Les arthroses
Diagnostic-Traitement
Dr. CHAIBOU Badarou
PLAN
INTRODUCTION
I. GÉNÉRALITÉS
(Définition-intérêt-Epidemio -rappel anatomique-anatomie pathologieétiologies, étio-
pathogenie)
II. SIGNES
(type de description- formes cliniques)
III. DIAGNOSTIC
(diagnostic positif-diagnostic différentiel)
IV. TRAITEMENT
(buts- moyens- indication- surveillance)
V. ÉVOLUTION
(sans traitement- avec traitement)
CONCLUSION
INTRODUCTION
• L’arthrose est la plus fréquente des maladies articulaires
• Genou = site privilégié
• Source de douleur et handicap
• Son incidence sous estimée : peut être asymptomatique au début
• Lésion princeps : dégradation du cartilage ; Hyperactivité de l’os sous chondral
• sujet âgé +++
• Sujets moins âgés de plus en plus (pathologie axiales, trauma, activités
intenses)
INTRODUCTION
• Son entité pathologique a eu bien du mal à émerger
èmanifestations ont longtemps été considérées comme l’aboutissement physiologique du vieillissement
articulaire,
èaggravé peut-être : contraintes excessives secondaires à un surmenage ou à des déformations
constitutionnelles.
• Ce caractère inéluctable, laissant peu de place à une intervention thérapeutique => l’arthrose n’a guère
fait l’objet de recherche jusqu’à ces dernières décennies.
• Maladie de toute l’articulation (synoviale, ligaments, ménisques…)
• Moyennant toutes ces nouvelles données, une définition a récemment été proposée.
• Ainsi, plusieurs options thérapeutiques ont vue le jour ou ont été améliorées.
I. GÉNÉRALITÉS
1. Définition:
• Arthrose = résultante des phénomènes mécaniques et biologiques qui déstabilisent
l’équilibre entre la synthèse et la dégradation du cartilage et de l’os sous-chondral
au niveau d’une articulation
• Met en place les différents acteurs de la maladie qui interviennent simultanément et
à des degrés divers en fonction du site affecté.
2. Intérêt
• Epidémiologique: fréquentes
• Diagnostic : aisé, basé sur la clinique et l’imagerie
• Pronostic: précocité dc/ PEC
• Biomécanique: Maquet et Ficat : rôle nocif de la mauvaise répartition
des contraintes suite aux déviations axiales mécanique dans la genèse
des détérioration cartilagineuse.
• Thérapeutique: notion biomécanique = base de traitement
conservateur. Principalement les ostéotomies
3. Epidémiologie
• Arthrose symptomatique
• A. radiologique
• A. anatomique
• Mauvaise corrélation radio-clinique
3. Epidémiologie- Gonarthrose
• 1 sujet /100 entre 55 et 64 ans
• 2% H et 6,6% F
• En France : touche 15% des populations
• Souvent sous diagnostiquée puisqu’elle peut être asymptomatique (4,5 millions de
personnes)
• Dans sa forme primitive, apparait entre 55-60 ans
• 2/3 bilatérale
• 50% des sujets > 65 ans : radiologique
• 1,8 milliards d’euros/an
[Link] de risque
• Facteurs systémiques
• Âge
• Détérioration dégénérative des structures articulaires
• Sexe: - < 50 ans: H>F
- > 50 ans: F> H
• Susceptibilité génétique
• Étude Framingham: Existence d’une influence génétique dans l’arthrose
[Link] de risque
Facteurs biomécaniques locaux
• Traumatismes articulaires
• Lésions des ligaments croisés et lésions méniscales
è5-20 ans après méniscectomie: risque x 4.
• Activités professionnelles
• Activités sportives: Sports collectifs (football…) ; Sports de combat; Sports moins
traumatisants (course à pied, marathon…)
• Charge lourde, l’agenouillement et l’accroupissement augmentent le risque de GA FT et FP.
• Vices architecturaux; Inégalité des MI
[Link] de risque
• Obésité+++ si >10% du poids théorique
• L’IMC est directement et fortement corrélé au risque de développer une GA dans les 10 ans
suivants
• Au Maroc: risque x 3 si IMC > 30
5. Rappel Anatomique
• Le genou normal = articulation qui s’individualise sur le
plan anatomique et biomécanique
• Importance fonctionnelles des éléments capsulo-
ligamentaires assure toute stabilité du genou
- Leur atteinte è instabilité du Genou et influence tout ttt
conservateur
- Stabilité = donc élément d’indication thérapeutique
5. Rappel Anatomique
Structures:
LLI-LLE = stabilité frontal; LCA-LCP = sagittale et PAPI-PAPE = horizontale
- PAPI = corne post du MI, partie post du LLI, coque condyl int.; td reflechi du ½ M
=> Rôle dans le contrôle de la rot interne
- PAPE= coque [Link] +partie post du LLE+ td du poplité+ aponé du jumeau ext. =>
Contrôle rotat. Ext
- Pivot central :
=> action synergique avec les formation périphér. Il existe une action reciproque
entre LCA et Formation Interne en valgus-rot ext et LCP et [Link] en varus-rot. int
[Link] Anatomique
• Masse osseuses et cartilagineuses;
- Si intègres: mettent en tension les éléments capsulo-ligamentaires
- D’où: usure osseuse (tibiale et/ou condylienne) peut entraver la stabilité
D’où stabilité du genou dépend:
-De l’intégrité osseuse : congruence articulaire
et tension des partie molles
- l’integrité ligamentaire: maintient de cette
congruence par contention des pièces
osseuses.
Imagerie
• TDM
• IRM
• Arthroscan
[Link]écanique du genou
1. La fémoro-tibiale:
- 2 compartiments: où se repartissent d’importantes
contraintes mécaniques. (CI-PTI et CE-PTE)
- Valgus physiologique : 5-10•, valeur sans intérêt
pour la biom du genou
a) Axes biomécaniques:
- Axe anat femoral: sommet du GT-echancrure
intercondyl
- Axe méca fémoral: Ctete- echancrure intercondyl
- Axe anat tibial= axe mécanique = centre du
sommet des épines-centre mortaise TP
- Axe ant du membre= sommet du GT- ½ EIC- ½
MTP
- Axe mécanique du membre: TF-centre genou- ½
MTP
[Link]-pathogénie
[Link]énie
• Arthrose = lésion dégénérative et destructrice du cartilage consistant en:
- Déchire de la trame de collagène
- Nécrose et prolifération des chondrocytes
- Diminution de taille et concentration moléculaires
• Deux théories:
èbiochimique: perte de qualité des protéoglycanes dans un cartilage hyper-
hydraté qui n’arrive plus a assurer une repartions adéquate des contraintes.
è Mécanique: échappement des protéoglycanes due a une interruption 1ere
de la trame de collagène suite a des contraintes exagérées.
[Link]-pathogénie
[Link]énie
- Arthrose <= déséquilibre entre résistance cartilagineuse et
mauvaise répartition des charges subies
- Ficat: la chondrose mécanique et chondrose structurales
[Link]-pathogénie
[Link]énie
• Arthrose mécanique:
- l’augmentation des contraintes peut être due a un
défaut d’axe
- Les séquelles post-traumatiques (Fr mal réduites,
cals vicieux, ligaments, méniscales, cheville)
- Dysplasie hanche,=> transmission anormale des
contraintes
- Malformation pied et cheville ( pieds bot,
valgus…)
Troubles statiques:
- désaxation
- déséquilibre
- instabilités
Dysplasie: Surcharge:
=> Incongruence - Pondérale
des surfaces - Activités sportive
articulaire
Hyperpression professionnelles
sur le cartilage
Chondrose
=> arthrose
[Link]-pathogénie
[Link]énie
• Arthrose structurale
- Pathologie => fragilisation structure du cartilage: inflammatoire,
métabolique, enzymatique, hormonale
- Ostéochondrite disséquante,
- patho inflammatoires, infectieuses
- Arthropathie hémophilique
- Maladie de Paget
- Achronose
- Rhumatismales
- Nécrose aseptique, acromégalie, maladie de Wilson, sarcoidose, TBC
[Link]-pathologie
[Link]
• cartilage: - normal: lisse, blanc nacré, brillant et épais ;
- arthrosique: jaunâtre, ferme, aminci, érodé, ulcéré, mettant parfois l’os a nu
• Os: secondaires a l’atteinte du cartilage: è ostéophytes (périphérie, jonction
synoviocartilagineuse); ostéosclérose (zones d’hyperpression); géodes
• Ménisque: au stades évolués : aplati, fissurer
• Synoviale: normale ou signes d’inflammation modérée, hyper-vx, + villosités opaques,
parfois épaisses,
[Link]-pathologie
[Link]
• Cartilage: aspect dépend du siège. Ainsi: Fissuré dans la zone de dénudation osseuse et
Démasquage dans la zone des ostéophytes
• Ostéophytes: 2 types:
- Marginaux : formés par prolifération d’un tissu d’origine synovial, différencié et ossifié en
profondeur (de type enchondral)
- Sub-articulaire: prolifération d’un tissu conjonctif médullaire, qui traverse la plaque osseuse sous
chondrale. La couche calcifiée envahit et détruit ensuite la couche moyenne du cartilage.
• OSC: condensé, par apposition ostéoblastique active et prolifération de la moelle qui se
métaplasie par endroit, en ilot cartilagineux ou osseux.
• Synoviale: scléreuse, parfois subit une métaplasie chondrale. Peut la capsule articulaire
posterieure è rétraction.
CLASSIFICATION
Tableau : Stades radiologiques d’arthroses selon KELLGREN et LAWRENCE
Grades Classification Descriptions
0 Normale Aucune
1 Douteuse Ostéophytes de signification douteuses
2 Minime Ostéophytes nets, sans modification de l’interligne articulaire
3 Modérée Ostéophytes nets et diminution de l’interligne articulaire
Pincement sévère de l’interligne articulaire + sclérose de l’os
4 Sévère
sous chondral
[Link] DES SIGNES
Les gonarthroses
[Link]: Gonarthrose fémoro-tibial sur déviation axiale type genou varum
• Très fréquente chez la femme : 2/3 des cas
• Surcharge pondérale +++
• Age moyen : 65 ans
• Interrogatoire:
èdouleur: - évolution lente,
- d’apparition tardive, devenant de + en + précoce,
- limitant le PM,
- Mécanique; nocturne et parfois insomniante,
- siège a l’interligne FT, en position debout prolongée ou a la descente et montée des
escaliers.
èSyndrome d’instabilité: - subjective: sensation de déboitement,
dleur violente et brève, amyotrophie quadricipitale et anxiété
- objective: interdit la marche sans aide,
activités en terrains accidentés deviennent difficiles
èhydarthrose a répétions
ècraquement
èMontée et descente d’escaliers; accroupissement difficile;
èPérimètre de marche diminue, tuteur externe
L’examen à la Marche
• Marche:
• boiterie?
• Tuteur externe?
• déformation axiale a l’appui?
• dérobement varisant
• EVA, Score WOMAC , IKS score
L’examen debout
• Inspection:
• Déviations axiales des MI:
• genou varum, distance inter-
condylienne
• Gonflement du genou
En décubitus dorsal
• Genou augmenté de volume par pannicule
adipeux ou épanchement ou déformation des
extrémités osseuses dans formes évoluées
• Signe du rabot
• Épanchement articulaire (choc rotulien, signe
du flot)
• Kyste poplité
• L’extension et/ou la flexion (distance
talon-fesse) sont douloureuses et/ou
limitées dans la majorité des cas
• Douleur diffuse sur l’interligne médial
• Laxités ligamentaires
• Manœuvre méniscale
• Amyotrophie quadricipitale (mesure
comparative du périmètre quadricipital)
• L’examen ostéo-articulaire complet +++
• Tout genou gonflé doit être ponctionné:
• Intérêts multiples:
• Soulager le patient immédiatement
• Évacuer les cytokines inflammatoires, les débris ostéo-
cartilagineux…
• Analyser le liquide:
• cytologie, Bactério, cristaux
• mécanique, visqueux (signe du fil) avec <2000 cellules /mm3
• Parfois infiltration cortisonique
[Link] paraclinique
Les radiographies à demander: 2 genoux
• Face en charge
• Profil
• Schuss (flexion 30° en postéro-antérieur)
• Défilés fémoro-patellaires à 45° de flexion
• télémetrie
Bilan radiologique
• Rx des 2
genoux en
charge f/p
• Cliché en
Appui
monpodal
• Clichés dynamiques avant pose de PTG.
• Arthrose fémoro-tibiale médiale du genou
droit. Clichés dynamiques en varus (a) /
valgus (b).
• Le pincement fémoro-tibial médial est
réductible en valgus (b) : il n'y a donc
• pas de rétraction du plan ligamentaire médial
et donc pas de nécessité de libération
chirurgicale ligamentaire médiale.
Bilan radiologique
• Profil en extension
• Shuss: flexion a 30• face : majorant le
pincement articulaire
Télémétrie (pangonogramme)
• Axe mécanique du membre: TF-
centre genou- ½ MTP
• L'angle de déviation angulaire
global est l'angle CI–IC′ du patient,
mesuré . 0•.
• L'angle de déviation angulaire
corrigé est de 2• (DAC = DAG +
DAP, soit 0 + 2•). Il s'agit
• donc d’une déviation de 2• dans le
sens du varus par rapport à la
normale
Signes radiologiques
Signes cardinaux:
• Pincement de l’interligne
• Condensation sous chondrale
• Arthrose FP
• Calcul pente tibial (8-10•)
• Ostéophytes marginales
• Mesure de la hauteur de l’interligne articulaire +++
• Géodes sous chondrales • Hauteur normale
* en interne : 4,9 mm H, 4,5 mm F
(rares)
* en externe: 5,8 mm H et 4,8 mm F
Autres imageries
• L’échographie: synovite, épanchement, kyste…
• Scanner : étude précise du cartilage
• L’arthroscanner: technique invasive
• IRM et arthro-IRM :
-Lésions chondrales profondes+++
-Qualité et volume du cartilage
-Lésions chondrales superficielles
-Diagnostic différentiel au cours des poussées de
chondrolyse
Classification d’Albach
Pincement <50%
ou
[hauteur <3mm]
Classification d’Albach
1 2
Pincement <50% Pincement
ou global, 100%
[hauteur <3mm]
Classification d’Albach
1 2 3
Pincement <50% Pincement Usure osseuse
ou global, 100% modérée [0-5mm]
[hauteur <3mm] ou
[Cupule <5mm]
Classification d’Albach (autres class existent: Laurence, Menkes…
1 2 3 4
Pincement <50% Usure osseuse Usure osseuse
Pincement
ou modérée [0-5mm] moyenne
global, 100%
[hauteur <3mm] ou [5-10 mm]
[Cupule <5mm]
Stade 5: associe une subluxation
[Link] cliniques
• Primitive ou secondaire
• Localisation
- AFT interne
- AFT externe :
- AFP ( sur instabilité, post trauma …)
- Tri-compartimentale ou globale
• Déviations axiale:
- Sur genu varum
- Sur genu valgum
- Normo-axé
Formes cliniques
Gonarthrose fémoro-tibiale
externe
• Plus rare que la gonarthrose FTI
• Genu valgum
[Link] cliniques
Gonarthrose fémoro-patellaire
• L’atteinte externe est très fréquente
• Douleur à la face antérieure du genou
• Déclenchée par toutes les manœuvres de mise
en extension du genou (station assise prolongée
« signe du cinéma », descente des escaliers,
marche en terrain inégal…)
[Link] cliniques
Gonarthrose fémoro-tibiale externe
• L’examen : Douleur réveillée par
• l’extension contrariée de la jambe
• La pression de la rotule sur le genou
fléchi
• Le toucher rotulien
• Le signe du Rabot
[Link] cliniques
Formes secondaires à une altération d'un élément articulaire :
• Séquelle de traumatisme : fracture articulaire (rotule, plateau tibial ou
condyle), entorse grave (en particulier rupture ancienne du LCA),
lésion traumatique des ménisques
• Chondromalacie rotulienne
• Ostéochondrite disséquante
• Ostéonécrose du condyle interne
• Arthrites septiques ou inflammatoires
III. DIAGNOSTIC
[Link] positif:
- Clinique +
- imagerie ++
2. Diagnostic differentiel:
• Devant des douleurs des genoux:
üLésions de voisinage
üTendinopathie: tendon rotulien ou la patte d’oie…
üBursite pré-rotulienne
üLésions osseuses tibiales ou fémorales : tumeurs osseuses, fissures,
ostéites, ostéonécrose, algodystrophie
üPathologie du creux poplité: phlébite
üLes douleurs projetées
üDouleurs coxo-fémorales
üRadiculalgies (L3-L4) ou cruralgie tronculaire
[Link] différentiel:
• Gonarthrose en poussée congestive:
üArthrite septique
üArthrite microcristalline (CCA, goutte)
üArthrite d’origine inflammatoire
üSynovite villonodulaire
Les coxarthroses
Coxarthrose primitive
• Femme, 60 ans
• 2 fois moins fréquente que la gonarthrose
• Bilatérale dans 45 – 50% des cas
• Signes fonctionnels:
• Douleur inguinale, postéro-externe, irradie vers la cuisse
• Peut se limiter au genou (15%)
• Type mécanique (dérouillage matinal)
• Boiterie, raideur
• Gène fonctionnelle (diminution du PM, activités
quotidiennes)
Coxarthrose primitive
• Examen physique:
• Debout: marche
• Raccourcissement
• Flessum, amyotrophie d la cuisse
• Limitation des mouvements
• Moyen fessier+++
Coxarthrose primitive
• Radiologie: bassin face + faux profil de Lesquene
• Diagnostic facile: douleur souvent en retard sur les lésion
• _Pincement, osteophytes, condensation, geodes
,l
Coxarthrose destructrice rapide
• Femme, 65 ans
• Douleur disproportionnée par rapport à la radiologie
• Chondrolyse rapide (2mm/an)
Coxarthrose primitive
Traitement
• Économie articulaire
• Repos relatif: réduire la marche…
• Port de paire de talonnette élastique
• Prévention du flessum
• Port d’une canne du coté sain
• Réduction pondérale +++
• Sports interdits, sauf natation et bicyclette
Coxarthrose primitive
Traitement
• Traitement médical
• Paracétamol: première intention (3 à 4g/j)
• Para morphinique: Tramadol
• AINS: traitement de choix, mais problème de tolérance
• Anti-arthrosique d’action lente (Piasclidine…)
• Infiltrations intra-articulaires sous contrôle scopique
• Rééducation fonctionnelle: lutte contre l’enraidissement, le flexum et
l’amyotrophie
Coxarthrose polaire supérieure
Coxarthrose centrale et postérieure
sur une conformation en coxa vara et retrorsa
Coxarthrose sur dysplasie
Nécrose de la tète fémorale
Coxarthrose primitive
Coxite inflammatoire SPA
Séquelle de coxalgie
Coxite sur PR
Coxarthroses secondaires
Figure . Dysplasie de hanche. Femme de 35 ans présentant
une dysplasie acétabulaire bilatérale par défaut de
couverture, des douleurs mécaniques et une boiterie sont
présentes à gauche. Sur la radiographie de bassin de face (A)
l’angle CE est de 20° à gauche, alors que sa valeur normale
devrait être de 30°-35°. Une ostéotomie périacétabulaire est
pratiquée. Radiographie à une année d’évolution (B)
montrant la restitution de la couverture de la tête fémorale.
L’angle CE postopératoire est de 35°. Les douleurs ont
complètement disparu.
Coxarthroses secondaires
Figure . Homme de 34 ans souffrant de spondylarthrite ankylosante.
Image typique de coxa profunda avec limitation douloureuse de la
mobilité de la hanche gauche (A). Une luxation chirurgicale ouverte
de la hanche permet une réduction du rebord acétabulaire (B) suivi
d’une refixation du labrum à l’aide de petites ancres métalliques
(flèches). L’ostéotomie du grand trochanter nécessaire à la luxation
est refixée en place à l’aide de deux vis.
Figure . Signe du croisement. Sur une radiographie de face de hanche normale (image de
gauche) le rebord postérieur de l’acétabulum est proéminent, il est latéral et le rebord
antérieur est médial. En cas de rétroversion acétabulaire (image de droite), le rebord
antéro-supérieur devient latéral, il est proéminent et se croise plus distalement avec le
rebord postérieur, c’est le «signe de croisement» ou «cross over sign» (flèche).
Coxarthroses secondaires
Figure 4. Impingement. Radiographie de bassin de face d’un patient présentant une perte de sphéricité des
deux têtes fémorales. La forme ovale des têtes fémorales avec formation d’ostéophytes au bord supéro-
externe entraîne un effet came lors de l’abduction (A). Le traitement chirurgical «conservateur» dans un tel
cas consisterait en une résection de la zone proéminente à la périphérie de la tête fémorale. Ceci est possible
par voie ouverte (B) (luxation chirurgicale de la hanche). Une autre alternative serait de procéder par
arthroscopie (C)
IV. TRAITEMENT
1. Buts
• Supprimer la douleur
• Récupérer la fonction du membre
• Stabiliser le processus arthrosique
• Obtenir une articulation stable mobile et indolore
Principe:
• Ce traitement doit être adapté au patient,
• Ne pas laisser passer l’heure de la chirurgie, soit préventive visant à
corriger un défaut d’axe, ou de remplacement prothétique lorsque le
traitement médical ne fait plus effet.
[Link]
2.1. Médicamenteux:
• Antalgiques (paliers)
• AINS : courte durée
• Infiltration des corticoïdes: effet remarquable dans certaines arthroses avec
épenchement. Risque d’arthrite, fragilisation osseuse. Intervalle 3-6 semaines
• Chondroprotecteurs ou anti-arthrosiques à action lente: Diacérhéine,
insaponifiable de soja, chondroïtine sulfate et glucosamine.
• Injections d’acide hyaluronique :
2. Moyens
[Link] non médicamenteux
• Règles hygièno- diétetiques (illusoire?)
• Ménagement du genou ( réduction du poids impérative, canne,
repos allongé 1-2h pas de marche inutile)
• Kiné: combat les attitudes vicieuses, mauvaise posture.
• Balnéothérapie
2. Moyens
2.3. Chirurgicaux
• Conservateurs:
è ostéotomies
è Arthroscopie:
• Non conservateur: è arthroplasties
Arthroscopie
Permet dans les arthroses peu évoluées:
• lavage articulaire, ablation de corps étrangers
libres,
• Régulariser un ménisque,
• perforations de type Pridie Classification arthroscopique de
l’ostéochondrite dissequente
• adaptée à des arthroses modérées,
• si la déviation angulaire est inferieure à 15°,
• en l'absence de laxité du genou
• peut être associée à l'ostéotomie de réaxation,
• soit dans le même temps opératoire, soit de façon
séparée.
• rarement utile et réservée aux échecs mécaniques
des ostéotomies.
Greffe cartilagineuse: mosaïque-plastie
Figure 4. Impingement. Radiographie de bassin de face d’un patient présentant une perte de sphéricité des
deux têtes fémorales. La forme ovale des têtes fémorales avec formation d’ostéophytes au bord supéro-
externe entraîne un effet came lors de l’abduction (A). Le traitement chirurgical «conservateur» dans un tel
cas consisterait en une résection de la zone proéminente à la périphérie de la tête fémorale. Ceci est possible
par voie ouverte (B) (luxation chirurgicale de la hanche). Une autre alternative serait de procéder par
arthroscopie (C)
Ostéotomies Tibiales de valgisations
• but : corriger le défaut d'axe dans le plan frontal et de diminuer ainsi
les contraintes excessives sur un compartiment fémoro-tibial
• Les 2 techniques de valgisation les plus utilisées: soustraction
latérales ou ouverture interne
• les axes mécaniques postopératoires du fémur et du tibia doivent
réaliser un genu valgum de 3 à 6° (par rapport au genu valgum
anatomique moyen, il y a donc un excès de correction de 1 à 4°).
• Matériels: plaques (lame-plque, plaque en T, en L, Puddu,
verrouillables…..), agrafes, fixateur externe
OTV (ouverture interne)
• Décubitus dorsal, table ordinaire, garrot
• Abord : de 5 .à6 cm de longueur, situé à 5
cm sous l'interligne articulaire
• Amplificateur de brillance
• le trait d’ostéotomie : deux broches.
• Les deux traits de coupe effectués en
laissant une charnière latérale d'au moins
10 mm en place
Exemples d’ostéotomie T. interne d’ouverture
• Indice de comblement
Ostéotomie fémorale interne de varisation (fermeture)
• But: limiter la dégradation du compartiment arthrosique en modifiant la répartition des
contraintes dans le genou.
• Matériel
- Viseur.
- Lame-plaque à 90◦ et dont la longueur de lame est de 50 à
70 mm. La plaque doit être suffisamment longue pour avoir
- trois vis bicorticales au moins au-dessus du foyer d’ostéotomie.
- Broches-guides 20 ou 25/10.
- Amplificateur de brillance
• Abord interne (Gernez interne)
ostéotomie
Lame-plaque
Broches guides:
- Interligne Attention au cal vicieux : positionnement
- 2 cm au dessus de l’interligne plaque
- Jonction cartilage troch et cortical
Etapes de l’Ostéotomie fémorale de varisation (fermeture) ;Mac Dermott [reprise par Wang
Ostéotomie fémoral de varisation (Ouverture externe)
• Elle a été décrite par Puddu
• Matériels:
• Plaque externe avec cal en céramique ou plaque de
Puddu.
• Viseur.
• Jack opener
• amplificateur de brillance
• Abord : Gernez externe
Broche guide Jack opener
mesure
plaque
Autres ostéotomies
• OF externe de valgisation (soustraction)
• Ostéotomies de rotation
• Ostétomies de flexion, ou d’extension
• Otéotomies tibales
ostéotomies
Arthroplasties
1. Arthroplasties uni- compartimentales
• But : restituer le morphotype du patient tel qu'il était Patin fémoral
avant l'usure arthrosique.
• P. re-surfaçage. Ne remplaçant que la partie usée du
genou.
• Non congruentes.
• Déformation axiale constitutionnelle inferieure à 4°
• critères de pose : Plateau tibial
- Intégrité des ligaments périphériques et du pivot
central
- Pas de surcharge pondérale
- Pas de lésion cartilagineuse des autres compartiments
- Amplitudes articulaires normales.
Exemple post-op
Autres PUC
Usure en miroir
Le + souvent non chirurgicale
Si necessité: PTG, PFP
Indication des PUC
- Arthrose uni-compartimentale
- Genou stable (LCA intact)
- Varus tibial épiphysaire < 5•
- Chirurgien expérimenté
Resurfacage limite
Ligaments intact
Tres bon résultats
Mais esperence de vie limitée
Avec beauc d’echec après 8 ans
[Link]
But:
• Corriger les déformations des membres
inferieurs
• - Donner une mobilité satisfaisante
• - Supprimer la douleur
• - Rendre un genou stable dans tous les
plans.
Prothèse totale du genou conservant LCP
Prothèse totale du genou postéro-stabilisé
[Link]
Technique opératoire PTG
Indications de PTG
Morphotype
• Gonarthrose globale évoluée normo-axée
• Gonarthrose interne sur genou varum :
èsi elle s’accompagne d’une destruction d’un autre interligne (externe ou
fémoro-patellaire).
ès’il existe une laxité antérieure témoin d’une lésion du ligament croisé
antérieur,
èÂge > 60 ans.
• Gonarthrose externe sur genou valgum :
èsi destruction d’une autre interligne (interne ou fémoropatellaire).
èSi âge > 60 ans
Indications de PTG
• Une destruction articulaire :PR, ou SPA
• La nécrose du condyle
• Les gonarthroses post-traumatiques: d’origine ligamentaire ou
osseuse,
• arthrites hémophiliques
• genou, raide et douloureux, est fixé en flexum.
Indications de PTG
Dans les désaxations frontales importantes :
• genou varum ou valgum essentiels de plus de15°,
• il est habituel de recourir à une prothèse totale postéro-stabilisée, car le
ligament croisé postérieur est soit absent.
• Dans certains cas de désaxations très importante ou de dislocation, une
prothèse plus contrainte ou même de type charnière peut être indiquée.
• Gonarthrose sur cal vicieux d’une ostéotomie tibiale ou fémorale:
Contres- indications de PTG
Elles sont d’ordre général ; régional ou local.
• Générales: insuffisance majeure cardio-respiratoire, rénale, hépatique ou cérébrale
• Régionales: insuffisance vasculaire, artérielle ou veineuse majeure = contre
indication temporaire ou définitive.
• Les contres indications locales sont la conséquence :
- D’un mauvais état trophique cutané avec multiples cicatrices anciennes.
- D’une infection articulaire ou osseuse évolutive.
- D’une destruction irréparable du système extenseur.
Surveillance post-opératoire
- générale
- constantes hémodynamiques
- locale
- plaie et pansement
- drainage (quantité et qualité)
- chaleur et mobilité du pied
- immobilisation par attelle
- glaçage
Suites post-opératoires
- lever précoce et marche à J2
- appui complet immédiat
- rééducation
- récupération des amplitudes
- récupération schéma de marche
- réveil et renforcement musculaire
- prévention anti thrombose
- HBPM
- bas de contention
- surélévation pieds du lit
V. ÉVOLUTION
Evolution : variable
Sans traitement
• Évolution lente
• Évolution par poussées
• Évolution rapide : gonarthrose destructrice rapide : destruction totale du
cartilage d’une seule tenue en moins de 24 mois
Poussée synoviale ou congestive
• Synovite localisée liée à une irritation ou une traction mécanique (périméniscite,
ou contact avec les ostéophytes)
• Synovite diffuse : synovite poubelle
• Mauvais pronostic car entraîne une chondrolyse
Poussée osseuse
• l’IRM permet de montrer trois types de lésions:
• Des images d’œdème non spécifiques (77% gonarthroses)
• Des fissures de contrainte sous chondrale
• Des images de nécrose de contrainte : évolution péjorative de certaines fissures
sous chondrales
• Mauvais pronostic
• Savoir la dépister pour mettre le genou en décharge
Poussée meniscale
• Lésions méniscales dégénératives fréquentes au cours de l’arthrose
• Une lésion méniscale peut émailler l’évolution d’une gonarthrose et la rendre
douloureuse alors qu’elle était parfaitement ou correctement tolérée
• La douleur interne intermittente souvent liée aux mouvements de torsion est
habituelle dans les lésions méniscales internes dégénératives.
• Les blocages sont exceptionnels
Traitée
• Complications possibles
- immédiates
- hémorragie per et post-opératoire: hémostase
- atteintes neurologiques (sciatique poplité externe)
- malposition des implants: faute technique, reprise
- raideur post-opératoire
- laxité voire luxation
- infections précoces: lavage et antibiothérapie
• secondaires
- infections: 2 à 3 %
- nécrose cutanée: 1 %
- thrombo-embolie +++ (30 %)
- décompensations de tares
- algodystrophie
• tardives
- usure et métallose
- descellement
- fracture d’implant
Complications d’ostéotomies
• phlébites ,
• pertes de correction
• non consolidations.
• possibilité de parésie du SPE (ostéotomies tibiales de fermeture
externe )
• syndrome compartimental par fermeture de l'aponévrose jambière.
• complications infectieuses (rares)
CONCLUSION
• Affection fréquente et souvent invalidante
• La gonarthrose : prise en charge globale, associant des mesures
pharmacologiques et non pharmacologiques
• Attention aux AINS au long cours
• Traitements locaux +++
• Anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente
• La chirurgie +++ au bon moment
• Future: greffe de cartilage, chondroprotecteurs