Résumé de cours
Modélisation mathématique
Licence Mathématiques et Physique
Université THOMAS SANKARA — Année 2024-2025
Contenu du document
— Équations différentielles scalaires et modèles de population
— Systèmes dynamiques 2D : linéarisation, stabilité, portraits de phase
— Systèmes dynamiques discrets
— Modèles économiques (monopole, duopole de Cournot)
— Méthodes de calcul et astuces de résolution
Document rédigé pour accompagner les 17 exercices du TD de modélisation.
Version corrigée et enrichie — Mai 2025
Résumé de cours — Modélisation mathématique Licence MP
Table des matières
1 Équations différentielles scalaires et modèles de population 2
1.1 Modèle exponentiel (Malthus) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Modèle logistique (Verhulst) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Modèle de Gompertz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Modèle SIS (épidémiologie) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Modèle avec pêche (prélèvement proportionnel) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Analyse qualitative d’une EDO scalaire y ′ = f (y) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Systèmes de deux équations différentielles 5
2.1 Linéarisation et classification des équilibres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Nullclines et portrait de phase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Modèle proie-prédateur (Lotka-Volterra) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4 Modèle de compétition interspécifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.5 Système avec rotation (type Exercice 2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.6 Compléments théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 Systèmes dynamiques discrets 8
4 Modèles économiques 8
4.1 Monopole simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2 Monopole multi-usines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.3 Discrimination par les prix (3e degré) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.4 Duopole de Cournot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5 Méthodes de calcul et astuces 10
5.1 Résolution de l’équation logistique par changement de variable . . . . . . . . . . 10
5.2 Estimation de la capacité limite à partir de données . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.3 Coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.4 Tableau récapitulatif des modèles de population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
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1 Équations différentielles scalaires et modèles de population
1.1 Modèle exponentiel (Malthus)
Définition 1.1: Équation de Malthus
La croissance d’une population N (t) sans contrainte de ressources est modélisée par :
dN
= rN (t), r ∈ R.
dt
Proposition 1.1: Solution et propriétés
Avec la condition initiale N (0) = N0 :
— Solution explicite : N (t) = N0 ert .
— Si r > 0 : croissance exponentielle illimitée, limt→+∞ N (t) = +∞.
— Si r < 0 : décroissance exponentielle vers l’extinction, limt→+∞ N (t) = 0.
ln 2
— Temps de doublement (si r > 0) : t2 = .
r
Exemple 1.1: Exercice 12 — Projections démographiques
Application directe : taux de natalité n, taux de mortalité m, alors r = n − m (en pour mille).
La population à l’instant t est N (t) = N0 ert .
1.2 Modèle logistique (Verhulst)
Définition 1.2: Équation logistique
La croissance logistique introduit une capacité biotique K :
dN N
= rN 1 − , r > 0, K > 0.
dt K
Proposition 1.2: Points d’équilibre et stabilité
— N ∗ = 0 : équilibre instable (répulsif) si r > 0.
— N ∗ = K : équilibre stable (attractif).
— Solution explicite avec N (0) = N0 :
KN0
N (t) = .
N0 + (K − N0 )e−rt
Méthode 1.1: Temps de passage
Le temps nécessaire pour passer de N1 à N2 (avec 0 < N1 < N2 < K) est :
1 N2 (K − N1 )
t = ln
r N1 (K − N2 )
Application : Exercice 1, question 4.
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Proposition 1.3: Propriétés qualitatives
N′
N
— Taux de croissance per capita : =r 1− −−−→ 0.
N K t→∞
— Point d’inflexion de la courbe N (t) en N = K/2 (croissance maximale).
— limt→+∞ N (t) = K : la population se stabilise autour de la capacité biotique.
Attention 1.1: Comportement selon la condition initiale
— Si 0 < N0 < K : croissance sigmoïde vers K.
— Si N0 > K : décroissance vers K.
— Si N0 = K : équilibre stationnaire.
— Si N0 = 0 : extinction (équilibre instable).
Application : Exercice 1, questions 7 et 8.
1.3 Modèle de Gompertz
Définition 1.3: Équation de Gompertz
dy y
= −αy ln , α > 0, K > 0.
dt K
Proposition 1.4: Solution et propriétés
— Points d’équilibre : y = 0 (instable) et y = K (stable).
y(0) −αt
— Solution explicite : y(t) = K exp ln e .
K
— Point d’inflexion en y = K/e (plus précoce que la logistique où il est en K/2).
— La croissance est asymétrique : rapide au début, ralentissement progressif.
Exemple 1.2: Exercice 7 — Comparaison avec la logistique
Le modèle de Gompertz est pertinent pour des populations où le freinage de croissance s’opère
très tôt (tumeurs, certaines populations animales).
1.4 Modèle SIS (épidémiologie)
Définition 1.4: Équation SIS
Soit N constant la population totale et y(t) le nombre d’infectés. Le modèle SIS s’écrit :
dy
= (αN − β)y − αy 2 ,
dt
où α > 0 est le taux de transmission et β > 0 le taux de guérison.
Proposition 1.5: Forme logistique et nombre de reproduction
dy y
C’est une équation logistique = ry 1 − avec :
dt K
αN − β β
r = αN − β, K= =N− .
α α
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Le nombre de reproduction de base est :
αN
R0 =
β
— Si R0 < 1 (αN < β) : y = 0 est stable, l’infection s’éteint.
— Si R0 > 1 (αN > β) : l’équilibre endémique y ∗ = K est stable.
Exemple 1.3: Exercice 15 — Estimation de la population
À partir des données et de la valeur asymptotique K, on identifie N = K + β/α.
1.5 Modèle avec pêche (prélèvement proportionnel)
Définition 1.5: Logistique avec effort de pêche
dN N
= rN 1 − − EN, E > 0.
dt K
Proposition 1.6: Équilibres et stabilité
— N ∗ = 0 : toujours stable si E > r (extinction), instable si E < r.
E
— N∗ = K 1 − : existe et est stable ssi E < r.
r
Proposition 1.7: Rendement équilibré
E
Le rendement à l’équilibre est Y = EN ∗ = EK 1 − . Il est maximal pour :
r
r rK
Eopt = , Ymax =
2 4
Application : Exercice 11, question 5.
Attention 1.2: Seuil critique
Si E ≥ r, la population s’effondre vers 0 (extinction). C’est une bifurcation de transcritique
en E = r.
1.6 Analyse qualitative d’une EDO scalaire y ′ = f (y)
Méthode 1.2: Méthode systématique
1. Équilibres : résoudre f (y ∗ ) = 0.
2. Stabilité linéaire : calculer f ′ (y ∗ ).
— f ′ (y ∗ ) < 0 : stable (attractif)
— f ′ (y ∗ ) > 0 : instable (répulsif)
— f ′ (y ∗ ) = 0 : cas inconclusif
3. Si f ′ (y ∗ ) = 0 : étudier le signe de f (y) au voisinage de y ∗ .
— f (y) > 0 à gauche et f (y) < 0 à droite : stable
— f (y) < 0 à gauche et f (y) > 0 à droite : instable
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— même signe des deux côtés : semi-stable
4. Portrait de phase : droite réelle avec flèches indiquant le sens de variation.
Exemple 1.4: Exercice 6 — x′ = x2 (1 − Kx)
Équilibres : 0 et 1/K. On a f (x) = x2 (1 − Kx), donc f ′ (0) = 0 (cas limite). Étude du signe :
— Pour x < 0 : f (x) > 0 (croissance vers 0)
— Pour 0 < x < 1/K : f (x) > 0 (croissance vers 1/K)
Donc 0 est semi-stable (attractif à gauche, répulsif à droite). L’équilibre 1/K est stable car
f ′ (1/K) = −1/K < 0.
Définition 1.6: Bassin d’attraction
Le bassin d’attraction d’un équilibre stable y ∗ est l’ensemble des conditions initiales y0 telles
que limt→+∞ y(t) = y ∗ .
2 Systèmes de deux équations différentielles
2.1 Linéarisation et classification des équilibres
Définition 2.1: Matrice jacobienne
Pour le système x′ = F(x) avec x = (x, y) et F = (F, G), la matrice jacobienne en un point
(x, y) est :
∂F ∂F
∂x ∂y
J(x, y) = ∂G ∂G
∂x ∂y
Méthode 2.1: Classification par les valeurs propres
En un équilibre x∗ , on calcule les valeurs propres λ1 , λ2 de J(x∗ ) :
Nature des λ Type d’équilibre
Réelles, λ1 < λ2 < 0 Nœud stable (attractif)
Réelles, 0 < λ1 < λ2 Nœud instable (répulsif)
Réelles, λ1 < 0 < λ2 Point selle (instable)
Complexes, ℜ(λ) < 0 Foyer stable (spirale attractif)
Complexes, ℜ(λ) > 0 Foyer instable (spirale répulsif)
Complexes, ℜ(λ) = 0 Centre (stabilité indéterminée par
linéarisation)
Attention 2.1: Cas des centres
Lorsque ℜ(λ) = 0 (valeurs propres imaginaires pures), la linéarisation ne permet pas de
conclure sur la stabilité. Il faut alors :
— Chercher une intégrale première H(x, y) = cste (conservation d’énergie).
— Utiliser une fonction de Lyapunov.
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2.2 Nullclines et portrait de phase
Définition 2.2: Nullclines
— x-nullcline : courbe où x′ = 0 (tangentes verticales aux trajectoires).
— y-nullcline : courbe où y ′ = 0 (tangentes horizontales aux trajectoires).
Les équilibres sont les intersections des nullclines.
Méthode 2.2: Esquisse d’un portrait de phase
1. Tracer les nullclines et repérer les équilibres.
2. Déterminer le signe de x′ et y ′ dans chaque région.
3. Placer les flèches directrices (sens du champ de vecteurs).
4. Classifier chaque équilibre (jacobienne).
5. Esquisser quelques trajectoires typiques en respectant les équilibres et les nullclines.
Proposition 2.1: Théorème de Poincaré–Bendixson
Dans un système 2D autonome, si une trajectoire reste dans une région compacte, bornée,
sans équilibre, alors elle s’approche d’un cycle limite (trajectoire fermée isolée).
Application : Exercice 2 — existence du cycle limite ρ = 1.
2.3 Modèle proie-prédateur (Lotka-Volterra)
Définition 2.3: Système de Lotka-Volterra
x′ = (a − by)x
a, b, c, d > 0.
y ′ = (cx − d)y
Proposition 2.2: Équilibres et propriétés
— (0, 0) : point selle (instable).
d a
— , : centre (non asymptotiquement stable).
c b
— Axes invariants : si x(0) = 0 alors x(t) = 0 pour tout t ; idem pour y.
— Intégrale première : H(x, y) = cx − d ln x + by − a ln y = cste.
— Les trajectoires sont des courbes fermées autour de dc , ab : oscillations périodiques.
Exemple 2.1: Exercice 5
L’invariance des axes se montre en vérifiant que x′ = 0 lorsque x = 0 (et idem pour y).
dH
L’intégrale première se vérifie en calculant = 0 le long des solutions.
dt
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2.4 Modèle de compétition interspécifique
Définition 2.4: Système de compétition
x′ = x(r1 − a11 x − a12 y)
y ′ = y(r2 − a21 x − a22 y)
Proposition 2.3: Issues possibles
Selon les paramètres et la position relative des nullclines (droites) :
— Coexistence stable : les deux espèces survivent.
— Exclusion compétitive : une espèce domine et l’autre s’éteint (selon la condition ini-
tiale).
— Exclusion inconditionnelle : une espèce s’éteint quelle que soit la C.I.
Application : Exercice 4 — lapins et moutons avec x′ = x(3 − x − 2y), y ′ = y(2 − x − y).
2.5 Système avec rotation (type Exercice 2)
Méthode 2.3: Passage en coordonnées polaires
Pour les systèmes où x2 + y 2 apparaît naturellement, poser :
x = ρ cos θ, y = ρ sin θ, ρ2 = x2 + y 2 .
On dérive ρ2 = x2 + y 2 pour obtenir ρ′ , et tan θ = y/x pour θ′ .
Exemple 2.2: Exercice 2 — Système avec rotation
Pour
x′ = x[1 − (x2 + y 2 )] + y
y ′ = −x + y[1 − (x2 + y 2 )]
en polaires on obtient :
ρ′ = ρ(1 − ρ2 ), θ′ = −1.
— Pour 0 < ρ < 1 : ρ′ > 0 (spirale sortante).
— Pour ρ > 1 : ρ′ < 0 (spirale rentrante).
— ρ = 1 : cycle limite stable (attractif).
— ρ = 0 (origine) : foyer instable (répulsif).
2.6 Compléments théoriques
Définition 2.5: Variétés stable et instable
En un point selle, il existe :
— Une variété stable W s : courbe le long de laquelle les trajectoires convergent vers le
point selle.
— Une variété instable W u : courbe le long de laquelle les trajectoires s’éloignent du point
selle.
Ces courbes sont tangentes aux vecteurs propres de la jacobienne.
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Définition 2.6: Fonction de Lyapunov
Une fonction V : R2 → R de classe C 1 est une fonction de Lyapunov pour un équilibre x∗ si :
1. V (x∗ ) = 0 et V (x) > 0 pour x ̸= x∗ (définie positive).
dV
2. = ∇V · F ≤ 0 le long des trajectoires (décroissante).
dt
dV
Si < 0 (définie négative), l’équilibre est asymptotiquement stable.
dt
3 Systèmes dynamiques discrets
Définition 3.1: Suite récurrente
On étudie un+1 = f (un ) où f est continue sur un intervalle I.
Définition 3.2: Point fixe
u∗ est un point fixe si f (u∗ ) = u∗ .
Proposition 3.1: Stabilité locale
Soit u∗ un point fixe et f dérivable en u∗ :
— |f ′ (u∗ )| < 1 : point fixe attractif (localement stable).
— |f ′ (u∗ )| > 1 : point fixe répulsif (instable).
— |f ′ (u∗ )| = 1 : cas limite (analyse plus poussée nécessaire).
Méthode 3.1: Méthode d’étude d’une suite récurrente
1. Étudier f : variations, bornes, points fixes sur I.
2. Stabilité globale : si f (I) ⊂ I et u0 ∈ I, la suite reste dans I.
3. Monotonie : si f croissante et u1 > u0 (ou <), la suite est monotone.
4. Convergence : si monotone et bornée, convergence vers un point fixe.
5. Limite : résoudre f (ℓ) = ℓ.
Exemple 3.1: Exercice 13 — Suite logistique discrète
f (x) = x − 0,1x2 sur [0, 1], avec T0 = 0,9.
— f croissante sur [0, 1] (dérivée f ′ (x) = 1 − 0,2x > 0).
— f ([0, 1]) = [0, 0,9] ⊂ [0, 1].
— Par récurrence : 0 ≤ Tn+1 ≤ Tn ≤ 1 (suite décroissante minorée).
— Convergence vers ℓ = 0 (unique point fixe dans [0, 1]).
4 Modèles économiques
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4.1 Monopole simple
Définition 4.1: Profit et optimum
— Coût total : CT (q)
— Demande inverse : p(q) (prix en fonction de la quantité)
— Recette totale : RT (q) = p(q) · q
— Profit : π(q) = RT (q) − CT (q)
Proposition 4.1: Condition d’optimalité
Le monopole maximise son profit en produisant la quantité q ∗ telle que :
Rm(q ∗ ) = Cm(q ∗ )
dRT dCT
où Rm = est la recette marginale et Cm = le coût marginal.
dq dq
4.2 Monopole multi-usines
Proposition 4.2: Allocation optimale
Pour un monopole avec deux usines (coûts CT1 (q1 ), CT2 (q2 )), la production totale q = q1 +q2
est optimale si :
Rm(q) = Cm1 (q1 ) = Cm2 (q2 )
Application : Exercice 9.
4.3 Discrimination par les prix (3e degré)
Proposition 4.3: Conditions d’optimalité
Avec deux sous-marchés de demandes inverses p1 (q1 ) et p2 (q2 ) :
Rm1 (q1 ) = Rm2 (q2 ) = Cm(q1 + q2 )
Attention 4.1: Inversion des demandes
Si la demande est donnée sous la forme q = D(p), il faut d’abord inverser pour obtenir p(q)
avant de calculer la recette marginale.
5
Exercice 8 : q1 = 12 − p = 12 − 0,25p ⇒ p1 = 48 − 4q1 .
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4.4 Duopole de Cournot
Définition 4.2: Jeu de Cournot
Deux firmes choisissent simultanément leurs quantités q1 , q2 . La demande inverse est p =
a − b(q1 + q2 ).
Proposition 4.4: Fonction de réaction
La firme 1 maximise π1 = [a − b(q1 + q2 )]q1 − CT1 (q1 ) en prenant q2 comme donnée. La CPO
donne :
q1 = f1 (q2 )
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appelée courbe de réaction (meilleure réponse) de la firme 1.
Proposition 4.5: Équilibre de Cournot
L’équilibre (q1∗ , q2∗ ) est l’intersection des courbes de réaction :
q ∗ = f1 (q ∗ )
1 2
q ∗ = f2 (q ∗ )
2 1
Application : Exercices 10, 14, 17.
Proposition 4.6: Concurrence pure et parfaite (référence)
En concurrence parfaite, chaque firme est price-taker et produit où p = Cmi (qi ). L’offre totale
égale la demande au prix d’équilibre. Application : Exercice 10, question 1.
5 Méthodes de calcul et astuces
5.1 Résolution de l’équation logistique par changement de variable
Méthode 5.1: Changement g = 1/p
Pour p′ = ap(m − p) (équivalent à la logistique avec r = am et K = m) :
1
1. Poser g(t) = .
p(t)
p′ ap(m − p)
2. Alors g ′ = − 2 = − = −amg + a.
p p2
3. On obtient l’équation linéaire : g ′ + am g = a.
1
4. Solution : g(t) = + λe−amt .
m
m m − p(0)
5. Retour à p : p(t) = −amt
avec λ = .
1 + λe p(0)
Application : Exercice 16.
5.2 Estimation de la capacité limite à partir de données
Proposition 5.1: Point d’inflexion
Pour une courbe logistique, le point d’inflexion (croissance maximale) se situe à :
K
N=
2
Si les données montrent un ralentissement symétrique de la croissance autour d’une valeur
Ninf , on estime K ≈ 2Ninf .
Exemple 5.1: Exercice 16 — Estimation de m
Le tableau de valeurs autour de t = 3 montre une accélération puis un ralentissement. Le
maximum de p′ (inflexion) donne une estimation de m/2.
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5.3 Coordonnées polaires
Méthode 5.2: Passage systématique
Pour x′ = xf (x2 + y 2 ) + yg(x2 + y 2 ) et y ′ = −xg(x2 + y 2 ) + yf (x2 + y 2 ) :
— ρ′ = ρf (ρ2 )
— θ′ = −g(ρ2 )
Cela découle de ρρ′ = xx′ + yy ′ et ρ2 θ′ = xy ′ − yx′ .
5.4 Tableau récapitulatif des modèles de population
Modèle Équation Comportement
Malthus
N ′ = rN Croissance illimitée N ′ = rN (1 − N/K)
Verhulst
Saturation à K y ′ = −αy ln(y/K) Saturation asymétrique
Gompertz Avec pêche
N ′ = rN (1 − Extinction si E ≥ r y ′ = (αN − β)y − αy 2
N/K) − EN SIS
Seuil R0 = αN/β
Ce résumé couvre l’ensemble des notions nécessaires aux 17 exercices du TD de modélisation.
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