carte. Cela implique que
le panier optimal qu’il peut choisir en prenant la carte correspond à un plus haut niveau
d’utilité que tous les paniers qu’il peut atteindre dans carte.
Graphiquement, cela veut dire que le courbe d’indifférence passant par le point optimal
(qui se trouve sur la droite de budget avec carte) passe au dessus de l’ensemble de budget
dans la cas sans carte.
Donc, la courbe d’indifférence passant par le point optimal est tangente à la droite de
budget AVEC carte et ne coupe pas la droite de budget SANS la carte (et reste au dessus).

De plus, l’hypothèse de monotonicité assure que la courbe d’indifférence est strictement


décroissante (que l’on prenne en abcisse x1 ou x2 ).
L’hypothèse de convexité nous assure qu’elle est convexe.

3 Problème 3
3.1 Question 1
S’il ne s’abonne pas et qu’il achète ses magazines à l’unité, l’ensemble de budget est
un droite comme d’habitude. L’équation de budget s’écrit:
10000 = 1000x1 + 100x2
où x1 est le nombre de magazines achetés et x2 le nombre de kilo de canard acheté.

S’il s’abonne, on se retrouve dans une situation inhabituelle: il recoit tous les numéros
et concentre donc le reste de ses dépenses dans un seul bien: le canard. La contrainte de
budget n’est plus une droite mais un point, qui correspond à la totalité des magazines
et du nombre de kilos de canard qu’il peut acheter avec l’argent qui lui reste. Ce point
correspond à (x1 = 50,x2 = 400).
Si ses préférences étant srictement monotones, c’est le point qui correspond au panier
optimal. Si ses préférences ne sont pas strictement monotones, il est possible qu’il ne lise
pas tous ses magazines ou qu’il ne mange pas tous le canard qu’il peut acheter... mais
l’enemble de ses possibilités reste dans le carré en bas à gauche du point.

3.2 Question 2
S’il choisit de s’abonner, c’est que le point défini ci-dessus correspond à un niveau
d’utilité supérieur à tous les points de l’ensemble de budget sans abonnement. Graphique-
ment, cela implique que la courbe d’indifférence passant par le point passe au-dessus de
l’ensemble de budget sans abonnement.

3
3.3 Question 3
S’il choisit de ne pas s’abonner, c’est qu’il existe un point de l’ensemble de budget
sans abonnement qui correspond à un niveau d’utilité supérieur au cas où il s’abonne.
Graphiquement, cela implique qu’il existe au moins une courbe qui coupe (ou est tangente)
l’ensemble de budget sans abonnement et qui passe au dessus du point qui correspond à
l’abonnement.

3.4 Question 4
S’il est indifférent entre s’abonner ou ne pas s’abonner, c’est que le panier optimal
qu’il peut atteindre sans s’abonner correspond exactement au même niveau d’utilité que
le point qui correspond à l’abonnement.
Graphiquement, cela implique que la courbe d’indifférence qui passe par le point pour
l’abonnement est aussi tangente à la droite de budget sans abonnement.
Pourquoi? Si la courbe d’indifférence qui passe par le point pour l’abonnement res-
tait strictement au-dessus de l’ensemble de budget sans abonnement, cela voudrait dire
qu’il préfère strictement s’abonner. Si la courbe d’indifférence qui passe par le point pour
l’abonnement coupait la droite de budget sans abonnement, on pourrait trouver un point
de l’ensemble de budget sans abonnement qui correspondrait à un niveau d’utilité stric-
tement supérieur à celui avec abonnement.

4 Problème 4
Désolé, pour plus tard peut-être (tout comme le problème 9)...

5 Problème 5
5.1 Question 1
Le budget R de Clémentine est 5 euros.
Elle achète x1 oranges et x2 d’un autre bien.
Le prix des oranges est 0,5 pièce.
Le prix de l’autre bien est normalisé à 1.

4
L’équation de la contrainte de budget de Clémentine s’écrit:
R = p1 x1 + p2 x2
A.N. (pour ”application numérique”):

5 = 0,5.x1 + 1.x2

5.2 Question 2

5
5.3 Question 3
Quelle est sa consommation en oranges?

A l’optimum, on a l’égalité:
p1
|T M S| =
p2
Ici on a donc:
1 p1
=
1 + x1 p2
Comme x2 n’intervient pas dans l’équation, la consommation en x1 ne dépend pas de
la consommation en x2 et donc ne dépend pas du budget total pour ces deux biens. x1
s’exprime en fonction des prix uniquement (il suffit de résoudre l’équation avec les prix
donnés).

A.N.:
1 0,5
=
1 + x1 1
La solution est:
x1 = 1

Quelle est sa dépense sur les autres biens?

Elle va tout simplement dépenser le reste pour les autre biens (x2 ). La contrainte
budgétaire s’écrivant:
R = p1 x1 + p2 x2 ,
on obtient:
1
x2 = (R − p1 x1 )
p2
A.N.: Le budget étant de 5, on a:

x2 = 1.(5 − 0,5.1)

On trouve
x2 = 4,5

5.4 Question 4
Quelle est maintenant sa consommation en oranges?

Comme précédemment, à l’optimum on a l’égalité:


p1
|T M S| =
p2
soit:
1 p1
=
1 + x1 p2

6
A.N.: Pour p1 = 0,25 au lieu de 0,5, on résoud l’équation:
1 0,25
=
1 + x1 1
La solution est:
x1 = 3

Quelle est sa dépense sur les autres biens?

Même chose qu’en 3: elle consomme le reste de son budget pour les autre biens.

A.N.: Attention, son budget n’est plus que de 4,75 par jour:
x2 = 1.(4,75 − 0,25.3)

On trouve
x2 = 4

5.5 Question 5
Clémentine aurait-elle pu consommer le même panier de biens qu’à la question 3? pile
poil?

Il suffit de montrer que le couple x1 = 1 et x2 = 4,5 vérifie la contrainte de budget avec


les nouveaux prix.

A.N.: On a bien:
0,25.1 + 1.4,5 = 4,75

5.6 Question 6

7
5.7 Question 7
On voit sur le graphe que la nouvelle droite de budget passe en partie au-dessus de la
courbe d’indifférence correspondant au panier de bien précédent. Or ces points de l’en-
semble de budget qui sont au-dessus de la courbe d’indifférence correspondent à un niveau
de satisfaction plus élevé. Avec le nouveau contexte prix/budget il est donc possible pour
Clémentine d’être plus satisfaite que précédemment.

Autre façon de démontrer cette assertion sans passer par le graphe, par un simple
raisonnement logique:
comme Clémentine peut toujours revenir au panier de consommation d’avant, elle est
assurée d’avoir un niveau de satisfaction au moins égal à celui d’avant. Les prix étant
désormais strictement différents, on sait que le taux de substitution doit être différent
et que le panier d’avant ne correspond pas à un optimum: Clémentine trouvera donc
forcément mieux.

8
6 Problème 6
6.1 Question 1
L’équation de la courbe d’indifférence est l’équation qui régie la relation entre x1 et x2
lorsque l’on prend le niveau d’utilité comme fixe et donné. Ici, la fonction d’utilité étant:
U (x1 ,x2 ) = (x1 +1)(x2 +1), l’équation de la courbe d’indifférence correspondant au niveau
d’utilité U0 s’écrit:
(x1 + 1)(x2 + 1) = U0
Bien-sûr il est préférable d’écrire directement x2 comme une fonction de x1 . En isolant x2 ,
on obtient:
U0
x2 (x1 ) = −1
x1 + 1

6.2 Question 2
Lorsque la consommation du bien x1 baisse, combien de x2 doit-on consommer en
plus pour garder le même niveau de satisfaction? Le taux marginal de substitution est
construit pour répondre à la question, du moins pour de petites variations de x1 . Lorsque
les variations de x1 sont petites et lorsque la courbe d’indifférence est dérivable 1 , alors les
variations compensatoires de x2 sont linéaires en x2 . Le TMS n’est autre que la dérivée
de x2 (x1 ) en x1 (où x2 (x1 ) est la fonction calculée plus haut).
On a alors la propriété suivante: si x1 augmente de dx1 (ou diminue de −dx1 ) alors la
variation compensatoire de x2 pour garder le même niveau d’utilité est:

dx2 = TMS.dx1

Calculons le TMS de Pablo:


dx2 (x1 ) U0
TMS = =− .
dx1 (x1 + 1)2
En remarquant qu’avec la définition de la fonction d’utilité de Pablo on a:
U0
= x2 + 1,
x1 + 1
on peut réécrire le TMS en éliminant U0 de l’expression:
x2 + 1
TMS = − ,
x1 + 1

x2 + 1
|T M S| = ,
x1 + 1
1. En économie on ne se posera pas souvent la question, donc pas la peine de détailler!

9
Autre façon de faire

En partant de l’expressions U (x2 ,x1 ) = (x2 + 1)(x1 + 1), on obtient que la dérivée de
U (x) est égale à:

dU (x) = d ((x2 + 1)(x1 + 1)) = (x1 + 1)dx2 + (x2 + 1)dx1

Les variations dx2 et dx1 qui maintiennent le niveau d’utilité constant doivent donc vérifier:
(x1 + 1)dx2 + (x2 + 1)dx1 = 0

Ce qui se réécrit tout naturellement:


dx2 x2 + 1
=−
dx1 x1 + 1
ce qui n’est autre que le TMS.

6.3 Question 3
L’équation de la contrainte de budget de Pablo s’écrit:
R = p1 x1 + p2 x2

A.N.: Ici p1 est quelconque mais on normalise p2 à 1 (comme d’habitude, pour les biens
”autres”, qui servent de référence).
5000 = p1 .x1 + 1.x2

10
6.4 Question 4
D’un côté...

A l’optimum, on a l’égalité:
p1
|T M S| =
p2
Ici on a donc:
x2 + 1 p1
=
x1 + 1 p2
soit:
x2 + 1
= p1
x1 + 1
quand on normalise p2 à 1.

Une a ainsi une première relation entre x1 et x2 .

De l’autre côté...

La contrainte budgétaire nous donne la seconde relation entre x1 et x2 qui nous permet
de résoudre le système. Avec p2 = 1 on a donc:

x2 = R − p1 x1 = 5000 − p1 x1

Donc en substituant x2 ...

En substituant x2 dans la première équation on a:


5000 − p1 x1 + 1
= p1
x1 + 1

L’équation 2 se résoud:
5000 − p1 x1 + 1 = p1 (x1 + 1)

soit encore:
5001 − p1 = 2p1 x1

et on trouve x1 en fonction de p1 :
5001 − p1
x1 =
2p1

2. Du premier degré donc pas de problème! (il n’y a presque jamais d’équation du second degré en économie)

11
6.5 Question 5
p1 = 3

C’est-à-dire qu’il aurait bien aimé consommé x1 = 5001−3


2∗3
= 833 litres de peinture à
3
l’huile . Il aurait consommé le reste de son argent pour autre chose: x2 = 5000 − 3 ∗ 833 =
2501

Si maintenant on le contraint à ne consommer que 832 litres de peinture, il n’est pas


content. De combien sa consommation en autres biens doit-elle augmenter pour que son
utilité reste constante? C’est ce qu’on a étudié théoriquement à la question 1. Pour une
petite variation dx1 du bien x1 (dx1 = −1 est bien une petite variation), alors le TMS
donne la quantité de bien x2 qu’il faudrait consommer en plus pour que le niveau d’utilité
reste constant.

En écrivant dx2 la consommation supplémentaire en x2 pour compenser le manque, le


TMS nous donne:
dx2 = TMS.dx1
A.N.:
x2 + 1 2501 + 1
dx1 = −
dx2 = − .(−1) = +3
x1 + 1 833 + 1
Une baisse de consommation de dx1 = −1 doit s’accompagner d’une hausse de consom-
mation dx2 = +3 pour que son niveau d’utilité reste constant.

6.6 Question 6
L’équation de la droite de budget s’écrit:

5000 = 3x1 + x2
avec maintenant la contrainte que:
x1 < 700
Si après le budget est de m > 5000 la droite de budget est déplacée vers le haut:

m = 3x1 + x2

3. Oui ca tombe rond, et il faut faire le calcul

12
6.7 Question 7
On cherche à trouver graphiquement le budget qui permettra à Pablo d’avoir la même
satisfaction que s’il n’était pas contraint dans sa consommation de peinture (x1 < 700).

Tout d’abord, traçons le point qui correspond à l’optimum lorsqu’il n’y a pas de
contrainte sur x1 : c’est le point de la droite de budget où une courbe d’indifférence est
tangente.

On veut maintenant trouver le nouveau point:


(i) qui correspond au même niveau d’utilité,
(ii) qui satisfait la contrainte x1 = 700.

Ces deux propriétés nous suffisent à déterminer ce nouveau point car:


- la propriété (i) nous dit qu’il est sur la même courbe d’indifférence que le point de
départ
- la propriété (ii) nous dit qu’il est sur la droite x1 = 700
A l’interection nous avons donc notre nouveau point.

La question posée était: Quel est le budget qui correspond à ce nouveau point? Si on
note m ce budget, alors le nouveau point doit passer par la droite de budget:

m = 3x1 + x2

qui est graphiquement la droite passant par le nouveau point et parallèle à l’ancienne
droite de budget 4 .

(Pour répondre à la question, la valeur du budget nécessaire m se lit plus facilement


aux extrêmités de la droite de budget... voir le graphe!)

4. ”parallèle” car les prix relatifs n’ont pas changé!

13
6.8 Question 8
Au nouveau point, avec le budget m > 5000, il est évident que Pablo préfèrerait acheter
beaucoup plus de peinture!
Mathématiquement, cela signifie que le prix de la peinture est plus faible que le prix
qu’il aurait mis. Cela signifie aussi en d’autres termes qu’il aurait bien aimé substituer
x2 pour x1 . Donc à ce nouveau point, le taux marginal de substitution (dicté par ses
préférences à ce point) est supérieur au prix relatif de la peinture:
p1
|T M S| >
p2
C’est-à-dire:

|T M S| > 3
Ce qui signifie graphiquement que la courbe de substitution passe sous la droite de
budget pour x1 > 700. Ou encore que la droite de budget passe au-dessus de la courbe
d’indifférence pour x1 > 700: ce budget aurait pu lui permettre d’être beaucoup plus
satisfait!

14
7 Problème 7

8 Problème 8
Ce problème a pour objectif:
1) de vous habituer à calculer un panier de consommation optimal
2) de vous montrer avec un cas particulier qu’il faut faire attention à bien distinguer
les parts de dépense pour les différents biens et les parts de consommation (en quantité)
pour les différents biens.

Comme d’habitude, le panier de consommation optimal est la solution de deux équa-


tions:
- la contrainte budgétaire (question 1)
- l’égalité |T M S| = pp12 (questions 2 et 3).
Ce système de deux équations à deux inconnues permet de calculer le panier optimal
(question 4).

8.1 Question 1

Notons xiP la consommation de Pablo en café i (i = 1 pour bon et i = 2 pour mauvais)


et xiJ la consommation de Jean-Pierre en café i.

Notons aussi piP le prix du café i pour Pablo (en Colombie) et piJ le prix du café i
pour Jean-Pierre (en France).

RP = p1P x1P + p2P x2P

RJ = p1J x1J + p2J x2J

A.N.: Cela nous donne pour Pablo:

100 = 2x1P + x2P

et pour Jean-Pierre:

150 = 11x1J + 10x2J

15
8.2 Question 2
Le |T M S| d’une fonction de préférence Cobb-Douglas doit être connu.
Si les préférences s’écrivent:

U (x1 ,x2 ) = xα1 x1−α


2

alors:
α α 1−α 1 − α α 1−α
Um1 = .x x et Um2 = .x1 x2
x1 1 2 x2
et donc:

Um1 αx2
|T M S| = =
Um2 (1 − α)x1
A.N.: Cela nous donne pour Pablo:
5x2P
|T M S|P =
4x1P
et pour Jean-Pierre:
4x2J
|T M S|J =
5x1J

8.3 Question 3
A l’optimum, on a l’égalité:
p1
|T M S| =
p2
Graphiquement, cela revient à dire que la courbe d’indifférence (dont la pente est le
|T M S|) est tangente à la droite de budget (dont la pente est pp12 ) pour la panier de consom-
mation optimal.

Si pour un panier de bien le |T M S| est strictement supérieur au prix relatif du bien


1 alors le consommateur voudra substituer le bien 2 par le bien 1. Si au contraire le prix
relatif du bien 1 est strictement supérieur au |T M S| alors il voudra subtituer le bien 1
par le bien 2.
A l’optimum, le |T M S| doit donc être égal au prix relatif du bien 1.

A.N.: Cela nous donne pour Pablo:


5x2P
=2
4x1P
et pour Jean-Pierre:

16
4x2J 11
=
5x1J 10

8.4 Question 4
Pour chaque personnage, les questions 1 (contraintes de budget) et 3 (TMS) nous four-
nissent un système de deux équations permettant de trouver les deux inconnues.

A.N.: Cela nous donne pour Pablo:

 
2x1P + x2P = 100 (CB) x2P = 100 − 2x1P
5x2P ⇔
4x1P
= 2 (TMS) 5x2P = 8x1P

⇒ 5(100 − 2x1P ) = 8x1P (en substituant x2P )


250
⇒ x1P =
9
Et pour x2P :
400
x2P = 100 − 2x1P ⇒ x2P =
9
Pour Jean-Pierre on retrouve par la même méthode:

11x1J + 10x2J = 150 (CB) 250 25
4x2P 11 ⇒ x1J = et x2J =
5x1P
= 10 (TMS) 33 3

8.5 Question 5
En utilisant les valeurs trouvées pour x1P , x2P , x1J et x2J , on calcule directement la
part de consommation en bon café (en quantité).
x1P
Pablo : qP =
x1P + x2P
x1J
Jean-Pierre: qJ =
x1J + x2J
A.N.: Cela nous donne pour Pablo:
250
9 5
qP = 250 400 =
9
+ 9
13

17
et pour Jean-Pierre:
250
33 8
qJ = 250 =
33
+ 25
3
19

8.6 Question 6
On peut calculer directement la part de dépenses en bon café de la façon suivante:
p1P x1P
Pablo : πP =
RP
p1J x1J
Jean-Pierre: πJ =
RJ
A.N.: Cela nous donne pour Pablo:

2. 250
9 5
qP = =
100 9
et pour Jean-Pierre:

10. 250
33 4
qJ = =
150 9

Autre méthode pour la question 6


Avec une fonction Cobb-douglas de coefficients α et 1 − α, la part des dépense pour
chaque bien est α et 1 − α. Cette propriété nous donne bien les mêmes parts de dépense
que la méthode précédente.

Elle se démontre facilement:

l’égalité entre le TMS et le prix relatif s’écrit:


αx2 p1
=
(1 − α)x1 p2
ce qui nous donne:
p2 x2 1−α
=
p1 x1 α
En utilisant que R = p1 x1 + p2 x2 on obtient:

18
R p1 x1 + p2 x2 p2 x2 1−α 1
= =1+ =1+ =
p1 x1 p1 x1 p1 x1 α α
et donc: p1 x1

R
Se souvenir de cette propriété peut faire gagner beaucoup de temps! En plus, la fonc-
tion Cobb-Douglas est utilisée presque tout le temps.

8.7 Question 7
Jean-Pierre consomme plus de bon café que Pablo (par rapport au moins bon) alors
qu’il dépense moins pour le bon café que Pablo.

La part de dépense pour chaque bien et la part de consommation (en quantité) pour
chaque bien n’ont aucune raison d’être étroitement reliés si les prix ne sont pas transposés.

Notons que le paradoxe aurait disparu si le coût de transport avait été proportionnel
à la valeur du produit et non au volume comme on le sous-entend ici. La plupart des
modèles économiques sur le commerce international font l’hypothèse de coûts de trans-
port proportionnels à la valeur. Grâce à cet exercice on voit que si cette hypothèse n’est
pas vérifiée il est possible de se retrouver avec de grandes distortions dans le panier de
consommation entre pays producteurs et consommateurs.

19
9 Problème 9
Pour une autre fois...

10 Problème 10
10.1 Question 1
La demande (de Jacqueline) en tomates cerises est:

D(p) = 100 − p.
Si le prix est p = 50 elle en consommera D(50) = 50.

10.2 Question 2
Le surplus brute liée à la consommation d’un bien pour lequel la demande est D(p)
s’obtient avec la formule:
Z ∞
Sbrut (p) = p.D(p) + D(p0 )dp0
p

Graphiquement, lorsque l’on représente les prix en ordonnée (ce qu’il faut toujours
faire, c’est une règle) et les quantités en abcisse, c’est l’aire qui se trouve sous la courbe
de demande et à gauche de la quantité D(p).
A.N.: Cela nous donne pour Jacqueline:
Z
Sbrut (50) = 50.50 + 01 00(100 − p)dp
5
(lorsque le prix est supérieur à 100 elle ne consomme pas de tomates cerises)
Il est plus facile de déduire le surplus graphiquement que par le calcul. L’aire qui se
trouve sous la courbe de demande et à gauche de la quantité D(50) = 50 forme un trapèze
qui est la somme du triangle de coté 50 et du carré de côté 50, ce qui fait en tout une aire
de:
1
Sbrut (50) = 50.50 + 50.50 = 3750
2

20
10.3 Question 3
Pour l’achat de D(50) = 50 tomates cerises au prix de 50, elle dépense:

50.D(50) = 2500
Il s’agit de l’aire du carré qui est sous la droite p = 50 et à gauche de la droite q = D(50).

10.4 Question 4
Les surplus net du consommateur est ce qui reste du surplus brut quand on en déduit
les dépenses: il ne reste donc que l’aire du triangle sous la courbe de demande et au dessus
du prix p. Le surplus net est:
Z ∞
Snet (p) = D(p)dp
p

ce qui nous donne:


1
Snet (50) = 50.50 = 1250.
2

21
11 Problème 11
11.1 Question 1

x2
U (x,y) = 100x − +y
2
est une forme d’utilité quasi-linéaire car elle s’écrit de la forme: U (x,y) = u(x) + y.
Cette forme est très utilisée lorsque l’on veut étudier des questions de ”bien-être” comme
le surplus du consommateur car dans ce cas le surplus du consommateur défini comme
précédemment correspond à l’utilité qu’il retire de la consommation de ce bien. Nous
allons le vérifier avec les questions qui suivent.

11.2 Questions 2 et 3
Avec une utilité quasi-linaire on a:

Um2 = 1
donc le TMS ne dépend pas de la quantité d’autre bien consommé. Si le prix du jean
est p on obtient:

|T M S| = Um1 = p
Ici cela nous donne:

100 − x = p
Pour p = 50 on a x = 50 et pour p = 80 on a x = 20.

Autre façon de faire:


La contrainte de budget nous dit que R = px + y. On peut substituer y par R − px
dans la fonction d’utilité et cela nous donne:

x2
U (x,R) = 100x − + R − px
2
Pour un revenu R donné, l’utilité maximale est obtenue pour un x où la dérivée est
nulle:

∂U (x,R)
= 0,
∂x

22
ce qui nous donne une équation indépendante du revenu, similaire à celle obtenue avec
l’autre méthode:

100 − x − p = 0
Bien-sûr, cette méthode ne marche que si la fonction d’utilité est quasi-linéaire.

11.3 Questions 4 et 5
Comme on connaı̂t maintenant le revenu de Victor, on peut en déduire le montant qu’il
va dépenser pour l’autre bien:

y = R − px
Ce qui nous donne l’utilité de Victor en fonction de la consommation de jean et du
revenu total (comme avec la dernière méthode):

x2
U (x,R) = 100x − + R − px
2
A.N.: Pour R = 4000, p = 50 et x = 50, on obtient U = 1250 + 4000.
Pour R = 4000, p = 80 et x = 20, on obtient U = 200 + 4000.

11.4 Question 6
La différence entre les deux niveaux d’utilité est de 1050.

11.5 Question 7
Comme on l’a vu à l’exercice précédent le surplus net du consommateur est défini par:
Z ∞
Snet (p) = D(p)dp
p

Nous avons déjà calculé la fonction de demande en bien x au prix p. Elle est de:

D(p) = 100 − p

23
C’est la même fonction de demande que dans l’exercice précédent. Le surplus est égal
à l’aire sous la courbe et au dessus de la droite horizontale correspondant au prix.
A.N.: Pour p = 50:
1
Snet (50) = .50.50 = 1250
2
Pour p = 80:
1
Snet (80) = .20.20 = 200
2
Le surplus du consommateur est égale à l’utilité moins le total des dépenses. La diffé-
rence est la même.

24
Théorème sur le surplus du consommateur avec une préférence quasi-linéaire
Supposons que l’utilité du consommateur s’écrive avec une fonction d’utilité quasi-
linéaire:

U (x,y) = u(x) + y
(en supposant également que u(0) = 0).
Nous aimerions montrer que dans ce cas la différence entre le niveau d’utilité et le total
des dépenses ne dépend pas du total des dépenses et correspond au surplus du consom-
mateur.

Démo: La contrainte de budget nous impose R = px + y. On obtient donc le niveau


d’utilité en fonction du budget, de x et p:

U = u(x) + R − px
Avec un budget et un prix donné, le consommateur va maximiser U en fonction de x.
La dérivée en x doit donc être nulle, ce qui s’écrit:

u0 (x) − p = 0
La demande D(p) en bien x est alors déterminée par:

u0 (D(p)) = p
Revenons à notre fonction d’utilité. En substituant x par D(p) on obtient:

U = u(D(p)) + R − pD(p)
En transformant mathématiquement u(D(p)) en son intégrale, on obtient:
Z ∞
U = u(D(∞)) − D0 (p)u0 (D(p))dp + R − pD(p)
p

Comme u(D(∞)) = u(0) = 0 et que D(p) doit vérifier u0 (D(p)) = p, on obtient


maintenant:
Z ∞
U =− D0 (p)pdp + R − pD(p)
p

ce qui s’intègre par partie en:


Z ∞
U= D(p)dp + R
p
R∞
Or p
D(p)dp est bien le surplus net du consommateur.

25
12 Problème 12
12.1 Question 1
La fonction de demande de Norbert (i.e. son panier de consommation optimal en fonc-
tion des prix (p1 et p2 ) se déduit de sa contrainte de budget et de l’équation |T M S| = pp12 .

Ici, la fonction d’utilité est quasi-linéaire, donc le |TMS| ne dépend que de x1 , ce qui
rend les calculs plus faciles.

On calcule le |T M S|:
Um1 1
|T M S| = = √
Um2 2 x1
p1
Donc l’égalité |T M S| = p2
nous donne:
1 p1
√ =
2 x1 p2
En résolvant cette équation on trouve:
 2
p2
x1 =
2p1
Norbert dépense ce qui lui reste en x2 . Avec la contrainte de budget on obtient donc:

R p1
x2 = − x1
p2 p2
 2
R p1 p2
= −
p2 p2 2p1
R p2
= −
p2 4p1

p2
Comme x2 ne peut pas être négatif, on voit mieux d’où peut venir la condition R > 4p21
spécifiée dans l’énoncé. En effet, la condition x2 > 0 se réécrit (en remplaçant par les
formules ci-dessus):

R p2
x2 > 0 ⇔ − >0
p2 4p1
p2
⇔ R> 2
4p1

Que se passe-t-il lorsque cette condition n’est pas vérifiée? Comme x2 ne peut pas
être strictement négatif Norbert est contraint à x2 = 0. Sous cette contrainte, l’égalité
|T M S| = pp12 n’est plus vérifiée 5 . Par contre la contrainte de budget est toujours vérifiée.
Elle s’écrit:
R = p1 x1
5. Il aimerait pouvoir échanger du x2 contre du x1 , ce qu’il ne peut plus faire puisqu’il n’a plus de x2 . On a donc dans
ce cas: p1
|T M S| >
p2

26
ce qui nous donne donc:
R
x1 =
p1

p22
En bref, lorsque R > 4p1
nous avons:
 2
p2 R p2
x1 = et x2 = −
2p1 p2 4p1
p22
Lorsque R ≤ 4p1
nous avons:

R
x1 = et x2 = 0.
p1

27
12.2 Question 2
C’est une question assez calculatoire qui demande de bien connaı̂tre ses définition. C’est
tout.

Elasticité-revenu

L’élasticité-revenu de la demande pour le bien i est, par définition:


∂(ln xi ) R ∂xi
εi,R = =
∂(ln R) xi ∂R
A.N.: Lorsque p1 = 1, p2 = 2 et R = 3, on a bien R > 1 qui est la condition à vérifier.

Comme le bien 1 est indépendant du revenu (tant que la condition est varifiée),
l’élasticité-revenu pour le bien 1 est nulle.
1
Pour le bien 2, la dérivé de x2 par rapport à R est p2
. En utilisant la seconde forme de
la définition ci-dessus, on a:

R ∂x2
ε2,R =
x2 ∂R
R 1
=
x2 p2
3 1
=
x2 2

Or avec p1 = 1, p2 = 2 et R = 3, on a:
3 2
x2 = − =1
2 4
Donc finalement:
3 1 3
ε2,R = . =
1 2 2

Elasticité-prix

L’élasticité-prix de la demande pour le bien i selon le prix j est, par définition:


∂(ln xi ) pj ∂xi
εi,pj = =
∂(ln pj ) xi ∂pj
A.N.: Pour le bien 1, il est plus facile de passer par le logarithme. On voit que:
ln x1 = 2 ln p2 − 2 ln p1 − ln 4

28
Donc l’élasticité-prix de la demande pour le bien 1 par rapport au prix p1 est:
∂(ln x1 )
ε1,p1 = = −2
∂(ln p1 )
et l’élasticité-prix de la demande pour le bien 1 par rapport au prix p2 est:
∂(ln x2 )
ε1,p2 = = +2
∂(ln p2 )
Pour le bien 2, c’est moins direct. Par rapport au prix p1 on a:

p1 ∂x2
ε2,p1 =
x2 ∂p1
 
p1 p2
=
x2 4p21
1 1
= .
1 2
1
=
2

Par rapport au prix p2 on a:

p2 ∂x2
ε2,p2 =
x2 ∂p2
 
p2 R 1
= − 2−
x2 p2 4p1
 
2 3 1
= − −
1 4 4
= −2

29

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