~I~
EPIGRAPHE
« La plupart des gens attendent
d’avoir mal aux dents pour aller voir le
dentiste »
CHARLES ISSAWI
~ II ~
DEDICACE
Nous élevons le nom du tout puissant Dieu, notre appui. Merci pour
son amour, son secours, son assistance et sa miséricorde durant
l’évolution de nos études jusqu’aujourd’hui par ce présent travail de fin de
cycle. A lui soit rendu l’honneur, la majesté et la gloire à jamais.
A vous, ma mère ESTHER ILUNGA et ESTHER KAZADI, pour les
encouragements, le sacrifice, l’amour surtout la volonté de faire de nous
des personnes utiles à la société quel que soit les circonstances de la vie.
Que ce travail vous ceind solennellement vous ma mère une couronne
pour vos efforts fournis.
A notre grande famille ; Fiston MUTUNDA, Moïse MUTUNDA, AUBIN
MUTUNDA, Josué MUTUNDA, Isaac MUTUNDA, Stéphanie MUTUNDA.
A Mon fiancé Richard TSHIPENG, Frère EDDY KUNDA. Que ce travail
soit pour vous le signe de notre gratitude pour votre soutient tant spirituel
que matériel.
A vous tous chers collègues de promotion pour les beaux moments
passés ensemble, les encouragements ainsi que les conseils.
Nous vous dédions ce travail.
~ III ~
AVANT PROPOS
Ce travail marque la fin du premier cycle des études universitaires,
qui nous a permis d’acquérir de connaissances fondamentales sur la
formation professionnelle en sciences infirmières.
Ainsi, il semble utile de manifester votre gratitude au près des
autorités académiques de l’institut supérieur des Techniques Médicales
Saint Joseph « ISTM St JOSEPH ».
Nous adressons nos sincères sentiments de reconnaissance à notre
Directeur, Docteur PATRICK BABEKI qui a accepté malgré ses multiples
occupations la direction de ce travail, afin d’en donner une forme
définitive.
Notre gratitude touche aussi toute notre famille pour le soutien tant
financier, matériel et surtout spirituel du début à la fin de notre parcours
estudiantin.
Nous remercions également tous ceux envers qui nous sommes
redevables et que nous n’avons pas pu citer les noms dans ce présent
travail.
~ IV ~
LISTE DES ABREVIATIONS
HTA : HYPERTENSION ARTERIELLE
ATCD : ANTECEDENT
CAOD : CARIEE, ABSENTE, OBTUREE, LA DENT
PH : POTENTIEL D’HYDROGENE
OMS : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
~V~
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU I : Répartition de cas selon les mois
TABLEAU II: Répartition de cas selon le sexe
TABLEAU III : Répartition de cas en fonction d’âge
TABLEAU IV : Répartition de cas selon la provenance
TABLEAU V : Répartition de cas selon la consommation de sucre
TABLEAU VI : Répartition de cas selon l’hygiène Bucco – dentaire
TABLEAU VII : Répartition de cas selon le terrain
TABLEAU VIII : Répartition de cas selon les affections buccales
associées
ou complications
TABLEAU IX : Répartition de cas selon le traitement
TABLEAU X : Répartition de cas selon la sensibilisation
TABLEAU XI : Répartition de cas selon la classification de stade
clinique
TABLEAU XII : Répartition de cas selon les antécédents.
~1~
INTRODUCTION
1. ETAT DE LA QUESTION
La carie dentaire est une pathologie infectieuse qui touche la dent et
dont les complications sont redoutables parfois.
C’est la 3ème maladie organique au monde touchant toutes les races
et tous les âges.
Nous ne sommes pas les seuls ou les premiers à parler sur ce sujet ;
certains auteurs en ont parlé avant nous, quant à nous nous voulons
montrer le taux des personnes atteintes par cette maladie ainsi que les
facteurs favorisants, d’où le sujet : étude de la prévalence de la carie
dentaire et ses facteurs explicatifs.
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Partant d’un constat fait dans notre société où nous avons remarqué
beaucoup des cas de caries dentaires aussi bien dans des formations
sanitaires que dans la communauté.
Certaines caries dentaires se compliquent d’abcès, certaines sont
soignées par un traitement indigène conduisant parfois à l’intoxication.
D’où nous avons été motivés d’opérer ce choix.
3. PROBLEMATIQUE
La carie dentaire mérite une considération très particulière, pour ce
fait nous nous posons quelques questions :
- Quel est le taux de la carie dentaire dans notre milieu ?
- Quels peuvent être les facteurs explicatifs de cette infection
dentaire ?
- Comment prendre en charge la carie dentaire ?
- Quelles seraient les complications possibles liées à cette affection ?
~2~
4. OBJECTIFS
L’objectif de notre travail est de :
- Améliorer la prise en charge de la carie dentaire
- Connaître l’étiopathogenie de la carie dentaire
- Relever le pourcentage de personnes atteintes
- Connaître les facteurs favorisant et prédisposant à la carie dentaire
ainsi de réduire sensiblement les cas de carie dentaires et leurs
complications et vulgariser cela au sein de la population.
5. DELIMITATION DE L’ETUDE
Notre travail de fin de cycle sera délimité dans le temps et dans
l’espace. Dans le temps, notre travail ira de janvier jusqu’à Avril 2020.
Dans l’espace, notre travail sera fait à l’hôpital GCM PANDA.
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail renfermera
quatre (4) chapitres à savoir :
- Le cadre théorique et conceptuel
- Méthodologie de la recherche
- Résultats
- Et Discussion
~3~
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL
1.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS CLEFS ET CONNEXES
1) PREVALENCE
C’est le nombre de cas d’une maladie ou des malades présents à un
moment donné dans une population, que le diagnostic ait été porté
anciennement au récemment.
2) ETUDE
C’est un travail d’esprit qui s’applique à connaitre ou à approfondir
quelque chose sur une matière quelconque.
3) CARIE DENTAIRE
La carie dentaire est une cavitation infectieuse de la dent détruisant
les structures de celle – ci, cette destruction va de l’émail jusqu’ à la pulpe
en passant par la dentine.
4) FACTEURS EXPLICATIFS
C’est l’ensemble des facteurs qui augmentent les risques
d’apparition d’une maladie.
5) INCIDENCE
C’est une situation qui survient accessoirement dans une affaire. Le
nombre des nouveaux cas d’une maladie constatée durant une certaine
période déterminée.
6) PRISE EN CHARGE
C’est le fait de s’occuper d’un malade avec dévouement en
adaptant attitude et les mesures permettant de bien suivre un schéma
thérapeutique particulièrement en ce qui concerne un traitement donné.
C’est aussi prendre la responsabilité de quelqu’un dans le but de le
soulager.
~4~
7) LA DENT
C’est un organe composé d’émail, dentine et d’une pulpe, enchâssé
dans la mâchoire qui sert à inciser, déchirer, mâcher les aliments et à
mordre.
- La dent est un organe minéralisé implanté dans le maxillaire. Elle
permet la mastication, soutient les tissus mous et joue un rôle dans
l’esthétique du visage.
8) CAVITE BUCCALE
La cavité du visage formant le segment initial du tube digestif et
assurant les fonctions digestives, respiratoires et phonatoires.
~5~
I.2. CONSIDERATIONS THEORIQUES DE LA CARIE
DENTAIRE
I.2.1. DESCRIPTION ANATOMOPHYSIOLOGIQUE DE LA CAVITE
BUCCALE
A. ANATOMIE
1 BOUCHE
La bouche est une cavité du visage qui forme le segment initial du
tube digestif et assurant les fonctions digestives, respiratoires et
phonatoires limité en haut par le palais structure osseuse prolongée par le
voile du palais, en bas par le plancher buccal formé essentiellement par la
langue latéralement et en avant nous avons les arcades dentaires qui
comportent les gencives et les dents.
La bouche est lubrifiée par la salive (glande salivaire), la bouche
renferme deux parties, le palais mou et le voile du palais.
2 LA DENT
La dent qui est un organe minéralisé irriguée et innervée par les
nerfs et les vaisseaux sanguins, elle comprend la couronne recouverte par
l’émail qui est le tissu le plus dur de l’organisme humain, la dentine
produite par l’ondontoblaste repoussé vers le centre de la pulpe et la
pulpe qui est la partie charnue de la dent.
B. PHYSIOLOGIE
Rôles des éléments qui constituent la bouche.
1 LA DENT :
La bonne prononciation des mots
La mastication, incision et déchirer les aliments
L’esthétique de la bouche
2 LA LANGUE :
~6~
Bonne articulation des mots
Contribue dans la déglutition
Joue un rôle dans l’appréciation du goût et de la saveur
L’Esthétique.
3 LES LEVRES :
Permettent la bonne prononciation des mots
(consonnes)
Couvrent la bouche
Jouent le rôle d’esthétique
1.2.2. DENTITION ET DENTURE
A. DENTITION
L’évolution physiologique de tout le système dentaire, elle réalise
progressivement la mise en place de l’ensemble de dents ainsi que leurs
accroissements.
Structure
La dent est un tissu vivant, elle est innervée et irriguée par des
nerfs et vaisseaux sanguins. La zone visible de la dent est appelée
COURONNE, recouverte par l’Email qui est le tissu le plus dur de
l’organisme humain.
La racine c’est la partie implantée dans le maxillaire, elle est
entourée implantée dans le maxillaire, elle est entourée par le CEMENT qui
assure l’articulation avec l’os au moyen de petits filaments appelé
LIGAMENT ALVEOLO – DENTAIRE. L’émail est dur, la présence du calcium
qui est un élément minéral qui fait sa dureté.
B. DENTURE
C’est l’ensemble de dents présentent sur les deux arcades dentaires,
on tient compte du nombre, la forme, la couleur et la taille de différents
~7~
dents. La denture de l’être humain comprend 32 dents qui sont reparties
sur les deux mâchoires de manière égale.
1. Les dents temporaires ou dent de lait.
C’est une éruption qui se fait entre 6 mois et 2 ans est demie. Il y a
20 dents de lait à savoir :
- 8 incisives : 4 centrales + 4 latérales
- 4 canines :
- 8 molaires : 4 premières et 4 deuxièmes molaires,
2. Les dents permanentes ou définitives
Nous avons 32 dents permanentes à savoir :
- 8 incisives ( 4 centrale – 4 latérale)
- 4 canines
- 8 prémolaires ( 4 premières prémolaires – 4 deuxième prémolaires)
- 12 molaires ( 4 premières – 4 deuxièmes – 4 troisième molaires)
La troisième molaire est encore appelée dent de sagesse souvent
incluse voire absente.
ERUPTION
Mise en place entre 6 – 18 ans
o 1ère étape : entre 6 et 8 ans
Incisives centrales puis latérales
o 2e étape : entre 9 et 12 ans
Canines
Prémolaires
2e molaire « dent de 12 ans ».
o A 12 ans , toutes les dents sont en place sauf les dents de
sagesse, qui apparaissent vers 18 ans
Entre 6 et 2 ans
- Présence simultanée de dents temporaires et permanentes.
~8~
C. TYPE DES DENTS
Nous avons 4 sortes des dents à savoir :
1) LES INCISIVES
Elles sont plates et coupantes, les incisives sont les dents qui nous
servent à couper les aliments. Les incisives n’ont qu’une seule grande
racine, elles sont centrées sur le devant de la bouche. L’enfant comme
l’adulte disposent de quatre (4) incisives en haut et quatre (4) en bas.
2) LES CANINES
Les canines sont des dents pointues. Elles peuvent être plus ou
moins pointues selon les personnes. Certains ont des canines vraiment
pointues et légèrement arrondies. Les canines n’ont qu’une seule grosse
racine. Les canines sont disposées de chaque côté des incisives, les
enfants comme les adultes ont 4 canines ; deux en haut et deux en bas.
3) LES PREMOLAIRES
Elles ont une forme se situant entre le carré et le rond, la surface
des prémolaires n’est pas plate, elle comporte deux pointes. Ces pointes
s’appellent des CUSPIDES.
Les prémolaires servent à broyer et à écraser les aliments, elles
disposent d’une ou deux racines, les prémolaires ne font pas partie de la
première dentition, les prémolaires ne poussent que vers 6 à 7 ans.
4) LES MOLAIRES
Les molaires ont une forme se situant entre le carré et le rond. La
surface des molaires n’est pas plate, elle comporte quatre pointes. Ces
pointes s’appellent « Cuspides » les molaires sont des dents qui servent à
broyer et écraser les aliments.
~9~
Il existe deux sortes de molaires :
o Les molaires et les dents de sagesse ;
o Les molaires ont deux ou trois racines
Les enfants disposent de 2 ou 3 molaires selon leur âge.
D. LES ANOMALIES DES DENTS
1. Anomalie de volume
1) Nanisme dentaire : ce sont les dents de petite taille
2) Gigantisme dentaire : ce sont les dents très grosses
2. Anomalie de forme
1. Dents crochues : ce sont de dents subdivisées en 3
2. Dents coniques : ce sont les dents syphilitiques ou les dents
d’HUTCHINSON.
3. Anomalie de nombre
1. Anondentie : absence de plusieurs dents dans la bouche. C’est
une expression qui s’applique chez l’adulte.
2. Oliodentie : une ou plusieurs dents surnuméraires.
4. Anomalie de siège ou direction
1. Inclusion dentaire : la dent est restée emprisonnée dans l’os ou
dans l’arcade.
2. Dent ectopique : la dent pousse en dehors de l’endroit habituel
apparait à un endroit inhabituel
5. Anomalie de teinte
1. Anomalie d’origine extrinsèque : tabac, alcool, certains bacilles
2. Anomalie d’origine intrinsèque : melanodentie infantile, une
tache noire sur toutes les dents.
3. Anomalie d’origine médicamenteuse : contre – indication des
tétracyclines chez la femme enceinte , la femme allaitante et
enfants de moins de 10 ans.
~ 10 ~
I.2.3. CARIE DENTAIRE
A. DEFINITION
La carie dentaire est une cavitation infectieuse de la dent détruisant
les structures de celle – ci, cette destruction va de l’émail jusqu’à la pulpe
en passant par la dentine.
B. INCIDENCE ET EPIDEMIOLOGIE
Selon l’OMS depuis 2010, la carie dentaire est le 3 e fléau au monde
parmi les maladies organiques, elle vient après les maladies
cardiovasculaires et les maladies cancéreuses.
Elle atteint presque tous les individus et toutes les races sont
concernées. Cependant l’incidence est en augmentation croissante avec le
niveau de l’évolution de la civilisation, ainsi donc après une étude faite en
France, 90% d’enfants âgés de 6 ans ont déjà fait la carie dentaire.
C. ETIOPATHOGENIE
Nous avons trois (3) facteurs qui entrent en jeu pour provoquer la
carie dentaire.
1. LES BACTERIES
Il existe de nombreuses bactéries vivant dans la cavité buccale qui
est un milieu septique, certaines bactéries sont saprophytes, d’autres
bactéries telles que les lactobacillus, Acidophilus… transforment les
hydrates de carbone alimentaire en acides alimentaires ou métabolites
acides.
La Brèche va ainsi se former dans l’émail et va permettre
d’avantage l’introduction des bactéries. La forte corrélation entre
l’alimentation et l’érosion des dents : une grande partie des problèmes
~ 11 ~
d’érosion sont causés par des acides alimentaires extrinsèques ( aliments
et boissons).
La consommation fréquente de boissons acide est un problème qui
persiste chez les enfants, les adolescents et les adultes
2. LE SUCRE
Le sucre joue un rôle principal par ce qu’il est métabolisé par les
bactéries au niveau de la plaque dentaire.
La hausse vertigineuse de la consommation des boissons gazeuses,
acides, de jus de fruits, de boissons énergisantes et de boissons
gazéifiées est maintenant considérée comme étant la principale cause de
l’érosion dentaire chez l’enfant et les adolescents.
3. ROLE DU TERRAIN (DENT)
Ce rôle est moins important que les deux précédents, on incrimine
les troubles hormonaux (grossesse) troubles métaboliques certaines
maladies chroniques….
Les facteurs héréditaires seraient incriminés mais certains
chercheurs mettent cela en doute et ils attribuent cela à des mauvaises
habitudes alimentaires qui se transmettent de génération en génération et
elles sont héritées de parents.
Facteurs PH de l’érosion dentaire :
Une recherche confirme qu’un PH faible est le principal indicateur
du potentiel érosif d’une boisson.
Les dents s’érodent à des PH allant de 2,0 à 4,0.
Lorsque le PH de la cavité buccale tombe à moins de 4,0 cela
entraine une érosion dentaire.
~ 12 ~
La surface de l’émail commence à se déminéraliser lorsque le PH
chute à moins de 5,5. Alors que le milieu externe de la cavité
buccale devient sous – saturé en hydroxyapatite.
Avec chaque diminution de l’unité de PH la solubilité de l’émail
décuple, ce qui peut faire augmenter de 100 fois la
déminéralisation de l’émail lorsque le PH atteint. Un niveau de
près de 2,0 – 4,0
D. PROPHYLAXIE
C’est un point capital étant donné que l’incidence de la carie
dentaire ainsi que ses complications locales et générales sont à craindre.
Le rôle principal de professionnel de santé est d’informer le patient par
rapport aux diverses mesures prophylactiques. Il s’agit du contrôle de la
consommation de sucre , de plaques bactériennes ( salive, bactérie, débris
alimentaires).
1. Contrôle de la consommation de sucre
C’est un problème d’éducation alimentaire, il suffit de diminuer la
consommation globale du sucre. Les fruits, les friandises, le jus de fruits
et autres boissons sucrées.
2. Fluoration dentaire
Le fluor est l’un des composants des tissus durs de l’organisme
(dent, os, cartilage). Le fluorure de calcium est incorporé au niveau de
l’émail pour permettre à la dent de résister à l’acidité. La fluoration
dentaire permet de réduire l’incidence de la carie dentaire de 50%
Les principaux vecteurs du fluor sont :
- Dentifrice
- Eau de robinet
- Tiré
- Lait
- Sel
- Certains médicaments (AAS, acide acétyle salicilique)
~ 13 ~
3. Contrôle de la plaque bactérienne ou hygiène bucco –
dentaire
L’élimination de la plaque se fait par le brossage des dents ( à l’aide
d’une petite brosse munie des poils synthétiques pas trop durs, dans un
mouvement enroulé.
La plaque dentaire, substance plus ou moins blanchâtre constituée
de salive, de dépôts alimentaires et de bactéries, elle se forme à la surface
des dents après chaque prise alimentaire et ronge l’émail.
Une mauvaise hygiène bucco – dentaire, un brossage irrégulier ou
incorrect est la voie royale pour toute prolifération bactérienne avec , à la
clé un risque carieux accrû. C’est grâce à un brossage des dents efficace
que l’on enlève la plaque dentaire.
4. CLINIQUE
Les quatre stades de la carie dentaire
1. Destruction de l’émail
Les bactéries attaquent d’abord l’émail pour creuser une cavité, à ce
stade, la carie est totalement indolore.
2. La dentinite
L’inflammation de la dentine provoquée par de bactéries qui
entrainent la décalcification de la dentine en élargissant la cavité. Cette
étape est caractérisée par une douleur provoquée par des stimulis
thermiques ou de contact comme le froid.
La dentine est agressée, la dent est sensible au froid, au chaud, au
sucré et à l’acide.
3. Pulpite
C’est une atteinte de la pulpe suite à l’inflammation de celle – ci, les
douleurs sont spontanées, intermittentes, elles irradient sans localisation
~ 14 ~
précise, de violentes douleurs peuvent apparaître, spontanées ou
provoquées par le chaud et le froid… c’est la rage de dent.
4. Formation d’un abcès
La prolifération bactérienne atteint les tissus autour de la dent ( os,
ligament, gencive). Alors même que la douleur initiale a disparue, à plus
ou moins long terme, il se formera un abcès, pouvant devenir douloureux
du jour au lendemain.
E. COMPLICATIONS
Sous traitement adéquat, la carie dentaire peut conduire à un abcès
post – carie dentaire soit un phlegmon ou septicémie. La carie est la
pathologie dentaire la plus répondue à travers le monde. Non prise en
charge, elle peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé
dentaire et même sur la santé générale.
F. PRISE EN CHARGE
1. TRAITEMENT MEDICAL
Lorsque la carie n’est pas très avancée, l’objectif du soin est de
préserver la pulpe et de garder la dent vivante. Après avoir
soigneusement éliminé la carie, le dentiste posera un amalgame
( plombage) ou un ciment composite de couleur identique à la dent.
Comme la carie dentaire n’est pas une maladie infectieuse qui doit être
guérie par l’élimination de bactéries et encore moins d’une espèce
bactérienne précise.
La prise en charge doit être axée sur le régime alimentaire (limiter
l’apport en glucides fermentescibles et sur l’élimination, ou contrôle de
biofilms dentaires. Bien que le plan de la prise en charge soit indiqué en
présence de lésions carieuses existantes. Cela varie en fonction du stade
de la lésion. Les interventions ciblent les points suivants :
~ 15 ~
- Inactivation ou contrôle du processus pathologique ou morbide.
- Préservation du tissu dur
- Report de la reprise du cycle de restauration
- Préservation de la dent le plus longtemps possible.
2. TRAITEMENT CHIRURGICAL
Une fois la pulpe dentaire atteinte, il faut pour empêcher la douleur,
procéder à la dévitalisation de la dent malade qui s’effectue sous
anesttrésie locale.
Au moment de retirer les tissus carieux, il est recommandé de suivre
les principes directeurs suivants :
- Préserver les tissus non déminéralisés et ceux pouvant être
reminéralisés.
- Maintenir un scellement adéquat ( veiller à ce que la restauration
périphérique repose sur une dentine saine ou l’ émail sain pour
contrôler la lésion et inactiver les bactéries encore présentes).
- Eviter l’inconfort et l’anxiété du malade.
Causes de l’avulsion dentaire
- Manque des moyens thérapeutiques
- L’état de la dent
- L’état du patient
~ 16 ~
Préparation de l’intervention
a) Position du sujet : le sujet est confortablement assit et sa tête
est parfaitement soutenue par un appui-tête qui est résistant.
b) Eclairage : avoir un bon éclairage parfait du fait qu’on doit
intervenir dans une cavité obscure, on utilise un projecteur avec des
faisceaux fins.
c) Champs opératoire : il doit être propre, placé autour du cou et
recouvrant la poitrine.
d) Anesthésie : à l’anesthésie est faite après un bilan opératoire ou
pré – opératoire n’ayant révélé aucune contre – indication.
e) les instruments ou matériels utilises :
1. miroir de bouche
2. deux sondes exploratrices
3. une precelle
4. excavateur en forme de cuillère
5. excavateur en forme de pelle
6. ciseau a email hachette
7. ciseau à email houe
8. plaque de verre avec spatule
9. spatule a obturer
10. des matrices
~ 17 ~
11. coins interdentaires
12. bistouri
f) Extraction ou avulsion : elle comprend deux temps qui sont le
temps le temps dentaire et alvéolaire.
1. TEMPS DENTAIRE.
Il comprend trois mouvement
1. Syndesmotomie : c’est un instrument tranchant qui coupe les
ligaments alvéolaires dans un espace rétrécit entre l’os alvéolaire et
la dent.
2. La mobilisation de la dent : c’est un élévateur qui est un levier
capable de s’introduire dans l’espace laissé par le syndesmotome. Il
prend appui sur l’os alveolaire et il va luxer la dent pour la rendre
très mobile et l’action se termine lorsqu’on entend un bruit de type
sucion. On dit que la dent vient de CHANTER.
3. L’avulsion proprement-dite
L’avulsion dentaire consiste à faire sortir la dent luxée, la prise est
faite grâce au davier qui est bien calé sur la dent et on retire celle – ci. Le
temps dentaires se termine par un examen minitieux de la dent extraite.
2. TEMPS ALVEOLAIRE
Le temps avéolaire consiste à vérifier l’alvéole après que celui – ci
soit débarrassé du sang qui s’y trouvait, voir aussi s’il n’a pas été blessé
ou lésé. Le temps alvéolaire comprend :
- L’examen de la muqueuse bordante voir si elle n’a pas été lésé ou
blessé.
- L’examen des parois alvéolaires voir s’il n’ y a pas des fractures de
l’Os alvéolaire.
- L’examen du fond de la cavité alvéolaire qui sera suivi d’un
curetage.
Complication de l’extraction dentaire
a) Accident : accident pré et post opératoire : fracture de la
mandibule, décollement d’une prothèse dentaire luxation de la
~ 18 ~
dent voisine, plaie de la muqueuse gingivale, cassure de
l’aiguille…
b) Accident post opératoires : hémorragie, les hémorragies
peuvent survenir suite à un problème vasculaire ou un problème
mécanique.
Le traitement consiste en une compression mécanique grâce à un
tampon stérile qui est placé entre les dents. On conseille au patient de ne
pas boire de liquides chauds ou consommer les aliments chauds dans les
heures qui suivent l’extraction dentaire.
c) Alvéolite : c’est une ostéite caractérisée par des douleurs
violentes qu’apparaissent quelques jours après l’extraction
dentaire. Cette ostéite fait suite à une infection du caillot
sanguin ; il peut s’agir aussi d’une inflammation des parois
alvéolaires suite à une vasoconstriction trop importante par
l’anesthésie locale.
~ 19 ~
PRISE DE DECISION DANS LA PRISE EN CHARGE DES LESIONS CARIEUSES
DENT POUVANT ETRE PRESERVEE
Lésion carieuse
inaccessible au nettoyage.
Pulpe vivante ( sensible)
sans inflammation
DENT PRIMAIRE DENT PERMANENTE
PROFONDEUR PROFONDEUR DE LA LESION
DE LA LESION
PROFONDE PEU/ MODEREMENT PEU/MODEREMENT PROFONDO Atteint
PROFONDE PROFONDE 1/3 – 1/14 inférieur
Atteinte 1/3 - ¼ inférieur
N’atteint pas le 1/3 – ¼ N’atteint pas le 1/3-1/4 de la denture avec
de la dentine , avec risque
infection de la dentine sans inférieurs de la dentine risque d’exposition
d’’exposition de la pulpe
risque d’’exposition de la risque d’exposition de la de la pulpe
- Elimination sélective jusqu’au Eliminant Elimination
Elimination Technique de
tissu dur progressive sélective
sélective Hall
- traitement restauration traitement jusqu’au tissu
jusqu’au tissu ( modérément
atraumatique restaurateur ramolli
ramolli profonde)
- traitement non restaurateur de traumatique
~ 20 ~
I.2.4. PREVALENCE ET FACTEURS EXPLICATIFS DE LA
CARIE DENTAIRE
A. PREVALENCE
La carie dentaire est considérée comme le 4 ème fléau mondial
derrière les cancers, les maladies cardiovasculaires et le SIDA. C’est l’une
des infections les plus répandues chez l’être humain, elle est vraiment
omniprésente. C’est une lésion de l’émail et de la dentine, c’est une
conséquence de la formation d’acides qui proviennent de la fermentation
d’hydrates de carbone par des bactéries dans la bouche. Cette affection
est identifiée par l’OMS comme l’un des plus importants problèmes de
santé.
La mortalité due aux caries dentaires est pratiquement inexistante
mais, par contre, les caries dentaires sont une cause importante de
morbidité. Près de 78% de la population est affectée par de caries
dentaires avant l’âge de 18 ans.
Selon le rapport de santé bucco – dentaire dans le monde établi par
l’OMS en 2003, l’indice CAOD chez les enfants de 12 ans est de 2,4 ce qui
a poussé cette organisation à établir un certain nombre d’objectifs à
atteindre avant l’an 2010 et qui sont entre autre :
Avoir 90% d’enfants indemnes de carie dentaire à 5 – 6 ans.
L’atteinte de cet objectif peut être fondamentale dans la
réalisation des autres objectifs de l’OMS.
CAOD : 1 au maximum pour les enfants de 12 ans
Pas des dents manquantes dues aux caries à 18 ans
Pas plus de 5 % d’édentés entre 35 – 44 ans ( dûs à la carie)
En France, selon une enquête réalisée en 2005 sur un échantillon de
1000 enfants de 12 ans 43,6% souffraient de carie et chez les enfants 5 –
6 ans 9% ont au moins deux dents cariées non soignées, l’indice CAOD
mixte est de 1,7.
~ 21 ~
Au Québec, selon une étude réalisée en 1998 – 1999 sur la santé
bucco – dentaire des élèves Québécois de 5 – 6 ans , dès leur entrée en
maternelle, 42% d’élèves ont des caries sur la dentition primaire, un
indice CAOD moyen de 3,9 dont 65% est obturé.
Enfin au Burkina-Faso , selon la thèse réalisée en Avril 2007, à l’âge
de 6 ans 38% d’enfants avaient des caries avec une prévalence plus
importante en milieu urbain.
Dans la plupart des pays industrialisés, ces 20 dernières années se
sont traduites par une réduction importante de la prévalence de la carie
dentaire alors que dans les pays en développement, non seulement il n’ y
a pas eu de réduction mais on observe même une recrudescence du
processus carieux.
Le déclin de la carie dans les pays industrialisés est essentiellement
attribué à des programmes de prévention et d’éducation par la santé
bucco _dentaire.
Le suivi de l’état de santé bucco – dentaire au moment de l’enfance
et de l’adolescence est un facteur essentiel pour prévenir les
complications à l’âge adulte. Le seul brossage des dents par l’enfant n’est
pas suffisant. L’acquisition des connaissances en matière d’hygiène bucco
– dentaire est indispensable d’où l’intérêt d’une éducation sanitaire qui
sera scindée en deux phases :
d) Une phase théorique qui est basée essentiellement sur
l’information, la motivation et la sensibilité ;
e) Une autre phase pratique qui doit comporter des séances de
brossage en classe.
Dans notre pays de 1994 – 2000 les bilans effectués à porter du
support du programme de santé scolaire fait ressortir que la carie dentaire
est la pathologie la plus fréquente en milieu scolaire et la prévalence est
de 37 – 40% devant une telle situation, il y a eu obligation d’une
~ 22 ~
réorientation de la politique de santé bucco – dentaire qui est basée sur
l’odontologie préventive.
Partout dans le monde, l’expérience a prouvé que quel que soit le
système de santé d’un pays, quel que soit le niveau socioéconomique de
la société, le taux de la carie dentaire est toujours croissant.
B. FACTEURS EXPLICATIFS
Les dents ne sont pas isolées, elles sont dans la bouche qui est un
milieu humide et chaud où se développe un grand nombre des bactéries.
Dès que nous mangeons ou buvons, une fine pellicule des débris
alimentaires se fixe sur les dents : la plaque dentaire ou la tartre, cette
couche va accrocher de plus en plus des débris alimentaires.
La plaque dentaire peut aussi se développer et devenir de plus en
plus difficile à éliminer, si la plaque dentaire n’est pas éliminée tous les
jours elle peut durcir et former le tartre, les bactéries vont se fixer dans la
bouche et sur les dents grâce à la plaque dentaire et au tartre.
Les bactéries vont transformer les débris alimentaires qui
s’accrochent sur la plaque dentaire, en sucre alimentaire puis en acide
alimentaire.
Les bactéries transforment les débris alimentaires ou débris de
nourriture en acide alimentaire et l’acide attaque l’émail des dents en
entrainant une corrosion de celle – ci.
~ 23 ~
CHAPITRE II. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
II.1. MILIEU D’ETUDE OU TERRAIN D’ETUDE
L’hôpital du personnel PANDA est situé en République Démocratique
du Congo (RDC ) dans la Province du Haut – Katanga, District de Likasi et
dans la Commune de Panda.
Il et délimité au Nord par la Clinique Gécamines, au Sud – Ouest par
le camp Trabecha, à l’Est par le Couvent de Sœurs , l’école Primaire
UHURU, l’école des filles MAHARIFA.
Nos recherches ont été effectuées au service de dentisterie de
l’hôpital Panda, pendant une période allant du mois de janvier 2020 au
mois d’avril 2020.
II.2. METHODES ET TECHNIQUES
II.2.1. METHODES
Dans l’élaboration de ce travail, nous avons opté pour une étude
descriptive prospective qui consiste à prélever le nombre de malade de la
carie dentaire, pendant cette période.
II.2.2. TECHNIQUES
Notre technique est basée sur l’assistance c’est – à – dire être
présent lors de la consultation et l’observation directe qui est relative à
l’assistance lors de la consultation et l’interview libre.
II.3. POPULATION
Ainsi, sur la centaine de cas enregistré comme population, durant le
mois de janvier jusqu’au mois d’Avril, nous avions eu a comptabilisés 77
cas de caries dentaires qui a constitué notre échantillon.
~ 24 ~
II.4. ECHANTIONNAGE
Sur la centaine de cas enregistrés à la dentisterie, nous avons pris
comme critère inclusif, tous ce qui présentaient les signes en rapport avec
la carie dentaire. La taille de l’échantillon s’élève à 77 cas, et la technique
de l’échantillonnage utilisée. Nous avons opté pour le choix raisonnés
( destruction de la dent, douleur dentaire).
II.5. MATERIELS DE COLLECTE DE DONNEES
Le questionnaire appelé protocole de récolte des données comme
support, pour réaliser nos recherches, nous avons utilisé comme
matériels : les stylos, la fiche ou le protocole des collectes de données, le
registre, les papiers.
II.6. TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES
Les données sont analysées et traitées par la méthode statistique en
procédant au recouvrement des données, calculs des effectifs et
construction des tableaux grâce au logiciel épi info et Excel Word.
II.7. CONSIDERATIONS ETHIQUES DE L’ETUDE
Après avoir obtenu l’autorisation de l’institution, grâce à l’attestation
de recherche nous nous sommes rendus sur le lieu d’étude, autorisés à
mener des recherches grâce au consentement de deux parties (officiels et
malades) toujours en gardant la stricte confidentialité d’informations.
II.8. DIFFICULTES RENCONTREES
Sur le lieu d’étude, nous avions eu comme difficultés ; l’absence de
malades ou manque de malades certains jours, la non collaboration
parfois le refus des certains malades de répondre aux questions posées
ainsi que des informations incomplètes dans le registre de malades dans
le service de dentisterie.
~ 25 ~
CHAPITRE III : RESULTATS
TABLEAU I : REPARTITION DE CAS SELON LES MOIS
MOIS CAS POURCENTAGE (%)
JANVIER 11 14,4
FEVRIER 16 20,7
MARS 22 28,8
AVRIL 28 36,1
TOTAL 77 100
Ce tableau ci – dessus, nous montre que le mois d’Avril était le mois
le plus touché par la carie dentaire avec 36,1%, suivi du mois de Mars
avec 28,8%, ensuite du mois de février avec 20,7%, enfin le mois de
janvier avec 14,4%.
TABLEAU II : REPARTITION DE CAS SELON LE SEXE
SEXE CAS POURCENTAGE (%)
MASCULIN 30 44,1
FEMININ 47 55,9
TOTAL 77 100
Ce tableau ci – dessus nous montre que le sexe le plus incriminés est
le sexe féminin avec 55,9%, contre 44,1% pour le sexe féminin.
TABLEAU III : REPARATITION DE CAS EN FONCTION
D’AGE
AGE CAS POURCENTAGE (%)
ENFANT 13 16,8
ADULTE 64 83,2
TOTAL 77 100
~ 26 ~
Ce tableau ci – dessus nous montre que l’âge adulte est le plus
touché par rapport aux enfants respectivement avec 83,2% contre 16,8%.
TABELAU IV : REPARTITION DE CAS SELON LA
PROVENANCE
PROVENANCE CAS POURCENTAGE (%)
KIKULA 12 15,6
PANDA 28 36,5
LIKASI 21 27,3
SHITURU 10 12,9
HORS ZONE 6 7,7
TOTAL 77 100
Ce tableau ci – dessus, nous montre que la Commune de Panda est
la Commune la plus touchée avec 36,5%, deuxièmement, la Commune de
Likasi avec 27,3%, troisièmement la Commune de Kikula avec 15,6%,
enfin la Commune de Shituru avec 12,9% en dernier le hors zone avec
7,7%.
TABLEAU V : REPARTITION DE CAS SELON LA
CONSOMMATION DE SUCRE
CONSOMMATION DE CAS POURCENTAGE (%)
SUCRE
OUI 48 62,4
NON 29 37,6
TOTAL 77 100
Ce tableau ci – dessus, nous montre que les personnes consommant
le sucre sont plus incriminées par la carie dentaire avec 62,4%. Par
rapport à ceux qui n’en consomment pas avec 37,6%.
~ 27 ~
TABLEAU VI : REPARTITION DE CAS SELON L’HYGIENE
BUCCO – DENTAIRE
HYGIENE BUCCO – CAS POURCENTAGE (%)
DEBTAIRE
OUI 48 62,4
NON 29 37,6
TOTAL 77 100
Ce tableau ci – dessus, nous montre que les personnes respectant
l’hygiène bucco – dentaire sont plus nombreuses avec 62,4% contre 37,6%
pour le non.
TABLEAU VII : REPARTITION DE CAS SELON LE TERRAIN
TERRAIN CAS POURCENTAGE (%)
DIABETE 4 25,1
HTA 11 68,7
GROSSESSE 1 6,2
TOTAL 16 100
Le tableau ci – dessus, nous montre que l’HTA est le terrain le plus
incriminé pour les cas de carie dentaire répertoriés sur place avec 68,7%,
suivi du diabète avec 25,1% de cas enfin la grossesse avec 6,2%.
~ 28 ~
TABLEAU VIII : REPARTITION DE CAS SELON LES
AFFECTIONS BUCCALES ASSOCIEES
OU CIMPLICATIONS
AFFECTATION CAS POURCENTAGE (%)
BUCCALE
ABCES 3 33,3
PHLEGMON 2 22,3
GINGIVALGIE 1 11,1
KYSTE 3 33,3
TOTAL 9 100
Ce tableau ci – dessus nous montre que l’abcès et le kyste sont les
affections buccales, associées à la carie dentaire avec 33,3% suivi du
phlegmon avec 22,3% , en dernière position la gingivalgie avec 11,1% de
cas.
TABLEAU IX : REPARTITION DE CAS SELON LE
TRAITEMENT
TRAITEMENT CAS POURCENTAGE (%)
EXTRATION DENTAIRE 62 80,5
OBTURATION 15 19,5
TOTAL 77 100
Le tableau ci – dessus, nous montre que le traitement le plus utilisé
est l’extraction dentaire avec 80,5%, contre 19,5% pour l’obturation.
~ 29 ~
TABLEAU X : REPARTITION DE CAS SELON LA
SENSIBILISATION SUR LA CARIE DENTAIRE
SENSIBILISATION CAS POURCENTAGE ( %)
SUFFISANTE 60 77,9
FAIBLE 17 22,1
TOTAL 77 100
Le tableau ci – dessus nous montre que la sensibilisation était
suffisante avec 77,9%
TABLEAU XI : REPARTITION DE CAS SELON LA
CLASSIFICATION DE STADE CLINIQUE
CLASSIFICATION SELON CAS POURCENTAGE (%)
LES STADES CLINIQUES
CARIE DE L’EMAIL 0 0
CARIE DE LA DENTINE 20 25,9
CARIE DE LA PULPE 57 74,1
TOTAL 77 100
Le tableau ci – dessus nous montre que la pulpite est le stade le plus
concerné avec 74,1% deuxièmement la dentinite avec 25,9% et en
dernière position de la carie de l’émail où il n’ y a pas eu de cas.
~ 30 ~
TABLEAU XII : REPARTITION DE CAS SELON LES
ANTECEDENTS DES DENTS TOUCHEES
ANTECEDENTS CAS POURCENTAGE (%)
1 DENT EXTRAITE 12 57,1
2 DENTS EXTRAITE 5 23,9
3 DENTS EXTRAITE 1 4,7
PLUS … 3 14,3
TOTAL 21 100
Ce tableau ci – dessus nous montre que 57,1% des patients avaient
déjà perdu 1 dent ; 23,9% avaient déjà perdu 2 dents et 14,3% plus de 3
dents et 4,7% pour 3 dents suite à la carie dentaire.
~ 31 ~
DISCUSION
TABLEAU I : au cours de la période allant de janvier à avril 2020, 77
cas de carie dentaire ont été enregistrés avec un pourcentage élevé de
carie au mois d’Avril avec 28 cas ( 36,3%) à cause de la permanence du
dentiste dans le service de dentisterie.
TABLEAU II : le sexe féminin est le plus touché avec 55,9% de cas,
ce qui rejoint KAOUTARD avec son ouvrage « la prévalence de la carie
dentaire » qui aborde dans le même sens qui stipule que ce sont les
femmes qui sont très touchées.
TABLEAU III : les adultes sont plus touchés que les enfants par la
carie dentaire avec 83,2%. Selon CHRISTOPHER MC. CULLON « hygiène
dentaire » cela serait dû au temps que prend les germes pour se
développer, l’usure est due au temps.
TABLEAU IV : Notre étude a été faite sur quatre (4) communes et
nous constatons que la commune de Panda est la plus touchée par rapport
aux autres Communes à cause de la proximité de la Commune avec
l’Hôpital.
TABLEAU V : En se référant aux ATCDS, les personnes consommant
le sucre ou aliments ayant du glucose sont beaucoup plus touchés par la
carie dentaire comme le stipule CARDENAS C.A. facteurs favorisant la
carie, santé dentaire cela est dû aux glucides dans la bouche et les
sucreries qui restent coincées entre les dents et qui ne sont enlevées ni
par la brosse à dent ni par les fils dentaires.
TABLEAU VI : Ce tableau nous montre que sur l’ensemble de
personnes atteintes par la carie dentaire. Une large majorité respecte
quand – même les notions d’hygiène bucco – dentaire ce qui contredit les
travaux de RANDALL CROUTZ « Hygiène dentaire ».
~ 32 ~
TABLEAU VII : L’HTA a été le terrain le plus associé entant que
pathologie sous – jacente, aucune corrélation entre le carie dentaire et
l’HTA. TABLEAU VIII : l’abcès et le Kyste ont été les affections buccales
les plus courantes en carie dentaire à cause de la négligence du patient et
la prise de remèdes traditionnels ou encore à cause d’auto – médication
et les complications s’installent avec le temps.
TABLEAU IX : la théorie stipule que le traitement est fonction de
stade clinique , contrairement à la pratique qu’utilise beaucoup plus
l’extraction dentaire ( chirurgie) suivant le désir du patient qui ne peut ou
ne pas supporter la douleur (LOUISE BM). D’où l’extraction dentaire a été
le traitement clé en dentisterie suite au fait que les patients qui s’amènent
souvent à un stade avancé et la douleur qui les poussent à consulter.
TABLEAU X : les résultats de ce tableau sont encourageants,
beaucoup ont la connaissance de cause de la pathologie. Néanmoins pour
obtenir un résultat assez maximal une sensibilisation forte serait
appliquée. D’autant plus que la consultation décèle les pathologies
inconnues par le patient, il en est de même pour la santé bucco – dentaire.
TABLEAU XI : Beaucoup des cas sont au stade de la pulpite à cause
de la persistance de la douleur qui se fait entendre ou sentir même au
repos, ce qui n’est pas le cas avec la dentinite à cause de l’auto –
médication. La négligence et le retard de consultation.
TABLEAU XII : ce tableau nous montre que sur l’ensemble des
patients ayant consulté, 57,1% des patients avaient déjà perdu au moins
une dent suite à une carie antérieure à cause de la peur de douleur ou
perdre toutes les dents si la dent cariée restait ou encore à cause de la
diversité de dentistes.
~ 33 ~
CONCLUSION
La carie dentaire est une cavitation infectieuse de la dent détruisant
les structures de la dent, cette destruction va de l’émail, en passant par la
dentine pour finir avec la pulpe.
En effet, nous nous retrouvons face à une pathologie touchant tout
âge et toute race et dont les cas sont importants.
Ainsi donc, nous nous sommes fixés comme objectif d’éclairer
l’opinion sur la fréquence de la carie dentaire à l’hôpital Gécamines
PANDA, et révéler les causes ou facteurs favorisants ainsi que la prise en
charge de cette pathologie.
Une fois sur terrain, nous avons procédé par l’interrogatoire,
l’observation, à la technique documentaire dans le service de dentisterie
de l’hôpital Gécamines PANDA.
Après enquête, nous avons remarqué ce qui suit :
Un taux élevé et prédominant chez la femme (avec 55,9%)
développant la carie dentaire ;
Un taux élevé de consommation de sucre ( 62,4%) parmi les
patients ;
Un taux élevé d’extraction dentaire ( 80,5%) parmi les
traitements instaurés ;
Bon nombre des patients avaient une hypertension artérielle
(68,7%) comme pathologie associée prédominante ;
Bon nombre de patients étaient déjà sensibilisés ou avaient une
connaissance sur les facteurs favorisants de la carie dentaire.
Ainsi donc, nous concluons en disons que la carie dentaire
représente une part considérable parmi les maladies organiques et notre
société encourt des risques suite à la négligence des mesures
~ 34 ~
prophylactiques qui est courante au sein de notre population, ce qui
entraverait une bonne prise en charge ; d’où le taux élevé d’extraction
dentaire.
Ainsi donc, nous suggérons à la population de veiller sur sa santé
bucco-dentaire en respectant les mesures prophylactiques.
Nous suggérons aux autorités administratives du dit hôpital de
mettre beaucoup plus l’accent sur une politique de sensibilisation
d’hygiène bucco –dentaire, afin de diminuer sensiblement le taux de la
carie dentaire dans notre communauté et aux autorités politico –
administratives de la ville de Likasi d’intensifier la sensibilisation sur la
carie dentaire afin de diminuer sensiblement le taux de la pathologie dans
notre société ou communauté.
~ 35 ~
BIBLIOGRAPHIE
KAOUTAR A.C. « PREVALENCE DENTAIRE » 13e EDITION Pg.20.
MAROC 2013.
DONALD W.L « PREVENTION DE LA CARIE DENTAIRE » 9e EDITION
Pg. 3 – 6 CANADA 1955.
RANDALL C « HYGIENE DENTAIRE » 19e EDITON Pg. 12 France
01/09/2016.
RANDALL C « PRISE EN CHARGE DE LESIONS CARIEUSSES » 19e
EDITION. France 2016 Pg 9 – 10.
CARDENAS C.A « FACTEURS FAVORISANTS LA CARIE
DENTAIRE » 15e EDITION Pg 103 CANADA 1997
CHRISTOPHER M.C. « HYGIENE DENTAIRE » 3e EDITION Pg. 22
France 2011/2012.
WILYE B « LA DENTITION EN PEDIATRIE » 4e EDITION Pg. 13
AMERIQUE 2016.
MURIEL B. « ANATOMIE DENTAIRE EN PEDIATRIE » 10e EDITION
Pg. 11 – 17 France 2011 – 2012.
~ 36 ~