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Initiation Aux Droits Publics l1 Istra

Le document traite du droit public et de ses institutions politiques à Madagascar, en commençant par définir le droit et ses différentes significations. Il explique la distinction entre le droit public et le droit privé, ainsi que les caractéristiques fondamentales du droit public, notamment son lien avec l'État et l'intérêt général. Enfin, il décrit les organes exécutifs de la quatrième République malgache, en se concentrant sur le rôle et les attributions du Président de la République.

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Initiation Aux Droits Publics l1 Istra

Le document traite du droit public et de ses institutions politiques à Madagascar, en commençant par définir le droit et ses différentes significations. Il explique la distinction entre le droit public et le droit privé, ainsi que les caractéristiques fondamentales du droit public, notamment son lien avec l'État et l'intérêt général. Enfin, il décrit les organes exécutifs de la quatrième République malgache, en se concentrant sur le rôle et les attributions du Président de la République.

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INITIATION AU DROIT PUBLIC

LES INSTITUTIONS POLITIQUES DE MADAGASCAR

INTRODUCTION

Le sens du mot droit


D’abord, le terme droit a plusieurs sens possibles :
1- Le droit est une faculté d’accomplir certaines actions , on dit que les hommes ont des
droits. Ex : Les hommes à partir de 18 ans ont le droit de vote, c.à.d. ils participent à
choisir les gouvernants.
2- Le mot droit désigne un ensemble des normes, un ensemble des règles juridiques
présentant un caractère obligatoire. Ces règles sont assorties de sanction. L’existence
de ces sanctions conduit à distinguer les autres règles qui s’appliquent dans la société.
Ex : les règles morales ou règles religieuses ou les simples règles de convenance.
3- Le mot droit se rapporte à la science juridique qui étudie les normes ou utilise les
expressions « Faculté de droit » ; l’étudiant en droit.
Quel est alors le sens de droit, dans les expressions « droit constitutionnel » ?
Le Droit de constitution est alors perçu comme un ensemble des normes, c’est une partie de
droit en général et d’autre part comme une discipline qui étudie cet ensemble de droit assortie
de sanction. Le droit en tant qu’une discipline scientifique et qui est une science très vaste. Le
droit d’une manière traditionnelle, se divise en droit public et en droit privé, c’est ce qui est la
« Summadivisio » ou distinction fondamentale.
a)La distinction entre Droit public et Droit privé
La distinction classique entre le droit public et le droit privé a été faite par le jurisconsulte
(théoricien du droit) romain Ulpien entre 178-228 après Jésus Christ. Il établit de manière
suivante : « Dans l’étude du droit, il y a deux aspects, le public et le privé. Le droit public
concerne l’Etat de la République le droit privé concerne l’utilité des particuliers »
Cette division fondamentale selon laquelle le droit public concerne la République romaine et
le droit privé les particuliers qui ont traversé les siècles.
Selon les auteurs politiques du 18 ème siècle, le terme droit politique, employé par exemple, par
Jean-Jacques Rousseau, peut correspondre à peu près à notre conception d’aujourd’hui du

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droit public général. Il en est de même de Charles de Seconda de Montesquieu, dont
l’opposition entre droit politique et droit civil correspond à la distinction faite par Ulpien entre
droit public et droit privé. Dans l’ouvrage intitulé « L’esprit des lois », Montesquieu avait
écrit : « Considérés comme vivant dans une société qui doit être maintenue, les hommes ont
des lois dans le rapport de ceux qui gouvernent et c’est le droit politique. Ils en ont encore
dans les rapports que tous les citoyens ont entre eux et c’est le droit civil »

a) Les critères de la distinction entre droit public et droit privé

Théoriquement, le droit public et le droit privé peuvent être distingués sur la base des critères
suivants à savoir critère organique et critère formel ainsi que le critère téléologique :
1- Critère organique
Le droit public est un droit applicable à une relation juridique au sein de laquelle une
personne publique est présente. Les personnes publiques sont d’une part, l’Etat et d’autre part
des personnes morales qui sont le plus souvent créées par l’Etat, affectées par lui à une
fonction d’intérêt général et dont il surveille étroitement le fonctionnement, par exemple, les
provinces, les régions, les communes, les hôpitaux publics, les universités publics.
Le droit public règlemente le statut de ces personnes c.à.d. la manière dont elles sont créées,
organisées et fonctionnent. Le droit public régit aussi les relations publiques entre elles.
Par contre, le droit privé constitue la partie du droit qui régit les rapports entre les particuliers.
Les personnes privées sont d’une part, les individus que l’on appelle personne physique ;
d’autre part, les groupements d’individus dotés de la personnalité juridique c.à.d. ayant une
capacité juridique comme une personne physique d’avoir des droits et des obligations que l’on
appelle personne morale. Ex : sociétés commerciales, association, etc. Ce droit privé
règlemente le statut de ces personnes. Il règle encore les relations qui s’établissent entre les
personnes privées, par exemple, il pose les règles applicables aux contrats conclus entre ces
personnes.
a)Critère par rapport à la finalité = critère téléologique
La règle du droit public normalement a pour but de promouvoir l’intérêt général ou l’utilité
publique. La règle du droit privé est par contre destinée à protéger des intérêts particuliers ou
des intérêts privés. D’une manière générale, tous actes du droit public doivent en principe être
accomplis dans l’intérêt public et non dans l’intérêt de leurs auteurs. Au contraire, l’acte
juridique du droit privé est en principe passé dans l’intérêt de son auteur ou dans un intérêt
privé ou intérêt particulier.

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2- Critère formel
Le critère formel fait partie de la distinction entre droit public et droit privé. Le droit public
caractérisé par des techniques différentes de celles du droit privé, notamment en ce qui
concerne la forme des règles.
La règle de droit est généralement impérative ; elle se présente sous la forme d’un ordre ou
d’une interdiction. L’acte unilatéral autoritaire par lequel une personne peut en obliger
juridiquement une autre, est une technique très souvent utilisée en droit public, car elle rend
compte de la relation politique des subordinations de l’individu à l’égard des autorités
étatiques.
La règle du droit privé est parfois impérative mais souvent elle se borne à autoriser une
certaine activité, donc c’est une règle permissive ou encore à interpréter une attitude de sujets
de droit comme traduisant une certaine intention, donc dans ce cas il s’agit d’une règle
interprétative.

b) Les caractères fondamentaux du droit public

Comme le droit constitutionnel fait partie du droit public, alors nous allons essayer d’étudier
les caractères fondamentaux du droit public.
Il est à rappeler que le droit public est constitué par l’ensemble des règles régissant les
rapports de droit dans lesquels interviennent des personnes publiques (Etat, collectivités
locales) dans un but d’intérêt général et généralement avec des prérogatives liées à la
puissance publique et à celles qui régissent les relations entre ces personnes publiques et les
citoyens. Par essence, le droit public se rattache à la notion d’Etat. Cela explique les traits
caractéristiques de règles de droit public. Ce sont des règles générales par vocation, destinées
à s’appliquer à des catégories abstraitement définies de citoyens. En ce sens, le droit public est
un procédé de gouvernement. Ce sont des règles posées principalement au moyen d’une
technique unilatérale et autoritaire c.à.d. qui ont une force contraignante et impérative à
l’égard des citoyens sans que leur consentement soit à chaque fois, sollicité.

On est en présence d’un droit profondément inégalitaire. Les autorités publiques disposent de
privilèges exorbitants dont ne peuvent se prévaloir les particuliers, et elles sont réputées en
user pour le bien commun. Le droit public consacre la supériorité de l’Etat vis-à-vis des autres
personnes publiques, la supériorité des personnes publiques vis-à-vis des personnes privées.
Ce caractère se reflète dans le fait que le procédé juridique types du droit public est l’ordre

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donné par une personne à d’autres par le biais de la loi ou du règlement ou encore que la règle
droit peut normalement faire l’objet d’une exécution forcée.

LES INSTITUTIONS POLITIQUES DE MADAGASCAR

Le projet de constitution malgache était soumis au referendum le 17 novembre 2010. Le


projet a été adopté avec la victoire du « oui » atteignant 74.19% contre le « non » à 25.81%.
Avec un taux de participation atteignant 52.61%. La constitution malagasy de la quatrième
République ou la loi fondamentale entre en vigueur à la date sa promulgation le 10 décembre
2010. Donc la naissance de la quatrième République était le 10 décembre 2010. La
constitution de la quatrième République de 2010 prévoit plusieurs institutions politiques.

I)LES ORGANES EXECUTIFS

La constitution de la quatrième République prévoit un organe exécutif bicéphale, dualiste


composé du président de la république et du gouvernement conduit par le Premier Ministre.

A)Le président de la république comme chef de l’état

. Le Président de la république malgache est à la fois Président et chef de l’Etat. Il est recruté
par une élection.

a)Les règles de l’élection présidentielle

Le président de la République Malagasy est élu au suffrage universel direct. Il est rééligible
une seule fois. Le nombre de mandats présidentiel est limité à deux mandats
seulement.L’élection du président a eu lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Au premier
tour il faut avoir la majorité absolue des suffrages exprimés pour être élu. Si aucun candidat
n’obtient la majorité absolue, on procède à un second tour dans les 30 jours après la
proclamation officielle des résultats du 1er tour. Seuls les deux candidats arrivés en tête du 1er
tour ont le droit de concevoir au second tour, le candidat élu obtient nécessairement la
majorité absolue des suffrages exprimés.

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b) La durée du mandat présidentiel

Selon l’art 45 de la constitution, le Président de la République est élu pour 5 ans. L’art 71 al.1
de la constitution prévoit que l’élection du nouveau Président aura lieu 30 jours au moins et 60
jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice pour éviter le risque de
vacance de poste du président.

Dans le cas où le président de la République n’achève pas son mandat pour les cas prévus
comme la vacance ou empêchement alors la constitution prévoit des mesures. La vacance
désigne une hypothèse dans laquelle la fonction du président est privée de son titulaire. La
vacance implique l’impossibilité pour le président de remplir ses fonctions. La vacance peut
être causée par le décès, la Donc l’intérim du président est assuré par le président du sénat.

On peut avoir deux catégories d’empêchement,

L’empêchement peut être temporaire dans le cas où le président est empêché provisoirement à
remplir ses fonctions pour cause de dégradation de l’Etat de sauté entrainant une incapacité
physique ou mentale nécessitant une hospitalisation ou une incapacité matérielle de remplir
ses fonctions. L’empêchement peut être temporaire déclarée par la HCC à la demande des
deux tiers des membres de chaque chambre parlementaire. L’intérim est toujours assuré par le
président du sénat.

L’empêchement définit devrait résulter de la transformation de l’empêchement temporaire


qui est limité à trois mois maximum. Au-delà de 3 mois sur saisine du parlement, la HCC peut
se prononcer sur la transformation de l’empêchement temporaire en empêchement définitif.
L’intérim est toujours assuré par le président du sénat.

En cas de vacance de poste ou d’incapacité du Président du sénat, l’intérim est assuré d’une
manière collégiale par le gouvernement, une élection sera organisé lorsque la HCC a constaté
la vacance ou l’empêchement définitif.

c) Les incompatibilités

La fonction présidentielle est incompatible avec toutes autres fonctions publiques même pour
les fonctions électorales. Dès son entrée en fonction, le Président de la République doit se
démettre des mandats éventuellement investis. Il est interdit pour le Président d la République

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d’exercer toute autre activité professionnelle, ou activité au sein du parti politique ou d’un
groupement politique ou d’une association et l’exercice de responsabilité au sein d’une
institution religieuse.

d) La responsabilité du président de la république

Conformément à l’art 131 de la constitution, le président de la République n’est responsable


des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de Haute trahison, de violation
grave ou de violation répétée de la constitution, de manquement à ses devoirs manifestement
incompatibles avec l’exercice de son mandat. Dans ces cas ou o parle de la Responsabilité
pénale présidentielle.

e) L’irresponsabilité politique du président de l république

Selon la constitution malagasy de la quatrième république, le président de la république est


politiquement irresponsable. Pour des causes politique, les textes constitutionnels ne prévoient
aucune sanction ni procédure permettant de forcer le président à la démission.

B) Les attributions du Président de la République

L’art 45 de la constitution a énuméré un certain nombre d’attribution générale qui sont


propres au Président de la République. Il s’agit des pouvoirs au sens juridique du terme. Ce
sont des pouvoirs à prendre des décisions ou des actes que la constitution l’autorise en vertu
de cet art 45, le président de la République veille au respect de la constitution, il est le garant
de l’indivisibilité de la République, de l’indépendance nationale, de l’intégrité territoriale et
de l’unité nationale. Par son arbitrage, le président de la République assure le fonctionnement
régulier des pouvoirs publics. On parle dans ce cas des compétences générales. De plus la
constitution prévoit dans son art 60 en distinguant deux types d’attribution qui sont les
pouvoirs propres et les pouvoirs partagés. Donc la constitution de la 4èm République
énumère trois attributions du Président de la République à savoir

Les compétences générales ou Pouvoirs propres

Les attributions ou pouvoirs spéciaux

Les attributions ou pouvoirs spéciaux

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1) Les pouvoirs propres ou compétences général

Les pouvoirs propres s’appliquent aux compétences les plus importantes au chef de l’Etat. Ils
nome et révoque le premier ministre et les autres membres du gouvernement selon l’’art 54
al.1 et 2. Il exerce le droit de grâce et octroie des décorations de la République en vertu de
l’art 58. Il promulgue des lois selon l’art 59. Il a le pouvoir de nomination de deux tiers des
sénateurs selon l’’art 81, pour le parlement, le président de la République a le pouvoir de
message au parlement. Selon l’art 94, de dissolution de l’assemblée nationale selon l’art 60 et
la nomination de trois membres de la HCC selon l’art 114 ; il a pouvoir de soumission des lois
ordinaires au contrôle constitutionnel exercé par la HCC selon l’art 117 ou la consultation de
la HCC sur la constitutionnalité de tout projet d’acte ou sur l’interprétation d’une disposition
de la constitution en vertu de l’art 119

2) Les attributions partagées

La constitution prévoit certains pouvoirs partagés avec les autres membres d’exécutifs, avec le
premier ministre et les autres membres du gouvernement. Il s’applique à toutes les décisions
et à tous les actes du Président de la République qui ne font pas l’objet du pouvoir propres.

3) La présidence de certains membres du conseil

Selon la constitution, le Président de la République préside divers conseils. Selon l’art 55 de


la constitution, le président de la république le conseil des ministres, en vertu de l’art 56 de la
constitution le Président préside le conseil supérieur de la défense nationale, le conseil
supérieur de magistrature. Selon l’art 107 de la constitution, il est le garant de l’indépendance
de la justice. A cet effet il est assisté par le conseil supérieur de la magistrature qu’il préside.

4) Les pouvoirs spéciaux du président de la République

Durant en période normale comme eu période exceptionnelle le président de la république


peut se voir attribuer des pouvoirs étendues. En période normale, il peut légiférer par
ordonnances à la suite d’une loi d’habilitation législative. Selon cet art 104. Selon cet art « le
parlement par un vote à la majorité absolue des membres composant chaque Assemblée, peut
déléguer son pouvoir de légiférer au président de la République pendant un temps limité et
pour objet déterminé » Pendant la période exceptionnelle ou de crise, le Président de la
République à la possibilité d proclamer la situation d’ingérence ou l’Etat de nécessité

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nationale ou la loi martiale » et les pouvoirs spéciaux qui s’y rattachent en vertu de l’art 61
lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’unité nationale , et son
intégrité sont menacées ou lorsque le fonctionnement réguliers des pouvoirs publics est
compromis

B) Le Premier Ministre, chef du gouvernement

Le premier ministre est le chef de gouvernementLe premier ministre et les membres du


gouvernement font parties de l’exécutif

b1- le statut du premier ministre

En vertu de l’art 54 de la constitution de la 4èm République malagasy de 2010 , » le


Président de la République comme le Premier Ministre, présente par le parti ou le groupe des
partis majoritaire à l’assemblée nationale le chef de l’Etat est obligé de nommer la
personnalité proposée par la majorité parlementaire c’est-à-dire la majorité(absolue) des
députés. La nomination du premier ministre fait l’objet d’un décret du Président de la
République(Le mot absolue ou mot relative n’existe pas dans la constitution)

Dans les 30 jours de sa nomination, le Premier ministre doit venir devant l’assemblé national
pour présenter son programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat. Mais il n’a
pas à solliciter un vote de confiance de l’assemblée nationale, qui ne peut qu’émettre des
suggestions.

Concernant la cessation des fonction du chef du gouvernement, le même art 54 dispose que «
le Président de la République met fin aux fonctions du Premier ministres, soit sur la
présentation par celui-ci de la démission du gouvernement, soit en cas de faute grave ou de la
défaillance manifeste » La signification des termes « fautes graves ou défaillances manifeste
« n’est pas précisée dans la constitution malagasy. La responsabilité du 1er ministre est devant
l’assemblée nationale avec le vote de défiance et la motion de censure de même le premier
ministre peut démissionner à la suite de l’investiture d’un nouveau président de la
République. Selon la tradition de républicaine, le premier ministre doit également déposer sa
démission après la proclamation officielle des résultats des élections législative. Ce sont des
cas de démission de courtoisie. Les démissions peuvent être suivies de la reconduction de
l’intéressé dans ses fonctions ou d’un changement du premier ministre

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b2- Les attribution du premier ministre

La constitution prévoir un certain nombre d’attribution du premier ministre-Ses


attributions en relation avec le président de la République : l’art 54 al 2 de la constitution
prévoient que le premier ministre propose au président les nominations et les révocations des
membres du gouvernement. Par sa propre initiative, le chef du gouvernement ne peut pas
changer le ministre. Sans le consentement à l’art 65 dernier al. Le premier ministre supplée le
président de la république pour la présidence du conseil des ministres à titre exceptionnel ou
sur délégation expresse du chef de l’Etat et sur un ordre du jour bien déterminé.

b3 attributions sur les domaines réservés et sur les domaines partagés

La politique étrangère et la défense nationale font partie des domaines réservés du président
de la république. Ce pouvoir réglementaire et la nomination aux emplois civils et militaires
relèvent des domaines partagés avec le premier ministre.

b4 Ses attributions en relation avec le gouvernement

L’art 65. 1 de la constitution prévoit que le Premier ministre conduit la politique générale de
l’Etat et dirige l’action du gouvernement l’art 65 al .2 de cette même constitution a précisé
que » il a autorité sur les membres du gouvernement dont il dirige l’action »Le premier
ministre coordonne l’action gouvernementale et peut être amené à rendre des arbitrages pour
harmoniser les positions de plusieurs Ministres, amenés à gérer un même dossier selon l’art
62 aln2

b 5- Ses attributions en relation avec le parlement

L’art 65 al 3 de la constitution prévoit quel premier ministre dispose de l’initiative des lois. Il
arrête les projets de loi à soumettre à la délibération du conseil des ministres.

En cas de désaccord entre l’assemblée national et le sénat, le sénat et le premier


ministre a la faculté de provoquer la réunion d’une commission mixte paritaire
chargée de proposer un texte sur les dispositions restant
En discussion selon l’art 96 al 3 de la constitution
C. Le gouvernement et son statut

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Vis – à- vis des autres membres du gouvernement le premier ministre joue aussi un
rôle important

C1- La formation du gouvernement

Conformément à l’art 54 de la constitution, le Président de la République nomme les


membres du gouvernement sur proposition du Premier Ministre de former son équipe
gouvernementale. Le fait qu’il contresigne la nomination de ses membres par le
Président, implique qu’il en est le chef. La nomination peut se faire par un ou plusieurs
décrets de nomination cosignés par le Président de la République et le Premier
Ministre. Le fait de consigner cette nomination implique l’accord nécessaire entre les
deux responsables de l’exécutif
Aux termes de l’art 54 al.2 de la constitution le Président de République met fin aux
fonctions des membres du gouvernement sur proposition du Premier Ministre. Le chef
de l’Etat et chef du gouvernement disposent ensemble d’un pouvoir de révocation

C2- La fin de fonction du gouvernement

En principes, le chef de l’Etat devrait accepter la démission du gouvernement. Cette


démission peut être collective ou collégiale ou traditionnelle. La démission collective du
gouvernement peut intervenir après la mise en cause de sa responsabilité politique par
l’Assemblée Nationale soit par vote de défiance soit par vte motion de censure. La démission
individuelle des membres du gouvernement se fait sur présentation de démission d’un
ministre auprès du Premier Ministre pour cause de certains motifs soit de raison de santé soit
pour des raisons de désaccords politiques avec le Président ou avec le Premier Ministre. Il est
à noter que l’art 64 al.2 de la constitution malgache de 2010 précise q également que » tout
membre du gouvernement candidat à un mandat électif, doit démissionner de ses fonctions si
tôt sa candidature déclarée recevable ».

C3- Les incompatibilités avec la fonction du gouvernement

Selon l’art 64 de la constitution malgache de 2010 « les fonctions des membres du


gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif public, de toute
fonction de représentation professionnelle, de l’exercice de toute fonction au sein d’institution
religieuses, de tout emploi public ou de toute autre activité professionnelle rémunérée »

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Les incompatibilités avec autre emploi sont fondées sur le fait qu’un ministre et de
fonctionnaire. De même l’incompatibilité avec toute activité professionnelle privée se
justifie pour éviter la pression éventuelle des intérêts particuliers sur une activité de
chefs d’Administration qui doivent servir exclusivement l’intérêt général et pour des
raisons des lourdes obligations ou lourdes tâches qu’un ministre occupe entièrement.
Les fonctions de membres du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout
mandat électif (député, sénateur, chef de province, chef de Région conseiller régional,
maire, conseiller communal ou municipale) et de toute fonction de représentation
professionnelle. L’incompatibilité avec le mandat parlementaire vise à assurer
l’indépendance de l’exécutif par rapport au législatif

C4- La responsabilité des membres du gouvernement

Les membres du gouvernement sont non seulement responsable collégialement politique mais
aussi ils sont sujet à une responsabilité civile et pénale. La responsabilité civile du
gouvernement est engagée pour faute professionnelle ou faute de service devant les
juridictions judiciaires ou administratives de même ils sont responsables de leurs actes
extérieurs à leurs [Link] point de vue de responsabilité pénale, les membres du
gouvernement dans l’exercice de leur fonction par la Haut Cour de Justice. Ils sont
justiciables des tribunaux de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice
de leurs fonctions.

D- Les attributions du gouvernement

Le gouvernement met en œuvre la politique général de l’Etat déterminé et arrêtée en conseil


des Ministres par le président de la république selon l’art 63 al.2 de la constitution. De ce fait
le gouvernement n’a qu’un rôle d’exécution. Le gouvernement est chargé de mette en forme,
dans le court et le moyen terme que le conseil des Ministres ayant conçue dans la perspective
du long terme conformément au principe de collégialité, toutes les décisions
gouvernementales sont prises par l’ensemble des membres du gouvernement délibérant en
collège et non par une partie d’entre eux

D1- Les délibérations en conseil des ministres

Tous les projets de loi doivent être adoptés en conseil des ministres avant d’être
déposés devant les parlements. Certains décrets doivent être pris en conseil des

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ministres. Toutes décisions autorisant le Premier ministre à engager la responsabilité
du gouvernement devant l’assemblée nationale est aussi prise en conseil des ministres.
Il faut noter que la décision de proposer un référendum relève aussi d’un conseil des
ministres.

D2 – Le gouvernement « dispose de l’administration «

L’art 63 a une double signification vis-à-vis de cette formule de la constitution


malgache de 2010. Cette 1ère signification suppose que « l’administration civile est
soumise au gouvernement « La deuxième signification implique que «
l’administration est un instrument au service du gouvernement en concourant à la mise
en œuvre de sa politique

D3- Attribution du gouvernement avec le parlement

Toute proposition de loi ou d’amendement qui ne relève pas du domaine de la loi n’est
pas recevable auprès du gouvernement selon l’art 86al. 7 de la constitution ou lorsque
ces lois ou amendements ont pour conséquence la diminution des ressources
publiques ou aggravation des charges de l’Etat sut en matière de loi de finances.
Selon l’art 86 al.6 de la constitution malgache de 2010.
Tout cela justifie que le gouvernement peut opposer l’irrecevabilité des initiatives
parlementaires.
Selon l’art 96 al.3 de la constitution le gouvernement peuT déclarer l’urgence au sujet
d’une loi qui entraîne la réunion de la commission mixte paritaire après une seule
lecture par chacune des assemblées.

Ce gouvernement participe à la fixation de l’ordre du jour prioritaire des assemblées. C’est


l’ordre du jour choisi par le gouvernement qui en porte toujours sur l’ordre déterminé par
l’assemblée national.

I L’organe législatif : Le Parlement

Paragraphe I : La structure du Parlement : Le Bicaméralisme

Le parlement comprend l’Assemblée Nationale et le Sénat. Selon l’art 40 de la constitution


malgache de 2010. C’est un parlement bicaméral.

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- L’assemblée Nationale assure la représentation de la Nationale. L’A.N est élue au
suffrage universel direct. Le sénat représente les collectivités territoriales
décentralisées composées de Provinces, Régions, Communes ainsi qu’il représente les
organisations économiques et sociales. Le bicaméralisme institué par la constitution
est pour une large part favorable à l’Assemblée Nationale (A.N)
A. Inégalité dans la fonction législative (AN et Sénat)

Les projets de loi de Finances sont toujours déposés en premier lieu devant l’AN selon l’art
92 al.4 de la constitution malgache de 2010. Les sénateurs n’ont pas droit de demander une
réunion extraordinaire mais seule la majorité absolue des membres composant l’AN à la
possibilité de demander la réunion extraordinaire du parlement. Il est à noter que l’AN et le
Sénat doivent toujours siéger en parallèle durant la réunion ordinaire comme à la réunion
extraordinaire. Pour confirmer cette inégalité selon l’art.96 al.4 de la constitution, on peut dire
qu’en cas de désaccord entre l’AN et le Sénat sur un texte de loi pu bien en cas d’échec de la
commission mixte paritaire alors c’est l’AN qui va statuer définitivement

B. Inégalité dans la fonction de contrôle du gouvernement

Dans le cadre du contrôle du gouvernement, le Sénat et l’Assemblée Nationale n’ont pas de


même pouvoir. Conformément à l’art.100 de la constitution Malgache de 2010, le Premier
ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement lorsque
l’Assemblée Nationale émet soit au vote de défiance soit un vote de motion de censure. Le
gouvernement est responsable devant l’Assemblée Nationale mais il n’est pas en revanche
responsable devant le sénat, c’est.-a.-dire que le Sénat ne dispose pas de la faculté de
renverser le gouvernement.

Paragraphe 2 : La protection du mandat Parlementaire

La constitution malgache prévoit la protection de l’exercice du mandat parlementaire. Les


Députés et les Sénateurs disposent d’un statut qui assure la protection de l’exercice du mandat
parlementaire et impose un certain nombre d’obligation parlementaire.

A. La protection du parlementaire

Les immunités, l’irresponsabilité et l’inviolabilité constituent des moyens de protection de


l’exercice du mandat parlementaire.

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1) Les immunités parlementaires

L’art 73 de la constitution malgache de 2010 régit le régime des immunités parlementaires.


Par définition, les immunités sont considérées comme des privilèges qui garantissent le libre
exercice du mandat, en le protégeant de poursuite judiciaire intentées soit par le
gouvernement soit par les particuliers.

a) L’irresponsabilité

Le principe d’irresponsabilité parlementaire est prévu par la constitution malgache de 2010.


Dans cette situation, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu, ou jugé à
l’occasion des opinions exprimées ou des votes émis par le député dans l’exercice de ses
fonctions selon l’art.73.al1. Cette disposition de l’[Link].1 est aussi valable pour les
sé[Link] fondement de l’irresponsabilité parlementaire est d’empêcher et d’éviter la
situation paralysée du parlement par la crainte des responsabilités que pourrai lui faire
encourir l’exercice de son mandat.

b) Inviolabilité

Par définition, l’inviolabilité est une forme de protection de la liberté physique et


intellectuelle des parlementaires. Les libertés parlementaires sont protégées contre une
arrestation ou une mesure privative de liberté conformément à l’art 73.al2 et 3 de la
constitution de 2010. L’irresponsabilité se différencie de l’inviolabilité dans le sens où
l’inviolabilité présente un caractère temporaire et relatif. L’inviolabilité n’abroge pas l’action
pé[Link] parlement ne peut faire l’objet en matière criminelle ou correctionnelle d’une
arrestation ou de toute mesure privative de liberté qu’avec l’autorisation de son Assemblée,
pendant la durée des sessions ou l’autorisation du Bureau permanent de son Assemblée hors
session. Toujours hors session, l’autorisation n’est pas requise en cas de flagrant délit, de
poursuites autorisées ou condamnation définitive. La levée de l’immunité parlementaire ne
joue qu’en ce qui concerne l’inviolabilité.

2) Les indemnités parlementaires

Dans le cas général, le parlement a droit à des indemnités comme indemnités proprement
parlementaires, indemnités de session et diverses autres indemnités.

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A- Les obligations du parlementaire

D’après la constitution, le parlement se trouve dans une de prohibition du mandat impératif


avec une certaine incompatibilité de certaine fonction et tout parlement doit avoir un
comportement correct.

a)L’exercice de prohibition du mandat impératif

L’indépendance du mandat parlementaire suppose que le parlementaire jouit d’une liberté de


vote. L’art 71. Al 3 de la constitution affirme que les députés exercent leur mandat suivant
leur conscience et selon les règles d’éthique ; ce même régime devait s’appliquer aux
sénateurs. C’est ce qu’on appelle le principe de la démocratie représentative selon lequel les
parlements ne représentent pas principalement les électeurs mais ils doivent voter dans
l’intérêt général de la nation. L’art 72 al 4 de la constitution dispose que « La déchéance d’un
député peut également être prononcé par la Haute Cour Constitutionnelle s’il dévie de la ligne
de conduite de son groupe parlementaire » Mais cet article se trouve en contradiction avec
l’interdiction du mandat impératif.

a) Les compatibilités du mandat parlementaire

Les lois organiques complète la constitution dans son article 71, affirmant que les
incompatibilités ont pour objet d’interdire le cumul de certaines fonctions avec le mandat
parlementaire est incompatible avec les fonctions de Président de la République, du
Gouvernement, de la Haute Cour Constitutionnelle, la fonction de médiateur de la
République, magistrats de Cours et Tribunaux ainsi qu’avec la fonction de la commission
électoral Indépendante. Le mandat parlementaire est incompatible avec les fonctions
publiques électives comme celle de député et de sénateur. De même la fonction parlementaire
est incompatible avec la fonction de chef de province, de conseiller provincial, de chef de
région, de conseil régional, de maire ou de conseiller communal ou [Link] mandat
parlementaire est aussi incompatible avec des fonctions publiques non électives car il y a
l’incompatibilité avec les activités de fonctionnaire à l’exception de l’enseignement.

b) L’exigence de comportement personnel correct du parlementaire

Au sein de l’Assemblée, le parlementaire est tenu d’adopter un comportement correct. Il s’agit


en principe de la discipline que le Président de chaque Assemblée est tenu de faire respecter.

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Cette discipline est régie par le règlement intérieur des chambres. On peut appliquer quatre
sanctions disciplinaires en fonction de la gravité des formes de manquements commis :-Le
rappel à l’ordre est prononcé par le Président de l’Assemblée à l’encontre de tout
parlementaire qui a troublé l’ordre de la séance. -Le rappel à l’ordre avec instruction au
procès-verbal est prononcé à l’encontre du parlementaire qui a déjà reçu un rappel à l’ordre ou
qui a insulté, provoqué ou menacé un autre parlementaire.-La censure peut-être une sanction
prononcée à l’encontre d’un parlementaire qui a provoqué une scène tumultueuse pour le
parlementaire qui a reçu un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal.-La censure
avec exclusion temporaire est appliquée après une résistance à la censure ou un recours à la
[Link] dernière sanction entraîne l’exclusion de l’Assemblée pendant 15 jours et la
suspension de l’indemnité parlementaire.

Paragraphe 3 : Les modes de fonctionnement du Parlement

C’est dans les règlements intérieurs de chaque chambre qu’on trouve l’organisation matérielle
du Parlement. Dans cette organisation matérielle figurent les organes de Direction et des
formations intérieures.

A. Les organes de direction du parlement

Dans les organes de directions, on peut trouver :

- Le Président de l’Assemblée
- Le Bureau de l’Assemblée
- La conférence des Présidents

1. Le Président de l’Assemblée

Les présidents des Assemblées sont en principe élus pour cinq ans au début de la première
session de droit pour la durée de la lé[Link] majorité absolue des suffrages exprimés est
requise pour l’élection du premier tour. Au second tour, les deux candidats en tête peuvent
concourir et ou exige seulement la majorité [Link] peut avoir plusieurs attributions des
Présidents parlementaires. Le Président de l’Assemblée coordonne toutes les activités de son
Assemblée. Il devrait convoquer les commissions et conférence des Présidents.

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Seul le Président qui a la responsabilité du maintien de l’ordre public de la Chambre. Il est le
seul habilité à faire appel à la force armée pour le rétablissement de l’ordre au sein de
l’Assemblée. Le Président assure la police de l’Assemblé, il peut suspendre ou lever la
séance. Donc, c’est le Président qui exerce des fonctions disciplinaires. Alors, le Président
dispose d’un arsenal des sanctions à l’encontre des parlementaires troublant l’ordre de
l’Assemblée. C’est le Président qui dirige tous les débats législatifs et il ouvre la séance
publique De plus, les Présidents exercent les attributions constitutionnelles : Conformément à
l’art 52 al 3 de la constitution, le Président du Sénat assure l’intérieur de la Présidence de la
République. Les Présidents de l’assemblée peuvent saisir la HCC de la conformité à la
constitution de tout texte à valeur législative ou règlementaire ainsi que de toute matière
relevant de sa compétence selon l’article 122 de la Constitution.

2. Le Bureau de l’Assemblée

Le bureau de l’assemblée est appelé « Bureau permanent »Le bureau de l’assemblée peut être
considéré comme son instance dirigeante ou son instance supé[Link] organe est collégial,
permanent et élu pour 5 ans.

C’est le bureau de l’Assemblée qui intervient dans de nombreuses procédures parlementaires :

_Il interprète et applique le règlement intérieur

_En principe, le bureau de l’Assemblée prononce sur la recevabilité des limitatives


parlementaires comme les cas de l’amendement des textes de lois, ou proposition de loi.

_Le bureau détermine le Statut du personnel de l’Assemblée

_Le bureau de l’Assemblée devrait statuer sur les immunités et sur les incompatibilités
parlementaires.

3. La conférence des présidents

La conférence des présidents se réunit lors des sessions parlementaires. La conférence des
Présidents est composée :

- De Président de l’Assemblée
- Des membres du bureau permanent

17
- De Président des commissions permanentes
- De Rapporteur général de la commission finances
- Des Présidents des groupes parlementaires.

Durant cette réunion de la conférence des Présidents, ou devrait établir un projet de l’ordre du
jour à soumettre à l’Assemblée plénière.

B. Les formations intérieures

Les formations intérieures sont composées des Commissions et des groupes parlementaires

1) Les commissions et leurs rôles

A l’intérieur de l’Assemblée, il y a des commissions. Les commissions sont des formations


restreintes qui sont organisées en général à l’image de l’Assemblée Chaque commission est
maîtresse de ses travaux. La commission se réunit à la demande soit du gouvernement soit à la
demande de son Président. Les travaux des commissions ne sont pas publics. D’une manière
générale, on peut distinguer deux catégories de commissions à savoir :

- Les commissions permanentes ou commissions législatives


- Et les commissions d’enquête et de contrôle

Les commissions permanentes ou commissions législatives sont chargées d’examiner les


projets et les propositions de loi et de préparer un rapport approfondi pour la délibération de
l’Assemblée plénière.

Chaque commission devrait élir son propre bureau composé d’un président de commission,
d’un ou des vices présidents, d’un rapporteur général et d’un rapporteur adjoint.

Les commissions d’enquête et de contrôle sont formées pour recueillir les éléments
d’information sur des faits particuliers ou pour exprimer la gestion financière, administrative
ou technique des services publics ou des entreprises nationales. Les commissions d’enquête et
de contrôle sont des commissions ad hoc ayant un caractère [Link] est à noter que
chaque Assemblée est libre de déterminer le nombre de ses commissions et elle peut toujours
les modifier.

2) Les groupes parlementaires

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Ce sont les membres des parlements qui se regroupent en fonctions de leurs affinités
politiques. Ils vont constituer l’expression organisée des partis politiques et formations
politiques au sein de l’Assemblée Nationale et de Sénat ; les groupes parlementaires de
constituent en principe au début de la législature.

Le nombre minimum des parlementaires pouvant créé un groupe parlementaire est déterminé
par chaque chambre (Assemblée nationale et Sénat). Pour le cas de l’Assemblée nationale, le
nombre de députés pouvant constitué un groupe parlementaire est fixé à cinq. Il faut préciser
que l’appartenance à un groupe parlementaire n’est pas obligatoire. C’est ainsi que le
parlementaire peut simplement « s’apparenter » à un groupe. Dans cette situation, il n’est pas
soumis à sa discipline de [Link] parlementaire peut aussi siéger avec la qualité « non-
inscrit ». Sous peine de déchéance, le député ou le Sénateur ne peut, durant son mandat,
changer de groupe politique pour adhérer à un nouveau groupe autre que celui au nom duquel
il s’est fait élire.

Les groupes parlementaires ont en principe quatre missions principales :

- Ils désignent les membres du Bureau


- Ils désignent les membres des commissions
- Ils participent à la détermination de l’ordre du jour en conférence des présidents.
- Ils ont organisés une certaine « discipline de vote » au sein de l’Assemblée.
- Ils permettent de rejeter ou d’accepter en groupe les textes de loi.

Cette discipline est renforcée par l’art 72 al 4 de la Constitution

Paragraphe 4 : Le régime des réunions du Parlement

Parler les réunions du parlement signifie, parler de la législature, de la session et de la séance


publique.

- La législature correspond à la durée pour laquelle une Assemblée est élue et dispose
de ses prérogatives. Soit pour l’AN, soit pour le Sénat ; la législature est de 5 ans, càd
la durée du mandat parlementaire est de 5 ans.
- La session correspond à une période pendant laquelle le Parlement est effectivement
réuni.

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- La séance publique correspond à une réunion de l’Assemblée pendant les sessions. La
session peut être ordinaire, extraordinaire ou spéciale.
a. Le régime des sessions ordinaires

Au niveau du parlement, la constitution prévoit deux sessions ordinaires par année. La


première session devait commencer le premier Mardi du mois de Mai tandis que la seconde se
fait le dernier Mardi du mois de septembre de cette même année. La réunion du Parlement se
réalise de plein droit. Il n’y a pas lieu à convocation par le Président de la République.

b. Les sessions extraordinaires

La session extraordinaire du parlement se réalise soit à la demande du Président de la


République soit à la demande de la majorité absolue des députés mais non pas des Sénateurs.

La session extraordinaire devrait être ouverte sur un ordre du jour bien déterminé. La durée
de la session extraordinaire ne dépasse pas 12 Jours au maximum. La clôture de session
extraordinaire intervient à l’épuisement de l’ordre du Jour ou à défaut elle intervient à
l’expiration d’un délai de 12 jours à compter de la date délai réunion du Parlement.

Selon l’art 76 de la Constitution, les sessions extraordinaires sont ouvertes et sont closes par
un décret du Président de la République contresigné par le premier Ministre.

c. La réunion de plein droit

La réunion de plein droit est une session ou des réunions qui sont prévues directement par la
constitution. A cet effet les Assemblées se réunissent de plein droit en session spéciale le
deuxième Mardi qui suit la proclamation des résultats des élections législatives ou
sénatoriales pour procéder à la constitution du bureau permanent et des commissions.

d. La session spéciale du Sénat

Il faut préciser que le Sénat peut être réussi en session spéciale sur convocation du
gouvernement. Le Sénat discute des questions dont le gouvernement l’a saisi pour avis mais
dans ce cas, il n’a pas le droit d’examiner un texte de loi. C’est le cas de la réunion où le
gouvernement demande un avis sur le projet de développement économiques de grandes
importances.

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Paragraphe 5 Les attributions du parlement

Le parlement exerce à la fois la fonction législative et la fonction de contrôle du


gouvernement.

A. La fonction législative du parlement

Le parlement vote les lois organiques et les lois ordinaires. Toutes les opérations qui
devenaient concourir au vote de la loi s’inscrivent dans la procédure législative.L’élaboration
de la loi doit suivre des règles de procédure différentes suivant qu’il s’agit d’une loi ordinaire
ou des lois spécifiques comme les lois organiques ou les lois de Finances.

1. La procédure ordinaire

Selon l’art 86 de la constitution, l’initiative de la loi appartient concurremment au Premier


Ministre, aux députés, et aux sénateurs. Le premier Ministre dispose du droit d’initiative.
Tous les projets de loi sont délibérés en conseil des Ministres. La faculté dont dispose le
premier Ministre est en principe discrétionnaire autrement dit, la décision de déposer un projet
comme celle de refuser de déposer un projet ne peut être pas contesté ni être motivée. Même
les parlementaires ne peuvent obliger les membres de l’exécutif de déposer un projet de loi.

De toute façon, le gouvernement est libre de choisir devant quelle Assemblée le texte serai
déposé.

L’initiative de loi de député ou du Sénateur est appelée une proposition de loi. Cette
proposition de loi prend la forme d’un dépôt sur le bureau de la chambre à laquelle appartient
l’auteur de l’initiative de loi. Selon l’art 86 al 4 de la constitution précise que les propositions
de loi doivent être portées à la connaissance du gouvernement. Dans ce cas, le gouvernement
dispose d’un délai maximum de 30 jours avant que l’Assemblée, devant laquelle a été
déposée la proposition de loi, procède à son examen en vue de son adoption.

La volonté nationale suppose que tous les projets et les propositions de loi puissent être
discutés au sein des deux Assemblées. Toute discussion s’effectue conformément à l’ordre de
jour et selon les procédures complexes prévues par le règlement intérieur de chaque chambre.

Le droit d’amendement est reconnu pour les parlements selon la Constitution. L’amendement
peut être initié individuellement mais très souvent, les amendements sont proposés par

21
plusieurs [Link] vertu de l’art 86 al 6 de la Constitution, les amendements
formulés par les parlements ne sont pas recevables lorsque l’adoption de ces amendements
publiques soit pour conséquence d’une aggravation des dépenses publiques.

Dans l’alinéa 7 de l’art 86 de la Constitution, le gouvernement peut opposer l’irrecevabilité


aux amendements qui ne relèvent pas du domaine de la loi. Lorsqu’il y a un désaccord, la
Haute Cour Constitutionnelle peut être saisie à la demande du Premier Ministre ou du
Président de l’Assemblée concernée.

Tous les projets de loi et toutes les propositions de loi déposés sur le bureau d l’une des deux
chambres sont transmis d’une manière préalable à la commission spécialisée qui va
l’examiner. Les commissions compétentes doivent recueillir les informations nécessaires
relatives au projet ou à la proposition de loi en vue de l’amender. La commission concernée
devrait ensuite dresser un procès-verbal ou un rapport qui sert de base à la discussion de
l’assemblée en séance plénière dans les limites fixées par l’ordre du jour. L’adoption
définitive d’une loi doit comprendre plusieurs étapes procédurales.

a) La navette= L’allée et retour du projet de texte ou de loi

Elle fait partie d’une procédure normale de vote d’une loi. L’art 96 de la Constitution prévoit
une navette obligatoire qui pourra être limitée dans le temps. L’al 2 de l’art 96 a posé le
principe selon lequel la discussion a lieu successivement dans chaque Assemblée jusqu’à
l’adoption d’un texte unique. La navette parlementaire est en principe illimitée sauf l’initiative
du gouvernement.

b) La promulgation

La promulgation d’une loi relève de la compétence du Président de la République. La


transmission d’un texte adopté, au chef de l’Etat est une affaire du Président de l’Assemblée
Nationale. Le texte définitivement adopté est directement adressé au Président de l’AN qui est
chargé de l’envoyer au chef de l’Etat afin d’être promulgué ou pour être signé pu authentifier
par lui.

Dans ce cas, le délai de promulgation est fixé à trois semaines à compter de la date de l’envoi
de l’AN conformément à l’art 58 de la constitution malgache de 2010. Durant ce délai de
trois semaines, le Président de la République a la possibilité de demander au parlement une

22
nouvelle délibération du texte tout entier ou de certaines [Link], ce délai est
suspendu pendant la saisie de la HCC pour contrôler l’inconstitutionnalité.

2. La procédure spéciale

A côté de la procédure ordinaire, on peut avoir une procédure spéciale.

a) Procédure des lois de Finances

D’abord, il faut mentionner qu’il existe trois sortes de loi de Finances, loi de finance de
l’année, loi de finances rectificative (rectifiant la loi des finances de l’année) et la loi de
règlement qui intervient à la fin de l’exercice, constatant les résultats financiers de l’année
écoulée. La procédure d’adoption des lois de Finances est la même que pour les lois
ordinaires. Mais il y a quatre exceptions :

L’initiative reste toujours au gouvernement. En matière de loi des finances, il n’y a pas de
proposition de loi. Alors il ne peut s’agir que d’un projet de loi. L’alinéa 2 de l’art 88 de la
Constitution a bel et bien précisé que « sous l’autorité du premier Ministre, chef de
gouvernement, les ministres chargés des Finances et du Budget préparent le projet de loi de
Finance. »

Conformément à l’art 88 al 4 de la constitution, l’AN est toujours saisie en premier lieu du


projet de loi de finances. La constitution par cet art 88 al 4 confirme le rôle prépondérant de
la chambre des députés en matière budgétaire et conformément au principe du respect de
consentement à l’impôt. Le débat et l’adoption des lois de Finances sont soumis à des délais
rigoureux. Les deux chambres, haute et basse, disposent d’un délai maximum de 40 jours pour
examiner la loi de Finances à compter de la date de dépôt initial du projet devant l’assemblée
Nationale.

Dans le cas où les deux chambres n’arrivent pas à adopter cette loi de Finances ava nt la
clôture de la seconde session annuelle du parlement, le gouvernement va prendre une
ordonnance mettant en vigueur les dispositions de ce projet de loi de finances en tenant
compte ou non des amendements ou de certains d’entre eux adoptés par les deux chambres.

23
b) Les lois organiques

Dans le cas général, l’initiative de la loi organique appartient concurremment au


gouvernement et à l’une des deux chambres parlementaires. Il faut remarquer que le projet ou
la proposition de loi n’est pas tout de suite examinée. Le texte n’est soumis à la délibération
et au vote de la première Assemblée saisie qu’à l’expiration d’un délai d 15 jours après son
dépô[Link] discussion et l’adoption de loi organique respectent la même procédure que pour les
lois ordinaires.

A la différence de loi ordinaire, une loi organique ne peux être adoptée qu’à la majorité
absolue des membres composant chaque Assemblée. En cas de désaccord ente l’Assemblée
Nationale et le Sénat après deux lectures, c’est l’assemblée Nationale qui devrait statuer
définitivement à la majorité de 2/3 des membres qui la composent.

Dans le cas où le projet de loi organique n’est pas adopté par l’AN avant la clôture de la
session, alors le gouvernement peut mettre en vigueur ce texte par voie d’ordonnance.

B. La fonction de contrôle du gouvernement

Les Parlementaires peuvent contrôler le gouvernement par l’intermédiaire des demandes


d’information en posant des questions écrites ou orales et ne mettant en place des
commissions d’enquête. La fonction de contrôle du gouvernement peut aller jusqu’engager la
responsabilité du gouvernement par une motion de censure et une question de confiance.

1. L’information du parlement

La demande d’information fait par le parlement vis-à-vis du gouvernement est prévue par l’art
102 de la constitution en invoquant la question orale, écrite, l’interpellation ainsi que la mise
en place de la commission d’enquête.

a) Les questions du parlement

Les députés et le sénateur peuvent pose des questions aux ministres sur des problèmes
débattus qu’intéressent les activités de leur département. L’alinéa 1 de l’art 102 de la
constitution dispose que « Une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions

24
extraordinaires prévues à l’article 76, est réservée aux questions des membres du parlement et
aux réponses du gouvernement.

b) Les commissions d’enquête

Les commissions d’enquête sont mises en place pour recueillir certaines informations soit sur
des faits biens déterminés soit sur la gestion des services publics ou des entreprises publiques.

Les commissions d’enquête ont un caractère temporaire car leur mission devrait prendre fin
par le dépôt de leur rapport et au plus tard à l’expiration d’un délai de quatre mois à compter
de la date de leur mise en place. Les commissions parlementaires ne peuvent franchir
certaines seuils comme le ca de « secret défense », « secret affaire étrangère », « sécurité
intérieur et extérieur de l’Etat ».

2. La responsabilité du gouvernement

Les articles 100 et 103 de la constitution expriment la responsabilité politique du


gouvernement. L’article 100 prévoit ma question de confiance tandis que l’art 103 organise la
motion de censure. Le gouvernement n’engage pas sa responsabilité sur un programme ou une
déclaration de politique géné[Link] présentation des programmes de gouvernement ne fait
l’objet de suggestion de la part des députés. La motion de censure est un procédé qui engage
la responsabilité politique du gouvernement et qui pourrait aller jusqu’à l’obligation des
membres du gouvernement à déposer leur démission. La motion de censure offensive
nécessite un nombre de signature atteignant la moitié des membres composants l’Assemblée
nationale. Une fois signée, la motion de censure est remise au président de l’Assemblée
nationale suivie de la liste des signataires. A compter de la date du dépôt, aucune signature ne
peux être ajouté ni être retirée. Il appartient au président de l’Assemblée Nationale de notifier
la motion de censure au gouvernement et la faire afficher. Il y a un délai de 48 heures de
réflexion à l’expiration duquel un débat s’engage suivi d’un vote des deux tiers des membres
composant l’Assemblée Nationale, alors elle est adoptée. Dans ce cas, le Premier Ministre
remet la démission du gouvernement au Président de la République. Par contre, si la motion
de censure n’obtient pas la majorité de deux tiers, elle est rejetée. Donc le gouvernement reste
en place.

La question de confiance est posée par le gouvernement à l’encontre des députés. Par la
question de confiance, le Premier Ministre engage la responsabilité politique du

25
gouvernement, normalement sur un texte devant l’AN. Le débat est alors suspendu pendant 48
heures. Si la majorité absolue des membres de l’AN vote la défiance, le gouvernement remet
sa démission au Président de la République sinon les députées retiennent leur confiance au
gouvernement.

I. La haute Cour Constitutionnelle

D’abord, nous allons voir l’organisation de la HCC, sa composition et le statut des hauts
conseillers.

Paragraphe 6 L’organisation de la HCC

A. La composition de la HCC

Selon l’art 114 de la constitution, les membres de la HCC sont composés de 9 personnes :

- Trois nommés par le Président de la République


- Deux sont désignés par l’Assemblée Nationale
- Deux désignés par le Sénat
- Deux sont élues par le conseil supérieur de la magistrature

Le mandat des membres de la HCC est de 7 ans non renouvelable. Le président de la HCC est
élu par et parmi les membres de la HCC.

B. Le statut des hauts conseillers

A côté du Président, les autres membres de la HCC sont appelés les hauts conseillers. Les
hauts conseillers. Ils sont astreints de prêter serment devant le Président de la République et
devraient s’engager à bien et fidèlement remplir leur mission, à garder le secret des
délibérations et des votes, même après leur mandat à ne prendre aucune position publique.

La fonction des membres de la HCC est incompatible avec ma fonction de membre de


gouvernement, des parlements, de tout mandat public électif, toute autre activité
professionnelle rémunérée sauf l’enseignement ainsi que toute activité au sein d’un parti
politique ou au sein d’un syndicat.

Parag 2 : Les attributions de la HCC

26
La HCC exerce quatre fonctions à savoir

- Elle est l’autorité constitutionnelle


- Elle est le juge électoral
- Elle est le juge constitutionnel
- Et enfin la HCC est un arbitre des institutions

A – La HCC autorité constitutionnelle

La HCC est habilité par la constitution soit à émettre des avis dans certains cas précis soit à
prendre une décision dans d’autres. Les décisions ne sont susceptibles d’aucun recours et
s’impose à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives et juridictionnelles.

En tant qu’autorité constitutionnel la HCC intervient dans différents cas précis conformément
à l’art 50 de la constitution la HCC peut déclarer l’empêchement temporaire du Président de
la République. Selon l’art 51 de la constitution la HCC décide de la levée de l’empêchement
temporaire. D’après l’art 52 la HCC constate la vacance de la présidence de la république

L’alinéa 4 de l’art 47 de la constitution a précisé que la HCC constate le décès d’un candidat
avant le premier tour du scrutin de l’élection présidentielle, ou un cas de force majeur, qui
aurait pour conséquence un report de scrutin.

B- La HCC comme juge électoral

Il appartient à la HCC de recevoir les dossiers de candidature à la Présidence de la


République. Elle vérifie si les candidats remplissent les conditions nécessaires ou non. La
HCC rejette les candidatures qui n’ont pas remplis les conditions exigées. Elle devrait établir
la liste des candidats et proclame les résultats officiels de l’élection

La HCC es compétente une matière électorale selon la constitution. C’est cette compétence
dévolue par la constitution ; qui fait la HCC comme un véritable juge électorale. C’est
toujours la HCC qui est chargée de juger toutes les réclamations relatives à la liste des
candidats de l’élection Présidentielle ainsi que les réclamations relatives à la régularité des
opérations électorales de la présidentielle.

27
De même le contentieux des inégalités et des incompatibilités des élections législatives et
sénatoriales ainsi que toute contestation relative à toute élection des députés et des sénateurs.

La HCC est aussi compétente pour juger les réclamations relatives aux opérations
référendaires.

C- La HCC comme juge constitutionnel


En tant que véritable juge constitutionnel, la HCC vérifie à la demande du
gouvernement si le parlement n’a pas excédé sa compétence et va vérifier la conformité
de certaines normes à la constitution. Dans le 1er cas la HCC est juge régulateur des
compétences et en tant que être chargée de vérification de la conformité de certaines
normes à la constitution alors la HCC est le juge de la constitutionnalité des norme

1- La HCC comme régulateur des compétences

Lorsqu’il y a un désaccord entre le gouvernement et le parlement sur le caractère


législatif ou règlementaire d’un texte alors il appartient au premier ministre ou au
président de l’assemblée nationale ou président du sénat de saisir la HCC selon l’art
86 al.7 de la constitution ,la HCC devrait statuer dans un délai de 8 jours à compter de
la date saisine si l’irrecevabilité opposée par le premier ministre à une proposition de
la loi ou à au amendement parlementaire l’a été à raison ou à tort.
La HCC va constater sur un texte organiquement législatif ne comporte pas de
dispositions matériellement réglementaires.
La HCC, dans son rôle de régulation, devrait décider par préférence à la constitution,
pour déterminer la qualification législative ou réglementaire des matières sur
lesquelles carte le texte qui lui est soumis l’erreur de qualification qui avait pu être
commise à son sujet est réactive mais le texte subsiste toujours quelle que soit la
décision de la HCC.
2- La HCC comme juge de constitutionnalité des normes

Il est à noter que c’est la constitution elle-même que e institué un contrôle de la conformité à
ses dispositions d’un certain nombre de normes infra constitutionnelles. Selon les arts 116 al 1
et 117 de la constitution le règlement autonome, les lois organiques et les ordonnances ; les
lois ordinaires ainsi que les traités internationaux doivent être soumis au contrôle de la
constitutionnalité des lois. L’art 117 a précisé que le contrôle de la constitutionnalité est

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obligatoire pour toutes les lois organiques, les lois ordinaires et les ordonnances. La
caractéristique de l’intervention de la HCC est l’absence du recours possible c’est-à-dire dans
tous les cas, la HCC décide sans recours possible du sort du texte qui lui est définie.

D) La HCC comme arbitre des institutions

Au sein du système politique malgache, la HCC joue un rôle d’arbitrage. La HCC intervient
pour régler les conflits de compétence entre deux ou plusieurs institutions de l’Etat ou au
niveau du pouvoir centrale. De même La HCC est chargée de régler des conflits de
compétence entre l’Etat central et une ou plusieurs collectivités territoriales décentralisées

En grosso modo nous pouvons dire que compte tenu de pouvoir constitutionnel de la HCC les
membres de cette institution sont devenus un moyen entre les mains des autorités politiques
pour imposer leur [Link] actes de la HCC ont un caractère trop politique. D’où très
souvent les avis exprimés et les décisions prises par la HCC sont très critiques et deviennent
impopulaires. Il est à signaler que la feuille de route du 16 septembre 2011 a ajouté la 5èm
institution malagasy qui est le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de
Droit chargé de défendre la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit à Madagascar

Bibliographie
1. La constitution Malagasy de 2010
2. La constitution Malagasy de 2017
3. La constitution Malagasy de 1972
4. La constitution Malagasy de 1958
5–HCDDED

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