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Module 2 - GLM

Ce document présente une analyse des modèles linéaires généralisés (GLM), en expliquant leurs limites par rapport aux modèles linéaires classiques et en détaillant leur formulation mathématique. Il couvre des applications spécifiques telles que la régression logistique binaire, ordinale et multinomiale, ainsi que la régression de Poisson, en fournissant des exemples d'implémentation en R. Les diagnostics, l'estimation des coefficients et les tests de significativité sont également abordés pour assurer la validité des modèles.

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Analyse statistique avancée

Module 2 : Modèles linéaires généralisés

Mugumaarhahama Yannick, Ph.D


Université Evangélique en Afrique
Faculté des Sciences Agronomiques et Environnement

M1 PA - PV - TA - GSEA
Juillet 2025

1 / 56
Introduction aux GLM

Limites du modèle linéaire classique :


• Variable réponse non quantitative, non continue, non normalement
distribuée
• Variance non constante (comptage, proportions, survie, etc.)
Les GLM élargissent le cadre du modèle linéaire :
• Permettent de modéliser une grande diversité de types de données
• Relient la moyenne de la variable réponse à une combinaison linéaire
de prédicteurs, via une fonction de lien adaptée

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Formulation mathématique générale d’un GLM

Trois composants fondamentaux :


1. Composante aléatoire : yi ∼ loi exponentielle (ex : binomiale,
Poisson, Gamma. . . )
Pp
2. Composante systématique : ηi = β0 + j=1 βj xij
3. Fonction de lien : g (µi ) = ηi où µi = E[yi ]
Le choix de la loi et de la fonction de lien dépend de la nature de la
variable réponse.

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Exemples de lois et de liens pour les GLM

• Régression logistique (binaire) : loi binomiale, lien logit


• Régression de Poisson (comptage) : loi de Poisson, lien
logarithmique
• Régression Gamma (valeurs strictement positives) : loi Gamma,
lien inverse ou log
Chaque combinaison loi/lien a des propriétés et interprétations spécifiques.

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Estimation et inférence dans les GLM

• Estimation des coefficients par maximisation de la vraisemblance


(pas de solution analytique, méthode numérique)
• Tests de significativité (Wald, rapport de vraisemblance)
• Interprétation des coefficients dépend du lien choisi (logit, log, etc.)

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Hypothèses des GLM

• Observations indépendantes
• La loi de la variable réponse appartient à la famille exponentielle
• Fonction de lien adaptée au phénomène
• Variables explicatives correctement spécifiées
Des diagnostics graphiques et numériques sont nécessaires après
ajustement.

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Régression logistique binaire

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Problématique et applications de la régression logistique

Quand utiliser la régression logistique binaire ?


• Variable réponse yi binaire (succès/échec, présence/absence, etc.)
• Prédire une probabilité en fonction de plusieurs facteurs
Applications en agronomie :
• Probabilité de survie d’une plante selon traitement
• Présence/absence d’une maladie en fonction des conditions

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Formulation mathématique de la régression logistique

P(yi = 1|xi1 , ..., xip ) = πi


 
πi
log = β0 + β1 xi1 + · · · + βp xip
1 − πi
Où :
• πi : probabilité que yi = 1
• xij : variables explicatives
• βj : coefficients à estimer
La fonction de lien “logit” relie la probabilité à la combinaison linéaire des
prédicteurs.

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Interprétation des coefficients logistiques

• Chaque βj représente l’effet log-linéaire de xj sur le rapport de cotes


(“odds”)
• e βj : odds ratio, i.e. variation relative du rapport de cotes par unité
supplémentaire de xj
Attention : il s’agit d’effets multiplicatifs sur les odds, non directement sur
la probabilité.

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Estimation et fonction de vraisemblance

On maximise la vraisemblance :
n
Y
L(β) = πiyi (1 − πi )1−yi
i=1

La solution est numérique (algorithme de Newton-Raphson).


Statistiques associées :
• Estimés β̂j , erreurs-types, tests de Wald, p-valeurs
• Tests globaux : rapport de vraisemblance, R 2 de McFadden, AIC/BIC

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Implémentation en R : Régression logistique binaire

Code R
mod_log <- glm(y ~ x1 + x2, data = donnees, family = binomial)
summary(mod_log)
exp(coef(mod_log)) # Odds-ratios

Commentaires :
• family = binomial : modèle logistique binaire
• exp(coef()) donne les odds-ratios pour l’interprétation

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Hypothèses et diagnostics pour la logistique

• Indépendance des observations


• Linéarité du logit vis-à-vis des prédicteurs quantitatifs
• Absence de colinéarité forte
• Absence d’outliers influents
Diagnostic :
• Analyse des résidus (Pearson, déviance)
• Graphiques prédictions observées/prévues
• Tests d’ajustement global (Hosmer-Lemeshow)

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Analyse des résidus de la logistique sous R

Code R
# R^^c3^^a9sidus de Pearson
resid_pearson <- residuals(mod_log, type="pearson")
# R^^c3^^a9sidus de d^^c3^^a9viance
resid_dev <- residuals(mod_log, type="deviance")
# Influence (valeurs de Cook)
[Link](mod_log)

Commentaires :
• Les résidus doivent être centrés, non structurés, sans valeurs extrêmes
• Un graphique des résidus vs valeurs ajustées révèle d’éventuelles
non-linéarités

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Mesures de l’ajustement global

Code R
# Test de Hosmer-Lemeshow
library(ResourceSelection)
[Link](donnees$y, fitted(mod_log))
# R2 de McFadden
library(pscl)
pR2(mod_log)

Commentaires :
• Hosmer-Lemeshow : p > 0,05 → bon ajustement global
• R 2 de McFadden : proche de 1 → modèle explicatif performant

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Validation croisée et ROC

Validation croisée :
• Évaluer la stabilité/précision hors échantillon
• Courbe ROC (sensibilité/spécificité)
En agronomie, l’erreur de classification réelle est cruciale pour les
applications pratiques.

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Courbe ROC et AUC sous R

Code R
library(pROC)
roc_obj <- roc(donnees$y, fitted(mod_log))
plot(roc_obj)
auc(roc_obj)

Commentaires :
• La courbe ROC visualise la performance globale du modèle
• L’AUC (Area Under Curve) : 1 = parfait, 0,5 = aléatoire

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Régression logistique pénalisée

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Motivation pour la pénalisation (logistique pénalisée)

Problème : grands jeux de variables, multicolinéarité, sur-ajustement


Solution : pénaliser la vraisemblance par une fonction de pénalité (Lasso,
Ridge, Elastic Net) On applique la même philosophie que pour les modèles
linéaires.

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Logistique pénalisée avec glmnet sous R

Code R
library(glmnet)
x <- [Link](y ~ ., data = donnees)[,-1]
y <- donnees$y
logit_lasso <- glmnet(x, y, family = "binomial", alpha = 1)
cv_logit <- [Link](x, y, family = "binomial", alpha = 1)
coef(cv_logit, s = "[Link]")

Commentaires :
• Lasso (α = 1) sélectionne les variables explicatives pertinentes
• Le choix de λ via la validation croisée

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Régression logistique ordinale

21 / 56
Quand utiliser la logistique ordinale ?

Situation : variable réponse qualitative ordonnée (ex : faible/moyen/fort)


Applications :
• Niveau de gravité d’une maladie (léger/modéré/sévère)
• Degré d’acceptabilité d’un produit (non/pas trop/accepté)
La logistique ordinale modèle la probabilité cumulative d’atteindre au moins
chaque modalité.

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Formulation mathématique de la logistique ordinale

Pour J modalités ordonnées (1 < 2 < ... < J) :


 
P(yi ≤ j)
log = θj − β1 xi1 − · · · − βp xip
P(yi > j)

Où :
• θj : seuil pour la modalité j
• Les βj sont constants (hypothèse de proportionnalité)

23 / 56
Hypothèses, diagnostics, test de Brant

Hypothèse clé : l’effet des prédicteurs est le même pour tous les seuils
(proportional odds) Diagnostic : test de Brant (vérifie la proportionnalité
des effets) Si l’hypothèse n’est pas vérifiée, envisager un modèle
partiellement proportionnel.

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Implémentation de la logistique ordinale sous R

Code R
library(MASS)
mod_ord <- polr(gravite ~ x1 + x2, data = donnees, Hess=TRUE)
summary(mod_ord)
library(brant)
brant(mod_ord)

Commentaires :
• polr() ajuste le modèle logistique ordinale
• brant() teste la validité de l’hypothèse de proportionnalité

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Régression logistique multinomiale

26 / 56
Quand utiliser la logistique multinomiale ?

Situation : variable réponse qualitative non ordonnée (>2 modalités)


• Type de maladie, type de culture, classes de sol
Modélise la probabilité d’appartenir à chaque catégorie en fonction
des prédicteurs

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Formulation du modèle multinomial

Pour K classes (k = 1, . . . , K ) :
 
P(yi = k)
log = β0k + β1k xi1 + · · · + βpk xip
P(yi = K )

Une équation pour chaque classe (référence : classe K ).

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Implémentation en R : Logistique multinomiale

Code R
library(nnet)
mod_multinom <- multinom(type ~ x1 + x2, data = donnees)
summary(mod_multinom)

Commentaires :
• multinom() ajuste le modèle
• Interprétation des coefficients : effet relatif sur les log-odds de chaque
catégorie vs la référence

29 / 56
Résumé visuel à insérer (suggestion)

Ici, une figure comparative des liens (logit, probit, log), et des distributions
associées (binomiale, Poisson, Gamma) clarifierait la diversité des GLM.

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Régression de Poisson (comptage)

31 / 56
Quand utiliser la régression de Poisson ?

Contexte : Variable réponse = nombre d’occurrences d’un événement


(valeurs entières, positives, souvent rares ou asymétriques).
• Nombre de parasites par plante, de semences germées par pot, etc.
• Variance souvent proche de la moyenne.
Hypothèses :
• Observations indépendantes
• Égalité moyenne-variance : E[Y ] = Var(Y )

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Formulation mathématique du modèle de Poisson

Yi ∼ Poisson(λi )
log(λi ) = β0 + β1 xi1 + · · · + βp xip
Où :
• λi : moyenne (et variance) attendue pour l’observation i
• xij : variables explicatives
• βj : coefficients à estimer
Lien log : garantit λi > 0 quel que soit xij

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Interprétation des coefficients de la Poisson

• e βj = taux relatif : facteur multiplicatif attendu sur le taux


d’occurrence pour une unité de xj
• Exemple : e 0.4 ≈ 1.49 → chaque unité supplémentaire de xj multiplie
le taux d’événements par 1,49

34 / 56
Ajustement d’un modèle de Poisson sous R

Code R
mod_pois <- glm(y ~ x1 + x2, data = donnees, family = poisson)
summary(mod_pois)
exp(coef(mod_pois)) # Interpr^^c3^^a9tation en taux relatifs

Commentaires :
• family = poisson : modèle de Poisson classique
• exp(coef()) : taux relatifs

35 / 56
Diagnostic du modèle de Poisson : surdispersion

Test de surdispersion : variance observée > moyenne (fréquent en


pratique). Conséquences : erreurs-types sous-estimées, risque de faux
positifs. Ratio de dispersion :
Pn
(yi − λ̂i )2 /λ̂i
Ratio = i=1
n−p

• Ratio ≈ 1 : Poisson adapté


• Ratio > 1 : surdispersion → préférer quasi-Poisson ou binomial négatif

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Calcul du ratio de dispersion sous R

Code R
mod_pois <- glm(comptage ~ x1 + x2, family = poisson, data = don
ratio <- sum(residuals(mod_pois, type="pearson")^2) / mod_pois$d
ratio
Commentaires :
• Si ratio >> 1, le modèle Poisson n’est pas adapté (voir modèles
suivants)

37 / 56
Régression quasi-Poisson

38 / 56
Pourquoi le modèle quasi-Poisson ?

Motivation : Surdispersion détectée (Var(Y ) > E[Y ])


• Modèle identique au Poisson pour la moyenne, mais variance ajustée :
Var(Y ) = ϕλ
• ϕ = paramètre de dispersion estimé à partir des résidus
Avantages : erreurs-types corrigées, tests valides même en cas de
surdispersion légère ou modérée.

39 / 56
Ajustement sous R : quasi-Poisson

Code R
mod_qp <- glm(y ~ x1 + x2, data = donnees, family = quasipoisson
summary(mod_qp)

Commentaires :
• Coefficients et valeurs ajustées identiques au Poisson
• Les intervalles de confiance et p-valeurs tiennent compte de la
surdispersion

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Régression binomiale négative

41 / 56
Pourquoi le modèle binomial négatif ?

Contexte : Surdispersion marquée, structure de variance quadratique


2
• Var(Y ) = µ + µθ
• Prend mieux en compte une variance beaucoup plus grande que la
moyenne
• Très utilisé en agronomie pour modéliser des comptages hétérogènes
ou regroupés

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Ajustement sous R : binomial négatif

Code R
library(MASS)
mod_nb <- [Link](y ~ x1 + x2, data = donnees)
summary(mod_nb)
exp(coef(mod_nb))

Commentaires :
• [Link]() ajuste la variance de manière flexible
• L’interprétation des coefficients est la même que pour
Poisson/quasi-Poisson (taux relatifs)

43 / 56
Diagnostic et comparaison des modèles de comptage

• Comparer le ratio de dispersion (Poisson, quasi-Poisson, NB)


• AIC (Poisson et NB) pour comparer l’ajustement (non valable pour
quasi-Poisson)
• Diagnostic des résidus, identification des outliers
Conseil : Toujours vérifier les distributions des résidus et la pertinence du
modèle pour l’application agronomique ciblée.

44 / 56
Modèles à inflation de zéros (ZIP, ZINB)

45 / 56
Quand utiliser un modèle à inflation de zéros ?

Problème : Excès de zéros dans les données (plus qu’attendu sous Poisson
ou NB)
• Deux sources de zéros : structurels (“jamais” de l’événement) et
aléatoires
• Fréquent dans les comptages environnementaux ou d’expériences en
agronomie

46 / 56
Formulation d’un modèle ZIP (Zero-Inflated Poisson)

P(Yi = 0) = pi + (1 − pi ) · e −λi
λyi e −λi
P(Yi = y ) = (1 − pi ) · , y >0
y!
Où :
• pi : probabilité d’être “zéro structurel” (modélisé par une régression
logistique)
• λi : moyenne du processus de comptage (modélisé par une régression
de Poisson)

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Ajustement sous R : modèles ZIP et ZINB

Code R
library(pscl)
mod_zip <- zeroinfl(y ~ x1 + x2 | z1 + z2, data = donnees, dist
mod_zinb <- zeroinfl(y ~ x1 + x2 | z1 + z2, data = donnees, dist
summary(mod_zip)
summary(mod_zinb)

Commentaires :
• Avant le | : prédicteurs du processus de comptage
• Après le | : prédicteurs du processus générant des zéros structurels
• Interprétation distincte des deux sous-modèles

48 / 56
Diagnostics pour modèles à inflation de zéros

• Comparer AIC/BIC et log-vraisemblance avec modèles “classiques”


• Visualiser la distribution des zéros prédits vs observés
• Test de Vuong (comparaison ZIP vs Poisson, ou ZINB vs NB)
• Bien justifier la pertinence agronomique d’un tel modèle

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Régression Gamma

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Quand utiliser la régression Gamma ?

Variable réponse : Strictement positive, continue, souvent très


asymétrique
• Poids des fruits, biomasse, durée d’un processus, concentration, etc.
• Variance qui augmente avec la moyenne (Var(Y ) = ϕµ2 )

51 / 56
Formulation mathématique de la régression Gamma

Yi ∼ Gamma(µi , ϕ)
g (µi ) = β0 + β1 xi1 + · · · + βp xip
Lien log conseillé :
log(µi ) = β0 + · · ·
Où :
• µi : moyenne attendue
• ϕ : paramètre de dispersion (précision)

52 / 56
Interprétation des coefficients dans la Gamma

• e βj : facteur multiplicatif appliqué à la moyenne pour chaque unité


supplémentaire de xj
• Ex : e 0.1 ≈ 1.11 → 11

53 / 56
Ajustement sous R : régression Gamma

Code R
mod_gamma <- glm(y ~ x1 + x2, data = donnees, family = Gamma(lin
summary(mod_gamma)
exp(coef(mod_gamma))

Diagnostics complémentaires :
• Analyse des résidus (Pearson, déviance)
• Graphique résidus vs valeurs ajustées
• Comparaison de modèles via AIC

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Résumé : Bonnes pratiques et pièges à éviter

Toujours :
• Vérifier la distribution réelle des données avant de choisir le modèle
• Diagnostiquer la dispersion (sous/sur)
• Interpréter les coefficients sur l’échelle du lien choisi
• Illustrer par des exemples concrets tirés de l’agronomie
• Justifier chaque choix de modèle (exigence de la revue scientifique)
À éviter :
• Appliquer un modèle Poisson en cas de surdispersion manifeste
• Négliger les diagnostics ou les graphiques de résidus
• Oublier la signification pratique (application terrain)

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Exemple synthétique agronomique pour tous les modèles

Situation : On cherche à modéliser le nombre de gousses de soja par


plante en fonction de la dose d’engrais et de la densité de semis.
• Poisson : adapté si variance ≈ moyenne, peu de zéros inattendus.
• Quasi-Poisson : si surdispersion modérée.
• Binomial négatif : si variance >> moyenne, hétérogénéité forte.
• ZIP/ZINB : si excès de plantes sans gousses (zéros “structurels”).
• Gamma : si on modélise le poids total des gousses (variable continue,
positive, asymétrique).
Le choix final dépend du diagnostic statistique et de la connaissance du
terrain.

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