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La CEMAC, créée en 1994, regroupe six États d'Afrique centrale pour promouvoir l'intégration économique et monétaire. Ses objectifs incluent la libre circulation des personnes et des biens, la gestion stable de la monnaie commune, et l'harmonisation des politiques sectorielles. La CEMAC est structurée autour d'institutions clés telles que l'Union Économique de l'Afrique Centrale et l'Union Monétaire de l'Afrique Centrale, avec des missions axées sur le développement harmonieux et la sécurité économique.

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La CEMAC, créée en 1994, regroupe six États d'Afrique centrale pour promouvoir l'intégration économique et monétaire. Ses objectifs incluent la libre circulation des personnes et des biens, la gestion stable de la monnaie commune, et l'harmonisation des politiques sectorielles. La CEMAC est structurée autour d'institutions clés telles que l'Union Économique de l'Afrique Centrale et l'Union Monétaire de l'Afrique Centrale, avec des missions axées sur le développement harmonieux et la sécurité économique.

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MATIERE CEMAC

Introduction générale
APERÇU HISTORIQUE :
Conservant les liens qui les unissaient sous l'Administration coloniale, les Etats de la
Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Tchad ont créé en juin 1959, l'Union
Douanière Equatoriale (UDE) à laquelle adhérera en 1961 l'Etat du Cameroun.
La nécessité d'intensifier leur coopération a poussé ces Etats à signer le 8 décembre
1964 à Brazzaville le traité instituant l'Union Douanière et Economique de l'Afrique
Centrale (UDEAC).
Cette organisation sous-régionale à laquelle adhérera la Guinée Equatoriale en 1983,
la plus ancienne des organisations africaines d'intégration et a, malgré quelques
difficultés de parcours, survécu plus d’une quarantaine d'années. Toutefois, avec les
crises économiques successives des années 1980-1990, il avait paru indispensable
de relancer le processus d'intégration économique et sociale sous une nouvelle forme
plus dynamique, avec la signature le 16 mars 1994 à N'DJAMENA au TCHAD du
Traité instituant la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale
(CEMAC).
Les dates importantes avant l’avènement de la CEMAC
Juin 1959 : Création de l’Union Douanière Équatoriale (UDE) ;
1961 : Adhésion du Cameroun à l’UDE ;
8 décembre 1964 : signature à Brazzaville du traité instituant l’Union
Douanière et Économique de l’Afrique Centrale (UDEAC) ;
1983 : adhésion de la Guinée-Équatoriale à l’UDEAC ;
De l’UDEAC à la CEMAC
16 mars 1994 : signature à N’Djamena du traité instituant la Communauté
Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
25 Juin 1999 : lancement officiel des activités de la CEMAC par les Chefs
d’Etats membres avec la nomination des responsables des divers Organes
créés et l’adoption d’un plan d’action dit « Déclaration de Malabo » ;
14 décembre 2000 à Ndjamena : deuxième conférence Conférence des Chefs
d’Etats avec la création d’un nouveau mécanisme de financement de la
Communauté.
La démographie de la CEMAC :
● Les pays membres de la CEMAC ont une population estimée à 62.616.125 h,
soit :
Cameroun: 28.370.000 h en 2023;

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
La RCA: 5.153.000 h en 2023;
Le Congo: 6.183.000 h en 2023;
Le Gabon: 2.485.000 h en 2023;
La Guinée Equatoriale: 1.847.549 h en 2023 et
Le Tchad : 19 320.000 h en 2023

Superficies des pays membres de la CEMAC


Cameroun :475 442 km2;
La RCA : 622 984;
Le Congo : 342 000 km2;
Le Gabon : 267 667 km2;
La Guinée Equatoriale : 28 051 km2 et
Le Tchad : 1.284.000 km2
Total : 3.020.144 km2
PRINCIPAUX PRODUITS D’EXPORTATION
Pétrole brute, Cacao, Café, coton fibre ;
Bois- grumes, Sciages ;
Aluminium, Caoutchouc naturel, banane ;
Diamant, Or, Manganèse, Uranium, Méthanol,
Elevage,
etc.

OBJECTIFS ET MISSIONS DE LA CEMAC


La CEMAC regroupe six Etats que sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le
Gabon, la Guinée-Equatoriale et le Tchad. Sa principale mission est de développer un
espace intégré et d’y promouvoir un développement harmonieux.
Au terme de l’article 2 du traité qui l’a institué, la CEMAC est constituée de 2 Unions :
l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) et l’Union Monétaire de l’Afrique
Centrale (UMAC).
La Vision de la CEMAC s’articule aujourd'hui autour du Programme Économique
Régional (PER) dont l’objectif est de faire de la CEMAC, d’ici 2025, “un espace
économique intégré, émergent où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne
gouvernance”
Objectifs poursuivis :

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
1. Parvenir à la libre circulation des personnes, des biens et des services afin de créer
un véritable marché commun ;
2. Assurer une gestion stable de la monnaie commune (Franc CFA) ;
3. Sécuriser l’environnement des activités économiques et des affaires en général ;
4. Harmoniser les politiques sectorielles nationales pour une intégration toujours plus
renforcée. Notamment dans les domaines suivants : l’agriculture, l’élevage, la pêche,
l’industrie, le commerce, le tourisme, les transports, l’aménagement du territoire
communautaire et les grands projets d’infrastructures, les télécommunications, les
technologies de l’information et de la communication, le dialogue social, les
questions de genre, la bonne gouvernance et les droits de l’homme, l’énergie,
l’environnement et les ressources naturelles, la recherche, l’enseignement et la
formation professionnelle.

Missions de la CEMAC
Sécuriser l’environnement des activités économiques et des affaires en
général ;
Harmoniser les politiques sectorielles nationales pour une intégration
toujours plus renforcée ;
Promouvoir la paix et le développement harmonieux.

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
CHAPITRE I : LES INSTITUTIONS ET LES ORGANES DE LA CEMAC
Section I : Institutions et Institutions spécialisées de la CEMAC
● La Communauté est constituée de 5 Institutions dont deux Unions :
L’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) ;
L’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) ;
Le Parlement Communautaire ;
La Cour de Justice de la Communauté ; et
La Cour des Comptes de la Communauté.
§1-l'Union Économique de l'Afrique Centrale (UEAC)
A) Son rôle est défini comme étant :
d’assurer le renforcement de la compétitivité des activités économiques et
financières des Etats membres en harmonisant les règles régissant leur
performance;
d’assurer la convergence des performances soutenables par la coordination
des politiques budgétaires nationales avec la politique monétaire commune;
créer un marché commun fondé sur la libre circulation des biens, des
capitaux et des personnes;
b) gestion administrative de l’UEAC
La gestion administrative de l’UEAC est exercée par la Présidence de la
Commission de la CEMAC qui comprend les directions spécialisées au
sommet desquelles le Président de la Commission est secondé par le Vice-
Président.
Le cabinet du Président et
Le cabinet du Vice-Président,
Un cabinet juridique,

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
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Un conseiller en communication et
Un conseiller aux affaires internationales.
Le PRESIDENT DE LA COMMISSION : Baltasar ENGONGA EDJO’O, (Guinée
Equatoriale)
Le VICE-PRESIDENT: Charles ASSAMBA ONGODO, (Cameroun)
Une direction des affaires juridiques et institutionnelles ;
Des services extérieurs constitués en bureau de liaison ou représentations
dans les Etats membres ;
Une Agence comptable ;
Un Auditeur interne ;
Un service informatique ;
Une Direction Administrative et Financière (DAF)
Un Contrôleur financier.
Quatre départements dirigés par des Commissaires(ministres) qui sont chargés
:
Du marché commun (questions fiscales et douanières), Ngabo SELI MBOGO,
(Tchad);
Des infrastructures et du développement durable, Dr Francial Giscard
LIBENGUE DOBELE-KPOKA (RCA) ;
Education, de la Recherche et du Développement Social, chargé des droits de
l’homme et de la Bonne Gouvernance Fulgence Likassi BOKAMBA, (CONGO);
Politique Economiques, Monétaire et Financières, Nicolas BEYEME-NGUEMA
(GABON).
§2) L'Union Monétaire de L'Afrique Centrale (UMAC)
Ses objectifs sont :
Créer les conditions d’un développement économique et social harmonieux
des Etats membres dans le respect de leurs identités respectives ;
D’assurer l’adoption d’une même unité monétaire dont l’émission est confiée
à un institut commun : la BEAC ;
D’exercer une surveillance multilatérale dans les conditions prévues par la
Convention de l’UEAC en coordonnant les politiques économiques des Etats
par la mise en cohérence de leurs politiques budgétaires nationales avec la
politique monétaire commune.
L’UMAC est dirigée par le Gouverneur de la BEAC. Elle dispose de la
Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (la COBAC)
Section II : LES ORGANES DE LA COMMUNAUTE
La Conférence des chefs d’Etats ;

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Le Conseil des Ministres ;
Le Comité Ministériel ;
La Commission de la CEMAC ;
La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) ;
La Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ;
La Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC).
§1 : LES ORGANES DE DECISION
● La Conférence des chefs d’Etat
La Conférence des Chefs d’Etat détermine la politique de la Communauté et
oriente l’action de l’UEAC et de l’UMAC.
Elle fixe le siège des Institutions, des Organes et des Institutions spécialisées
de la Communauté ;
Elle nomme et révoque leurs dirigeants ;
Elle se réunit en session ordinaire au moins une fois par an sur convocation
de son Président ;
La présidence est assurée par chaque Etat membre, successivement selon
l’ordre alphabétique pour une année civile ;
La Conférence des chefs d’Etat adopte ses décisions par consensus.
§2 : le Conseil des Ministres
● Le Conseil des Ministres de l’UEAC assure la direction de l’UEAC et dont les
délibérations sont préparées par le Comité Inter-Etats de l’UEAC. Il se réunit au
moins deux fois par an ;
Composé des représentants des Etats membre, comprenant les Ministres en
charge des Finances et des affaires économiques ;
Chaque délégation nationale ne peut comporter plus de trois Ministres et ne
dispose que d’une voix ;
Les membres du Comité Inter-Etats assistent aux travaux du Conseil.
§3 : Le Comité Ministériel de l’UMAC
Le Comité Ministériel qui assure la direction de l’UMAC qui se réunit
également au moins deux fois par an.
Il examine les grandes orientations des politiques économiques respectives
des Etats membres et assure la cohérence avec la politique monétaire
commune.
Chaque Etat membre est représenté au Comité Ministériel par deux Ministres,
dont le Ministre en charge des finances ;
Chaque Etat ne dispose que d’une voix exprimée par le Ministre des finances ;

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La présidence du Comité Ministériel est tournante.
§4 : LA COMMISSION
La Commission est composée de Commissaires désignés à raison d’un
Commissaire par Etat dont un Président et un Vice –Président.
Le Président, le Vice-Président et les Commissaires sont nommés par la
Conférence des Chefs d’Etat pour un mandat unique de cinq (5) ans.
La Commission est régie par le principe de collégialité et les décisions sont
prises à la majorité de ses membres ;
Durant leur mandat, les membres de la Commission sont irrévocables ; sauf
en cas de faute lourde ou incapacité constatée par la cour de justice.
§5 : La BEAC, la BDEAC et la COBAC
La BEAC qui est l’institution d’émission monétaire de l’UMAC, chargée de
définir sa politique monétaire, son siège à Yaoundé.
La BDEAC, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale
(BDEAC), siège à Brazzaville ;
La COBAC qui assure l’harmonisation et le contrôle de l’activité bancaire entre
les Etats membres de l’UMAC, son siège est à Douala.
SECTION II : INSTITUTIONS SPECIALISEES ET AGENCES D’EXECUTION DE LA
CEMAC
§1 : Celles de l’UMAC :
La Commission de surveillance du Marché Financier de l’Afrique centrale
(COSUMAF) (Libreville) ;
Le Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale
(GABAC) à Libreville ;
§2 : Celles de l’UEAC : (les IS de formation)
1) L’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme (EHT), basée à N'Gaoundéré.
2) L’Institut sous -régional multisectoriel de Technologies Appliquées de
planification et d’évaluation de projets (ISTA), Libreville ;
3) L’Ecole Inter-Etats des Douanes (EIED), siège à Bangui ;
4) L’Institut Sous Régional de Statistiques et d’Economie Appliquées (ISSEA),
siège à Yaoundé ;
5) Institut d’Etudes Economiques et Financières, Pôle Régional de Formation
des Régies financières d’Afrique Centrale (IEF/[Link]) Libreville ;
Les autres Institutions
6) le Pôle Régional de Recherche Appliquée au Développement des Savanes
d’Afrique Centrale (PRASAC), siège à Ndjamena ;
7) la Commission Internationale du Bassin du Congo-Oubangui-Sangha

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(CICOS), siège à Kinshasa ;
8) le Système de la Carte Rose RC. Automobile, Bangui ;
9) le Fonds de Développement de la CEMAC (FODEC) est alimenté par la TCI ;
10) l’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique
Centrale (OCEAC). Yaoundé.
11) Agence pour la Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-
AC), Ndjamena ;
12) Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale-Interpol (CCPAC), Yaoundé ;
13) Centre Inter-Etats d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique
Centrale (CIESPAC), Brazzaville ;
14) la Communauté Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources
Halieutiques (CEBEVIRHA), siège à Ndjamena ;
SECTION III : ACTES JURIDIQUES ET CONTRÔLE DES ACTIVITES DE LA
COMMISSION
● §1 : les actes juridiques de la Communauté : pour l’application du Traité :
La Conférence des Chefs d’Etats adopte des Actes Additionnels ;
Le Conseil des Ministres et le Comité Ministériel adoptent des Règlements
Cadres, des Directives, des Décisions et des Recommandations ou Avis ;
Les Premiers responsables des Institutions, Organes et Institutions
Spécialisées de la Communauté arrêtent des Règlements d’application, des
Décisions et formulent des recommandations ou Avis ;
Les Actes additionnels sont annexés au Traité de la CEMAC et complètent
celui-ci sans le modifier.
Les actes juridiques de la Communauté : pour l’application du Traité :
Les Règlements et Règlements cadres ont une portée générale ;
Les Directives lient tout Etat membre destinataire quant au résultat à attendre
tout en laissant aux instances nationales leur compétence en ce qui concerne
la forme et les moyens ;
Les Décisions sont obligatoires dans tous les éléments pour les destinataires
qu’elles désignent ;
Les Recommandations et les Avis ne lient pas.
§2 : Contrôle des activités de la Communauté
● Le contrôle des activités de la Communauté est assuré respectivement
par le Parlement, la Cour de Justice et la Cour des Comptes.
A- LE PARLEMENT COMMUNAUTAIRE
Le Parlement Communautaire est institué par une Convention séparée :
Le Parlement de la CEMAC est une Assemblée élue.

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Le siège du Parlement est fixé à Malabo, en Guinée Equatoriale.
Les langues officielles de travail du Parlement sont : le Français, l’Anglais, l’Espagnol
et l’Arabe.
Les membres du Parlement portent le titre de Député au Parlement de la CEMAC.
Il légifère par voie de Directives ;
Il est chargé du contrôle démocratique des Institutions, Organes et IS
participant au processus décisionnel de la Communauté.
Le Parlement constitue des commissions permanentes et des commissions
ad hoc.
Le Parlement est doté d’un Secrétariat Général, placé sous l’autorité d’un
Secrétaire Général nommé par la Conférence des Chefs d’Etat.
Le Secrétaire Général est nommé pour un mandat de quatre (4) ans non
renouvelable.
Le Parlement se réunit en deux (2) sessions ordinaires par an sur
convocation de son Président.
La première session s’ouvre le premier lundi du mois de février.
La deuxième session, dite budgétaire, s’ouvre le deuxième lundi d’octobre.
Le Parlement peut se réunir en session extraordinaire.
Les membres du Conseil des Ministres, du Comité Ministériel et de la Commission
peuvent être invités aux séances plénières du Parlement et aux réunions des
Commissions. Ils peuvent se faire assister par leurs collaborateurs.
Les Députés sont élus au suffrage universel direct, pour une durée de cinq (5) ans,
selon une procédure électorale qui est déterminée par un Acte Additionnel de la
Conférence des Chefs d’Etat, après consultation du Parlement. Cet Acte Additionnel
fixe également le nombre des Députés par Etat membre, leurs indemnités, le régime
d’éligibilité ainsi que celui des incompatibilités.
Le Parlement élit, parmi ses membres, son Président et les autres membres du bureau
pour une durée d’un (1) an.
Les Députés jouissent des immunités parlementaires sur le territoire de chaque Etat
membre.
En outre, les députés jouissent des privilèges immunités accordés à la CEMAC.
La fonction de député est incompatible avec celles de :
- Membre de Gouvernement, Membre des Cours et tribunaux des Etats
membres ;
- Juge et Greffier de la Cour de Justice de la CEMAC ;
- Juge et Greffier de la Cour des Comptes de la CEMAC ;
- Membre d’une institution ou d’un Organe de la CEMAC ;

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- Fonctionnaire ou Agent en activité des Institutions ou Organes de la CEMAC
ou toute autre fonction auprès d’un organisme international ;
- Fonctionnaire ou Agent en activité des Etats membres ;
- Députés des Parlements nationaux.
L’accession à l’une des fonctions susvisées entraîne la vacance du poste de député.
DES POUVOIRS ET DES COMPETENCES DU PARLEMENT
Le Parlement est chargé du contrôle démocratique des organes et institutions
spécialisées de la CEMAC. Il participe au processus décisionnel de la Communauté
dans les conditions fixées par la Convention qui le régit.
DU CONTRÔLE DEMOCRATIQUE
A la session ordinaire qui suit sa nomination, le Président de la Commission présente
au Parlement, réuni en séance plénière, le programme d’actions de la Commission.
La présentation du programme d’actions est suivie de débats. A l’issue des débats, le
Parlement peut émettre des recommandations par voie de résolution.
Chaque année, le Président de la Commission soumet au Parlement, pour examen, un
rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Communauté.
Les députés peuvent poser des questions écrites ou orales au Conseil des Ministres,
au Comité Ministériel et à la Commission.
Lorsque le Parlement relève des dysfonctionnements dans l’accomplissement des
missions dévolues à la Commission par le Traité de la CEMAC, il peut, de façon
graduelle :
- Saisir le Conseil des ministres ;
- Interpeller la Commission ;
- Voter une motion de censure contre la Commission ou saisir la Conférence
des Chefs d’Etat.
La motion de censure n’est recevable que si elle est déposée par au moins un tiers
(1/3) des Députés composant le parlement.
Le Parlement ne peut délibérer valablement sur une motion de censure que si les
deux tiers (2/3) des Députés composant le Parlement sont présents.
La motion de censure est transmise à la Conférence des Chefs d’Etat qui peut inviter
la Commission à lui présenter sa démission.
La Conférence des Chefs d’Etat peut, après consultation du Bureau du parlement et
du Conseil des Ministres, dissoudre le Parlement.
Un nouveau Parlement est élu dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la
dissolution.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution du Parlement dans l’année qui suit
les élections organisées.
Le Parlement est saisi du rapport annuel de la Cour des Comptes de la Communauté

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et des Cours ou Chambres des Comptes des Etats membres sur l’évaluation de
systèmes de contrôle des comptes en vigueur dans la CEMAC.
Un nouveau Parlement est élu dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la
dissolution.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution du Parlement dans l’année qui suit
les élections organisées.
Le Parlement est saisi du rapport annuel de la Cour des Comptes de la Communauté
et des Cours ou Chambres des Comptes des Etats membres sur l’évaluation de
systèmes de contrôle des comptes en vigueur dans la CEMAC.
Un nouveau Parlement est élu dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la
dissolution.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution du Parlement dans l’année qui suit
les élections organisées.
Le Parlement est saisi du rapport annuel de la Cour des Comptes de la Communauté
et des Cours ou Chambres des Comptes des Etats membres sur l’évaluation de
systèmes de contrôle des comptes en vigueur dans la CEMAC.
B - LA COUR DE JUSTICE
Elle assure le respect du droit dans l’interprétation et dans l’appréciation du Traité et
Conventions subséquents.
Le siège est fixé à N’Djamena au Tchad.
La Cour de Justice peut, toutefois, en cas de nécessité impérieuse siéger et exercer
ses fonctions en tout autre lieu du territoire abritant le siège ou dans celui de tout Etat
membre de la CEMAC.
Les membres de la Cour sont tenus de résider au siège de la Cour.
DU STATUT DES MEMBRES DE LA COUR
• La Cour de Justice Communautaire est composée de six (6) membres, à
raison d’un membre par Etat, dont cinq (05) Juges et un (01) Avocat Général.
• Les membres de la Cour sont nommés par la Conférence des Chefs d’Etat
pour un mandat de six (6) ans, renouvelable une (1) fois.
Ils sont choisis parmi plusieurs candidats présentés par chaque Etat membre et
remplissant les conditions suivantes :
- être de bonne moralité ;
- présenter des garanties d’indépendance et d’intégrité ;
- réunir, en ce qui concerne les magistrats, les conditions requises pour l’exercice dans
leurs pays respectifs des plus hautes fonctions judiciaires ou avoir exercé, avec
compétence et pendant au moins quinze (15) ans, les fonctions d’avocat, de
professeur d’université de droit et d’économie, de notaire ou de conseil juridique.
Les membres de la Cour de Justice de la CEMAC élisent en leur sein, pour un mandat
de trois (3) ans renouvelable une (1) fois, l’avocat Général.

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DU STATUT DES MEMBRES DE LA COUR
Les postes de Président et d’Avocat Général sont rotatifs entre les Etats membres.
Un renouvellement de la moitié de la Cour a lieu tous les trois (3) ans.
En vue du premier renouvellement partiel, il est procédé, avant l’entrée en fonction des
juges, à un tirage au sort, par le Conseil des Ministres, destiné à en désigner trois (3)
qui reçoivent un mandat limité de trois (3) ans.
A la fin de ce premier mandat de trois (3) ans, les titulaires peuvent bénéficier d’un
nouveau mandat de six (6) ans.
En vue de la nomination des membres de la Cour de Justice Communautaire, le
Président de la Commission invite chaque Etat membre, dans un délai de six (6) mois
avant la tenue de la Conférence des Chefs d’Etat, à présenter des candidatures
multiples au poste de membre de la Cour.
Le Président de la Commission, garant de la légalité communautaire, dresse la liste
des candidats présentés par ordre alphabétique et la communique simultanément
aux Etats membres de la CEMAC, au moins trente (30) jours avant la session
suivante de la Conférence des Chefs d’Etat.
La Cour de Justice de la CEMAC exerce ses fonctions en formation plénière. Elle peut
également siéger en formation de trois (3) membres.
Les audiences de la Cour sont publiques.
La Cour de Justice est une institution indépendante des Etats, des Institutions, des
Organes et des Institutions Spécialisées. Ses décisions sont prises au nom de la
Communauté.
Le français est la langue officielle de travail de la Cour de Justice de la CEMAC.
Toutefois, il est admis, au sein de la Cour, l’usage de l’anglais, de l’arabe et de
l’espagnol.
C - LA COUR DES COMPTES
Elle est chargée du contrôle des finances publiques de la Communauté ;
Elle sanctionne les fautes de gestion commises par les Ordonnateurs et les
Comptables à l’égard des Institutions, Organes et IS de la Communauté.
Les Conventions régissant la CJ & CC
• L’organisation, le fonctionnement et les compétences de la cour de Justice et
de la Cour des comptes sont définies par les conventions qui les régissent, par
statuts propres ainsi que d’autres textes communautaires spécifiques.
SECTION IV : DISPOSITION FINANCIERES
● §1 : Adoption ;
Le Conseil des Ministres adopte, à la majorité qualifiée, le budget de la
Communauté, sur proposition du Président de la Commission avant l’ouverture
budgétaire
§2: le budget de la communauté

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Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Il comprend toutes les dépenses des Institutions, Organes et Institutions
Spécialisées institué par le Traité.
Le budget de la Communauté est équilibré en recettes et en dépenses.
Les ressources de la Communauté proviennent essentiellement du produit de
la TCI
CHAPITRE II : LA CEMAC : L’INTEGRATION : SES ENJEUX, SES
PERSPECTIVES POUR L’EMERGENCE
Objectifs spécifiques d’apprentissage :
A l’issue de cette partie, les apprenants seront en mesure de connaître les
enjeux actuels de la CEMAC ;
Savoir quelles sont les mesures de planification et la mise en œuvre de
l’intégration sous régionale ;
Ils seront capables de connaître les insuffisances dans la réalisation de
l’intégration sous régionale
Section I : Enjeux de la CEMAC?
§1 : la suppression de Visa:
des corridors régionaux de transport;
la production et l’interconnexion énergétique;
renforcement du marché unique;
la libre circulation des biens et des personnes;
le développement du capital humain et diversification économique
§2: l’engagement des pays dans l’intégration.
La capacité à apporter et à mettre en œuvre les textes, les Traités et projets
communautaires ratifiés (l’Acte additionnel N*02/O1-CEMAC-066-CE-03
portant création d’une compagnie communautaire de Transport Aérien en
zone CEMAC n’a jamais été appliqué ;
Et le Règlement N° 9/00/CEMAC-067-CM-04 portant adoption du réseau
routier intégrateur et prioritaire de la CEMAC) ;
La libre circulation des biens et services, actée depuis 1972 par l’UDEAC et
reprise dans la Convention de l’UEAC n’a été effective qu’en 2017 ;

Le recouvrement de la TCI pas à la hauteur.


• La TCI : prélèvement obligatoire instauré par la CEMAC afin de financer son
fonctionnement, ses institutions et les actions d’intégration régionales.
Cette taxe qui s’applique aux marchandises importées depuis les pays hors CEMAC,
est une taxe indirecte fixée à 1% de la valeur CAF (Coût+Assurance+Fret).

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Le problème de recouvrement de la TCI :
● Le recouvrement de la TCI est entravé par plusieurs obstacles majeurs :
Certains Etats membres ne reversent pas intégralement les montants
collectés à la Commission ;
Conséquences néfastes sur la régularité du financement des institutions
communautaires et sur la mise en œuvre des projets d’intégration régionale.
Manque de transparence, en raison de l’insuffisance mécanismes de contrôle
indépendants sur le transfert effectif des fonds ;
Tout ceci affaiblit la solidarité communautaire ;
Réduction des montants collectés ;
L’inefficacité du régime de sanctions.
Section II : Planification et mise en œuvre de l’intégration en zone CEMAC
§1- le cadre juridique : le Plan de Malabo :
√ Renforcer la compétitivité des activités économiques et financières ;
√ Assurer la convergence vers des performances soutenables des politique
économique et la mise en cohérence des politiques budgétaires ;
√ Créer un marché commun fondé sur la libre circulation ;
§2 : Le renforcement du dispositif institutionnel de l’intégration sous régionale.
L’adoption des accords bilatéraux sur la libre circulation des biens et
personne s;
La convention de la libre circulation des personnes ainsi que le droit
d’établissement en zone UDEAC en 1972 renforcé par l’Acte additionnel sur ce
sujet et d’autres actes ;
§3: vision: le Programme Economique Régional (PER):
Les activités de la CEMAC s’articulent autour du Programme Economique
Régional (PER) qui vise à « faire de la CEMAC un espace économique intégré
émergent, où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance, au
service du développement humain »
Les cinq piliers de la croissance :
1. énergie;
2. agro-industrie;
3. économie forestière;
4. élevage et pèche , et
5. mines et métallurgie.
Les piliers de croissance sont des secteurs économiques porteurs, source de
croissance.

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
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§4 : Les Axes stratégiques soutenant les piliers
● Cinq axes stratégiques visent à soutenir les piliers de la croissance :
Axe 1 : vision partagé avec 3 projets stratégiques et 4 programmes ;
Axe 2 : Gouvernance et environnement des affaires avec 3 objectifs
stratégiques et 10 programmes ;
Axe 3 : Infrastructures économiques et aménagement du territoire, avec 2
Objectifs Stratégiques (OS) et 8 programmes ;
Axe 4 : Capital humain, avec 2 OS ;
Axe 5 : Marché Commun et Diversification économique avec 02 OS.
Le PER se décline en cinq (5) Axes, 12 Objectifs Stratégiques (OS), 29
programmes et 89 projets.
§5 : Les projets intégrateurs
1- la construction d’un réseau de communication communautaire avec le bitumage
des routes ;
2- La création d’une compagnie aérienne communautaire : Air CEMAC ;
3- L’exécution des programmes fédérateurs.

CHAPITRE III : LES LIMITES STRUCTURELLES ET


PERSPECTIVES POUR L’EMERGENCE ECONOMIQUE DES ETATS
DE LA COMMUNAUTE
Section I : les défaillances dans l’opérationnalisation de
l’intégration en zone CEMAC
A : les ratés des politiques d’intégration sous régionale :
Non application du Plan de Malabo ;
Résistance et dysfonctionnement du mécanisme de financement autonome ;
Les obstacles à la circulation des personnes ;
Balbutiement dans la réalisation des projets intégrateurs du PER;
Marginalisation des pays membres de la CEMAC dans les échanges

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
commerciaux internationaux .
B : les carences structurelles de la CEMAC
Dysfonctionnement du mécanisme de financement autonome ;
La non application des décisions communautaires par les Etats membres ;
Absence d’un dispositif de sanction contraignante ;
Mauvaise gouvernance dans la gestion des Organes et Institutions de la
CEMAC.
C : pesanteurs et velléités protectionnistes des Etats
Pratiques conservatistes des Etats ;
Politiques d’immigration discriminatoires.
D : stratégies de mise en œuvre ou relance de l’intégration effective en
zone CEMAC
Changement de comportement et émergence des projets intégrateurs ;
Des ressources solides et abondantes ;
L’esprit communautaire à inculquer.
SECTION II : ENJEUX DU PLAN DE TRANSFORMATION : OBJECTIF ET IMPACTS
ATTENDUS
L’enjeu majeur du Plan de Transformation de la Commission est de passer d’une
Commission faible à une Commission forte, véritable moteur de l’intégration
régionale, à travers quatre résultats attendus :
1- Une bonne gouvernance, s’appuyant sur une démarche collégiale, un pilotage
stratégique, des mécanismes de contrôle internes et externes effectifs et un
dispositif de suivi-évaluation axé sur les résultats.
2- Un capital humain de qualité, motivé, aux profils adéquats aux postes
occupés, orienté vers les résultats et dont les capacités sont constamment
renforcées.
3- Une Organisation structurée et digitale, avec une bonne coordination entre les
départements et directions, des processus entièrement formalisée et
digitalisés, des comptes fiables et des outils modernes de gestion.
4- Une vision et une stratégie partagées, favorisant une forte synergie aussi bien
entre les départements qu’avec les directions rattachées, et déclinées à travers
un budget Programme.
● TROIS DEFIS MAJEURS A RELEVER PAR LA COMMISSION TRANSFORMEE :
Défi 1 : Augmenter de façon significative les ressources dédiées à l’intégration
régionale ;
Défi 2 : Augmenter les ressources allouées à l’exécution des Programmes. Seuls 39%
du budget de la Commission sont alloués à ces programmes.

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
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Défi 3 : développer les échanges commerciaux entre les économies de la CEMAC. Les
échanges intra CEMAC ne représentent aujourd’hui que 2% du commerce extérieur
des Etats membres de la CEMAC contre 15% à l’UMEOA et 70% à l’Union
Européenne.

BIBLIOGRAPHIE
● - le Traité Révisé de la CEMAC du 30/01/2009;
● - Acte Additionnel n*8/CEMAC-006-CCE-2 du 14 décembre 2000 portant liste
des Institutions Spécialisées de l’UEAC;
● - La Convention régissant l’ UEAC.
● L’Acte Additionnel N*04/CEMAC-CCE11 du 17 janvier 2010 mettant fin au
Consensus de Fort-Lamy et instituant le principe de rotation intégrale aux
postes de responsabilité au niveau de l’ensemble de Institutions, Organes et
Institutions Spécialisées de la CEMAC.
● L’Acte Additionnel N*05/CEMAC-176-CCE-11 du 25 juillet 2012 portant
Harmonisation de la durée des mandats des premiers responsables des
Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC;
● - Revue : FERDI / Fondation pour les études et recherches sur le
Développement International sur « l’engagement des pays dans l’intégration
régionale CEMAC ».
● Cours sur la CEMAC des formateurs MIANTOLOUM Barak et MANDONG Noé ;
● Recherches sur Internet sur la CEMAC

Monsieur MIANTOLOUM NGAGOURO Barak, Formateur Permanent à l’EIED , Chef de Département des Matières de
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