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La thèse de Mr. Ali Bouddounit, soutenue le 24 juin 2021, porte sur la ponction biopsie rénale chez l'enfant, en confrontant les aspects anatomo-cliniques. Elle aborde les néphropathies pédiatriques et l'importance du diagnostic par biopsie rénale. Ce travail a été évalué par un jury composé de professeurs spécialisés dans divers domaines médicaux.

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La thèse de Mr. Ali Bouddounit, soutenue le 24 juin 2021, porte sur la ponction biopsie rénale chez l'enfant, en confrontant les aspects anatomo-cliniques. Elle aborde les néphropathies pédiatriques et l'importance du diagnostic par biopsie rénale. Ce travail a été évalué par un jury composé de professeurs spécialisés dans divers domaines médicaux.

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Année : 2021 Thèse N° : 119

La ponction biopsie rénale chez l’enfant :


confrontation anatomo-clinique

THÈSE
PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 24/06/2021

PAR

Mr. Ali Bouddounit

Né le 10/05/1994 à Agadir
POUR L’ OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE
MOTS CLES
Néphropathies – Enfant - biopsie rénale- anatomo_pathologie - diagnostic

JURY

Mme.
P P L. ESSAADOUNI PRESIDENT
Professeur de Médecine interne
Mme.
P P [Link] SAB RAPPORTEUR
Professeur de pédiatrie
Mme.
P P
[Link]
Professeur d'histologie-embryologie cytogénétique
JUGES
Mr.
P P
[Link]
Professeur de Pediatrie
Serment d'Hippocrate
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes
malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.

Déclaration Genève, 1948


LISTE DES
PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD

FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE

MARRAKECH
Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI
: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI
ADMINISTRATION

Doyen : Pr. Mohammed BOUSKRAOUI

Vice doyen à la Recherche et la Coopération : Pr. Mohamed AMINE

Vice doyen aux Affaires Pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI


Secrétaire Générale : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABKARI Imad Traumato- orthopédie FADILI Wafaa Néphrologie
ABOU EL HASSAN Taoufik Anésthésie- réanimation FAKHIR Bouchra Gynécologie-
obstétrique
ABOUCHADI Abdeljalil Stomatologie et chir maxillo FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique
faciale
ABOULFALAH Abderrahim Gynécologie- obstétrique GHANNANE Houssine Neurochirurgie
ABOUSSAIR Nisrine Génétique GHOUNDALE Omar Urologie
ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale
ADMOU Brahim Immunologie HAJJI Ibtissam Ophtalmologie
AGHOUTANE El Mouhtadi Chirurgie pédiatrique HAROU Karam Gynécologie-
obstétrique
AISSAOUI Younes Anesthésie - réanimation HOCAR Ouafa Dermatologie
AIT AMEUR Mustapha Hématologie Biologique JALAL Hicham Radiologie
AIT BENALI Said Neurochirurgie KAMILI El Ouafi El Chirurgie pédiatrique
Aouni
AIT BENKADDOUR Yassir Gynécologie- obstétrique KHALLOUKI Anesthésie-
Mohammed réanimation
AIT-SAB Imane Pédiatrie KHATOURI Ali Cardiologie
AMAL Said Dermatologie KHOUCHANI Mouna Radiothérapie
AMINE Mohamed Epidémiologie- clinique KISSANI Najib Neurologie

AMMAR Haddou Oto-rhino-laryngologie KRATI Khadija Gastro- entérologie


AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie KRIET Mohamed Ophtalmologie
ANIBA Khalid Neurochirurgie LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie
ARSALANE Lamiae Microbiologie –Virologie LAKMICHI Mohamed Urologie
Amine
ASMOUKI Hamid Gynécologie- obstétrique LAOUAD Inass Néphrologie
ATMANE El Mehdi Radiologie LOUHAB Nisrine Neurologie
BAIZRI Hicham Endocrinologie et maladies LOUZI Abdelouahed Chirurgie – générale
métaboliques
BASRAOUI Dounia Radiologie MADHAR Si Mohamed Traumato- orthopédie
BASSIR Ahlam Gynécologie- obstétrique MANOUDI Fatiha Psychiatrie
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MANSOURI Nadia Stomatologie et
chiru maxillo
faciale
BEN DRISS Laila Cardiologie MAOULAININE Fadl Pédiatrie (Neonatologie)
mrabih rabou
BENCHAMKHA Yassine Chirurgie réparatrice et MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
plastique
BENELKHAIAT BENOMAR Chirurgie – générale MOUAFFAK Youssef Anesthésie – réanimation
Ridouan
BENHIMA Mohamed Amine Traumatologie - orthopédie MOUDOUNI Said Urologie
Mohammed
BENJILALI Laila Médecine interne MOUFID Kamal Urologie
BENZAROUEL Dounia Cardiologie MOUTAJ Redouane Parasitologie
BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie MOUTAOUAKIL Ophtalmologie
Abdeljalil
BOUKHANNI Lahcen Gynécologie- obstétrique MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique
BOUKHIRA Abderrahman Biochimie – chimie NAJEB Youssef Traumato- orthopédie
BOUMZEBRA Drissi Chirurgie Cardio-Vasculaire NARJISS Youssef Chirurgie générale
BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie NEJMI Hicham Anesthésie- réanimation
BOURROUS Monir Pédiatrie NIAMANE Radouane Rhumatologie
BOUSKRAOUI Mohammed Pédiatrie OUALI IDRISSI Radiologie
Mariem
CHAFIK Rachid Traumato- orthopédie OULAD SAIAD Chirurgie pédiatrique
Mohamed
CHAKOUR Mohamed Hématologie Biologique QACIF Hassan Médecine interne
CHELLAK Saliha Biochimie- chimie QAMOUSS Youssef Anésthésie- réanimation
CHERIF IDRISSI EL GANOUNI Radiologie RABBANI Khalid Chirurgie générale
Najat
CHOULLI Mohamed Khaled Neuro pharmacologie RADA Noureddine Pédiatrie
DAHAMI Zakaria Urologie RAIS Hanane Anatomie pathologique

DRAISS Ghizlane Pédiatrie RAJI Abdelaziz Oto-rhino-laryngologie


EL ADIB Ahmed Rhassane Anesthésie- réanimation ROCHDI Youssef Oto-rhino- laryngologie
EL ANSARI Nawal Endocrinologie et maladies SAMKAOUI Mohamed Anesthésie- réanimation
métaboliques Abdenasser
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale SAMLANI Zouhour Gastro- entérologie
EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SARF Ismail Urologie
EL BOUIHI Mohamed Stomatologie et chir SORAA Nabila Microbiologie – Virologie
maxillo faciale
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SOUMMANI Abderraouf Gynécologie- obstétrique
EL HAOURY Hanane Traumato- orthopédie TASSI Noura Maladies infectieuses
EL HATTAOUI Mustapha Cardiologie TAZI Mohamed Illias Hématologie- clinique
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie YOUNOUS Said Anesthésie- réanimation
EL IDRISSI SLITINE Nadia Pédiatrie ZAHLANE Kawtar Microbiologie – virologie
EL KARIMI Saloua Cardiologie ZAHLANE Mouna Médecine interne
EL KHAYARI Mina Réanimation médicale ZAOUI Sanaa Pharmacologie
EL MGHARI TABIB Ghizlane Endocrinologie et ZIADI Amra Anesthésie – réanimation
maladies métaboliques
ELFIKRI Abdelghani Radiologie ZOUHAIR Said Microbiologie
ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne ZYANI Mohammed Médecine interne

Professeurs Agrégés

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABIR Badreddine Stomatologie et Chirurgie EL MEZOUARI El Moustafa Parasitologie Mycologie
maxillo faciale
ADARMOUCH Latifa Médecine Communautaire EL OMRANI Abdelhamid Radiothérapie
(médecine préventive,
santé publique et
hygiène)
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie FAKHRI Anass Histologie-
embyologie
cytogénétique
ALJ Soumaya Radiologie IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
ARABI Hafid Médecine physique et KADDOURI Said Médecine interne
réadaptation fonctionnelle
ARSALANE Adil Chirurgie Thoracique LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
BELBACHIR Anass Anatomie- pathologique LAKOUICHMI Mohammed Stomatologie et
Chirurgie maxillo
faciale
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MARGAD Omar Traumatologie -orthopédie
BELHADJ Ayoub Anesthésie –Réanimation MLIHA TOUATI Mohammed Oto-Rhino – Laryngologie

BENALI Abdeslam Psychiatrie MOUHSINE Abdelilah Radiologie


BENJELLOUN HARZIMI Pneumo- phtisiologie NADER Youssef Traumatologie - orthopédie
Amine
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie OUBAHA Sofia Physiologie
BSISS Mohamed Aziz Biophysique SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie
CHRAA Mohamed Physiologie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
DAROUASSI Youssef Oto-Rhino – Laryngologie SEDDIKI Rachid Anesthésie - Réanimation
EL AMRANI Moulay Driss Anatomie SERGHINI Issam Anesthésie - Réanimation
EL HAOUATI Rachid Chirurgie Cardio- TOURABI Khalid Chirurgie réparatrice
vasculaire et plastique
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie Virologie ZARROUKI Youssef Anesthésie - Réanimation
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale ZEMRAOUI Nadir Néphrologie
Professeurs Assistants

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABDELFETTAH YounessRééducation et ELOUARDI Youssef Anesthésie réanimation
Réhabilitation
Fonctionnelle
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio vasculaire EL-QADIRY Rabiy Pédiatrie
ABOULMAKARIM Siham Biochimie ESSADI Ismail Oncologie Médicale
ACHKOUN Abdessalam Anatomie FDIL Naima Chimie de Coordination
Bio- organique
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique
AKKA Rachid Gastro – entérologie HAJHOUJI Farouk Neurochirurgie
ALAOUI Hassan Anesthésie – HAJJI Fouad Urologie
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie HAMMI Salah Eddine Médecine interne
ARROB Adil Chirurgieréparatrice et Hammoune Nabil Radiologie
plastique
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie HAMRI Asma Chirurgie Générale
AZIZ Zakaria Stomatologie et chirurgie JALLAL Hamid Cardiologie
maxillo faciale
BAALLAL Hassan Neurochirurgie JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie
BABA Hicham Chirurgie générale LAFFINTI Mahmoud Amine Psychiatrie
BELARBI Marouane Néphrologie LAHLIMI Fatima Ezzahra Hématologie clinique
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BELGHMAIDI Sarah Ophtalmologie LALYA Issam Radiothérapie

BELLASRI Salah Radiologie LAMRANI HANCH Asmae Microbiologie-virologie


BENANTAR Lamia Neurochirurgie LOQMAN Souad Microbiologie et toxicologie
environnementale
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie MAOUJOUD Omar Néphrologie
BENZALIM Meriam Radiologie MEFTAH Azzelarab Endocrinologie et maladies
métaboliques
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie MILOUDI Mohcine Microbiologie – Virologie
CHAHBI Zakaria Maladies infectieuses NASSIH Houda Pédiatrie
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie NASSIM SABAH Taoufik Chirurgie Réparatrice et
Plastique
CHETTATI Mariam Néphrologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
DAMI Abdallah Médecine Légale RAGGABI Amine Neurologie
DARFAOUI Mouna Radiothérapie RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
DOUIREK Fouzia Anesthésie- réanimation REBAHI Houssam Anesthésie – Réanimation
EL- AKHIRI Mohammed Oto- rhino- laryngologie RHARRASSI Isam Anatomie-patologique
EL AMIRI My Ahmed Chimie de Coordination ROUKHSI Redouane Radiologie
bio-organnique
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale SALLAHI Hicham Traumatologie-orthopédie
EL FAKIRI Karima Pédiatrie SAYAGH Sanae Hématologie
EL GAMRANI Younes Gastro-entérologie SBAAI Mohammed Parasitologie-mycologie
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie mycologie SEBBANI Majda Médecine Communautaire
(médecine préventive,
santé publique et hygiène)
EL HAMZAOUI Hamza Anesthésie réanimation SIRBOU Rachid Médecine d’urgence et de
Catastrophe
EL KHASSOUI Amine Chirurgiepédiatrique WARDA Karima Microbiologie
ELATIQI Oumkeltoum Chirurgieréparatrice et ZBITOU Mohamed Anas Cardiologie
plastique
ELBAZ Meriem Pédiatrie ZOUIZRA Zahira Chirurgie Cardio- vasculaire
ELJAMILI Mohammed Cardiologie

LISTE ARRÉTÉÉ LE 01/02/2021


DÉDICACES
Je dédie ce modeste travail

A
Je dédie cette thèse …

A ma chère mère R'kia

A qui je dois tout, et pour qui aucune dédicace ne saurait exprimer Mon
profond amour, ma gratitude, ni mon infinie reconnaissance. Pour l'ampleur
des sacrifices et des souffrances que vous avez endurée pour pouvoir
m’éduquer et pour mon bien être :

Que ce travail soit un témoignage de mon affection sincère.

A mon cher père Mohammed

Rien au monde ne vaut tes sacrifices et tes efforts fournis jour et nuit pour
mon éducation et mon bien être afin de m'aider à avancer dans la vie. Aucun
mot ne saurait exprimer la profonde gratitude et l’immense amour que j’ai
pour toi. Merci pour les valeurs nobles, l'éducation et le soutient permanent
venu de toi.

A mes chers frères Anir et Adam

A travers ce travail je vous exprime tout mon amour et mon affection. Les
beaux souvenirs que nous partageons resteront toujours graver dans ma
mémoire. Je vous remercie pour votre soutien et vos encouragements.

Qu’Allah tout Puissant vous accorde le Paradis et vous procure un avenir


brillant et une vie pleine de bonheur.

A ma chère petite soeur Laila ,

A tous les moments agréables passés ensemble, à tous nos disputes et nos bêtises.
Merci pour ton appui et ton soutien. Puissions-nous rester unis et fidèles à
l’éducation que nous avons reçue.
Que notre amour fraternel dure le temps d’une vie petit frère.
Je te dédie ce travail, et je te dédie toutes mes années d’effort, j’espère avoir été un
bon exemple pour toi.
A mes grandes mères

A celles qui illuminent notre vie et la rendent plus sereine et joyeuse, celles qui
m’ont accompagné par leurs prières et leurs bénédictions. Qu’Allah vous
accorde le paradis et vous procure bonheur, santé et longue vie.

A la mémoire de mes grands pères

Aucune dédicace ne saurait exprimer tout ce que je ressens pour vous.


Qu’Allah tout Puissant vous accorde le Paradis.

A mon oncle Lahcen

Par tes mots apaisés, tes conseils inestimables et tes encouragements, tu as toujours su
me pousser à croire et aller de l’avant. Aujourd’hui aucun mot ne peut exprimer ma
reconnaissance. Qu’Allah le Tout puissant te comble de Sa grâce et de Sa protection
ainsi que toute ta famille!

A mon beau frère Faical

Je te dédie ce travail en témoignage de ma reconnaissance et de mon respect et je te


souhaite une longue vie pleine de bonheur et de prospérité.

A toute ma famille ( Bouddounit ET Aderdour ), mes tantes, mes oncles, mes


cousins et cousines
Aucun langage ne saurait exprimer mon respect et ma considération pour vos
encouragements. Je vous dédie ce travail en reconnaissance de l’amour que vous
m’offrez quotidiennement et votre bonté exceptionnelle. Que Dieu le Tout
Puissant vous garde et vous procure santé et bonheur.
A Mes Très chers amis, Amine, Yassine,Fatima Zahra, Ismail, Mehdi, Imane,
Khadija Merci pour votre amitié, votre soutien ainsi que cette entente qui
nous unit ! Veuillez trouver dans ce modeste travail l’expression de ma
profonde reconnaissance et estime.

A TOUS CEUX QUI ME SONT CHERS ET QUE J’AI INVOLONTAIREMENT


OMIS

DE CITER.

A TOUS CEUX QUI ONT CONTRIBUE DE PRES OU DE LOIN A

L’ELABORATION DE CE TRAVAIL.
REMERCIEMENTS
A MON MAITRE ET RAPPORTEUR : LE PROFESSEUR AIT-SAB IMANE

PROFESSEUR DE PEDIATRIE

HOPITAL MERE ENFANT CHU MOHAMMED VI – MARRAKECH

Ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu voir le jour sans votre
aide et votre encadrement exceptionnel. Votre patience, rigueur et
disponibilité durant notre préparation de ce mémoire firent très chères à mon
cœur. J’espère être digne de la confiance que vous m’avez accordée et vous
prie, chère Maître, de trouver ici le témoignage de mes sincère reconnaissance
et profonde gratitude.

A MON MAITRE ET PRESIDENT DE THESE : LE PROFESSEUR

ESSAADOUNI LAMIAA
PROFESSEUR DE MEDECINE INTERNE

CHU Mohammed VI – Marrakech

Je vous remercie de l’honneur que vous m’avez fait en acceptant de présider


notre jury. Je vous suis très reconnaissant de bien vouloir porter intérêt à ce
travail. Veuillez trouver ici, Professeur, l’expression de mes sincères
remerciements.
A MON MAITRE ET JUGE : LE PROFESSEUR HAZMIRI FATIMA
EZZAHRA

PROFESSEUR D'HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE CYTOGENETIQUE

CHU MOHAMMED VI

Vous avez accepté très spontanément de faire partie de notre jury. Nous vous
remercions de votre participation à l’encadrement de ce travail et à l’intérêt
que vous lui avez porté. Veuillez trouver ici, Professeur, l’expression de mon
profond respect.

A MON MAITRE ET JUGE : LE PROFESSEUR NOUREDDINE RADA

PROFESSEUR DE PEDIATRIE

HOPITAL MERE ENFANT CHU MOHAMMED VI – MARRAKECH

Vous m’avez fait l’honneur de faire partie de notre jury. Nous avons pu
apprécier l’étendue de vos connaissances et vos grandes qualités humaines.
Soyez assuré, Professeur, de mon profond respect.
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations

Fig : Figure

GN : Glomérulonéphrite

GNA : Glomérulonéphrite aigue

GNEM : Glomérulonéphrite extra-membraneuse

GNEC : Glomérulonéphrite extra-capillaire

GN EndoCap : Glomérulonéphrite endocapillaire

GNEndoExtraCap : Glomérulonéphrite endo-extracapillaire

GN Ch : Glomérulonéphrite chronique

GN Msg : Glomérulonéphrite mésangiale

GNRP : Glomérulonéphrite rapidement progressive

HSF : Hyalinose segmentaire et focale

IF : Immmunofluorescence

Ig : Immnuglobuline

Info manquante : Information ou donnée manquante

IR : Insuffisance rénale

IRA : Insuffisance rénale aigue

IRC : Insuffisance rénale chronique

MO : Microscopie optique, morphologie

MO G : nombre de glomérules à la morphologie


NP : Néphropathie

NP à IgA : Néphropathie à dépôts mésangiaux d’Immunoglobuline A

NP du PR : Néphropathie du purpura rhumatoide

NPTI : Néphropathie tubulo-interstitielle

NTA : Nécrose tubulaire aigue

PBR : Ponction-Biopsie rénale

PR : Purpura rhumatoide

SN : Syndrome néphrotique
PLAN
INTRODUCTION 1
MATERIEL ET METHODES 3
RESULTATS 5
I. EPIDEMIOLOGIE 6
1. Age 6
2. Sexe 6
II. ANTECEDENTS 7
1. Consanguinité 7
2. antécédents personnels 7
3. antécédents familiaux 8
III. PONCTION BIOPSIE RENALE 8
1. Techniques utilisées pour étude des PBR 8
2. Indication de la PBR 9
3. Résultats des PBR 10
IV. COREELATION CLINICO-ANATOMOPATHOLOGIQUE 13
1. Syndrome néphrotique pur 13
2. Syndrome néphrotique impur 13
3. Hypertension artérielle isolée 14
4. Hématurie isolée 15
5. Insuffisance rénale aigue isolée 16
6. Insuffisance rénale chronique 17
V. CORRELATION HISTO-CLINIQUE 18
DISCUSSION 25
I. La ponction biopsie rénale 26
1. Techniques de prélèvement de la biopsie rénale 26
2. Les contre-indications de la biopsie rénale percutanée 28
3. Complications de la biopsie rénale percutanée 29
II. Techniques au laboratoire : 30
1. Microscopie optique (MO) 30
2. Immunofluorescence (IF) 33
3. Techniques immuno-enzymatiques 34
III. Epidémiologie 35
1. Incidence 35
2. Age 35
3. Sexe 36
IV. Aspects cliniques 37
1. Principaux syndromes néphrologiques 37
2. Indications de la PBR 39
3. Résultats de la PBR 43
ANNEXES ICONOGRAPHIQUES 56
CONCLUSION 65
RESUME 67
ANNEXE 71
BIBLIOGRAPHIE 77
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

INTRODUCTION

-1-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

La biopsie rénale est un acte à visée essentiellement diagnostique qui consiste à prélever

un échantillon du tissu rénal, à en analyser la structure anatomique sous microscope et à le

soumettre à différents tests, notamment immunologiques.

En un demi-siècle, ce geste a transformé la néphrologie d’une science inconnue et non

reconnue, à une discipline médicale autonome et entière.

A travers les progrès scientifiques, notamment en immunologie et en biologie

moléculaire, la biopsie rénale est passée de l’échelle histologique (base de la nosologie des

néphropathies) à un niveau transdisciplinaire. Elle est dorénavant un carrefour de branches

fondamentales. Ils s’y rencontrent des cliniciens, des pathologistes, des physiologistes

cellulaires, des immunologistes et aujourd’hui, des biochimistes. Elle représente un atout majeur

quant à la compréhension et l’appréhension de la complexité de la pathologie néphrologique.

En pratique courante, il s’agit d’un geste incontournable face à une atteinte rénale réelle

ou potentielle : elle pose un diagnostic précis, qualifie un degré d’atteinte, oriente et adapte la

thérapeutique et propose un pronostic. Elle comporte une étude morphologique et immuno-

histochimique.

L’objectif de notre étude est de :

 Préciser les différentes indications de la ponction biopsie rénale.

 Etablir les profils épidémiologiques, cliniques et anatomopathologiques des enfants pris en

charge au service de pédiatrie B du CHU Mohammed VI de Marrakech.

 L'objectif initial sur lequel le titre a été donné est la confrontation anatomo-clinique des PBR

au service . On voulait savoir le degré de corrélation entre les lésions histologiques et les

profils cliniques .

Lors de l'exploitation des dossiers plusieurs données manquaient ce qui a limité nos objectifs

. Nous avons essayé à la lumière du possible de corréler la clinique aux résultats des PBR .

 Comparer nos données sur une période de 8 ans aux données nationales et internationales.

-2-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

MATÉRIELS ET
MÉTHODES

-3-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

I. Patients :
Notre travail est une étude rétrospective et descriptive portant sur 306 cas de ponction rénale

chez les enfants pris en charge au service de pédiatrie B du centre hospitalier universitaire de

Marrakech sur une période de 13 ans et 2 mois ( mars 2007 - mai 2020).

1. Critères d’inclusion :

 Biopsies rénales réalisées au service de pédiatrie CHU MOHAMED6 MARRAKECH.

 Patients âgés de moins de 18 ans, absence de contre indication.

2. Critères d’exclusion :

 Biopsies aglomérulaires ou pauci-glomérulaires (<5 glomérules).

 Dossier non exploitables

II. Méthodes :

1. La collecte des données

Les données ont été collectés à partir des dossiers des patients à l’aide d’une fiche

d’exploitation incluant les données :

 Epidémiologiques

 Cliniques

 Anatomopathologiques

2. Analyse des données :

Finalement, une étude d’abord descriptive puis analytique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS

20.0. Le test de Khi-deux a été utilisé pour comparer les variables quantitatives entre elles. Une

valeur de p<0,05 est considérée comme significative.

3. Considérations éthiques :

Les dossiers ainsi que les données recueillis dans notre étude ont été gardés

confidentiellement .

-4-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

RÉSULTATS

-5-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

I. EPIDEMIOLOGIE :

1. Age :

L’âge moyen était de 9 ans avec des extrêmes allant de 6 mois à 18 ans.

La tranche d’âge entre 1 et 11 ans était la plus fréquente avec un taux de 59,8%.

Figure 1: répartition selon l’âge.

2. Sexe :

Dans notre étude 177 cas (58%) étaient de sexe masculin et 129 cas (42%) étaient de sexe

féminin.

Figure 2 : répartition selon le sexe.

-6-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

II. ANTECEDENTS :

1. Consanguinité :

Dans notre étude seulement 18 cas (6%) avaient un antécédent de consanguinité.

Figure 3 : répartition selon la consanguinité.

2. antécédents personnels :

Dans notre étude l’infection ORL récente était l’antécédent le plus dominant avec un taux

de 22 cas (7,2 %).

Le reste des antécédents est détaillé dans la figure suivante.

-7-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 4: répartition selon les antécédents personnels.

3. Antécédents familiaux :

Dans notre étude 4 cas avaient un antécédent familial de néphropathie (1,3%).

Le reste des antécédents familiaux est détaillée dans le tableau suivant.

Tableau I : répartition selon les antécédents familiaux.

Effectif Pourcentage
Néphropathie connue 4 1,3%
Insuffisance rénale 2 0,6%
Lupus 1 0,3%
Polyarthrite rhumatoïde 1 0,3%

III. PONCTION BIOPSIE RENALE :

1. Techniques utilisées pour étude des PBR :

Dans notre étude la majorité des patients ont bénéficié d’une étude

anatomopathologique combinant l’analyse par microscopie optique et analyse par

immunofluorescence avec un taux de 287 cas (95%).

-8-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Alors que dans 15 cas l’examen anatomopathologique était réalisé seulement par analyse

en microscopie optique.

Figure 5: répartition selon les techniques utilisées pour étude des PBR.

2. Indication de la PBR :

Dans notre étude, l’indication de la ponction biopsie rénale la plus dominante était le

syndrome néphrotique avec un taux de 185 cas (61%).

Le reste des indications est détaillé dans la figure suivante.

Figure 6: répartition selon les indications de la PBR.

-9-
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Concernant les enfants âgés entre 1 et 11 ans avec un syndrome néphrotique, l’indication

la plus fréquente était le syndrome néphrotique impur avec un taux de 43%.

Figure 7: répartition selon les indications du syndrome néphrotique entre 1 et 11 ans.

3. Résultats des PBR :


3.1 Néphropathies glomérulaires primitives :

Dans notre étude l’examen anatomopathologique a conclu aux diagnostics suivants :

 Lésions glomérulaires minimes (LGM) dans 140 cas (46%).

 Glomérulonéphrite (GN) à IgA dans 3 cas (1%).

 Hyalunose segmentaire et focale (HSF) dans 31 cas (10,5%).

 Glomérulonéphrite membrano-proliférative (GNMP) dans 17 cas (5,5%).

 Glomérulonéphrite extra-membraneuse (GNEM) dans 3 cas (0,3%).

 Glomérulonéphrite endocapillaire (GNEndC) dans 23 cas (7,5%).

 Glomérulonéphrite extracapillaire (GNExtC) dans 12 cas (4%).

- 10 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

3.2 Néphropathies glomérulaires secondaires :

Dans notre étude l’examen anatomopathologique a conclu aux diagnostics suivants :

 Lupus dans 8 cas (2,5%).

 Amylose dans 2 cas (0,5%).

 Glomérulonéphrite aigue (GNA) post-infectieuse dans 19 cas (6%).

 Microangiopathiethrombotique (MAT) dans 4 cas (1,5%).

 Glomérulonéphrite (GN) tuberculeuse dans 2 cas (1,2%).

 Glomérulosclérose dans 7 cas (2%).

 Purpura rhumatoïde dans 25 cas (8,5%).

- 11 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 9: répartition selon le type de néphropathie glomérulaire secondaire.


3.3 Néphropathie tubulo-intestitielle :

Dans notre étude 10 cas (3%) avaient une néphropathie tubulo-interstitielle à l’examen

anatomopathologique.

3.4 Néphropathie toxique :

Dans notre étude 3 cas (1%) présentaient une toxicité à la ciclosporine .

- 12 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

IV. CORRELATION CLINICO-ANATOMOPATHOLOGIQUE :

1. Syndrome néphrotique pur :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre le syndrome néphrotique et le

type des lésions rénales a objectivé une corrélation significative entre la présence du syndrome

néphrotique pur et les lésions glomérulaire minimes (p=0,023), et avec l’hyalinose segmentaire

et focale (p=0,045).

Tableau II : corrélation entre le syndrome néphrotique pur et les données

anatomopathologiques.

Type Présence de Absence de P


de néphropathie syndrome syndrome Value
néphrotique pur Néphrotique pur
Néphropathies LGM 70 70 0,023
Glomérulaires GNP à IgA 0 3 NS
primitives HSF 10 21 0,045
GNMP 5 12 NS
GNEM 0 3 NS
GN Endo-Capillaire 2 21 NS
GN Extra-Capillaire 0 12 NS
Néphropathies Lupus 0 8 NS
Glomérulaires Amylose 2 0 NS
Secondaires GNA postinfectieuse 0 19 NS
GN TBK 0 2 NS
MAT 1 3 NS
Glomérulo-Sclérose 1 6 NS

Purpura rhumatoïde 2 23 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 0 10 NS

2. Syndrome néphrotique impur :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre le syndrome néphrotique

impur et le type des lésions rénales a objectivé une corrélation significative entre la présence du

- 13 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

syndrome néphrotique impur et l’hyalinose segmentaire et focale (p=0,031), et avec la

glomérulonéphrite membrano-proliférative (p=0,045).

Tableau III : corrélation entre le syndrome néphrotique impur et les données

anatomopathologiques.

Type Présence de Absence de P


de néphropathie syndrome syndrome Value
néphrotique impur Néphrotique impur
Néphropathies LGM 52 88 NS
Glomérulaires GNP à IgA 0 3 NS
primitives HSF 17 14 0,031
GNMP 9 8 0,045
GNEM 1 2 NS
GN Endo-Capillaire 4 19 NS
GN Extra-Capillaire 2 10 NS
Néphropathies Lupus 4 4 NS
Glomérulaires Amylose 0 2 NS
Secondaires GNA postinfectieuse 0 19 NS
GN TBK 0 2 NS
MAT 0 4 NS
Glomérulo-Sclérose 2 5 NS

Purpura rhumatoide 0 25 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 0 10 NS

3. Hypertension artérielle isolée :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre l’hypertension artérielle isolée

et le type des lésions rénales a objectivé une corrélation significative entre la présence de l’HTA

isolée et la glomérulonéphrite proliférative à IgA (p=0,002), et avec la glomérulonéphrite endo-

capillaire (p=0,033).

- 14 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau IV : corrélation entre l’HTA isolée et les données anatomopathologiques.

Type Présence d’HTA isolée Absence d’HTA isolée P


de néphropathie Value

Néphropathies LGM 10 130 NS


Glomérulaires GNP à IgA 3 0 0,002
primitives HSF 0 31 NS
GNMP 3 14 NS
GNEM 0 3 NS
GN Endo-Capillaire 13 10 0,033
GN Extra-Capillaire 10 2 NS
Néphropathies Lupus 0 8 NS
Glomérulaires Amylose 0 2 NS
Secondaires GNA postinfectieuse 1 18 NS

GN TBK 0 2 NS
MAT 0 4 NS
Glomérulo-Sclérose 1 6 NS

Purpura rhumatoide 19 6 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 2 8 NS

4. hématurie isolée :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre l’hématurie isolée et le type

des lésions rénales a objectivé une corrélation significative entre la présence de l’hématurie

isolée et la glomérulonéphrite aigue post-infectieuse (p=0,001).

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau V: corrélation entre l’hématurie isolée et les données anatomopathologiques.

Type Présence d’hématurie Absence d’hématurie P


de néphropathie isolée isolée Value
Néphropathies LGM 6 134 NS
Glomérulaires GNP à IgA 0 3 NS
primitives HSF 2 29 NS
GNMP 0 17 NS
GNEM 2 1 NS
GN Endo-Capillaire 2 21 NS
GN Extra-Capillaire 0 12 NS
Néphropathies Lupus 2 6 NS
Glomérulaires Amylose 0 2 NS
Secondaires GNA postinfectieuse 16 3 0,001

GN TBK 0 2 NS
MAT 0 4 NS
Glomérulo-Sclérose 1 6 NS

Purpura rhumatoide 2 23 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 0 10 NS

5. Insuffisance rénale aigue isolée :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre l’insuffisance rénale aigue

isolée et le type des lésions rénales n’a objectivé aucune corrélation significative.

- 16 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau VI : corrélation entre l’insuffisance rénale isolée et les données anatomopathologiques.

Type Présence d’IRA Absence d’IRA P


de néphropathie Isolée Isolée Value
Néphropathies LGM 2 138 NS
Glomérulaires GNP à IgA 0 3 NS
primitives HSF 2 29 NS
GNMP 0 17 NS
GNEM 0 3 NS
GN Endo-Capillaire 2 21 NS
GN Extra-Capillaire 0 12 NS
Néphropathies Lupus 0 8 NS
Glomérulaires Amylose 0 2 NS
Secondaires
GNA postinfectieuse 2 17 NS
GN TBK 2 2 NS
MAT 0 4 NS
Glomérulo-Sclérose 2 5 NS

Purpura rhumatoide 2 23 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 2 8 NS

6. Insuffisance rénale chronique :

Dans notre étude, l’analyse statistique de la relation entre l’insuffisance rénale chronique

et le type des lésions rénales n’a objectivé aucune corrélation significative.

- 17 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau VII : corrélation entre l’insuffisance rénale chronique et les données

anatomopathologiques.

Type Présence d’IRC Absence d’IRC P


de néphropathie Value
Néphropathies LGM 0 140 NS
Glomérulaires GNP à IgA 0 3 NS
primitives HSF 0 31 NS
GNMP 0 17 NS
GNEM 0 3 NS
GN Endo-Capillaire 0 23 NS
GN Extra-Capillaire 0 12 NS
Néphropathies Lupus 0 8 NS
Glomérulaires Amylose 0 2 NS
Secondaires GNA postinfectieuse 0 19 NS
GN TBK 0 2 NS
MAT 3 1 NS
Glomérulo-Sclérose 0 7 NS

Purpura rhumatoide 0 25 NS

Néphropathie tubulo-inerstitielle 6 4 NS

V. CORRELATION HISTO-CLINIQUE :

En partant des résultats histologiques, on a essayé de dégager la confrontation de ces

lésions avec les différents tableaux cliniques de nos patients

- 18 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 10 : corrélation entre la LGM et les syndromes cliniques

Figure 11 : corrélation entre l'HSF et les syndromes cliniques

- 19 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 12 : corrélation entre la GNMP et les syndromes cliniques

Figure 13 : corrélation entre la GEM et les syndromes cliniques

- 20 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 14 : corrélation entre la GN endocapillaire et les syndromes cliniques

Figure 15 : corrélation entre la GN extracapillaire et les syndromes cliniques

- 21 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 16 : corrélation entre la glomérulosclérose et les syndromes cliniques

Figure 17 : corrélation entre l'amylose et les syndromes cliniques

- 22 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 18 : corrélation entre la Microangiopathie Thrombotique (MAT) et les syndromes cliniques

Figure 19 : corrélation entre la NEPHROPATHIE LUPIQUE et les syndromes cliniques

- 23 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 20 : corrélation entre la NPTI et les syndromes cliniques

Figure 21 : corrélation entre la GN à IgA et les syndromes cliniques

- 24 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

DISCUSSION

- 25 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

I. La ponction biopsie rénale :

1. Techniques de prélèvement de la biopsie rénale [1]

A. Biopsie rénale percutanée :

C’est la méthode de biopsie rénale la plus utilisée et la plus ancienne. Elle a l’avantage de

la simplicité et d’un coût réduit du fait d’une courte hospitalisation de 24 à 48 heures. [1]

Deux modifications majeures ont augmenté significativement l’efficacité et la sécurité de la

technique : l’échoguidage en temps réel ou scanner et l’utilisation du pistolet automatique.

Habituellement, le patient est placé en décubitus ventral sur un plan dur et sur un oreiller roulé

servant de billot comprimant l’abdomen et fixant le rein. Le point de ponction est choisi de

préférence au pôle inférieur du rein gauche, moins mobile que le rein droit, et avec un risque

moindre de blessure de la veine cave inférieure. [1]

Le prélèvement est réalisé après une anesthésie locale à la Xylocaïne® des différents plans

cutanéomusculo-aponévrotiques sur le trajet de ponction. Le pistolet peut être à usage unique

ou utilisant des aiguilles à usage unique. La durée recommandée de surveillance après la biopsie

des reins natifs est de 24 heures. [1]

La surveillance comprend l’examen clinique, l’évaluation de la douleur, la diurèse

l’hématurie, la mesure régulière de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque. Le repos

en décubitus dorsal est recommandé dans les premières 24 heures. [1]

- 26 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 22 : Principe de la biopsie rénale percutanée. [2]

B. Biopsie rénale trans veineuse : [1]

Elle est réservée aux patients présentant des contre-indications à la biopsie rénale

percutanée conventionnelle. L’indication la plus fréquente est celle des coagulopathies non

corrigibles ou des patients sous traitement anticoagulant. Elle utilise les vaisseaux natifs comme

voie d’accès au parenchyme rénal : veine jugulaire interne → veine cave → veine rénale droite.

Les avantages théoriques de cette technique sont :

 le drainage du saignement se fait principalement par la veine, limitant ainsi

l’extravasation extravasculaire ;

 le trajet de l’aiguille s’éloigne des gros vaisseaux ;

 le risque moindre de perforation capsulaire.

Le principal désavantage est représenté par la petite taille des échantillons constitués

principalement de médullaire, et par la difficulté de les techniquer, ce qui diminue le rendement

diagnostique de la technique.

Il faut noter qu’on n’a jamais eu recours à cette technique dans notre service.

- 27 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 23 : Principe de la biopsie rénale trans-veineuse. [1]

C. Biopsie rénale par voie chirurgicale

Deux techniques chirurgicales sont décrites : la biopsie rénale « à ciel ouvert » et par

laparoscopie. Ces procédures sont théoriquement réservées aux patients présentant des contre-

indications à la biopsie rénale par voie percutanée. Leur utilisation est devenue exceptionnelle

tenant compte des progrès techniques de la biopsie percutanée et du succès de la biopsie trans-

veineuse. [1]

2. Les contre-indications de la biopsie rénale percutanée : [1,3]

Dans la littérature médicale, la plupart des contre-indications à la biopsie rénale, en

général, sont relatives et temporaires. [4]

- 28 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

A. Les seules contre-indications absolues

Sont l’absence de consentement et l’incapacité du patient à coopérer pendant la

procédure, ce qui est souvent le cas chez l’enfant d ou le recours à la sédation. [1]

B. Les contre-indications relatives sont : [4]

 Troubles de l’hémostase

 Rein unique

 Maladie rénale chronique évoluée avec des petits reins bilatéraux

 HTA sévère

 Reins en « fer à cheval » ou d’anatomie imprévisible

3. Complications de la biopsie rénale percutanée

Les améliorations techniques des 20 dernières années ont permis d’imposer la PBR comme

une technique sûre, dénuée de complications majeures dans la plupart des cas [5]. Les

complications des biopsies rénales révélées par de larges séries sont les suivantes [6,7],a noter

que La majorité de ces complications sont spontanément résolutives. [1]

 Hématurie microscopique quasi-constante

 Hématurie macroscopique

 Hématome péri-rénal

 Hématome sous-capsulaire

 Déglobulisation

 Fistule artério-veineuse intra-rénale symptomatique

 Décès exceptionnel.

Dans notre série, l'hématurie macroscopique était présente dans 25% des cas, 1 cas de

fistule artério-veineuse, 3 cas d'hématomes péri-rénals révélés par une hématurie persistante et

aucun décès . Le reste des PBR se sont passées sans complications.

- 29 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

II. Techniques au laboratoire : [8]

1. Microscopie optique (MO)

L'examen en MO est généralement la première étape. Elle permet la découverte

morphologique de l'architecture globale du parenchyme rénal et les lésions bélémentaires.

A. Intérêt de l’examen en MO
a) Le diagnostic :

Certaines néphropathies ont un aspect typique en MO : l’amylose, GEM ,GNA post

streptococcique, néphropathie diabétique, microangiopathie thrombotique

b) La classification de certaines GP

Elle est indispensable pour la GN lupique, purpura rhumatoïde ou la GEM (intérêt

pronostique et thérapeutique). [9]

c) Le pronostic fonctionnel rénal

Il est corrélé à l'extension des lésions fibreuses, ainsi qu'au pourcentage des lésions

actives, chroniques et des structures normales.

B. Préparation du prélèvement :

i. Placer la carotte destinée à l'étude en microscopie optique sur un bristol et mettre le tout

dans le fixateur.

ii. Fixation (pendant 3 à 6 heures) :

 Formol 10% tamponné

iii. Déshydratation

iv. Inclusion en paraffine

v. Coupes

 Épaisseur : 2-3 μm

 4 coupes / lame et environ 20 lames

- 30 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

C. Colorations systématiques

o Hématéine-Eosine-Safran

o Trichrome de Masson

o Imprégnations argentiques (Jones)

o Periodic-Acid-Schiff

D. Colorations spéciales :

o Rouge Congo (+ permanganate) : dépôts amyloïdes

o Cristal violet : dépôts amyloïdes

o Orceine : prolifération des limitantes élastiques internes

o Von Kossa : calcifications

o Rouge tungstique de Mallory : fibrine

o Huile rouge: lipides

E. Ddéroulement de l’examen en MO:


a) Intérêt d’analyse au faible grossissement (x100) :

 Apprécier la représentativité du prélèvement:

 La nature du tissu prélevé

 La taille du prélèvement

 Le parenchyme intéressé : la biopsie rénale exclusivement médullaire, ne permet pas

de poser un diagnostic de glomérulopathie. Les Lésions de type hyalinose

segmentaire et focale prédominant souvent sur les glomérules juxta-médullaires.

L’atrophie corticale focale intéressant le cortex superficiel typique d'un syndrome des

anticorps anti-phospholipides

 Le nombre de glomérules : Une biopsie est classiquement «représentative" en terme

de glomérules à partir d'un échantillon minimum de 10 glomérules [6,8].Ceci est

surtout vrai pour les pathologies avec atteinte irrégulière/hétérogène ou focale des

glomérules.

 La présence d'artères de gros calibre.

- 31 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

 La qualité de la technique.

 Evaluer le pronostic fonctionnel rénal selon l'extension des lésions fibreuses.

 Identifier une éventuelle nécrose tubulaire aigüe :

 les tubes sont de taille normale avec un épithélium aminci responsable de béances des

lumières tubulaires.

 Evaluer l'infiltrat inflammatoire interstitiel :

Un discret infiltrat inflammatoire est habituel en zone sous-capsulaire, et dans les zones

naturellement fibreuses comme la jonction cortico-médullaire ou les lames porte-vaisseaux.

Un infiltrat plus abondant témoigne de l'activité inflammatoire d'une glomérulopathie ou

d'une néphropathie tubulo-interstitielle

b) L'analyse au moyen grossissement (x250) :

Permet de préciser la répartition des lésions glomérulaires en évaluant l'aspect des glomérules

dans leur ensemble :

 soit tous globalement "normaux".

 soit plus de 50 % anormaux (atteinte glomérulaire diffuse), de façon homogène ou

hétérogène.

 soit moins de 50 % anormaux (atteinte glomérulaire focale).

Il permet aussi d'apprécier : la taille des glomérules, des lésions fibro-hyalines segmentaires, un

éventuel comblement des chambres urinaires ou au contraire des chambres urinaires trop

visibles, un aspect hypercellulaire des glomérules, un aspect lobulaire des flocculus et de

volumineux dépôts.
c) L’analyse au fort grossissement (x400)

Elle permet de rechercher des lésions glomérulaires, tubulaires ou interstitielles qui orientent

vers une glomérulopathie ou vers une néphropathie non glomérulaire ; de bien préciser leur

localisation et leur répartition (caractère segmentaire, global, focal ou diffus et ainsi le

pourcentage de certaines lésions : croissants, nécrose fibrinoïde, thromboses, et autres lésions

segmentaires "actives" ou "chroniques.

- 32 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

d) Conclure l’examen en MO

Soit les glomérules sont normaux : C’est l'étude en IF qui permettra de poser un diagnostic

définitif dans la majorité des cas.

Soit les glomérules présentent des anomalies : il convient de hiérarchiser les lésions, en

mettant d'emblée à part les lésions segmentaires fibreuses et/ou hyalines et en considérant

prioritairement les lésions les plus spécifiques afin d'aboutir le plus rapidement à un diagnostic.

En pratique, les lésions qui focalisent l'attention du pathologiste ne sont pas toujours les

plus spécifiques, mais parfois ce sont les plus évidentes ou les mieux reconnues par ce dernier,

selon son niveau de formation.

2. Immunofluorescence (IF) [10]

A. Indication :

L'étude de la biopsie rénale en IF à la recherche de dépôts d'immunoglobulines ou de

complément est indispensable au diagnostic de toute glomérulopathie. Elle permet généralement

le diagnostic définitif (+/- étiologique) d'une glomérulopathie suspectée sur son aspect

morphologique en microscopie optique. [10]

B. Préparation du prélèvement :

Le fragment destiné à l'immunohistochimie doit être conservé dans une compresse

imprégnée de sérum physiologique, et être acheminé au laboratoire dans les plus brefs délais

pour congélation dès réception dans l'azote liquide.

A partir du tissu congelé, le cryostat permet de réaliser des coupes de 3 μm environ, qui

sont généralement fixées à l'acétone ou à l'air avant d'être techniquées en immunohistochimie

puis examinées en lumière UV. [10]

- 33 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

C. Technique d'immunofluorescence standard :

On réalise systématiquement un immunomarquage "direct" par des anticorps polyclonaux

dirigés contre :

les chaînes lourdes d'immunoglobuline :IgA ,IgG et IgM.

les fractions du complément : C3, C4, C1q

le fibrinogène

l'albumine

La lecture se fait au microscope avec lampe à ultra-violets, en utilisant la longueur d'onde

adéquate au fluorochrome utilisé. [10]

D. Techniques d'immunofluorescence spécifiques : [10]

Plus rarement, on réalise un immunomarquage "indirect" par des anticorps monoclonaux

murins en première couche, révélés par l'application d'un deuxième anticorps de souris conjugué

au fluorochrome. Ces anticorps monoclonaux reconnaissent notamment :

Les chaînes légères

 les sous-classes d'IgG (IgG1, 2, 3, 4)

 les chaînes alpha du collagène IV

 les protéines responsables d'amylose : protéine AA, transthyrétine, chaîne alpha du

fibrinogène, apolipoprotéine A1, lysozyme, gelsoline, chaînes lourdes,...

3. Techniques immuno-enzymatiques : [10]

Il s'agit d'utiliser des anticorps marqués par des enzymes (notamment la peroxidase) afin

d'identifier une protéine spécifique.

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

III. Epidémiologie :

1. Incidence:

Dans notre série 306 cas de biopsie rénale ont été colligés durant 13 ans , 225 cas dans la

série de Tazi M.H [11] durant 10 ans , 7962 cas dans la série de Sheng Nie et al. [12] durant

10 ans, 108 cas dans la série de AsimSadaf et al. [13] durant 6 ans , 212 cas dans la série de

[Link] KAHLAOUI [14] durant 14 ans , 318 cas dans la série de Shin A.L. [15] durant 27 ans et 362

cas dans la série de Evrim K. Ç. [16] durant 11 ans.

Tableau VIII: la taille d’échantillon et la durée d’étude selon les études.

Séries Nombre de cas Durée Pays


Tazi M.H [11] 225 10 ans Fès,Maroc
Sheng Nie et al. [12] 7962 10 ans chine
AsimSadaf et al. [13] 108 6 ans Pakistan
El Kahlaoui H. [14] 212 14 ans Rabat,Maroc
Shin A.L. [15] 318 27 ans Korea
Evrim K.Ç. [16] 362 11 ans Turquie

Notre étude 302 8 ans Maroc

Le nombre de PBR est en fonction du taux de la population et le nombre de consultations

et hospitalisations.

2. Age :

L'âge moyen de nos patients était conforme à la fourchette rapportée dans la littérature

(9,03 ans).

Dans notre étude, les patients âgés de 1à 10 ans représentaient la majorité des cas

(59,8%), 48% dans la série de Tazi M.H [11] ,55% dans la série de Sheng Nie et al. [12], 52% dans

la série de AsimSadaf et al. [13] et 54,72% dans la série de [Link] KAHLAOUI [14] .

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau IX: l’âge selon la littérature.

Séries Age moyen


Tazi M.H [11] 9,6
Sheng Nie et al. [12] 13,5
AsimSadaf et al. [13] 8,2
El Kahlaoui H. [14] 8,98
Shin A.L. [15] 6,2
Evrim K.Ç. [16] 10,1

Notre étude 9

3. Sexe :

Dans notre étude on note une nette prédominance du sexe masculin (58%) , ce qui rejoint

les autres études avec des taux de prédominance du sexe masculin allant de 51% dans la série

de AsimSadaf et al. [13] à 64,5% dans la série de Shin A.L. [15]

Tableau X: le sexe selon la littérature.

Séries Masculin Féminin

Tazi M.H [11] 52% 48%

Sheng Nie et al. [12] 64% 36%

AsimSadaf et al. [13] 56,5% 43,5%

El Kahlaoui H. [14] 57% 43%

Shin A.L. [15] 64,5% 35,5%

Evrim K.Ç. [16] 55,2% 44,8%

Notre étude 58% 42%

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

IV. Aspects cliniques :

1. Principaux syndromes néphrologiques :


1.1. Syndrome de néphropathie glomérulaire [17] [18] [19]
a. Caractères cliniques et biologiques des néphropathies glomérulaires

 Protéinurie

Elle est considérée comme significative au-delà de 100 à 150 mg/24H .

Au cours des maladies glomérulaires, elle est composée en majorité d’albumine et en

proportions variables de protéines de haut poids moléculaire telles que les globulines.

Une protéinurie supérieure à 1 g/ j est d’emblée caractéristique d’une pathologie

glomérulaire.

 Hématurie

Elle peut être micro- ou macroscopique. La bandelette urinaire détecte 1 à 2 globules

rouges/mm3. Le compte d’Addis-Hamburger reste l’examen de référence. La valeur considérée

comme pathologique est un débit d’hématies supérieur à 10 000/min.

 Evaluation de fonction rénale

Chez l'enfant, on utilise la formule de Schwartz pour calculer le DFG à partir de la taille et

de la créatininémie.

Pour une créatininémie exprimée en µmol/l : DFG (ml/min/1,73 m2) = k x taille (cm) /

créatininémie (µmol/l)

 Œdèmes

Ils sont typiquement blancs, mous, déclives et prennent le godet.

 Pression artérielle

Elle peut être normale, basse ou élevée au cours des néphropathies glomérulaires.

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

b. Syndrome néphrotique :

Il est défini classiquement par l’association d’une protéinurie supérieure à 3 g /j, d’une

hypoalbuminémie inférieure à 30 g/ l et d’une hypoprotidémie inférieure à 60 g /l.

Le syndrome oedémateux et l’hyperlipidémie y sont fréquemment associés.[20]

c. Syndrome néphritique :

Il est caractérisé par un début brutal, une insuffisance rénale aiguë d’intensité variable, une

rétention hydrosodée avec oedème, une hypertension et une protéinurie parfois de volume

néphrotique et une hématurie microscopique constante.

d. Glomérulonéphrite rapidement progressive :

Le tableau clinique comporte souvent une hématurie macroscopique inaugurale, la

présence habituelle d’hypertension artérielle, et une insuffisance rénale d’aggravation rapide.

Ce syndrome constitue une urgence médicale et une indication impérative à la

PBR.
1.2. Syndrome de néphropathie tubulaire

Se résume à la nécrose tubulaire aiguë, première cause d’insuffisance rénale aigue

organique. Elle est caractérisée par une évolution en trois phases :

Phase de constitution de l’anurie, phase anurique, phase de reprise de la diurèse : après

une période anurique de 10 à 20 jrs en moyenne. [21]

1.3. Syndrome de néphropathie interstitielle

L’atteinte interstitielle est le plus souvent associée à une atteinte tubulaire, elle peut être

aigue ou chronique.

La néphrite interstitielle aigue donne un tableau d'IRA [Link] néphrite interstitielle

chronique se manifeste par une protéinurie inférieure à 1g/l sédiment urinaire, syndrome

d’atteinte médullaire rénale, HTA, anémie, IRC. [22]

- 38 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

1.4. syndrome de néphropathie vasculaire

Caractérisé par : HTA au premier plan, absence d’anomalie majeure à l’examen du

sédiment urinaire, IR souvent sévère et rapidement progressive. [23]

Dans notre étude le syndrome néphrotique pur était la présentation clinique la plus

fréquente avec un taux de 61%, ce qui rejoint les études de Shin A.L. [15] (29,3%), Evrim K. Ç.

[16] (44,5%), [Link] KAHLAOUI [14] (72,58%), Tazi M.H [11] (67,5%) et AsimSadaf et al. [13]

(57,4%).

Tableau XI: le syndrome néphrotique selon la littérature.

Séries Tazi M.H AsimSadaf [Link] Shin Evrim K. Ç. Notre


[11] et al. [13] KAHLAOUI [16] série
A.L. [15]
[14]

Syndrome 67,5% 57,4% 72,58% 29,3% 44,5% 61%


néphrotique

2. Indications de la PBR :

Les indications de la biopsie rénale, en général, qu’elle soit percutanée ou autre, sont très

diverses en particulier chez l’enfant. Elle a des objectifs tout aussi divers et primordiaux comme

 L’orientation étiologique

 La mise en évidence des types de lésions histologiques,

 Le diagnostic de gravité et de chronicité

 L’orientation thérapeutique

 Le suivi évolutif et la surveillance de la toxicité

Chez l’enfant, les indications de la biopsie rénale sont âge-dépendantes. Ainsi,

ondistingue trois tranches d’âge décisives pour entreprendre le geste :

 Age inférieur strictement à 1 an

- 39 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

 Age entre 1 et 10 ans (11-12 ans pour d’autres équipes)

 Age supérieur à 10 ans.


2.1. L’âge inférieur à 1 an :

Chez le nourrisson de moins d’un an, un syndrome néphrotique est dû :

A une cause génétique (NP héréditaire) principalement [24] :

Sa découverte conduit à une investigation génétique sans traitement spécifique.

Un séquençage génétique révèlerait par exemple une anomalie du gène de la néphrine.

Quant aux mutations du gène de la podocine, elles sont responsables de 50% des syndromes

néphrotiques congénitaux. La présence de signes d’atteintes extra-rénales oriente rapidement le

diagnostic, exemple du Syndrome de Pierson (microcéphalie, cornée géante) relatif au gène

laminine b2.

Aux embryofoetopathies secondairement : leur découverte est suggérée par l’examen du

dossier maternel et conduit, par contre, à l’instauration d’un traitement anti-infectieux

spécifique, comme serait le cas d’une syphilis congénitale, d’une toxoplasmose ou d’une

infection à VIH. [25,26]

A un mécanisme d’allo-immunisation foeto-maternelle, plus rarement, contre une podocine

maternelle manquante chez une mère immunisée au préalable.[27]

A un syndrome néphrotique idiopathique ou néphrose lipoïdique, exceptionnellement. [28]

Ainsi, toute atteinte rénale à un âge inférieur à 1 an est à elle seule une indication à la biopsie

rénale.
2.2. Age entre 1 et 10 ans : [29]

Entre 1 et 10 ans, plus de 90% des patients sont atteints d’un syndrome néphrotique

idiopathique, anciennement appelé « néphrose lipoïdique », correspondant histologiquement

aux lésions glomérulaires minimes, (LGM), principalement.

 Le syndrome néphrotique idiopathique :

- 40 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Il se présente sous une forme cortico-sensible dans 95% des cas et non constamment sous

la forme de protéinurie isolée (HTA, hématurie, IR). Ainsi, les consensus actuels insistent sur la

nécessité d’un protocole de corticothérapie, véritable test diagnostique, devant tout enfant de

cette tranche d’âge présentant un syndrome néphrotique. Au préalable, on vérifie l’absence de

consommation complémentaire et les sérologies HVB et HVC. La PBR n’est indiquée par

conséquent que pour les cas cortico-résistants.

Le reste des patients de cette tranche d’âge se répartit entre :

 Les atteintes rénales dans le cadre d’une maladie systémique :

C’est le cas notamment du purpura rhumatoïde (PR) et du lupus érythémateux disséminé

(LED). L’exemple du PR, pathologie la plus fréquente à cette tranche d’âge, illustre bien l’apport

de la PBR dans ces cas : outre de confirmer le diagnostic, la BR permet une décision

thérapeutique ou non, en fonction de la gravité des lésions histologiques.

Donc, l’atteinte rénale dans le contexte d’une maladie du système ou de localisations

extra-rénales (cutanée, articulaire..) est la deuxième indication de PBR dans cette tranche d’âge.

 La GNA post-infectieuse ( Glomérulonéphrite Aigue post-streptococcique) :

Typiquement, elle se manifeste par un syndrome néphritique aigu (ou GNA) avec des

antécédents d’infection streptococcique avec un intervalle libre, une HTA maligne et une

consommation du complément de la voie alterne. Le dosage de la fraction C3 du complément

pose le diagnostic en mettant en évidence une activation transitoire de la C3 convertase avec un

C4 diminué au début . La biopsie rénale n’est donc pas indiquée dans ce contexte sauf dans le

cas d’un syndrome néphrotique durant plus de 7 jours ou d’une protéinurie massive. Ils reflètent

une GNA compliquée et fait craindre une forme grave (glomérulonéphrite aigue extra-capillaire)

ou chronique (GNMP).

 La 3ème indication de PBR à cet âge est donc la GNA compliquée, notamment d’un

syndrome néphrotique qui dure.

- 41 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Le reste des atteintes rénales de cette tranche d’âge sont diverses, primitives comme la

maladie de Berger, ou secondaires et entreraient volontiers dans les tableaux concernés par les

indications admises et citées ci-dessus.

Les cas d’IRA ou d’IRC inexpliquées entrent dans le cadre des indications générales de la

PBR, abordés à la fin de cette partie.

2.3. L’âge supérieur à 10 ans :

Tout comme les nourrissons, cet âge est à lui seul une indication à la biopsie rénale.

En effet, outre les innombrables affections qui peuvent toucher le rein, qu’elles soient

primitives ou secondaires, il n’existe pas de corrélations anatomo-cliniques permettant de juger

de la sévérité de l’atteinte. Cet âge est la période de prédilection pour les maladies systémiques,

notamment chez la fille, et on pourrait assister par exemple à des signes cliniques et biologiques

très modérés liés à des lésions rénales graves, nécessitant un traitement lourd. De plus, dans ce

genre d’affection, l’atteinte rénale est un facteur pronostique. [29]

Dans notre série, concernant la population âgée entre 1 et 10 ans, le syndrome

néphrotique était l’indication la plus fréquente avec un taux de 61% dont le syndrome

néphrotique impur était le plus dominant avec un taux de 43% de l’ensemble des syndromes

néphrotiques.

Cette prédominance du syndrome néphrotique impur a été rapportée par la séries de Tazi

M.H [11] avec un taux de 36% ,

Dans la série de Evrim K. Ç. [16] le syndrome néphrotique était l’indication la plus

fréquente avec un taux de 44,5%.

Dans la série de [Link] KAHLAOUI [14] le syndrome néphrotique cortico-résistant ou au

résistant au traitement immunosuppresseur était le plus fréquent des syndromes néphrotiques

avec un taux de 12,74% , ceci rejoint la série de AsimSadaf et al. [13] avec un taux prédominant

des syndromes néphrotiques résistants (36%).

- 42 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

3. Résultats de la PBR :
3.1 Néphropathies glomérulaires :
3.1.1. Les étiologies primitives :
a. Les lésions glomérulaires minimes (syndrome néphrotique idiopathique) : LGM

Le syndrome néphrotique idiopathique de l’enfant, anciennement appelé néphrose

lipoïdique, est la glomérulopathie la plus fréquente entre l’âge de 1 à 10 ans, il représente plus

de 80 % des glomérulopathies de l’enfant et est corticosensible dans plus de 80 % des cas.

[30,31,32].

Des études européennes ont montré que davantage de lésions de HSF constituent la

principale forme pathologique du syndrome néphrotique idiopathique.

Sa fréquence dans les séries étrangères n’illustre pas sa prévalence. Ceci est dû à la

politique d’indication de la biopsie rénale qui impose sa sélection négative dans la majorité des

cas. En effet, face à un syndrome néphrotique chez un enfant de 1 à 10 ans, un test aux

corticoïdes ou protocole de corticothérapie est réalisé au préalable. Il s’agit d’un test

diagnostique et d’une thérapeutique qui élimine les 80 % de néphroses lipoïdiques

corticosensibles. C’est uniquement en cas de cortico-résistance que l’on réalise la biopsie

rénale.

Au total, la LGM est le type le plus courants de maladies glomérulaires primaires dans les

pays afro-arabes

Dans notre série le taux des lésions glomérulaires et focales était de 46% , 44,8% dans la

série de Tazi M.H [11] , 24,8% dans la série de Sheng Nie et al. [12] , 22,2% dans la série de

AsimSadaf et al. [13] ,4,25% dans la série de [Link] KAHLAOUI [14] , 21,3%dans la série de Shin

A.L. [15] et 3% dans la série de Evrim K. Ç. [16].

- 43 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau XII : le taux des LGM selon la littérature.

Séries Taux de LGM

Tazi M.H [11] 44,8%

Sheng Nie et al. [12] 24,8%

AsimSadaf et al. [13] 22,2%

El Kahlaoui H. [14] 4,25%

Shin A.L. [15] 21,3%

Evrim K.Ç. [16] 3%

Notre série 46%

Si on analyse à partir de l'histologie , la LGM est corrélée à un syndrome néphrotique pur dans

50 % des cas .
b. L' hyalinose segmentaire et focale (HSF) :

La HSF est une lésion glomérulaire caractérisée par des lésions focales favorisant la

sclérose glomérulaire. La HSF est une anomalie podocytaire dont le début est souvent caractérisé

par une podocytose. Et se traduit cliniquement part un SN. Elle est caractérisée également par

son évolution vers l’IRC terminale et la récidive sur le greffon rénal après transplantation (35 %

des cas). Il faut distinguer la « lésion anatomique HSF » de la HSF-maladie ou HSF primitive.[33]

Chez l’enfant, elle représente 20 % des SN de l’enfant et chez l’adulte, 40 % des SN

primitifs. La fréquence de la HSF est en augmentation sur les résultats des PBR [34,36–38]

Alors que dans les études européennes ont montré que d’avantage de lésions de la HSF

constituaient la principale forme pathologique du SN idiopathique.

Au total, la HSF est le type prédominant de maladies glomérulaires primaires dans les pays

d’Asie, d’Afrique de sud. Cette variation pourrait probablement être due à la préférence de

l'indication clinique de la biopsie sur une population spécifique.

- 44 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Dans notre série le taux des HSF était de 11% , 11% dans la série de Tazi M.H [11] , 9,6%

dans la série de Sheng Nie et al. [12] , 25,9% dans la série de AsimSadaf et al. [13] ,21,7% dans la

série de [Link] KAHLAOUI [14] ,3,4 % dans la série de Shin A.L. [15] et 16,5% dans la série de Evrim

K. Ç. [16].

Tableau XIII : le taux des HSF selon la littérature.

Séries Taux de HSF


Tazi M.H [11] 11%
Sheng Nie et al. [12] 9,6%
AsimSadaf et al. [13] 25,9%
El Kahlaoui H. [14] 21,7%
Shin A.L. [15] 3,4%
Evrim K.Ç. [16] 16,5%
Notre série 11%

Dans notre série ,l 'HSF était corrélée à 55% des syndromes néphrotiques impur.l' HU et à

l'IRA dans 6,5% des cas respectivement .

c. La glomérulonéphrite extra-membraneuse (GNEM):

Il s’agit d’une glomérulopathie chronique caractérisée par la présence de dépôts granuleux

(non linéaires) d’immunoglobuline G (IgG) sur la face épithéliale, de la MBG. Ces IgG sont

détectées par immunofluorescence ; des dépôts de C3 sont souvent associés. [34]Il s’agit d’un

type histologique rare chez l’enfant.[34]

Dans notre série le taux des glomérulonéphrites extra-membraneuses était de 0,3% ,

2,22% dans la série de Tazi M.H [11] , 13,6% dans la série de Sheng Nie et al. [12] et 3,3% dans

la série de [Link] KAHLAOUI [14].

- 45 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Tableau XIV : le taux des GEM selon la littérature.

Séries Taux de GNEM

Tazi M.H [11] 2,22%

Sheng Nie et al. [12] 13,6%

El Kahlaoui H. [14] 3,3%

Notre série 0,3%

Dans notre série la GNEM , le premier signe était l'HU dans 67 % et un SNI dans 33%,

d. La glomérulonéphrite à dépôts mésangiauxd’IgA ou maladie de Berger :

De manière typique, les patients atteints de maladie de Berger présentent des épisodes

d’hématurie macroscopique, contemporains d’une infection des voies aériennes supérieures

dans 40 à 50 % des cas (avec un intervalle de 2à3 jours)[40]. Une protéinurie ou une hématurie

microscopique est le signe révélateur dans 20 % des cas Elle représente la glomérulopathie

primitive la plus fréquente dans le monde[40,41], que ce soit en Europe (Espagne, Italie,

Angleterre) ou en Asie[30,42,43].

Les différences sur le plan de la distribution mondiale sont expliquées d’une part par des

influences génétiques et d’autre part, par des politiques différentes d’indication de la biopsie

rénale. Au Japon par exemple,[41] l’examen du sédiment urinaire est systématique chez tout

enfant scolarisé et conduit volontiers à une biopsie rénale en cas de détection d’une hématurie

microscopique. Au contraire, en Amérique du Nord, en Angleterre ou au Maroc, la biopsie rénale

n’est indiquée que face à une protéinurie assez significative ou une insuffisance rénale, et Il

n’existe pas de dépistage systématique urinaire pour les enfants scolarisés au Maroc. [45]

- 46 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Dans notre série le taux des GN à dépôts mésangiaux d’IgA était de 1% , 9,3% dans la série

de Tazi M.H [11] , 21,6% dans la série de Sheng Nie et al. [12] ,14,15% dans la série de [Link]

KAHLAOUI [14] , 27,9% dans la série de Shin A.L. [15] et 7,7 % dans la série de Evrim K. Ç. [16].

Tableau XV : le taux des GN à dépôts mésangiaux d’IgA selon la littérature.

Séries Taux des GN à dépôts mésangiaux d’IgA

Tazi M.H [11] 9,3%

Sheng Nie et al. [12] 21,6%

El Kahlaoui H. [14] 14,15%

Shin A.L. [15] 27,9%

Evrim K.Ç. [16] 7,7%

Notre série 1%

Dans notre contexte on indique la PBR devant toute hématurie récidivante dont le bilan

étiologique revient négatif.

e. Glomérulonéphrite membrano-proliférative : [46,47]

Par le terme GN proliférative, on renvoie aux glomérulonéphrites prolifératives

endocapillaires qui se partagent entre les GN endocapillaires à cellules sanguines et les GN

prolifératives mésangiales. Elles désignent une entité anatomique qui correspond à la

prolifération de cellules glomérulaires, situées au sein de l’espace endomembraneux, qu’elles

soient d’origine sanguine ou situées dans le mésangium.

Les GN mixtes signifient les proliférations à la fois endocapillaires et extracapillaires mais

dont le contingent extra-capillaire n’est pas assez marqué pour classer la glomérulopathie en

GNEC.

Sa fréquence est peu documentée dans la littérature internationale.

- 47 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

La majeure partie des GN prolifératives relèvent d’étiologies secondaires telles que la GNA

post-infectieuse principalement et la NP lupique. Suivent à un moindre degré des étiologies

primitives telles que la GN proliférative idiopathie et les NP par anomalie génétique ou

héréditaires.

Le syndrome néphrotique est constamment présent quelque soit la tranche d’âge et

quelque soit le type histologique de la GN proliférative.

Dans notre série le taux des glomérulonéphrites membrano-prolifératives à dépôts

mésangiauxd’IgA était de 6% , 3,10 % dans la série de Tazi M.H [11] , 6,4% dans la série de

Sheng Nie et al. [12] , 12% dans la série de AsimSadaf et al. [13] ,8,49% dans la série de [Link]

KAHLAOUI [14] , 7,2% dans la série de Shin A.L. [15] et 6,3% dans la série de Evrim K. Ç. [16]

Tableau XVI : le taux des GNMP selon la littérature.

Séries Taux de GNMP


Tazi M.H [11] 3,10%
Sheng Nie et al. [12] 6,4%
AsimSadaf et al. [13] 12%
El Kahlaoui H. [14] 8,49%
Shin A.L. [15] 7,2%
Evrim K.Ç. [16] 6,3%
Notre série 6%

Dans notre série les GNMP s'expriment surtout par un SN impur dans 53 % des cas.

3.1.2. Les glomérulopathies secondaires :

Nous abordons dans cette partie les glomérulopathies les plus fréquentes dans notre série

et dans la littérature médicale.

a. La néphropathie lupique :

Le Lupus Erythémateux Disséminé ou systémique (LED) est une des maladies systémiques

auto-immunes les plus fréquentes. Le LED est diagnostiquée avant l’âge de 16 ans dans 10 à

- 48 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

15% des cas. [48] Chez l’enfant, il débute très tôt au moment de l’adolescence. [49] La maladie

est fréquemment plus sévère chez l’enfant que chez l’adulte avec une atteinte multiviscérale.[50]

Les pédiatres et l’entourage du patient sont face aux difficultés d’une affection chronique sévère,

à ses conséquences sur l’enfant et aux effets indésirables de la corticothérapie au long cours

(retard de croissance staturo-pondéral, modification de la morphologie, athérosclérose

accélérée…) aux effets secondaires des immunosuppresseurs et de la biotherapie .[51]

Lors de l’atteinte rénale lupique, les signes lupiques sont présents dans 30 à 50% des

cas.[49] Le premier symptôme est souvent une hématurie microscopique, parfois macroscopique

et/ ou une protéinurie avec ou sans syndrome néphrotique.[52] Cette hématurie est souvent

accompagnée d’une leucocyturie. [53]Le syndrome néphrotique est très fréquent, surtout au

cours des atteintes rénales sévères et s’accompagne d’oedèmes périphériques. [53]La fonction

rénale peut être affectée par ailleurs ultérieurement ou initialement.

Lorsqu’elle est initiale, elle peut être grave réalisant parfois un tableau d’insuffisance

rénale rapidement progressive. Le tableau de souffrance rénale aigue se caractérise par : des

oedèmes, une prise de poids, une oligo-anurie avec urines bouillon sale (hématurie

macroscopique et protéinurie massive), une hypertension artérielle, et une insuffisance rénale.

Ce tableau doit faire penser à une atteinte histologique sévère, mais aussi à un syndrome des

anti phospholipides à évoquer spécialement devant une anémie hémolytique mécanique

(schizocyte, thrombopénie et signes neurologiques).[52]

Dans notre étude l'atteinte rénale au cours du Lupus s'est manifestée par un syndrome

néphrotique impur dans 63% des cas. Les signes extra-rénaux sont polymorphes allant de la

fièvre à la pancréatite. Ces signes extra-rénaux sont utiles puisqu’ils permettent d’évoquer le

diagnostic de lupus lorsqu’ils sont associés à une atteinte rénale. Cependant, l’atteinte rénale au

cours du lupus est isolée, c’est-à-dire que la néphropathie est le mode de révélation de la

maladie dans 74,04% des cas.[54]

- 49 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Une forme proliférante diffuse (classe IV) a été retrouvée chez environ 20% des enfants

biopsiés pour suspicion de néphropathie lupique, quelle que soit l’activité de la maladie.[55,56] .

Dans notre étude, les classeIII, IV étaient les plus fréquentes. 32% des patients ayant un lupus

avaient une NL de classe IV , 26% de classe III , 21% de classe II , et les classes I et V dans 10,5%

chacune et leurs expressions étaient dans 62% des SNI et l' HU dans 38% .

Dans notre série le taux de la néphropathie lupique était de 3% , 9,8% dans la série de

Tazi M.H [11] , 10% dans la série de Sheng Nie et al. [12] , 7,4% dans la série de AsimSadaf et al.

[13] , 1,5% dans la série de Shin A.L. [15] et 9,1 % dans la série de Evrim K. Ç. [16].

Tableau XVII: le taux de la néphropathie lupique selon la littérature.

Séries Taux de la néphropathie lupique

Tazi M.H [11] 9,8%

Sheng Nie et al. [12] 10%

AsimSadaf et al. [13] 7,4%

Shin A.L. [15] 1,5%

Evrim K.Ç. [16] 9,1%


Notre série 3%

b. La néphropathie du purpura rhumatoïde : [57]

Le purpura rhumatoïde (PR), ou maladie de Schönlein- Henoch, est une vascularite

systémique dysimmunitaire atteignant les vaisseaux de petit calibre [58–60] ; c’est une affection

touchant préférentiellement l’enfant et l’adolescent, moins fréquente chez l’adulte et rare chez le

nourrisson.

Il se caractérise cliniquement par un purpura vasculaire prédominant dans les régions

déclives, volontiers accompagné d’arthralgies ou d’arthrites des grosses articulations, de

douleurs abdominales et d’anomalies du sédiment urinaire. Il s’agit d’une vascularite

- 50 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

leucocytoclassique des petits vaisseaux avec, en règle, un dépôt d’IgA, qui fait probablement

intervenir une réaction auto-immune déclenchée

par des stimuli antigéniques variables notamment infectieux [59,61,62].

Dans l’immense majorité des cas, le PR est une affection bénigne. Cependant, elle peut

être redoutable, du fait de la survenue de complications digestives qui conditionnent le pronostic

vital immédiat et des complications rénales qui mettent en jeu le pronostic à long terme pouvant

conduire à l’insuffisance rénale chronique.

Dans notre série le taux du purpura rhumatoïde était de9% , 9,3% dans la série de Tazi

M.H [11] , 14% dans la série de Sheng Nie et al. [12] , 1,9% dans la série de AsimSadaf et al. [13],

12,2% dans la série de Shin A.L. [15] et 12,4% dans la série de Evrim K. Ç. [16].

Tableau XVIII : le taux du purpura rhumatoïde selon la littérature.

Séries Taux du purpura rhumatoïde


Tazi M.H [11] 9,3%
Sheng Nie et al. [12] 14%
AsimSadaf et al. [13] 1,9%
Shin A.L. [15] 12,2%
Evrim K.Ç. [16] 12,4%

Notre série 9%

c. La glomérulonéphrite aigue post-infectieuse (GNA post infectieuse) :

La GNA post-infectieuse fait suite à une infection streptococcique après un intervalle libre.

L’interrogatoire retrouve cette notion avec un intervalle d’une à 2 semaines pour les infections

oropharyngées, et de 3 à 6 semaines pour les infections cutanées. [63]

Le tableau clinico-biologique est celui d’une GNA, syndrome néphritique brutal, caractérisé

par le contraste entre des signes glomérulaires modérés et une rétention hydrosodée

intense.[63] L’hématurie est constante d’après la littérature ; [63]La protéinurie est généralement

non néphrotique, inférieure à 1 g/L, voire absente. Dans 5% des cas, la GNA peut se compliquer

- 51 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

d’un syndrome néphrotique [64]. La gravité de la GNA ressort de la surcharge hydrosodée qui

peut être sévère. Elle est à la source des oedèmes et de l’HTA.

Les examens biologiques permettent d’explorer la protéinurie et de la quantifier, ainsi que

le bilan hydro-électrolytique et l’insuffisance rénale. Le bilan immunologique se base sur les

anticorps antistreptococciques qui confirment l’origine de l’infection. Selon le site infectieux, les

anticorps diffèrent ; par exemple les antistreptolysines O (ASLO) pour les infections respiratoires

et les antidésoribonucléases B pour les sites infectieux cutanés. L’hypocomplémentémie de

consommation C3 ainsi que la diminution transitoire et modérée du C4 sont également en faveur

du diagnostic et indiquent l’activation de la voie alterne du complément. [63] On connait mal

l’incidence actuelle de la glomérulonéphrite aigue post-infectieuse. Ceci est dû à la fréquence

des formes cliniques asymptomatiques. Carapetis et al. estiment qu’il existe plus de 470 000 cas

de glomérulonéphrite aigue post-streptococcique mondialement. Ces GNA seraient responsables

de près de 5000 décès par an, avec près 97 % de ces décès dans les pays en voie de

développement.[65] En effet, la fréquence serait variable en fonction du niveau socio-

économique.

Dans notre série le taux de la glomérulonéphrite aigue post-infectieuse était de 6%, 6,6%

dans la série de Tazi M.H [11] et 7,4% dans la série de AsimSadaf et al. [13].

Tableau XIX : le taux de la GNA post-infectieuse selon la littérature.

séries Taux deGNA post-infectieuse


Tazi M.H [1] 6,6%
AsimSadaf et al. [13] 7,4%
Notre série 6%

- 52 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

La fréquence d’apparition de GN post-streptococcique aigu est devenue très complexe,

peu fréquente dans les pays développés. Ce constat est probablement lié à différents facteurs : à

la reconnaissance et au traitement précoce des infections streptococciques, à la large utilisation

des antibiotiques, aux meilleures mesures d’hygiène, aux meilleurs soins buccodentaires, à la

modification du potentiel néphritogénique des souches streptococciques et à la susceptibilité de

l’hôte. [63,66–69]

3.2. Les néphropathies interstitielles : [70]

Elles regroupent un large spectre d’étiologies. On y distingue les causes urologiques (non

abordées dans ce travail) et non urologiques. Les causes non urologiques peuvent être relatives a

: [34]

Tableau 2 : Causes de néphropathie interstitielle chronique [70]

Causes urologiques • Uropathies obstructives ou malformatives


• Reflux vésico-urétéral (parfois compliqué de HSF)
• Lithiases
• L’infection urinaire joue un rôle important dans ce contexte
Causes • Analgésiques, AINS, aspirine au long cours
médicamenteuses • Lithium
• Antinéoplasiques (cisplatine++)
• Anticalcineurines
Causes toxiques • Plomb
• Cadmium
• Irradiation
• Herbes chinoises/Néphropathie endémique des Balkans
Causes génétiques • Maladies génétiques avec ou sans kystes (mutations de l’uromoduline…)
Causes dysimmunitaires • Syndrome de Sjögren
• Sarcoïdose
• Syndrome NITU
Causes métaboliques • Néphrocalcinose (hypercalcémie chronique)
• Hypokaliémie chronique
• Hyperuricémie
Causes hématologiques • Immunoglobuline monoclonale, avec ou sans myélome
• Drépanocytose
Causes infectieuses • Tuberculose
• Pyélonéphrite xanthogranulomateuse

- 53 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Dans notre série le taux des néphropathies interstitielles était de 3% , 5% dans la série de

Tazi M.H [11] , 1,4% dans la série de [Link] KAHLAOUI [14] , 1% dans la série de Shin A.L. [15] et

3% dans la série de Evrim K. Ç. [16].

Tableau XX : le taux des néphropathies interstitielles selon la littérature.

Séries Taux de néphropathies interstitielles


Tazi M.H [11] 5%
El Kahlaoui H. [14] 1,4%
Shin A.L. [15] 1%
Evrim K.Ç. [16] 3%
Notre série 3%

3.3. Les néphropathies vasculaires : [71]

Les néphropathies vasculaires regroupent des maladies hétérogènes caractérisées par une

atteinte des vaisseaux rénaux. Certaines maladies impliquent les gros vaisseaux (obstruction des

artères rénales), d’autres les petits vaisseaux (néphroangiosclerose, syndrome hémolytique et

urémique, et maladies des emboles de cristaux de cholestérol). L’HTA est souvent au premier

plan. Elle peut être la cause ou la conséquence de la maladie rénale. Les néphropathies

vasculaires peuvent être classées selon leur vitesse d’évolution et la localisation de l’atteinte

artérielle rénale.

Tableau 1 : Classement des néphropathies vasculaires. [71]

1. Les néphropathies vasculaires aiguës ou rapidement progressives


– Syndrome de microangiopathie thrombotique (SHU, PTT…)
– HTA et Néphroangiosclérose malignes (vaisseaux intrarénaux de tous calibres).
– Emboles de cristaux de cholestérol (artérioles intrarénales de petit calibre).
– Occlusion aiguë d’une ou des artères rénales, responsable d’infarctus rénal.
– Périartérite noueuse macroscopique (artérioles de moyen calibre).
– Crise aiguë sclérodermique (vaisseaux intrarénaux de tous calibres).
2. Les néphropathies vasculaires évoluant sur un mode chronique
– La sténose de l’artère rénale.
– La néphroangiosclérose bénigne (vaisseaux intrarénaux de tous calibres).
– Le syndrome des anti-phospholipides.

- 54 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Dans notre série le taux des néphropathies vasculaires était de 1,5% , 0 ,88% dans la série

de Tazi M.H [11] , 1,9% dans la série de AsimSadaf et al. [13] ,2,36% dans la série de [Link]

KAHLAOUI [14] et 4,6% dans la série de Evrim K. Ç. [16].

Tableau XXI : le taux des néphropathies vasculaires selon la littérature.

Séries néphropathies vasculaires


Tazi M.H [11] 0,88%
AsimSadaf et al. [13] 1,9%
El Kahlaoui H. [14] 2,36%
Evrim K.Ç. [16] 4,6%
Notre série 1,5%

- 55 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

ANNEXES
ICONOGRAPHIQUES

- 56 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Fiure 1 : Glomérule subnormal dans la LGM (coloration PAS)

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

Figure 2 : Hyalinose segmentaire et focale (HSF) ; coloration trichrome

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 57 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 3 : Glomérulonéphrite extra-membraneuse (GNEM) , coloration argentique (

LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

Figure 4 : Glomérulonéphrite endocapillaire (GNEC)

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 58 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 5 : Etude en IF : Aspect d'une glomérulonéphrite endocapillaire et dépôt de C3 en ciel

étoilé ( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 59 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 6 : Glomérulonéphrite extracapillaire (GNEC) ( croissant cellulaire ) ; coloration PAS

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 7 : Etude en IF : GNMP au cours d'un lupus stade 4 avec dépôts dense mésangiaux et

pariétaux de C1q . ( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 61 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 8 ; Immunohistochimie , Anticorps anti AA dans l'amylose AA

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 62 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 9 ; Amylose: Dépôt dense au niveau des vaisseaux et au niveaux de la matrice extra

cellulaire . ( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

- 63 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Figure 10 : Amylose : biréfringence vert-jaune caractéristique en lumière polarisée

( LABORATOIRE ZOHOUR EL HADIKA EL KOBRA ) Marrakech

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

CONCLUSION

- 65 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Les apports de la ponction-biopsie rénale sont nombreux ,elle permet l’avancée

scientifique quant à la compréhension de la physiopathologie rénale, et confère en pratique

courante la possibilité de poser un diagnostic, d’évaluer la sévérité de l’atteinte rénale et de

proposer un pronostic et un traitement. Elle surveille également la tolérance, la toxicité et la

réponse aux traitements par des biopsies itératives.

L’étiologie de la maladie rénale chronique chez les enfants varie selon les races et les

pays, la maladie glomérulaire reste l’une des principales causes. Le traitement et le pronostic de

maladie glomérulaire peut différer largement sur la base de diagnostic pathologique spécifique,

mis à l’évidence grâce à la biopsie rénale qui est beaucoup plus difficile à réaliser chez l'enfant.

Un diagnostic précoce de l'insuffisance rénale chez les enfants est nécessaire compte tenu du

nombre de cas d'insuffisance rénale chronique diagnostiqués à un stade très avancé.

Nous concluons que le syndrome néphrotique est l’indication principale des PBR et que le

Glomérulopathie primaire était plus fréquent chez les [Link] LGM était la principale

pathologie.

- 66 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

RÉSUMÉ

- 67 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

RÉSUMÉ :
Aujourd'hui, la biopsie rénale est un geste incontournable face à une atteinte rénale

réelle ou potentielle. Elle pose un diagnostic , élucide une étiologie, oriente et adapte une

thérapeutique et propose un pronostic .

Notre travail est une étude rétrospective et descriptive portant sur 306 cas de ponction

rénale chez les enfants pris en charge au service de pédiatrie B du centre hospitalier universitaire

de Marrakech sur une période de 13 ans ( 2007 - 2020) dans le but de décrire le profil des

patients pédiatriques atteints de glomérulopathies et d'établir une corrélation entre les lésions

histologiques et les profils cliniques .

Dans notre série la médiane d’âge était de 9 ans avec des extrêmes de 6 mois et 18 ans

dont 58 % des patients étaient de sexe masculin .

Les indications de la PBR sont restreintes en pédiatrie et à travers cette série la

corrélation entre les syndromes cliniques et les résultats des PBR est parlante .Dans notre étude

le syndrome néphrotique est l’indication principale des PBR (61% ) Les néphropathies primitives

représentaient 75 % des cas. Les néphropathies secondaires représentaient 22% des cas, avec

une prédominance du purpura de rhumatoïde (9%), suivie par la glomérulonéphrite aigue post-

streptococcique (6% ) et par la néphropathie lupique (3% des cas).Les néphropathies tubulo-

interstitielle représentaient 3% des cas .

Nous concluons que le syndrome néphrotique était l’indication principale des PBR et

que la glomérulopathie primaire était plus fréquent chez les [Link] LGM était la principale

pathologie, le lupus reste grave et les tableaux sévères de GNA sont bien corrélés à une

prolifération extracapillaire .

- 68 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

ABSTRACT:

Currently, renal biopsy is an essential step in the face of kidney damage actual or

potential. It provides a diagnosis, elucidates an etiology, directs and adapts atherapeutic and

propose a prognosis.

This is a retrospective and descriptive study of 306 cases of renal percutaneous renal

biopsies in children treated in the pediatric department B of the university hospital of Marrakech

over a period of 13 years (2007 - 2020) in the aim of describing the profile of pediatric patients

with glomerulopathies and to establish a correlation between histological lesions and clinical

profiles.

In our series, the median age was 9 years with extremes of 6 months and 18 years of

which 58% of the patients were male.

The indications for renal biopsies are limited in pediatrics and through this series the

correlation between clinical syndromes and renal biopsies results is [Link] our study, nephrotic

syndrome is the main indication for renal biopsies (61%) Primary nephropathies triggered 75 % of

cases. Secondary nephropathies accentuated 22% of cases, with a predominance of rheumatoid

purpura (9%), followed by acute post-streptococcal glomerulonephritis (6%) and lupus

nephropathy (3% of cases). about 3% of cases.

We conclude that nephrotic syndrome was the main indication for PBR and that primary

glomerulopathy was more common in children. Minimal Change Disease (MCD) was the main

pathology, lupus remains severe, and severe pictures of acute glomerulonephritis correlate well

with extracapillary proliferation.

- 69 -
‫‪La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique‬‬

‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﺍﻧﺎ ﻋﻠﻣﻧﺎ ﻫﻭ ﻋﺑﺎﺭﺓ ﻋﻥ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻭﺻﻔﻳﺔ ﻭ ﺑﺈﺛﺭ ﺭﺟﻌﻲ ﺗﺗﻌﻠﻕ ﺏ ‪ 306‬ﺣﺎﻟﺔ ﺃﺟﺭﻳﺕ ﻋﻠﻳﻬﺎ ﻋﻣﻠﻳﺔ ﺑﺯﻝ ﻋﻠﻰ ﻣﺳﺗﻭﻯ ﺍﻟﻛﻠﻲ‬
‫ﻟﺩﻯ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ‪ ،‬ﺍﻟﻣﺗﻛﻔﻝ ﺑﻬﻡ ﺑﻣﺻﻠﺣﺔ ﻁﺏ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺍﻟﺟﻧﺎﺡ ﺏ ﺑﺎﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻰ ﺍﻟﺟﺎﻣﻌﻲ ﻣﺣﻣﺩ ﺍﻟﺳﺎﺩﺱ ﺑﻣﺭﺍﻛﺵ ﻋﻠﻰ ﻣﺩﻯ ‪ 13‬ﺳﻧﺔ‬
‫) ‪ (2020-2007‬ﺑﻐﺭﺽ ﻭﺻﻑ ﺣﺎﻟﺔ ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺍﻟﻣﺻﺎﺑﻳﻥ ﺑﺎﻋﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻭ ﻛﺫﺍ ﺍﻟﺭﺑﻁ ﺍﻟﻌﻼﻗﺔ ﺑﻳﻥ ﺗﻠﻑ‬
‫ﺍﻷﻧﺳﺟﺔ ﻭ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻱ‪.‬‬
‫ﻓﻲ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﻳﺗﺭﺍﻭﺡ ﻣﻌﺩﻝ ﺳﻥ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺑﻳﻥ ‪ 9‬ﻭ ‪ 18‬ﺳﻧﺔ ﻣﻊ ﺇﺿﺎﻓﺔ ‪ 6‬ﺃﺷﻬﺭ ﻓﻲ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ ﺍﻟﻘﺻﻭﻯ ﻭ ﻳﺷﻛﻝ ﻓﻳﻬﺎ‬
‫ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺫﻛﻭﺭ ‪. ٪58‬‬
‫ﻣﺅﺷﺭﺍﺕ ﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻣﺣﺩﻭﺩﺓ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﻭﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺳﻠﺳﻠﺔ ‪ ،‬ﻳﻛﻭﻥ ﺍﻻﺭﺗﺑﺎﻁ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﻣﺗﻼﺯﻣﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻳﺔ ﻭﻧﺗﺎﺋﺞ ﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻭﺍﺿﺣً ﺎ‪.‬‬
‫ﺍﻟﻣﺅﺷﺭ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻛﺎﻥ ﺍﻟﻣﺗﻼﺯﻣﺔ ﺍﻟﻛﻠﻭﻳﺔ ﺏ ‪ ٪61‬ﺗﻠﻳﻬﺎ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺛﺎﻧﻭﻱ ﺏ ‪ ، ٪22‬ﻣﻊ ﻓﺭﻓﺭﻳﺔ‬
‫ﻫﻳﻭﻧﺦ ﺷﻭﻻﻳﻥ ﺏ ‪ ٪9‬ﺑﻳﻧﻣﺎ ﻛﺎﻥ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺣﺎﺩ ﺍﻟﺗﺎﻟﻲ ﻟﻠﻣﻛﻭﺭﺍﺕ ﺍﻟﻌﻘﺩﻳﺔ ﻓﻘﻁ ‪ ، ٪3‬ﻓﻲ ﺣﻳﻥ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺑﺎﻟﺫﺋﺑﺔ‬
‫ﺏ ‪ ٪3‬ﻭ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺗﺣﺳﺳﻲ ﺏ ‪. ٪3‬‬
‫ﻭﺧﺗﺎﻣﺎ ﻓﺄﻋﺭﺍﺽ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻛﺎﻧﺕ ﺍﻟﻣﺅﺷﺭ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻭ ﺍﺧﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻓﻲ ﻣﺭﺍﺣﻠﻪ ﺍﻷﻭﻟﻰ‬
‫ﻛﺎﻧﺕ ﻫﻲ ﺍﻟﻣﺭﺽ ﺍﻟﺷﺎﺋﻊ ﻟﺩﻯ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ‪ ،‬ﻛﺎﻧﺕ ( ‪ LGM‬ﺍﺧﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ( ﺍﻟﻣﺭﺽ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺩﻳﻬﻡ ﻭ ﻳﻌﺗﺑﺭ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ‬
‫ﺍﻟﺗﺣﺳﺳﻲ ﻣﺭﺿﺎ ﺧﻁﻳﺭﺍ ﻭ ﺍﻻﻭﺻﺎﻑ ﺍﻟﺣﺎﺩﺓ ﻝ ﺍﺧﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻋﻼﻗﺔ ﺑﺎﻧﺗﺷﺎﺭ ﺧﺎﺭﺝ ﺍﻟﺷﻌﻳﺭﺍﺕ ﺍﻟﺩﻣﻭﻳﺔ‪.‬‬
‫‪.‬‬ ‫ﺇﻥ ﺍﻻﻧﺗﺯﺍﻉ ﻋﻠﻰ ﻣﺳﺗﻭﻯ ﺍﻟﻛﻠﻳﺔ ﻋﻣﻠﻳﺔ ﻻ ﻣﻧﺎﺹ ﻣﻧﻬﺎ ﻋﻧﺩ ﺍﻻﺻﺎﺑﺔ ﺑﻣﺭﺽ ﺍﻟﻛﻠﻲ‬
‫‪.‬‬ ‫ﻓﺳﻭﺍء ﻛﺎﻧﺕ ﺣﻘﻳﻘﻳﺔ ﺃﻡ ﻣﺣﺗﻣﻠﺔ ﻓﺈﻧﻬﺎ ﺗﺿﻊ ﺗﺷﺧﻳﺻﺎ ﻭ ﺗﻭﺿﺢ ﺃﺳﺑﺎﺏ ﺍﻟﻣﺭﺽ ﻭ ﺗﻭﺟﻪ ﻭ ﺗﻼﺋﻡ ﻋﻼﺟﺎ ﻭ ﺗﻘﺗﺭﺡ ﺗﺷﺧﻳﺻﺎ‬
‫ﺇﻧﺎ ﻋﻠﻣﻧﺎ ﻫﻭ ﻋﺑﺎﺭﺓ ﻋﻥ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻭﺻﻔﻳﺔ ﻭ ﺑﺈﺛﺭ ﺭﺟﻌﻲ ﺗﺗﻌﻠﻕ ﺏ ‪ 306‬ﺣﺎﻟﺔ ﺃﺟﺭﻳﺕ ﻋﻠﻳﻬﺎ ﻋﻣﻠﻳﺔ ﺑﺯﻝ ﻋﻠﻰ ﻣﺳﺗﻭﻯ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻟﺩﻯ‬
‫‪ 13‬ﺳﻧﺔ‬ ‫ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ‪ ،‬ﺍﻟﻣﺗﻛﻔﻝ ﺑﻬﻡ ﺑﻣﺻﻠﺣﺔ ﻁﺏ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺍﻟﺟﻧﺎﺡ ﺏ ﺑﺎﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻰ ﺍﻟﺟﺎﻣﻌﻲ ﻣﺣﻣﺩ ﺍﻟﺳﺎﺩﺱ ﺑﻣﺭﺍﻛﺵ ﻋﻠﻰ ﻣﺩﻯ‬
‫) ‪ (2020-2007‬ﺑﻐﺭﺽ ﻭﺻﻑ ﺣﺎﻟﺔ ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺍﻟﻣﺻﺎﺑﻳﻥ ﺑﺎﻋﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻭ ﻛﺫﺍ ﺍﻟﺭﺑﻁ ﺍﻟﻌﻼﻗﺔ ﺑﻳﻥ ﺗﻠﻑ‬
‫ﺍﻷﻧﺳﺟﺔ ﻭ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻱ‪.‬‬
‫ﻓﻲ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﻳﺗﺭﺍﻭﺡ ﻣﻌﺩﻝ ﺳﻥ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ ﺑﻳﻥ ‪ 9‬ﻭ ‪ 18‬ﺳﻧﺔ ﻣﻊ ﺇﺿﺎﻓﺔ ‪ 6‬ﺃﺷﻬﺭ ﻓﻲ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ ﺍﻟﻘﺻﻭﻯ ﻭ ﻳﺷﻛﻝ ﻓﻳﻬﺎ‬
‫ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ ﺍﻟﺫﻛﻭﺭ ‪. ٪58‬‬
‫ﻣﺅﺷﺭﺍﺕ ﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻣﺣﺩﻭﺩﺓ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﻭﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﻫﺫﻩ ﺍﻟﺳﻠﺳﻠﺔ ‪ ،‬ﻳﻛﻭﻥ ﺍﻻﺭﺗﺑﺎﻁ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﻣﺗﻼﺯﻣﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻳﺔ ﻭﻧﺗﺎﺋﺞ ﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻭﺍﺿﺣً ﺎ‪.‬‬
‫ﺍﻟﻣﺅﺷﺭ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻛﺎﻥ ﺍﻟﻣﺗﻼﺯﻣﺔ ﺍﻟﻛﻠﻭﻳﺔ ﺏ ‪ ٪61‬ﺗﻠﻳﻬﺎ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺛﺎﻧﻭﻱ ﺏ ‪ ، ٪22‬ﻣﻊ ﻓﺭﻓﺭﻳﺔ‬
‫ﻫﻳﻭﻧﺦ ﺷﻭﻻﻳﻥ ﺏ ‪ ٪9‬ﺑﻳﻧﻣﺎ ﻛﺎﻥ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺣﺎﺩ ﺍﻟﺗﺎﻟﻲ ﻟﻠﻣﻛﻭﺭﺍﺕ ﺍﻟﻌﻘﺩﻳﺔ ﻓﻘﻁ ‪ ، ٪3‬ﻓﻲ ﺣﻳﻥ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺑﺎﻟﺫﺋﺑﺔ ﺏ‬
‫‪ ٪3‬ﻭ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺗﺣﺳﺳﻲ ﺏ ‪. ٪3‬ﻭﺧﺗﺎﻣﺎ ﻓﺄﻋﺭﺍﺽ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻛﺎﻧﺕ ﺍﻟﻣﺅﺷﺭ ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺧﺯﻋﺔ ﺍﻟﺑﺯﻝ ﺍﻟﻛﻠﻭﻱ ﻭ ﺍﺧﺗﻼﻝ‬
‫( ‪ LGM‬ﺍﺧﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ( ﺍﻟﻣﺭﺽ‬ ‫ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻓﻲ ﻣﺭﺍﺣﻠﻪ ﺍﻷﻭﻟﻰ ﻛﺎﻧﺕ ﻫﻲ ﺍﻟﻣﺭﺽ ﺍﻟﺷﺎﺋﻊ ﻟﺩﻯ ﺍﻻﻁﻔﺎﻝ‪ ،‬ﻛﺎﻧﺕ‬
‫ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﻲ ﻟﺩﻳﻬﻡ ﻭ ﻳﻌﺗﺑﺭ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﺍﻟﺗﺣﺳﺳﻲ ﻣﺭﺿﺎ ﺧﻁﻳﺭﺍ ﻭ ﺍﻻﻭﺻﺎﻑ ﺍﻟﺣﺎﺩﺓ ﻝ ﺍﺧﺗﻼﻝ ﻛﺑﻳﺑﺎﺕ ﺍﻟﻛﻠﻲ ﻋﻼﻗﺔ ﺑﺎﻧﺗﺷﺎﺭ ﺧﺎﺭﺝ‬
‫ﺍﻟﺷﻌﻳﺭﺍﺕ ﺍﻟﺩﻣﻭﻳﺔ‪.‬‬

‫‪- 70 -‬‬
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

RÉSUMÉ

- 71 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

FICHE D’EXPLOITATION SUPPORT PAPIER


Cas N°………. Année…… N°
d’hospitalisation…………………

N° Anapath……………………………..

I/ Données épidémiologiques :

NOM :
AGE : SEXE : TAILLE
CONSANGUINITE :
ATCDS PERSONNELS :
o Infection urinaire a repetition
o Infection cutanée ou ORL récentes (1a 4 semaines)
o Malformations renales
o Episode de dialyse
o Episode d Hematurie macroscopique
o Diabete
o maladie de système : PR Lupus

ATCDS FAMILIAUX :
o Néphropathie connue
o Maladie de système : PR Lupus
o Histoire familiale d'Alport ou Berger

II/ SIGNES CLINIQUES/BIOLOGIQUES A L’ADMISSION :

II-1/ Tableau clinico-biologique :


Sd Néphrotique pur
o Corticorésistant
o Corticodépendant a faible dose
a forte dose
Sd Néphrotique impur
Sd Néphritique aigu
PA :…………. HTA
Hématurie :
o Microscopique
o Macroscopique

- 72 -
La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

o Associées
Protéinurie :……..
o Isolée
o A débit non néphrotique
o A débit nephrotique
o Oedèmes
o IRA : OAP Sd oedemateux Sd urémique
o IRC
o Fonction rénale :……………… DFG : ................
o Maladie générale : PR Lupus

II-2/BILAN SECONDAIRE:
Echographie rénale

III/ INDICATION PBR


AGE : inf à 1 an ou sup à 11 ans
Age entre 1 et 11 ans, avec :
o GNA rapidement progressive :
Anurie> 4 jours.
HTA, IR> 3 semaines.
hypocomplémentémie> 8
semaines.
H. macro> 1 mois, H. micro> 1
an.
Prot.> 1g/j >1mois ou < 1 g/j >
6mois.
Récidive de l’H. macroscopique.
o Syndrôme néphrotique :
o Corticorésistant
o Corticopédendant
o Avant les immunosupresseurs
o SN secondaire
o Impur
Hématurie
o plus de 1an
o macroscopique au decours d'une PU importante
o macroscopique et histoire familiale d'Alport ou Berger
Syndrome népritique aigu
IRA
IRC

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

Maladie systémique avec atteinte rénale

 Lupus :
o avec PU isolée ≥ 0,5 g/j
o HU microscopique + PU
o SN
o IR

 PR :
o PU > 1g/j + IR ou HTA
Dysfonction du greffon
Entre dans les indications générales de la PBR ( adaptation therapeutique, pronoctic, etiologies
inconnue..)
IV/ HISTOLOGIE :
IV-1/ Technique :

MO: IF

MO et IF

IV-2/ Qualité du prélèvement:

Nombre de glomérules :

MO G: IF G: de ….à…….

MO:
o adequate

o Limite

o Inadéquate
IF:
o Adéquate

o Limite
o Inadéquate

NON Contributive Contributive


Pour:……………………………….
IV-3/ Résultats :

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

o GNormaux:…………
…………. o PAC
:……………………
o Glomérules ischémiques :
o ORIENTATION DIAGNOSTIQUE (HISTOLOGIE) :
IV-3-1/ Glomérules :

a/ Topographique :

FOCALE SEGMENTAIRE
DIFFUSE GLOBALE

b/ Nature des lésions histologiques :

A / PROLIFERATIVES :

ENDOCAPILLAIRE PURE :
o MESANGIALE
o Cell SANGUINES

ENDO-EXTRACAPILLAIRE :

GNEC : EXTRA-CAPILLAIRE PURE (croissant épithélial) GNMP

Proliferative segmentaire: GN à IgA

B/ NON PROLIFERATIVES:
B/ NON PROLIFERATIVES:

GEM
o Caractère ASSOCIE

o Gravité:
◊ Minime
◊ Modérée
◊ Sévère
Glomérulosclérose

AMYLOSE

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

DIABETIQUE

LUPIQUE:
CLASSE: I II III IV V
VI
IV-3-2/ INTERSTITIUM:

Oedème
Infiltration cellulaire
Fibrose

Gravité: minime modérée sévère

IV-3-3/ TUBES:
NECROSE
ATROPHIE
TUBULITE
Gravité: minime modérée sévère

V -3-4/ FIAT : 1 2 3

IV-3-4/ VAISSEAUX
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………
Gloméules en IF:
o GN à dépôts mésangiaux d’IgA
o IgG
o IgM
o IgA
o C3
o C1q
o C4

VI-4/ CONCLUSION HISTOLOGIQUE:


V/ DIAGNOSTIC FINAL:

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

BIBLIOGRAPHIE

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La ponction biopsie rénale chez l’enfant : confrontation anatomo-clinique

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‫ﺃ ْﻗ ِ‬
‫ﺴﻢ ﺎہﻠﻟ ﺍﻟ َﻌ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬
‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬
‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻼﻙ ﻭﺍﻟﻤ َﺮ ِ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﻨﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬
‫ﻭﺍﻷﺣﻮﺍﻝ ﺑﺎﺫﻻ ﻭ ْ‬
‫َ‬
‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬
‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ َﻋ ْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬
‫ﺱ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َ‬
‫ﻆ ﻟِﻠﻨَﺎ ِ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻻ ِﺭ َﻋﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪،‬‬ ‫ﺃﻛﻮﻥ َﻋﻠﻰ َ‬
‫َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬
‫ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻝﻁﺎﻟﺢ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬
‫ﺴﺎﻥ ‪..‬ﻻ ﻷ َﺫﺍﻩ‪.‬‬ ‫ﺳ ﱢﺨ َﺮﻩ ﻟِﻨَ ْﻔ ِﻊ ِ‬
‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﺃ َ‬
‫ﻣﻴﻞ ﻓﻲ ﺍﻟ ِﻤﻬﻨَ ِﺔ‬‫ﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺥﺍ ﻟِ ُﻜ ﱢﻞ َﺯ ٍ‬ ‫ﺼ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃُ َﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَ ْ‬
‫ﺍﻟﻄﱢﺒﱢﻴَﺔ‬
‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬‫ﻴﻦ َﻋﻠﻰ ﱢ‬‫ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭ َﻋﻼﻧﻴَﺘﻲ‪ ،‬ﻧَﻘِﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ ﺍ َ‬
‫ﺗﺠﺎﻩَ‬ ‫ﺼ َﺪﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬
‫ﺳﻮﻟِ ِﻪ َﻭﺍﻟﻤﺆ ِﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬
‫ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬
‫ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪ‬
‫ﺃﻁﺮﻭﺣﺔ ﺭﻗﻢ ‪119‬‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪2021‬‬

‫ﺧﺰﻋﺔ ﺍﻟﻜﻠﻰ ﻋﻨﺪ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‪ :‬ﻣﻘﺎﺭﻧﺔ ﺗﺸﺮﻳﺤﻴﺔ ﺳﺮﻳﺮﻳﺔ‬


‫ﺍﻷﻁﺭﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺩﻣﺕ ﻭﻧﻭﻗﺷﺕ ﻋﻼﻧﻳﺔ ﻳﻭﻡ ‪2021/06/24‬‬
‫ﻣﻥ ﻁﺭﻑ‬
‫ﺍﻟﺴﻴﺪ ﺑﻮﺩﻧﻴﺖ ﻋﻠﻲ‬
‫ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩ ﻓﻲ ‪ 1994/05/10‬ﺏ ﺃﻛﺎﺩﻳﺭ‬

‫ﻟﻧﻳﻝ ﺷﻬﺎﺩﺓﺍﻟﺩﻛﺗﻭﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺏ‬


‫ﺍﻟﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻳﺔ‪:‬‬
‫ﺃﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻜﻠﻰ ‪ -‬ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ‪ -‬ﺧﺰﻋﺔ ﺍﻟﻜﻠﻰ ‪ -‬ﻋﻠﻢ ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﺘﺸﺮﻳﺤﻲ ‪ -‬ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ‬

‫ﺍﻟﻠﺟﻧﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ‬ ‫ﻝ‪.‬ﺍﻟﺳﻌﺩﻭﻧﻲ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ ﺍﻟﺪﺍﺧﻠﻲ‬
‫ﺍﻟﻤﺸﺮﻑ‬ ‫ﺇ‪.‬ﺍﻳﺕ ﺍﻟﺻﺎﺏ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬
‫ﻑ‪.‬ﺣﺯﻣﻳﺭﻱ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ‬ ‫ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﻧﺳﺟﺔ ﻭ ﺍﻷﺟﻧﺔ ﻭ ﺍﻟﺧﻼﻳﺎ ﺍﻟﺟﻳﻧﻳﺔ‬
‫ﻥ‪.‬ﺭﺿﻰ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬

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