~I~
EPIGRAPHE
La justice n’attend pas.
~ II ~
DEDICACE
A Mes géniteurs
~ III ~
REMERCIEMENTS
Le présent travail est le fruit cinq ans passés à l’université de Likasi,
qui s’inscrit au carrefour de plusieurs mains. Qu’il nous soit permis
d’exprimer nos reconnaissances à toutes ces âmes de bonne volonté qui
de près ou de loin, ont contribué soit financièrement soit moralement ou
encore spirituellement à l’élaboration de ce présent travail combien
modeste.
Avant toute chose nous rendons grâce au Maître des temps et des
circonstances, l’ancien des jours, Jéhovah notre Dieu par le biais de son fils
Jésus – Christ notre sauveur et seigneur pour avoir accepté.
Si le présent travail, peut aujourd’hui avoir une considération
scientifique de valeur et de mérite, c’est qu’il a été suivi avec diligence
par mon directeur Assistant PADOU MBAYA, à qui nous devons la primeur
de nos sincères remerciements Nous pensons également à toutes les
autorités académiques, tous les enseignants, assistants, chefs des
travaux, professeurs, qui nous ont encadré durant les cinq années ;
A mes géniteurs BONIFACE KALUMBA et ROSALIE TSHIBULA
KAZADI, que des sacrifices que des privations ont été votre pain quotidien
pour faire de moi un homme instruit, vos conseils, le courage, votre amour
pour la justice et le travail bien fait constitueront un exemple à suivre, que
Jéhovah le tout puissant ne cesse de vous combler sa bénédiction ;
A vous Maitre SABIN et Maitre STEPHAN dont je fais mention
spéciale pour votre grand soutien.
A ma très chère épouse, Gloria TSHIKWAKWA.
A vous mes enfants : ELDAN MWANABUTE, MELCHI TSHIBULA.
A vous compagnons de lutte : RUDDY, CALEB et JOSH.
Aux serviteurs de Dieu de l’Eglise Temple Missionnaire impact du
A vous mes frères et sœurs : ALAIN MWANABUTE, Maitre CECILE
MUSAU, JREMI MULOPWE, FLOR GINA.
Que tous trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
~ IV ~
~1~
1. PRESENTATION DU SUJET
L’homme en sa qualité de sujet de droit est condamné de vivre
dans la société. Dans ses multiples besoins, Lhomme doit tout faire, pour
enfanter la réaction sociale afin de mieux vivre
La vie dans la société et caractérisé par la loi des pensée c’est-à-
dire Lhomme doit déposer ses moyenne financiers pour acheter ce dont il
a besoin moyennant le paiement du prix de vente pour acquérir les biens
et service dont il a besoin
Cependant, l’homme est contient de croiser de l’autre côté les
commerçants qui mettent en vent leurs biens et sensés les commerçants
caractérisé par l’esprit de luire sont toujours tenté de fixé le prix de leurs
biens et sensés à leur gré pour marcher, sur les paisibles citoyens parfais,
il faut des publicités mensongères sur leur bien et services
La république démocratique du Congo étant un état de droit le prix
doit être fixé et arrêté par la loi afin de protéger les consommateurs.
Dans notre ville le de Likasi, la population est souvent victime des
dols et violation de la règlementation des prix, ou le souci de faire une
étude sur notre sujet intitulé « le control de la réglementation du prix et le
dol commercial sur les produits et services dans la ville de Likasi »
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
a) CHOIX
La vie quotidienne des consommateurs des produits et services dans
la ville de Likasi qui fixe de leur gré les prix qui livre parfois les produits et
services non convenable à toucher esprit scientifique pour faire une étude
approfondie sur ce comportement des opérateurs économiques sons que
les agents chargés à veiller sur la protection des consommateurs puissent
réagir. C’est juste cet aspect des choses qui nous a poussés à faire le
choix de ce sujet d’étude
~2~
b) INTERET
Aucun travail scientifique ne peut être accepté sans déterminer son
intérêt aussi de notre part, l’intérêt de notre sujet est triple, c’est-à-dire il
est à la fois scientifique, personnel et social.
c) INTERET SCIENTIFIQUE
Ce travail est un instrument qui enrichi la bibliothèque dans la
science par le fait que les autres chercheurs dans le monde scientifique
pourront y recouvrir pour enrichir leurs recherches. Ça sera un plus dans
le monde scientifique.
d) NTERET PERSONNEL
Comme développé dans le choix de ce sujet l’intérêt que nous avons
personnellement est celui de mener une étude sur le sujet, détecter les
failles et le causes qui sont à la base de la relation sur le réglementation
de prix et le dol sur le produits et services dont les opérateurs
économiques sont auteurs en faisant souffrir les paisibles citoyens
Congolais à Likasi, en leur qualité de consommateur..
e) INTERET SOCIAL
Condamné de vivre dans la société, le sujet que nous avons choisi
doit tenir un intérêt social par le simple fait que la société ou la population
likasienne être ou parfois ou couvant de la et savoir quelle autorité
revendique la violation sur la fixation des prix et comment à y prendre en
cas de dol commercial sur les produits et service.
3. ETAT DE LA QUESTION
L’état de la question est l’ensemble des ouvrages et des travaux
antérieurs touchant notre sujet sur base desquels nous allons tirer une
démarcation, de manière lapidaire, c’est l’originale même d’un travail
scientifique.
~3~
BETU KELEMBO selon lui, la non affichage des prix dans des
différentes espèces est à la base de la violation des règle portant
protection des consommateurs.(1)
Pour KAZADI SHISHIKO, l’état Congolais en sa qualité d’état gérant
doit préimprimer les prix et les imposa aux opérateurs économique
afin de freiner leur marguille de ne pas afficher les prix. (2)
Notre particularité par rapport aux donnés de BET 4 KALOMBO et
KAZADI KISHIKO se situe au niveau ou ne n’allons pas parler du del
commercial ds produits et services tout en délectant à qui est à la base de
ce dol ainsi propre des solutions adéquates quant à ceux.
4. PROBLEMENTIQUE ET HYPOTHESE
a) Problématique
Est définie comme l’ensemble de problèmes dans la solution marque
de manière précise, la tranche du savoir, la recherche de la formation et
de la clarification systématique des problèmes relatifs à un domaine
particulière de la connaissance.
Dans le cadre de notre sujet, nous avons articulé nos questions
comme suite :
Pourquoi le dol commercial persiste alors qu’il y a l’existence des
règles juridiques ?
Quel mécanisme à mettre en application pour assurer l’efficacité
des règles segmentant les prix afin de mieux protéger les
consommateurs ?
1()
BET4 KALOMBO, la violation des règles réglementant les prix face à la protection des
Consommateurs, travail de fin de cycle, UNIKIN 2019 faculté de droit.
2()
KAZADI KISHIKO, de l’impact de l’état congolais sur la protection des consommateurs, travail de
fin de cycle UNILU, faculté e droit.
~4~
b) HYPOTHESE
Pour la RUILUMBATI NGASHI, l’hypothèse naissent d’une observation
(ou contrat) portant sur les faits de la vie quotidienne ou d’une
élaboration purement théorique à partir d’un ensemble des
connaissances.3
L’hypothèse est la proposition de répondre aux questions que l’on se
pose à propos de l’objet de la recherche formulée en terme tels que
l’observation et l’analyse puissent fournir une repose. 4
A nos question posées dans la problématique, le dol en matière
commerciale persiste par ce que les opérateurs économiques sont animés
d’une mauvaise foi, vivant seulement le lucre sont tenir complet de la
misère des consommateurs avec parfois la corruption décrive par le chef
de l’état actuel.
En ce qui concerne les mécanismes à mettre en application nous
trouvons qu’il est important organiser les conférences au profit des
consommateurs pour les informer sur les règles règlementant les prix et le
dol commercial des produits et services dont ils ont victimes et en plus
leur indiquer les devants lesquelles ils doivent dénoncer ces violation de
la loi.5
5. METHODES ET TECHNIQUES
A. Méthodes
La méthode de rechercher est un ensemble des opérations
intellectuelles une démarche de l’esprit pour atteindre la vérité. 6
Pour atteindre efficacement les objectifs de notre travail et vérifier
nos hypothèses, nous a permis d’interpréter et d’analyser certains
instruments juridiques tels que le code pénal, le code des obligations et
l’acte uniforme.
B. Techniques
3()
NDAYI WA MANDE Mascotch, méthode des règle générales de rédaction d’un travail
scientifique,
ISES, Likasi, 2004, P 24
4()
MULUMBATI NGASHA Manuel de soulagie générale est Africa, Lubumbasxhi, et grawite 1980, P
21
5()
R. PINTO, Méthode de scietifique sociales Paris, ed Dolaz ,1971, P 301
6()
pinto etb grawitz, [Link], p 281
~5~
Pour aboutir au résultat, nous avons recouru à la technique
d’observation directe et l’intérieur direct.7
B.a. L’observation directe
C’est une observation qui porte directement sur un phénomène
étudié.
B.b. l’intérieur directe
L’intérieur directe est celle dont les questions visent à savoir
directement ce que les sujets enquêtés pensent, ressèment, désirent,
savent, font ou sont.8
6. DELIMITATION DU SUJET
Notre travail est limité dans l’espace et dans le temps
A. Délimitation spécial
L‘étude sur la réglementation des prix et le dol commercial de
produits et de services que nous faisons sera faite sur l’étendue de la ville
de Likasi.
B. Délimitation temporaire
Dans le temps, notre travail sera focalisé allant de l’année 2020 à
2021.
7. SUBDIVISION SOMMAIRE DU TRAVAIL
Notre travail sera subdivisé en deux chapitres, outre l’introduction
générale et la conclusion.
Le premier chapitre parlera généralités dans lequel la première
section portera sur la définition des concepts, et la deuxième sur la
présentation de la ville de Likasi et la troisième portera sur les produits en
droit commercial et en droit civil.
Le deuxième chapitre traitera du contrôle de la règlementation des
prix et le dol commercial sur les produits et services à Likasi qui sera
disséqué en deux sections dont la première parlera des causes et le
deuxième sur les mécanismes à arrêter pour lutter contre ce fléau.
7()
Mulumbati ngasha, introduction à la science politique, ed africa ;
8()
ibidem, p 24
~6~
Chapitre I : LES GENERALITES
Section I. Définitions conceptuelles
I.1. Contrôle
Selon ROBERT définit le contrôle comme une vérification, tout
examen, pour surveiller ou vérifier.9
C’est l’action de contrôler quelque chose, quelqu’un, de vérifier leur
état ou leur situation au regard d’une.10
I.1.1. Contrôle de prix
Désigne les restrictions gouvernementales imposées sur les prix des
denrées et services d’un marché. Les objectifs de tels contrôles sont
notamment, de maintenir accessible l’accès aux aliments de base, d’éviter
le prix abusifs et ralentir l’inflation (ou inversement d’assurer un revenu
minimum aux producteurs de certaines marchandises. 11
Il existe deux formes de contrôle de prix :
Le prix plafond
Un prix maximum qui peut être exigé, et à l’opposé le prix plancher,
qui est le prix maximum qui peut être demandé. 12
I.1.2. Types de contrôles et objectifs
Un contrôle des prix pour les pouvoirs publics et les mesures
législatives qui accompagnent peuvent s’exercer des diverses manières :
I.1.2.1. Prix maximum
Appelé aussi prix plafond ou taux maximum d’augmentation
annuelle par lesquels les pouvoirs publics cherchent à favoriser les
9
ROBERT, Dictionnaire du français primordial, Tome 1, éd Paris p224
10
Dictionnaire de français Larousse, https//[Link]édia
11
Wikipédia, l’encyclopédie libre, contrôle de prix
12
Wikipédia, Encyclopédie, libre op cit
~7~
acheteurs. Lorsque le prix maximum est inférieur au prix d’équilibre entre
l’offre et la demande et d’une partie de celle-ci ne sera pas satisfaite. 13
I.1.2.2. Prix maximum plancher
Par lesquels les pouvoirs publics cherchent à favoriser les vendeurs.
L’objectif de ces politiques est généralement de leur assurer plus rarement
il peut aussi s’agir de limiter ou de rationner la consommation. Lorsque le
prix minimum est supérieur au prix d’équilibre entre l’offre et la demande,
le volume de la demande est inférieur à celui de l’offre et une partie de
celle-ci ne trouvera pas preneur.14
I.[Link]. Prix imposé
Appelé prix uniformisé, ici l’obligation pour tous les vendeurs
d’appliquer le même prix, comme prix unique des livres en francs dont le
principal objectif est la préservation de la librairie de détail spécialisé. En
général, ce sont des éditeurs qui sont chargés de fixer le prix de vente
finale
I.2. Règlementation
Selon le dictionnaire de français Larousse, on définit la
réglementation comme étant une action de réglementer, le fait d’être
réglementé.15
I.3. Réglementation des prix
C’est une action de réglementer, ensemble des règles et lois qui
concernent un domaine.16
I.4 Le prix
Il est définit comme étant un montant, rabais, une cotisation, tarif,
taxe, taxe, solde, facture, remis, argus, somme, enchère. 17
I.5. Le dol
Selon ROBERT définit le dol comme étant comme des manœuvres
frauduleuses destinés à tromper pour amener à passer un acte juridique. 18
13
IDEM
14
Wikipédia, Encyclopédie libre [Link]
15
Dictionnaire français Larousse, [Link]
16
Dictionnary, reverso, net
17
ROBERT, Dictionnaire du français primordial, [Link], p854
18
IDEM P321
~8~
I.5.1. Le dol commercial
L’article 1137 du code civil Français définit le dol comme une
manœuvre frauduleuse visant à obtenir le consentement du co-
contractant.
La manœuvre peut consister en une action ou une abstention. 19
Selon le dictionnaire juridique français du dol est l’ensemble est
l’ensemble des agissements trompeuses ayant entrainé le consentement
qu’une des parties à un contrat n’avait pas donné si elle n’avait pas été
l’objet de ces manœuvres.
Le dol suppose à la fois de la part de l’auteur des manœuvres, une volonté
de muer et pour la personne qui a en été l’objet, un résultat qui lui a été
préjudiciable et qui justifie qu’elle obtienne l’annulation du contrat fondée
dur le fait que son consentement a été.20
Produit
Dans un sens général le produit est ce qui nait d’une activité de la
nature ou de l’homme.
Dans un sens économique, un produit est un bien qui résulte d’un
processus de production.21
Services
C’est une activité de service qui qui se caractérise essentiellement
par la mise à disposition d’une prestation technique et intellectuelle. Elle
ne peut pas être décrite par les seuls caractéristiques d’un bien tangible
acquis par le client.22
19
[Link]
20
Dictionnaire juridique, [Link] [Link]
21
IDEM
22
IBIDEM
~9~
Section II. PRESENTATION HISTORIQUE DE LA VILLE DE
LIKASI
Dans cette section nous présenterons notre cadre d’étude qui est la
ville de Likasi, depuis sa genèse jusqu’à nos jours, ainsi que toutes ses
communes.
II.1. Historique
II.1.1 Origine du nom de Likasi
L’actuelle ville de Likasi portait e son temps le nom de Jadotville.
L’explosion industrielle est à la base de la naissance et de
l’expansion des agglomérations urbaines modernes dans tout le pays.
L’agglomération de Likasi n’a pas échappée à cette règle. Elle doit
sa naissance aux gisements de cuivre de Likasi.
La première usine de l’exploitation minière de Likasi date de 1916.
Mais il faut remonter à la période d’avant 1889 pour situer avec plus ou
moins d’exactitude l’origine de Likasi.23
Il n’existe pas une documentation précise sur l’arrivée des premiers
européens dans la région de Likasi. Mais il est certain que le géologue
CORPET, qui a parcouru à fond la région de Likasi en 1892, avait déjà parlé
de Likasi et Panda lorsqu’il présentait en 1889 la carte du Katanga à
Lisbonne pour indiquer là où il y avait du cobalt, de l’uranium et du
cuivre24.
KWANDA et KASHIPO avaient fait la première connaissance.
La région était arrosée par deux cours d’eau principaux, Panda et
Likasi, qui recevaient les eaux des affluents.
Les premiers européens allèrent auprès des chefs pour connaitre le nom
de la région qu’ils habitaient, mais trouvèrent plus facile de donner le nom
des cours d’eau Likasi et Panda à la région.
Likasi tire donc son nom de la rivière Likasi, en sanga « Dikashi » qui
veut dire « bonne odeur »25.
23
MAKOLO JIBIKILAYI.B, la ville de Likasi (ancien bourgmestre, Likasi, P.78
24
MAKOLO JIBIKILAYI.B, op. cit, P.7
25
MAKOLO JIBIKILAYI.B, op. cit, P.9
~ 10 ~
II.1.2 Physionomie de la ville
Likasi est située à 120 Km de la ville de Lubumbashi, à 200 Km
environs de la ville de Kolwezi chef-lieu du district de Lualaba, actuelle
province de Lualaba, à 150 Km de la ville de Kipushi chef-lieu du district
ou territoire de Kambove, province du Haut-Katanga, à 1000 Km environs
de Kalémie et à 500 Km environs de Kamina.
De 1957 à 1967, Likasi était composée de deux communes, Kikula et
Likasi, auxquelles il fallait ajouter ce qu’on appelait la zone annexe,
constituée principalement des citées des travailleurs de la Gécamines et
d’autres entreprises telles que BCK, la SOGECHIM, les minoteries de
Kakontwe etc.
Apartir du mois de juillet 1968, la Ville comprenait 4 communes, à
savoir : Likasi, Kikula, Panda et Shituru.
La superficie de Likasi était de 238 Km 2. La population, au 31
octobre 1968 était d’environ 125.000 habitants dont 7.000 étrangers.
La superficie de la commune de Likasi était de 34 Km 2, celle de Kikula était
de 41 Km2, celle de Panda était de 75 Km2 et celle de Shituru était de 88
Km2.
La population urbaine était répartie comme suit, par commune :
1. Likasi : 20.000 habitants environs ;
2. Kikula : 57.000 habitants environs ;
3. Panda : 23.000 habitants environs ;
4. Shituru : 25.000 habitants environs26.
Au cours des années 1960, pour les dix premiers mois, les
statistiques de l’état civil, par communes, se présentaient comme suit :
Tableau 1 : Répartition de la population de la ville de Likasi selon
les communes, année 1960.
Likasi Kikula Panda Shituru
Naissances 772 1045 1145 506
26
MAKOLO JIBIKILAYI.B, op. cit, P.9
~ 11 ~
Mariages 44 182 131 117
Divorces 1 69 14 17
Décès 80 853 199 64
L’urbanisme se confirme et le plan général de la ville de Likasi est
élaborée et approuvé en 1951.
En 1933, la population congolaise était de 13.230 habitants et 400
étrangers. Depuis lors, elle est en constante augmentation.
En 1958, la population de Likasi était de 68.814 habitants et en 1967
elle a été de 125.000 habitants environ, soit une augmentation de 10 % en
moyenne. Cet accroissement est dû d’une part à l’accroissement naturel
et d’autre part à l’exode rural.
Le commerce, l’industrie minière et non minière se sont développés.
Les écoles et hôpitaux se sont créés et pour l’instant, la population
s’accroit d’année en année.27
II.1.3 Evolution de la ville de Likasi
II.1.3.1 Sur le plan administratif
La ville de Likasi est une collectivité, cela signifie qu’elle a reçu une
certaine autonomie pour régler les affaires d’intérêt social.
Mais les fonctions administratives et sa situation géographique la
différencient des autres villes congolaises qui sont toutes les chefs-lieux
des provinces, et de Kinshasa qui est la capitale du pays.
Si Likasi tire son origine de la rivière, plusieurs quartiers et les trois
autres communes portent des noms de cours d’eau qui les traversent. Il
en est aussi de Kakontwe, Kikula, Buluo, Shituru est cependant le nom de
la montagne.
Il est à signaler que les premiers habitants de Likasi savaient
exploiter les minerais de cuivre, la malachite…
La première galerie de prospection est installée à Shituru en 1917 et
c’est alors que l’agglomération de Likasi se fonde. Des nouvelles usines se
fondent et s’installent, les minerais de Panda sont traités sur place.
27
MAKOLO JIBIKILAYI.B, op. cit, P.9 et de
~ 12 ~
L’industrie et le commerce se développent et les missionnaires restent
indifférents. Ils construisent la première chapelle Catholique en mars 1922
et installent des catéchistes un peu partout dans l’agglomération.
II.1.4 De la création de la Ville « Likasi »
L’origine historique de « Likasi3 ne peut se confondre avec
l’historique des constitutions urbaines du Congo dont elle fait partie.
L’origine historique de Likasi remonte à la période d’avant 1885, tandis
que l’histoire de ces institutions urbaines congolaises remonte au
12.01.1923, date à laquelle fut pris le décret relatif à la création des
districts urbains.
Seul le Gouverneur Général était autorisé par la loi de créer une
agglomération urbaine et d’en former les circonscriptions administratives
sous la dénomination de ville, lorsqu’il l’estimait nécessaire.
Le 21 décembre 1943 naissent alors dans la province du Katanga la
ville de Jadoville. C’était la naissance de la troisième ville du pays après
Léopoldville (Kinshasa) et Elisabethville(Lubumbashi) qui furent créées
ensemble (21/06/1943). Jadoville, devenue aujourd’hui Likasi, a vu le jour
avec l’’ordonnance loi n° 442/AIMO du 21 décembre 19943 instituant la
ville. En dehors de cette loi, la ville fût instituée sur 7 articles pour sa
bonne gouvernance et 8 services à savoir :
1. Service du secrétariat ;
2. Service de police ;
3. Service des finances ;
4. Services des travaux publics et des régies urbaines ;
5. Service de cadastre et des terres ;
6. Service d’hygiène publique ;
7. Service d’agriculture.28
II.2 Données géographiques
II.2.1 Type de Climat
La ville de Likasi possède un climat tropical à deux saisons qui
alertent chaque année :
28
MBUYI MPULUMBA, mémoire de Licence L2 SIC, UNILI : 2015-2016, P.24, inédit.
~ 13 ~
La saison de pluie : Elle commence à partir du mois de mars avec
une emprise de deux mois de chaleur (septembre-octobre) ;
La saison sèche à partir d’avril jusqu’au mois de septembre, elle a
une particularité de deux mois froids (juin-juillet).
La ville de Likasi a une température moyenne de 20°c, la plus
basse est de 15,5°c en moyenne, mais pouvant descendre jusqu’à 10°c au
mois de juillet ; Et la plus haute est de 22,5°c en moyenne, pouvant
monter à 38°c en octobre.
Sa pluviométrie annuelle varie entre 2000 et 3000 m.
II.2.2 Nature du sol
Le sol de la ville de Likasi est à la fois alluvionnaire, sablo-argileux et
limon argileux, sol provenant des roches du Katanga.
Son relief est montagneux. Il s’élargit à certains endroits par des vallées.
Son sous-sol est constitué d’une diversité de minerais (cuivre, cobalt, zinc,
or, fer…)
II.3 Héraldique de Jadotville
Jadotville, devenue Likasi, troisième citée érigée en ville par
l’administration coloniale, ne recevra jamais les armoiries officielles que ce
statut lui permettait d’attendre.
Pendant la période coloniale, il existait cependant un blason non
officiel utilisé par une des plus importantes écoles de la ville, l’Athénée
Royal.
L‘usage de ces armoiries était suffisamment répandue à l’epoque pour
faire figure de l’emblème officielle de la localité. La devise (Aere
Laboreque : par le bronze et le travail) a en tout cas été adoptée après
1966 par l’une des 4 communes de la ville rebaptisée Likasi la même
année29.
La ville de Likasi s’est ouverte à tous les coins tant par route que par
chemin de fer. Elle accède à la Tanzanie part les ports de Moba et de
29
SAN MOL, B et MARNEFFE, M. Mémorial de l’Athéné Royal de Jadot, 1998 ; PIERLZ. P, « L’Héraldique du
Congo Belge (1908-1960) » in KISUNGULU n°76
~ 14 ~
Kalémie. Elle est réliée vers l’ouest jusqu’à l’océan Atlantique par le port
de Lobito via Dilolo, car cette voie a été ouverte pour faire passer tous les
trafics venant de Lubumbashi vers l’Angola.
II.4 Végétation
Elle est dominée par la savane boisée.
II.5 La population
La population actuelle de la ville de Likasi est de 956.894 et de
2.880 des étrangers habitants. Elle constitue un nœud des populations de
la province du Haut-Katanga.
II.6 Démographie
Population : 447.449 habitants en 201230 ;
Densité : 1.904 habitants/Km2
II.7 Superficie
Elle est de 23.500 Km = 235 Km2
Sa langue officielle est le français, sa nationale en vernaculaire est le
swahili et d’une autre ethnie originaire : Le sanga, Kaode, Batomotwa.
II.8 Education
Sur le plan éducationnel, la ville de Likasi a en effet des écoles et
des élèves qui s’accroissent sans cesse.
La ville possède plus de 52 écoles maternelles, 223 écoles primaires,
195 écoles secondaires et plusieurs établissements supérieurs et
universitaires.
Il y a une diversité d’écoles :
Conventionnées et non conventionnées ;
Catholiques ;
Protestantes ;
Orthodoxes ;
Kimbanguistes ;
Privées et publiques.
30
VAN MOL. B. Cité par MBUYI MPULUMBA, op. cit, P.26
~ 15 ~
Avec cette diversité d’écoles, différentes conches de la population
sont servies, mais le taux de scolarisation est plus faible dans les
quartiers d’auto-construction et dans les villages. Les écoles techniques et
les centres de formation professionnelle sont peu nombreux.
II.9 Santé
La ville de Likasi comporte et compte plusieurs centres de santé.
Les hôpitaux des grandes sociétés
L’Hôpital du Personnelle et Clinique de la Gécamines Panda
L’Hôpital de la Société Générale de Chemin de Fer du Congo
(S.N.C.C)
Les hôpitaux publics ou de l’Etat
Hôpital Général de Référence DACO ;
Le centre de santé MILUMBA ;
Le centre de santé KIPULUKA ;
Le centre de santé SIMBA ;
Le centre de santé KIKULA.
Elle regorge aussi trois Zones de Santé notamment :
1. LIKASI qui couvre la commune de Likasi ;
2. KIKULA qui éberge toute la commune de Kikula ;
3. PANDA qui s’étend sur l’hôpital du personnel Panda 31.
NB : Les communes de Shituru et Panda partagent une même zone
de santé (centre), celle de panda.
Néanmoins, la zone de santé de Likasi est le nœud de toutes et
comprend dix zones de santé à savoir : Centre-ville, Quartier Mission,
Kampumpi, SNCC, Six sapins, Kamatanda, Simba, Mapatano, Kitabataba,
plusieurs polycliniques, maternités : Toyota, Shituru, Tshatshi,
Nkolomoni…) et des dispensaires.
Autres structures ou aires qui reçoivent des cas d’épidémies, à
l’obligation d’apporter ces données à la zone de santé pour qu’ensuite la
zone de santé la remonte au niveau élevé.
31
MBUYI MPULUMBA, Op. cit, P.27
~ 16 ~
II.10 Activités économiques
Les principales activités pratiquées à Likasi sont les suivantes :
Le commerce, l’exploitation minière et l’agriculture dont le maïs, le
manioc, le haricot, l’arachide, les patates douces, les pommes de terre
ainsi que les cultures maraichères pratiquées dans la périphérie et
l’élevage.
II.11 Organisation administrative de la ville de Likasi
Au terme de l’article 7 du décret-loi n°00/016 du 07 octobre 2000
portant organisation et fonctionnement des entités territoriales
décentralisées de la République Démocratique du Congo, la ville de Likasi
compte deux organes en son sein. Il s’agit du conseil urbain et du collège
exécutif urbain.
1. Le Conseil Urbain
Le conseil urbain est l’organe délibérant de la ville de Likasi dans la
matière d’intérêt général. Il est composé des membres appelés
« conseillers urbains », élus dans les conditions fixées par la constitution.
Leur mandat commence à la validation de pouvoir qui se termine à
l’installation du nouveau conseil.
Le conseiller urbain à droit à une indemnité qui lui assure
indépendance et la dignité. Il délibère sous les matières d’intérêts urbains
et élu le maire adjoint dans les conditions fixées par la loi électorale.
Le conseil urbain est dirigé par un président, un rapporteur et questeur.
Les membres du bureau sont élus dans les conditions fixées par les
règlements intérieurs en tenant compte des cas échéant et de la
représentation de la femme.
2. Le collège exécutif Urbain
~ 17 ~
Le collège exécutif urbain est un organe de la ville et d’exécution
des décisions du conseil urbain. Il est composé du maire adjoint et les trois
échevins urbains désignés par le maire ou en dehors du conseil urbain.
Chapitre II : LE CONTROLE DE LA REGLEMENTATION
DE PRIX ET LE DOL COMMERCIAL DANS
LA VILLE DE LIKASI
Section I. Le contrôle de la règlementation de prix dans la ville de Likasi
En cette période où le pays connaît une contraction, les activités
économiques du fait de la chute des matières premières et des produits
pétroliers sur le plan international ainsi que la volatilité du taux de change
en interne, la question de la détermination du niveau des prix intérieurs se
pose avec acuité.
De plus en plus les opérateurs économiques dénoncent et se
plaignent, à la suite des missions impératives de contrôle économique et
des redressements souvent fantaisistes qui à leur charge par
l’administration de l’économique et ce motif de violation de lois et
règlements en matière de règlementation des prix en République
Démocratique du Congo.
Ces redressements aboutissent à la réclamation des pénalités et
amendes transactionnelles au titre de trop perçus et des pratiques illicites
depuis.
En effet pour le pouvoir public, les opérateurs économiques seraient
à la base du niveau jugé élevé des prix pratiqués en République
Démocratique du Congo. Les hommes d’affaires quant à eux déplorent le
poids excessif de la fiscalité sur le prix à pratiquer.
Par ailleurs, d’aucuns estiment que l’encadrement des prix par le
pouvoir public est impératif pour la régulation et la surveillance du marché
~ 18 ~
ainsi que la protection du pouvoir d’achat des consommateurs. D’autres,
par contre pensent que l’intervention de l’Etat à un certain niveau
décourage et ne stimule pas les investissements privés d’une part et
étouffe les initiatives d’entreprendre d’autre part.
La règlementation des prix n’a pas et ne peut avoir pour but de
surveiller et de régir les prix de tous les biens et services dans toutes les
transactions, mais bien de maîtriser l’évolution et l’inflation des prix de
manière générale. Elle a quand même une répercussion sur la formation
des prix des entreprises.32
Serges BALOLEBWANI NGWAS, dans son mémoire de fin de cycle,
donne la découverte des pratiques des agents commerciaux. Les agents
commerciaux sont soumis au contrôle des prix par l’Etat en deux aspects :
I.1 La liberté contrôlée et la liberté surveillée
Sous ce régime, les industriels commerçants ou prestataires des
services fixent eux-mêmes les prix des produits ou des services qu’ils
veulent ou fournissent, mais sont contraints de déposer leurs tarifs
préalablement à toute application.
Après avoir ainsi déterminé librement le prix, les entreprises doivent
les tenir à la disposition des fonctionnaires du contrôle de
prix. L’administration n’impose aucune forme particulière pour la
production de ces documents. Elle fait en cette matière preuve de
libéralisme et admet qu’il suffit des indications précises et certaines.
L’administration est ainsi en mesure de surveiller l’évolution des prix. Si
elle constate des hausses abusives, elle peut prendre des mesures
règlementaires qui s’imposent.33
I.2 Le contrôle de prix en République Démocratique du Congo
La RDC, dans sa législation, a créé une commission de la police de
concurrence qui a pour mission de veiller de manière au respect de la
législation économique et commerciale par les opérateurs économiques,
32
Https://[Link].
33
Serges BALOLEBWANI NGWAS, L’impact du non-respect de la réglementation des prix sur les choix des
consommateurs en situation de la concurrence en RDC, mémoire de Licence en Droit UNIGOM, 2009, inédit
~ 19 ~
qu’ils soient producteurs des services, commerçants grossistes ou
détaillants.
Elle procède et fait procéder à toutes les enquêtes et inspections
qu’elle juge utile à l’accomplissement de sa mission, le fait, le rapport de
sa constatation au gouvernement et lui repose les voies et moyens qu’elle
juge appropriés pour assurer le respect des lois et règlements relatifs au
commerce.
Elle comprend les représentations des ministères, organismes ou services
ci-après :
Le cabinet du premier ministre ;
Le ministre de l’économie nationale, industrie et concurrence
extérieure ;
Le ministre de justice ;
Le ministre des finances et de budget ;
Le ministre du travail et de prévoyance sociale ;
La banque nationale ;
L’union nationale des travailleurs au Congo.
La représentation du ministre est assurée par les vice-ministres, le
cabinet du premier ministre est représenté par le conseiller principal,
l’agence nationale congolaise par un administrateur délégué, l’Union
Nationale des Travailleurs du Congo par son secrétaire général.
Section II. Les causes de dol commercial dans la ville de Likasi
Comme nous l’avons défini précédemment, le dol est le
comportement malhonnête d’une partie qui vise à provoquer une erreur
déterminante du consentement de son cocontractant.
Si de la sorte le dol est de nature à vicier le consentement d’une
partie du contrat, il constitue, pour son auteur, un délit civil susceptible
d’engager sa responsabilité lorsqu’il constitue un vice de consentement.
Le dol doit être de plusieurs autres natures :
~ 20 ~
II.1 Dol et erreur
Contrairement au vrai du consentement spontané, le dol suppose
l’établissement d’une erreur provoquée par le contractant.
En matière de dol, le fait générateur de l’erreur ne réside dons pas dans la
personne de ------, elle est au -----, le fait de son contractant. 34
En somme, tandis que dans l’hypothèse de l’erreur, un contractant
s’est trompé sur le contrat, dans l’hypothèse de ce dernier a été trompé.
II.2 Dol au stade de la formation du contrat et dol au stade de l’exécution
II.2.1 Au stade de la formation du contrat
Le dol consiste en une tromperie qui vise à conduire l’autre partie à
conclure le contrat sur une fausse conviction.
II.2.2 Au stade de l’exécution du contrat
Le dol s’apparente à un manquement délibéré d’une partie à une ou
plusieurs obligations qui échoient.35
II.3 Les éléments constitutifs du dol
Il faut qu’une tromperie entraine une erreur. En principe la tromperie
doit émaner du cocontractant.36
II.3.1 Tromperie
Elément intentionnel.
Il faut établir l’intention de l’autre partie en erreur, donc une simple
négligence ne suffit pas.
Elément matériel
L’article 1116 du code civil français parle des « manœuvres », mais
la jurisprudence a élargi la notion. Il peut s’agir :
Un mensonge, mais une exagération habituelle dont le public a
conscience n’est pas un véritable dol (C’est un bonus dolus)37 ;
34
AURELIEN BAMBE, in Droit des contrats, droit des obligations, Fév. 17, 2107, [Link]
35
AURELIEN BAMBE, [Link], Op. cit
36
GERARD LEGIER, Droit civil des obligations, éd. DALLOZ, P.40
37
GERAR LEGIER, [Link], P.40
~ 21 ~
Une réticence dite dolosive, lorsqu’une personne garde silence
en dissimulant à son contractant un fait qui avait été connu de
lui, l’avait empêché de contracter38.
Exemple : Un garagiste vend un véhicule d’occasion 2007 sans révéler que
le moteur date de 2005.
Donc une obligation de renseignement pèse sur chaque contractant, et
plus lourdement surtout s’il s’agit d’un professionnel 39.
La tromperie doit provoquer l’erreur
Peu importe le type d’erreur.
Il faut que l’erreur provoqué ait ---- la --- à contracter : on parle
de dol principal.
On l’oppose parfois au dol incident, celui sans lequel la victime
aurait quand même contracté, mais à des conditions plus avantageuses.
Dans ce cas le contrat ne serait pas annulable et la victime ne pourrait
réclamer que les dommages et intérêts.
Cette distinction est aujourd’hui critiquée car elle parait artificielle. 40
Le dol doit émaner du contractant, non d’un tiers
Le motif est de retenir le dol du tiers aboutissant à un cocontractant
innocent.
Le dol du tiers est toutefois cause d’annulation :
1. Lorsque l’acte est unilatéral
En ce cas, il n’y a pas de contractant er donc pas de risque
d’imposer l’annulation du contrat à une partie innocente. De plus, si on
n’admettait pas l’annulation pour le dol du tiers, cette sanction ne pourrait
pas s’appliquer à un acte unilatéral.41
2. Si le contractant est complice du tiers
38
IDEM, P.40
39
IBIDEM, P.40
40
GERAR LEGIER, [Link], P.41
41
IDEM, P.41
~ 22 ~
Dans ce cas, le dol émane aussi du cocontractant.
3. Lorsque le dol émane du représentant du cocontractant
Ici, le représentant n’est pas un véritable tiers 42.
II.4 Quelques principales causes du dol commercial
La loi n°18/020 du 09 juillet 2018, relative à la liberté des prix à la
concurrence énumère dans son article 60 différentes causes
infractionnelles du dol commercial en matière de prix :
Les pratiques illicites de prix ;
La rétention des stocks ;
La détention illicite des stocks ;
Le défaut de la facturation ;
La non transmission de structure des prix ;
La non publication des prix et des documents commerciaux. 43
Section III. Mécanisme pour lutter contre le fléau / Le dol
commercial dans la ville de Likasi
III.1 La sanction
Le mécanisme permettant de lutter contre ce fléau réside dans la
sanction.
Lorsque le dol est caractérisé, il est une cause de nullité relative du
contrat, comme tous les vices du consentement. De plus, comme le dol
est également un délit civil (il y a eu des manœuvres, des mensonges, un
manquement à une obligation d’information et donc une faute). La victime
du dol peut demander des dommages et intérêts sur le fondement de la
responsabilité délictuelle. 44
En effet, ce qui est reproché ici c’est un comportement fautif au
moment de la conclusion du contrat et non dans l’exécution du contrat.
42
IBIDEM, P.41
43
Article 60, de la loi n°18/020 du 09 juillet 2018, relative à la liberté de prix et de la concurrence.
44
CAP BARREAU, Fascicule de cours, Droit des obligations, Tome I, le contrat, Paris, P.12.
~ 23 ~
La victime peut demander la nullité du contrat et les dommages et intérêt
ou seulement ces derniers.
Le préjudice réparable sera préalable, alors la perte de ----- n’avoir
pas pu contracter un contrat valable.45
L’article 16(15) du code civil congolais livre III, dispose que : « Le dol
est une cause de nullité de la convention lorsque les manœuvres
pratiquées par l’une des parties telle qu’il est évident que dans ces
manœuvres, l’autre partie n’aurait pas contracté. 46
Qu’une jurisprudence soutienne que : « Si les juges du fond sont
souverains pour apprécier la pertinence et la gravité des faits allégués
comme constitutifs du dol et en particulier, pour dire qu’ils ont été la
cause de la nullité du contrat. Il appartient à la cours de cassation
d’exercer son contrôle sur le caractère légal de ces faits, c‘est-à-dire la
question de savoir si les moyens employés par l’une des parties
contractantes doivent être qualifiés de manœuvres illicites. 47
III.2 Nullité du contrat
La preuve du dol ne peut se tirer de la convention elle-même. Elle
doit être apportée par la partie qui stipule qu’il y a eu un dol lors de la
conclusion et ce par toute voie de droit. Ensuite, une fois la preuve du dol,
il faut le sanctionner. Cela nécessite néanmoins une distinction entre le dol
principal et le dol incident.
La doctrine est la jurisprudence majoritaire opérant la distinction
entre le dol principal et le dol incident.
1. Dol Principal
C’est celui qui a été la cause déterminante du consentement de la
partie victime. En d’autres termes, elle n’aurait pas contracté sans le dol
de partie adverse. 48
2. Dol incident
45
CAP BARREAU, op. cit, P.12
46
Article 16(15) du Code Civil Congolais Livre IIIème
47
KATUALA KABA KASHALA, Code Civil Annoté, éd. Batena Ntambua, Kin 1995, P.24
48
LAW RIGHT, Preuve et sanction du dol, [Link]
~ 24 ~
Le dol incident est celui qui a influencé considérablement la
conclusion du contrat. Sans le dol, le contrat aurait quand même été
conclu mais à d’autres conditions. 49
L’intérêt pratiqué de la destruction entre le principal et l’incident est-
elle légitime ?
La question est controversée en raison des difficultés
psychologiques d’établir la différence entre la tromperie sans laquelle la
convention n’aurait pas existé et une tromperie sans laquelle la partie
aurait contracté, mais d’autres conditions. En réalité, la distinction trouve
sa légitimité lorsqu’il envisage du point de vue de la différence de
sanction.50
Sur base de l’article 1304, code français, on peut en déduire que le
dol principal est sanctionné par la nullité relative. Seule la victime du dol
peut invoquer la nullité du contrat pour obtenir son annulation.
En ce qui concerne le dol incident, la validité du contrat n’est pas
menacée. Il ne donne lieu qu’à des dommages et intérêts sur base de la
responsabilité extra contractuelle.51
SECTION II :
Les causes du dol commercial, le dol par comportement actif peut se
déduire des mensonges faits par le vendeur et aboutissant à livrer des
informations inexactes à l’acheteur dans le but de le tromper.
Les informations inexactes ;
Le fait de transmettre des informations inexactes à l’acheteur ne
pourra néanmoins ;
La qualité de la marchandise ;
La tromperie sur la publicité d’un produit ;
Le dol par omission qui consiste quant à lui dans le fait pour le
vendeur de se faire volontairement dans des circonstances où il
devrait parler et de s’abstenir de renseigner l’acquéreur sur des
49
IDEM
50
IBIDEM
51
LAW RIGHT, [Link].
~ 25 ~
éléments du fonds de commerce dont il sait pertinemment que s’ils
étaient connus de l’acheteur.
Conclusion
Nous voici arrivé au terme de notre travail qui a pour titre « le
contrôle de la règlementation des prix et le dol commercial sur les
produits et services dans la ville de Likasi. De 2016 à 2020 »
Ce travail s’est articulé autour de deux grands chapitres.
Le premier chapitre à portée sur les généralités, chapitre consacré à
la définition des concepts en rapport avec le sujet, car notre étude étant
une recherche scientifique doit être consciente comme MARTON le
souligne « une recherche consciente de ses besoins ne peut poser autre la
nécessité de clarifier ses concepts, car une exigence essentielle de la
recherche est que les concepts soient définis avec une clarté suffisante
pour lui permettre de progresser » tel est le but de la conceptualisation.
C’est ainsi que nous avions eu à définir le contrôle, le contrôle de
prix, la réglementation, la réglementation de prix, le prix, le dol, le dol
et à la présentation historique de la ville de Likasi, depuis l’origine du nom,
Likasi jusqu’à l’héraleligue de jabot ville.
En ce qui concerne l’existence du dol commercial, c’est de la
mauvaise foi des opérateurs économiques d’une part et la corruption des
animateurs des services publics habilités à contrôler les opérateurs afin de
ne pas entrouvre les règles juridiques d’autre part.
Par apport aux mécanismes à mettre en place, c’est le renforcement
des capacités pour lutter contre l’impunité mise en application des
sanctions prévues par la législation, la formation des contrôleurs pour la
remise à niveau.
Enfin, une conclusion a mis fin à notre étude. Etant convaincu de ne
pas balayer toute la matière sur ce sujet, ce travail n’est qu’un échantillon
qui peut apporter plus de lumière à d’autres chercheurs qui voudront bien
travailler dans ce domaine.
~ 26 ~
BIBLIOGRAPHIE
Loi
- La constitution de la RDC
Livres
- Cap Barreau Fascicule de Cours de Droit des Obligations Tom I ; le
contrant, Paris , p12
- Dictionnaire petit ROBERT et LA ROUSSE
AUTEURS
- MAKOLO JIBIKILAYI, La Ville de Likasi ; Likasi p.78 ; p7,79
- MBUYI MPULUMBA, Mémoire de Licence L2 SIC UNILI, 2015-
2011.p.24. inedit.
- VAN MOLB et MARNEFFE
- AURELIEN BAMBE
- GERARD LEGIE, Droit CVIIL DROIT DES OBLIGATIONS
- KITWALA KABA KASHALA, Code civil annoté
- LAW. RIGHT Preuve et sanction du dol
ARTICLES
- Art. 60 de la loi n° 18/020 du 09 Juillet 2018 relative à la liberté de
paix et de la concurrence.
- Art. 16 CCCL III
INTERNET
- Wipedia
~ 27 ~
Table des matières
EPIGRAPHE..........................................................................................................................................I
DEDICACE...............................................................................................................................................II
REMERCIEMENTS..................................................................................................................................III
1. PRESENTATION DU SUJET..........................................................................................................1
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET.....................................................................................................1
a) CHOIX.........................................................................................................................................1
b) INTERET......................................................................................................................................2
c) INTERET SCIENTIFIQUE...............................................................................................................2
d) NTERET PERSONNEL...................................................................................................................2
e) INTERET SOCIAL.........................................................................................................................2
3. ETAT DE LA QUESTION....................................................................................................................2
4. PROBLEMENTIQUE ET HYPOTHESE.................................................................................................3
b) HYPOTHESE................................................................................................................................4
Pour la RUILUMBATI NGASHI, l’hypothèse naissent d’une observation (ou
contrat) portant sur les faits de la vie quotidienne ou d’une élaboration
purement théorique à partir d’un ensemble des connaissances...............................4
5. METHODES ET TECHNIQUES...........................................................................................................4
6. DELIMITATION DU SUJET................................................................................................................5
7. SUBDIVISION SOMMAIRE DU TRAVAIL...............................................................................................5
Chapitre I : LES GENERALITES...........................................................................................................6
Section I. Définitions conceptuelles..................................................................................................6
I.1. Contrôle.......................................................................................................................................6
I.1.1. Contrôle de prix........................................................................................................................6
I.1.2. Types de contrôles et objectifs.................................................................................................6
I.1.2.1. Prix maximum........................................................................................................................6
I.1.2.2. Prix maximum plancher.........................................................................................................7
I.[Link]. Prix imposé.........................................................................................................................7
I.2. Règlementation...........................................................................................................................7
I.3. Réglementation des prix..............................................................................................................7
I.4 Le prix...........................................................................................................................................7
I.5. Le dol............................................................................................................................................7
I.5.1. Le dol commercial.....................................................................................................................7
~ 28 ~
Section II. PRESENTATION HISTORIQUE DE LA VILLE DE LIKASI..............................................................8
II.1. Historique...................................................................................................................................8
II.1.1 Origine du nom de Likasi..........................................................................................................8
II.1.2 Physionomie de la ville.............................................................................................................9
II.1.3 Evolution de la ville de Likasi..................................................................................................11
II.1.3.1 Sur le plan administratif......................................................................................................11
II.1.4 De la création de la Ville « Likasi ».........................................................................................11
II.2 Données géographiques............................................................................................................12
II.2.1 Type de Climat........................................................................................................................12
II.2.2 Nature du sol..........................................................................................................................13
II.3 Héraldique de Jadotville............................................................................................................13
II.4 Végétation.................................................................................................................................13
II.5 La population.............................................................................................................................14
II.6 Démographie.............................................................................................................................14
II.7 Superficie...................................................................................................................................14
II.8 Education...................................................................................................................................14
II.9 Santé.........................................................................................................................................15
II.10 Activités économiques.............................................................................................................16
II.11 Organisation administrative de la ville de Likasi.....................................................................16
Chapitre II : LE CONTROLE DE LA REGLEMENTATION......................................................................17
DE PRIX ET LE DOL COMMERCIAL DANS...............................................................................................17
LA VILLE DE LIKASI................................................................................................................................17
Section I. Le contrôle de la règlementation de prix dans la ville de Likasi.....................................17
I.1 La liberté contrôlée et la liberté surveillée................................................................................18
I.2 Le contrôle de prix en République Démocratique du Congo.....................................................18
Section II. Les causes de dol commercial dans la ville de Likasi............................................................19
II.1 Dol et erreur..............................................................................................................................19
II.2 Dol au stade de la formation du contrat et dol au stade de l’exécution..................................20
II.2.1 Au stade de la formation du contrat.....................................................................................20
II.2.2 Au stade de l’exécution du contrat........................................................................................20
II.3 Les éléments constitutifs du dol................................................................................................20
II.3.1 Tromperie...............................................................................................................................20
II.4 Quelques principales causes du dol commercial......................................................................22
Section III. Mécanisme pour lutter contre le fléau / Le dol commercial dans la ville de Likasi.............22
III.1 La sanction................................................................................................................................22
III.2 Nullité du contrat.....................................................................................................................23
~ 29 ~
SECTION II :...........................................................................................................................................24
Conclusion............................................................................................................................................25
BIBLIOGRAPHIE.....................................................................................................................................26